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ème

Université Lille 1 – Master Sciences et Technologies 2 année Génie Civil Méthodes Numériques Avancées

Modélisation Numérique avancée des ouvrages

CONTACT : MROUEH Hussein


Professeur des Universités, PhD Génie Civil
Ingénieur Génie des Structures Mécaniques
hmroueh@gmail.com

Enseignant : H. Mroueh 1
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Rappel du Principe de la Modélisation Numérique

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Chapitre 1. Modélisation du Comportement élastique des structures

1.1 Position du problème

On considère un corps élastique occupant un domaine de frontière S, soumis aux sollicitations


suivantes :

- forces de volume dans ,

- forces de surface sur SN (condition de Newman)

- déplacements imposés sur SD (Condition de Dirichlet)

SN U SD = S

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Nous travaillerons dans le cadre des petites déformations, cela implique que la position de
référence reste la position initiale. Les chargements peuvent être de type volumique ou de type
surfacique dans le cas 3-D. La résolution d'un problème de structure consiste à étudier trois champs
vectoriels ainsi que leur relation :

Notation de
Voigt
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1.2 Equations locales

Les différentes relations entre les quantités u, e et s peuvent être schématisées par la figure
suivante :

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Dans le cas général, on montre que les équations d'équilibre s'écrivent sous la forme suivante (dans
le cas de la statique) :

∂σ ij !
+ f i = 0 ou divσ + f = 0 3 EQ.
∂xj (1-1) 6 INC.

- Relations cinématiques (le tenseur de déformation linéarisé) :



6 EQ.
ou (1-2) 9 INC.

- Loi de comportement (Hooke généralisée)


6 EQ.
0 INC.
(1-3)

où est le tenseur d’élasticité, qui dépend de 2 constantes élastiques ( ou (l, µ) pour un


matériau élastique linéaire isotrope.

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- Conditions aux limites

# ui = ui sur SD
$ (1-4)
%σij n j = Ti sur SN

On dispose finalement de 15 équations pour 15 inconnues.

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1.3 Formulation variationnelle (théorèmes énergétiques)

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La solution exacte du problème est la solution qui vérifie l’eq. (1.1) et toutes les conditions aux
limites (1.4) à compliquée

Une solution approchée ne vérifie qu’une partie des C.L., et on a généralement :


!
div(σ) + f = R u * ) ( (1-5)

Le résidu R(u*) est l'erreur commise lorsque l'on utilise une approximation «u*» du champ «u»
pour écrire les équations du problème. Admettons que l’on sache construire une approximation
€satisfaisant toutes les conditions aux limites du problème.

à Si u * est la solution exacte du problème (u*=u) alors le résidu est nul

Au lieu de résoudre l’équation R(u*) = 0 on considère la forme intégrale équivalente :

∀ϕ, ∫ ϕ.R(u )dΩ = 0


*
(1-6)
Ω

C’est l’idée de base de la méthode des résidus pondérés qui consiste à annuler l’erreur (résidu)
pondérée sur le domaine.

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Transformation de la forme intégrale

La première formulation intégrale (formulation forte) ne permet en pratique de traiter que des
problèmes simples pour lesquels il est possible de déterminer des fonctions de formes satisfaisant
toutes les conditions aux limites du problème (fonctions de comparaison).

De manière à diminuer les conditions imposées aux fonctions de forme, nous allons transformer
la forme intégrale en effectuant une intégration par parties, en supposant des fonctions de
pondérations j suffisamment dérivables appartenant à un espace des fonctions vectorielles F.
! ! !
« EL » : ∀ϕ (
∫ Ω ϕ. div (σ ) + f dΩ = 0 ) (formulation forte)

Sachant que :

€ σ : grad(ϕ) = div σ ϕ! − ϕ! div σ


( ) () (Intégration par parties)

! ! ! !


Þ « EL » : ∀ϕ ∫ Ω ( ( )
σ : grad (ϕ) − div σ ϕ − ϕ . f dΩ = 0 )
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# ! ""
!!!!!" ""
#M $ D
!!!!!"
" u % div! = f
!!!!!" PFD appliqué à un élément de
tenu* de ( ##M $ &u u = ud
div P grad (u*) =" P%u * + grad )
! ! ( P ).grad (umatière
"$#M $2&! année
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*)
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! n =Génie
Td Civil Méthodes Numériques Avancées

! !!!!!" !!!!!
! Pour " !!!!!" " en fonction des déplacements "u"!" + ! (u!) = f!
%
(
# div Pgradu * " P "il faut
µ
)
exprimer l’équation locale
gradP .gradu * $ dS =deux0 relations :
&
associer au système précédent Physique du matériau
Appliquons le théorème d’Ostrogradsky
- Les lois de comportement:: ! = fct (' ) & expérimentale.

" " -"Les Relations déplacements - déformations: !


gradsky : ' div(A) dV = ' A.n dS
' = fct ( u ) Géométrique

! !
&Effectuons une intégration par parties de l’équation locale en supposant les fonctions de
pondération suffisamment dérivables.

!!!!!" " ! ! !!!!!" ! !!!!!


!
L’équation locale
! " !! " !
! !!
( ds »= :' # P∫ Ω + gradPS.gradu
PgraduÞ*.n « EL ∀)
ϕ σ
"EL": grad
( #P ϕ P −
.( "(
( % ) * $ dS ∫∂Ω
""
ϕ
u .
% f
div( dΩ
! ) -
!

f ) dV = 0 σ ϕ )
.n(Formulation
dS = 0forte) ( )
# % &
µ D

! ! ! !
Sachant que* ! : grad s ( P ) = div (! P ) % P. div (! )
En "tenant compte des CL sur la frontière ! ! SN : ij ! j i! σ n =T
!!!!!" !!!!! &u *
!
""
! !
"EL" ( #P % ( P." u + ! : grad s (P ) % div(! P ) - P. f ) dV = 0
!
€ * dS " ' P
gradP.gradu ds = " ' DP dS
&n le TH d'Ostrogradsky
µ
Appliquons Utilise la symétrie du
' #
On peut simplifier l’EL : ! ! ! ! ! tenseur des contraintes
% div(! P) dV = % ! P. n dS = % P. ! n dS

!
D
€! ! )D )D
! ! !!
« EL » : ∀ϕ ∫ Ω (σ : grad (ϕ) − ϕ . f )dΩ − ∫ (
"EL" S( #P
! !

D
!
% ( P." u"" +Ce terme
! : grad
! ! !
ϕ. σ n dS% −en
Ss (P ) - P.prend
D
f ) dV %
)D
!
)
( P. ∫
!
! Sncompte
N
( )
) dSϕ=.T
0 dS = 0
l’erreur d’approximation sur les
)* *
conditions aux limites de flux.
,
Cette formule utilise la symétrie du tenseur des contraintes et les relations suivantes:
La construction de l’approximation (fonctions
( u ) = div (! ude
! !
) % forme)
u. div (! ) satisfaisant toutes les conditions aux
! ! T

*.
! : grad
€ limites est, en pratique, impossible pour des ! problèmes
! ! réels.
!
! : grad (u ) = div (! u ) % u. div (! )
T

& ! &u " & ! &u " La démonstration de ces relations se fait simplement à partir d'une relation indicielle de la forme suivante:
! ij ui , j = (ui ! ij ) , j % ui ! ij , j
$ + : H.#Mroueh
= # P Enseignant P $ 12
&x % &x & &y % &y &
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Méthode de Galerkin

Le choix des fonctions de pondération est à priori totalement libre (cela donne évidemment de
plus ou moins bons résultats), il faut cependant s’assurer que les équations obtenues sont
indépendantes (régularité du système matriciel).
Utilisons la méthode de Galerkin (mêmes fonctions de forme pour l’approximation et la
pondération).

! ! !
{
Φ = ϕ régulière, ϕ = 0 sur SD}
! !
Notons ϕ = δu (principe des travaux virtuels)

€ &( grad (ϕ! ) = grad(δu! ) = δε (δu! )


'
€ On a alors : ()σ : δε (δu! ) = t δε (δu! ) : σ

! !
Or σ = C.ε ( u* ) Donc σ : δε (δu) = t δε (δu).C.ε ( u* )


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Soit au final :

! ! ! ! !!
∀δu ∈ Φ, ∫ Ω ( t
)
δε (δu).C.ε ( u* ) dΩ − ∫
Ω
δu. fdΩ − ∫ (
SN
)
δu.T dS = 0 (1-7)

Les conditions aux limites en déplacement : "M Î SD u = u restent à vérifier

€ L’intérêt de la transformation est de faire apparaître les conditions aux limites de forces de
surface dans la forme intégrale, ce qui permet de les prendre en compte dans la formulation
au lieu de les satisfaire à priori lors de la€détermination des fonctions de forme.

Afin de simplifier le problème, la formulation matricielle de ce problème peut être mise sous la
forme suivante :
! ! !
∀δu ∈ Φ, a(δu,u* ) + b(δu) = 0 (1.8)

' a δu! ,u* = !


) ( ) ∫ Ω
t
δε (δu (
).C.ε ( u*
) dΩ )
€ ( ! ! ! !!
avec : )b(δu) = − ∫ δu. fdΩ − ∫ SN δu.T dS
*
( )
Ω

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Propriétés des fonctions a et b :


• a est bilinéaire continue sur FÄF
• a est symétrique
• a est définie positive
• b est linéaire sur F

Le théorème de Lax-Milgram nous permet de montrer que le problème admet une solution
unique dans l'espace F.

En particulier, on démontre que la solution unique minimise la fonctionnelle d'énergie J notée :


1
J = a(δu,δu) + b(δu) (1.9)
2

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Dans le cadre de l’élasticité, les différents termes intervenants dans l’équation (1.9) ont une
signification physique :
- J représente l’énergie potentielle totale
- a(δu,δu) représente l’énergie des déformations élastiques

- b(δu) représente le travail des forces extérieures


Le champ de déplacement réel est donc celui qui minimise l’énergie potentielle totale.

1.4 Approximation par la méthode de Ritz

Si on approche l'espace vectoriel F dans un espace de dimension fini Vn de base B :


B = {h1, h2, …, hn}, tel que hi = 0 sur SD

Alors on peut résoudre l’équation (1.8) dans l'espace Vn.

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Ecrivons l'inconnu u dans l'espace Vn :


n
u = u0 + ∑ c i h i avec u0 = u = u sur SD et ci : scalaires (inconnus)
i=1

€ n a(δu,u0 + ∑ c i h i ) + b(δu) = 0
(1.8) Þ ∀δu ∈V€
i

Þ ∀δu ∈Vn a(δu,u0 ) + ∑ c i .a(δu,hi ) + b(δu) = 0


i


Prenons par exemple δu = hj

€ Þ ∑ c .a(h ,h ) + a(h ,u ) + b(h ) = 0


i j i j 0 j
i

Que l'on peut écrire sous la forme :

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a ji = a(h j, hi )
avec b j = a(h j,u0 ) + b(h j )

La résolution du système [4] conduit à la solution T du problème.

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Application 1
y

u=0 x z

G G

Conditions aux limites : • Résolution du système A.c = - b (système


u = 0 sur Section(x = 0) SD [4])
∂u ! • Déduction de u(x); calcul du tenseur de
= T sur Section(x = L) SN
∂n
déformation et contrainte e et s

€ Méthode de résolution :
Prendre V de dim. 2 : V2 = {x, x2}
• choix d'une approximation (Vn et B)
• calcul de la matrice A
• calcul du vecteur b

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