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FOCUS MARCHÉ

Banque, assurance,
mutuelle
Du Time to Market
au Fast Close

Septembre 2019
Par Sébastien Le Nevé, Key Account Manager,
spécialiste de la filière Banque & Assurance
Département Grands Comptes chez Sage.

La banque, l’assurance, les mutuelles : Aujourd’hui, le marché de l’assurance est parvenu


à maturité, dont l’un des signes est la concentration
des secteurs en pleine recomposition des acteurs. Il en est de même pour le secteur
Des stratégies à réviser bancaire, comme le montrent les données de
Des concurrents plus agiles se positionnent, les l’Insee, pour qui le secteur connaît une diminution
nouvelles offres doivent être lancées de plus en plus de sa valeur ajoutée et de ses marges. À cette
vite et la transformation digitale est un impératif, conjoncture relativement difficile s’ajoute l’offensive
dans un contexte réglementaire toujours plus des Fintechs et des Assurtechs, pure players très
exigeant. Pour s’adapter, les acteurs n’ont d’autres agressifs pour capter des nouveaux clients face
choix que de gagner la course contre le temps afin aux acteurs historiques. Les levées de fonds pour
de gagner en réactivité, en agilité et en qualité du ces dernières ont bondi de 36 % en 2017, selon
pilotage opérationnel. une étude Willis Towers Watson. D’autres acteurs
se positionnent également, tels les opérateurs
En 2017, selon la Fédération Française de l’Assurance, de télécommunications (Orange Bank…) ou les
le chiffre d’affaires du secteur de l’assurance GAFA (Google, Apple , Facebook, Amazon), qui ont
(212 milliards d’euros en France, dont les trois-quarts affiché leurs velléités de proposer des systèmes
pour l’assurance des personnes et un quart pour de paiement, chasse gardée des établissements
l’assurance des biens) a affiché une croissance bancaires qui doivent se positionner face à ces
modérée, de 1,4 % contre 2,8 % pour le PIB en valeur. « néo-banques ».

« Selon le cabinet PAC-CXP, plus d’un


assureur sur trois réfléchit désormais à
l’évolution de son modèle économique. »
Diversification et digitalisation sous le nom de bancassurance. Ainsi, confrontés
à la stagnation puis à la baisse des revenus dans
Comment dès lors capter des parts de marché ? le domaine de la banque de détail, les groupes
D’abord, par la diversification, y compris sur le plan bancaires ont mis l’assurance au cœur de leur
international. Le temps où les banquiers et les stratégie au cours des dernières années, capitalisant
assureurs opéraient chacun exclusivement dans sur leur clientèle et leurs importants réseaux
leurs métiers historiques est largement révolu. physiques de distribution. Les bancassureurs ne
Les deux univers sont largement confondus et cessent ainsi de grignoter des parts de marché aux
perméables, un phénomène que l’on connaît autres acteurs.

Banque, assurance, mutuelle : du Time to Market au Fast Close 1


Sur le segment de l’assurance-vie, leur marché GMF Banque, etc…). Selon le cabinet PAC-CXP,
phare, sur lequel ils disposent d’une très forte plus d’un assureur sur trois réfléchit désormais à
légitimité, leur poids a ainsi augmenté de 4 points l’évolution de son modèle économique .
depuis 2009, pour atteindre 65 % aujourd’hui,
Deuxième voie pour conserver des avantages
selon la Fédération Française des Assurances.
compétitifs : la transformation digitale. Tous les
En assurance dommages corporels, biens et
acteurs des secteurs bancaire et assurance se
responsabilité, leurs parts de marché ont gagné
sont engagés dans cette voie. Il s’agit, à la fois, de
respectivement 3 et 3,7 points sur la même période.
proposer aux clients de nouveaux services basés sur
Après l’assurance vie, les acteurs bancaires se
le numérique (banque en ligne, chatbots, gestion de
sont ainsi intéressés aux produits de prévoyance
sinistres dématérialisée, Internet conversationnel,
et de couverture des risques des particuliers,
parcours clients multi-écrans, bornes interactives,
avant de cibler les clientèles professionnelles et
signature électronique, applications mobiles,
les entreprises. Ce mouvement stratégique va
support multicanal…), mais aussi de moderniser
probablement s’accélérer : d’après une étude du
les processus internes, en intégrant les outils
cabinet d’analyses économiques Xerfi, « les banques
numériques et les technologies les plus innovantes,
peuvent et doivent accélérer, d’autant que les
dont l’intelligence artificielle, le Big Data, la
leviers à leur disposition ne manquent pas entre la
dématérialisation, les réseaux sociaux d’entreprise...
mobilisation des réseaux d’agences, la légitimation
du métier d’assureur, la conquête de nouveaux Cette mutation ne va pas sans transformation
espaces produits ou clientèles, la digitalisation des radicale des emplois et des compétences : entre
parcours clients, les partenariats stratégiques ou 1986 et 2016, alors que la population active totale a
encore l’internationalisation. » progressé de 21 %, celle des employés de banque
De leur côté, les assureurs se sont diversifiés et d’assurance a chuté de 39 %, selon une étude de
dans les activités bancaires et ont créé des filiales l’institut Sapiens, dont les auteurs prévoient une
dédiées à ces activités (Axa Banque, Allianz Banque, extinction de ces métiers entre 2038 et 2051…

« Selon une étude du cabinet Sia Partners,


le nombre d’agences dans l’Hexagone passerait
de 37 261 à 32 500 entre 2016 et 2020. »

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Quatre challenges majeurs établissements financiers classiques gardent une
longueur d’avance en termes de protection contre
Gagner la course contre le temps la fraude, de qualité du service et de transparence,
Face aux ruptures des business models, aux ils sont « peu disposés à prendre des risques, ont
fluctuations conjoncturelles, à la reconfiguration du mal à innover, et 40,3 % des dirigeants estiment
permanente du paysage concurrentiel, aux que la culture de leur entreprise ne favorise pas
questionnements sur la digitalisation et les l’innovation. » Dès lors que la bataille se jouera sur
opportunités des outils numériques, ainsi qu’à la la qualité de l’expérience client, l’alignement du
transformation des processus et à la métamorphose système d’information avec les exigences des clients
des compétences, les acteurs de la banque et de des banques et des sociétés d’assurance n’est plus
l’assurance doivent adresser quatre challenges une option.
majeurs.
2. Intégrer les changements réglementaires
1. Concilier la transformation digitale C’est un sujet récurrent pour les acteurs du secteur
et les systèmes d’information existants banque et assurance, qui sont soumis à des
Ce challenge, qui est déjà difficile à adresser pour réglementations très contraignantes et spécifiques,
la majorité des entreprises, l’est particulièrement telles Bâle III pour la maîtrise des risques bancaires,
pour les acteurs de la banque et de l’assurance. En des liquidités, des engagements et du crédit, ou
effet, à l’exception des pure players du numérique, Solvabilité 2, pour le renforcement et le contrôle
la transformation numérique doit coexister avec de la solvabilité des compagnies d’assurance suite
les systèmes d’information historiques, dont on à la crise des subprimes de 2007, avec trois piliers
sait que, dans la banque et l’assurance, ils sont très (les fonds propres, la gouvernance des risques, le
complexes et très anciens. Il faut donc concilier reporting et la transparence). À ces dispositions
différentes couches technologiques (du mainframe internationales s’ajoutent de multiples obligations
au interfaces mobiles…), adapter les compétences nationales (Loi Hamon, Reste à charge pour les
dans un contexte où le numérique remet en cause mutuelles, principes anti-fraude, lutte contre le
les profils de postes, introduire de l’agilité dans un blanchiment…) ou européennes comme le RGPD sur
monde de processus lourds et changer la culture la protection des données personnelles.
de l’innovation. Surtout face aux pure players :
selon le World FinTech Report 2018 publiée par 3. Réduire les coûts et augmenter la productivité
Capgemini et LinkedIn, en collaboration avec l’Efma C’est un impératif pour la plupart des entreprises,
(European Financial Management Association), la mais davantage pour les acteurs de la banque et
moitié des clients des banques dans le monde font de l’assurance, pour au moins trois raisons. D’abord,
d’ores et déjà appel aux produits ou services d’au parce que la pyramide des âges reste déséquilibrée
moins une FinTech, qui ont le vent en poupe auprès en faveur des plus seniors, avec des compétences
d’une clientèle jeune, technophile et aisée. Mais les et une culture pas toujours tournées vers le
numérique.

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« Le Fast Close se définit comme la capacité
d’une entreprise à réaliser en quelques jours
une clôture comptable »
Ensuite, parce que le contexte concurrentiel On ne peut intégrer avec succès cette contrainte
pèse davantage que par le passé sur les marges, de temps sans disposer d’un pilotage fin, surtout
avec, notamment, l’offensive des Fintechs et dans un contexte où la production de données
des AssurTechs. Enfin, parce que l’organisation s’accélère.
et les processus hérités de l’histoire manquent
d’agilité et que le potentiel de gains reste encore C’est, par exemple, tout l’enjeu du Fast Close, qui
significatif. Les banques de détail, par exemple, ne se limite pas à la production des comptes.
l’ont bien compris, avec leur volonté de réduire la Rappelons que le Fast Close se définit comme la
taille de leur réseau. Selon une étude du cabinet capacité d’une entreprise à réaliser en quelques
Sia Partners, le nombre d’agences dans l’Hexagone jours une clôture comptable, qu’elle soit annuelle,
passerait de 37 261 à 32 500 entre 2016 et 2020. En semestrielle, trimestrielle ou mensuelle, tout en
cause, la digitalisation du secteur et la baisse de la s’inscrivant dans un processus d’amélioration
fréquentation des agences. Les banques s’orientent continue de la qualité des informations comptables,
ainsi vers un maillage beaucoup moins dense que financières et de gestion.
par le passé mais plus spécialisé et orienté vers Le Fast Close répond également au besoin
l’accompagnement, l’expertise et le conseil. de fournir aux managers tous les éléments
4. Améliorer le Time to Market (informations comptables, financières, de gestion…)
Dans la mesure où les positions acquises sur nécessaires au pilotage d’une organisation, de
un marché ne sont plus vraiment pérennes, manière à être beaucoup plus réactif et agile. C’est
comme cela pouvait être le cas par le passé pour un chantier majeur pour les acteurs de la banque et
les banques et les compagnies d’assurance, la de l’assurance, car il suppose de travailler en amont
contrainte du temps devient incontournable. Elle sur les données (cartographie, collecte, contrôle
concerne à la fois la stratégie (aller plus vite que les qualité, analyse, restitution, tableaux de bord…).
concurrents), les clients (souscription de contrats, Ces données sont à la fois de nature purement
ouverture de comptes, traitement des sinistres…), comptable, le plus souvent produites
la politique commerciale (lancement rapide de automatiquement par les applications financières,
nouvelles offres dans un contexte de digitalisation), mais également de sources diverses (notes de frais,
le degré d’adaptation des processus (pour améliorer engagements de dépenses, devis…) qu’il convient
l’expérience client plus vite que les concurrents) et aussi d’intégrer. L’agrégation de toutes ces données
même les aspects réglementaires (dates butoirs…) permet de donner du sens à l’action et au pilotage
ou financiers (Time to Close). stratégique.

Le Fast Close : comment faire ?

Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4

Cartographier le Identifier les objectifs, en Déterminer les services Faire évoluer les
processus d’arrêté des arbitrant notamment sur et acteurs concernés, systèmes d’information
comptes en vigueur au la fréquence de clôture, le les normes et règles de de manière à automatiser
sein de l’entreprise. délai de production des gestion, les informations et fiabiliser la collecte,
arrêtés comptables et le échangées et leur la circulation et le
niveau d’exactitude des circuit, les indicateurs de traitement des données
informations fournies. mesure pertinents et les comptables.
tâches à effectuer.

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Les atouts des solutions Sage
Accompagner la consolidation
• Facilité d’intégration de nouvelles entités
dans le SI d’un groupe : rapide et efficace au
travers de modélisations, de pré-paramétrages
« métiers » livrés.
• Mise à disposition d’environnements
utilisateurs adaptés à chaque contexte :
ergonomie, mobilité…
• Mise à disposition de process visuels, pour dispositifs mobiles, visual processes pour
faciliter l’adhésion aux process internes et à partager les meilleures pratiques issues du
leur respect. terrain…

• Un socle comptable et financier solide, • Veille permanente de Sage pour intégrer


donnant une situation financière instantanée à ses solutions les technologies utiles à
aux CFO sans besoin de retraitements : la productivité, à la performance et à la
automatismes des flux intercos, pilotage collaboration, grâce à une ouverture et une
consolidé des activités, prévisions de connectivité de la plateforme.
trésorerie… • Un réseau étendu de partenaires au sein d’un
Réussir la transformation numérique écosystème de compétences : Absys Cyborg,
CGI, Herdia, Invoke (éditeur de reporting
• Intranets/Extranets : le client, l’adhérent, réglementaire banque et assurance), Mercuria,
le bénéficiaire sont au centre du système Oleap, Parthena Consultant...
d’information.
• Garantir la conformité réglementaire
• Une gestion collaborative facilitant l’échange
d’informations entre tous les acteurs de • Une traçabilité de l’information financière et
l’entreprise et les partenaires de la filière une auditabilité complète.
(portail, workflows, intranet/extranet, bases • Un outil de reporting et de BI intégré, avec des
de connaissance, gestion documentaire, KPI et leurs justifications.

Nos références

Sage FRP1000 Cloud Sage X3

Humanis, Vyv Care (Harmonie mutuelles), Thélem APRIL, Verlingue (Génération), Groupe KLESIA,
Assurances, Mutualités françaises EOVI…  CAAGIS-Crédit Agricole
BPCE (Banque Palatine - Banque Populaire -
Caisse d’Épargne - Natixis)

Sébastien Le Nevé, Key Account Manager, Spécialiste de la filière Banque & Assurance,
département grands comptes chez Sage - sebastien.leneve@sage.com / +33 6 07 58 30 37.
Il a participé au lancement de l’offre Sage FRP 1000 sur le marché Mutuelles/Assurances,
offre reconnue et adoptée par 44% du marché.

Pour plus d’informations et être mis en relation avec un expert :


Tél. : 01 41 66 25 92 Export : +33 (0)5 56 180 134 (Hors France métropolitaine)
www.sage.com

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