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COURS DE GEOLOGIE GENERALE

SV1 et STU 1

ANNEE 2014-2015
Sciences de la Terre et de l’Univers

Introduction :

La Géologie englobe la totalité des disciplines qui s’intéressent aux sciences de la


terre. Elle étudie la constitution et l’histoire de la terre. Parmi ses disciplines on citera
essentiellement :
 La pétrologie : Science qui vise l’étude des roches.
 La paléontologie : Science qui étudie les êtres vivants anciens (restes ou
traces d’activités).
 La géodynamique externe : Science qui étudie les forces qui sont à la
surface de la terre tel que : Le gel, le vent, les pluies, etc. dont l’effet est l’érosion
des roches, leur transport et leur dépôts.
 La géodynamique interne : Science qui s’intéresse aux manifestations
externes engendrées par les séismes, les volcans etc.
 Sédimentologie : Etude des roches sédimentaires et milieux de leurs
formations et leurs évolutions.
 Tectonique : Etude des déformations qui affectent l’écorce terrestre.
 Hydrogéologie : Etude des ressources en eau de la terre.
 Métallogénie : Etude des gisements de métaux.
 Géotechnique : Science qui vise les travaux d’équipement (route, barrage..).
 Géophysique : Etude de la structure d’ensemble du globe terrestre et des
mouvements qui l’affectent.
 Géomorphologie : étude des formes de la surface de la terre, description et
explication des reliefs actuels.

1- Sciences de l’Univers :

La cosmologie étudie la naissance, la forme, l’évolution et la mort de l’univers.

Plusieurs astronomes étudient l’univers par des instruments et des techniques dont
les plus importantes sont les télescopes qui permettent la collecte de la lumière, des
étoiles, des rayonnements électromagnétiques, des ondes radio, de l’infra rouge et
des rayons X.

Il existe deux types d’appareils pour l’étude de la lumière venue du ciel :

• Les télescopes qui concentrent la lumière à l’aide de miroirs

• Les lunettes astronomiques qui utilisent des lentilles.


Schéma de fonctionnement d’un télescope à miroirs.

1-1/ Fonctionnement des télescopes :

Les télescopes collectent la lumière grâce à des miroirs concaves et les dirigent vers
des équipements d’enregistrement situés hors de la partie mobile de l’appareil.

Une fois captée, la lumière est décomposée en différentes longueurs d’onde grâce à
un spectrographe. Des ordinateurs analysent les résultats et nous indiquent la
température des objets et leurs compositions.

1-2 L’Univers :
L’Univers est constitué à plus de 99,9999 % de vide. La matière qui occupe le reste,
se présente sous des formes, aspects et tailles différents. Les plus grandes
manifestations de la matière de l’Univers sont les galaxies qui sont formées d’un
grand nombre d'étoiles, de poussières et de gaz interstellaires dont la cohésion est
assurée par la gravitation.

De point de vue forme, on trouve quatre types de galaxies :

• les galaxies elliptiques qui présentent une forme ovale, sans structure
interne et de brillance à peu près uniforme et qui sont principalement
composées d'étoiles vieilles et rouges ;
Exemple de galaxie elliptique

• les galaxies spirales qui sont essentiellement constituées de deux éléments,


un noyau sphérique ou bulbe entouré d'un disque de matière dans lequel
apparaît la structure spirale. Dans ce type de galaxies, chaque étoile tourne
en rond autour du noyau et c'est ce mouvement orbital qui donne naissance à
une force centrifuge qui empêche l’effondrement de l’ensemble. La rotation
globale de la galaxie est également responsable de son aplatissement et de la
formation du disque ;

Exemple de galaxie spirale


• les galaxies lenticulaires qui est un cas intermédiaire entre les spirales et les
elliptiques ;

Exemple de galaxie lenticulaire

• les galaxies de formes irrégulières qui n'entrent pas dans les trois groupes
précédents.

Exemple de galaxie de forme irrégulière

1-2-1 La Voie Lactée


C’est la galaxie à laquelle appartient le système solaire Elle appartient à la catégorie
des galaxies spirales. Elle contient quelques centaines de milliards d'étoiles, dont le
soleil. Le système solaire est constitué de :
 huit planètes,
 d’un million d’astéroïdes
 Un nombre incalculable de débris rocheux et de comètes.
Ils occupent un volume à peu prés égal à 15 000 Milliards de Kilomètres de
diamètre.

La galaxie voie lactée.

Schéma du système solaire.

1-2-2/ Mouvement des planètes

Les planètes ne se déplacent pas autour du soleil selon des trajectoires circulaires,
mais suivant des ellipses. La trajectoire complète autour du soleil s’appelle une
orbite. La longueur des orbites et le temps mis à les parcourir entièrement
augmentent avec la distance qui sépare chaque planète du soleil.
Une planète tourne sur elle même en se déplaçant sur son orbite. L’axe de rotation
est incliné par rapport à une droite perpendiculaire au plan de l’orbite. Cette
inclinaison varie pour chaque planète.

Schéma du mouvement des planètes autour du soleil.

Mouvement des planètes autour du soleil.

La distance qui sépare chaque planète du soleil varie selon son mouvement autour
de son orbite en raison de sa forme elliptique.

La plus faible distance séparant une planète du soleil s’appelle : périphélie. La plus
grande distance séparant une planète du soleil s’appelle : Aphélie. Les distances en
astronomies sont exprimées généralement en unités astronomiques (UA). Une unité
astronomique équivaut à 149,9 Millions de kilomètres = Distance moyenne entre la
terre et le soleil.

Les planètes forment deux groupes distincts

– Les planètes telluriques : Ce sont les planètes les plus proches du soleil
(Mercure, Vénus, la Terre et Mars). Elles sont constituées de roches et sont
plus petites que les autres planètes.

– Les planètes géantes : (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) Elles sont


appelées les gazeuses car elles sont principalement faites de gaz. Elles
possèdent chacune un système d’anneaux et une famille de satellites.
Quelques définitions :

Les Astéroïdes : Ils ont pris naissance à partir des planètes éclatées, leurs
dimensions est plus au moins importantes et ils se placent entre les planètes
inférieures et les planètes géantes.

Les comètes : ce sont des astres d’aspect diffus (pas de trajectoire déterminée)
accompagnée d’une traînée de lumière appelée Queue ou chevelure. Les comètes
ne sont pas visibles en permanence (Une fois par an mais pas toutes visibles à l’œil
nu).

1-2-3 La naissance de l’Univers : Le Big Bang :

Le Big Bang est le commencement de tout : du temps et de l’espace et de la


construction des blocs élémentaires de toute la matière de l’Univers. Tout a
commencé dans une boule de feu il y’a 13 Milliards d’années et à partir de la quelle
matière et antimatière ont été crées spontanément à partir de l’énergie. A l’instant de
sa création l’Univers était infiniment chaud et dense. Puis il a commencé à se dilater
et à se refroidir, ce qu’il continue à faire aujourd’hui.

L’Univers est en expansion. C’est la raison pour la quelle, dans le passé, toutes
choses ont dû se trouver plus proches les unes des autres. Si le mouvement des
galaxies que nous voyons aujourd’hui s’inversait, on remonterait à l’instant d’il y’a
environ 13 Milliards d’années quand elles étaient toutes concentrées en un seul
point. C’est l’origine du Big-Bang.

Schéma de l’Univers en expansion


Modèle de création de l’Univers

Modèle d’évolution de l’Univers.


1-2-4 Naissance du système solaire :

La plupart des astronomes croient que les éléments du Système solaire, du soleil
jusqu’au plus petit des astéroïdes, ont pris naissance dans un immense nuage
tourbillonnant de gaz et de poussière appelé nébuleuse solaire. L’énorme nuage
tourbillonne et refroidit entraînant les matériaux vers le centre qui devient de plus en
plus dense et de plus en plus chaud jusqu’à ce que s’amorcent les réactions
thermonucléaires : c’est la naissance du Soleil.

1-2-4-1 La théorie de la capture :

Cette théorie suggère qu’une partie d’un gros nuage de gaz et de poussière passant
à proximité du jeune soleil aurait été capturé par sa gravité. Celui-ci se serait divisé
en petite nuages qui se serait contractés, donnant naissance aux planètes.

Phénomène de capture du jeune soleil.

1-2-4-2 La naissance des planètes :

Les planètes ont commencés à se former voilà 4.6 Milliards d’années. A part Pluton,
elles viennent toutes d’une masse initiale de matériau en forme d’anneaux qui
entourait le soleil. De fines particules se sont soudées pour donner des grains qui à
leur tour ont donné des cailloux puis des pierres et enfin des gros corps appelés
planétésimaux. Quand ils ont atteint quelques KM de diamètre, leur gravité était
assez forte pour attirer de plus en plus de matériaux. Les planétésimaux s’unissent
pour former des corps plus gros appelés Protoplanètes dont la réunion donne
naissance aux planètes rocheuses. Des protoplanètes se forment aussi à l’extérieur
du disque. A mesure qu’elles grossissent, leur gravité attire beaucoup de gaz, créant
les géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Les géantes gazeuses comme Saturne, forment un noyau solide, puis captent une
énorme atmosphère grâce à leur gravitation
LA TERRE
Introduction :

La Terre est la troisième planète en partant du Soleil, c’est la seule planète à


posséder de l’eau à l’état liquide et solide. Elle est la seule planète à être entourée
d’une atmosphère riche en oxygène et la seule à l’état actuel de nos connaissances,
sur laquelle existe la vie.

La terre est la plus grande des plantes rocheuses. Elle est la seule à posséder une
croûte divisée en plaques mobile. Elle tourne autour du soleil en 365,25 jours et
tourne autour de son axe en 23,94 h. L’inclinaison de l’équateur sur l’orbite de
rotation autour du soleil est de 23,5°.

1- Structure de la terre :

La terre peut être considérée comme un solide entouré d’une enveloppe gazeuse
appelé l’atmosphère.

La partie solide de la Terre est constituée de :

• L’Hydrosphère (Océans, lac etc)

• d’une croûte constituée de formations variées (appelé aussi biosphère),

• d’un manteau (formé de manteau supérieur et inférieur) formé de roches


siliceuses,

• d’un noyau externe formé de fer en état liquide,

• d’un noyau interne formé de fer solide.

La croûte terrestre est séparée du manteau par une discontinuité appelé


Discontinuité de MOHOROVICIC (MOHO).

Vue de l’espace, la terre apparaît comme une perle bleue. Cette couleur est due aux
grandes étendues d’eau qui la recouvrent. La terre est la seule planète dont la
température, comprise entre 0 et 100°C, permet à l’eau liquide de couler à sa
surface. Les océans et les mers couvrent 71% de la surface de la terre. Plus d’un
dixième de la surface de la terre est recouvert de glace, constitué surtout par des
calottes glacières des pôles.
Structure interne de la terre.

2- Magnétisme de la terre :

La terre possède le champ magnétique le plus fort de toutes les planètes. Le


magnétisme est né dans le noyau où des courants de fer fondu génèrent des
champs électriques et magnétiques.

Le magnétisme de la terre s’étend dans l’espace, formant une énorme «bulle


magnétique» qui entoure notre planète. Cette magnétosphère protège la Terre des
effets des vents solaires (particules chargées émises par le soleil à grande vitesse).
Certaines de ces particules sont piégées dans deux zones proches de la terre
appelées «ceintures de Van Allen».

3- Dérive des continents – Tectonique des plaques :

Au début du siècle, Alfred Wegner a proposé que les continents dérivent lentement
sur le fond des océans. Il a appelé ce phénomène « dérivé des continents ».

Cette hypothèse était basée essentiellement sur la similarité des côtes des
continents qui entourent l’océan Atlantique et l’évidence d’une glaciation
continentale importante prés du pôle sud lorsqu’on combine les continents en
formant un supercontinent « pangée » qui existait il y’a 300 millions d’années. La
répartition géographique de certains fossiles ainsi que la correspondance des
structures géologiques de part et d’autre de l’océan Atlantique confirment cette
théorie.
Magnétisme de la terre.

4- Le gradient géothermique de la terre

Le gradient thermique ou de température au voisinage de la surface a la valeur de


30°C par kilomètre. Il peut prendre des valeurs plus élevées dans les zones de flux
anormales (régions volcaniques, rifts, marges actives).

Il est admis que l’origine du flux géothermique doit être recherchée dans la
radioactivité de la croûte et du manteau supérieur.

5- Dérive des continents – Tectonique des plaques :

Au début du siècle, Alfred Wegner a proposé que les continents dérivent lentement
sur le fond des océans. Il a appelé ce phénomène « dérivé des continents ».

Cette hypothèse était basée essentiellement sur la similarité des côtes des
continents qui entourent l’océan Atlantique et l’évidence d’une glaciation
continentale importante prés du pôle sud lorsqu’on combine les continents en
formant un supercontinent « pangée » qui existait il y’a 300 millions d’années. La
répartition géographique de certains fossiles ainsi que la correspondance des
structures géologiques de part et d’autre de l’océan Atlantique confirment cette
théorie.
 Argument 1 : Répartition de certains fossiles au niveau des continents :

De part et d’autre de l’Atlantique sur les continents actuels, existent des fossiles de
plantes et d’animaux terrestres datant de 240 à 260 Ma. Wegner cite par exemple,
un reptile, le MESOSAURUS, dont on retrouve les traces au Brésil et en Afrique du
Sud. Datés d’environ 280 millions d’années, les fossiles sont distribués de part et
d’autre de l’atlantique. La solution de Wegner est que ces organismes n’avaient pas la
capacité de traverser un si large océan. On doit donc concevoir qu’autre fois tous ces
continents n’en formaient qu’un seul..

Solution de Wegner quant à la position des continents il y’a 300 MA.

 Argument 2 : Les traces d’anciennes glaciations :

Certaines portions des continents actuels contiennent, des marques de glaciation


datant de 250 millions d'années, indiquant que ces portions de continents ont été
recouvertes par une calotte glaciaire. La solution de Wegner est que le pole sud était
recouvert d’une calotte glaciaire et l’écoulement de la glace se faisait à la périphérie
de la calotte.
Solution de Wegner quant à la position des continents il y’a 300 MA.

 Argument 3 : Correspondance des structures géologiques :

Position actuelle des boucliers et des chaines de montagne.

Wegner a relevé une concordance entre les formations géologiques précambriennes


(2 Ga) ainsi que les chaines de montagne (450 à 650 Ma) entre les deux continents
de l’Amérique du sud et de l’Afrique.

Solution de Wegner quant à la position des continents il y’a 300 MA.


Les trois chaines de montagne 1- Appalaches (Est de l’Amérique du nord), 2-
Mauritanides (Nord west de l’Afrique) et 3 – Calédonides (Iles britanniques et
Scandinavie) ne forment qu’une seule chaine continue si on rapprochait les différents
continents à la manière de Wegner.

Les mécanismes de la dérivé des continents peuvent s’expliquer par les


phénomènes liés à la déformation de la lithosphère (manteau supérieur liquide) qui
sont reliés aux forces internes de la terre.
Elles se traduisent par le découpage de la lithosphère en plaques rigides qui bougent
les unes par rapport aux autres. Les mouvements se font selon trois types de
limites : 1- convergente, 2- divergente et 3 transformante.
Evolution de la position des différents continents depuis 300 MA.

6- Terres émergées / terres immergées

Les parties émergées sont pratiquement toutes de nature continentale. La différence


d’altitude moyenne entre les continents et les océans s’expliquent par des
différences crustales (croute).

Courbe hypsométrique simplifiée de la surface de la Terre. (CC : Croute


continentale, CO : Croute océanique).

Problème : en quoi les caractéristiques de la croûte continentale expliquent-elles sa


situation / croûte océanique ?
Pour répondre à cette question il faut suivre l’évolution de la topographie de la
discontinuité de Moho à l’échelle du globe terrestre. Pour cela, on utilise la méthode
sismique qui est une méthode géophysique qui permet d’atteindre des profondeurs
très importantes ( 6000 km).
A. Rappels : Méthode de calcul des épaisseurs grâce aux méthodes
géophysiques :

Calcul de la profondeur du Moho grâce à la sismologie.

Parcours des ondes sismiques lors de la prospection sismique.

Les résultats de l’application de cette prospection sismique en France montre une


grande variation de la profondeur de la discontinuité de Moho comme le montre la
figure ci-dessous.

Sous les océans : Moho : -10 km


Sous les continents : Moho : -30 km
Sous les montagnes : Moho : -70 km

 On cherche à comprendre pourquoi la croûte continentale est plus


épaisse sous les montagnes.

B- Comportement de la Croute Continentale au niveau des reliefs

Le phénomène d’isostasie fut mis en évidence, pour la première fois, il y a plus de


250 ans, par l’astronome français Pierre Bouguer. Lors de l’expédition au Pérou de
1736-1743.Bouguer releva, à cette occasion, une différence (dite anomalie)
significative entre pesanteur mesurée et celle calculée pour un même lieu des
Andes.
Les mêmes observations dans l’Himalaya 100 ans après (George Everest) :
l’attraction gravitationnelle des montagnes est toujours inférieure à celle calculée
tenant compte de l’excès de masse de celles-ci. Les chercheurs concluent qu’il y a
anomalie gravimétrique : Anomalie de densité.

C- Théorie de l’isostasie pour expliquer ces anomalies de densité :

On appelle théorie de l’isostasie les différentes hypothèses qui interprètent les


compensations en profondeur des reliefs superficiels. La croûte qui flotte
logiquement sur le SIMA du manteau est plus épaisse sous les continents que sous
les océans.

L’équilibre hydrostatique qui s’établit entre la croûte et le manteau peut être détruit
de façon plus au moins progressive par les phénomènes superficiels, érosion,
sédimentation, glaciation, qui se traduisent par des migrations de masses légères et
entraînent des mouvements verticaux de remise en place (compensation
isostatique).
Plusieurs modèles géophysiques peuvent exprimer cette compensation isostatique ;
deux modèles sont utiles :

• Modèle de Pratt : les masses situées au dessus de la surface de


compensation sont considérées comme des prismes de hauteurs et de
densités variables, ceci pour satisfaire à la condition qu’ils doivent, à leur
base, exercer une pression constante.

• Modèle d’Airy : Au dessus de la surface de compensation, deux couches de


densité différentes existent : une couche légère superficielle, une couche
dense plus profonde ; la proportion de la couche légère qui tend au maximum
sous les montagnes est minimum sous les océans.
Schéma de compensation isostatique selon Airy.

7- LA LUNE :

La lune est l’objet céleste le plus proche de la terre. La lune est l’objet le plus brillant
du ciel nocturne. Elle n’émet pas la lumière mais réfléchit celle du soleil.

Origine de la Lune : On ne sait pas exactement comment s’est formée la lune. Il se


peut qu’elle soit née à côté de la terre, ou qu’elle soit venue d’ailleurs et ait été attirée
par la gravité de la terre. Mais l’hypothèse la plus probable est celle d’une collision :
un corps céleste se déplaçant à grande vitesse aurait heurté la jeune terre. Des
matériaux fondus venus des deux corps auraient été mis en orbite autour de la terre,
donnant naissance à la lune.

L’orbite de la lune autour de la terre n’est pas circulaire : la distance entre la terre et
son satellite varie. La plus courte distance est de 363 300 km, la plus longue de 405
500 km.

Comme la terre, seule une moitié de la Lune est toujours éclairée par le soleil, tandis
que l’autre est plongée dans l’obscurité. Lorsque la lune tourne autour de la terre, sa
forme semble changer car nous ne voyons qu’une portion de cette partie éclairée. Ce
sont les phases de la lune. Celles-ci suivent un cycle : nouvelle Lune (quand nous ne
voyons pas la face éclairée), pleine lune (quand nous voyons toute la face éclairée),
puis à nouveau nouvelle Lune.

7-1 L’éclipse de la lune : Une éclipse se produit quand la Pleine lune


traverse l’ombre de la terre. La terre empêche alors la lumière du soleil
d’atteindre directement la Lune : sa face s’obscurcit ou se réduit à un disque
rouge.
Schéma du mouvement de la lune autour de la terre.

Les marées : Deux fois par jour, la mer monte et descend, tandis que la surface de
la Terre est balayée par un bourrelet d’eau formé par l’attraction de la Lune.

7-2 Mécanisme des marées :

L’eau située sur le côté de la terre le plus proche de la lune ressent plus fortement
l’attraction lunaire, tandis que de l’autre côté de la terre, elle est moins affectée. Deux
bourrelets d’eau se forment et suivent la lune alors qu’elle tourne autour de la terre.
7-3 Vive eau et Morte-eau :

A la pleine lune et à la nouvelle lune, le soleil, la terre et la lune sont alignés. Gravité
du soleil et attraction de la lune se conjuguent pour donner les plus hautes marrées
hautes et les plus basses marrées basses. On les appelle marées de vives eaux.
Quand la lune est à son premier et à son dernier quartier, le soleil est à angle droit
avec la lune. La gravité du soleil neutralise partiellement l’attraction de la lune, c’est
la morte eau. Les marées sont donc moins fortes.

8- Les datations relatives des roches :

Comme l'indique le terme, ces méthodes permettent d'établir l'âge des couches ou
des corps géologiques les uns par rapport aux autres. Il y a deux grands groupes de
méthodes de datation relative: les méthodes physiques et les méthodes
paléontologiques.

 Méthodes physiques de datation relative :

1- Principe de superposition : les couches se déposent d’abord à l’horizontale


puis les couches se superposent les unes sur les autres, ce qui implique que
celle qui est sous une autre est plus vieille que cette dernière.
2- Principe de recoupement :
Un corps rocheux qui recoupe un autre est plus jeune que celui qu'il recoupe.

Le corps A coupe les couches 1, 2, 3 et 4, donc A est plus jeune que ces couches.

3- Les discordances :

Au 19éme siècle, on a compris l'importance de reconnaître des structures bien


particulières dans les successions de roches, les discordances, pour établir des
datations relatives. On reconnaît deux principaux types de discordances:
discordance d'érosion et discordance angulaire.

a) Discordance d'érosion: l'exemple ci-dessous illustre ce qu'on entend par


ce type de discordance. Cette surface irrégulière entre roche ignée et roche
sédimentaire, dans l'exemple ci-dessous, est une discordance d'érosion.
Dans les exemples précédents, le temps géologique est représenté par le temps de
dépôt des couches ou par la mise en place d'intrusions qui représentent des
événements courts en temps. Ici, la discordance d'érosion représente aussi du temps
géologique, mais du temps où, non seulement il n'y a pas eu de dépôt, mais où il y a
eu érosion et suppression de dépôt de couche 1 et une grande partie de la couche 2.
b) Discordance angulaire: l'exemple qui suit illustre en séquence comment se
forme une telle discordance. Comme dans le cas précédent, cette discordance
représente du temps géologique, ici, tout le temps du plissement et de l'érosion.

Méthodes paléontologiques de datation relative.


Parallèlement au développement des méthodes physiques de datation relative par la
superposition, les recoupements et les discordances, une méthode qui deviendra la
plus utilisée, et qui demeure toujours la plus utilisée est la méthode de datation par
les fossiles.
Les fossiles constituent les objets servant aux datations. Sommairement définis, les
fossiles sont les restes d'animaux, incluant leurs pistes, qu'on retrouve dans un
sédiment ou une roche.

Les fossiles peuvent être très abondants dans certaines couches. Ils ont longtemps
constitué la méthode par excellence de datation des couches géologiques et
continuent à être l'outil privilégié. On utilise communément trois façons de dater les
couches par les fossiles: par les fossiles pilotes, par assemblages fossilifères et par
lignées évolutives.

a) La méthode des fossiles pilotes. Cette méthode utilise évidemment les


fossiles à courte durée de vie qui indiquent des âges bien précis. Une couche
contenant un de ces fossiles pourra donc être datée avec assez de précision.
Cependant, on ne trouve pas toujours de tels fossiles.

b) La méthode des assemblages fossilifères. Cette méthode se fonde sur


la somme des fossiles trouvés dans une couche donnée. On assume que tous
les fossiles trouvés ensemble sur une couche sédimentaire représentent des
organismes qui ont tous vécu au même temps. Les deux schémas qui suivent
expliquent la méthode. On fait de la sorte avec les fossiles. Prenons un
assemblage de fossiles (A, B, C, D et E) qui se trouve dans une même
couche. On consulte les catalogues pour connaître quelle a été la durée de
vie de chacun des organismes qu'ils représentent.
c) La méthode des lignées évolutives. La recherche paléontologique sur l'évolution
de divers groupes biologiques durant les temps géologiques a mis en évidence
plusieurs lignées évolutives, souvent sur de courtes durées de temps. Pour illustrer
l'utilité de ces lignées pour les datations relatives, prenons l'exemple d'une lignée
évolutive des espèces d'un genre donné, soit les espèces A, B, C, D et E, avec un
bon contrôle de la répartition temporelle de chacune des espèces.

Puisqu'il s'agit d'une lignée évolutive, la durée de vie d'une espèce marque un temps
bien précis. La présence d'une de ces espèces dans une couche, fixe donc une
limite d'âge précise à cette couche; par exemple, si on trouvait l'espèce C, on saurait
que la couche doit avoir un âge Dévonien moyen.

Les datations radiométriques :

Cet outil, utilise certains éléments chimiques qui ont la propriété de se désintégrer
radioactivement. En calculant le temps qu'a mis une certaine portion d'un élément
contenu dans un minéral à se désintégrer, on obtient l'âge de formation de ce
minéral.
L'atome est composé d'un noyau (protons + neutrons) autour duquel gravitent les
électrons. Toute la masse de l'atome est concentrée dans le noyau, les électrons
ayant une masse négligeable.
Masse atomique = noyau = nombre de protons (+) + nombre de neutrons (±)
numéro atomique = nombre de protons (+)
La radioactivité est due à l'instabilité du noyau qui se désintègre par émission
d'énergie, principalement sous deux formes:
Particule α = 2 protons (+) + 2 neutrons (±) :

D'où une perte de 4 dans la masse atomique et une perte de 2 dans le numéro
atomique :
Particule β = 1 électron (-) :

Cet électron vient du noyau; il faut donc aller le chercher chez un neutron (±) qui
alors devient un proton (+). Il y a donc gain d'un proton, d'où un gain de 1 au numéro
atomique, mais aucun changement de masse atomique, car l'électron a une masse
négligeable.

Un exemple : la désintégration de l'uranium 238 (238U) en plomb 206 (206Pb) :

L'émission de 8 α entraîne la perte de 8 x (2 protons + 2 neutrons), ce qui signifie


une perte de 32 à la masse atomique, ainsi que la perte de 8 x 2 protons qui signifie
une perte de 16 au numéro atomique.

L'émission de 6 β entraîne la perte de 6 électrons, donc pas de changement à la


masse atomique, mais un gain de 6 au numéro atomique.

Le bilan des gains et pertes s'établit donc ainsi:

 masse atomique: 238 - 32 = 206


 numéro atomique: 92 - 16 + 6 = 82 (numéro atomique du Pb)
Rappels – La loi de la radioactivité
Les différents modes de décroissance radioactive :

Atome radioactif  atome radiogénique.


Atome radioactif = atome Père
Atome radiogénique = atome Fils

Il existe 3 modes de filiation :

Mode 1 :
P*  F stable Ex : Rb/Sr, Sm/Nd,
14
C.

Mode 2 : P*   F1 stable Ex : (K/Ar)


 F2 stable

Mode 3 : la chaîne de désintégration

P*  F1*  F2* …Fn* … F stable


Ex : 238U/206Pb, 235U/207Pb, 232Th/208Pb.

Le nombre de désintégrations par unité de temps est proportionnel au nombre


d’atome radioactif à l’instant t.

dN
 N
dt

Où dN/dt est le taux (vitesse) de désintégration,  est la constante de


désintégration, et N est le nombre d’atomes radioactifs restant à l’instant t.
La constante de désintégration,  , est indépendante des conditions de
pression et de température.

Par intégration, on obtient :

 N 
ln    t N  N 0e t
 0
N

où N0 est le nombre d’atomes radioactifs à t0 = 0.

Demi-vie : Temps requis pour que la moitié d’un stock donné de radioéléments se
soit désintégré.

Si t = T1/2, alors N = N0/2, de sorte que:

 T1 / 2
N0
2  N0e T1 / 2 1
2  e
 ln 2  T1/ 2 T1/ 2 
ln 2

0.693
 

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