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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene

Faculté de Génie Mécanique et de Génie des Procédés

Filière: Génie des Procédés


Option: Raffinage et Pétrochimie

Mémoire de Master
Pour l’obtention du diplôme de Master en Raffinage et Pétrochimie

Thème :

Etude de la faisabilité de la réduction de la pression du


déethaniseur et optimisation de ses paramètres
opératoires.

Proposé par: Rédigé par:


SONATRACH Melle. Fatima Syhem ABED

Dirigé par: Melle. Ikram BRIBER


M N.NASRALLAH

Devant la commission d’évaluation :

Présidente : M. NIBOU

Examinateur : M. BELKABLA

Projet n°……. /13 /FGM&GP Juin 2013


Dédicace
J’ai le grand plaisir de dédier ce travail à:
Ceux qui m’ont encouragé dans ma vie et qui m’ont donné
tant d’amour,
La lumière de mes yeux, mes très chers parents :
Ma très chère maman et mon très cher papa
Que DIEU me les gardes et les protèges.
À mon très cher frère : Abdellatif
À ma très chère sœur : Hanane
À toute ma famille.
À mon binôme Ikram et à toute sa famille.
À mes très chères amies Hidya et Manel.
Et à tous ceux qui m’ont aidé de prés ou de loin à
accomplir ce travail.

ABED Fatima Syhem


Dédicace
J’ai le grand plaisir de dédier ce travail à :
Ceux qui m’ont encouragé dans ma vie et qui m’ont donné
tant d’amour,
La lumière de mes yeux, mes très chers parents :
Ma très chère maman et mon cher papa
Que DIEU me les gardes et les protèges.
À mes très chères frères : wafi et Med walid
À ma très chère sœur : Hiba
À toute ma famille.
À mon binôme Syhem et à toute sa famille.

À tous mes amis et surtout à ma très chère yasmine que


J’ai de la chance de l’avoir
Et à tous ceux qui m’ont aidé de prés ou de loin à
accomplir ce travail

BRIBER Ikram
Remerciement
Nous tenons à remercier notre bon Dieu le Miséricordieux et le tout
puissant qui nous a éclairé le chemin vers l’accomplissement de ce travail.

Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance et notre gratitude


à notre encadreur Mr A.BAGHDADI pour son encadrement, ses
compréhensions et ses aides précieuses
Nous dressons nos plus vifs remerciements à notre promoteur Mr
N.NASRALLAH de nous avoir suivis et guidés le long de notre travail.

Nous remercions l’équipe du service Exploitation Mr N.MERAKEB


ainsi que Mr F.BOURAYOU de nous avoir encouragés le long de notre
séjour. Et à tous le personnel de la Sonatrach qui nous a réservé un climat
confortable durant toute cette période.

Nous remercions, nos familles respectives pour leurs encouragements et


leur soutien que ce soit du côté moral ou du côté financier.
Nous présentons nos chaleureux remerciements aux enseignants de
l’USTHB, et surtout aux membres du jury d’avoir accepté de juger notre
travail.

Nos derniers remerciements et ce ne sont pas les moindres, vont à tous


ceux qui ont participé de prés ou de loin pour l’aboutissement de ce
travail.
Liste des tableaux

Chapitre III : Partie pratique


Tableau III.1 : Propriétés des charges d’alimentations ……………………………………..30

Tableau III.2 : Débits et compositions molaires et massiques de la 1ére charge ………...….30

Tableau III.3 : Débits et compositions molaires et massiques de la 2éme charge …………...31

Tableau III.4 : Débits et compositions molaires et massiques de la 3éme charge …...….…...31

Tableau III.5 : Fractions et masses molaires du distillat et résidu ………………………….33

Tableau III.6 : Coefficients d’équilibres au sommet de la colonne T-101 …………………34

Tableau III.7 : Coefficients d’équilibres au fond de la colonne T-101 ……………………..34

Tableau III.8 : Volatilités relatives dans les zones d’alimentation de la colonne T-101 …...35

Tableau III.9 : Volatilités relatives dans les zones de rectification et d’épuisement ……….36

Tableau III.10: Compositions molaires des phases vapeurs et liquides des alimentations ....36

Tableau III.11 : Valeurs des taux de vaporisation et des coefficients conventionnels des
différentes charges …………………………………………………………37

Tableau III.12 : Calcul du taux de reflux minimal ………………………………………….38

Tableau III.13 : Calcul du taux de rebouillage minimal ……………………………………38

Tableau III.14 : Calcul des paramètres critiques ………………………………..………….41

Tableau III.15 : Calcul des masses molaires des phases liquides et vapeurs des
Alimentations ……………………………………………………………...43

Tableau III.16 : Enthalpies des différents débits ……………………………………………44

Tableau III.17 : Bilan global des charges thermiques ………………………………………45

Tableau III.18 : Caractéristiques du rebouilleur ……………………………………………46

Tableau III.19 : Caractéristiques du fluide circulant côté calandre ……...…………………46

Tableau III.20: Caractéristiques du fluide circulant côté tube ……………………………...46

Tableau III.21: Caractéristiques du distillat dans le ballon de reflux ………………………50

Tableau III.22: Compositions molaires et paramètres opératoires simulées de chaque


constituant pour les alimentations ainsi pour le distillat et le résidu ……...54
Tableau III.23: Comparaison des paramètres opératoires actuels, calculés et simulés
de la colonne T-101 …………………………………………………..…..55

Tableau III.24: Comparaison des paramètres opératoires actuels, calculés et simulés


du E-107 …………………………………………………………………...56

Tableau III.25: Comparaison des paramètres opératoires du design et calculé du V-122 …56

Tableau III.26: Comparaison des paramètres opératoires design et calculés du E-113 ……56

Tableau III.27: Comparaison des paramètres opératoires design et calculés de la P-108 …57
Liste des figures

Chapitre I : Etude bibliographique


Figure I.1 : Situation du champ d'Ohanet d’Algérie ………………………………………….3
Figure I.2 : Schéma globale de l’unité de traitement de gaz ....…………………………….... 4
Figure I.3 : Schéma simplifié du fonctionnement du déethaniseur T-101…………………….8
Figure I.4 : Organigramme de filière du Gaz Naturel …………………………………….....11
Figure I.5 : Dispositif d’une colonne de rectification ……………………………………….14

Chapitre II : Matériels et Méthodes


Figure II.1: Schéma simplifié d’une colonne de rectification et ses équipements…………..16
Figure II.2 : Schéma simplifié d’un rebouilleur ………………………………………….…23
Figure II.3: Schéma simplifié d’un ballon de reflux ………………………………………..26
Figure II.4: Segments circulaires…………..………………………………….......................27
Figure II.5: Schéma du déethaniseur simulé par HYSYS…………………………………...29

Chapitre III : Résultats et Discussions


Figure III.1 : Composants sélectionnés dans le simulateur ………………………...……….53

Figure III.2 : Compositions molaires des charges ……………………….………………….53


Figure III.3 : Choix du modèle thermodynamique ………………………….………………54

Figure III.4 : Schéma du procèdes PFD ………………….................................................…55


Nomenclature

A. Déethaniseur T-101
αi : Volatilité relative du constituant « i ».
αi,m : Volatilité relative moyenne du constituant « i ».
φi : Paramètre conventionnel déterminé par approximations
successives.
ζ: Efficacité d’un plateau à clapet.
ρ20 4 : Masse volumique à 20°C. [kg /m3]
ρL : Masse volumique de liquide . [kg / m3]
ρV : Masse volumique des vapeurs. [kg / m3]
Δφ : Quantité d’énergie gagnée. [kcal/h]
C: Coefficient qui dépend du type de plateau, de la charge et de la
distance entre eux.
Cp : Chaleur spécifique. [kj/kg°C]
D: Débit molaire du distillat de la colonne [kmol/h]
DC : Diamètre de la colonne [m]
Dv : Débit du distillat vapeur [kmol/h]
e 0i : Taux de vaporisation molaire de la charge d’alimentation.
Fi : Débit molaire d’alimentation de la colonne. [kmol / h]
F’ i : Débit massique d’alimentation de la colonne. [kg / h]
GR : Débit de l’effluent provenant du rebouilleur. [kmol/h]
gx : Débit du reflux liquide froid. [kmol/h]
h 0,Ch Enthalpie molaire de la phase liquide de la charge chaude. [kcal/kmol]

h 0,F Enthalpie molaire de la phase liquide de la charge froide. [Kcal/kmol]


h1 : Hauteur de l’espace libre au-dessus du plateau supérieur. [m]
h2 : Hauteur de la zone de rectification. [m]
h3 : Hauteur de la zone d’expansion. [m]
h4 : Hauteur de la zone d’épuisement. [m]
h5 : Hauteur de l’espace libre au-dessous du plateau inférieur. [m]
h 6: Hauteur du fond inferieur de la colonne. [m]
h Ch , Enthalpie molaire de la charge bi-phasique chaude et froide. [kcal/kmol]
hF:
hD : Enthalpie molaire du distillat à l’état liquide. [kcal/kmol]
hP : Espace entre plateaux. [m]
hR : Enthalpie molaire du résidu. [kcal/kmol]
H 0,Ch : Enthalpie molaire de la phase vapeur de la charge chaude. [kcal/kmol]
H 0,F : Enthalpie molaire de la phase vapeur de la charge froide. [kcal/kmol]
HD : Enthalpie molaire du distillat à l’état vapeur. [kcal/kmol]
HR : Enthalpie de la vapeur provenant du rebouilleur. [kcal/kmol]
HT : Hauteur totale de la colonne. [m]
Ki : Constante d’équilibre du constituants « i » à une pression et
température fixée.
Kr : Coefficient d’équilibre de l’élément de référence.
Mi : Masse molaire du constituant « i ». [kg/kmol]
M moy : Masse molaire moyenne. [kg/kmol]
N min : Nombre de plateaux minimum.
NR : Nombre de plateaux réel.
P ai : Pression d’alimentation. [bar]
Pb : Pression du ballon de reflux. [bar]
Pci : Pression critique d’un constituant « i ». [bar]
Pcm : Pression critique moyenne. [bar]
PF : Pression au fond de la colonne. [bar]
Pr : Pression réduite.
Ps : Pression au sommet de la colonne. [bar]
qv: Débit volumique des vapeurs. [m3/s]
QC : Charge thermique extraite par le condenseur. [kcal/h]
QD : Charge thermique du distillat. [kcal/h]
Q F ,Q C : Charge thermique de l’alimentation froide et chaude. [kcal/h]
QR: Charge thermique du résidu. [kcal/h]
Q Rb : Charge thermique du rebouilleur. [kcal/h]
(rf) min : Taux de reflux minimal.
(rf) opt : Taux de reflux optimal.
(rb) min Taux de rebouillage minimal.
:
(rb) opt : Taux de rebouillage optimal. [m2]
S: Section de la colonne.
T ai : Température d’alimentation. [°C]
T ci : Température critique d’un constituant « i ». [K]
T cm : Température critique moyenne. [K]
Tr : Température réduite.
U: Vitesse admissible des vapeurs. [m / s]
Vm : Débit molaire des vapeurs. [kmol/h]
X 0.i : Concentration molaire du constituant (i) dans la phase liquide.
X F.i : Concentration molaire des constituants (i) dans la charge.
X’ Fi : Composition massique des constituants (i) dans la charge.
X Ri : Composition molaire des constituants dans le résidu.
Y 0.i : Concentration molaire du constituant (i) dans la phase vapeur.
Y Di : Composition molaire des constituants dans le distillat.
Z: Facteur de compressibilité dépendant de la température et de la
pression critiques Tr et Pr.

B. Rebouilleur E-107
B: Espace entre les chicanes. [m]
Cp’ moy : Chaleur spécifique moyenne du hot oïl. [kcal/kg. °C]
Dc : Diamètre intérieur de la calendre. [m]
d int : Diamètre intérieur des tubes. [m]
d ext : Diamètre extérieur des tubes. [m]
D eq : Diamètre équivalent. [m]
F: Surface d’échange. [m2]
G: Débit du résidu. [kg/h]
G’ h : Débit du hot oïl. [kg/h]
K: Coefficient global de transfert de chaleur. [kcal/mh°C]
Pb : Pas de tube. [m]
Qh : Quantité de chaleur cédée par le hot-oïl. [kcal/h]
Q Rb : Quantité de chaleur reçue par le résidu total. [kcal/h]
Sc : Section de passage côté calandre. [m2]
S’ : Section de passage. [m2]
W: Vitesse massique côté calandre. [kg/h.m2]
W’ : Vitesse massique côté tube. [kg/h.m2]
α1 : Coefficient de transfert de chaleur côté tube. [kcal/h.m2.°C]
α2 : Coefficient de transfert de chaleur côté calandre. [kcal/h.m2.°C]
∆T 1 : Différence de température du courant chaud. [° C]
∆Τ2 : Différence de température du courant froid. [° C]
∆TLM : Différence de température moyenne logarithmique. [° C]
µ’ moy : Viscosité dynamique moyenne du hot oïl. [kg/h.m]
λ’moy: Conductivité thermique moyenne du hot oïl. [kcal/mh°C]
б: Epaisseur des parois des tubes. [m]
η : Rendement de rebouilleur.

C. Ballon de reflux V-122

D: Diamètre du ballon [m]


F: Aire entre les segments circulaires supérieurs et inferieurs [m2]
G liq : Débit massique de la phase liquide entrant dans le ballon [kg/h]
L: Longueur du ballon de reflux [m]
Q liq : Débit volumique de la phase liquide entrant dans le ballon [m3/h]
Q vap,max : Débit de vapeur max que supporte la section libre [m3/h]
R: Rayon du ballon [m]
V liq : Retenu totale du liquide [m3]
S: Aire d’un segment [m2]
Uc : Vitesse critique d’entrainement du liquide dans les vapeurs [cm/s]
V liq : Volume entre le point haut et bas [m3]
Sommaire
Introduction Générale ............................................................................................................. 1

Chapitre I : Etude Bibliographique

I.1 PRESENTATION DU CHAMP D’OHANET .................................................................. 3


I.1.1 Situation géographique ............................................................................................... 3
I.1.2 Historique du champ .................................................................................................... 3
I.1.3 Description du procédé de traitement de gaz ............................................................... 3
I.2 GAZ NATUREL ET TRAITEMENT ............................................................................... 9
I.2.1 Gaz naturel ................................................................................................................. 9
I.2.2 Différent types de gaz naturel ..................................................................................... 9
I.2.3 Gaz naturel dans le monde ........................................................................................ 10
I.2.4 Gaz naturel en Algérie .............................................................................................. 11
I.2.5 Utilisation du gaz naturel ......................................................................................... 11
I.2.6 Traitement du gaz naturel ........................................................................................ 11
I.3 SECURITE ET ENVIRONNEMENT ............................................................................ 12
I.3.1 Sécurité .................................................................................................................... 12
I.3.2 Environnement ......................................................................................................... 13
I.4 THEORIE DE LA RECTIFICATION ............................................................................ 13
I.4.1 Description et fonctionnement d’une colonne de rectification ................................... 13

Chapitre II : Matériels et méthodes


Problématique .................................................................................................................... 15
II.1 DIMENSIONNEMENT DU DEETHANISEUR ........................................................... 16
II.1.1 Bilan de matière de la colonne ................................................................................. 16
II.1.2 Masse moléculaire moyenne ..................................................................................... 17
II.1.3 Paramètres opératoires ............................................................................................. 17
II.1.4 Volatilités relatives .................................................................................................. 18
II.1.5 Taux de vaporisation et compositions des phases vapeurs et liquides des
alimentations .......................................................................................................... 18
II.1.6 Taux de reflux ......................................................................................................... 19
II.1.7 Taux de rebouillage ................................................................................................. 19
II.1.8 Nombre de plateaux dans la colonne ........................................................................ 19
II.1.9 Diamètre de la colonne ............................................................................................. 20
II.1.10 Hauteur de la colonne ........................................................................................... 22
II.1.11 Bilan thermique de la colonne ................................................................................ 22

II.2 CALCUL DU REBOUILLEUR .................................................................................... 23


II.2.1 Calcul du débit de hot oïl ......................................................................................... 23
II.2.2 Calcul de ∆TLM ...................................................................................................... 24
II.2.3 Calcul du coefficient global de transfert de chaleur K .............................................. 24
II.2.4 Calcul de la surface d’échange ................................................................................. 25
II.3 CALCUL DU BALLON DE REFLUX .......................................................................... 26
II.3.1 Condensation totale des vapeurs ............................................................................... 27
II.3.2 Condensation partielle des vapeurs .......................................................................... 28
II.4 DESRIPTION DU SIMULATEUR HYSYS ................................................................. 29

Chapitre III : Résultats et discussions

III.1 CALCUL DE LA COLONNE DE DISTILLATION T-101 ......................................... 30


III.1.1 Compositions molaires et massiques des différentes charges ................................. 30
III.1.2 Calcul des débits et des compositions du distillat et du résidu .................................. 32
III.1.3Détermination des paramètres opératoires aux différentes zones de la colonne ......... 33
III.1.4 Détermination des clés légères et lourdes et volatilités relatives …...…………….. 35
III.1.5 Taux de vaporisation et composition des phases vapeur et liquide .......................... 36
III.1.6 Calcul du Taux de reflux ....................................................................................... 37
III.1.7 Calcul du Taux de rebouillage ................................................................................ 38
III.1.8 Calcul du nombre de plateaux dans la colonne T-101 .............................................. 39
III.1.9 Calcul du diamètre de la colonne T-101 .................................................................. 40
III.1.10 Calcul de la hauteur de la colonne T-101 ............................................................... 42
III.1.11 Bilan thermique de la colonne T-101 ..................................................................... 43
III.2 CALCUL DU REBOUILLEUR E-107 ........................................................................ 46
III.2.1 Calcul du débit de hot oïl ........................................................................................ 47
III.2.2 Calcul de ∆TLM .................................................................................................... 47
III.2.3 Calcul du coefficient global de transfert de chaleur K ............................................ 47
III.2.4 Calcul de la surface d’échange ............................................................................... 50
III.3 CALCUL DU BALLON DE REFLUX V-122 ............................................................. 50
III.3.1 Calcul du débit volumique de la phase liquide entrant dans le ballon V-122 ............ 51
III.3.2 Calcul de la retenue totale du liquide ...................................................................... 51
III.3.3 Calcul du diamètre du ballon V-122 ........................................................................ 51
III.3.4 Calcul de la longueur du ballon V-122 .................................................................... 51
III.3.5 Vitesse critique d’entrainement du liquide dans les vapeurs ................................... 52
III.3.6 Débit de vapeurs maximales que supporte la section libre ....................................... 52
III.4 SIMULATION DU PROCEDE ................................................................................... 52
III.4.1 Méthodologie suivie pour réaliser la simulation ..................................................... 52
III.4.2 Etapes de la simulation ........................................................................................... 52
III.5 COMPARAISON ET DISCUSSION DES RESULTATS ............................................ 55
III.5.1 Résultats du déethaniseur T-101 .............................................................................. 55
III.5.2 Résultats du rebouilleur E-107 ................................................................................ 56
III.5.3 Résultats du ballon de reflux V-122 ........................................................................ 56
III.5.4 Résultats du condenseur E-113................................................................................ 56
III.5.5 Résultats de la pompe de reflux P-108..................................................................... 57
Conclusion générale ............................................................................................................ 58
Référence bibliographiques

Annexe
Introduction Générale
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

Grace à la science et les progrès techniques, l’homme s’est permis de découvrir de


nouvelles ressources énergétiques qui occupent une place primordiale dans le développement
économique mondial, devenant seules ressources capables de répondre a l’accroissement des
exigences en énergies notamment le PETROLE et le GAZ NATUREL.

Avec des qualités environnementales supérieures à celles du pétrole et du charbon des


réserves importantes et des technologies avancées d’utilisation à haut rendement le gaz est
appelé à satisfaire une plus grande part des besoins énergétiques.
Les nouvelles approches économiques et commerciales, la mondialisation, les fusions et
alliances se sont rangées pour donner au gaz le dynamisme nécessaire pour se repositionner
et devenir l’énergie du 21 éme siècle.

Connaissant une croissance annuelle de près de 3 % en moyenne depuis plus de trente ans,
le gaz est l’énergie fossile dont la progression a été la plus remarquable. Alors que sa
consommation devrait croître de 66 % entre 2004 et 2030 et face à un marché de l’huile de
plus en plus tendu, la valorisation du gaz devient un enjeu majeur pour l’ensemble des
compagnies pétrolières.
Cette montée en puissance, le gaz naturel la doit à ses nombreux atouts environnementaux et
de rendement sans oublier les prix qui deviennent de plus en plus attractifs pour les opérateurs
qui investissent massivement dans les grands projets menés sur long terme.

C’est dans cette vision que notre pays l’Algérie accorde un intérêt particulier à la
valorisation du gaz par son traitement avant sa commercialisation étant un acteur
incontournable du secteur gazier mondial, classé parmi les dix premiers pays exportateurs de
gaz naturel et ses réserves la mettent à la 5éme place mondialement. Sa politique d’exploitation
consiste à maximiser les revenus en optimisant la récupération et la valorisation de tous les
dérivés du gaz naturel qui connaissent une libre et forte demande sur le marché international
notamment le condensat et le GPL. Le gisement d’OHANET de AIN AMENAS avec ses 47
puits alimentant le CPF (central procès facilités) contribue avec une production de 20
millions standard m3 par jours est considérée importante dans la production national globale
de la SONATRACH.

1
Introduction générale

OHANET est une région gazière composée de 07 sept unités dont deux unités appelées
trains du process de même capacité, leur fonction est de séparer le gaz naturel brut et obtenir
le maximum de condensat avec la moindre perte de GPL possible.
Le déethaniseur joue un rôle très important dans le train de traitement de gaz naturel, et
comporte des plateaux de fractionnement conçus pour extraire l’éthane et les constituants plus
légers des liquides récupérés. Les étapes vous seront détaillées ultérieurement.

Notre travail a pour objectif d’optimiser les nouveaux paramètres opératoires du


déethaniseur, et pour mener à bien ce travail, nous avons structurés notre mémoire en trois
chapitres :

Le premier chapitre est consacré à une étude bibliographique basée sur la présentation du
champ d’OHANET ainsi que les différents procédés utilisés pour le traitement du gaz naturel
et un aperçu sur le gaz naturel et la théorie de la rectification.

Dans le second chapitre matériels et méthodes, nous avons détaillé la méthode de


résolution algébrique d’UNDERWOOD et la description du simulateur HYSYS.

Le troisième chapitre comporte les résultats obtenus, leurs discussions ainsi que leurs
confrontation au valeurs de design.

2
Chapitre I

Étude Bibliographique
Chapitre I Etude bibliographique

I.1 PRESENTATION DU CHAMP D’OHANET


I.1.1 Situation géographique
Dans le Désert du grand Sahara, l’usine de traitement du gaz naturel d’Ohanet se situe à
1600 Km au sud Est d’Alger, à environ 150 km à l'ouest de la frontière d’Algérie / Libye. Ce
champ s’étend sur une superficie de 1 km2, qui produit essentiellement du gaz sec, de GPL et
des condensats.

Figure I.1: Situation du champ d'Ohanet d’Algérie.

I.1.2 Historique du champ


Dans le cadre du plan de développement de la région, SONATRACH et le Groupe
Australien Brocken Hill Propriétaire (BHP) ont procédé en Juillet 2000, à la signature d’un
contrat de développement et d’exploitation des gisements de gaz naturel d’Ohanet en vue de
la production des gaz sec ,GPL et condensat à partir des gisements suivants: Diméta Ouest,
Le gaz-cap du champ d’Ohanet, In-Adaoui Dévonien et L’ordovicien d’Ohanet.

I.1.3 Description du procédé de traitement de gaz


L’usine de traitement de gaz d’OHANET est conçue pour traiter environ 20 millions
standards m3 par jour, le gaz est collecté puis transporté via les manifolds et les conduites
principales jusqu’à l’entrée de l’usine.
3
Chapitre I Etude bibliographique

Figure I.2: Schéma globale de l’unité de traitement de gaz.

4
Chapitre I Etude bibliographique

L'usine est composé des unités suivantes :


- Unité 100: Premier Train du process.

- Unité 200: Deuxième Train du process.


- Unité 300: Système d’entrée et installations communes.
- Unité 400: les utilités.

- Unité 500: élimination du CO2.

- Unité 600: Recompression du gaz.

- Unité 700: Stockage LPG et condensat.

I.1.3.1 Unité 300: Système d’entrée et installations communes

Le gaz naturel traité dans cette usine, comprend deux types de gaz, le dévonien qui est un
gaz humide et l’ordovicien riche en CO 2 . Les écoulements provenant des gisements par
canalisations sont traités dans deux séparateurs tri-phasiques en raison des exigences de
capacités, qui ont pour but d’éliminer l’eau des gaz et des hydrocarbures. Le gaz séparé est
dirigé vers l’unité de l’élimination du CO 2 .

I.1.3.2 Unité 500: Système d’élimination du CO 2

Le gaz de l’ordovicien d’OHANET est caractérisé par sa teneur élevée en dioxyde de


carbone, ce dernier est éliminé dans l’unité de décarbonatation par un procédé d’absorption à
l’aide d’une solution amine et ceci pour réduire la teneur du CO 2 contenue dans le gaz de
3,4% à 1,2% par volume pour être conforme aux spécifications. Le gaz adouci est acheminé
vers la section de déshydratation et l’amine enrichie en CO 2 subit une régénération avant sa
réutilisation. Le CO 2 séparé alimente le réseau gaz combustible.

I.1.3.3 Unités (100, 200): Trains de Process

a) Déshydratation
Afin d’éviter la formation d’hydrates dans la section froide de l’usine, il est nécessaire
d’éliminer les traces d’eau du gaz admis par un processus d’adsorption. La déshydratation du
gaz d’alimentation se fait en deux étapes discontinues, la séparation mécanique et
l’adsorption.

5
Chapitre I Etude bibliographique

b) Section froide
Le gaz sec provenant de la déshydratation est divisé en deux courants distincts : 30 % du
gaz est refroidi dans un échangeur gaz-liquide et 70% dans un refroidisseur gaz-gaz.

L’écoulement diphasique provenant des refroidisseurs s’écoule dans le ballon d’entrée de


l’expander V-108, dans lequel le gaz et les condensats d’hydrocarbures sont séparés.
Les condensats provenant du séparateur V-108 sont acheminés vers le refroidisseur gaz-
liquide comme agent réfrigérant du gaz déshydraté. Le gaz séparé une fois acheminé vers
l’entrée du turbo-expander sera refroidi puis dilaté.
Les fluides réfrigérés sont ensuite acheminés de la sortie du compresseur de l’expander vers le
séparateur de sortie de l’expander V-109. Le gaz provenant du sommet du séparateur V-109,
s’achemine vers l’échangeur gaz-gaz afin de refroidir une partie du gaz déshydraté. Le
liquide condensé dans le fond du séparateur V-109 est aspiré puis refoulé pour être chauffé
avant son entrée au plateau supérieur du déethaniseur.

c) Déethaniseur
Le déethaniseur T-101 à pour but de fractionner le courant d’alimentation afin de produire
principalement du méthane et de l’éthane par la tête, et un liquide du fond comme du propane,
butane et pentane .La colonne contient 31 plateaux de distillation qui fonctionne à une
pression de 21 bar.
Le liquide provenant du séparateur de sortie de l’expander V-109 est pompé vers le
condenseur du déethaniseur E-113 afin d’être préchauffé par échange avec l’écoulement de
vapeur des distillats de tête du déethaniseur.
L’écoulement diphasique issu du condenseur à une température de -3,8°C pénètre dans la
colonne T-101 par le 4éme plateau. Ainsi le liquide sortant du séparateur d’entrée de
l’expander V-108 est réchauffé dans le refroidisseur gaz-liquide, puis s’écoule dans le
déethaniseur sur le plateau n°14 à une température de 8°C.

Le distillat soutiré de la tête du déethaniseur subit une condensation partielle où il est


refroidi de -14.2°C jusqu’au -28.4°C. Les gaz résiduaires sont séparés du liquide dans le
ballon de reflux qui sera pompé jusqu’au plateau supérieur de la colonne comme reflux froid.
Les produits lourds s’écoulent par gravité jusqu’au fond de la colonne. La vapeur chaude
généré dans le rebouilleur est également renvoyé vers le déethaniseur au dessous du dernier
plateau, les produits soutirés du fond sont acheminés vers la colonne de séparation du GPL au
22éme plateau après être chauffé.

6
Chapitre I Etude bibliographique

Gaz Déshydraté
V V E-103
108 109 Fuel gaz

E-102
EC-101

E-113

PC-060.op

V-122

T-101
P-108
Gaz sec
vers export

Hot oil

E-107

LPG splitter

Figure I.3: Schéma simplifié du fonctionnement du déethaniseur T-101.

d) Stabilisation du condensat
Le stabilisateur du condensat T-103 élimine principalement l’eau et les composants C 2 - de
son alimentation. La colonne contient 16 plateaux et fonctionne à une pression de 19.5bar.

Les condensats sont collectés dans le ballon de détente V-306, 70% du liquide est chauffé
et injecté dans le 4éme plateau de la colonne de stabilisation, or que les 30% du liquide restant
est acheminé vers le plateau supérieur du stabilisateur qui fournit un reflux à la colonne. Les
produits de tête provenant du stabilisateur contiennent les hydrocarbures légers volatils qui
seront utilisés comme fuel gaz. La colonne est chauffée par le rebouilleur qui est alimentée
par le liquide inférieur. Le condensat stabilisé est soutiré au fonds de la colonne puis
acheminé vers le séparateur des GPL.

e) Débutaniseur
La colonne de séparation du gaz de pétrole liquéfié T-102 délivre le GPL (C 3 , C 4 ) comme
produits de tête et les condensats (C 5 +) comme produit de fond, cette colonne contient 33
plateaux.

Le débutaniseur a deux alimentations, les produits de fond du stabilisateur de condensat et


éme
du déethaniseur qui sont fournis respectivement aux 26 et 22 plateaux. Les produits
lourds provenant de cette colonne représentent essentiellement du condensat qui va être

7
Chapitre I Etude bibliographique

refroidi puis stocké. Les distillats de tête sont condensés puis s’écoulent dans le ballon de
reflux dont lequel les liquides des GPL condensés sont collectés. Une partie du liquide
condensé est envoyé vers le stockage et l’autre partie comme reflux du fractionnateur.

I.1.3.4 Unité 600: Recompression du gaz


Le gaz comprimé provenant des deux trains du process est combiné puis acheminé vers les
compresseurs avant d'être exporté. La section de recompression se compose de trois trains de
compresseurs parallèles.
Cette section à pour but de comprimer le gaz jusqu'à 73 bar. Une partie du gaz est prise du
refoulement des compresseurs et alimentera la section fuel gaz, la quantité restante considéré
comme gaz sec produit est mesuré et exporté.

I.1.3.5 Unité 700: Stockage des produits


a) Stockage du GPL
Les GPL sont stockés dans des sphères d'une capacité de 500 m3 à des températures
ambiantes à 15 bar, dont trois sphères servent pour le stockage des GPL conformes aux
spécifications, et une sphère pour les GPL qui n’ont pas atteint les spécifications de qualité.

b) Stockage des condensats


Il existe deux réservoirs pour le stockage du condensat conforme aux spécifications. En
temps normale l’un est rempli, tandis que l’autre est vidé vers la canalisation d’exportation
des condensats.

I.1.3.6 Unité 400: Les utilités (équipements et installations techniques)

a) Système hot oïl


Le pétrole chaud fournit de la chaleur aux flux de process aux rebouilleurs.
b) Eau d’incendie et eau brute
- Eau brute: Le réseau d’eau brute est un réseau indépendant prévu pour fournir des
fonctionnalités du support au système du procédé. L’eau est utilisée dans les unités d’amine
après sa déminéralisation.

- Eau d’incendie: Le système comprend un réservoir à eau de 12 000 m3, qui fournit une
alimentation en eau pour lutter contre les incendies au sein des installations industrielle et la
base de vie.

8
Chapitre I Etude bibliographique

c) Système de gaz combustible


Le système de gaz combustible comprend trois niveaux de pression séparés: HP 27 bars,
MP 19 bars et BP 4 bars. Ce système comporte aussi :
- Réseau torche: il est constitué de deux torches hautes pression pour les produits issus des
deux trains, torche basse pression pour les fluides à basse pression et une autre froide.
- Gaz inerte: le gaz inerte (l’azote) sert pour tamponner les joints de gaz sec, pour la purge
d’équipements et la couverture des cuves.

d) Système d’injection de méthanol


Le méthanol sert dans l’usine pour inhiber ou dissoudre les hydrates qui peuvent
éventuellement être générés dans l’équipement et les canalisations froides.

I.2 GAZ NATUREL ET TRAITEMENT [1]


I.2.1 Gaz naturel
Le gaz naturel est une énergie primaire bien répartie dans le monde, propre et de plus en plus
utilisée. Dispose de nombreuses qualités abondance relative, souplesse d’utilisation, qualités
écologiques, prix compétitifs. La mise en œuvre de cette énergie repose sur la maitrise
technique de l’ensemble de la chaine gazière qui va de l’extraction aux utilisateurs, en passant
par le stockage, le transport et la distribution.

Le gaz naturel est une énergie fossile, c’est un mélange d’hydrocarbure dont la composition
et la nature changent suivant les régions d’extraction et d’eau avec quelques impuretés de
proportions variables (N 2 , CO 2 , H 2 S, composés sulfurés, etc.)

I.2.2 Différents types de gaz naturel

Il existe plusieurs formes de gaz naturel, se différencient par leur origine, leur composition
et le type de gisement dans lesquels ils se trouvent. Ceci conduits à distinguer les types
suivants : [1]

I.2.2.1 Gaz sec


Ce gaz ne forme pas de phase liquide dans les conditions de productions, le gaz est
concentré en méthane et contient très peu d’hydrocarbures lourds.

I.2.2.2 Gaz humide


Formant une phase liquide en cours de production dans les conditions de surface, il est
moins concentré en méthane.

9
Chapitre I Etude bibliographique

I.2.2.3 Gaz à condensât


Formant une phase liquide dans le réservoir en cours de production, la phase condensée est
riche en constituants lourds.

I.2.2.4 Gaz associé


Coexistant dans les réservoirs avec une phase huileuse (gisement de pétrole). Le gaz associé
comprend le gaz de couverture (phase gazeuse présente dans le réservoir) et les gaz dissous.

I.2.3 Gaz naturel dans le monde


Après deux décennies de croissance rapide de 1950 à 1970, la production gazière mondiale
s'est accrue à un rythme sensiblement moindre au cours de ces dernières années. Ce
ralentissement traduit les effets de la récession mondiale, mais aussi de l'impact des crises
pétrolières récentes. En revanches les réserves gazières ne cessent d'accroître et leurs
potentiels ultimes apparient de plus en plus considérables. L'abondance de ces ressources
autorise une large progression de la production, et des échanges gazières internationaux.
Toute fois les contraintes infrastructures, économique et politique pressentent de plus en plus,
et limitent l'ampleur de son développement. De ce fait, sa contribution dans le bilan
énergétique mondiale, semble être plafonner à un niveau proche de 66% au cours des vingt
prochaines années.

I.2.4 Gaz naturel en Algérie


Les réserves algériennes prouvées en gaz près de 4,550 milliards de m3, la SONATRACH
est classée parmi les dix premier payé exportateur du gaz naturel et du GNL dans le monde.
Le domaine minier algérien est particulièrement riche en gaz naturel. La réserve gazière
algérienne représente près de 3% du total des réserves mondiales.

I.2.5 Utilisation du gaz naturel


Le gaz naturel est une énergie polyvalente qui peut être employée dans des domaines très
variés. Le gaz naturel est utilisé comme source d’énergie dans l’industrie afin de produire de
la chaleur et de l’électricité, il est considéré aussi comme la principale matière premiére pour
l’industrie chimique.

I.2.6 Traitement du gaz naturel

Le processus de production du gaz naturel est simple et très proche de celui du pétrole. Le
gaz naturel est tout d'abord extrait du sol ou des océans par forage, puis transporté par voie
terrestre (gazoducs) ou maritime jusqu'à une installation de nettoyage et de transformation

10
Chapitre I Etude bibliographique

pour être ensuite acheminé vers une zone de stockage et de traitement. Comme le montre la
figure suivante :

Figure I.4: Organigramme de filière du Gaz Naturel.

Les procédés de traitement du gaz sont multiples, le choix du procédé adéquat se base sur
les critères suivants: la qualité de l`effluent brut, taux de récupération d`hydrocarbures visés,
spécification des produits et le coût global des investissements. Il est donc nécessaire de faire
subir au gaz naturel une série des traitements tels que la détente à la pression de traitement,
séparation de l’eau, la désulfuration et élimination des fractions lourdes. Les types de
procédés qui sont misent en œuvre sont:

I.2.6.1 Procédé PRITCHARD


Ce procédé est basé sur le refroidissement du gaz par échange thermique et par des détentes
isenthalpiques (JOULE THOMSON) avec l’utilisation d’une boucle de propane comme
système de réfrigération afin d’atteindre une température de -18°C.

11
Chapitre I Etude bibliographique

I.2.6.2 Procédé HUDSON


Il est basé sur le refroidissement du gaz par échange thermique et par série de détentes a
travers une machine dynamique appelé turbo-expander qui permet d’atteindre un niveau de
température de -40°C.

I.2.6.3 Procédé MIXTE


Ils utilisent le turbo-expander, la vanne Joule Thomson et la boucle de propane, ou ils
obtiennent des températures allants jusqu'à -66 °C. Les procédés mixtes sont plus
performants, car ils permettent une bonne récupération des hydrocarbures. Son
fonctionnement s’articule autour de quatre étapes :

a) Elimination de l’eau
L’eau libre contenue dans la charge est éliminée par décantation au niveau du ballon de
séparation. L’eau de saturation des hydrocarbures est éliminée par adsorption sur un tamis
moléculaire ou par absorption au glycol.

b) Extraction des hydrocarbures liquides

Elle se fait par abaissement progressif de la température du gaz brut suivant les procédés
cités précédemment on obtient ainsi un gaz très sec répondant aux spécifications
commerciales.

c) Stabilisation et fractionnement des hydrocarbures liquides


Cette section de la chaîne permet le traitement des hydrocarbures liquide extraits de
l’effluent en deux phases et par distillation fractionnée. La stabilisation permet d’éliminer tous
les gaz légers tels que le méthane et l’éthane entraînés et le fractionnement consiste à séparer
les hydrocarbures liquides stabilisés en condensat et GPL.

d) Recompression des gaz moyens pressions


Les gaz des séparateurs à moyennes pressions ont les mêmes qualités que le gaz sec
produit, pour cela, ils sont récupérés puis comprimés avant d’être mélangés au gaz sec.

12
Chapitre I Etude bibliographique

I.3 SECURITE ET ENVIRONNEMENT


I.3.1 Sécurité
L’acheminement du gaz brut des puits d’OHANET, ainsi que son traitement à travers les
différents trains nécessite un ensemble de traitement ou des règles de sécurité. Comme son
nom l’indique, la sécurité est la protection des vies humaines et des besoins matériels. Elle
lutte contre tout danger et prévoit les conditions nécessaires à l’exploitation des équipements.
La sécurité a pour but aussi de formuler des consignes préventives en informant les sujets
exposés aux dangers des risques auxquels ils seront confrontés. L’affichage est le moyen le
plus utilisé. Le département de sécurité de SONATRACH/OHANET est chargé d’étudier, de
recommander et de faire respecter les moyens et les méthodes préventives pour protéger le
personnel, l’environnement, et les installations.

I.3.2 Environnement
Toutes les activités peuvent causer des dégâts, pollution de l’environnement, sans oublier
l‘impact sur la santé humaine. Les pénalités pour cette pollution incluent de lourdes amendes
et des peines d’emprisonnement. Il est pour cela obligatoire pour l’employeur de prendre
toutes les précautions qui s’imposent afin de réduire l’éventualité d’un incident
environnemental.

I.4 THEORIE DE LA RECTIFICATION


La rectification est une opération de séparation qui exploite la différence de composition
qui existe entre un liquide et une vapeur en équilibre, dès que plusieurs constituants volatiles
sont présents. La séparation d’un mélange liquide par exemple en un mélange de liquide et de
vapeur se produit sous l’effet d’un apport de chaleur ou d’un soutirage de chaleur si le
mélange initial est à l’état vapeur. Les échanges de chaleur, et donc la température, jouent un
rôle important dans les équilibres liquide vapeur. De plus, et à la différence de l’extraction
liquide- liquide, la pression est un paramètre très important des équilibres liquide vapeur. Si, à
l’origine, la distillation n’était pratiquée qu’à la pression atmosphérique, ce n’est plus le cas
de nos jours et l’on trouve à la fois des opérations sous pression réduite pour les produits peu
volatils ou thermosensibles et des opérations sous pression élevée pour séparer des produits
très volatils.

13
Chapitre I Etude bibliographique

Ι.4.1 Description et fonctionnement d’une colonne de rectification

Afin d’obtenir un bon contact entre la phase liquide et vapeur, la rectification se réalise
dans une colonne à plateaux ou à garnissage qui peut fonctionner en continu ou en discontinu.

Une vapeur, montante, riche en produit volatil, se déplace à contre courant du liquide moins
riche s’écoulant par gravité, appelé reflux. A chaque plateau le liquide et la vapeur atteignent
la même température par un échange de matière et de chaleur, ainsi la concentration du
produit le plus volatil dans la vapeur augmente au fur et à mesure que l’on s’élève dans la
colonne au sommet de celle-ci, les vapeurs sont condensées une partie est prélevée comme
distillat, et une autre partie retourne en tête de la colonne où elle constitue le reflux froid. Les
produits les moins volatils (produits lourds) s’écoulent au bas de la colonne où ils sont portés
à ébullition par un échangeur de chaleur tubulaire alimenté à un fluide chaud.

Le liquide qui descend provient d’une part de la charge et d’autre part du reflux liquide
renvoyé en tête de la colonne. La vapeur provient de la charge et du rebouilleur dans lequel
une partie du liquide de fond est revaporisée

Pour assurer le fonctionnement d’une colonne, il est impératif de connaître les valeurs des
paramètres pour lesquelles elle a été calculée (débit et température d’alimentation,
composition d’alimentation et des produits, pression de fonctionnement). [3]

Si la charge est à l’état liquide, l’alimentation doit se faire dans la partie supérieure de la
colonne. Si elle est à l’état liquide vapeur, l’alimentation se fait dans la partie médiane de
cette dernière.

Figure I.5 : Dispositif d’une colonne de rectification.

14
Chapitre II

Matériels & Méthodes


Chapitre II Matériel et Méthodes

Problématique
Le complexe d’OHANET a connu une diminution de charge dû à l’épuisement des puits ce qui
a nécessité par la suite le changement des paramètres de service des différents équipements de
l’usine.

Le turbo expander EC-101 est l’un des équipements qui a était affecter par cette chute de
débit qui se manifeste par une diminution de pression lors de son aspiration qui est de l’ordre
de 17,6 à 16 bar. Or que le déethaniseur T-101 à gardé l’ancienne pression opératoire qui est de
21 bar, ceci à impliquer une grande différence de pression entre la tête du déethaniseur et
l’aspiration du turbo expander. Cette perte de charge a induit le fonctionnement instable du
déethaniseur et par conséquent la perturbation de toute la chaine entre le déethaniseur et le
turbo expander, ce disfonctionnement se présente essentiellement dans la vibration de la vanne
PV-060. qui a pour but de régler le débit de gaz provenant du ballon de reflux du déethaniseur
vers le turbo expander; cette vanne fonctionne dans une plage optimale qui se situe entre 20 et
80%, mais dû a cette diminution de charge, cette dernière fonctionne à 7% qui est un intervalle
déconseillé et qui perturbe par la suite l’écoulement de la chaine. Il est donc utile d’optimisé le
procédé et la solution proposé est de diminuer la pression du déethaniseur de 21 à 20 bar afin
de compenser la diminution de pression au niveau de l’expander.

Notre travail consiste à vérifier et optimiser les paramètres opératoires de fonctionnement du


déethaniseur et ces accessoires, et pour cela nous allons faire cette étude selon le plan suivant:

• Vérification du bilan de matière du déethaniseur T-101.

• Optimisation des paramètres opératoires du déethaniseur.

• Vérification du bilan thermique de la colonne du déethaniseur T-101.

• Dimensionnement de la colonne du déethaniseur T-101.

• Optimisation de la surface d’échange du rebouilleur E-107.

• vérification des dimensions du ballon de reflux V-122.

15
Chapitre II Matériel et Méthodes

Dans ce chapitre, nous avons illustré en premier lieu les méthodes de calcul analytiques des
différents équipements (colonne de rectification, rebouilleur et ballon de reflux) et leurs
paramètres opératoires. Pour se faire, nous nous sommes basés sur la méthode algébrique
établie par UNDERWOOD. [4]

Par la suite, nos résultats doivent être vérifiés par la méthode numérique, pour cela on a fait
appel au logiciel de simulation HYSYS.

Figure II.1: Schéma simplifié d’une colonne de rectification et ses équipements.

ΙΙ.1 DIMENSIONNEMENT DU DEETHANISEUR


La première étape dans le dimensionnement de la colonne est de déterminer son bilan de
matière (composition de la charge, du distillat et résidu).
II.1.1 Bilan de matière de la colonne

F1 : Débit molaire de la première charge [kmol/h].


F2 : Débit molaire de la deuxième charge [kmol/h].
F3 : Débit molaire de la charge interne [kmol/h].
R: Débit molaire du résidu [kmol/h].
D: Débit molaire du distillat [kmol/h].
X i,F : Concentrations molaires du constituant « i » dans les trois alimentations.
Y i ,D: Concentrations molaires du constituant « i » dans le distillat.
X i ,R: Concentrations molaires du constituant « i » dans le résidu.

Le bilan de matière global de la colonne s’écrit:

F 1 + F 2 + F 3 = D +R [II.1]
F=D+R

16
Chapitre II Matériel et Méthodes

Et pour chaque constituant « i » le bilan sera écrit :

X i,1 . F 1 + X i,2 . F 2 + X i,3 . F 3 = Y i .D + X i .R [II.2]


L’équation obtenue sert à calculer le résidu (R) et le distillat (D), si la concentration d’un
constituant « i » dans le distillat et dans le résidu est connue.

II.1.2 Masse moléculaire moyenne


La masse moléculaire est calculée à partir de l’équation suivante:

𝑴𝑴𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = ∑ 𝑴𝑴𝒊𝒊 . 𝒙𝒙𝒊𝒊 [II.3]

II.1.3 Paramètres opératoires

II.1.3.1 Choix de la pression dans la colonne


Le choix de la pression dans la colonne dépend essentiellement de la composition et de la
nature physique et chimique des mélanges à séparer. Quelle que soit la complexité du mélange,
le choix de la pression est avant tout un problème économique. On sait qu’à faible pression la
sélectivité de la séparation sera meilleure et que l’on évitera l’altération thermique des produits.
Mais, en contre partie, à faible pression il faut condenser à basse température les vapeurs de
tête pour obtenir le reflux liquide à sa température de bulle.

a) Pression au sommet de la colonne


Les pertes de charge entre le ballon de reflux et le sommet de la colonne sont estimées entre 0,2
et 0,4 bar, ce qui nous permet de calculer la pression au sommet de la colonne comme suit:

P S = P b + ΔP 1 [II.4]

b) Pression au fond de la colonne


Au long de la colonne, les composants passent par une série de plateaux qui provoque une perte
de charge d’environs 0 ,3 à 0,6 bar d’où:

P f = P S + ΔP 2 [II.5]

II.1.3.2 Choix de la température dans la colonne


A la pression du sommet Ps, la température au sommet de la colonne Ts est déterminée par
approximations successives à partir de l’équation d’isotherme de la phase vapeur :
𝒀𝒀
∑ 𝒀𝒀𝑫𝑫,𝒊𝒊 = 𝟏𝟏 → ∑ 𝑫𝑫,𝒊𝒊�𝑲𝑲 = 𝟏𝟏 [II.6]
𝒊𝒊

La température au fond de la colonne Tf est calculée à la pression Pf par approximations


successives à partir de l’équation d’isotherme de la phase liquide :

∑ 𝑿𝑿𝑹𝑹,𝒊𝒊 = 𝟏𝟏 ⟹ ∑ 𝑿𝑿𝑹𝑹,𝒊𝒊 . 𝑲𝑲𝒊𝒊 = 𝟏𝟏 [II.7]

17
Chapitre II Matériel et Méthodes

Les K i sont les coefficients d’équilibre des composants, à une pression et température fixée.
Pour les hydrocarbures, ces coefficients sont déterminés d’après le diagramme de JENNY &
SCHEIBEL [Annexe 1], et pour les composants organiques tels que l’azote il est déterminé
d’après [l’annexe 2]. Pour les faibles concentrations du CO 2 une corrélation a été mise pour le
calcul du coefficient d’équilibre du CO 2.

𝑲𝑲𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 = �𝑲𝑲𝒄𝒄𝒄𝒄 . 𝑲𝑲𝒄𝒄𝒄𝒄 [II.8]

II.1.4 Volatilités relatives


Dans les calculs de la rectification des mélanges complexes nous serons amenés à effectuer
des séries de calculs d’équilibre sur chaque plateau. Pour éviter le travail long et fastidieux des
approximations successives, nous pouvons utiliser une méthode simplifiée rapide donnant une
précision souvent satisfaisante. Cette méthode fait intervenir la notion de volatilité relative
« α i » qui est le rapport du coefficient d’équilibre du constituant « i » à celui d’un constituant de
référence « r » :
𝑲𝑲𝒊𝒊
𝜶𝜶𝒊𝒊 = [II.9]
𝑲𝑲𝒓𝒓

Le constituant de référence dans notre cas, est le nC 3 H 8 .


Les valeurs moyennes des volatilités sont déterminées par les formules suivantes :
𝟏𝟏
a) Dans la zone d’alimentation: 𝜶𝜶 𝒊𝒊,𝒎𝒎 = (𝜶𝜶𝒊𝒊,𝟏𝟏 + 𝜶𝜶𝒊𝒊,𝟐𝟐 + 𝜶𝜶𝒊𝒊,𝟑𝟑 ) [II.10]
𝟑𝟑
b) Dans la zone de rectification : α D,i = 0.5 (α i + α i,m )
[II.11]
c) Dans la zone d’épuisement : α R,i =0.5 (α i + α i,m )
[II.12]

II.1.5 Taux de vaporisation et compositions des phases vapeurs et liquides des


alimentations
Le taux de vaporisation ainsi que les compositions des phases vapeurs et liquides de la
charge sont déterminés par approximations successives, d’après l’équation de
« TREGOUBOV »:

XF,i
∑ 𝒀𝒀𝟎𝟎,𝒊𝒊 = ∑ 𝑿𝑿𝟎𝟎,𝒊𝒊 = 𝟏𝟏 ⟹ 𝛴𝛴 = 𝟏𝟏 [II.13]
1+𝒆𝒆𝟎𝟎(Ki-1)

Avec : X 0.i : Concentration molaire du constituant (i) dans la phase liquide.

Y 0.i : Concentration molaire du constituant (i) dans la phase vapeur.


X F,i : Concentration molaire du constituant (i) dans la charge.
18
Chapitre II Matériel et Méthodes

II.1.6 Taux de reflux


II.1.6.1 Taux de reflux minimal

Le fonctionnement à taux de reflux minimal correspond à un nombre infini de plateaux, le


calcul se fait à partir de la formule connue de « UNDERWOOD ».

𝒀𝒀𝑫𝑫,𝒊𝒊
(𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = 𝝋𝝋𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 ∑ [II.14]
𝜶𝜶𝒊𝒊,𝒎𝒎 − 𝝋𝝋𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

La valeur du coefficient conventionnel « 𝛗𝛗 » sera tirée par itération à partir de la formule


suivante:
𝜶𝜶𝒊𝒊,𝒎𝒎 ∗ 𝑿𝑿𝑭𝑭,𝒊𝒊
𝒆𝒆𝟎𝟎 = ∑ [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟏𝟏𝟏𝟏]
𝜶𝜶𝒊𝒊,𝒎𝒎 − 𝝋𝝋

II.1.6.2 Taux de reflux optimal

Le taux de reflux optimal correspond à un nombre infini de plateaux et à chaque fois qu’on
augmente ce taux; le nombre de plateaux diminue, on doit faire un calcul approximatif afin de
déterminer le taux de reflux optimal à utiliser et pour cela « GILLILAND » a proposé la
formule suivante :

(𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 − (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


0,1 < < 0,3 [II.16]
(𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 +𝟏𝟏

Pour le rapport moyen, non aurons : (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 = 𝟏𝟏, 𝟑𝟑 (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 + 𝟎𝟎, 𝟑𝟑 [II.17]

II.1.7 Taux de rebouillage


II.1.7.1 Taux de rebouillage minimal
Le taux de rebouillage minimal est calculé d’après l’équation suivante :
𝜶𝜶𝒊𝒊,𝒎𝒎 ∗𝑿𝑿𝑹𝑹,𝒊𝒊
∑ = −(𝒓𝒓𝒃𝒃 )𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 [II.18]
𝜶𝜶𝒊𝒊,𝒎𝒎 − 𝝋𝝋𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

II.1.7.2 Taux de rebouillage optimal

Le taux de rebouillage optimal est calculé d’après l’équation suivante:


𝑫𝑫 𝑭𝑭
(𝒓𝒓𝒃𝒃 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 = � (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 + (𝟏𝟏 − 𝒆𝒆𝟎𝟎 ) � − 𝟏𝟏 [II.19]
𝑹𝑹 𝑹𝑹

19
Chapitre II Matériel et Méthodes

II.1.8 Nombre de plateaux dans la colonne

GILLILAND propose une corrélation empirique unique, entre le taux de reflux et le nombre
d’étages théoriques pour les colonnes distillant des mélanges d’hydrocarbures légers. Si N min
est le nombre minimal d’étages théoriques à reflux total.
𝑵𝑵𝒕𝒕𝒕𝒕 − 𝑵𝑵𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 − (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
,
𝑵𝑵𝒕𝒕𝒕𝒕 + 𝟏𝟏 (𝒓𝒓𝒇𝒇 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 + 𝟏𝟏

Les deux fonctions sont reliées entre elles par une courbe de corrélation [Annexe 3].

Le nombre de plateaux minimal dans les zones de rectification et d’épuisement sont calculés à
partir des deux équations suivantes :
• Zone de rectification
𝒀𝒀 ∗𝑿𝑿 𝜶𝜶
Nmin = 𝒍𝒍 𝒐𝒐𝒐𝒐 �𝒀𝒀𝑫𝑫,𝑪𝑪𝑪𝑪 ∗𝑿𝑿𝑭𝑭,𝑪𝑪𝑪𝑪��𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 �𝜶𝜶𝒗𝒗 � [II.20]
𝑫𝑫,𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑭𝑭,𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑳𝑳

• Zone d’épuisement
𝑿𝑿 ∗𝑿𝑿 𝜶𝜶
Nmin = 𝒍𝒍 𝒐𝒐𝒐𝒐 �𝑿𝑿𝑹𝑹,𝑪𝑪𝑪𝑪∗𝑿𝑿𝑭𝑭,𝑪𝑪𝑪𝑪��𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 �𝜶𝜶𝒗𝒗 � [II.21]
𝑹𝑹,𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑭𝑭,𝑪𝑪𝑪𝑪 𝑳𝑳

II.1.8.1 Nombre de plateaux réels


En prenant en considération l’efficacité des plateaux à clapets (ζ = 0,6)
𝑵𝑵𝒕𝒕𝒕𝒕
𝑵𝑵𝑹𝑹,𝒊𝒊 = [II.22]
𝜻𝜻

N th : Nombre de plateaux théorique.


N R.i : Nombre de plateaux réel dans chaque zone.

II.1.8.2 Nombre total des plateaux dans la colonne


Le nombre total des plateaux dans la colonne est la somme des plateaux réels dans chaque
zone, il est calculé d’après l’équation suivante :

N R = N R,R + N R,E [II.23]

II.1.9 Diamètre de la colonne

Le diamètre de la colonne est calculé d’après le premier plateau de la zone de concentration car
la tête de la colonne est l’endroit le plus chargé par les vapeurs que les autres sections.

𝝅𝝅𝑫𝑫𝟐𝟐𝒄𝒄
𝒒𝒒𝒗𝒗 = 𝑼𝑼. 𝑺𝑺 = 𝑼𝑼. [II.24]
𝟒𝟒

20
Chapitre II Matériel et Méthodes

𝟒𝟒.𝒒𝒒𝒗𝒗
 𝑫𝑫𝒄𝒄 = � [II.25]
𝝅𝝅.𝑼𝑼

II.1.9.1 débit volumique des vapeurs q v

Le débit des vapeurs quittant la tète de colonne est évalué selon l’équation suivante :
𝟐𝟐𝟐𝟐. 𝟒𝟒. 𝒁𝒁. 𝑽𝑽𝑴𝑴 ( 𝑻𝑻𝑺𝑺 + 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐)
𝒒𝒒𝒗𝒗 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟐𝟐𝟐𝟐]
(𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐. 𝑷𝑷𝒔𝒔 )

Avec : 𝑽𝑽𝑴𝑴 = 𝑫𝑫 + 𝑳𝑳𝑹𝑹 = 𝑫𝑫�𝒓𝒓𝒇𝒇 + 𝟏𝟏� [II.27]

II.1.9.2 Coefficient de compressibilité Z


Le facteur de compressibilité est déterminé d’après les paramètres critiques (température et
Pression), qui sont calculés d’après les équations suivantes :

𝑻𝑻𝑻𝑻𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = ∑ 𝑻𝑻𝒄𝒄𝒄𝒄 . 𝒀𝒀𝑫𝑫,𝒊𝒊 [II.28]

𝑷𝑷𝑷𝑷𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = ∑ 𝑷𝑷𝒄𝒄𝒄𝒄 . 𝒀𝒀𝑫𝑫,𝒊𝒊 [II.29]

Connaissant ces derniers, on calcule les paramètres réduits d’après les formules suivantes :
𝑻𝑻𝒔𝒔
𝑻𝑻𝒓𝒓 = [II.30]
𝑻𝑻𝑻𝑻𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

𝑷𝑷𝒔𝒔
𝑷𝑷𝒓𝒓 = [II.31]
𝑷𝑷𝑷𝑷𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

Le facteur de compressibilité Z est tiré d'après le diagramme des constantes thermodynamiques


[annexe 4]. [4]

II.1.9.3 Vitesse admissible des vapeurs

La vitesse admissible des vapeurs notées U est donnée par la formule de « SOUDERS &
BROWN »

𝝆𝝆𝑳𝑳 −𝝆𝝆𝑽𝑽
𝐔𝐔 = 𝟖𝟖, 𝟒𝟒𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏−𝟓𝟓 . 𝐂𝐂. � [II.32]
𝝆𝝆𝑽𝑽

Avec C, le coefficient dépend du type de plateau, de la distance entre les plateaux et de la


charge sur les plateaux.

II.1.9.4 Masse volumique des vapeurs ρv

Elle est calculée d’après l’équation qui suit :


𝝆𝝆𝒗𝒗 = 𝑽𝑽𝑴𝑴 ∗ 𝑴𝑴𝑫𝑫 ⁄𝒒𝒒𝒗𝒗 [II.33]

21
Chapitre II Matériel et Méthodes

II.1.9.5 Masse volumique du liquide ρL


La masse volumique du liquide à température T est donnée par l’équation suivante :

ρL = ρT= ρ 4 20 - α(T-20) [II.34]


Avec :
α = 0 .001828 – 0.00132 ρ20 4 [II.35]

II.1.10 Hauteur de la colonne


La hauteur de la colonne est la somme des distances suivantes :
𝑯𝑯𝑻𝑻 = 𝒉𝒉𝟏𝟏 + 𝒉𝒉𝟐𝟐 + 𝒉𝒉𝟑𝟑 + 𝒉𝒉𝟒𝟒 + 𝒉𝒉𝟓𝟓 + 𝒉𝒉𝟔𝟔 [II.36]

Avec :

II.1.10.1 Hauteur de l’espace libre situé en tête de la colonne


𝑫𝑫
𝒉𝒉𝟏𝟏 = 𝟏𝟏. 𝟏𝟏 + [II.37]
𝟒𝟒

II.1.10.2 Hauteur de la zone de rectification


𝒉𝒉𝟐𝟐 = (𝑵𝑵𝑹𝑹 − 𝟏𝟏)𝒉𝒉𝒑𝒑 [II.38]
II.1.10.3 Hauteur de la zone d’alimentation
𝒉𝒉𝟑𝟑 = 𝟑𝟑 𝒉𝒉𝒑𝒑 [II.39]
II.1.10.4 Hauteur de la zone d’épuisement
𝒉𝒉𝟒𝟒 = 𝒉𝒉𝒑𝒑 ( 𝑵𝑵𝑬𝑬 − 𝟏𝟏) [II.40]

Sachant que :
h 5 : est la hauteur de l’espace libre au dessous du plateau inferieur qui est égal à 5,2 m.
h 6 : la hauteur du fond inferieur de la colonne, elle est de 4,65 m.

II.1.11 Bilan thermique de la colonne


L’établissement du bilan thermique de la colonne est nécessaire pour vérifier le débit du
reflux liquide provenant du condenseur et pour déterminer les charges thermiques du
condenseur et du rebouilleur. L’équation des bilans thermique de la colonne entière s’écrit
comme suit:
Q Rb + Q Ch + Q F = Q C + Q R + Q D [II.41]

Avec : 𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹 = 𝑮𝑮𝒓𝒓 ∗ (𝑯𝑯𝑹𝑹 − 𝒉𝒉𝑹𝑹 ) [II.42]


𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 = (𝑫𝑫 + 𝑳𝑳𝑹𝑹 ) ∗ (𝑯𝑯𝑫𝑫 − 𝒉𝒉𝑫𝑫 )

D’où le débit de rebouillage est calculé par :


𝑮𝑮𝒓𝒓 = 𝑹𝑹 ∗ (𝒓𝒓𝒃𝒃 )𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐𝒐 [II.43]
Les différentes enthalpies sont calculées à partir de l’équation suivante :
𝑯𝑯 = 𝑪𝑪𝑪𝑪 ∗ 𝑻𝑻 [II.44]

22
Chapitre II Matériel et Méthodes

• L’enthalpie de la charge chaude

𝒉𝒉𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝑯𝑯𝟎𝟎,𝒄𝒄𝒄𝒄 ∗ 𝒆𝒆𝟎𝟎 + (𝟏𝟏 − 𝒆𝒆𝟎𝟎 ) ∗ 𝒉𝒉𝟎𝟎,𝒄𝒄𝒄𝒄 [II.45]

• L’enthalpie de la charge froide

𝑯𝑯𝑭𝑭 = 𝑯𝑯𝟎𝟎,𝑭𝑭 ∗ 𝒆𝒆𝟎𝟎 + (𝟏𝟏 − 𝒆𝒆𝟎𝟎 ) ∗ 𝒉𝒉𝟎𝟎,𝑭𝑭 [II.46]

II.1.10.1 Charge thermique de l’alimentation chaude

𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝒉𝒉𝒄𝒄𝒄𝒄 ∗ 𝑭𝑭𝒄𝒄𝒄𝒄 [II.47]

II.1.10.2 Charge thermique de l’alimentation froide


𝑸𝑸𝑭𝑭 = 𝑯𝑯𝑭𝑭 ∗ 𝑭𝑭𝑭𝑭 [II.48]

II.1.10.3 Charge thermique du distillat

𝑸𝑸𝑫𝑫 = 𝒉𝒉𝑫𝑫 ∗ 𝑫𝑫 [II.49]

II.1.10.4 Charge thermique du résidu

𝑸𝑸𝑹𝑹 = 𝒉𝒉𝑹𝑹 ∗ 𝑹𝑹 [II.50]

II.1.10.5 Charge thermique du condenseur

𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 = (𝑫𝑫 + 𝑳𝑳𝑹𝑹 ) ∗ (𝑯𝑯𝑫𝑫 − 𝒉𝒉𝑫𝑫 ) [II.51]

II.1.10.6 Charge thermique du rebouilleur

D’après le bilan thermique de la colonne, on peut déduire que :


𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹 = 𝑸𝑸𝑹𝑹 + 𝑸𝑸𝑫𝑫 + 𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 − 𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄 − 𝑸𝑸𝑭𝑭 [II.52]

ΙΙ.2 CALCUL DU REBOUILLEUR [3]


Afin de maintenir le contact liquide / vapeur dans la colonne on introduit un rebouilleur qui
sert a chauffé une partie de résidu et le réinjecté sous forme d’un reflux chaud, pour permettre
l’évaporation de l’éthane entrainé par le liquide.

23
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure II.2: Schéma simplifié d’un rebouilleur.

II.2.1 Calcul du débit de hot oïl


Le débit d’huile chaude sera calculé par l’équation de bilan suivante :

𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹 = 𝜼𝜼 𝑸𝑸𝒉𝒉 [II.53]

En fixant le rendement du rebouilleur, on peut trouver le débit comme suit :

𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹
𝑸𝑸𝒉𝒉 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
𝜼𝜼

Pour le débit massique d’huile on utilise la formule suivante :


𝑸𝑸𝒉𝒉
𝑮𝑮′𝒉𝒉 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
(𝑪𝑪𝑪𝑪′𝟏𝟏 ∗ 𝑻𝑻′𝟏𝟏 − 𝑪𝑪𝑪𝑪′𝟐𝟐 ∗ 𝑻𝑻′𝟐𝟐 )

II.2.2 Calcul de ∆TLM

La différence de température moyenne logarithmique est déterminée par la formule suivante :


∆𝑻𝑻𝟏𝟏 − ∆𝑻𝑻𝟐𝟐
∆𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
∆𝑻𝑻
𝒍𝒍𝒍𝒍⁡∆𝑻𝑻𝟏𝟏
𝟐𝟐

II.2.3 Calcul du coefficient global de transfert de chaleur K


Le coefficient global de transfert de chaleur se calcule de la manière suivante :
𝟏𝟏
𝑲𝑲 = 𝝈𝝈𝒑𝒑 [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
𝟏𝟏 𝟏𝟏
�𝜶𝜶 � + �𝜶𝜶 � + � 𝝀𝝀 �
𝟏𝟏 𝟐𝟐 𝒑𝒑

Les coefficients 𝛂𝛂 1 et 𝛂𝛂 2 sont les coefficients de transfert de chaleur côté tube et côté calandre
respectivement, afin de les calculer on procède comme suit :

24
Chapitre II Matériel et Méthodes

II.2.3.1 Section de passage


La section de passage côté tube est donnée par la formule suivante :


𝑵𝑵 ∗ 𝝅𝝅 ∗ 𝒅𝒅𝟐𝟐𝒊𝒊
𝑺𝑺 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
𝟒𝟒𝟒𝟒
Celle du côté calandre se calcule comme suit :

𝑫𝑫𝒄𝒄 �𝑷𝑷𝒃𝒃 − 𝒅𝒅𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 � ∗ 𝑩𝑩


𝑺𝑺𝒄𝒄 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟓𝟓𝟓𝟓]
𝑷𝑷𝒃𝒃

II.2.3.2 Vitesse massique


- Côté tube
𝑮𝑮′𝒉𝒉
𝑾𝑾′ = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝑺𝑺′
- Côté calandre
𝑮𝑮𝒉𝒉
𝑾𝑾 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝑺𝑺𝒄𝒄
II.2.3.3 Nombres adimensionnels des deux côtés d’échange

Les nombres adimensionnels (Reynolds, Prandtl, Nusselt) pour les deux côtés sont calculés par
les corrélations suivantes:

a) Nombre de Reynolds Re
Il est calculé par la formule suivante :
𝑾𝑾 ∗ 𝒅𝒅𝒊𝒊𝒊𝒊
𝑹𝑹𝑹𝑹 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝝁𝝁𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
b) Nombre de Prandtl Pr
Il est calculé par la formule qui suit :
𝑪𝑪𝑪𝑪𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 × 𝝁𝝁𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑷𝑷𝑷𝑷 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝝀𝝀𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
c) Nombre de Nusselt Nu
Il est calculé comme suit : 𝑵𝑵𝑵𝑵 = 𝟎𝟎. 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 (𝑹𝑹𝑹𝑹)𝟎𝟎.𝟖𝟖 (𝑷𝑷𝑷𝑷)𝒏𝒏 [II.64]

Ainsi on peut calculer les deux coefficients 𝛂𝛂 1 et 𝛂𝛂 2 par la formule suivante :

25
Chapitre II Matériel et Méthodes

- Côté tube
𝑵𝑵𝒖𝒖′ ∗ 𝛌𝛌𝐦𝐦′
𝜶𝜶𝟏𝟏 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝒅𝒅𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆

- Côté calandre
𝑵𝑵𝒖𝒖 ∗ 𝝀𝝀𝒎𝒎
𝜶𝜶𝟐𝟐 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝑫𝑫𝒆𝒆𝒆𝒆

II.2.4 Calcul de la surface d’échange

On détermine cette surface par le coefficient de transfert K calculé auparavant en utilisant


cette formule :
𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹(𝟏𝟏/𝟐𝟐)
𝑭𝑭 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
𝑲𝑲 ∗ ∆𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻
Afin de vérifier le résultat, on recalcule cette surface par les paramètres de construction de cet
échangeur avec cette équation:
𝑭𝑭 = 𝝅𝝅 ∗ 𝒅𝒅𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 ∗ 𝑳𝑳 ∗ 𝑵𝑵 [II.68]

ΙΙ.3 CALCUL DU BALLON DE REFLUX


Le rôle du ballon de reflux est de recevoir l’effluent du condenseur de tête, de réaliser la
séparation des phases qu’il collecte et de constituer une réserve de produits liquides pour
assurer un débit régulier de reflux et de soutirage. Les méthodes de calcul pour estimer les
dimensions de ces ballons seront basées sur l’évaluation d’un temps de séjour tel que la
séparation des phases soit suffisante pour réduire les entrainements à une valeur minimale
acceptable et que simultanément le temps de séjour correspond à une retenue liquide correcte.

Le contrôle du fonctionnement étant assuré par l’observation et le réglage du niveau de


liquide dans le ballon, il est donc logique de considérer un niveau normal de travail NN, situé
légèrement au-dessus de la section équatoriale, et les écarts maximaux admissibles compatibles
avec la longueur du niveau à glace, c’est-à-dire un niveau haut NH et un niveau bas NB,
comme le montre la figure ci-dessous. Le volume compris entre NN et NB représente la retenue
liquide qui est estimée de la façon suivante : [3]
- 2 à 3 min pour le reflux.
- 5 min pour le soutirage.
- Ou 8 à 10 min pour la totalité de la vapeur de tête condensée.

26
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure II.3: Schéma simplifié d’un ballon de reflux.[3]

Le rapport L/D de la longueur au diamètre est en fonction de la pression de service. On


adopte généralement les valeurs suivantes :

L
2 < <3 pour P < 7 𝑘𝑘𝑘𝑘/cm2
D
L kg
3 < <5 pour P>7
D cm2
L
Pour =3 on a: D = 0.75 V1/3 [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟔𝟔𝟔𝟔]
D

Enfin le calcul de la retenue liquide nécessite l’évaluation des aires de segments circulaires
(Figure II.3) définis par les niveaux. Un tableau donne directement ces aires en fonction de
l’angle au centre θ, de la hauteur h, de la corde C du segment et du rayon R [Annexe 5].

Figure II.4: Segments circulaire.[3]

Deux cas à distinguer dans le ballon, suivant que la condensation est totale ou partielle :

II.3.1 Condensation totale des vapeurs


L’alimentation du ballon est homogène, on trouve uniquement une phase liquide, dans ce
cas là le ballon joue le rôle d’un accumulateur. Il suffit donc de fixer le niveau haut NH. Le

27
Chapitre II Matériel et Méthodes

volume compris entre NB et NN représente alors le double de la retenue spécifique. Pour le


calcul des dimensions du ballon, on doit connaitre le débit du liquide arrivant au ballon et la
pression régnante dans le ballon et on suit les étapes suivantes:

− On détermine le débit volumique du distillat et reflux par les équations suivantes :

𝑫𝑫𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 ∗ 𝑴𝑴𝑫𝑫
𝑸𝑸𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝝆𝝆𝑳𝑳
𝑫𝑫𝑽𝑽 ∗ 𝑴𝑴
𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹𝑹𝑹 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝝆𝝆𝑳𝑳
− On détermine la retenue totale qui est la somme des deux retenues liquides qui sont
déterminées par les formules suivantes :
𝑸𝑸𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 ∗ 𝟓𝟓
𝑽𝑽𝟏𝟏 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝟔𝟔𝟔𝟔
𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹𝑹𝑹 ∗ 𝟑𝟑
𝑽𝑽𝟐𝟐 = [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝟔𝟔𝟔𝟔
− On détermine le volume V liq entre NB et NH, qui est deux fois la retenue totale.
− On pose l’hypothèse du rapport L/D en fonction de la pression.

− On calcule le diamètre D du ballon à partir du volume V liq .


− On suppose la valeur de h.

Selon la valeur de h/R on détermine à partir du tableau de l’annexe 5 la valeur de l’aire du


segment, de là on, détermine l’aire F entre NB et NH ;

𝑭𝑭 = 𝝅𝝅 ∙ 𝑹𝑹𝟐𝟐 − 𝟐𝟐 ∙ 𝑺𝑺 [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]


Où : S : l’aire d’un segment en [m2].

R : le rayon du ballon en [m].

La longueur du ballon L est calculé a partir de :


𝑽𝑽𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍
𝑳𝑳 = � [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝑭𝑭
3
Où : V liq est le volume total du ballon en [m ]

Enfin on calcul le rapport L/D et on le compare avec celui supposé.

II.3.2 Condensation partielle des vapeurs


Dans ce cas, on a un mélange de liquide et de gaz à séparer. Les spécifications de retenue
liquide restent valables, mais il faut y ajouter une condition supplémentaire concernant la

28
Chapitre II Matériel et Méthodes

section supérieure libre au-dessus du niveau haut. Cette section de passage doit être suffisante
pour que les gouttelettes liquides entrainées par la vapeur aient le temps de se déposer. La
vitesse limite du gaz dans cette section, appelée vitesse critique d’entraînement, est donnée par
la formule empirique suivante :

𝝆𝝆𝑳𝑳 − 𝝆𝝆𝑽𝑽
𝑼𝑼𝒄𝒄 = 𝟒𝟒, 𝟕𝟕 ∙ 𝑪𝑪� [𝐈𝐈𝐈𝐈. 𝟕𝟕𝟕𝟕]
𝝆𝝆𝑽𝑽

U C : vitesse critique d’entraînement en [cm/s] ;


𝐂𝐂 : un coefficient de correction, avec :
C = 1 pour un ballon vertical ;
1.5 < C < 1.7 pour un ballon horizontal.
𝜌𝜌L et 𝜌𝜌V : sont respectivement la masse volumique de la phase liquide et vapeur en [kg/m3].
Débit des vapeurs maximales, 𝐐𝐐 𝐯𝐯𝐚𝐚𝐩𝐩,𝐦𝐦𝐚𝐚𝐱𝐱 que supporte la section libre S est calculé comme suit :

𝑸𝑸 𝒗𝒗𝒗𝒗𝒗𝒗,𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = 𝑺𝑺 ∗ 𝑼𝑼𝑪𝑪 [II.77]

ΙΙ.4 DESCRIPTION DU SIMULATEUR HYSYS


Après avoir calculé les différents paramètres par la méthode analytique, nous passons à la
méthode numérique afin de comparer les résultats.
Le logiciel HYSYS est un logiciel de simulation des procédés de génie chimique développé
par Hyprotech (Canada). Il permet le traitement des problèmes simples, tels que les séparations
et les problèmes plus complexes tel que la distillation atmosphérique du pétrole brut et les
transformations chimiques.
Les différentes taches qu’un simulateur de procédé devrait effectuer sont :
• La résolution des bilans de matière et d’énergie.
• L’optimisation du procédé.
• Le dimensionnement des équipements
• L’évaluation économique du procédé.

Le logiciel HYSYS est un outil de dimensionnement utilisé par l’industrie du pétrole et du


gaz pour maximiser la profitabilité des nouveaux procédés et améliorer les opérations des
procédés existants.

29
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure II.5: Schéma du déethaniseur simulé par HYSYS.

30
Chapitre III

Résultats & Discussions


Chapitre III Résultats et discussions

Afin d’étudier la possibilité de la diminution de la pression dans le déethaniseur, notre


travail consiste à dimensionner la colonne et ses accessoires, pour cela nous allons utiliser
l’ensemble des formules et corrélations définies dans le chapitre précédent.

ΙΙΙ.1 CALCUL DU DEETHANISEUR T-101


Le déethaniseur T-101 compte trois alimentations, deux à l’état liquide provenant du ballon
V-109, du ballon de reflux V-122 et une à l’état gazeux provenant du ballon V-108.

Les propriétés des différentes charges d’alimentation du déethaniseur T-101 sont


représentées dans le tableau qui suit:
Tableau III.1: Propriétés des charges d’alimentations.

Charge 1(V-108) Charge 2(V-109) Charge 3 (V-122)


Pression (bar) 20 20 19,6
Température (°C) 8 -3,8 -31,3
Débit (kmol/h) 1167 1038 569,9
Débit (kg/h) 40450 33809 18170

III.1.1 Compositions molaires et massiques des différentes charges


Les compositions et les débits molaires et massiques des constituants sont représentés dans
les tableaux suivants:

III.1.1.1 Compositions de la charge chaude (Charge 1)


Les compositions de la première charge sont représentés dans le tableau suivant :

Tableau III.2: Débits et compositions molaires et massiques de la 1ére charge.

Constituants Mi X F1i M i X F1i X’ F1i F’ 1i F1i


N2 28,013 0,0013 0,036 0,0011 44,495 1,517
CO 2 44,01 0,0279 1,228 0,0354 1431,93 32,559
C1 16,043 0,4074 6,536 0,1886 7628,87 475,436
C2 30,07 0,1941 5,837 0,1684 6811,78 226,515
C3 44,097 0,1722 7,594 0,2191 8862,595 200,957
iC 4 58,124 0,0408 2,372 0,0684 2766,78 47,614
nC 4 58,124 0,0684 3,976 0,1147 4639,615 79,823
iC 5 72,151 0,0299 2,157 0,0622 2515,99 34,893
nC 5 72,151 0,0233 1,681 0,0485 1961,825 27,191
nC 6 86,178 0,0214 1,844 0,0532 2151,94 24,974
nC 7 100,206 0,0094 0,942 0,0272 1100,24 10,969
nC 8 114,233 0,0032 0,366 0,0106 428,77 3,734
nC 9 128,26 0,0006 0,077 0,0022 88,99 0,700
nC 10 142,287 0,0001 0,014 0,0004 16,18 0,117
Σ - 1 34,66 1 40450 1167
III.1.1.2 Compositions de la charge froide (Charge 2)

30
Chapitre III Résultats et discussions

Les compositions de la deuxième charge sont représentés dans le tableau suivant :


Tableau III.3: Débits et compositions molaires et massiques de la 2éme charge.

Constituants Mi X F2i M i X F2i X’ F2i F’ 2i F2i


N2 28,013 0,0005 0,0140 0,0004 13,524 0,519
CO 2 44,01 0,0385 1,694 0,0517 1747,925 39,963
C1 16,043 0,2793 4,481 0,1367 4621,690 289,913
C2 30,07 0,3468 10,428 0,3181 10754,643 359,978
C3 44,097 0,2506 11,051 0,3371 11397,014 260,123
iC 4 58,124 0,0317 1,843 0,0562 1900,066 32,905
nC 4 58,124 0,039 2,267 0,0691 2336,202 40,482
iC 5 72,151 0,0073 0,527 0,0161 544,325 7,577
nC 5 72,151 0,0046 0,332 0,0101 341,471 4,775
nC 6 86,178 0,0015 0,129 0,0039 131,855 1,557
nC 7 100,206 0,0002 0,020 0,0006 20,285 0,208
Σ - 1 32,786 1 33809 1038

III.1.1.3 Compositions de la charge froide (Charge 3)


Les compositions de la deuxième charge sont représentés dans le tableau suivant :
Tableau III.4: Débits et compositions molaires et massiques de la 3éme charge.

Constituants Mi X F3i M i X F3i X’ F3i F’ 3i F3i


N2 28,013 0,0001 0,003 0 0 0,057
CO 2 44,01 0,0305 1,342 0,042 763,14 17,382
C1 16,043 0,1152 1,848 0,058 1053,86 65,652
C2 30,07 0,6418 19,299 0,605 10992,85 365,762
C3 44,097 0,2111 9,309 0,292 5305,64 120,306
iC 4 58,124 0,001 0,058 0,002 36,34 0,570
nC 4 58,124 0,0003 0,017 0,0005 9,085 0,171
Σ - 1 31,876 1 18170 569,9

III.1.1.4 Débit de la charge globale

Le débit total d’alimentation du déethaniseur, est égale à :

F = F1 + F 2 + F3 = 1167 + 1038 + 569, 9

F = 2774, 9 kmol/h

III.1.1.5 Calcul de la masse moléculaire moyenne des différentes charges

31
Chapitre III Résultats et discussions

La masse moléculaire est calculée à partir de l’équation (II.3).

𝑴𝑴𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = � 𝑴𝑴𝒊𝒊 . 𝒙𝒙𝒊𝒊

- Masse moléculaire moyenne de la charge chaude F1 : M moy = 34,66 kg/kmol


- Masse moléculaire moyenne de la charge froide F2 : M moy = 32,786 kg/kmol
- Masse moléculaire moyenne de la charge froide F3 : M moy = 31,876 kg/kmol

III.1.2 Calcul des débits et des compositions du distillat et du résidu

En effectuant un bilan de matière global sur la colonne T-101 et partielle de chaque


constituant, d’après les équations (II.1) et (II.2), on trouve :

F = F1 + F 2 + F3 = D +R
X i,1 . F1 +X i,2 . F 2 + Y i,3 . F3 = Y i .D + X i .R

Sachant que la concentration admise en C 2 dans le résidu est de 1,5%


molaire, et la concentration du C 3 dans le distillat est de 8,05%.

On estime que les constituants N 2 , CO 2 , C 1 sont pratiquement absents dans


le résidu c'est-à-dire : X RN2 = X RCO2 = X RC1 =0.
Et que les iC 4 , nC 4 , iC 5 .... nC 10 sont absents de le distillat c’est à dire:
Y DiC 4 = Y DnC 4 = Y DiC 5 =....= Y DnC1 0 = 0.

X N2 . F1 +X N2 . F2 + Y N2 . F3 = Y DN2 .D (1)
X CO2 .F1 +X CO2 . F 2 +Y CO2 . F 3 = Y DCO2 .D (2)
X C1,1 .F1 +X C1,2 . F 2 + Y C1,3 . F 3 = Y DC1 .D (3)
X C2,1 .F1 +X C2,2 . F 2 + Y C2, 3 . F3 = Y DC2 .D + X RC2 .R (4)
X C3,1 .F1 +X C3,2 . F 2 + Y C3, 3 . F3 = Y DC3 .D + X RC3 .R (5)
" " " " " "
" " " " " "
X C10,1 .F1 +X C10,2 . F2 + Y C10,3 .F3 = X RC10 .R (14)
En sommant les équations de (1) à (4), nous trouvons :
1875,254 = D (Y N2 + Y CO2 + Y C1 + Y C2 ) + 0,015 R (I)
Avec : F = R+D => D=F–R (II)
Et Y N2 + Y CO2 + Y C1 + Y C2 + Y C3 =1 => Y N2 + Y CO2 + Y C1 + Y C2 = 0,9195

(III) En remplaçant (II) et (III) dans (I), on obtient :

D = 2027.23 kmol/h R = 747.77 kmol/h

Le débit du distillat vapeur est: D v = D – LR


Dv= 1457,33 kmol/h
32
Chapitre III Résultats et discussions

On remplace les débits dans les équations précédentes on trouve les fractions molaires du
distillat et résidu représentées dans le tableau qui suit :
Tableau III.5: Fractions et masses molaires du distillat et résidu.

Distillat Résidu
Constituants Mi
Y Di M i Y Di X Ri M i X Ri
N2 28,013 0,001 0,028 - -
CO 2 44,01 0,0443 1,95 - -
C1 16,043 0,41 6,577 - -
C2 30,07 0,4642 13,96 0,015 0,45
C3 44,097 0,0805 3,55 0,5592 24,66
iC 4 58,124 - - 0,1084 6,30
nC 4 58,124 - - 0,1612 9,369
iC 5 72,151 - - 0,0568 4,098
nC 5 72,151 - - 0,0427 3,081
nC 6 86,178 - - 0,0355 3,06
nC 7 100,206 - - 0,015 1,503
nC 8 114,233 - - 0,005 0,571
nC 9 128,26 - - 0,001 0,128
nC 10 142,287 - - 0,0002 0,028
Σ - 1 26,07 1 53,25

III.1.3 Détermination des paramètres opératoires aux différentes zones de la colonne

Données initiales
• Charge 1 : T a1 = 8°C ; P a1 = 20 bar.
• Charge 2 : T a2 = -3,8°C ; P a2 = 20 bar.
• Charge 3 : T a3 = -31,3°C ; P a2 = 19,6 bar.
• Pression dans le ballon de reflux : P b =19,6 bar.

III.1.3.1 Vérification de la pression


a) Au sommet de la colonne, nous aurons d’après l’équation (II.4) une pression de :
P s = P b + 0,2 = 19,6 + 0,2 = 19,8 bar.
b) Au fond de la colonne, nous aurons d’après l’équation (II.5) une pression de :
P f = Ps + 0,5 = 19,8 + 0,5 = 20,3 bar.

III.1.3.2 Vérification de la température

33
Chapitre III Résultats et discussions

a) Température au sommet de la colonne


Elle est déterminée par la méthode d’approximation successive en utilisant l’équation
Y
d’isotherme de la phase vapeur au point de rosée (II.6) ∑ YD,i = 1 → ∑ D,i�K = 1
i

Et pour la détermination des coefficients d’équilibre « K i », nous utilisons l’annexe 1, 2 et


l’équation (II.8).

Les résultats sont donnés dans le tableau ci-dessous :


Tableau III.6: Coefficients d’équilibres au sommet de la colonne T-101.

Sommet T-101 à T s = -15,5°C et Ps =19,8 bars


Constituants
Y D, i Ki YD, i/ K i
N2 0,001 16,8 5,95E-05
CO 2 0,0443 2,15 0,0206
C1 0,41 5,5 0,0745
C2 0,4642 0,84 0,553
C3 0,0805 0,23 0,35
Σ 1 - 0,999

b) Température au fond de la colonne


De la même manière on détermine la température au fond de la colonne mais en tenant
compte, de l’équation d’isotherme de la phase liquide au point de bulle (II.7) ∑ XR,i . K i = 1

Les résultats sont donnés dans le tableau qui suit:


Tableau III.7: Coefficients d’équilibres au fond de la colonne T-101.

Fond T-101 à T f =76°C et Pf =20,3 bar


Constituants
X R, i Ki K i X Ri
C2 0,015 3,2 0,048
C3 0,5592 1,35 0,75
iC 4 0,1084 0,72 0,078
nC 4 0,1612 0,58 0,093
iC 5 0,0568 0,29 0,016
nC 5 0,0427 0,24 0,0102
nC 6 0,0355 0,11 0,004
nC 7 0,015 0,048 0,0007
nC 8 0,005 0,022 0,0001
nC 9 0,001 0,011 0,00001
nC 10 0,002 0,0043 6,88E-07
Σ 1 - 1
III.1.4 Détermination des clés légères et lourdes et les volatilités relatives

34
Chapitre III Résultats et discussions

III.1.4.1 Détermination de la clé légère et la clé lourde


• Constituant - clé légère (LK) : C2H6
• Constituant - clé lourde (HK) : C3H8

III.1.4.2 Détermination des volatilités relatives


Les coefficients de volatilités relatives des constituants aux différentes zones de la colonne,
sont évalués par les équations (II.9) et (II.10).
𝐾𝐾𝑖𝑖
𝛼𝛼𝑖𝑖 =
𝐾𝐾𝑟𝑟
1
𝛼𝛼𝑖𝑖,𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = (𝛼𝛼𝑖𝑖,1 + 𝛼𝛼𝑖𝑖,2 + 𝛼𝛼𝑖𝑖,3 )
3

Les résultats sont illustrés dans les tableaux ci-dessous :

Tableau III.8: Volatilités relatives dans les zones d’alimentation de la colonne T-101.

Alimentation 1 Alimentation 2 Alimentation 3


Constituants
Ki α F1.i Ki α F2.i Ki α F3.i
αi, m
N2 23,32 59,795 18,79 62,62 15,3 109,285 77,238
CO 2 3,18 8,154 2,607 8,69 1,632 11,657 9,5
C1 7,52 19,282 6,149 20,496 4,56 32,571 24,117
C2 1,37 3,513 1,85 3,61 0,62 4,41 3,847
C3 0,39 1 0,3 1 0,14 1 1
iC 4 0,1585 0,405 0,12 0,4 0,05 0,357 0,387
nC 4 0,11 0,282 0,084 0,28 0,032 0,228 0,264
iC 5 0,043 0,11 0,032 0,106 0,011 0,078 0,098
nC 5 0,034 0,087 0,025 0,083 0,008 0,057 0,076
nC 6 0,01 0,0256 0,008 0,027 0,002 0,014 0,022
nC 7 0,0035 0,0089 0,0025 0,0083 0,0006 0,0043 0,0072
nC 8 0,001 0,0025 0 0 0 0 0,0008
nC 9 0,0004 0,001 0 0 0 0 0,0003
nC 10 0,0001 0,0002 0 0 0 0 8,5E-05
Σ - - - - - - 116,55

Les volatilités relatives dans la zone de rectification et d’épuisement sont calculées à partir
des équations (II.11) et (II.12) respectivement.

α D,i = 0.5 (α i + α i,m )

α R,i =0.5 (α i + α i,m )

Tableau III.9: Volatilités relatives dans les zones de rectification et d’épuisement.

35
Chapitre III Résultats et discussions

Rectification Epuisement
Constituants
Ki αi α D, i Ki αi α R, i

N2 16,8 73,0435 75,14 - - -


CO 2 2,15 9,348 9,524 - - -
C1 5,5 23,913 24,015 - - -
C2 0,84 6,652 3,75 3,2 2,37 3,108
C3 0,23 1 1 1,35 1 1
iC 4 - - - 0,72 0,53 0,46
nC 4 - - - 0,58 0,43 0,346
iC 5 - - - 0,29 0,215 0,156
nC 5 - - - 0,24 0,177 0,127
nC 6 - - - 0,11 0,0815 0,0518
nC 7 - - - 0,048 0,035 0,0214
nC 8 - - - 0,022 0,016 0,0086
nC 9 - - - 0,011 0,008 0,0042
nC 10 - - - 0,0043 0,0032 0,0016
Σ - - 113,33 - - 5,286

III.1.5 Taux de vaporisations et compositions des phases vapeurs et liquides


Le taux de vaporisation «e 0 » de l'alimentation à l'entrée de la colonne est déterminé par
itération successive de façon à vérifier l’équation (II.13).
Les résultats obtenus sont représentées dans les tableaux suivants:
Tableau III.10: Compositions molaires des phases vapeurs et liquides des alimentations.
Alimentation 1 Alimentation 2 Alimentation 3
Constituants
X 0i Y 0i X 0i Y 0i X 0i Y 0i
N2 8,62E-05 0,002 4,65E-05 0,00087 9,96E-05 0,006
CO 2 0,012 0,04 0,02 0,053 0,03 0,051
C1 0,079 0,6 0,073 0,45 0,115 0,51
C2 0,157 0,21 0,33 0,36 0,64 0,4
C3 0,28 0,11 0,406 0,122 0,211 0,035
iC 4 0,087 0,014 0,067 0,0074 0,001 5,00E-05
nC 4 0,156 0,017 0,078 0,0066 0,0003 9,8E-06
iC 5 0,076 0,0032 0,016 0,0005 - -
nC 5 0,06 0,002 0,0098 0,00025 - -
nC 6 0,056 0,0006 0,0032 2,55E-0,5 - -
nC 7 0,025 8,8E-05 0,0004 1,09E-06 - -
nC 8 0,0087 1,01E-05 - - - -
nC 9 0,0016 6,35E-07 - - - -
nC 10 0,0003 3,71E-08 - - - -
Σ 0,999 0,999 1 1 0,997 0,997

36
Chapitre III Résultats et discussions

Les taux de vaporisations trouvés sont :


• e 01 = 0,631
• e 02 = 0,5477
• e 03 = 0,003

III.1.6 Calcul du Taux de reflux

III.1.6.1 Calcul du Coefficient conventionnel


La valeur de 𝝋𝝋 dans l’équation varie généralement entre les volatilités relatives des

constituants clés : αF, C3 = 1 < 𝝋𝝋 < αF, C2 = 3,847


Par approximation successive et en utilisant l’équation (II.15) on trouve les résultats
présentés ci-dessous:

Tableau III.11: Valeurs des taux de vaporisation et des coefficients conventionnels des
différentes charges.

𝝋𝝋 1 =1,7864
R 𝝋𝝋 2 = 1,6126
R 𝝋𝝋 3 =1,2043
R

Constituants
e 01 e 02 e 03
N2 0,0013 0,0005 0,0004
CO 2 0,035 0,039 0,033
C1 0,441 0,302 0,117
C2 0,4 0,625 0,883
C3 -0,218 -0,4 -1,032
iC 4 -0,012 -0,01 -0,001
nC 4 -0,013 -0,008 -7,00E-05
iC 5 -0,0019 -0,0005 -
nC 5 -0,0011 -0,0002 -
nC 6 -0,0003 -2,5E-05 -
nC 7 -4,74E-05 -1,02E-06 -
nC 8 -5,39E-06 - -
nC 9 -3,30E-07 - -
nC 10 -1,90E-08 - -
Σ 0,6309 0,5477 0,0028

III.1.6.2 Calcul du taux de reflux minimal (r f ) min


L'application de la formule d’UNDERWOOD, permet de déterminer la valeur de (rf) min.
On prend 𝝋𝝋 moy = 1,534.
R

37
Chapitre III Résultats et discussions

Tableau III.12: Calcul du taux de reflux minimal.

Constituants Y Di αi, m (Y Di / α i, m - 𝝋𝝋 moy )


R

N2 0,001 77,238 1,32E-05


CO 2 0,0443 9,5 0,0055
C1 0,410 24,117 0,0181
C2 0,4642 3,847 0,201
C3 0,0805 1 -0,150
Σ 1 - 0,073

Le taux de reflux minimal est déterminé par l’équation (II.14) :


Y D ,i
(rf )min = φmoy ∑ α = 1,534 × 0,073
i,m − φ moy

(rf)min = 0,112

III.1.6.3 Calcul du taux de reflux optimal (r f ) opt


Le taux de reflux optimal est calculé selon la formule (II.17)
(rf )opt = 1,3 (rf )min + 0,3 = (1,3 . 0,112) + 0,3

(rf)opt = 0 ,44

III.1.7 Calcul du Taux de rebouillage

III.1.7.1 Calcul du taux de rebouillage minimal (r b ) opt


Le taux de rebouillage minimal est déterminé à partir de la formule (II.18), les résultats sont
portés dans le tableau suivant:
Tableau III.13: Calcul du taux de rebouillage minimal.

(𝛂𝛂𝐢𝐢,𝐦𝐦 × 𝐗𝐗𝐫𝐫𝐫𝐫 )
Constituants X Ri αi, m (𝛂𝛂𝐢𝐢,𝐦𝐦 − 𝛗𝛗𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦 )
C2 0,015 3,847 0,025
C3 0,5592 1 -1,047
iC 4 0,1084 0,387 -0,036
nC 4 0,1612 0,264 -0,033
iC 5 0,0568 0,098 -0,0038
nC 5 0,0427 0,076 -0,0022
nC 6 0,0355 0,022 -0,0005
nC 7 0,015 0,0072 -7,07E-05
nC 8 0,005 0,0008 -2,60E-06
nC 9 0,001 0,0003 -1,95E-07
nC 10 0,002 8,5E-05 -8,86E-09
Σ 1 - -1,1

38
Chapitre III Résultats et discussions

Le résultat de calcul est :


α i,m ∗X R ,i
∑ = −(rb )min = −1,1
α i,m − φ moy
(rb)min = 1,1

III.1.7.2 Calcul du taux de rebouillage optimal (r b ) opt


Pour le taux de rebouillage optimal, il est calculé d’après l’équation (II.19), on trouve que :

2027,23 2774,9
(rb )opt = � . 0,44 + (1 − 0,631) �−1
747,77 747,77

(rb)opt = 1,56

III.1.8 Calcul du nombre de plateaux dans la colonne T-101

III.1.8.1 Calcul du nombre de plateaux dans la zone de rectification

Pour effectuer ce calcul, on doit calculer d’abord le nombre de plateaux minimal en utilisant
l’équation (II.20), on trouve :
0,4646 . 0,5592
log � 0,0805 . 0,015 �
𝑁𝑁𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = 5 plateaux
3,847
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 � 1 �

Calculons le rapport suivant :


(r f )opt − (r f )min
= 0,23
(r f )opt + 1

D’après le diagramme de GILLILLAND [annexe 3] :


N th − N min
= 0,43
N th + 1

Nous trouvons alors que :


N th =10 plateaux

En prenant en considération l’efficacité des plateaux à clapets (ζ = 0,6) le nombre total de


plateaux dans la zone de rectification est calculé d’après la relation (II.22) il sera de :
Nth 10
NR,R = = = 16,66
ζ 0,6

NR, R =17 plateaux

39
Chapitre III Résultats et discussions

III.1.8.2 Calcul du nombre de plateaux dans la zone d’épuisement


Le nombre minimal de plateaux est calculé par l’équation (II.21) on trouve que :
0,5592 . 0,3434
log � �
0,015 . 0,2096
𝑁𝑁𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = 4 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
3,108
𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 � �
1
De la même manière on trouve que : N th = 8 plateaux
D’où :
NR, E =14 plateaux

III.1.8.3 Calcul du nombre total des plateaux dans la colonne


Le nombre total des plateaux dans la colonne est la somme des plateaux réels dans chaque
zone:
𝑁𝑁𝑅𝑅 = 𝑁𝑁𝑅𝑅,𝑅𝑅 + 𝑁𝑁𝑅𝑅,𝐸𝐸 = 17 + 14 NR =31 plateaux

 Le nombre de plateaux de la colonne T-101 est de 31 Plateaux y compris le


condenseur partiel et le rebouilleur.

III.1.9 Calcul du diamètre de la colonne T-101


L’estimation du diamètre dépend du débit volumique des vapeurs quittant la tête de la
colonne. Le diamètre est calculé par l’expression suivante:

4. 𝑞𝑞𝑣𝑣 22,4. Z. VM ( TS + 273)


𝐷𝐷𝑐𝑐 = � 𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴: qv =
𝜋𝜋. 𝑈𝑈 (273. Ps )

III.1.9.1 Calcul de débit volumique des vapeurs quittant le sommet


Le débit des vapeurs quittant la tête de la colonne T-101 est évalué selon le débit total du
liquide V m, déterminé par l’équation (II.27) comme suit:

VM = D + LR = 2027,23 + 569,9

V M = 2597,13 kmol/h

• Calcul du coefficient de compressibilité


Le facteur de compressibilité est déterminé en fonction des paramètres critiques, les
résultats son illustré dans le tableau ci-dessous:

40
Chapitre III Résultats et discussions

Tableau III.14: Calcul des paramètres critiques.

Constituants Pc (bar) T c (°K) Y Di Y D i .Pci Y Di .T ci


N2 33,94 126,2 0,001 0,034 0,126
CO 2 73,82 304,19 0,0443 3,27 13,476
C1 44,06 191,1 0,41 18,064 78,351
C2 48,2 305,5 0,4642 22,37 141,813
C3 42 370 0,0805 3,38 29,785
Σ - - 1 47,118 263,55

La température et la pression critique moyenne sont calculées par les équations (II.28), (II.29)

𝑇𝑇𝑇𝑇𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = � 𝑇𝑇𝑐𝑐𝑐𝑐 . 𝑌𝑌𝐷𝐷,𝑖𝑖 , 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = � 𝑃𝑃𝑐𝑐𝑐𝑐 . 𝑌𝑌𝐷𝐷,𝑖𝑖


D’où :
Tc moy = 263,55 K et Pc moy = 47,118 bar

Calculons alors les paramètres réduits d’après les formules suivantes :


Ts Ps
Tr = , Pr =
Tc moy Pc moy

−15,5+273 19,8
D’où : Tr = =1 , Pr = = 0,42
263,55 47,118

D'après le diagramme des constantes thermodynamiques [annexe 4], nous trouvons : Z = 0,82

Le débit volumique calculé par l’équation (II.26) est de:

22,4 .0,82 .2597,13.( −15,5+273)


qv = (273.19,8)
= 2272,50m3 /h

𝐪𝐪𝐯𝐯 = 𝟎𝟎, 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝐦𝐦𝟑𝟑 /𝐬𝐬

III.1.9.2 Calcul de la vitesse admissible des vapeurs

Elle est calculée par l’équation (II.32) :


𝜌𝜌𝐿𝐿 −𝜌𝜌𝑉𝑉
−5
𝑈𝑈 = 8,47. 10 . 𝐶𝐶. �
𝜌𝜌𝑉𝑉
Où C = 350.

III.1.9.3 Calcul de la masse volumique des vapeurs ρv


A partir de l’équation (II.33), on trouve :
2597,13.26,07
ρv = = 𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟖𝟖 𝐤𝐤𝐤𝐤/𝐦𝐦𝟑𝟑
2269,72

41
Chapitre III Résultats et discussions

III.1.9.4 Calcul de la masse volumique du liquide ρL

Le calcul de la masse volumique du liquide est effectué par l’équation (II.33).

ρL = ρ-15,5= ρ 4 20 - α(-15,5-20)
Nous aurons :
ρL = 409,925 kg/m3

D’où la vitesse admissible des vapeurs est de :


409,925 − 29,8
U = 8,47 10−5 . 350. �
29,8

𝐔𝐔 = 𝟎𝟎, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝐦𝐦/𝐬𝐬


Par conséquence le diamètre est estimé à:

4 .0,63
𝐷𝐷𝑐𝑐 = � Dc = 2,8 m
𝜋𝜋.0,106

 Le diamètre de la colonne T-101 est de 2,8 m.

III.1.10 Calcul de la hauteur de la colonne T-101

La hauteur de la colonne est la somme des différents espacements des principales parties,
avec : 𝐻𝐻𝑇𝑇 = h1 + h2 + h3 + h4 + h5 + h6
Données initiales : h5 =5,2 m
h6 = 4,65 m

II.1.10.1 Détermination de la hauteur de l’espace libre situé en tête de la colonne


2,8
De l’équation (II.37) on trouve : h1 = 1,1 + 𝐡𝐡𝟏𝟏 = 𝟏𝟏, 𝟖𝟖 𝐦𝐦
4

II.1.10.2 Détermination de la hauteur de la zone de rectification


A partir de la formule (II.38), on trouve : h2 = 0,5( 17 − 1) 𝐡𝐡𝟐𝟐 = 𝟖𝟖𝟖𝟖

II.1.10.3 Détermination de la hauteur de la zone d’alimentation


En appliquant la relation (II.39), on trouve : h3 = 3 × 0,5 𝐡𝐡𝟑𝟑 = 𝟏𝟏, 𝟓𝟓𝟓𝟓

II.1.10.4 Détermination de la hauteur de la zone d’épuisement


De l’équation (II.40) on trouve : h4 = 0,5( 14 − 1) 𝐡𝐡𝟒𝟒 = 𝟔𝟔, 𝟓𝟓𝟓𝟓
La hauteur totale de la colonne est de:
𝐻𝐻𝑇𝑇 = 1,8 + 8 + 1,5 + 6,5 + 5,2 + 4,65
HT = 27,65 m
 La hauteur de la colonne T-101 est de 27, 65 m.

42
Chapitre III Résultats et discussions

III.1.11 Bilan thermique de la colonne T-101


En effectuant un bilan thermique sur la colonne T-101, nous aurons:
Q Rb + Q Ch + Q F = Q C + Q R + Q D

Avec :
Q ch = hch . F1
hch = H0,ch . e0 + (1 − e0 ). h0,ch
Q F = HF . F2
HF = H0,F . e0 + (1 − e0 ). h0,F
Q D = hD . D
Q R = hR . R
Q con = (D + LR ). (HD − hD )
Q Rb = Gr . (HR − hR )

III.1.11.1 Compositions et masses molaires des phases liquides et vapeurs

Tableau III.15: Calcul des masses molaires des phases liquides et vapeurs des alimentations
du déethaniseur T-101.

Alimentation 1 Alimentation 2 Reflux


Phase liquide Phase vapeur Phase liquide Phase vapeur Phase liquide
X 0i Y 0i X 0i Y 0i X 0i
X 0i Y 0i X 0i Y 0i X 0i
Mi Mi Mi Mi Mi
N2 8E-05 0,002 0,002 0,056 5E-05 0,001 1E-03 0,028 9E-05 0,002
CO 2 0,012 0,528 0,037 1,643 0,020 0,88 0,053 2,33 0,03 1,32
C1 0,079 1,267 0,59 9,611 0,073 1,171 0,45 7,22 0,115 1,8
C2 0,157 4,721 0,215 6,483 0,33 9,923 0,36 10,83 0,642 19,3
C3 0,281 12,39 0,108 4,802 0,41 18,08 0,122 5,38 0,211 9,3
iC 4 0,087 5,056 0,0137 0,802 0,06 3,49 0,007 0,407 0,001 0,058
nC 4 0,156 9,07 0,017 1,01 0,078 4,533 0,007 0,407 3E-04 0,017
iC 5 0,076 5,48 0,003 0,231 0,016 1,154 4E-04 0,029 - -
nC 5 0,059 4,257 0,002 0,144 0,01 0,722 2E-04 0,014 - -
nC 6 0,057 4,91 0,0006 0,053 0,003 0,258 3E-05 0,003 - -
nC 7 0,025 2,505 9E-05 0,009 0,0004 0,04 1E-06 1E-04 - -
nC 8 0,008 0,914 1E-05 0,001 - - - - - -
nC 9 0,002 0,257 6E-07 8E-05 - - - - - -
nC 10 0,0003 0,044 4E-08 5E-06 - - - - - -
Σ 0,999 51,42 0,998 24,85 1 40,252 1 26,65 0,999 31,80

Avec : M D = 26,07 kg/kmol et M R = 53,25 kg/kmol

43
Chapitre III Résultats et discussions

III.1.11.2 Calcul des enthalpies


Les différentes enthalpies sont calculées à partir de l’équation (II.44)
L’utilisation du logiciel Hysys nous permet la détermination des pouvoirs calorifiques, les
calculs se résument dans le tableau suivant :
Tableau III.16: Enthalpies des différents débits.

Cp M moy Enthalpie
T (°C)
(kj/kg°C) (kg/kmol) (kcal/kmol)
Phase liquide h D -31,3 2,939 31,8 -698,646
Distillat
Phase vapeur H D -15,5 2,906 26,07 -280,51
Charge Phase liquide h 0,Ch 2,463 51,42 241,98
8
chaude Phase vapeur H 0,Ch 2,047 24,85 97,188
Charge Phase liquide h 0,F 2,727 40,25 -99,619
-3,8
froide Phase vapeur H 0,F 2,015 26,65 -48,743
Résidu Phase liquide h R 76 3,293 53,25 3182,752

III.1.11.3 Calcul des enthalpies diphasiques des différentes charges


Les enthalpies totales de la charge chaude et froide sont calculées par les équations (II.45),
(II.46) :
ℎ𝑐𝑐ℎ = [(97,188 . 0,6308) + (1 − 0,6308)241,98]

𝒉𝒉𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌

𝐻𝐻𝐹𝐹 = [(−48,752 . 0,5477) + (1 − 0,5477)(−99,619)]

𝑯𝑯𝑭𝑭 = −𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌

III.1.11.4 Cacul des charges thermiques


Les charges thermiques se calculent d’aprés les relations (II.47), (II.48), (II.49), (II.50) et
(II.51) respectivement, nous trouvons alors:
a) Détermination de la charge thermique de la charge chaude
Q ch = 143,616 . 1167

𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝟏𝟏, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟓𝟓 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

b) Détermination de la charge thermique de la charge froide


Q F = −71,754 . 1038
𝑸𝑸𝑭𝑭 = −𝟕𝟕, 𝟒𝟒𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟒𝟒 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

44
Chapitre III Résultats et discussions

c) Détermination de la charge thermique du distillat


Q D = −699,305 . 1457,15
𝑸𝑸𝑫𝑫 = −𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

d) Détermination de la charge thermique du résidu


Q R = 3182,155 . 747,77
𝑸𝑸𝑹𝑹 = 𝟐𝟐, 𝟑𝟑𝟑𝟑. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

e) Détermination de la charge thermique du condenseur


Q con = (2027,23 + 569,9)(−280,51 + 699,305)
𝑸𝑸𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄𝒄 = 𝟏𝟏, 𝟗𝟗𝟗𝟗. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

f) Détermination de la charge thermique du rebouilleur

D’après le bilan thermique de la colonne entière, nous aurons :


Q Rb = Q R + Q D + Q con − Q ch − Q F

𝑸𝑸𝑹𝑹𝑹𝑹 = 𝟑𝟑, 𝟐𝟐𝟐𝟐. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

À partir du bilan thermique élaboré au niveau du rebouilleur nous tirons la valeur de


l’enthalpie de la vapeur H R provenant du rebouilleur.
Calculons d’abord le débit de rebouillage à partir de l’équation (II.43)
Gr = 747,77. 1,56 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉

Et de l’équation (II.42), on tire la valeur de H R , on trouve :


H R = 5968.81 kcal/kmol
Le tableau suivant résume les différentes charges thermiques calculées.
Tableau III.17: Bilan global des charges thermiques.

Entrée (kcal/h) Sortie (kcal/h)


Q Ch 1,676 × 105 QD -1,02 × 106
QF -7,45 × 104 Qc 1,98 × 106
Q Rb 3,25 × 106 QR 2,38 × 106
Σ 3,34 ×106 Σ 3,34 ×106

45
Chapitre III Résultats et discussions

ΙΙΙ.2 CALCUL DU REBOUILLEUR E-107


Le rebouilleur E-107 à pour but de maintenir la température le long de la colonne par la
circulation d’une huile chaude (DOWTHERM Q).Ce rebouilleur chauffe le résidu de 69 à
76°C, dont les caractéristiques sont présentées dans le tableau suivant :

Tableau III.18: Caractéristiques du rebouilleur.

Caractéristiques du rebouilleur E-107


Diamètre intérieur des tubes (m) d int =0,01905
Diamètre extérieur des tubes (m) d ext =0,02116
Epaisseur des parois des tubes б p =0,00211
Pas de tube P b =0,0254
Nombre de passe n =2
Nombre de tube N=444
Longueur des tubes (m) L= 4,88
Diamètre intérieur de la calandre (m) D c =1,53
Espace entre les chicanes (m) B=1,22
Conductivité thermique de la paroi (kcal/m,h°C) λ p =39

• Propriété du résidu

Tableau III.19: Caractéristiques du fluide circulant côté calandre.

Entrée Sortie
Température T (°C) T 1 =69 T 2 =76
Densité ρ (kg/m3) ρ 1 =445 ρ 2 =452
Viscosité μ (cP) μ 1 =0,066 μ 2 =0,067
Chaleur spécifique Cp (kcal/kg°C) Cp 1 =0,848 Cp 2 =0,829
Conductivité thermique λ (kcal/h.m.C) λ 1 =0,072 λ 2 =0,072

• Propriété du hot oïl

Tableau III.20: Caractéristiques du fluide circulant côté tube.

Entrée Sortie
Température T (°C) T’ 1 =225 T’ 2 =140
Densité ρ (kg/m3) ρ’ 1 =817 ρ' 2 =867
Viscosité μ (cP) μ' 1 =0,28 μ’ 2 =0,45
Chaleur spécifique Cp (kcal/kg°C) Cp’ 1 =0,532 Cp’ 2 =0,492
Conductivité thermique λ (kcal/h.m.C) λ' 1 =0,08 λ' 2 =0,09

46
Chapitre III Résultats et discussions

III.2.1 calcul du débit de hot oïl


D’après le bilan thermique Q Rb = η Q h
La quantité de chaleur cédée par l’huile est de :
3,25. 106
Qh =
0,95
𝑸𝑸𝒉𝒉 = 𝟑𝟑, 𝟒𝟒𝟒𝟒. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉
Avec : η = 0,95
Le débit massique d’huile est calculé par la relation (II.55).
3,42 . 106
G′h =
(0,532 . 225 − 0,492 . 140)
𝑮𝑮′𝒉𝒉 = 𝟔𝟔, 𝟕𝟕𝟕𝟕 . 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟒𝟒 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉
III.2.2 Calcul de ∆TLM

La température logarithmique moyenne est déterminée


d’après l’équation (II.56):

ΔT1 = 225 − 76 = 149°𝐶𝐶

ΔT2 = 140 − 69 = 71°𝐶𝐶

149 − 71
∆TLM =
149
𝑙𝑙𝑙𝑙
71

𝚫𝚫𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻𝑻 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐°𝑪𝑪

III.2.3 Calcul du coefficient global de transfert de chaleur K


Afin de calculer le coefficient K on doit en premier lieu calculer les coefficients d’échanges
locaux α 1 et α 2 .
III.2.3.1 Calcul des coefficients locaux de transfert de chaleur

a) Fluide côté tube α 1


a.1) Section de passage
D’après la relation (II.58), on obtient :


444 . 3,14 . 0,019052
𝑆𝑆 = = 𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝒎𝒎𝟐𝟐
4.2

a.2) Vitesse massique


Elle est calculée par la formule (II.60) :

47
Chapitre III Résultats et discussions

6,73. 104
𝑊𝑊 ′ = = 𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎. 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟔𝟔 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉. 𝒎𝒎𝟐𝟐
0,063
a.3) Nombre de Reynolds
De la formule (II.62) on trouve:
1,068 . 106 . 0,01905
Re′ = = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒
1,314
μ′1 + μ′2 0,28 + 0,45
𝜇𝜇′𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = = 0,365 𝑐𝑐𝑐𝑐 = 1,314 𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ. 𝑚𝑚
2 2

a.4) Critère de Prandtl


De la formule (II.63), on trouve :
′ 0,6 . 1,134
Pr = = 𝟗𝟗, 𝟐𝟐𝟐𝟐
0,085
(Cp′1 T′1 − Cp′2 T′2 ) (0,532 . 225 − 0,492 . 140)
Cp′moy = = = 0,6 kcal/Kg. °C
T′1 − T′2 (225 − 140)
λ′1 + λ′2 0,08 + 0,09
λ′𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = = 0,085 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘/𝑚𝑚. ℎ℃
2 2

a.5) Critère de Nusselt


Le critère de Nusselt est déterminé d’après la relation (II.64), où :
n= 0,3; on a un refroidissement du hot Oil.
D’où: Nu = 0,0243 (15480)0,8 (9,27)0,3 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟓𝟓𝟓𝟓

 Calcul de α 1
Le coefficient de transfert de chaleur coté tube est déterminé d’après l’équation (II.65), nous
trouvons :

α 1 = 428,013 kcal/hm2°C
b) Fluide côté calandre α 2
b.1) Section de passage
De la formule (II.59), on a :
1,53. (0,0254 − 0,02116). 1,22
𝑆𝑆𝑐𝑐 = = 𝟎𝟎, 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝒎𝒎𝟐𝟐
0,0254
b.2) Vitesse massique
De l’équation (II.61), on obtient :
33650
𝑊𝑊 = = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟕𝟕𝟕𝟕 . 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟒𝟒 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉, 𝒎𝒎𝟐𝟐
0,312

48
Chapitre III Résultats et discussions

b.3) Diamètre équivalent


4. Pb2 4. (0,0254)2
Deq = = = 𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝒎𝒎
π. dext 3,14 . 0,02116
b.4) Nombre de Reynolds
W . Deq 107800 . 0,038
Re = = = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟑𝟑𝟑𝟑
μmoy 0,2394
μ1 + μ2 0,066 + 0,067
𝜇𝜇𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = = 0,0665 𝑐𝑐𝑐𝑐 = 0,2394 𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ, 𝑚𝑚
2 2

b.5) Critère de Prandtl


Cpmoy . μmoy 0,64 . 0,2394
Pr = = = 𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
λmoy 0,072
(Cp1 T1 − Cp2 T2 ) (0,848 . 69 − 0,829 . 76) kcal
Cpmoy = = = 0,64 . °C
T1 − T2 (69 − 76) kg
λ1 + λ2 0,072 + 0,072 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘
λ𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = = = 0,072 . 𝑚𝑚℃
2 2 ℎ

b.6) Critère de Nusselt


Le critère de Nusselt est déterminé d’après la relation (II.64), où :
n = 0,4; on a un réchauffement du residu
D’où : Nu = 0,0243 (17489,36)0,8 (2,135)0,4 = 𝟖𝟖𝟖𝟖, 𝟓𝟓𝟓𝟓

 Calcul de α 2

Le coefficient de transfert de chaleur coté calandre est déterminé d’après l’équation (II.65),
nous trouvons :
α 2 = 151,23 kcal/hm2°C

III.2.3.2 Détermination du coefficient global de transfert de chaleur


Le coefficient global de transfert de chaleur est déterminé par la formule (II.67), on trouve :
1
K=
1 1 0.0011
�428.013� + �151.23� + � 39 �

Le coefficient global de transfert de chaleur est de :

𝑲𝑲 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒉𝒉. 𝒎𝒎𝟐𝟐 . °𝑪𝑪


49
Chapitre III Résultats et discussions

III.2.4 Calcul de la surface d’échange


Après avoir calculé le coefficient de transfert global K, on détermine la surface d’échange
utilisant la formule (II.67).
1,625∗10 6
𝐹𝐹 = 𝑭𝑭 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒎𝒎𝟐𝟐
111,064 .105,225

Afin de vérifier ce résultat, on recalcule cette surface par les paramètres de construction de cet
échangeur avec l’équation (II.68).
La surface d’échange réelle est de :
𝐹𝐹 = 3,14 . 21,16. 10−3 . 4,88 . 444
𝑭𝑭 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒎𝒎𝟐𝟐
Conclusion
D’après les calculs effectués avec les nouveaux paramètres de fonctionnement de la colonne
T-101 le rebouilleur E-107 répond aux exigences de l’échange thermique car sa surface réelle
d’échange est supérieure à la surface d’échange calculée.

ΙΙΙ.3 CALCUL DU BALLON DE REFLUX V-122


Pour le cas d’une condensation partielle des vapeurs, nous utilisons la méthode ci après [6].
Hypothèse
- Puisque le débit du liquide alimentant le ballon est important alors nous opterons pour
un ballon horizontal.

- A l’intérieur du ballon on travaille à une pression de 19,6 bars < 7 kg/cm2, donc nous
supposons L/D = 3.

Donnée de départ
Tableau III.21: Caractéristiques du distillat dans le ballon de reflux.

Pression du ballon Pb = 19,6 bar


Débit du distillat D = 1457,33 kmol/h
Débit de reflux LR = 569,9 kmol/h
Phase liquide Masse molaire du distillat M D = 26,07 kg/kmol
Masse molaire de reflux M = 31,8 kg/kmol
Masse volumique ρL = 409,925 kg/m3
Phase vapeur Masse volumique ρV = 29,794 kg/m3

50
Chapitre III Résultats et discussions

ΙΙΙ.3.1 Calcul du débit volumique de la phase liquide entrant dans le ballon V-122
Le débit volumique du distillat liquide est déterminé suivant les équations (II.70) et (II.71).
D’où : Q liq = 92,68 m3/h et QReflux = 44,21 m3/h

ΙΙΙ.3.2 Calcul de la retenue totale du liquide


La retenue totale du liquide est calculée à partir des équations (II.72) et (II.73) :
92,68 . 5
𝑉𝑉1 = = 7,7m3
60
44,21 . 3
𝑉𝑉2 = = 2,2m3
60
D’où le volume entre le point haut et bas est déterminé par:
Vliq = 2 (2,2 + 7,7)
𝑽𝑽𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍𝒍 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟖𝟖 𝒎𝒎𝟑𝟑
ΙΙΙ.3.3 Calcul du diamètre du ballon V-122
L’hypothèse L = 3 (D b ) donne une approximation sur le diamètre du ballon exprimé
suivant la relation (II.69).
D’où :
Db = 0,75 (19,8)1/3

𝑫𝑫𝒃𝒃 = 𝟐𝟐, 𝟎𝟎𝟎𝟎 𝒎𝒎

ΙΙΙ.3.4 Calcul de la longueur du ballon V-122

Nous adoptons D b = 2,08 m; soit R = 1,015 m et prenons h = 10 cm pour les hauteurs des
segments circulaires supérieurs et inférieurs, donc le rapport (h/R) est égale à :
h/R = 0,0985
Le tableau d’évaluation [Annexe 5] donne pour la valeur trouvée de h/R : S = 0,056486 R2

D’où l’aire de deux segments est égale à :


2S= 0,1164 m2

Donc l’air entre les deux segments circulaires supérieur et inférieur est déterminé à partir de la
relation (II.74) :
𝐹𝐹 = 3,14 (1,015)2 − 0,1164
𝑭𝑭 = 𝟑𝟑, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒎𝒎𝟐𝟐
Nous déduisons la longueur du ballon L suivant l’équation (II.75) :
19,8
𝐿𝐿 =
3,12

51
Chapitre III Résultats et discussions

𝑳𝑳 = 𝟔𝟔, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝒎𝒎
• Rapport L/D

L/D = 3,128, l’hypothèse est vérifiée.

ΙΙΙ.3.5 Vitesse critique d’entrainement du liquide dans les vapeurs


De la relation (II.76), on a :

409,925 − 29,794
𝑈𝑈𝑐𝑐 = 4,7 . 1,6�
29,794

𝑼𝑼𝒄𝒄 = 𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝒄𝒄𝒄𝒄/𝒔𝒔

ΙΙΙ.3.6 Débit des vapeurs maximales que supporte la section libre


De la formule (II.77) :
𝑄𝑄𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 ,𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = 0,058 . 26,86 . 0,01 . 3600
𝑸𝑸𝒗𝒗𝒗𝒗𝒗𝒗,𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎 = 𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟎𝟎𝟎𝟎 𝒎𝒎𝟑𝟑 /𝒉𝒉

ΙΙΙ.4 SIMULATION DU PROCEDE


Nous allons dimensionner le déethaniseur et ses équipements de manière virtuelle en
examinant l’influence de la pression et son impact sur les paramètres de marche des différents
organes.
Nous avons utilises le simulateur HYSYS 7.2 comme simulateur et calculateur qui permet
d’avoir des résultats plus précis.

III.4.1 Méthodologie suivie pour réaliser la simulation

Pour étudier l’effet de la pression sur les paramètres de fonctionnement du déethaniseur et


ses accessoires, nous les avons simulés en utilisant les données actuelles puis comparer les
résultats obtenus par simulation à ceux données par le calcul

III.4.2 Etapes de la simulation


III.4.2.1 Choix des composés chimiques

En premier lieu on doit définir les composés chimiques entrant dans le déethaniseur

52
Chapitre III Résultats et discussions

Figure III. 1: Composants sélectionnés dans le simulateur.

Figure III. 2: Compositions molaires des charges.

III.4.2.2 Choix du modèle thermodynamique


Lorsqu’il s’agit d’applications industrielles liées au raffinage du pétrole, au traitement de
gaz et de pétrochimie, les équations d’état de Peng Robinson (PR) et de Soave-Redlich-
Kwong (SRK) sont généralement les deux modèles les plus recommandés. Elles permettent
de résoudre rigoureusement tous les systèmes constitués d’une seule phase, les systèmes
diphasiques ou même tri phasiques, avec un haut degré d’efficacité et de précision.
Nous avons opté pour le modèle thermodynamique basé sur l’équation de Soave-Redlich-
Kwong dans notre simulation.

53
Chapitre III Résultats et discussions

Figure III.3: Choix du modèle thermodynamique.


III.4.2.3 Etablissement du schéma du procédé (PFD)
Pour réaliser notre simulation, nous avons collecté le maximum des données concernant les
principaux équipements, le déethaniseur T-101, le rebouilleur E-107, le ballon de reflux V-
122 ainsi le condenseur E-113.
Toutefois, comme le déethaniseur T-101 est l’équipement principal, nous avons présenté
certaines de ces caractéristiques dans le tableau suivant :
Tableau III.22: Compositions molaires et paramètres opératoires simulées de chaque
constituant pour les alimentations ainsi pour le distillat et le résidu.

Les constituants Charge 1 Charge 2 Distillat Résidu


N2 0,0013 0,0005 0,0010 -
CO 2 0,0279 0,0385 0,0443 -
C1 0,4074 0,2793 0,4098 -
C2 0,1941 0,3468 0,4640 0,0150
C3 0,1722 0,2506 0,0805 0,5599
iC 4 0,0408 0,0317 0,0003 0,1076
nC 4 0,0684 0,0390 0,0001 0,1611
iC 5 0,0299 0,0073 - 0,0569
nC 5 0,0233 0,0046 - 0,0428
nC 6 0,0214 0,0015 - 0,0355
nC 7 0,0094 0,0002 - 0,0150
nC 8 0,0032 - - 0,0051
nC 9 0,0006 - - 0,0010
nC 10 0,0001 - - 0,0002
Pression (bar) 20 20 19,90 20,20
Température (°C) 8 -3,8 -15,77 78.74
Débit (kmol/h) 1167 1038 2028 746,9

54
Chapitre III Résultats et discussions

La figure III.4 ci-dessous est une reproduction du schéma restitué par HYSYS 7,2.

Figure III. 4 : Schéma du procèdes PFD.

III.5 COMPARAISON ET DISCUSSION DES RESULTATS


Après avoir diminué la pression dans la colonne et redimensionné les différents
équipements associés au déethaniseur, nous allons comparer nos résultats avec le cas actuel
pour pouvoir conclure du fait que la colonne et ses accessoires sont aptes à acceptés la
nouvelle pression qui est de 20 bar.

III.5.1 Résultats du déethaniseur T-101

Tableau III.23: Comparaison des paramètres opératoires actuels, calculés et simulés de la


colonne T-101.

Design Actuel Calculé Simulé


Pression de la colonne (bar) 21 21 20 20
Température d’alimentation 1 (°C) 20,6 8 8 8
Température d’alimentation 2 (°C) -8,5 -3,8 -3,8 -3,8
Température d’alimentation 3 (°C) -28 -28,4 -31,3 -31,3
Température de tête de colonne(°C) -14 -14,2 -15,5 -15,77
Température de fond de colonne(°C) 86,7 90 76 78,74
Débit d’alimentation (kmol/h) 3752 2775 2775 2775
Diamètre de la colonne (m) 2,8 2,8 2,8 2,8
Hauteur de la colonne (m) 28 28 27,65 28
Nombre de plateaux 31 31 31 31

55
Chapitre III Résultats et discussions

III.5.2 Résultats du rebouilleur E-107


Tableau III.24:Comparaison des paramètres opératoires actuels, calculés et simulés du E-107.

Actuelle Calculé Simulé


Température à la sortie (°C) 90 76 78,74
Surface d’échange (m2) 144 139 144

L’optimisation permet de réduire la température du fond de la colonne ce qui permet de


réduire l’énergie dans le rebouilleur.
Δφ (gagnée) = Q Rb(Actu) - Q Rb(Opt)
Sachant que: Q Rb(Actu) = 4 .106 kcal/h
Alors: Δφ (gagnée) = 4 .106 - 3,25 . 106
Δφ (gagnée) = 750 000 kcal/h

III.5.3 Résultats du ballon de reflux V-122


Tableau III.25: Comparaison des paramètres opératoires du design et calculé du V-122.

Design Calculé
Diamètre (m) 2 2,03
Longueur (m) 6,5 6,35

Il est tout à fait normal que la longueur du ballon de reflux soit inférieure au réel puisque le
débit du distillat est inférieur à celui du design du fait de la diminution de la charge
d’alimentation.
On peut déduire que les dimensions du ballon que nous avons calculé convergent avec ceux
établis pour le design donc le ballon de reflux accepte le fonctionnement à la nouvelle
pression (20 bar).
III.5.4 Résultats du condenseur E-113
Tableau III.26: Comparaison des paramètres opératoires design et calculés du E-113.

Design Calculé
Capacité (kmol/h) 2818 2027,23
Température de service (°C) [- 48 ; 65] -15,5
Pression de service (bar) 22 19,6

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Chapitre III Résultats et discussions

III.5.5 Résultats de la pompe de reflux P-108


Tableau III.27: Comparaison des paramètres opératoires design et calculés de la P-108.

Design Calculé
Température de service (°C) -35 -31,3
Pression de service (bar) 21,6 19,6

Après avoir comparé les conditions de marche du design avec celle calculées, on peut
conclure que le condenseur E-113 et la pompe de reflux P-108 peuvent fonctionner avec les
nouveaux paramètres opératoires calculés.

Interprétation
Après avoir effectué une comparaison entre les différents paramètres opératoires et
dimensions des équipements, nous sommes arrivés à une conclusion qu’il est possible de
diminuer la pression de la colonne vu que tous les paramètres calculés sont inférieures à celles
du design.
Perspective
La diminution de la charge de l’usine a induit le disfonctionnement du turbo-expander EC-
101 et par conséquent la perturbation de la vanne régulatrice du débit PV-060 et l’instabilité
de l’écoulement entre le déethaniseur et cette vanne. Comme le montre la figure ci-dessous :

Débit

Figur e III.5 : Ecoulement actuel du liquide à travers la vanne.(2009)

57
Chapitre III Résultats et discussions

Notre optimisation avait pour but de diminuer la pression au niveau du déethaniseur de 21 à


20 bar. Les calculs effectués ont montrés qu’il est possible que notre colonne et ses
équipements peuvent fonctionner avec la nouvelle pression.
Dans la pratique l’abaissement de la pression au niveau du déethaniseur s’effectue à l’aide de
la vanne PV-060.
L’ouverture de la vanne permet non seulement a l’abaissement de la pression mais aussi de
fonctionner dans sa plage optimale et par conséquent la stabilité de l’écoulement. Comme le
montre la figure ci-dessous :

Débit

Figur e III.6 : Nouveau écoulement du liquide à travers la vanne.(2013)

De plus cette étude nous permet :

- Une diminution de la perte de charge.

- Un contrôle meilleur du déethaniseur.

- Un gain important d’énergie.

58
Conclusion Générale
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

Le stage pratique effectué au niveau des unités de traitement de gaz (OHANET) à In


Amenas, nous a permis d’approfondir les connaissances acquises durant notre cursus
universitaire.

Par ailleurs, ce stage nous a également permis la maitrise des différents équipements
industriels gazier existant tel que : les colonnes, les aérocondenseurs, les échangeurs, les
pompes, etc...

Notre objectif est de vérifier la possibilité de la réduction de la pression opératoire du


déethaniseur, et l’optimisation ses paramètres opératoires et les dimensions de la colonne et
ses équipements annexes.

Le dimensionnement à été fait par une méthode analytique itérative, les résultats
obtenus sont confortés à ceux obtenus par simulation avec le logiciel Hysys.

Les résultats obtenus des calculs effectués ont conclus que la colonne déethaniseur et ses
accessoires peuvent fonctionner avec une pression faible que celle d’actuelle vu que tous les
paramètres de fonctionnement, et les dimensions des installations calculés et simulés sont
inférieurs à ceux d’actuelle et du design. Les équipements demeurent performant dans leurs
dimensions et ne nécessitent pas de modification, de ce fait on peut dire que la faisabilité de
diminuer la pression opératoire du déethaniseur est une éventualité réelle et fiable.

De ce fait, on garantie un écoulement stable et un contrôle meilleur pour la colonne,


ainsi on obtient un gain positif d’énergie.

Il est recommandé de démarrer la colonne déethaniseur avec les paramètres opératoires


ainsi calculés.

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Références Bibliographiques

Références Bibliographiques

[1] : A.ROJEY ; « Le gaz naturel : production, traitement et transport », Edition technip


1994.

[2] : J-P. MOULIN. « Génie des procédés génie chimique ». ECOLE CENTRALE PARIS,
TOME 1, 2.

[3] : P.Wuithier, « Raffinage et génie chimique », TOMES 1 et 2 technip, Paris 1972.

[4] : R. ABDOULLAEU, V. KSSIAKOV. Théorie de calcul de la rectification des


mélanges complexes. Boumerdes 1976.

[5] : G. LEFEBVRE ; « Chimie des hydrocarbures », Edition technip, Paris 1978.

[6] : Engineers Data Book « Gas process suppliers association (GPSA) », Fourth Edition
revision, USA 1977.
Annexe
Annexes

Annexe 1

Nomogramme des coefficients d’équilibres des hydrocarbures (Jenny et Scheibel). [3]


Annexes
Annexe 2

Monogramme de coefficient d’équilibre d’Azote. [6]


Annexes

Annexe 3

Nombre de plateaux théoriques N en fonction du taux de reflux dans la distillation des


mélanges complexes (Diagramme de GILLILLAND). [3]
Annexes

Annexe 4

Coefficient de compressibilité en fonction de la pression et la température réduite.[4]


Annexes

Annexe 5

Variation de rapport des aires de segment circulaire sur la hauteur h en fonction des
angles. [3]
Annexes

Annexe 6

Constantes physiques de quelques alcanes. [5]