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Chapitre II.

Imagerie Par Rayon X

Partie I. LES RAYONS X


Introduction
La grande révolution de l’imagerie médicale débute en 1895 avec la découverte des rayons X
par Roentgen. Cette découverte a donnée Naissance d’une spécialité médicale (imagerie par
RX).Les applications des rayons X sont nombreuses, tant en physique qu’en biologie ou en
médecine.

I. Rappel sur la physique Le rayonnement


Le rayonnent est le processus d’émission ou de transmission d’énergie sous la forme d’ondes
électromagnétiques.
Les rayonnements électromagnétiques sont des quantités d'énergie voyageant sous la forme
d'une combinaison d'un champ électrique E et d'un champ magnétique B perpendiculaires
l'un à l'autre et dont l'intensité varie suivant une fonction sinusoïdale (onde
électromagnétique).

Onde électromagnétique

Les ondes électromagnétiques se déplacent en ligne droite, dans le vide ou la matière, avec
une vitesse constante dans le même milieu. Lorsque se qu’elles se déplacent dans la matière,
des interactions sont possibles avec les atomes des milieux traversés pouvant entraîner une
absorption, une diffusion ou une réflexion de l'onde initiale.
Elles sont caractérisées par leur longueur d'onde et leur amplitude. La quantité d'énergie
(E) transportée par les rayonnements électromagnétiques est:
E = h ν (h : est la constante de Planck (h=6,62 10-34 J.s).

 Le spectre électromagnétique représente la distribution de l’intensité du


rayonnement en fonction de la fréquence (fig.2).Il comprend des rayonnements aux
propriétés et aux utilisations très différentes, depuis les ondes radio jusqu'aux
rayonnements cosmiques. Le spectre visible est très étroit. Les couleurs correspondent
à différentes longueurs d'onde.

Fig.2. spectre électromagnétique

Les rayons x font partie de la famille des rayonnements électromagnétique, au même titre que
la lumière, les micro-ondes, les ondes radiophoniques, et les rayons γ.
Les rayons x sont des rayonnements électromagnétiques de longueur d'onde plus courte (de
fréquence plus grande) que la lumière.
Les rayons x sont des rayonnements plus énergétiques que la lumière. Ils ont suffisamment
d'énergie pour pouvoir, lors d'interaction avec la matière traversée, éjecter un électron lors de
leur absorption ou de leur déviation (rayonnements ionisant).
Les rayonnements électromagnétiques de plus de 10 KeV sont des rayonnements ionisants
et sont, à ce titre, considérés comme dangereux. Les examens d'imagerie utilisant les rayons x
(radiographie et tomodensitométrie) et les rayons γ (scintigraphie) sont accompagnés de
mesures de précautions et sont encadrés par une réglementation permettant de limiter les
risques pour la santé.

II. Production des RX


L'émission de ces rayonnements est obtenue de la manière suivante (fig.3) :
Dans une enceinte de verre on fait le vide. Une cible appelée anode (+) est bombardée par un
faisceau d'électrons accélérés par une différence de potentiel élevé. Les électrons sont obtenus
en chauffant un filament appelé cathode. Cette dernière est constituée d'un filament
métallique chauffé par le passage d'un courant de quelques milliampères. Le courant fournit
des électrons mobiles facilement accélérés en appliquant une forte différence de potentiel
entre cathode et anode (environ 450 kilovolts pour les générateurs les plus courants).
La surface de bombardement des électrons sur l’anode est appelée Foyer. La surface de
l’anode est oblique par rapport a la direction du faisceau d’électrons de manière a permettre
aux RX de sortir du tube. Les tubes à RX sont soumis à des contraintes thermiques et
mécaniques sévères qui peuvent ainsi réduire la cadence des examens cliniques et rendre
certains protocoles non utilisables pendant un certain laps de temps (le temps que le système
refroidisse). Afin de limiter cet effet, le tube à anode tournante a été introduit. D’autres
évolutions, comme la possibilité d’utiliser deux foyers au niveau de l’anode à partir du même
filament ont permis d’améliorer la résolution spatiale.

Fig.3. Schéma d’un tube a rayon X

III. Interaction des électrons avec la matière


Les électrons sont des particules légères porteuses d’une charge électrique élémentaire
négative pour les négatons et positive pour les positons. Lorsque ces derniers rentrent en
mouvement dans un milieu matériel, ils perdent leur énergie cinétique au cours d’interactions
avec les atomes du milieu traversé. Ils agissent soit avec les électrons des atomes constituant
le milieu, soit avec leur noyau.
Deux mécanismes sont à l'origine de la formation des rayons x dans un tube radiogène :
l'émission générale (ou bremsstrahlung) et l'émission caractéristique. Dans les 2 cas, les
rayons x sont le fruit de l'interaction entre un flux d'électron lancé à grande vitesse sur une
cible matérielle.
III.1 Interaction d’électrons avec un électron de l'atome (émission
caractéristique)
L'émission caractéristique est un phénomène mineur dans la production des rayons x.
Deux mécanismes peuvent se produire lors d’interaction des électrons avec Les électrons de
l’atome:
1. Ionisation
Dans le cas ou l’énergie de l’électron incident est > a l’énergie de liaison (E>30 eV) de
l’électron atomique. Électron incident entre en collision avec un électron de l’orbite
fondamentale K d’un atome de tungstène. L’électron incident vient donc de percuter un
électron d'une couche profonde (souvent K) et parvient à l’éjecter. Le "trou" laissé est très vite
comblé par le passage d'un électron d'une couche plus périphérique (L, M, N ,O,P) vers la
couche profonde incomplète ce qui a pour effet de libérer de l’énergie sous forme d’un rayon
X (la fluorescence). Ce déplacement est dû aux différences d'énergie de liaison entre les
couches électroniques. Tout électron tombant au niveau K et provenant de n’importe quel
niveau supérieur (L, M, N, O, P) libère une énergie comprise entre 57,4 keV et 69,5 keV.

2,8
L’énergie des RX libérés pour chaque couche électronique

2. Excitation
Dans le cas ou l’énergie transférée par l’électron incident est égale a la différence entre les
énergies de liaison de deux couches électroniques de l’atome cible, L’électron atomique saute
sur une orbite correspondant à une couche électronique moins liée, on dit qu’il est excité.
- Les électrons atomiques concernés sont les électrons faiblement liés des couches externes
(fig.5.).

Fig.4.phénomène d’ionisation Fig.5.phénomène d’excitation

3. La fluorescence
Lors d’une ionisation ou excitation. L’électron va chercher à retrouver son niveau énergétique
de départ. Lors de son retour à sa couche originelle, de l’énergie est libérée sous la forme
d’un rayon X dont la valeur d’énergie dépendra de la différence entre les deux niveaux
énergétiques. L'énergie de liaison des électrons étant unique pour chaque couche et chaque
atome, le spectre d'énergie des rayons x émis est caractéristique de l'atome en question. Il
s'agit d'une émission dont l'énergie ne dépend que de l'atome constituant la cible.
(fig.6)
Fig.6.phénomène de fluorescence

III.2. Interaction d’électrons avec le noyau de l'atome (émission Générale)


L'émission générale est le mode principal de formation des rayons x en radiologie. L'émission
générale se produit lorsque l'électron passe à proximité du noyau et se trouve attiré par sa
charge. L'électron est dévié et ralenti (fig.7).
La perte d'énergie engendrée se retrouve sous la forme de l'émission d'un ou de plusieurs
rayons X.

Fig.7. rayonnement de freinage

Les électrons perdent progressivement leur énergie toute ou longue de leur trajectoire. Il est
dévié dans le champ coulombien de l’atome cible. Cela se manifeste par un ralentissement ou
freinage. L’énergie perdue est émise sous la forme de rayonnements X, dits de freinage.
L'énergie des rayons x produits de cette manière est variable.

L'énergie des rayons x dépend de 3 paramètres :


1. L'énergie cinétique de l'électron
2. L'attraction du noyau, c'est à dire sa charge (Z)
3. La distance entre l'électron et le noyau, qui est aléatoire.

Les rayons X ainsi produits peuvent avoir toutes les énergies possibles entre 0 et l'énergie
cinétique des électrons.La probabilité de produire un rayon x de forte énergie est plus faible
que la probabilité de produire un rayon x de faible énergie. Le spectre d'émission est donc
décroissant avec l'énergie avec une décroissance à peu près linéaire.

IV. Spectre des RX


La quantité de rayons x produits dans un tube radio gène dépend de
(1) la quantité d'électron lancés sur la cible,
(2) de leur énergie cinétique (pour l'émission générale)
(3) De la taille du noyau.
Un spectre d’émission de rayons X consiste en la superposition d’un spectre continu et d’un
spectre discret de raies.
IV.1. Spectre Continu: correspond au rayonnement de freinage (Bremstrahlung) due à
l’interaction des e- incidents avec les noyaux des atomes cibles.
2. Spectre de raies : correspond à la répartition de l'énergie des photons de fluorescence
caractéristiques du réarrangement électroniques des atomes de la cible après interaction
(excitation ou ionisation) entre l’e- incident et un électron des couches internes du cortège
a. spectre continu

 Le spectre décroît vers les hautes énergies


 Les photons de faible énergie sont les plus nombreux.
 Entre E = 0 et Emax où Emax déterminée par tension d’accélération U Emax = e.U
si U =90 kV, Emax = 90 keV
 L’électron incident peut perdre toute son énergie cinétique E cin en une fois, ce qui
donne une limite supérieure à la fréquence du photon émis.

b. Spectre de raie
Energie des photons émis ne dépendant que des niveaux électroniques des atomes de la
cible.
Energie de fluorescence de Tungstène:
EKα1 = 58 keV
EKα2 = 59.3 keV
EKβ1 = 67.2 keV

c. Spectre de RX
L'atome utilisé dans la majorité des tubes radio gènes utilisés en radiodiagnostic est le
Tungstène (W). La majorité des rayons x sont produits par l'émission générale dont l'énergie
varie entre 0 et l'énergie cinétique des électrons et dont la quantité relative varie inversement
de leur énergie. Les rayons x de faible énergie sont très vite arrêtés par les matériaux qui
entourent la cible et sont exclus du faisceau utile qui sort du tube.
Ces 2 éléments expliquent la forme en cloche du spectre d'émission des rayons x qui sortent
d'un tube radio gène

À l'émission générale, viennent s'ajouter des raies correspondant à l'émission caractéristique


du Tungstène, car la cible est constituée de Tungstène dans les tubes radio gènes classiques.
Le rendement d’un tube est très faible : 1 % rayon X contre 99% de chaleur.

V. Paramètres de réglage dans un tube à RX


1. Intensité I parcourant le filament: directement proportionnelle à la quantité
d’électrons incidents par unité de temps et donc à l’intensité du faisceau X (compris
entre 1 et 5 mA pour fluoroscopie et 100 et 1000 mA pour radiographie).
2. Tension d’accélération U : détermine à la fois la quantité et l’énergie maximum des
rayons X (U compris entre 20 et 150 kV).
3. Nature chimique de l’anode: détermine le spectre discret de fluorescence X
(utilisation de molybdène pour production de X mous en mammographie)

VI. Bases technologique d’un Tube à RX

Le tube à rayon X se compose de plusieurs éléments :


VI.1. La cathode
La cathode est constituée:
 d’un ou deux filaments permettant de créer une source d’électrons.
 d’une pièce de concentration qui accueille et maintient les filaments.
a. Le filament
Il s'agit d'un enroulement hélicoïdal d'un fil de 0,2 à 0,3 mm de section. Il est parcouru par
un courant de Chauffage de forte intensité qui par effet JOULE. L'intensité de ce courant de
chauffage est réglée dans la mesure où la différence de potentiel entre cathode et anode est
suffisante. Le plus souvent la cathode porte deux enroulements de tailles différentes disposés
côte à côte ou dans le prolongement l'un de l'autre. Dans ce cas le courant de chauffage est
amené par trois conducteurs (fig.8.).

Les filaments ont pour caractéristique :


• Température de fusion élevée (point de fusion à 3422°C)
• Bonne conduction thermique

Fig.8. la cathode
b.la pièce de concentration
C’est une pièce Métallique, elle présente une forme en cuvette. Au fond sont placés les
filaments. Elle a pour rôle :
 Elle empêche la déformation des filaments.
 Focalise les électrons vers l’anode.
 Détermine la forme du foyer. (fig .9).

Fig.9. pièce de concentration

VI.2. L’anode
Sa conception tient compte deux impératifs: une grande puissance et surface de production
des rayons X de petite taille.
Elément essentiel du tube à rayon x, elle doit répondre à trois critères:
• Être suffisamment dense (Z élevé) pour favoriser la production des RX.
• Posséder une température de fusion élevée pour résister aux températures.
• Être bonne conductrice thermique pour évacuer rapidement la chaleur.
On distingue deux types d’anodes : les anodes fixes et les anodes tournantes.
VI.2.1. Anode fixe : elle est limitées en puissance, plus simples (moins chers)
Plaque de tungstène sertie dans un cylindre de cuivre, placée en face de la cathode pour être
frappée par le faisceau électronique et placée en face de la cathode.
Le cylindre de cuivre se prolonge à l'extérieur du tube en verre par un radiateur pour assurer
l'évacuation de la chaleur. La surface de l'anode frappée par les électrons, appelé : foyer
électronique est rectangulaire (fig.10).
Pour diminuer la surface apparente du foyer, visible à partir de la fenêtre d'émergence du
tube, la plaque de tungstène est oblique par rapport au faisceau d'électrons :
perpendiculairement au flux électronique, le foyer est vu "en raccourci", sous la forme d'un
carré. Et cette surface apparente porte le nom de foyer optique. L'angle d'anode, angle entre
la piste et le rayon directeur (partie médiane du faisceau X), varie entre 10 et 20

Fig.10.schéma d’une anode fixe

VI.2.2. Anode Tournante


Les anodes tournantes équipent les tubes de moyenne et de forte puissance. Elles sont
constituées d’un couple rotor-stator, d’un axe de transmission et d’un disque.
L’anode tournante a une forme de Disque tronconique aplatie, épais de quelques millimètres,
tournant en regard de la cathode : le faisceau d'électrons le frappe sur sa partie périphérique,
piste d'anode en tungstène dont l'orientation est oblique par rapport au faisceau d'électrons.
Ce disque est porté par un axe solidaire d'un "rotor" monté sur des roulements à billes et
tourne pendant le bombardement électronique, à grande vitesse : 3000 tours/mn.

Fig.10. Anode Tournante Schéma d’un tube anode tournante


VI.2.3. Anode en molybdène
Elle équipe les tubes à mammographie : frappée par des électrons de 30 KeV, elle produit des
rayons X de 17, 20 KV car l'effet photoélectrique y est prépondérant. Dans ces tubes, la
nécessité d'une excellente résolution surtout dans des conditions d'agrandissement, impose des
petits foyers (0,1-0,3mm).
VI.3. L’ampoule (enceinte)
L’enceinte contient l’anode et la cathode, elle a pour rôle de maintenir un vide poussé (pour
que le déplacement ne rencontre aucun obstacle).Elle est constitué en verre (radio
transparent). Cette ampoule, placée dans une huile isolante est le plus souvent en verre qui est
un bon isolant électrique, est transparente au rayonnement thermique et se soude parfaitement
au métal des électrodes. Malheureusement, ce verre atténue un peu le rayonnement X au
niveau de la fenêtre d'émergence.
VI.4. Système de refroidissement
Un système de canalisation d’eau froide ou un ventilateur refroidit de l’huile qui entoure le
tube.

VI.5. La Gaine
La gaine plombée est une enveloppe de 3 à 5mm placé dans un cylindre de métal doublé
intérieurement de plomb sauf au niveau de la fenêtre de sortie (fig.11).La gaine isole
l’extérieur de la chaleur, de la haute tension et des rayonnements X parasites. Une fenêtre de
sortie est placée en face de l’anode pour laisser passer les RX.
Elle contient une huile isolante et un dispositif compensateur de dilatation permet de prévenir

Fig.11. Schéma du tube dans sa gaine

VI.6. le Filtre
Le filtre est placé contre la fenêtre de sortie.il permet d’homogénéiser l’énergie du faisceau X
en éliminant les photons de trop faible énergie.

VI.7. Le Diaphragme
Sont des lames métalliques déposés de chaque côté de la fenêtre de sortie. Ils déterminent le
champ (rectangulaire) d’irradiation et limitent le rayonnement diffusé.

VII. Interaction des RX avec la matière


Deux principaux modes d’interaction des photons X avec la matière:

1. Effet photoélectrique
2. Effet Compton

VII.1. Effet photoélectrique


un photon frappe un électron orbital en lui cédant toute son énergie, cette interaction se
produit à 80% avec la couche la plus proche du noyau ; l'absorption photoélectrique est
proportionnelle à Z3 : cet effet est important pour des photons X de faible énergie (proche de
l'énergie de liaison des électrons cibles) et pour des matériaux lourds (Z élevé). Le retour de
l’atome a l’état fondamental s’accompagne d’une émission d’énergie sous forme d’un photon
de fluorescence. Le photon de fluorescence est émis lorsqu'un électron des couches
supérieures prend la place laissée vacante par l‘électron éjecte (fig.11.)

Fig.11. Effet photoélectrique

VII.2. Effet Compton


C’est la collision élastique d'un photon avec un électron périphérique non lié. Une partie de
l'énergie du photon étant cédée à l'électron (une Absorption partielle de l’énergie du photon
incident, si l’énergie d’un photon est st exactement égale à la différence entre les énergies de
liaison de deux couches électroniques de l’atome cible), par conséquent le photon d’énergie
plus faible change de direction. Le coefficient de diffusion Compton varie peu avec le
numéro atomique du matériau, et dépend pratiquement de la masse de matière présente par
unité de surface. C'est l'effet prépondérant entre 1 et 3 MeV (domaine des accélérateurs de
particule ou des rayons gamma du cobalt).
La Perte de la direction initiale du photon produit un flou de diffusion dans l’image radiante.
L’effet Compton concerne les électrons atomiques appartenant a des couches électroniques
peu liées (fig.12)

Fig.12.Effet Compton

VIII. Principe de l’atténuation et passage d'un milieu homogène à


hétérogène

Lorsqu’un faisceau, parallèle, d’intensité N0, traverse une épaisseur dx de matière dont le
coefficient d'atténuation est μ; il perd une quantité d’intensité dN. Plus le flux N0 est
important et plus la matière prélève de l'énergie (c'est-à-dire : plus il y a atténuation des
photons par effet combiné de l’absorption (effet photoélectrique) et de la diffusion (effet
Compton). D'autre part, plus l'épaisseur dx est importante, plus l'atténuation est importante ;
enfin, la qualité de la matière intervient ; on obtient donc :
dN N dx
Le signe “-” signifie une diminution de I (ou dI négatif). Cette formule est valide dans le cas
d'un milieu homogène où m reste constant, quel que soit le nombre de couches dx. On a
l’expression de I :
I N0 e x
Ou: N : nombre de photons transmis (non absorbé) par unité de surface et de temps.

N0: nombre de photons incident par unité de surface et de temps

x : l’épaisseur de tissus traversé

μ: le coefficient d’atténuation linéaire.

Le Coefficient d’atténuation linéaire :


μ = μ photoélectrique + μ diffusion Compton
μ est définit comme la probabilité d'absorption d'un photon par unité de distance.
Pour N photons incidents, si dN photons sont absorbés par une épaisseur de matière dx, alors :

dN
=−μ dx
N

-μ dépend de l’énergie des photons X et des propriétés physiques du tissus biologique traversé
(numéro atomique Z, densité ρ des tissus).
On note que  est inverse d’une longueur. En réalité, le milieu est très hétérogène, ce qui
entraîne des problèmes pour l'application simple de la formule. Elle se modifie :
Si, sur un trajet x, m est variable, on remplace m par m(x). D'où :
dNxN dx
x1

−∫ μ ( x )∗dx
N=N 0∗e x0

Avec x0 = abscisse à l’entrée dans la matière, et x1 = à la sortie de la matière.


On doit noter que, d’après ces lois, le faisceau transmis diminue exponentiellement : il
n’atteint donc jamais zéro
PARTIE II. RADIODIAGNOSTIC

INTRODUCTION
La radiologie est une exploration du corps par les rayons X qui ont la propriété d’être
absorbés par les substances solides, ou d’être atténués par toutes sortes de substances.
L’examen de radiologie consiste à impressionner sur un film les différences de  la densité
d’un organe traversé par ces rayons. Actuellement, à cette technique révolutionnaire se sont
ajouté des produits de contraste pour la netteté de l’image. Depuis il y a eu beaucoup
d’améliorations jusqu’à la radiographie aux rayons X numérique avec l’apport de
l’informatique.

I. COMPOSANTS D’UNE CHAINE RADIOLOGIQUE


La chaine radiologique contient : (figure.1):

Fig.1. Chaine radiologique

I.1. Générateur Radiologique


Le générateur radiologique regroupe dans une armoire tous les circuits qui alimentent le tube
à rayon X. Il est relié au tube par des câbles électriques. Ce dernier est composé de deux
circuits principaux :
- Le circuit basse tension qui gère l’alimentation du filament
- Le circuit haute tension qui permet l’obtention d’une différence de potentiel élevée
Le générateur permet également de :
- Transformer la courante alternative basse tension en en un courant continu de haute
tension
- Régler l’intensité de chauffage du filament
- Déterminer la durée d’exposition.

I.2. Tube de Coolidge produit les RX


Détaillé dans la partie I

I.3. Filtre
On utilise généralement des Filtres de 2mm en aluminium pour les tensions de 60 à 120 kV et
des Filtres de 2mm de cuivre et d’aluminium pour les tensions supérieures à 120kV.
I.4. Diaphragme 
Détaillé dans la partie I

I.5. Collimateur
Sont des accessoires placés a la sortie du diaphragme, permettant la mise en forme du faisceau
de rayons X.

I.6. Les systèmes de Détections (Seront détaillés dans les sections suivantes).

II. FORMATION DE L’IMAGE RADIANTE


Le faisceau de rayons X issu du tube est homogène. Ce faisceau traverse le corps humain
qui Absorbe une portion du rayonnement X proportionnelle à l’épaisseur, à la densité et au
numéro atomique de la zone traversée. Ainsi le faisceau de rayons X est inégalement atténue,
il devient hétérogène a sa sortie du corps examiné. Il transporte ainsi une image radiante,
celle-ci est transformée en image lumineuse par un détecteur.

Fig.2. formation de l’image radiante

III. TERMINOLOGIE DE BASE EN RADIOLOGIE


L'information contenue dans l'image radiographique varie selon la nature du tissu traversé.
-Ils existent quatre densités fondamentales: os, muscle, graisse, air
1. Opacité : est une zone de forte densité, elle apparaisse en blanche
2. Clarté : est une zone de moindre densité, elle apparaisse sombre ou noire
3. Structure dense (Z élève) : comme l'os, attenue (absorbe) beaucoup les RX,
s’exprime en blanc: ≪ il est radio opaque ≫
4. Structure aréique (Z faible), comme les poumons, attenue peu le RX et apparait
sombre ou noire: ≪ hyper clarté ≫
5. Structure intermédiaire: tissus mous peu contrastés, le contraste augmente par des
produits de contraste a Z élève: Baryum (Z = 56) et l’Iode
(Z = 53).

IV. CRITERES DE QUALITE DE L’IMAGE RADIOLOGIQUE


La qualité d'image se jugera sur plusieurs paramètres :
IV.1.Le contraste
Il représente la différence entre les plages noires et les plages blanches sur le cliché. Il dépend
des conditions techniques de prise du cliché, et de l’acuité visuelle de l’observateur. C'est la
différence d'intensité relative qui est mesurable entre deux points lumineux
Le contraste dans l'image est due à la différence d'atténuation entre l'eau, l'air et les os, pour
des valeurs de basse énergie.
Si un faisceau de RX d’intensité I traverse une même épaisseur d de deux milieux
homogènes 1 et 2, il sera inégalement attenue par l’organisme et il sort hétérogène avec des
intensités différentes I1 et I2 suivant les milieux traverses. Il constitue l’image radiante: non
visible par l’œil. Pour quantifier cette différence : notion de contraste radiologique.
Epaisseur traversée

Le contraste entre deux points de l’image radiante d’intensité respective I1et I2 est :
C=I1-I2/ (I1+I2)
Le contraste est directement lié à la différence des coefficients d’atténuation qui dépend de la
qualité du rayonnement et de la nature des milieux.

Les RX de très faible énergie ne peuvent pas être utilisée lorsque l’épaisseur est grande. Du
fait de leur forte atténuation, la quantité du rayonnement incident doit être élevée pour que,
après la traversée du malade, le rayonnement transmis soit encore suffisante.
Par conséquent il faut choisir un compromis entre fort contraste et faible dose. La valeur de U
ajustée de manière empirique (avec l’expérience) pour chaque type d’examen.

Plus la tension appliquée au tube augmente, plus l’énergie des photons n’est grande, donc

diminue et les rayons sont plus pénétrants. Au-delà de 100 Kvolts, il n'y a pratiquement pas
d’évolution de en fonction de l'énergie. Cependant, quelque soit E, on a : os > eau >

air et leurs valeurs relatives évoluent en fonction de E

Un rayonnement X peu ou moyennement pénétrant fournit un cliché riche en contraste. Ce


type de rayonnement est utilisé en particulier pour les radiographies osseuses : le contraste
entre l’os (qui est blanc) et les parties molles est maximum. De même, il s’agit de la zone
d’absorption maximum des produits de contraste iodes, utilises pour opacifier les voies
urinaires, les voies biliaires, et les vaisseaux.
Utilisation du produit de contraste

IV.2. Netteté : L’image doit être nette, sans flou, ses contours sont bien délimités.
IV.3. Incidence : L’analyse anatomique impose une comparaison a des cliches pris dans
une position définie de référence.
IV.4.Centrage : L’image utile doit se trouver au centre d'un film de dimension minimale.

V. DEGRADATION DE L’IMAGE RADIOLOGIQUE


Les contours de l'image doivent être nets (parfaitement délimités); une ligne précise sépare les
zones opaques sombres et claires. L'absence de netteté est le flou,

V.1. Flou de Rayonnement Diffusé


L’atténuation du faisceau de rayons X dans le corps humain, entraîne un rayonnement
diffusé ; Ce rayonnement risque « d’arroser » le film radiographique d’une façon uniforme,
supprimant à l’image tout contraste.
Ce type de flou est un paramètre quantitativement important en radiologie : L'atténuation par
diffusion est de 4 à 5,5 fois plus importante que celle par absorption (photo-électrique).
Le flou de rayonnement diffusé pose plusieurs problèmes
 Une irradiation inutile (du personnel soignant en particulier).
 diminution de contraste en radiographie.
Afin de diminuer le rayonnement diffusé, il faut :
- diminuer le volume irradie, a l’aide d’un diaphragme ou de localisateurs sur le
rayonnement primaire ou en comprimant la région explorée pour en diminuer
l’épaisseur ;
- L’utilisation d’une grille anti diffusante permettant de sélectionner le rayonnement
primaire par sa direction en arrêtant les rayons de direction différente. Elle est
composée de fines lamelles de plomb séparées par un milieu transparent aux rayons x.
Le faisceau primaire, passe à travers les lames de la grille, tandis que le rayonnement
diffusé, de direction différente, est arrêté par les lamelles.
Grille anti-Diffusante

 pour éviter que le rayonnement diffusé n’atteigne le manipulateur un écran blombé est
utilisé.

Ecran plombé

V.2. Flou de grandissement


Une radiographie est une projection conique sur laquelle les éléments anatomiques se
superposent et apparaissent déformés.
Le grandissement augmenté lorsque l'on éloigne le film de la source de rayons X.
Une structure au contact du film sera plus nette qu’une structure éloignée.
Flou de grandissement

V.3. Flou Cinétique


Le malade respire, le cœur bat, les organes digestifs bougent, l'immobilité musculaire ne peut
être maitrisée longtemps.
C'est le flou le plus préoccupant. L'élément anatomique mobile se déplace a une vitesse
parfois importante (vitesse instantanée atteignant 100 a 200 mm/seconde). La longueur
parcourue est fonction du temps d'exposition ou temps de pose.
Ce flou peut être diminué, par :
- immobilité ; temps de pose court ; séquence rapide de clichés : 50 à 100 images/s. ;

Flou Cinétique

VI. TYPES D’EXAMENS ET SYSTEMES DE DETECTIONS

VI. 1. La radiologie Classique.


VI.1.1 Systèmes de détection en radiologie Classique
VI.1.1.1. le film radiographique
Le film photographique est, en radiologie utilisé sous deux aspects, d'une part de détecteur du
rayonnement X, et d'autre part comme enregistreur d'images.
Le film radiographique est formé :
1. le support, constitué de tri acétate ou de polyester, épais de 200 microns environ ;
2. Couche intermédiaire assurant l’adhérence entre support et émulsion
3. l'émulsion : élément sensible au rayonnement X, elle est composée par un mélange
de gélatine, de bromure d'argent, et de divers correcteurs, le gélatinobromure d'argent. Elle
forme une couche d'une épaisseur très voisine de 30 microns.
-L’émulsion est habituellement distribuée sur les deux faces du film (film bicouche) ou sur
une seule face (films monocouche).
Les films monocouche présentent du côté opposé à l’émulsion une couche antihalo opaque
Pour éviter la réverbération du rayonnement. Il permet de fournir une meilleure résolution
spatiale et sont utilisés en mammographie).
4. une couche protectrice superficielle : Elle est perméable aux liquides de
traitement agissant sur l'émulsion tout en assurant une protection mécanique
Cependant, le film reste fragile. On évitera, les traces de doigts (fausses images de
calcifications en mammographie). La conservation des films se fera au mieux à la verticale
pour éviter l’écrasement de l’émulsion.

Structure d’un film radiologique

VI.1.1.2. Ecran renforçateur


Le film radiographique est peu sensible aux rayons x et une quantité importante de rayons x
est nécessaire pour obtenir un noircissement adéquat du film. Pour augmenter l’efficacité du
film radiographique, celui-ci est habituellement placé entre deux écrans renforçateurs
disposé dans une cassette.
Les écrans renforçateurs permettent d'utiliser moins de rayons x pour obtenir le même
noircissement. Ils permettent donc de limiter le flou cinétique, de diminuer la quantité de
rayons x utilisée en radiologie, ce qui est intéressant d'un point de vue de la radioprotection.
-les écrans renforçateurs : transforme les rayons x en une lumière (ils s’illuminent sous l’effet
des rayons X et ce rayonnement lumineux va lui-même produire une image sur le film
photographique). Dans ces conditions, il suffit d’une quantité de rayons X moindre pour
obtenir une radiographie qui permet de diminuer le temps de pose nécessaire et, de la, la dose
d’irradiation.
Les écrans renforçateurs sont formés de :
1. d’un support en plastique blanc, réfléchissant la lumière,
2. d’une fine couche de cristaux luminescents excités par les rayons X et restituant la
lumière sous forme de photons lumineux.
3. d’une couche protectrice incolore.
Structure d’un écran renforçateur

Le film radiographique se place à l'intérieur de la cassette entre les 2 écrans.


 la cassette : est simplement une enceinte close mettant le film à l’abri de la lumière
du jour et contenant deux écrans renforçateurs places de part et d’autre du film et
possède une face antérieure transparente aux rayons X en aluminium ou plastique et
une face postérieure contenant une fine plaque en plomb pour atténuer le rayonnement
direct et arrêter le rayonnement rétrodiffusé.
Le système d’ouverture-fermeture de la cassette dépend de la développeuse utilisée, les
chambres noires avec développement manuel ayant pratiquement disparu au profit des
systèmes plein jour avec développement automatique.

VII.1.2 .Formation de l’image


Le film est impressionné par la lumière. Cet effet ne peut être détecté physiquement : l'image
est dite latente. Elle est révélée par le traitement chimique.
Les photons qui atteignent le grain de bromure d'argent dissocient ceux-ci, par effet
photoélectrique (arrachement d'un électron à l'ion Br- qui devient atome Br), en atomes de
brome et d'argent. 5 à 6 dissociations de ce type dans un seul cristal (soit un million d'atomes)
constitueront pour ce cristal l'image latente qui persistera jusqu'au développement, où chacune
constituera un germe de développement.

Formation de l'image.
A - Après exposition, les grains de bromure d'argent qui ont reçu les rayons X ou la lumière
sont porteurs d'une image latente.
B - Dans le révélateur, les cristaux porteurs d'image latente se transforment en argent
métallique.
C - Dans le fixateur, les cristaux non exposés sont éliminés. Les zones sensibilisées par le
rayonnement X apparaîtront en noire.
Ce noircissement est d’autant plus intense que la quantité de rayons X reçue est plus grande.

 Le développement 
Le développement se déroule en 4 ou 5 phases, Il peut être manuel ou automatique.
1. Développement manuel :
Dans une chambre noire le film est sorti de la cassette, fixé aux quatre coins sur un cadre
qui le tend et le rigidifie. Ce cadre est plongé successivement, pendant des durées déterminées
dans des bains : révélateur (5 minutes), lavage intermédiaire (très bref), fixateur (10 minutes),
lavage final (20 minutes), puis séchage à l'air libre ou dans un courant d'air chaud.
2. Développement automatique
Toutes les développeuses automatiques utilisent la même méthode. Le film, sorti de la
cassette dans le noir placée à l'entrée de la développeuse, est entraîné par une cascade de
rouleaux successivement dans les 3 cuves (révélateur, fixage, lavage), puis à travers une
sécheuse (air chaud ou infrarouge). Le traitement complet dure 90 ou 120 secondes à une
température voisine de 35°.

Plan de coupe d'une machine à développer.

VII.1.3. Limite De La Radiologie Classique


1. L’information reçue sur le récepteur photographique est figée et ne peut plus être
modifiée.
2. Stockage des films: Les films vieillissent sous l’effet de la température et de
l’humidité, ce qui va se traduire par une augmentation du voile de base et des pertes de
sensibilité ou de contraste.
3. Coût lié aux consommables chimiques pour le développement.
4. L’image obtenue en continu et en temps réel est grossière et peu lumineuse.
VII.2. Radiologie Numérique
Cette technique utilise un système informatique (acquisition –traitement)
Le recueil numérique de l’image radiante elle va se faire en plusieurs étapes :
1. la détection : l'image radiante est reçue sur un détecteur (qui remplace le couple film
écran) à l’origine d’un signal analogique
2. la conversion du signal analogique en signal numérique
3. le traitement du signal numérique
4. la conversion du signal numérique en signal analogique sur console de visualisation

L’image numérique ce prête a des traitements par ordinateur permet :


1. une visualisation de l’image sur un écran
2. Modification du contraste par les opérations du traitement.
3. Amélioration de la visibilité

Chaine de la radiologie numérique

VII.2.1. Système de détection en radiologie Numérique


VII.2.1.1.Amplificateur de luminance- caméra TV
Ce type de détecteur n'est pas nouveau : c'est lui qui a permis dans les années 60 le
développement de la radioscopie télévisée puis secondairement de l'angiographie numérisée.
a. Principe de fonctionnement de l’amplificateur de luminance

L'amplificateur est un tube électronique interposé entre deux écrans et soumis à une tension
électrique. L'écran d'entrée reçoit l'image de faible luminescence des rayons X et la
transforme en un flux d'électrons à l'intérieur du tube. La tension électrique appliquée au tube
accélère les électrons, qui bombardent le deuxième écran avec une énergie supplémentaire.
L'écran de sortie transforme le flux d'électrons en lumière visible, avec restitution de l'image
et avec un gain de luminosité considérable. L'image radioscopique est alors retransmise sur
un écran de télévision.
Le Système constitue de deux écrans convertisseurs et d’un tube à vide.
 Le tube à vide
Il permet l'accélération des électrons sans interactions. C'est un cylindre de 25 cm de diamètre
et une longueur équivalente. Sa face antérieure est bombée pour résister à la pression de l'air .
L'ensemble est protégé mécaniquement contre les chocs et contre les rayonnements X.
 L'écran primaire
Il se décompose en deux parties accolées.
- Une couche sensible aux RX, convertissant les photons X (20 à 120 keV) en photons
lumineux (1,5 à 3 keV).
- Une photocathode qui, sous l'action des photons lumineux, libère par efet photo- électrique
des électrons dont l'énergie propre est faible.

 L'écran secondaire
Situé à l'extrémité opposée du tube, il recueille les électrons accélérés et les convertit en
photons lumineux.
 Le groupe d'électrodes
Il assure deux fonctions.
- L'accélération des électrons qui acquièrent une énergie correspondant à la différence de
potentiel (30 kV).
- La focalisation de ces électrons : ceux-ci sont émis par une surface de 22 cm de diamètre et
sont projetés sur l'écran secondaire mesurant 2 à 3 cm de diamètre en conservant l'image de
l'écran primaire.

-L'image finale est transmise sur un écran de télévision

Amplificateur de luminance

b. Caméra de Télévision

Elle va analyser l'image dynamique de l'amplificateur de luminance à l'aide d'un tube


analyseur d'image qui reçoit l'image lumineuse par l'intermédiaire d'un système de fibres
optiques.
Le tube analyseur d'image est une enceinte où règne le vide dans laquelle un faisceau
d'électrons émis par un filament, focalisé par un canon d'électrons et dirigé par un
enroulement déflecteur va venir balayer une cible photoconductrice de nature variable en
fonction du type de tube.
Le faisceau électronique balaye la cible ligne par ligne et joue le rôle d'une électrode
baladeuse : il va déposer sur la cible une charge électrique qui varie dans le temps comme la
résistance en chaque point de la cible : la différence de potentiel de sortie reproduit les
variations de luminance des différents points de l'image de l'écran secondaire : c'est ce signal
qui, après amplification, donnera le signal vidéo qui sera numérisé.

Caméra de Télévision

VII.2.1.2. Les écran à mémoires


L'acquisition se fait toujours avec une chaîne de radiologie classique : générateur, tube à RX,
cassette avec ou non utilisation d'une grille. La cassette contient un écran dit "écran à
mémoire" qui remplace le couple film-écran traditionnel et va recueillir une image latente. La
cassette impressionnée sera ensuite transférée dans une unité de lecture reliée au processeur
de numérisation d'image. Après lecture, les informations contenues sur l’écran sont effacées
pour permettre une nouvelle utilisation. Ces différentes étapes définissent un cycle de
formation de l’image

Cycle de formation de l’image

VII.2.1.3. Le Tambour en Sélénium


Le détecteur de l'image radiante est une couche amorphe de sélénium qui est un photo-semi-
conducteur : lorsqu'il est exposé aux rayons X, il devient conducteur. L'exposition aux rayons
X entraîne la formation d'électrons- trous qui vont neutraliser partiellement les charges
positives du sélénium. Les charges résiduelles vont refléter l'image radiante : elles seront lues
par un condensateur-lecteur de charge. Le détecteur au sélénium est un système dédié
exclusivement à la radiographie thoracique.

Exposition

 Capteur d'image
Il s'agit d'un tambour de 50 cm de diamètre et de hauteur sur lequel a été vaporisé de façon
homogène un dépôt d'une fine couche de sélénium à l'état amorphe sur un support en
aluminium. La formation de l'image se fait en 3 étapes :
1. Mise en charge électrique : un champ électrique est créé par dépôt d'une charge
positive à la surface du tambour pendant qu'on applique une charge négative à
l'aluminium.
2. Phase d'exposition : les photons de l'image radiante sont projetés sur la surface du
tambour et entraînent la formation de paires d'électrons-trous qui sont attirés par les
charges positives en superficie. Les charges résiduelles constituent l'image latente
3. Phase de lecture : le tambour va être animé par un mouvement de rotation à grande
vitesse qui va l'amener au contact d'une barrette de détecteurs constitués de
condensateurs lecteurs de charges. A chaque rotation, les condensateurs (0,2mm) sont
déplacés par translation de 0,1 mm et analysent la surface du tambour. C'est la rotation
qui permet de lire l'information horizontale et la translation à chaque tour qui permet
de couvrir toute la hauteur du tambour. La lecture totale dure environ 10 secondes. Le
signal électrique obtenu est amplifié et numérisé. La déformation de l'image latente
liée à la surface courbe du tambour est corrigée par un algorithme mathématique.

VIII. AVANTAGE DE LA RADIOLOGIE NUMERIQUE


L’imagerie numérique ne cesse de se développer permet au médecin:
- un diagnostic plus fiable.
- de disposer de l’information a tout moment, sur place et a distance, archivée et
enregistrée sur support (disque dur, USB, CD…etc.) transmise via réseaux sécurises
ou consultée directement sur écran: ce qui est rapide, économique, écologique.
- de réduire l’exposition aux RX d’ou minimise l’irradiation et respecte les normes de
radioprotection.
PARTIE II. TOMODENSITOMETRE

INTRODUCTION
Dès le début des années soixante, les différents appareils d’imagerie radiologique ont eu
comme objectif la visualisation de l’anatomie humaine avec de plus en plus de précision
(morphologique et tissulaire). Au cours de ces années se sont produits également de forts
importants développements dans le domaine de l’informatique, avec une augmentation
considérable des vitesses de calcul.
C’est dans cet environnement que la scanographie à rayons-x est née, au départ avec le but de
visualiser les tissus mous à l’intérieur de la boîte crânienne ; les radios classiques du crâne
étaient impuissantes dans ce domaine.
Les principes de la tomographie par transmission ont été présentés pour la première fois en
1972 par Godfrey Hounsfield, avec l’installation d’un premier prototype « crâne ».
L’invention de la tomographie par rayons-x a représenté l'un des premiers bouleversements en
imagerie médicale et est à la base des immenses progrès faits dans ce domaine. Durant les
trente dernières années la technologie a largement évolué, essentiellement dans les trois axes
suivants :
1. vers des scanners « corps entier » avec une multitude d’applications cliniques de
diagnostic, mais aussi d’aide à la thérapie et à l’interventionnel.
2. vers des résolutions spatiales et de contraste de plus en plus élevées,
3. vers des vitesses d’acquisition et de reconstruction de plus en plus rapides, visant pour
le futur proche le « temps réel ».

I. HISTORIQUE
Les principales étapes du développement de la scanographie à rayons-x sont :
1972 : invention de la tomographie à rayons-x par Godfrey Hounsfield et installation du
premier prototype crâne dit de première génération.
1976 : apparition des premiers scanners corps entier dit de seconde génération.
1981 : disponibilité sur le marché des premiers scanners corps entier de troisième génération
améliorant considérablement les durées d’acquisition.
1989 : apparition des premiers scanners à rotation continue dit de quatrième génération.
1991 : introduction sur le marché des premiers scanners avec acquisition spiralée, ouvrant la
voie à une imagerie de volume,
1993 : installation en environnement clinique du premier prototype de scanner multi barrette
(deux barrettes)
1998 : introduction des scanners multi-barrettes (quatre barrettes et plus) ouvrant la voie à des
applications cliniques nouvelles telles que la perfusion et l’imagerie cardiaque.
2002 : TDM multibarrette (16 barrettes)
Après 2005 : scanner permettant la couverture de tout un volume en une seule rotation
(équivalent de plus de 200 barrettes).
II. DEFINITION DE LA TOMODENSITOMETRIE
Le mot “scanner” vient de l’anglais “scanography”. Ce terme vient du mot anglais “to scan”
qui signifie :
 Tomos : coupe, section
 Graphia : écrire
Différents synonymes existent : Scanographie, Scanner, TDM (tomodensitométrie), CAT
(computerized - assisted - tomography).
 scan : mesuré, examiné, sondé, balayé.

III. AVANTAGE DE LA TOMODENSITOMETRE


En radiographie classique : les ombres des organes traverses sont confondues (superposition
des structures 3D dans un plan 2D qui est exploitée)
Le scanner, ou TDM, résout ce problème en réalisant, pour la zone étudiée des images de
coupes fines sous différents angles. La TDM permet ainsi une visualisation "en profondeur".
Le scanner donne des informations diagnostiques exactes sur la distribution des structures
dans le corps.
- Excellente qualité des images
- Doses d’irradiation impliquées sont réduites.
- Localise mieux un organe par rapport à un autre et détecte mieux les anomalies.

IV. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN SCANNER


La réalisation la plus simple d'un scanner X nécessite un émetteur de rayons X et un détecteur
disposés en couronne (fig.1). Le corps étudié est placé entre l'émetteur et le détecteur. Le
principe repose sur la mesure de l’atténuation d’un faisceau de rayons X qui traverse un
segment du corps. Le tube et les détecteurs tournent autour de l’objet à examiner. De
multiples profils d’atténuation sont obtenus à des angles de rotation différents. Ils sont
échantillonnés et numérisés.

Fig.1 principe de fonctionnement d’un scanner


V. COMPOSANTS D’UNE CHAINE SCANOGRAPHIQUE
Un scanner contient les éléments montrés dans la figure suivante :

Fig.2. Chaine scénographique

V.1. Générateur de rayon X


Le générateur délivre une haute tension continue (80 à 140 kV) ainsi qu’un milli ampérage
constant (de 10 à 500 mA). Il a une puissance totale disponible de 50 à 60 kW. Il est le plus
souvent placé dans le statif.

V.2. Le Tube à rayon X


Les scanners modernes fonctionnent en mode spiralé (multi-barrettes) avec une extrême
rapidité d’acquisition. Les tubes doivent être extrêmement performants. En effet ils doivent
être capables
 D’absorber de fortes contraintes thermiques d’où la nécessité d'une capacité
calorifique élevée (exprimée en unités chaleur UC). les tubes les plus performants
utilisés à l'heure actuelle ont des capacités calorifiques de l'ordre de 5.0 à 7.0 MUC
(MUC : Million Unités de Chaleur ; une Unité de Chaleur = l’énergie qu’il faut pour
élever d’un degré la température d’un gramme d’eau).
 Ils sont à anode tournante, avec émission continue.
 Ils doivent en outre supporter les contraintes mécaniques de la force centrifuge des
statifs de dernière génération dont la vitesse de rotation est de 0,5 seconde pour 360°.
 Une autre caractéristique importante est la résolution spatiale, qui, dans certaines
conditions d'acquisition sera limitée par la taille du foyer (La surface de
bombardement des électrons sur l’anode): ceci implique la conception de tubes multi-
foyers (petit pour l’acquisition en mode haute résolution spatiale et plus grand pour
l’acquisition en mode haute résolution de contraste).
V.3. le Filtrage (partie I. section IV)
V.4. la Collimation primaire et secondaire
* La collimation primaire est située en aval du filtrage. Elle calibre le faisceau de rayons X
en fonction de l’épaisseur de coupe désirée.
* La collimation secondaire est placée avant le détecteur. Elle doit être parfaitement alignée
avec le foyer et la collimation primaire. Elle limite le rayonnement diffusé par le patient

V.5. Systèmes de Détections


Les détecteurs permettent la transformation des photons X en signal électrique et l’on
distingue deux types de détecteurs :
V.5.1. Chambres d’ionisation au xénon
Les propriétés du xénon sont à la base du détecteur. En effet sous l’action des rayons, les
électrons sont excités et produisent un courant électrique. C’est ce signal que l’on récupère,
signaux proportionnels à l’atténuation du corps traversé.

Fig.3. Détecteur au Xénon

V.5.2. Détecteur solide


Aujourd’hui tous les scanners sont équipés de détecteurs solides, ils sont parfois nommés
incorrectement semiconducteurs.ces détecteurs permettent de maximiser l’efficacité de
détection et par conséquent la résolution en contraste par quantité de dose délivrée au patient.
Ce détecteur est composé de cristaux placés dans une chambre d’ionisation. Ces cristaux
recevant des rayons X, les convertissent en une énergie lumineuse qui est proportionnelle à
l’intensité du faisceau reçu. Une photo diode récupère cette intensité lumineuse et la convertie
en signaux électriques (fig.4).
-Le détecteur est composé d’une ou plusieurs barrettes disposées en éventail. Une barrette
permet d'obtenir les informations nécessaires pour la reconstruction d'une coupe. Ainsi, un
scanner à n barrettes permet l'acquisition simultanée de n coupes par rotation. Chaque
barrette regroupe quelques centaines de capteurs.
Fig.4. Détecteur solide

V.5.3. Le Statif
Le statif (où sont installés tube X, détecteur, générateur) avec un tunnel (laissant passer le
patient) perpendiculaire à l’axe de la table ; il est fixe, peut s’incliner de +/- 25° par rapport à
la verticale
Le statif du scanner se compose de deux parties principales : le stator et le rotor
V.5.3.1.Le stator 
Est la partie fixe. Il comporte les éléments suivants :
- le tunnel (généralement de 70 cm de diamètre)
- les éléments de contrôle mécanique pour les différents mouvements du statif
V.5.3.2. Le Rotor
Est la partie mobile. Il contient :
- le générateur de haute tension (pour la fabrication du rayonnement X)
- le tube à RX et les circuits de refroidissement
- le système de détection et l’électronique associée, quelques processeurs rapides et le
- système de transmission de données.
Les vitesses de rotation du rotor sont généralement de l’ordre de la seconde pour une
rotation de 360°. La tendance actuelle est à l'augmentation de la vitesse de rotation. La plupart
des constructeurs proposent des appareils qui effectuent un tour complet en environ 0.5 sec.
Ceci est utile pour des examens fonctionnels (perfusion) et pour l’imagerie des organes
présentant des mouvements rapides (cœur). L’augmentation de la vitesse de rotation doit
forcement s’accompagner d’une augmentation de la puissance instantanée d’émission des RX,
afin de ne pas dégrader la qualité de l’image.

VI. FORMATION DES IMAGES TOMOGRAPHIQUES


Il existe 3 coupes permettant l’acquisition des images tomographique (fig.5) :
transverse
Fig.5. coupes tomographiques

Le principe repose sur la mesure de l’atténuation d’un faisceau de rayons X qui traverse un
segment du corps en tournant atour du patient, Le faisceaux de rayons X traversant un objet
subissent une atténuation par absorption qui dépend de la composition atomique du tissu et de
l'énergie des rayons X incidents (fig.6). De multiples profils d’atténuation sont obtenus à des
angles de rotation différents répartis sur 360° (fig.7 et 8). Ils sont échantillonnés et numérisés.
Les données sont rétro projetées sur une matrice de reconstruction puis transformées en image
analogique. En donnant à chaque pixel un niveau de gris correspondant au coefficient
d'absorption. Le déplacement horizontal du patient permet d’obtenir autant de coupes que
nécessaire pour faire le diagnostic.
La somation de tous les profils de densité obtenus pour ces différentes valeurs angulaires en
fonction des coefficients d’atténuations s’appelle un Sinogramme

q
Le sinogramme

VI.1. Atténuation
Un faisceau de rayons X traversant un objet homogène d’épaisseur x subit une atténuation,
fonction de la densité électronique de l’objet(fig 6). l’atténuation est définie par la relation :
Log Io/I = µx
Io : intensité incidente du faisceau ; I : intensité émergente ; µ : coefficient d’atténuation de l’objet traversé ; x :
épaisseur de l’objet.
Le faisceau rencontre des structures de densité et d’épaisseur différentes. L’atténuation
dépend donc de plusieurs inconnues µ1x1, µ2x2,...µnxn.
Fig.6. L’atténuation mesurée par un détecteur dépend de toutes les structures traversées.

VI.2. Projection
Le détecteur transforme les photons X en signal électrique (fig. 6). Ce signal est directement
proportionnel à l’intensité du faisceau de rayons X. Le profil d’atténuation ou projection
correspond à l’ensemble des signaux électriques fourni par la totalité des détecteurs pour un
angle de rotation donné. Un mouvement de rotation autour du grand axe de l’objet à examiner
permet d’enregistrer une série de profils d’atténuation résultant de la traversée de la même
coupe selon différents angles de rotation (fig. 7 et 8).

Fig.6. atténuation des faisceaux Fig.7. Profil de densité fig.8.multiples profils d’atténuation sont
obtenus selon différents angles de rotation

VI.2. Rétroprojection
Les projections sont échantillonnées et numérisées. Ces données converties ou données brutes
ont des valeurs numériques avec une adresse spatiale.
Avec n projections obtenues selon des angles différents, il est possible de reconstruire une
image du plan de coupe étudié. Ces projections sont puis rétro projetées sur une matrice de
reconstruction.
Chaque profil d’atténuation est projeté selon le même angle qu’à l’acquisition.
À partir des valeurs d’atténuation mesurées par chaque détecteur, l’ordinateur calcule la
densité de chaque pixel de la matrice. Ces calculs complexes reposent sur un principe simple :
connaissant la somme des chiffres d’une matrice selon tous ses axes (rangées, colonnes et
diagonales), on peut en déduire tous les chiffres contenus dans la matrice.
Exemple :
P1(1) = a + f + k + p + u = 5
P1(2) = b + g + l + q + v = 5
P1(3) = c + h + m + r + w = 20
.......
P3(1) = a + b + c + d + e = 0
P3(2) = f + g + h + i + j = 25
P3(3) = k + l + m + n + o = 5
.......
25 équations à 25 inconnues
Pour 1 image 128x128 : 16.384 équations !

Ces opérations mathématiques nécessitent des moyens de calcul puissants qui ne peuvent être
obtenus que par des ordinateurs. Les premiers prototypes de tomodensitomètre ne
permettaient d’imager que le cerveau au moyen d’une série de capteurs disposés en arc de
cercle autour de la tète. Pour réaliser une seule image sur ces appareils, il fallait deux
heurs et demis pour calculer une seule coupe tomographique a partir de ce signal.les
premiers images tomodensitométriques du cerveau permettent de montrer très nettement les
cavités des ventricules remplis de liquide céphalo-rachidien. Les appareils suivants permettent
ensuite de reconstruire des images de l’ensemble des parties du corps humain.
Pour améliorer le temps de calcul et la qualité d’image de l'objet reconstruit, pour le
rapprocher du modèle initial on utilise plus couramment la méthode de la transformée de
Radon (1917).

VI.3. De la matrice a l’image


La mesure du coefficient d’absorption dans une structure complexe se fait par le calcul
matriciel, une matrice est un tableau carré ou rectangulaire constitué d’éléments ayant chacun
une valeur, les éléments de la matrice sont groupés par rangée et colonnes. On caractérise une
matrice par le produit m*n du nombre de rangées par celui des colonnes. A chaque pixel de la
matrice de reconstruction correspond une valeur de densité ou une valeur d’atténuation
En fonction de sa densité, chaque pixel est représenté sur l’image par une certaine valeur
dans l’échelle des niveaux gris.

VI.1.1. Échelle Hounsfield et Fenêtre de densité


VI.1.1.1. Échelle Hounsfield
Les coefficients de densité des différents tissus sont exprimés en unités Hounsfield UH.
L’éventail varie de –1000 à +1000. Avec le choix d’une valeur de zéro pour l’eau, -1000
pour l’air et +1000 pour les os(fig.10).
La formule mathématique qui relie le coefficient de densité µ(x) d'un corps donné (x) en
unités Hounsfield (UH) est :
μ−μeau
Unité (HS) = ∗1000
μeau

Hounsfield a défini une échelle de densités ou :


Eau = 0 UH ; Air = - 1000 UH  ; Os = + 1000 UH ; Graisse = - 50  ; Cerveau = +30, +40 ;
Sang coagulé = +80

Fig.10.Echelle Hounsfield

VI.1.1.2. Fenêtre de Densité


La quantité d’information placée dans la matrice est trop importante pour pouvoir être
affichée sur une seule image. Les 2000 niveaux de densité ne peuvent être vus simultanément
sur l’écran cela conduit à étudier l’information par tranche. D’où l’intérêt du choix de la
fenêtre d’étude. La fenêtre correspond à l’intervalle d’unité Hounsfield qui va être affiché à
l’écran. Tout pixel ayant une valeur plus grande que la limite supérieure de la fenêtre est
affichée blanc et tout pixel ayant une valeur plus petite que la limite inférieure de la fenêtre
est affichée noir

Deux Paramètres définissent la fenêtre utile de densités.


1. le niveau (level) : valeur centrale des densités visualisées (le milieu de l’intervalle d’unité
Hounsfield affiché.
2. la largeur de la fenêtre (windows): détermine le nombre de niveaux de densité (Intervalle
de densité choisi, dans lequel seront représentés l’ensemble des NG visibles par l’œil sur
l’écran.)
- En augmentant la fenêtre l’image s’enrichit de niveaux de gris mais le contraste diminue
entre les structures de l’image. En diminuant la fenêtre, le contraste augmente.
- Lorsque la fenêtre d’étude est ouverte au maximum, l’os apparait blanc, l’air noir et toutes
autres structures sont uniformément grise, l’image obtenue est celle d’une médiocre
tomographie conventionnelle.
Selon le niveau et la largeur de la fenêtre dans l’échelle d’absorption d’Hounsfield, seront
objectivés : les tissu mous (muscle, cœur, foie….), les structures calcique (os) permettant
l’étude précise des densités du cerveau) (fig.10)
Fenêtre totale fenêtre Os

Fenêtre air fenêtre tissu mous


Fig.10.fenêtre de densité des différents tissus

- pour les tissus mous N= +35 L= +350


- pour l'os : N = +400 L= + 1500
- pour les poumons : N= - 700 L= 1000

VII. GENERATIONS DES SCANNERS


Actuellement, les grosses firmes industrielles qui fabriquent les scanners sont : Philips,
Siemens, General Electric.

VII.1. Scanner de la 1ere génération


La 1ere génération des scanners associait un mouvement de translation et de rotation du tube
pour effectuer une coupe (utilisation d’un seul détecteur) (fig.11).
-Apres ce balayage longitudinal (translation), l’ensemble pivote d’un petit angle autour du
centre de la section examinée (rotation) et un nouveau balayage est réalisé.
-Au cours de chaque translation, plusieurs centaines de mesures sont effectuées pour réaliser
le profil de la section dans l’incidence considérée.
-Une fois que le couple tube-détecteur a réalisé une rotation de 360° (et donc qu’une coupe est
obtenue), la table avance d’un incrément choisi et l’acquisition d’une nouvelle coupe peut
avoir lieu. C’est pour cela que l’on parle de mode incrémental (acquisition tranche par
tranche).

Fig.11.1ere génération des scanners

VII.2. Scanner de la 2 eme génération


Il repose toujours sur le principe de translation rotation mais le nombre de détecteurs
augmente (2 détecteurs) (fig.12) permettant l’acquisition de 2 coupes simultanée en
plusieurs minutes et la géométrie du faisceau est modifiée (angle d’ouverture 10 a 20°).
Le faite de disposer de plusieurs détecteurs au lieu d’un seul permet d’augmenter l’incrément
de rotation.
Une fois que le tube a tourne de 360° autour du patient pour une position de table z donnée,
la table avance d’un incrément et une nouvelle rotation du système tube détecteurs peut avoir
lieu. On est donc encore dans un mode dit incrémental.
-L’handicap de la 2ieme génération est du au fait qu'il a un temps d'acquisition très long
(plusieurs minutes) et est plus utilisé pour l'imagerie des parties du corps que pour celle de la
tête.

Fig.12. 2eme Génération des scanners

VII.3. Scanner de la 3 eme génération


C'est un système à rotation unique (géométrie à Rotation-Rotation), le tube et les détecteurs
tournent en même temps autour du patient (fig.13).
Afin d’éliminer le mouvement de translation, on utilise une couronne de détecteurs
(500 a 1000) déployées en arc de cercle et un angle d’ouverture du faisceau de RX
suffisamment grand pour couvrir la totalité de la section du patient, même a l’endroit le plus
large. Le mouvement de peut être réalisé très rapidement (moins de 1 seconde). Une fois que
le couple tube détecteurs a tourne de 360° autour du patient pour une position de table z
donnée, la table avance d’un incrément et une nouvelle rotation du système tube-détecteurs
peut avoir lieu. En supprimant l’étape de translation, la résolution temporelle a été améliorée.

Fig.13.3eme génération des scanners

VII.4. Scanner de la 4 eme génération


C'est un système à rotation unique (géométrie à stationnaire-Rotation) (fig.14), Des milliers
de détecteurs forment une couronne complète autour de l’anneau ; Seul le tube de rayons X
tourne autour de l'objet examiné et il est plus près de l'objet que les détecteurs lors sa
rotation. Cette génération est appelée, scanner à géométrie courte car l'ouverture du
faisceau est beaucoup plus importante pour couvrir tout l'objet examiné. Le nombre de profils
obtenu est limité par le nombre de détecteurs entourant le patient.
Du fait que le tube est plus près de l'objet, la résolution spatiale est relativement dégradée
2000 à 4800 détecteurs sont nécessaires pour disposer d'un appareil possédant de bonnes
performances.

Fig.14. Scanners de la 4eme Génération

VIII. LES SCANNERS MODERNES


Jusqu’en 1989, seul le mode d’acquisition séquentiel est utilisé. Une coupe est acquise à
chaque rotation de 360°, dans un plan de coupe fixe, puis la table avance pour réaliser la
coupe suivante. Cette procédure est répétée coupe après coupe. En 1989 apparaît la rotation
continue puis l’acquisition spiralée ou hélicoïdale. La rotation continue en mode séquentiel
permet un gain de temps appréciable entre chaque coupe, évitant les délais de freinage puis de
redémarrage du statif. Elle reste utilisée actuellement dans certaines indications. Mais c’est
l’acquisition hélicoïdale qui va ouvrir de nouvelles perspectives en tomodensitométrie.

VIII.1. Scanner Hélicoïdale


Le principe repose sur la rotation continue du tube autour du lit associée au déplacement
simultané de la table pendant le balayage du faisceau de rayons X. Le faisceau de RX décrit
une figure géométrique de type » hélice » autour du patient (fig.15). Actuellement, la plupart
des appareils sont à rotation continue. La vitesse de rotation sur les scanners les plus récents a
été considérablement augmentée, atteignant 360° en 0,4 seconde
Le résultat de la séquence hélicoïdale est l’obtention d’un volume continu de données
numériques dont la longueur correspond au déplacement du lit d’examen pendant
l’acquisition. Le stockage de ces données est assuré tout au long de sa séquence
hélicoïdale.les coupes peuvent être reconstruite en tout point du volume.

Fig.15. Scanner Hélicoïdale

VIII.2. Scanner Mono-Coupe


Le scanner mono coupe comporte dans l’axe Z, une seule couronne de détecteurs.
De 500 à 900 éléments sont disposés dans l’axe X. Une seule coupe est acquise par rotation
(fig16).

Fig.16. Scanner Mono-Coupe

VIII.3. Scanner Multi Coupes


L’évolution du système de détection vers le scanner multi coupe (fig 17) est caractérisée par
la subdivision de la couronne de détecteurs dans l’axe Z en deux à 34 couronnes formées de
détecteurs de nombre et d’épaisseur variables en fonction des solutions technologiques
proposées par les constructeurs.

Fig.17Comparaison du système de détection en scanner mono coupe et multi coupes. L’axe Oz est l’axe du
patient.

VIII.3.1. Arrangement de détecteurs


L’arrangement des détecteurs dans l’axe Z varie selon les constructeurs et le nombre de
coupes simultanées possibles (fig18). On distingue ainsi deux types de détecteurs :
VIII.3.1.1. Symétriques 
Tous les détecteurs ont la même largeur. Ils permettent d’acquérir de 2 à 8 coupes
simultanées.
VIII.3.1.2. Asymétriques 
la largeur des détecteurs croit au fur et à mesure qu’ils s’écartent de la perpendiculaire à l’axe
de rotation.
L’utilisation de détecteurs périphériques plus larges permet de compenser les phénomènes lies
à l’effet de cône.

Fig.18. Les deux types de couronnes de détecteurs des scanners multi coupes.

En fonction des options technologiques proposées par les constructeurs, le nombre et la


largeur des détecteurs gouvernent :
- l’épaisseur de coupes minimale disponible (jusqu’à 0,5 mm).
- le nombre de coupes réalisées avec l’épaisseur minimale (2 à 4).
- la gamme des épaisseurs de coupe disponibles (de 0,5 à 10 mm) (fig.19).
- l’épaisseur maximale du volume couvert par rotation (de 20 à 32 mm actuellement).
Fig.19.Coupe de 5 mm par combinaison de détecteurs symétriques et asymétriques

 Principe d’Effet Cône


Le principal facteur limitant le nombre de coupes simultanées par rotation est l’artefact de
cône. Sur les scanners multi coupes, la projection du faisceau de rayons X représente dans
l’axe Z un cône. Les rangées centrales de détecteurs sont atteintes perpendiculairement à l’axe
de rotation, tandis que les rangées les plus externes sont atteintes obliquement par les rayons
X. Cette obliquité dégrade la qualité de l’image en périphérie. Lorsqu’un détecteur
périphérique est activé isolément, la largeur du volume traversé par le faisceau de rayons X
devient plus importante que la largeur du détecteur. Par ailleurs, cette obliquité entraîne une
réduction de l’efficacité des détecteurs périphériques. Si plusieurs détecteurs sont associés ou
que le détecteur périphérique est plus large, la largeur du volume traversé est proche de
l’épaisseur de coupe (fig.20).

Fig.20. Effet de cône.

VIII.3.2. Architecture des systèmes en fonction du nombre de coupes


Les scanners actuels utilisent simultanément 4 couronnes réelles ou combinées pour acquérir
4 coupes simultanées par rotation. Des scanners à 8, 16 et 32 coupes par rotation seront
disponibles sous peu.
VIII.3.2.1.Systèmes 2 coupes
C’est la première génération des scanners multi coupes. Deux couronnes de détecteurs de
taille identique dans l’axe Z sont associées, permettant l’acquisition simultanée de deux
coupes dont l’épaisseur est fonction de la collimation primaire et secondaire.
VIII.3.2.1.Systèmes 4 coupes
Ils comprennent quatre couronnes d’épaisseur variable. Deux types d’arrangement des
détecteurs sont proposés : symétriques, asymétriques.
a. Détecteurs symétriques : ils sont composés de 16 détecteurs de 1,25 mm de largeur
dans l’axe Z. L’épaisseur de coupe souhaitée est obtenue par l’activation des
détecteurs (largeur 1,25 mm) par groupe de un, deux, trois ou quatre détecteurs
permettant d’obtenir 4 coupes de 1,25 mm, 2,5 mm, 3,75 mm ou 5 mm (fig 21).
Seule l’acquisition en coupes de 5 mm utilise l’ensemble des détecteurs dans l’axe z.

Fig.21. Détecteurs symétriques : combinaison de détecteurs en fonction de l’épaisseur de coupe désirée.

b. Détecteurs symétriques: ils sont composés de 8 détecteurs de largeur croissante, de


1 à 5mm, et permettent d’obtenir 2 coupes de 0,5 mm ou 4 coupes de 1 à 5mm; c’est
l’ajustement de la collimation secondaire qui fixe l’épaisseur de coupe (fig 22).

Fig.22. Détecteurs asymétriques : combinaison de détecteurs et ajustement de la collimation secondaire


en fonction de l’épaisseur de coupe désirée.

IX. Acquisition et reconstruction de l’image


IX.1.Paramètres D'acquisition
IX.1.1. Collimation primaire et épaisseur nominale
Elle est définie par la largeur de collimation du faisceau de rayons X à la sortie du tube. Elle
détermine l’épaisseur nominale de coupe en acquisition monocoupe. Elle peut varier de 1 à
10 mm.
En scanner multicoupes , il faut distinguer épaisseur nominale et collimation (épaisseur
nominale * nombre de coupes par tour). La collimation varie en fonction du nombre et des
épaisseurs de coupe disponibles. Les valeurs actuelles de collimation primaire vont de 1 mm
pour réaliser 2 coupes de 0,5 mm à 32 mm pour obtenir 4 coupes de 8 mm.
IX.1.2. Temps de rotation
Depuis plusieurs années les scanners hélicoïdaux mono coupe permettent d’atteindre des
temps d’acquisition sur 360° de 0,75 à 0,8 secondes. Le temps de rotation est de 0,5 secondes
pour 360° sur les appareils les plus récentes multicoupes et tous les examens peuvent
bénéficier de cette vitesse de rotation. Il est parfois utile d’augmenter ce temps de rotation
pour pouvoir bénéficier de plus de mesures (projections) par rotation et améliorer la qualité de
l’image.
IX.1.3. Le Pitch
Le pitch se définit comme le rapport entre le pas de l’hélice (distance parcourue par la table
pendant une rotation de 360° du tube) et la collimation du faisceau de RX.
Exemple : durant une acquisition en pitch 1 la table d’examen effectue un déplacement égal à
l’épaisseur de collimation).
 En acquisition mono coupe 
La collimation correspond à l’épaisseur nominale de coupe (fig.23) .
 En acquisition multi coupes 
Ce n’est plus le cas en acquisition multi coupes, où la collimation correspond à 4 fois
l’épaisseur nominale de coupe ou plus exactement 4 fois la largeur d’un détecteur
(scanner comporte quatre barrettes et que son déplacement de table est quatre fois plus
rapide qu’une table de scanner à une barrette en pitch de 1.). La valeur du pitch n’est donc
plus la même d’un constructeur à l’autre selon que l’on considère pour calculer le pitch la
collimation (pitch de collimation) ou bien l’épaisseur nominale d’acquisition et donc la
largeur d’un détecteur (pitch de détection).
Exemple : si l’on choisit une acquisition de 2,5 mm d’épaisseur nominale soit une largeur de
détecteur de 2,5 mm et une collimation de 10 mm, un déplacement de table de 15 mm par
tour correspondra à un pitch de collimation de 1,5 (15/10) et à un pitch de détection de 6
(15/2.5). (fig.24). et un déplacement de 7,5 mm par tour correspondra à un pitch de
collimation de (7.5/10) 0,75 et à un pitch de détection de 3(7.5/2.5) (chevauchement partiel du
faisceau) (fig.25).
Fig.23. Scanner mono coupe : pitch de 1,5.

Fig.24. Scanner multicoupe (4 coupes simultanées) pitch de détection de 6 et pitch de collimation de 1,5.

Fig.25. Scanner multi coupes (4 coupes simultanées) pitch de détection de 3 et pitch de collimation de 0,75.
Chevauchement partiel du faisceau d’une rotation à l’autre.

Le choix du pitch de collimation rend mieux compte de la géométrie du faisceau autour du


paient avec un chevauchement d’une rotation a l’autre pour des pitch inferieur a 1
Les constructeurs proposent des pitch de collimation allant de 0,5 à 2. L’utilisation de pitch
inférieurs à 1 expose à un chevauchement partiel des hélices.

IX.2.Paramètres De Reconstruction
IX.2.1. Filtre de Reconstruction
Les profils d’atténuation recueillis par les détecteurs sont convertis par une transformée de
Fourier en une gamme de fréquence avant l’étape de rétroprojection. Les spectres
fréquentiels subissent également une fonction de filtrage. La sélection des fréquences élevées
par des filtres « durs » ou spatiaux privilégie la représentation des limites anatomiques des
structures tout en rendant plus visible le bruit de l’image.
A l’inverse, l’élimination des fréquences élevées par des filtres « mous » ou de densité
atténue le bruit et la visibilité des contours permettant une meilleurs discrimination des
structures à faible écart de densité.
-Ces filtres optimisent l’image reconstruite selon la structure étudiée. Les filtres « mous »
sont adaptés aux structures à faible contraste et les filtres durs aux structures à contraste
naturel élevé, telles que l’os, le poumon.
IX.2.2. Matrice de Reconstruction
La matrice de reconstruction est habituellement une matrice de 512x512. Pouvant aller sur
certaines machines jusqu’à 1024* 1024 en mode haute résolution.

IX.2.3. Algorithmes d’interpolation


En scanner hélicoïdal, les données brutes (projections numérisées) ne peuvent être utilisées
directement (contrairement au mode séquentiel) en raison du déplacement continu du patient
durant l’acquisition. Si l’on reconstruit les images directement à partir des données ainsi
recueillies, la qualité des images sera altérée par des artefacts de mouvement. Il est donc
indispensable de calculer des données brutes planes à partir des données volumiques. Ce
calcul est réalisé grâce à des algorithmes d’interpolation.
La projection des données d’une hélice peut être représentée sous forme d’un ligne oblique.
Chaque point de la ligne représente une projection (fig.26).Chaque point est indexé à l’axe Oz
en raison du déplacement du lit et correspond à un angle de rotation précis.
Si l’on considère un plan de reconstruction à une position précise dans l’axe Oz, un seul point
de l’hélice croise le plan de reconstruction : une seule projection est réellement mesurée. Il
faut calculer par interpolation toutes les autres projections du plan de coupe d’angle 0° à 360°.
 En scanner mono coupe : Les algorithmes d’interpolation sont linéaires et parfois
accessibles à l’opérateur qui a le choix entre. Les deux algorithmes d’interpolation les
plus fréquemment utilisés sont :
- l’algorithme 360° linéaire : il interpole les données mesurées à deux positions angulaires
identiques avant et après la position du plan de reconstruction. Il utilise donc les données de
deux rotations de 360° (fig.27)
- l’algorithme 180° linéaire : il est similaire à celui utilisé en 360° linéaire mais n’emploie
que les données acquises durant une rotation de 360°. Les projections manquantes sont
considérées comme similaires à celles mesurées avec l’angle symétrique. Par exemple les
données obtenues à 270 (90° + 180°) sont similaires à celles recueillies à 90° (fig.27).

Fig.26. Projection des données d’une hélice en scanner hélicoïdal monocoupe


Fig.27.Algorithmes de reconstruction linéaires 180 et 360° en scanner monocoupe

 En Scanner Multi-coupe
En scanner multi coupes, 4 mesures peuvent être recueillies à chaque position angulaire par
rotation de 360°. L’interpolation n’est plus limitée à deux mesures comme en monocoupe
mais peut être réalisée à partir de plusieurs points. Il existe certains pitchs où une partie des
données de deux hélices successives se chevauchent et sont redondantes. Ces pitchs sont peu
favorables pour l’interpolation optimale des données. Ceci explique que certaines machines
ne proposent pas toutes les valeurs de pitch (fig.28).
Remarque
Pitch<1  : deux hélices qui se chevauchent donc il faut que le Pitch soit >1 pour éviter les
problèmes.

Fig.28. Algorithme de reconstruction linéaire en scanner multicoupes


X. LIMITES DU SCANNER
a. Coupes verticales directes impossibles mais cette limite disparaît avec la possibilité de
reconstruire des coupes dans les différents plans de façon de plus en plus précise.
b. Nécessité dans de nombreux cas d'injecter un produit de contraste iodé pour améliorer le
contraste notamment des différents parenchymes et des vaisseaux.
c. Certains artefacts peuvent dégrader l'image : ces artefacts sont moins gênants qu'en IRM et
rendent rarement l'exploration non informative

XI. Effets biologiques des rayons X


L’énergie d’ionisation des principaux atomes d’intérêt biologique est comprise entre 11 et 14
eV. Les rayons X (10 − 150 keV),
- Au niveau moléculaire : Les radiations ionisantes ont des effets sur l'ADN entraînant
des dommages cellulaires plus ou moins importants
- Au niveau cellulaire : Soit la molécule d'ADN est capable de s'auto-réparer et il n'y
aura pas de retentissement cellulaire. Soit elle est en incapable et ceci pourra alors
entraîner des mutations au sein de la cellule, voire la mort de celle-ci. Les cellules
sont d'autant plus sensibles qu'elles sont peu différenciées et qu'elles se divisent
rapidement.

XII. Effets des rayons X sur l’organisme


Les radiations ionisantes ont deux types d’effets différents sur l’organisme.
XII. 1.Les effets dits « non-stochastiques »
Se manifestent lorsque la dose reçue atteint ou dépasse une certaine valeur ; il existe donc un
seuil au-dessous duquel ces effets n’apparaissent pas.
XII.2.Les effets stochastiques (ou aléatoires)
Ne se manifestent que chez certains individus, apparemment au hasard, d’une population
irradiée. Il s’agit notamment d’induction de cancers ou de malformations dans la
descendance. Il n’existe, semble-t-il, pas de seuil ; même de faibles doses peuvent déclencher
ces effets. Ils sont tardifs et leur gravité est indépendante de la dose reçue. La fréquence
d’apparition des effets stochastiques dépend cependant de la dose.