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Du land art à côté de chez moi !

Sujet :
Près de chez vous (100 KMS maximum) choisissez un lieu naturel (forêt, champ,
parc, jardin, buisson, massif de fleurs...) et réalisez une intervention artistique, une
transformation qui portera « la marque de la main de l'homme ».
Vous vous appuierez sur des démarches artistiques liés au « Land Art ».
Vous témoignerez de votre intervention par des photos, vidéos ou des dessins
accompagnés d'un petit texte explicatif : choix du lieu, matériaux utilisés, sens de
l'intervention, durée de la réalisation...) et réunis dans un petit carnet (journal de
bord).
Contrainte :
Votre intervention doit être éphémère et légère sans dégradation du lieu. N'utilisez
que des matériaux trouvés sur place (feuille, pierres, branches, fleurs...).
Il s’agit de réaliser des créations non figuratives, « in situ » (dans la nature
même) avec des éléments naturels que celle-ci nous offrent : feuilles mortes, fleurs,
brindilles, cailloux, galets, branches, bois, flaques d'eau, sable, gravier, terre...et qui
y resteront. On ne rapporte rien chez soi.
Il ne s’agit plus de représenter la nature, l’arbre ou la forêt, l’eau (comme cela a été
fait pendant des siècles) mais de l’utiliser comme moyens de création.

Objectifs :
- Découvrir et utiliser les éléments de formulation plastique (couleurs,
matières, formes) que la nature met à notre disposition.
- Travailler la composition en disposant et organisant les éléments naturels
sans l'utilisation de la colle ou autres moyens non naturels.
- Mieux comprendre le rôle capital de la photographie (ou du dessin) afin de
fixer et conserver cet art de l'éphémère et de rapporter avec soi ce qui restera
dans la nature.
- Découvrir un mouvement artistique: le Land-Art.
Le Land Art, un partenariat entre l’art et le paysage
La démarche :
Le Land Art n’a jamais constitué un mouvement artistique organisé. C’est la résultante d’un
entrecroisement d’artistes venant d’horizons divers.
Ce qui les regroupe, ce sont leurs interventions sur le paysage, qu’il soit naturel ou urbain.
Au départ il s’agissait d’œuvres éphémères faites de matériaux naturels (bois, terre, sable,
rochers…) et réalisées en harmonie avec les paysages dans lesquels ils s’inscrivent. Les artistes
utilisent creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent… Puis les artistes
ont élargi le champ des matériaux, introduisant des matériaux manufacturés.

Par exemple, les 400 poteaux en acier inoxydable dans le désert du Nouveau-Mexique de Walter
De Maria, The Lightning Field, 1977

Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l’Ouest américain à la
fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de
construction, portent le nom d’Earthworks(littéralement terrassements).

« Spiral Jetty » de Robert Smithson au bord du Grand Lac Salé en avril 1970
Certains artistes intégrés au mouvement prônent l’écologie mais ce n’est pas une tendance
générale. Ceci est le cas de Nils Udo ou Andy Goldsworthy.

Andy Goldsworthy
Nils Udo

Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du land art
relèvent plutôt de l’art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition. Les
œuvres sont à l’extérieur, soumises à l’érosion naturelle et aux éléments ; ainsi, certaines œuvres
ont disparu.

Que reste-t-il des œuvres ?


De ces œuvres éphémères on peut garder la trace :

Les nombreux croquis préparatoires, esquisses de mise en place, les vidéos, les photographies,
les fragments d’œuvres. Par exemple Christo découpe le tissu de confection de ses installations,
que l’on peut acheter et conserver telle une relique précieuse. Puis il y a aussi les produits
dérivés : livres, timbres, cartes postales.
La trace des œuvres devient l’objet vendu dont chacun peut garder la mémoire. En effet, il ne
reste que le souvenir du spectateur ayant vu l’œuvre ou les photographie, vidéos et produits
dérivés. Certains possèdent des fragments d’emballages monumentaux de Christo.
CHRISTO

En résumé :
Les land-artistes laissent les chevalets et la peinture de paysage au profit d’une alliance avec le
paysage qui devient matériaux, support et sujet d’inspiration.

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