Vous êtes sur la page 1sur 121

UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

********************

Faculté de Droit, d’Economie, de Gestion


et de Sociologie
**********

DEPARTEMENT GESTION

OPTION : "FINANCES ET COMPTABILITE"

« PROMOTION TARATRA 2003 – 2004 »

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE

MAITRISE EN GESTION

THEME :

« PROJET DE CREATION D’UN CABINET GYNECO –


OBSTETRIQUE A ANTANANARIVO »

Présentée par :

"RAMIARAMANANA RANDIMBISOA DOMOINA"

Sous l’encadrement pédagogique de : Sous l’encadrement professionnel de :


Monsieur RALISON Roger Madame RAZAIARINIVO Voahangy
Maître de conférence Consultant formateur
Chef de département Gestion

14 Décembre 2005
REMERCIEMENTS

Si nous en sommes arrivés à ce stade, c’est grâce à la volonté de Dieu Tout Puissant à
qui nous devons tout l’Honneur qu’Il mérite.
Le présent mémoire est le fruit de nombreux mois de recherche et de réflexion
personnelle, certes, mais il n’aurait pas été réalisé sans l’aide et l’appui d’autres personnes à
qui nous tenons aujourd’hui à témoigner nos vives reconnaissances :
- Monsieur RAKOTOBE Pascal, Professeur titulaire, Président de l’Université
d’Antananarivo
- Monsieur RAKOTOARISON Rado Zoherilaza, Doyen de la faculté de Droit, d’Economie,
de Gestion et de Sociologie de l’Université d’Antananarivo
- Son excellence, Monsieur RALISON Roger, Maître de conférence, Chef de Département
Gestion, premier responsable de l’option Finances et Comptabilité, enseignant et notre
encadreur pédagogique
- Son excellence, Madame ANDRIANALY SAHOLIARIMANANA , Maître de conférence,
professeur,Directeur du Centre d’Etude et de Recherche en Gestion (CERG)
- Madame RAZAIARINIVO Voahangy, Consultant formateur et notre encadreur
professionnel, qui nous en fait l’honneur d’accepter de nous guider et nous conseiller à la
réalisation de ce mémoire. Nous leur adressons nos vifs remerciements
- Notre examinateur, nos juges, les membres de jury, qui nous ont aimablement accepter de
juger la soutenance de ce mémoire, malgré leurs nombreuses préoccupations.
- Sans oublier : - notre famille et nos amis qui m’ont beaucoup soutenus moralement
- et, tous ceux qui ont participé à la réalisation de ce travail, qu’ ils acceptent
ici toute notre reconnaissance et l’expression de notre profonde gratitude.

Encore une fois,


sincère
remerciement à
tous !
LISTE DES ABREVIATIONS

AMIT : Association Médicale Interentreprise de Tananarive……………………. 61


AT : Avec Traitement ………………………………………………………… 68
BFR : Besoin en fonds de roulement…………………………………………… 74
C : Capitaux investis…………………………………………………………. 24
CAF : Capacité d’autofinancement……………………………………………… 71
CNAPS : Caisse Nationale de Prévoyance Sociale………………………………….61
CRESAN : Crédit Santé………………………………………………………………. 2
CPN : Consultation prénatale……………………………………………………. 32
D : Dirigeant…………………………………………………………………. 42
DAP : Dotations aux amortissements et aux provisions………………………….71
DRCI : Délai de récupération des capitaux investis……………………………….27
DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté……………………… 2
E : Exécutant…………………………………………………………………. 42
EBE : Excédent brut d’exploitation……………………………………………... 71
FED : Fonds Européen de Développement……………………………………… 2
EDS : Etude Démographique et Sanitaire……………………………………….. 16
FNUAP : Fonds des Nations Unies pour la Population……………………………... 2
G : Gestionnaire………………………………………………………………. 42
GRH : Gestion des Ressources Humaines……………………………………….. 44
IBS : Impôt sur les bénéfices des sociétés……………………………………… 64
IP : Indice de profitabilité…………………………………………………….. 26
INSTAT : Institut National de Statistiques…………………………………………... 2
ISF : Indice Synthétique de Fécondité pour le groupe d’âges entre
15 à 49 ans………………………………………………………………… 16
IST : Infection Sexuellement Transmise………………………………………... 2
JIRAMA : Jiro sy Rano Malagasy……………………………………………………. 49
MBA : Marge brute d’autofinancement…………………………………………... 24
MST : Maladie sexuellement transmise………………………………………….. 33
MTT TTC : Montant Tout Taxe Comprise…………………………………………….. 50
NIF : Numéro d’Identification Fiscale ………………………………………….. 5
OMS : Organisation Mondiale de la Santé………………………………………… 2
ONG : Organisation Non Gouvernemental………………………………………... 2
PCEAC : Prix de Cession des Eléments des Actifs Cédés…………………………...71
PU : Prix Unitaire………………………………………………………………. 50
Q : Quantité…………………………………………………………………… 50
RAP : Reprises sur provisions…………………………………………………… 71
SARL : Société à Responsabilité Limité…………………………………………… 8
SD : Super Dividendes………………………………………………………….. 75
SDu : Super Dividendes unitaires ……………………………………………….. 75
SOE : Soins Obstétricaux Essentiels de base…………………………………….. 33
SIG : Service Informatique de Gestion………………………………………….. 39
SR : Seuil de rentabilité………………………………………………………....79
ST : Sans Traitement…………………………………………………………… 68
TBN : Taux Brut de natalité exprimé en pour 1 000 de la population…………… 16
TGCG : Tableau de Grandeur Caractéristique de Gestion………………………….78
TGFG : Taux Global de Fécondité…………………………………………………17
TRI : Taux de rentabilité interne………………………………………………… 25
UNESCO : United Nation for Educational, Scientific and Cultural
Organisation……………………………………………………………... 2
VA : Valeur ajoutée………………………………………………………………78
VAN : Valeur Actuelle Nette……………………………………………………… 24
VCEAC : Valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés………………………..71
VIH SIDA : Virus de l’Immuno déficience Humaine – Syndrome Immuno
Déficitaire Acquis …………………………………………………….... 1
VNC : Valeur Nette Comptable…………………………………………………… 53
VO : Valeur d’Origine…………………………………………………………... 52
LISTE DES TABLEAUX

Tableau n°1 : "Situation d’échange entre le population, les décideurs et les prestataires".......10
Tableau n°2 : "Tableau des indicateurs et les critères de qualité"…………………………….13
Tableau n°3 : "Compétitivité sur le marché…………………………………………………..14
Tableau n°4 : "Prévision de la demande selon la répartition des femmes et des hommes
par état matrimonial "…………………………………………………………… 15
Tableau n°5 : "Fécondité actuelle"……………………………… ……………………………16
Tableau n°6 : "Désir d’enfants supplémentaires……………………………………………... 18
Tableau n°7 : "Prévisions de nombre des consultés accueillis"…………………………….. 35
Tableau n°8 : "Prévisions de nombres des accouchés accueillis…………………………… 36
Tableau n°9 : "Prévisions de nombres de personnes accueillis au niveau des autre soins"… 36
Tableau n°10 : "Les niveaux de décision"……... ………………………………………….. 43
Tableau n°11 : "Récapitulation des matériels et outillages"………………………………... 48
Tableau n°12 : "Récapitulation de l’agencement, aménagement et installation"…………… 49
Tableau n°13: "Récapitulation des matériels et mobiliers de bureau"……………………… 49
Tableau n°14 : "Récapitulation des matériels informatiques"………………………………. 49
Tableau n°15 : "Etat des investissements : nature et coût"…………………………………. 51
Tableau n°16 : "Tableau des amortissements annuels"…………………………………...... 52
Tableau n°17 : "Tableau des amortissements prévisionnels sur 5 ans"……………….......... 53
Tableau n°18 : "Tableau des amortissements récapitulant les matériels et outillage
sur 8 ans" …………………………………………………………..............54
Tableau n°19 : "Consommation prévisionnelle de médicaments"………………………….. 55
Tableau n°20 : "Consommation prévisionnelle de fournitures consommables"……………. 56
Tableau n°21 : "Consommation prévisionnelle en eau et électricité"…………………... . .. 57
Tableau n°22 : "Consommation prévisionnelle de gaz, carburants et lubrifiants"……… . 58
Tableau n°23 : "Consommation prévisionnelle des fournitures de soins"………………… .58
Tableau n°24 : "Prévision des dépenses engagées pour l’entretien et réparations"……….. 58
Tableau n°25 : "Prévision des dépenses engagées pour les assurances"…………………… 59
Tableau n°26 : "Prévision des dépenses engagées pour les publicités"……………………. 59
Tableau n°27 : "Prévision des dépenses engagées pour les postes et télécommunications".. 59
Tableau n°28 : "Prévision des dépenses engagées pour les impôts et taxes"………………. 60
Tableau n°29 : "Tableau des salaires et des charges sociales mensuels"…………………… 61
Tableau n°30 : "Tableau des salaires et des charges sociales sur 5 ans"……………………62
Tableau n°31 : "Prévisions des autres charges"…………………………………………… 63
Tableau n°32 : "Prévisions des charges financières"………………………………………. 63
Tableau n°33 : "Prévisions des charges exceptionnelles"…………………………………..63
Tableau n°34 : "Tableau des dotations aux amortissements et aux provisions sur 5 ans"…64
Tableau n°35 : "IBS prévisionnels"……………………………………………………….. 64
Tableau n°36 : "Tableau récapitulatif des charges sur 5 ans"……………………………… 65
Tableau n°37 : "Vente de médicaments prévisionnels"…………………………………… 66
Tableau n°38 : "Nombres prévisionnels en consultations"…………………………………67
Tableau n°39 : "Recettes prévisionnelles en consultations"………………………………. 67
Tableau n°40 : "Nombres prévisionnels d’hospitalisation"………………………………. 68
Tableau n°41 : "Recettes prévisionnelles en hospitalisations"……………………………. 69
Tableau n°42 : "Nombres prévisionnels des consultés aux autres de soins"……………… 69
Tableau n°43 : "Recettes prévisionnelles aux autres soins"………………………………. 69
Tableau n°44 : "Tableau récapitulatif des produits sur 5 ans"…………………………….. 70
Tableau n°45 : "Calcul de la CAF prévisionnelle"………………………………………….72
Tableau n°46 : "Présentation du tableau de remboursement des dettes"…………………...72
Tableau n°47 : "Plan de financement sur 5 ans"……………………………………………74
Tableau n°48 : "Présentation du tableau de répartition de résultats sur 5 ans"…………......75
Tableau n°49 : "Présentation du compte de résultat sur 5 ans"…………………………… 77
Tableau n°50 : "Tableau de Grandeur Caractéristique de Gestion"………………………. 78
Tableau n°51 : "Présentation du bilan de départ"………………………………………… 80
Tableau n°52 : "Présentation du bilan prévisionnel"……………………………………… 82
Tableau n°53 : "Présentation du plan de trésorerie sur 5 ans"……………………………. 85
Tableau n°54 : "Présentation du tableau de MBAj (1,18)-j sur 5 ans"…………………… 87
LISTE DES FIGURES

Figure n°1 : "Procédure de la planification"………………………………………………..... 7


Figure n°2 : "Description schématique de l’ensemble du marché"……….…........................11
Figure n°2 : "Cycle de vie d’un produit"………………………………….............................19
Figure n°4 : "Organigramme du cabinet"……………………………………………………38
Figure n°5 : "Schéma du système d’information et de décision"……….…………………...42
Figure n°6 : "Evaluation des ressources humaines"……………………….………………... 44
LISTE DES ANNEXES

Annexe 1 : Nombre estimatif d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH


SIDA à la fin de l’an 2000
Annexe 2 : Calcul du taux de la mortalité maternelle et infantile
Annexe 3 : Exemple de fiche de consultation prénatale
Annexe 4 : Ordre de prix
Annexe 5 : Activités de vaccination
SOMMAIRE

INTRODUCTION………………………………………………………………………………1

PREMIERE PARTIE : "IDENTIFICATION DU PROJET"

CHAPITRE I: "PRESENTATION DU PROJET"………………………………… 4


Section 1 Historique du projet……………………………………………. 4
Section 2 Caractéristique du projet……………………………………….. 6
Section 3 Renseignement sur l’entreprise………………………………… 8

CHAPITRE II : "ETUDE DE MARCHE"…………………………………………9


Section 1 Analyse du marché……………………………………………... 9
Section 2 Analyse de l’offre……………………………………………... 12
Section 3 Analyse de la demande………………………………………...15
Section 4 Marketing mix………………………………………………… 19

CHAPITRE III: "THEORIE GENERALE SUR LES OUTILS ET LES


CRITERES D’EVALUATION ........................................................................22
Section 1 Critères de jugement………………………………………….. 22
Section 2 Critères de décision…………………………………………… 23
Section 3 Critères de choix……………………………………………….24

DEUXIEME PARTIE : "CONDUITE DU PROJET"

CHAPITRE I: "ETUDE TECHNIQUE DE SOINS"……………………………..30


Section 1 Mise en place de l’infrastructure d’accueil…………………… 30
Section 2 Les techniques de soins adoptés……………………………… 32

CHAPITRE II : "CAPACITE D’ACCUEILS ENVISAGES"…………………..35


Section 1 Au niveau des consultations simples…………………………. 35
Section 2 Au niveau de l’hospitalisation…………………………………36
Section 3 Au niveau des autres soins……………………………………. 36
CHAPITRE III : "ETUDE ORGANISATIONNELLE"…………………………. 37
Section 1 Description de l’organisation…………………………………. 37
Section 2 Organigramme envisagé……………………………………….37
Section 3 Organisation du travail………………………………………... 42
Section 4 Gestion des ressources humaines……………………………... 44
Section 5 Chronogramme d’exécution des tâches………………………. 45

TROISIEME PARTIE : "ETUDE FINANCIERE DU PROJET"

CHAPITRE I:"LES INVESTISSEMENTS ET LES COMPTES DE GESTION"46


Section 1 Coûts des investissements…………………………………….. 46
Section 2 Tableau d’amortissement……………………………………... 51
Section 3 Comptes de gestion…………………………………………… 54
Section 4 Plan de financement…………………………………………... 70

CHAPITRE II: "ETUDE DE FAISABILITE"……………………………………76


Section 1 Compte de résultat prévisionnel………………………………. 76
Section 2 Bilan prévisionnel…………………………………………….. 80
Section 3 Ratios…………………………………………………………. 83
Section 4 Plan de trésorerie……………………………………………… 84

CHAPITRE III: "EVALUATION DU PROJET"………………………………... 86


Section 1 Evaluation économique……………………………………….. 86
Section 2 Evaluation financière…………………………………………. 87
Section 3 Evaluation sociale…………………………………………….. 90

CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………... 92
ANNEXE
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION

Actuellement, le monde entier s’inquiète beaucoup de leur survie, les risques de décès
suite à des problèmes de santé présentent une grande menace dans la vie sociale, économique,
et politique d’un pays. Certes, une telle maladie gynécologique frappe sans exception toutes
catégories de personne dont les femmes sont les plus victimes.

Dans les pays développés, le taux de mortalité dû au niveau de l’appareil génital d’une
personne se réduise atteignant aux environs le seuil de 15% de la population totale. On note
que parmi 250, 75 prennent soins d’eux.

En revanche, on voit que dans les pays du tiers monde, ce taux de mortalité se
multiplie 2 fois plus par rapport à ceux des pays industrialisés. On relève que sur 250 ,
seulement 5 consulteront des médecins , ce qui affaiblira déjà leur situation sur le plan
opérationnel si 350 000 jeunes arrivent chaque année sur le Marché de l’ Emploi.

Ainsi, le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) transcrit que partout
ailleurs les jeunes sont les plus affectés de la maladie représentant 60% de l’ensemble de la
population. On requiert que plus de 36,1 millions sont victimes du VIH SIDA* dont 29%
adultes et 7% des enfants (paru le mois de décembre 2004), ceux qui rendent encore plus
difficile leur vie familiale et contrainte de leur avenir.

Par ailleurs, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) retrace que l’infidélité est la
principale source de cette fatalité. Sans doute, elle évalue que donnons sa chance à chaque
mère et à chaque enfant indique que près de 11millions d’enfants de moins de 5ans vont
mourir cette année de causes qui sont en grandes parties évitables, parmi eux figurent 4
millions de nouveaux nés qui ne dépasseront pas le premier mois de vie. Ainsi, plus d’un
demi million de femmes mourront durant leur grossesse, lors de l’accouchement ou dans les
jours qui suivent.

* voir annexe 1

1
Pour Madagascar, la crise 2002 a été marquée par des profonds bouleversements
surtout au plan économique, concrétisés au niveau du Ministère de la Santé par la mise en
place d’ un programme de redressement national qui sera traduit en Business Plan(Plan
Directeur) . La situation jusqu’ à nos jours n’est pas très encourageante avec le fait de savoir
qu’entre 170 000 et 200 000 Malgaches sont infectés du VIH SIDA avec 64% des femmes et
76% des hommes cherchent des moyens pour l’éviter (source : INSTAT en 2003), en plus les
différents pistes de l’IST envahissent la population et se transmet tous les jours.

Plusieurs médecins spécialistes en la matière affirment que les principales facteurs qui
causent la mort d’une personne provient en général des hémorragies obstétricales, des
avortements et des infections non traitées .Et, ce qui aggrave encore une maladie vient de la
personne elle-même comme les carences en vitamine, calcium, iode, fer (si 1% de baisse du
taux d’hémoglobines réduit de 1% la productivité d’un individu) et magnésium. Ainsi,
environ 425 000 décès attribués à l malnutrition protéino-énergétique entre 2 000 et 2 010
(source : PROJET SEECALINE).

Heureusement, plusieurs solutions subsistent pour éradiquer tous ces problèmes. Une
fois encore, de nouveaux espoirs apparaissent aux yeux de tous le monde grâce aux
Documents de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), concocté par le gouvernement
avec l’appui des bailleurs de fonds internationaux par l’intermédiaire des différentes ONG
comme le FNUAP, le FED, l’ OMS, le CRESAN, l’UNESCO, etc.…De plus, le Ministère de
la Santé adopte un système pour avoir des aides et des mesures d’octroi de subventions aux
formations de la santé, ceci pour le développement national et la réduction de moitié la
pauvreté à Madagascar d’ici 2015 par une croissance économique à basse élargie.

D’ ailleurs les nombres des cabinets médicaux et hôpitaux oeuvrant à Madagascar sont
insuffisants, en plus le taux de chômage est très accentué avec l’absence des matériaux et
financement considérable.

C’est la raison pour laquelle, nous avons choisi ce projet qui s’intitule"Projet de
création d’un cabinet gynéco – obstétrique à Antananarivo". Il offrira à tous un meilleur
service avec une grande disponibilité de 6h 30 à 20h du soir, le coût afférent se différencie
selon le choix des consommateurs mais le plus important c’est que le cabinet assurera le bien
être de tout le monde avec ses équipements modernes et très performants.

2
Pendant la réalisation des travaux de recherche, nous avons suivi une méthodologie très

efficace afin d’obtenir certaines informations et procéder des analyses pour ressortir des

résultats fiables et concrets.

Pour se faire, nous avons recouru à :


La consultation des documents (INSTAT….)
Des enquêtes (auprès du Ministère de la Santé, des docteurs spécialistes….)
Des recherches bibliothécaires
Utilisation des supports de cours
Une étude de marché

Notre projet se subdivise en trois parties :


- La première partie sera consacrée à l’IDENTIFICATION DU PROJET, elle comprendra
la présentation du projet et mènera une étude de marché pour savoir sur l’environnement
externe du cabinet.
- La deuxième partie portera sur la CONDUITE DU PROJET, nous permettrons
d’analyser successivement les techniques adoptées, les ressources nécessaires, la capacité
d’accueils des clients et une étude organisationnelle.
- La troisième partie fera état de l’ ETUDE FINANCIERE DU PROJET, qui nous
montrerons la faisabilité du projet, les coûts des investissements et l’évaluation du projet.

Une conclusion générale clôturera notre travail.

3
PREMIERE PARTIE :
"IDENTIFICATION DU
PROJET"
Créer sa propre société nécessite une analyse préalable sur la connaissance de son
environnement externe. C’est la phase du démarrage du projet, c’est à partir de ce stade qu’on
connaîtra déjà son évolution sur le plan stratégique qu’opérationnel
Cette première partie nous conduira à la :
- présentation du projet
- étude de marché
-théories générales sur les outils et critères d’évaluation

CHAPITRE I :
"PRESENTATION DU PROJET"

Section 1 : Historique du projet

1.1 Fonctions d’un cabinet gynécologie obstétrique


D’ abord un cabinet se traduise comme une formation sanitaire privé où exerce un
nombre réduit de personnel médical et paramédical. Le local est réduit par rapport au centre
hospitalier.
Par contre, un centre hospitalier est une formation sanitaire où exercent un certain
nombre de personnel médical et paramédical. Il peut être privé ou publique.
Un gynécologue est un médecin spécialisé dans la filière de la gynécologie ou on
étudie la science des organes génitaux de la femme relevant de l’anatomie physiologie et
pathologie.
Obstétricien car c’est un médecin spécialisé sur tout ce qui relève de l’accouchement
en passant par la fécondation et se termine 45 jours après celui-ci.
Il est utile de connaître tous ces mots paramètres car on ne peut pas se lancer
davantage dans un tel domaine sans savoir et sans faire connaître aux autres l’activité réelle
effectuée par le cabinet.
Ainsi, la politique générale de l’Etat Malgache accorde une place primordiale à la
santé de la population dont l’objectif général est d’accélérer la réduction de la mortalité
maternelle de 469 à 127 pour 100 000 naissances vivantes et néonatals de 32 à 11 pour 1000

4
naissances vivantes à Madagascar en vue d’atteindre les objectifs de développement du
millénaire à l’horizon du 2015.
Le premier centre d’accouchement qui existe à Madagascar est la maternité
Befelatanana et c’est seulement quelques années après que des cabinets privés apparaissent.
Certains ont pris conscience de l’importance de la vie humanitaire (surtout les femmes, qui,
au sommet qu’on respecte le plus et considérées comme étant l’Homme de la Sagesse) et
créeront leur propre entreprise sanitaire.

1.2 Formalités administratives

Cependant pour avoir accès pleinement de l’activité du cabinet, on doit suivre les
normes nationaux, qui, opportun pour sa création exige quelques démarches administratives
que ce soit au niveau du Fokontany ou au niveau du Ministère de la santé elle-même. Bien
que certaines formalités sont à remplir après recueil d’information à rassembler avec les
documents ci-dessous :

- une certification du diplôme portant sur le thème du projet au Doyen du Ministère


de la Santé
- un visa du diplôme auprès du tribunal compétent
- une demande manuscrite à adresser à Monsieur le Ministre de la Santé
- un casier judiciaire bulletin n°3
- après obtention d’une pièce justificative venant du Ministère, nous devrons avoir le
numéro d’identification fiscale (NIF), la statistique et une carte professionnelle pour les
médecins et sages femmes spécialisés
- des photos identifiés situant la forme juridique du plan d’ensemble du domaine
d’exploitation
- une légende de la localisation
- un plan schématique du local
- un statut des associations
- des diplômes équivalents retenus par un Etablissement privé
- un contrat de travail ou d’association visé par l’Ordre National des Sages Femmes

5
Section 2 : Caractéristiques du projet

2.1 Descriptions du projet

Vue que la capitale occupe un plus grand nombre de population parmi toutes les
provinces , on constate que le nombre de cabinets privés sont tellement minimes sans parler
des cliniques et les autres grands hôpitaux qui paraissent insuffisant par rapport au nombre de
personnes nécessitant des soins médicaux.
Comme le présent projet consiste à la mise en place d’un cabinet gynécologie
obstétrique dans le quartier d’Antanimena faisant partie du 3ème arrondissement, nous
espérons que c’est l’endroit idéal pour son implantation. Nous l’avons choisi en tant que
quartier qui recense pas mal de gens où on devra renforcer les activités pour participer et
aider les femmes à les inciter vers les soins adéquates qu’elles devront y faire attention.
De plus, du point de vue géographique, le cabinet se trouve en vue panoramique avec
ces beaux paysages. Il se situe au bord de la route avec un grand parking accessible à tous
ceux qui pensent d’amener leur véhicule, ce qui est tout de même sécurisant. Puis il se placera
en plein centre ville qui est déjà favorable pour le projet.
Toutefois l’activité du cabinet est aussi basée sur la prestation de service évidemment
en ce qui concerne la santé. Il est donc à but lucratif qui tend à encadrer surtout la vie sociale
des femmes ainsi que leur environnement.

2.2 Importance du projet

Comme tout projet, sa réalisation est définie par la détermination de ses objectifs et ses
finalités :
Donc notre projet a pour objectifs :
- Offrir à tous les meilleurs qualité de soins
- Réduire le taux de mortalité* maternelle et infantile

La finalité du cabinet est sans doute de réaliser des profits, qui, est liée en grande
partie la satisfaction des clientèles.

* voir annexe 2

6
Figure n°1 :
"Procédure de planification"

ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DESIRS

OPPORTUNITES FORCES SYSTEMES DE VALEURS


MENACES FAIBLESSES ASPIRATIONS

SYNTHESE

OBJECTIFS

Pour faciliter les tâches, le cabinet combinera des moyens humains, matériels et
financiers pour une raison simple"la bonne exécution du projet".Nous savons qu’aujourd’hui
les femmes se plainent des qualités de service offertes, plus le coût de consultation sont très
chères alors que même les appareils utilisés ne suivent plus les technologies modernes. C’est
pour cela que le cabinet contribuera à la potentialité de ces ressources pour enlever toutes ces
doutes.
Ce qui le différencie c’est qu’il suit une démarche stratégique et opérationnelle pour
mettre de l’ordre aux processus décisionnels déjà structurés.
Ainsi le projet procurera des avantages pour la société globale d’une part et pour les
citoyens d’autres part :
Pour la société globale : le cabinet aura beaucoup plus d’ampleur concernant la
collaboration et les relations qu’il coopérera soit au niveau du Fokontany soit entre les
autres institutions.
Pour les citoyens : le cabinet leur permettra à la contribution de nouveaux emplois,
mettra en valeur le droit de l’homme et donnera les besoins qu’ils demandent dans la
survie de l’humanité.

7
Cependant trois choses sont primordiales pour atteindre l’objectif fixé :
- Le professionnalisme : ici des responsables qualifiés prennent conscience des
intérêts du cabinet pour que le développement de la fonction exercée réussisse.
L’exécution des tâches s’effectuera dans un bref délai afin que la mise en place du
cabinet ne s’attarde pas. Ainsi des équipements nouveaux respectant les normes
internationales seront à la disposition de tout le monde, ce qui est plus rassurant pour
les patients. Le but est aussi de préserver les meilleures qualités de soins données aux
femmes.

- Le savoir organiser : pour accomplir les tâches entreprenariales, le cabinet accordera


une grande disponibilité aux patients pour échange de conversations. Les matières
premières nécessaires pour la construction existent en grande quantité importante à
Madagascar, et, nous nous déplacerons pour les avoir. Les dépenses engagées à ces
travaux et déplacements seront ensuite récompensées par les prestations de service ou les
frais de consultations obtenues dans le cabinet.

- La droiture et l’honnêteté : tous nos patients seront tous bien traités quelque soit
leur classe sociale. Cela est fait pour éviter la corruption.

Section 3 : Renseignements sur l’Entreprise

La crédibilité de l’Entreprise vis-à-vis de ses différents partenaires dépend en général


de sa forme juridique.
En ce qui concerne notre Entreprise, elle sera une société à responsabilité limitée
(SARL) au capital de Ariary 90 000 000.
Le Directeur détient les 67% des parts sociales, soit Ariary 60 000 000 et les 33%
restants seront à partager entre les associés qui travaillent en même temps dans la société
comme salariés.
Autrement dit, les apports personnels du Directeur sont constitués de 12 000 parts à Ar
5 000 l’une et pour ceux des associés ils apporteront 6 000 parts dont le prix des parts reste
inchangé.
Nous verrons plus tard que le recours à l’emprunt s’avèrera nécessaire pour financer
une partie des immobilisations.

8
CHAPITRE II :
"ETUDE DE MARCHE"

Comme nous avons déjà vu l’aperçu global du projet concernant sa présentation,


maintenant une vision sur l’étude commerciale ne doit pas être négligé pour rendre le projet
opportun. Elle est indispensable pour l’élaboration du projet, de plus sa réussite sera
entièrement conditionnée par les conclusions et observations faites lors de son évaluation
finale.

Section 1 : Analyse du marché

Il y a en générale un marché à chaque fois qu’il y a une possibilité d’échange. Il se


définit par rapport à un produit ou une famille de produit ou par rapport à un secteur
géographique ou par rapport à une entité démographique.
Ainsi la notion du marché nous contribuons à lancer comprend tout ce qui vient d’être
dit et tout ce qui permet de connaître ses caractéristiques. Par ailleurs, son existence dépend
essentiellement de la présence simultanée d’ :
• un besoin clairement défini et susceptible d’être exprimé par une demande solvable
• une demande qui soit prête à payer un produit pour satisfaire un besoin ressenti
• une autre qui propose un produit répondant plus ou moins aux besoins exprimés

1.1 Description du marché visé

Tout d’abord, notre projet se lance dans un endroit où il y a la confrontation de l’offre


et de la demande.
Pour cela, nous avons besoin de connaître toutes les situations rencontrées sur le
marché consistant à une adéquation la plus étroite possible entre 3 groupes de personnes :
- la population : a des besoins de vivre normalement sans inquiétude, des attentes et
exprime une demande de services et de soins de qualité
- les décideurs : doivent répondre à la demande et déterminent les besoins en services et
soins qui doivent être efficients, équitables et pérenne
- les prestataires : qui offre des services et des soins

9
Nous allons procéder à un tableau dans lequel va figurer la situation d’échange entre
ces 3 groupes de personnes sur le marché :

Tableau n°1 : "Situation d’échange entre le population, les décideurs et les prestataires"

SITUATION DEMANDE BESOINS OFFRE


1 100 0 0
2 0 100 0
3 0 0 100
4 100 100 0
5 100 0 100
6 0 100 100
7 100 100 100

SOURCE : Notre propre recherche

D’après ce tableau, nous constatons alors que :


Les situations 1 et 4 sont les plus graves, car sur 100% demande de soins, notre
cabinet ne pourra pas combler les consommateurs, même si les besoins ont été définis
dans l’un des cas.

La situation 7 est la meilleure, car il y a adéquation parfaite entre demande, besoins


et offre c'est-à-dire que nous sommes prêtes à satisfaire la demande des patients.
0 : aucune demande ou aucune offre ou aucun besoin
100 : pourcentage de la demande ou de l’offre ou de besoin

1.2 Objectifs de l’étude de marché

Le cabinet s’orientera vers l’identification des différents créneaux possible qui varient
selon la nature du besoin. Puis nous étudierons aussi l’environnement politique, économique,
socio culturel c'est-à-dire le comportement d’achat et le mode de conception des soins suite
aux traitements appliqués, technique car le projet sera basé sur l’invention et l’innovation

10
pour mieux diagnostiquer les examens effectués grâce aux nouvelles technologies employées
par le cabinet, juridique puisque nous suivrons les lois et réglementations internationales.
Par ailleurs, nous prévoyons avoir une part de marché et satisfaire les clients afin
d’atteindre l’objectif et d’en mener une analyse fiable sur notre étude.

La figure suivante nous décrit l’objectif de notre cabinet vis-à-vis de nos clients.

Figure n°2 :
"Description schématique de l’ensemble du marché"

Marché de
Vendent les biens et services Achètent les biens
biens et services et services

Engagent Vendent
Entreprise Marché de travail Ménage
des leur
travailleurs travail

Investissent des Marché des Investissement


biens d’équipement capitaux de l’acheteur
Empruntent

D’après cette figure, notre objectif est très clair, en tant qu’offreur nous voulons
seulement que les consommateurs achètent notre produit malgré les fluctuations existantes sur
le marché.

Dans le concept du marché, l’option marketing joue un grand rôle dans la viabilité du
lancement de notre projet. Cependant certaines analyses au niveau de la demande et de l’offre
seront primordiales afin de connaître brièvement la marche à suivre.

11
Ainsi on peut interpréter "le marketing" comme un état d’esprit et des techniques
permettant à une entreprise de conquérir le marché, voir de les créer, de les conserver et
développer s’attachant à l’utilisation et au control de l’ensemble des efforts dans le but d’aider
les consommateurs à satisfaire son besoin afin d’optimiser le profit de la société.

Cependant quelques étapes sont à franchir pour bâtir une bonne politique de produits :
- déterminer quels clients nous recherchons réellement
- découvrir ce qui a une grande valeur pour nos clients (présentation, prix, solidité…)
- se placer où nos clients nous attendent vraiment
- transformer les désirs du client comme une obligation de tous les ouvriers de la société
- communiquer au maximum

Section 2 : Analyse de l’offre

Notre cabinet offrira à tous des services et des soins de qualité offerte que nous
souhaiterons vendre à un prix donné.

2.1 Comment garantir des services et des soins de qualité offerte ?


Notre activité sera basé sur l’aspect qualitatif de nos produits, qui, croîtra rapidement
l’image de marque d’une société, d’ailleurs l’OMS justifiera en 1988 que, « la qualité est
l’exécution correcte d’interventions que l’on sait sûres et qui sont abordables pour la société,
et qui ont aussi le pouvoir d’avoir un impact sur la mortalité, la morbidité, l’invalidité et la
malnutrition, en fonctions des besoins des consultant(e) s ».

Nous savons que les cabinets gynécologies obstétriques actuellement semblent être
insuffisant et rencontrent plusieurs difficultés, sur ce nous garantissons aux individus l’accès à
l’information, aux conseils et une bonne gestion de service afin qu’ils puissent atteindre en
toute sécurité le nombre désiré d’enfants en bonne santé et vivre une relation sexuelle saine.
Tout cela est imparfait si on n’a pas les moyens à mettre en œuvre, donc des
équipements de hautes technicités seront à la disposition des clientèles.

Maintenant nous allons présenter un tableau dans lequel va mentionner les indicateurs
et les critères de qualité :

12
Tableau n°2 : "Tableau des indicateurs et les critères de qualité"

Indicateurs Critères

Les ressources

1- Personnel:
- Compétence, motivation - Niveau de formation
- Polyvalence, technicité - Performance des services
- Respects des droits des
consultantes - Conseil, confidentialité, dignité, information
2- Equipement - Disponibilité, vétusté, convenance, entretien
3- Locaux - Confort, ventilation, contrôle de l'infection
4- Médicaments - Stockage, génériques, quantité suffisante
5- Protocoles, guides,
documentation actualisée - Mis à jour, respect des procédures

Les services

1- Accessibilité géographique - Décentralisation, localisation


2- Accessibilité économique - Coût des soins, moyens financiers des clients
3- Accessibilité temporelle - Permanence de service, temps d'attente
4- Accessibilité culturelle - Barrières culturelles et linguistiques
5- Egalité et équité de genre - Hommes et femmes ont égal accès aux services
6- Accent sur les femmes - Degré de satisfaction, information sur les besoins

Les soins

1- Continuité - Gamme complète des services sans interruption


2- Intégration, globalité - Association curative, préventive et éducative
- Traitements optimaux pour les ressources
3- Efficacité, efficience disponibles
4- Innocuité - Risques d'effets secondaires nuisibles

Les processus

1- Capacité de diagnostic - Possibilité de référence


2- Capacité de traitement - Médicaments disponibles
3- Capacité de gestion - Système d'information, fiches, registres

Les produits

1- Etat sanitaire - Indicateurs de mortalité et de morbidité


2- Satisfaction des clients - Opinions des clients sur les qualités
3- Satisfaction des non clients - Opinions des clients sur les qualités

Ce tableau nous indique la potentialité et la performance de nos offres procurant


certains avantages pour nos clients et toutes les mesures capables de renseigner sur des états
ou des situations que l’on veut observer dans le temps, pour voir s’il y a des changements.

13
2.2 Etude concurrentielle
Notre stratégie marketing ici c’est de rechercher un avantage par rapport aux
concurrents. Autrement dit le cabinet doit détecter leur point fort et point faible pour y mieux
placé.
Il faut avouer que le nombre des concurrents existant dans la capitale est très accru tel
que les centres sanitaires publiques (comme les grands hôpitaux), les centres et cabinets
privés (comme les cliniques) ainsi que les instituts semi-privés. Il sont tous en général se
différencier par leur coût de consultation ou d’hospitalisation, là le prix devient de plus en
plus compétitif. En plus, nous ne considèrerons pas qu’ils représentent une grande menace
mais comme "un challenge", seuls les services faits qui en résultent.

Tableau n°3 : "Compétitivité sur le marché"

Marché potentiel Marché actuel

Part de Part de
Noms des concurrents
marché de la marché de
concurrence l'entreprise
1- Hôpital GEHNOSOA
Soavinandriana Antananarivo 10%
2- Clinique médico-chirurgicale
MANAMBINA Ankadifotsy 3%
3- Hôpital FLM Andranomadio
Antsirabe 5%
4- Clinique médico-chirurgicale St
PAUL Ambatoroka 8%
Notre
5- Hôpital FLM Ambohibao 4% cabinet
6- Hôpital Mpitsabo Mikambana gynéco-
Ambohitsaina 6% obstétrique à 20%
Antananarivo
7- Cabinet gynéco-obstétrique
Rakotobe Andriamaharo
Andravoahangy 5%
8- Polyclinique Andafiavaratra
(Ilafy) 3%
9- Clinique et maternité St François
d'Assise Ankadifotsy 10%
10- Maternité et gynéco-obstétrique
MARIE STOP Avaradoha 6%
11- Maternité Befelatanana 20%
TOTAL 80% 20%

SOURCE : INSTAT et notre propre enquête

14
D’après ce tableau, nous pourrons en déduire qu’il y a une compétitivité au niveau des
entreprises, entre les produits et une compétitivité générale pour satisfaire les besoins des
clients. Par ailleurs, le marché potentiel est occupé par les concurrents qui retiennent 80% du
part de marché. Malgré cette concurrence, il nous reste encore 20% du part du marché
disponible.

Section 3 : Analyse de la demande

Nous conduisons une enquête pour connaître les attentes des clientèles, les
caractéristiques du produit, le positionnement, la segmentation du marché et la prévision de la
demande.

Le tableau suivant nous montre la proportion ou la prévision de la demande selon la


répartition des femmes et des hommes par état matrimonial :

Tableau n°4 : "Prévision de la demande selon la répartition des femmes et des hommes
par état matrimonial"

Etat Femmes Hommes


matrimonial
Effectif % Effectif %
Célibataire 1 528 21,3 416 31,2
Marié 1 391 50,5 416 54,4
Vivant ensemble 1 347 14,2 400 8,4
Divorcé 1 155 1,5 251 1,4
Séparé 940 10,3 292 3,9
Veuf (ve) 932 2,2 234 0,7
Non disponible 655 - 207 0,1
7 948 100 2 216 100

SOURCE : Notre propre enquête

D’après ce tableau, nous connaissons logiquement à partir de cet état matrimonial la


demande prévisionnelle que nous capterons et qui s’intéressera sur notre activité selon le
nombre des femmes et des hommes. Cette demande est accentuée au niveau des célibataires et

15
les mariés c'est-à-dire que c’est dans ces cas que les gens ont plus de problèmes. Mais il est à
noter que les femmes ont beaucoup plus concerné que les hommes avec 7 948 contre 2 216
vues des difficultés génitaux ou des grossesses non désirées...

3.1 Les groupes cibles

Les premières visées sont ceux qui habitent auprès et aux alentours du quartier.
Ensuite en la matière de santé reproduction, les principales composantes du clientèle cible
sont pour la plupart les femmes mères, les femmes enceintes, les femmes qui ont des
difficultés au niveau de leurs organes génitaux entre 15 à 49ans, ensuite les enfants inférieures
à 10ans, les adolescents entre 10 et 19ans, les jeunes entre 15 et 24ans, les hommes et enfin la
communauté.

La présentation du tableau suivant nous mène à identifier les groupes cibles entre les
groupes d’âge selon la proportion de la fécondité actuelle aux endroits visés :

Tableau n°5 : "Fécondité actuelle"

Groupe d'âge de la
Capitale Autres villes
population
15 - 19 66 114
20 - 24 143 210
25 - 29 152 187
30 - 34 91 141
35 - 39 57 95
40 - 44 30 51
45 - 49 6 10

ISF (15 - 49ans) 2,7 4


TGFG 98 141
TBN 22,8 30,5

SOURCE : INSTAT selon EDSMD-III, MADAGASCAR 2003-2004 et nos propres calculs

16
ISF : Indice Synthétique de Fécondité pour le groupe d’âges entre 15 – 49ans
TBN : Taux Brut de natalité exprimé en pour 1 000 de la population
On constate alors que la population à Madagascar se caractérise par une fécondité
relativement élevée aux jeunes âges et qui augmente rapidement pour atteindre son maximum
à 20 – 24ans, avant de baisser de façon régulière avec l’âge.

Naissances
Taux Global de Fécondité = x 1 000
(TGFG) Nombre de la population

3.2 Les attentes des clients

Vue que la situation actuelle dans le secteur santé décourage les gens de prendre soins
d’eux. Une question se pose c’est que Comment persuader les clients ? Surtout les femmes
demandent des soins plus radicaux, sur ce elles mettent l’accent sur la continuité des services
offerts, l’égalité et l’équité dans l’accès des informations. Ainsi les patients exigent une
grande disponibilité pour un échange de conversations avec eux, la propreté et l’hygiène, des
conseils pour leur indiquer les traitements à faire, les besoins de sécurité et d’estime pour leur
couvrir en cas de nécessité.

3.3 La segmentation du marché

Le recueil des données sur le marché nous aide à connaître qualitativement et


quantitativement les caractéristiques de la demande. Cette segmentation sert à trouver dans la
clientèle un produit ou d’une marque de groupes homogènes et distincts définissant et
appliquant une stratégie publicitaire et une politique sélective du produit.

Ainsi cette segmentation sera découpée par :


- le sexe
- l’âge
- les revenus de chacun
- la circonscription géographique
- la classe sociale
- l’activité professionnelle

17
Nous allons faire un tableau dans lequel nous illustrons la segmentation du marché par
rapport aux sexes et aux âges du désir d’enfants supplémentaires :

Tableau n°6 : "Désir d’enfants supplémentaires"

Désir d'avoir
d'autres enfants Age
15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45 - 49 50-54 55-59 Total
FEMME
Dans les 2 ans 26,7 22,6 23,2 22,9 18,1 11,4 8,1 19,6
Après 2 ans 61 57,2 41,5 24,3 9,6 4,5 0,2 29,3
Ne sait pas quand 4,7 4,5 3,8 2,7 1,5 1,7 1,1 2,9
Indécise 0,7 2,5 4,7 5,2 4,5 3,7 1,6 3,6
Ne veut plus d'enfants 6,8 13,2 25,7 42,1 62,7 68,6 69,8 40,2
Stérilisé 0 0 0,4 0,8 0,9 3,8 2,3 1,1
Déclaré stérile 0,1 0,1 0,7 2 2,7 6,3 16,9 3,2
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
Effectif 400 850 1000 900 750 700 450 5050
HOMME
Dans les 2 ans 42,5 32 30,2 29,4 34,9 21,5 21,6 17,1 22,6 27,6
Après 2 ans 57,5 58,8 44 35,2 22,2 16,5 4,8 1,3 3,9 27
Ne sait pas quand 0 5,1 7,7 8,1 3,9 5,7 1,7 3,7 0 5
Indécise 0 0,6 1,1 3,1 0,1 0 1,4 0,3 0 0,9
Ne veut plus d'enfants 0 2,9 16 23,6 36,4 53,1 61,2 64,8 45,4 34,8
Stérilisé 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Déclaré stérile 0 0,5 0,4 0,7 2,5 3,2 9,3 12,8 28,1 4,6
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Effectif 22 160 295 195 252 215 188 120 75 1522

SOURCE : INSTAT et notre propre enquête

Nous pouvons en déduire alors qu’en ce qui concerne les hommes en union, ils sont
généralement plus conservateurs que les femmes, puisque 35% d’entre eux ont déclaré ne plus
vouloir d’enfants contre 41% des femmes. Pour ce qui est de l’espacement des naissances, les
hommes sont également moins favorables à cette pratique que les femmes (27% contre 29%).

18
3.4 Le positionnement

Il repose sur la relation du "couple produit-marché" c'est-à-dire est ce que le projet


lancé est-il prestigieux ou durable par rapport à un marché existant? Et, consiste à concevoir
un produit de façon à lui donner une personnalité, une place par rapport à la concurrence, de
l’esprit du consommateur.

Section 4 : Marketing mix

Le marketing mix adoptera des politiques commerciales, qui, s’articuleront autour de 4


variables ou les 4P :
- Politique de produit
- Politique de prix
- Politique de distribution
- Politique de communication et de promotion

4.1 Politique de produit

Notre principale tâche consiste à la prestation de service qui présentée comme notre
produit portant sur les soins, c’est la que repose alors le domaine d’activité du cabinet ou bien
c’est le portefeuille de l’activité. A partir de ce produit, nous pouvons définir ses grandes
lignes caractéristiques qui lui permettent de se différencier des autres.
Ainsi, son cycle de vie se schématise comme suit :

Figure n°3 :
"Cycle de vie d’un produit"

Expansion

Maturité

Lancement Déclin

19
Comme le cycle de vie de l’homme, notre produit aussi commence dans la phase de
lancement pour faire sa connaissance, puis il passe dans la phase de développement dont nous
efforçons d’adopter une stratégie d’innovation afin de croître notre image de marque, ensuite
dans la phase de maturité : nous optimisons nos acquis. Certes, cela se termine dans la phase
de déclin qui est la phase cruciale de notre projet et représente un grand risque de sa viabilité
si nous n’adopterons aucune stratégie.

4.2 Politique de prix

La première question qui se pose est que A QUEL PRIX LES CLIENTS SONT PRET A
PAYER ? Bien que le prix soit acceptable par tous, mais toutefois elle sera fonction du type de
clientèles, de l’époque à choisir leur mode de traitement qui leur convient.
Quand même fixer un prix est une décision majeure car c’est là que nous connaîtrons
le nombre de personne influencé à un tel moment. Plus la compétitivité règne sur le marché
plus on n’a pas droit à augmenter trop nos tarifs car cela affecte malheureusement la
rentabilité de l’entreprise.

4.3 Politique de distribution

La réponse à cette question est fondamentale : OU PEUT-ON VENDRE PLUS


AISEMENT LE PRODUIT ?
Pour l’instant le créneau de vente se fera à la dite place qui aura comme siège mais
une fois qu’il est bien visé, nous envisagerons de mettre rapidement des annexes . Ces
derniers s’implanteront à Ambohimanarina, Anjanahary, Ambohipo, voir même à la province
si les moyens et les conditions géographiques nous le permettrons.

4.4 Politique de communication et de promotion

En parlant de la communication, le cabinet transmet des messages en vue de changer


leur niveau d’information par voie de conséquence leur comportement. C’est l’une des
meilleures stratégies que nous utiliserons consistant à faire demander le produit par les
prescripteurs ou consommateurs (stratégie PULL).

20
Quelques moyens sont utilisés pour l’efficacité de la politique adoptée, nous avons :

- la communication impersonnelle : comme la publicité, l’Internet, la télévision, la radio,


la presse, et les autres médias. Nous envisageons l’envoi des annonces pour faire connaître
à toute l’existence du cabinet et ses prétentions.

- la communication personnelle : pour gagner la sympathie des gens nous allons fournir
des efforts de se dialoguer avec eux pour bâtir une relation durable. De plus notre
représentant contribuera à la participation des manifestations collectives dans le domaine
auxquelles assistent les distributeurs, les prescripteurs, et les clients potentiels dont l’objet
est la protection de l’image de l’entreprise.

Concernant la promotion nous essaierons de faire ressortir les besoins qu’on peut
satisfaire pour faire agir la consommation. En d’autres termes on influencera le comportement
du public par un changement préalable des attitudes et informations (stratégie PUSH).

Donc une attribution sur la facilitation physique sera à priori, la mise en place
d’accueil des adhérents est sur le lieu de travail même et une diminution de prix à un temps
donné sera accordée (par exemple ; le droit de consultation est recevable selon la conscience
du patient).

21
CHAPITRE III :
"THEORIE GENERALE SUR LES OUTILS ET LES
CRITERES D’EVALUATION"

L’acte d’investissement est l’un des plus caractéristiques des actes de gestion où le
recours à la notion d’actualisation s’impose.
"Un investissement" s’explique par une dépense présente en vue d’obtenir des revenus
futurs par l’usage des biens de production acquis.
Il y a donc :
- Privation de la somme consacrée à l’achat des biens de production
- Espoir de recettes futures générées par l’exploitation des équipements pendant un
certain temps
- Incertitude quant au montant exact de ces recettes et quant à la durée d’exploitation
Lorsque l’entreprise a une seule opportunité d’investissement, l’alternative se résume
à investir ou ne pas investir et le choix dépend des objectifs définis, mais aussi des conditions
de financement.
Cependant la rentabilité des investissements demande trois critères (3) qui, sont l’un à
l’autre interdépendant :

Section 1 : Critères de jugement

Le jugement sur l’investissement reviendra à comparer :


La dépense actualisée
La recette actualisée
Cette comparaison peut s’effectuer de plusieurs manières dont chacune représente une
méthode possible de jugement sur sa rentabilité, tels que :
La valeur actuelle nette (VAN)
Le taux de rentabilité interne (TRI)
Le délai de récupération des capitaux investis (DRCI)

22
Section 2 : Critères de décision

Nous nous bornerons à évoquer quelques unes des situations les plus fréquements
rencontrées :

2.1 Si le cabinet dispose des fonds nécessaires


L’alternative est alors autofinancer l’investissement ou placer les fonds et, si les
éléments de risque concernant l’investissement sont faibles, il suffit, pour décider d’investir :
- que la VAN actualisée au taux de placement soit positive
- ou que le TRI soit supérieur au taux de placement
Comme le but essentiel est la rentabilité de l’entreprise, donc il est très possible de se
référer au taux de rentabilité des capitaux investis de manière à ne pas faire baisser cette
rentabilité moyenne.
Si l’investissement comporte un risque non négligeable quant à sa durée, nous
calculerons plutôt le DRCI actualisé soit au taux de placement soit au taux moyen de
rentabilité de l’entreprise.

2.2 Si le cabinet ne dispose pas des fonds nécessaires


Nous devrons donc emprunter pour investir et le premier taux de référence sur lequel
nous devrons effectuer ses calculs est le taux de revient de l’emprunt (c'est-à-dire le taux
d’équivalence entre la somme empruntée et tous les versements ultérieurs, remboursements et
intérêts).

En général, un critère unique est donc insuffisant et il est préférable d’utiliser le plus
de critères possible pour voir si tous contribuent à apporter la même réponse.

23
Section 3 : Critères de choix

Les critères de choix entre plusieurs investissements sont plus difficiles à utiliser que
pour la décision concernant un investissement unique, car :
- ils mettent en jeu des capitaux de montant différent
- ils peuvent être exploités sur des durées différentes
- le degré de risque de chacun peut être différent

3.1 Selon les outils d’évaluation


Pour cela nous avons retenues quatre méthodes pour mesurer la rentabilité
économique d’un investissement espérée entre plusieurs projets :

3.1.1 La valeur actuelle nette (VAN)

3.1.1.1 Définition
La valeur actuelle nette est la valeur des revenus futurs actualisée à un coût de capital
approprié, diminué du coût de l’investissement.
C’est aussi un critère satisfaisant quand les projets sont sensiblement du même
montant, de même durée et de même niveau de risque. Il l’est également lorsque l’objectif de
l’entreprise est de maximiser le profit en valeur absolue.

3.1.1.2 Formules
D’après la définition, on a comme formule :

J =n
VAN = ∑ MBAj (1 + t ) − j − C
j =1

Or :
VAN : Valeur Actuelle Nette
MBA : Marge Brute d’Autofinancement
C : Montant de l’investissement ou montant du capital investi
J : durée de vie
(1+t)-j : Coefficient de la valeur actuelle nette
t : Taux d’actualisation

24
3.1.1.3 Interprétation de la formule
Nous remarquons que la valeur actuelle nette dépend du taux d’actualisation.
1er cas : Si VAN > 0 :
- la rentabilité est supérieure au taux exigé t
- nous pourrons sélectionner ce qui la VAN supérieure
- nous pourrons envisager le financement du projet
- nous pourrons l’utiliser quand on doit effectuer un choix entre deux projets de même
objectif
- la VAN augmente quand la durée de projet et la rentrée de caisse augmentent.
2e cas : Si VAN = 0 :
- cela revient à dire que la rentabilité est égale au taux exigé t
e
3 cas : Si VAN < 0 :
- la rentabilité est inférieure aux taux exigé t
- la VAN diminue quand augmente le taux actualisé et la sortie de caisse
3.1.2 Le taux de rentabilité interne (TRI)
3.1.2.1 Définition
C’est le taux d’actualisation qui donne une valeur nette égale à 0 ou IP (indice de
profitabilité) égale à 1. C’est aussi le taux d’actualisation qui rentabilise les capitaux engagés
par l’entreprise ou le taux d’effectif d’un emprunt à long terme.

3.1.2.2 Formules
Dans le cas général, le taux de rentabilité interne se calcule par tâtonnement et
interpolation linéaire. En d’autres termes sa formulation se présente comme suit :

j =n
TRI ⇔ ∑ MBA j (1 + t ) − j − C = 0
j =1

Dont i : est à rechercher


Comme c’est un taux qui ramène la VAN=0, et pour lequel il y a équivalence entre la
somme des recettes actualisées et la somme des dépenses actualisées. Le calcul se définit par
la formule ci-après :
TRI ⇔ VAN = 0

25
3.1.2.3 Interprétation de la formule
Le plus important c’est de retenir le projet pour un taux de rentabilité supérieure dont
le TRI est très élevé et supérieure au seuil de rentabilité minimum. Il est toutefois indépendant
de la taille, mais non du niveau de risque et pas entièrement de la durée d’exploitation.
1er cas : Si i > t : la rentabilité est supérieure au taux exigé t
2e cas : Si i = t : la rentabilité est égale au taux exigé t
3e cas : Si i < t : la rentabilité est inférieure aux taux exigé t
Cette méthode ne peut être appliquée à coût sûr si pendant la période d’exploitation du
projet il existe des vues négatifs c'est-à-dire des investissements importants au titre de
renouvellement des équipements par exemple, là seule la VAN peut être considérée.

3.1.3 L’indice de profitabilité (IP)

3.1.3.1 Définition
C’est le quotient total des marges brutes d’autofinancement actualisés à un taux
déterminé et de la dépense correspondant à l’investissement.

3.1.3.2 Formules
En tenant compte de la définition ci-dessous, l’indice de profitabilité est le rapport
entre la déduction successive des marges brutes d’autofinancement avec le montant initial de
l’investissement.
D’où on a comme formule :

j=n
−j
∑ MBA (1 + t )
j =1
j
ou IP =
VAN
+1
IP = C
C

3.1.3.3 Interprétation de la formule


L’indice de profitabilité permet d’éliminer les conséquences des différences de tailles
de projets, mais le classement dépend également du taux d’actualisation retenu. Il mesure
aussi le profit induit par un franc de capital investi supérieur à 1.
1er cas : Si IP > 1 : la rentabilité est supérieure au taux exigé t
2e cas : Si IP = 1 : la rentabilité est égale au taux exigé t
3e cas : Si IP < 1 : la rentabilité est inférieur aux taux exigé t

26
3.1.4 Le délai de récupération des capitaux investis (DRCI)

3.1.4.1 Définition
Le délai de récupération des capitaux investis est représenté par le temps au bout
duquel le cumul de marges brutes d’autofinancement est égal au montant du capital investi.
La détermination de ce délai est en fonction du nombre de période d’exploitation où la
somme des flux nets de trésorerie égalise le montant de l’investissement initial.
Il ne convient que pour comparer des projets à haut risque de vieillissement et est donc
employé essentiellement par les entreprises de secteurs de pointe.

3.1.4.2 Formules
Il est nécessaire de connaître le nombre d’années à exploiter pour reconstituer le
capital investi en fonction de la valeur actuelle nette. Jusqu’ici une formule prédéfinie n’existe
pas encore mais une relation pourra nous conduire pour son calcul :

j =n
DRCI ⇔ ∑ MBAj (1 + t ) − j = C
j =1

3.1.4.3 Interprétation de la formule


Il peut se produire que certains investissements aient une durée d’exploitation très
incertaine :
- soit pour des raisons techniques, les machines peuvent être hors d’usage plus ou moins
vite
- soit pour des raisons économiques, le produit ou la technique de production devient
obsolète du fit du progrès technique.
Dans ce cas le calcul du délai de récupération du capital investi consiste à déterminer
la date jusqu’à laquelle il est nécessaire d’exploiter pour que la somme des recettes actualisées
à un taux conventionnel soit égale à la somme des dépenses d’investissement actualisées.
Pour en résumé, de deux investissements celui qui est le moins risqué et celui qui
présente le délai plus court peut nous conduire à une situation favorable. Plus le délai est court
plus le projet est rentable.

27
3-2 Selon les critères d’évaluation
Pour le promoteur du programme lui-même, l’Etat, et le bailleur de fonds ; les
principaux critères d’aide à la décision des projets productifs à mettre en œuvre sont fondés
sur les quatre questions suivantes est ce que le projet peut être Rentable ? Réalisable ?
Solvable ? Viable ? Cependant le succès du projet se réfère à la réponse de ces questions et
peut être apprécier en combinant plusieurs indicateurs :

3.2.1 La pertinence
C’est à ce stade qu’on doit connaître premièrement Le Pourquoi du projet. Elle mesure
la corrélation entre les objectifs du programme et les objectifs et priorités de développement
sur le plan global et sectoriel ou le bien fondé du concept du projet par rapport aux besoins
réels des personnes visées ; ainsi les objectifs du programme sont ils pertinents par rapport
aux besoins et attentes des bénéficiaires ?

3.2.2 L’efficience
Qui se base au coût et rythme auquel les interventions sont transformés en résultats.
Elle se mesure par les coûts et les résultats comparés. Certes, elle se réfère à l’utilisation
optimale des ressources dans la production des extrants. C’est l’économie dans la poursuite
des objectifs
Quelques questions relève de l’efficience :
- les entrées et les sorties sont-ils disponibles dans les détails requis ?
- dans quelle mesure le projet recourt-il aux ressources disponibles localement (c'est-à-
dire les équipements avec les compétences)

3.2.3 L’efficacité
Elle s’apprécie par la comparaison des objectifs et des résultats (qui est la différence
entre ce qui était prévu et réalisations). C’est le degré de réalisation des objectifs ou des
résultats.
Quelques questions relève de l’efficacité :
- ces produits conduit-ils à la réalisation des objectifs du projet ?
- quel est le degré de réalisation des objectifs du projet (respect des délais d’exécution,
quantité et la qualité)

28
3.2.4 La pérennité
Elle vise à analyser la capacité de l’action des résultats à se poursuivre de façon
autonome après le retrait de l’assistance extérieure (résident ou non). Il concernera de la
durabilité de la vie organisationnelle, technique, économique, sociale, politique, financière et
culturelle de notre projet.

3.2.5 L’impact
L’analyse de l’impact socio-économique du projet est évaluée par les aspects ci-
dessous :
- impact environnemental
- profit et difficulté posés au niveau économique et social
- effets inattendus du projet
- risque et incertitude liée au projet

29
DEUXIEME PARTIE :
"CONDUITE DU PROJET"
L’analyse externe de l’entreprise est insuffisante si on veut réellement connaître tout
ce qui se passe à l’intérieur d’elle-même. Bien qu’il est déjà mentionné dans la première
partie que le cabinet dispose des moyens humains, matériels et financiers, cette deuxième
partie nous mènera à l’exploit de ces ressources afin de bien montrer à tous qu’on est sur la
bonne ligne du monde d’aujourd’hui si on met en question le terme de défis.
Nous allons voir un à un - l’étude technique de soins
- la capacité d’accueils envisagés
- l’étude organisationnelle

CHAPITRE I :
"ETUDE TECHNIQUE DE SOINS"

Notre étude technique de soins portera donc sur les matériels utilisés et les étapes de
soins que nous adopterons

Section 1 : Mise en place de l’infrastructure d’accueil

La mise en place du projet surtout en matière de soins requiert une valeur de précision,
elle sera déterminée par l’usage du bâtiment à partir duquel ce dernier demande non
seulement ses partitions mais aussi les fournitures et équipements pour accomplir l’activité du
cabinet.
Donc, un énorme investissement chargera la dépense de la société pour une perfection
déjà au niveau de l’accueil.

1.1 La localisation
Le bâtiment comportera deux locaux :
1er local : il est assigné à l’administration qui s’occupera la gestion du cabinet tout entier,
c'est-à-dire la finance et comptabilité, l’organisation du travail et le marketing.
2ème local : concerne le local technique, il prend une grande potentialité dans la vie du cabinet.
Les recettes reçues sont réparties grâce à l’intermédiaire des services existants, en plus il sera
accompagné des petites salles pour les besoins de tous nécessiteux.

30
Il sera doté d’une:
- salle pour le gynécologue obstétricien
- chambre d’hospitalisation
- salle d’accouchement et suivi des accouchés en même temps
- salle de réception
- une douche
- un WC

1.2 L’aménagement
Nous prévoyons une certaine décoration pour améliorer l’état du bâtiment de point de
vue interne qu’externe comme : la mise en place des rideaux, certaines accessoires décoratifs
et des pots de fleurs. Les couleurs utilisées sont clairs pour le plaisir des yeux et surtout pour
la protection des patients afin d’éviter par exemple la nervosité

1.3 Les fournitures et équipements aux soins


Ce sont les outils et les matériels nécessaires aux travaux de soins effectués. Ils
suivront les normes et réglementations internationales pour le bien être de l’humanité.
Ainsi, ils engloberont les outils suivants :

- les matériels d’hospitalisations

Ils contiendront les matelas, les chaises, table, moustiquaire pour la protection de la
mère et des nouveaux nés

- les outils de consultations


Ce sont les accessoires utilisés par le médecin spécialiste telles que : le thermomètre,
le pèse bébé et pèse personne, les stéthoscopes(simples, obstétriques), le chronomètre, le
mètre ruban, la table gynécologique, le tensiomètre, les gants…

- les outils d’analyses


Nous avons l’alcool, le mercure, les cotons, le test de grossesse…

- les outils d’accouchements


Tels que la boite d’accouchement, le bassin lit, l’escabeau 2 marches, la table
d’accouchement, le bock à lavement, le tensiomètre, les chaises…

31
Section 2 : Les techniques de soins adoptés

Il se subdivise en deux grandes parties : d’une part pour les consultations simples sur
la gynécologies concernant tout individu, d’autres part pour ceux qui viennent pour
l’accouchement c'est-à-dire spécialement les femmes.
Comme la réduction de la mortalité maternelle et néonatale précoce est l’une des
objectifs du cabinet, nous avons adopté des stratégies pour améliorer ce taux :
- sensibilisation et mobilisation de la communauté
- détection, traitement, référence des femmes à risque ou qui présentent des
complications
- conservation de la planification familiale

2.1 Les soins pour les consultations simples (pour la gynécologie)


Maintenant 13 000 enfants sont mourus par le VIH SIDA et 1,1% des femmes
porteront le virus, c’est pour cela que nous tenons en compte de la consultation périodique des
gens pour éviter au moins la transmission de la maladie sur la mère à l’enfant. L’objet de ce
suivi de soin est de pouvoir rendre service à quelqu’un, de donner satisfaction à tous ceux qui
doutent de leur état de santé au niveau de leur organe génital.
Pour cela, tous les patients en consultation devront suivre les méthodes données :
- une interrogation est subite par le malade pour avoir toutes les informations sur son
état général concernant les actes faits auparavant et les traitements qu’il a déjà effectués.
- le patient devra être touché, s’il constate quelque chose d’anormale il doit passer par
une analyse ou faire une échographie. Dans le cas contraire, la pratique d’un
antibiogramme est efficace afin de traiter correctement la maladie.

2.2 Les soins pour l’hospitalisation


Les soins prénatals (CPN)
Le but de ce soins est pour le suivi de l’évolution de la grossesse d’une femme et
surtout afin de préserver la qualité de soins donnés. Certes, la consultation prénatale est
indispensable non seulement pour réduire la mortalité mais aussi la morbidité maternelle et
infantile passant de 96 sur 1000 de 1997 à 2005 (source : revue de portefeuille de la Banque
mondiale).
Les médecins spécialistes ou les sages femmes adopteront les techniques suivantes :

32
- Faire remplir une fiche de CPN* aux patients afin de clarifier son passé
- Poser les questions nécessaires concernant les antécédents et l’histoire de la grossesse
actuelle ou faire le contrôle général
- Réaliser les examens physiques et les examens biologiques
- Dépister la compatibilité du foeuto maternel
- Dépister et traiter les MST (c'est-à-dire les infections et la syphilis au niveau des
organes génitaux)
- Assurer les compléments en fer, acide folique et vitamines
- Traiter les affections courantes de la grossesse
- Assurer une immunisation contre le tétanos (vaccination)
- Déceler chez les femmes enceintes les signes qui permettent de prévoir que la grossesse
et/ou l’accouchement présenteront des difficultés et prendre les mesures nécessaires pour
prévenir ou traiter ces difficultés
- Faire comprendre aux femmes enceintes l’importance d’être aidées par un professionnel
de la santé de l’accouchement
La consultation prénatale (CPN) est très importante pour une femme qui porte une
grossesse, de plus dans beaucoup de pays au moins 50% des grossesses seraient considérées à
haut risque et 15% des femmes enceintes développent des complications nécessitant des soins
obstétricaux d’urgence. Donc elle doit faire au moins 4 séances de CPN, idéalement une fois
par trimestre

Les soins à l’accouchement


Le cabinet offrira en premier lieu le meilleur endroit pour l’accouchée, autrement dit
les femmes accouchées seront reçues dans une chambre confortable, saine et calme. De plus,
nous prendrons en charge les soins obstétricaux essentiels de base (SOE) orientés surtout à
l’accès de la mère et des nouveaux nés.
Donc nous efforçons de faire :
- une surveillance du travail par le partogramme qui permet d’identifier certaines
anomalies, facilite la prise de décision et la communication entre les professionnels de la
santé et sert à collecter des paramètres maternels et foeutaux
- un contrôle de la femme sur l’écoulement sanguin à la vulve qui doit rester minime, la
persistance du globe de sécurité, enfin la tension artérielle et le pouls

* voir annexe 3

33
- les soins essentiels aux nouveaux nés pour toute la séquence des gestes (vaccinations,
mensurations, recherche des réflexes, soins des yeux, mise au sein : allaitement maternel
dès la première demi-heure…)
- une mise en place des personnes qualifiées et des matériels très performants pour
garantir un accouchement favorable

Les soins post natals


C’est la phase finale des soins obstétricaux, nous aurons beaucoup plus de
responsabilités afin que les patients bénéficieront une bonne planification familiale.
L’accouchée restera 1 ou 2 ou 3jours au cabinet selon son état.
Pour cela nous s’occuperons :
- de donner les soins nécessaires par une suite de couche
- d’encourager la maman d’allaiter au maximum
- de faire un examen physique et nutritionnel vis à vis de la mère et son enfant
- à recommander impérativement une méthode contraceptive, vu le risque de grossesse
trop tôt
- de poursuivre plus près l’amélioration de l’état de santé des accouchés
- de conseiller la mère sur les vaccinations, la nutrition de son enfant et de prendre soin
d’elle durant son repos

2.3 Les soins complémentaires (ou autres soins)


L’échographie
C’est lors de l’échographie qu’on reconnaîtra toutes les informations sur
l’emplacement du bébé, sa formation, la mensuration du bassin, la forme du col de l’utérus,
degré d’engagement du crâne du bébé…
Sur ce, nous conseillons la maman de faire une échographie pelvienne et obstétricale afin d’en
donner un résultat fiable.
Les petits analyses
Ces analyses servent tout simplement à diagnostiquer le problème vu dans la voie
génitale.
Ils existent deux types d’analyses à faire :
- l’analyse sanguine permettant d’identifier si une femme est enceinte ou non et
conduisent à la détection des infections et des IST
- l’analyse urinaire permettant de voir le taux de sucre et l’albumine

34
CHAPITRE II :
"CAPACITE D’ACCUEILS ENVISAGES"

Premièrement, tout dépend de l’aptitude de chaque organe opérationnel d’exercer leur


travail. Si l’image du cabinet tient une place importante dans la vie quotidienne des gens par
rapport aux concurrents, il est évident que cette situation favorise l’accroissement de la
capacité de réception des clients.

Ensuite, le circuit du démarche des soins sera conclu par le diagnostic prélevé de
l’état des consultés finalisé par l’hospitalisation ou non. L’accueil des patients s’effectuera
suivant le nombre de services existants dans le cabinet avec les ressources humaines et
matérielles qui les appuient.

Finalement, le cabinet est ouvert de 6h 30 à 20h, du lundi au samedi avec 15 à 30


minutes à chaque consultation. Des personnels compétents seront à la disposition des gens s’il
y a par exemple des cas d’urgence. Par ailleurs, nous prendrons en premier lieu ceux qui ont
pris rendez – vous et c’est seulement après que l’organisation des patients à l’aide des fiches
de consultations intervient.

2.1 Au niveau des consultations simples


Tous les patients doivent passer au service de la gynécologie obstétrique afin de savoir
son état de santé.

Tableau n°7 : "Prévisions de nombre des consultés accueillis"

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Par semaine 24 26 29 31 33

Par mois 84 92 97 103 108

Par an 1 012 1 102 1 159 1 241 1 298

Nous envisageons accueillir en moyenne 1 012 patients en 1ère année allant de 1 298
en 5ème année. Ceci explique la capacité maximale du cabinet ainsi sa connaissance sur le

35
marché. Ce tableau nous indique qu’au fil des années le nombre de personnes qui assiste à une
consultation gynécologique ne cesse d’accroître.

2.2 Au niveau de l’hospitalisation


Puisque c’est un cabinet il n’y a pas une grande place comme dans les centres
hospitaliers. Par ailleurs les clients nécessitant des traitements ou non devront se reposer de 2
à 4 jours maximum. Cela est fait afin de favoriser la surveillance de la santé de la mère et de
son enfant.

Tableau n°8 : "Prévisions de nombres des accouchés accueillis"

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Par semaine 10 11 12 15 17

Par mois 39 42 43 54 57

Par an 470 501 520 650 682

Nos chambres d’accouchement pourront donc recevoir plus de 400 personnes chaque
année. Vu des qualités de soins donnés, des nouveaux nés recevront des soins intensifs et des
mamans pourront toujours procréer.

2.3 Au niveau des soins complémentaires


Tableau n°9 : "Prévisions de nombres de personnes accueillis au niveau des autre soins"

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Par semaine 69 81 93 118 127

Par mois 275 323 341 472 508

Par an 3 300 3 872 4 095 5 660 6 100

Nous constatons que les gens s’inquiète de plus en plus de leur santé, si en 1ère année
3 300 font des analyses et des échographies alors qu’en 5ème année ce nombre sera doublé.

36
CHAPITRE III :
"ETUDE ORGANISATIONNELLE"

Le sens de l’entrepreneur est une tâche très délicate qui demande beaucoup plus
d’attention, économiquement il désigne un ensemble de fonctions : initiative, direction,
innovation, prise de risque. Ces fonctions peuvent être assurées par un individu seul, mais
aussi reparties entre un ensemble d’individus. C’est là qu’intervienne le sens de l’organisation
s’attachant essentiellement sur la vie sociale de l’entreprise.

Section 1 : Description de l’organisation

Nous pourrons traduire notre organisation sous deux formes :


- Forme sociale : le bien fondé de notre organisation s’explique par un système permanent
d’activité humaine différencier et coordonner où nous utilisons et transformons des
ressources : en humain, en matériels, en capitaux, en activités intellectuelles avec les
réalités. En un tout opérationnel, la fonction de notre cabinet est de satisfaire certains
besoins humains en matière de santé.
- Forme économique : comme tous les cabinets privés, nous avons des règles de
fonctionnement et des objectifs qui sont la recherche de profit et le développement à la
richesse.

Section 2 : Organigramme envisagé

La bienfaisance d’un organigramme s’avère nécessaire afin de distinguer les tâches de


chaque organe opérationnel.

2.1 Organigramme
L’organigramme est une image qui reflète la répartition du pouvoir et des
responsabilités au sein de l’organisation.

Voici notre modèle d’organigramme :

37
Figure n°4 :

"Organigramme du cabinet"

Direction Générale

Secrétaire

Responsable Responsable Responsable


Commercial Technique Administratif et
Financier

Service Service Service Service


Approvisio Gynéco Administratif Finances et
nnement obstétrique et logistique Comptabilité

-Magasin -Gynécologue -Chauffeur -Caisse


-Sage femme -Domestiques
-Transport

Notre but consiste à regrouper les activités de la manière la plus efficace et à identifier
les différents travaux nécessaires à la réalisation de l’objectif.
D’après cet organigramme, nous voyons très bien qu’il y a une certaine hiérarchie, qui,
en ce sens le fonctionnement de l’organisation repose sur une relation d’autorité c'est-à-dire
les relations des supérieures à subordonnées. Premièrement le Directeur dirige en totalité les
fonctions managériales du cabinet, puis le secrétaire accueille les nouvelles venues au cabinet
et organise l’emploi du temps de la consultation. Les responsables : commerciale, technique,
administratif et financier répartissent les tâches à leurs services correspondant, en d’autres
termes les services : approvisionnement, gynéco-obstétrique, administratif et logistique,
finances et comptabilité.

38
2.2 Fonctions des personnels
Tous nos personnels doivent accomplir toutes les attributions qui leur sont assujetties.
Cependant, tous ceux-ci exigent des qualités et des profils pour mieux cerner à leur
potentialité, nous tenons à dire que les sélectionnés sont tous de nationalité Malagasy vue que
nous avons les compétences requises et évolutif.

2.2.1 Le Directeur
Mission :
- Coordonner et gérer les activités du cabinet
- Orienter, planifier, programmer et contrôler la gestion du service santé
Attributions :
- Assurer dans l’ensemble les fonctions entreprenariales du cabinet, le Directeur élabore
la stratégie, définir la politique, fixer les programmes d’actions, surveiller la réalisation.
- Coordonner et piloter la réalisation des fonctions techniques liées à la mission du
cabinet, assurer la bonne gérance du cabinet gynéco-obstétrique.
- Faire assurer et contrôler la gestion et l’administration des ressources humaines,
matérielles, financières ainsi que le patrimoine de l’entreprise en général.
Profil :
- Formations supérieures en management et/ou en gestion ayant un doctorat ou plus, une
formation médicale serait un atout
- Minimum 5ans d’expérience dans la gestion d’un cabinet évoluant dans le secteur
public ou privé.
- Bonne connaissance de l’outil informatique (WORD, EXCEL, ACCES, SIG …)
- Maîtrise du français et de l’anglais
- Sens de responsabilité
- Aptitude à la coordination, à l’organisation et au commandement
- Aptitude confirmée à diriger, encadrer et superviser une équipe
- Capacité de leadership et de travailler en groupe
- Intégrité, rigueur, autonomie et dynamisme
- Forte capacité de communication (orale et écrite)

39
2.2.2 Le Secrétaire
Attributions :
- Responsable de l’organisation et de la réalisation des travaux de secrétariat du cabinet :
accueil, standard téléphonique
- Faciliter le partage des informations entre les partenaires
- Assurer le suivi continu de la mise en œuvre de la stratégie
- Assurer le suivi du plan de pérennisation
- Traiter les courriers (y compris Internet) et de l’archivage
- Organiser des réunions de partage des réalisations de chaque acteur dans le cadre de la
stratégie nationale
Profil :
- Titulaire d’un Bac + 2 de secrétariat et en Science sociale ou équivalent
- Expérience professionnelle significative d’au moins 2ans en secrétariat/administration
- Excellente maîtrise de l’informatique (Microsoft office y compris Internet)
- Maîtrise parfaite du français et anglais

2.2.3 Le Responsable Commercial


Attributions :
- Mise en application et suivi des actions de prospection, mises en place par la direction
concernée
- Chargé de l’approvisionnement, la révision des stocks
- Mise en œuvre et gestion des actions de prospection
- Force de proposition pour l’optimisation des outils marketing
Profil :
- Possédant un Bac + 4 ou gestion spécialisée en marketing
- Un minima de 3 ans d’expériences professionnelles
- Un bon niveau de français et anglais
- Personnalité consensuelle, proactive et pragmatique
- Avoir l’esprit ouvert et le sens des relations publiques
- Disponible pour de fréquents déplacements

2.2.4 Le Responsable Technique


Attributions :
- Etre responsable exécutif de l’ensemble de la gestion matérielle du cabinet

40
- Participer aux activités d’études dans son domaine de compétence
- Conseiller et appuyer la direction en matière technique
- Suivre et élaborer les rapports d’activités
Profil :
- Titulaire d’un Bac + 4 en informatique
- Avoir au minimum 3 ans d’expériences professionnelles dans son domaine de
spécialisation
- Forte capacité de synthèse et d’analyse
- Avoir le sens de responsabilité et de l’intérêt collectif
- Libre de suite

2.2.5 Le Responsable Administratif et Financier


Attributions :
- Etre responsable exécutif de l’ensemble de la gestion du bureau et des finances du
cabinet
- Suivre à l’évaluation de gestion du personnel et de la logistique, gestion budgétaire et
financière (élaboration et suivi des budgets, planifications financières, rapports financiers,
gestion de la trésorerie…)
- Superviser et être responsable de la gestion comptable
- Respecter la tenue manuel de procédures du cabinet et l’archivage des pièces
comptable
- Assurer la fonction contrôle pour vérifier sa réalisation
- Etablir les documents comptables nécessaires à chaque clôture comptable
Profil :
- Diplômes d’Etudes Supérieures en Gestion, Finances et Comptabilité ou Management
sortant de l’université ayant un Bac + 4 minimums
- Avoir au minimum 3 ans d’expériences professionnelles dans le domaine
- Grand sens de responsabilités et du travail bien fait
- Excellente maîtrise de l’informatique (particulièrement le bureautique, Ciel Compta ou
SAGE SAARI)
- Bonne capacité de raisonnement
- Avoir un esprit de synthèse
- Dynamique, organisé(e), honnête et consciencieux (se)
- Parler couramment le français, la connaissance d’autres langues serait un atout

41
Section 3 : Organisation du travail

Nous pensons qu’organiser est l’une de notre principe fondamental puisque cela va
mettre de l’ordre sur notre activité et la bonne gérance de notre cabinet. Cependant nous
adopterons des systèmes afin d’octroyer à la bonne organisation.

3.1 Système d’information et de décision

Ce système est fondamental pour la bonne marche des travaux dans l’entreprise, il
cible de haut en bas et vis versa tous nos personnels.
La figure ci-dessous nous montre l’hiérarchie et la rationalisation du travail situant la
structure du cabinet :

Figure n°5 :

"Schéma du système d’information et de décision"

D
Décision G Information
E

D : Dirigeant
G : Gestionnaire
E : Exécutant

Nous voyons que dans cette figure la division du travail se catégorise en 3 lignes
différentes mais ils sont indépendants l’un à l’autre :
- au sommet stratégique : notre dirigeant est chargé des responsabilités les plus larges
dans la conduite de la société, c’est à lui que revient la décision finale
- Dans la ligne hiérarchique : ce sont nos cadres qui rejoignent le sommet stratégique au
centre opérationnel, qui sont nos responsables commerciale, technique, administratif et
financier

42
- Le centre opérationnel : ce sont les opérateurs placés dans le cabinet qui sont les
médecins exécutant directement sur le travail et les supports logistiques qui aident
indirectement à mieux réaliser le flux de travail

Selon R. Brenneman, J. Longatte et S. Sépari ; ils nous indiquent les niveaux de


décision à partir de ce tableau ci – dessous :

Tableau n° 10 : Les niveaux de décision

Décision Nature de Importance de Niveau Natures des


décision la décision hiérarchique informations
du décideur

- Détermination - Irréversibles - Direction - Incertaines


des buts générale
- Très importantes - Exogènes
- Choix des - Management
Stratégiques segments supérieur - Peu fiables
- A haut risque
stratégiques

- Organiser les - Risque - Direction - Endogènes


structures du importante mais fonctionnelle
système non vital spécialisée - A peu près
d’information complètes
Tactiques - Erreurs - Direction
- Apprécier et corrigibles opérationnelle
organiser les
ressources - Coût élevé des
erreurs

Décision - Erreurs - Chefs de service - Endogènes


concernant la vie corrigibles
courante de - Maîtrises - Complètes
Opérationnelles l’entreprise - Coûts fiables des
erreurs - Chef d’atelier

Selon R. Brenneman, j ; Longatte, S. Sépari


Economie d’entreprise, DUNOD 1995

43
3.2 Système de contrôle et de coordination
Une fois que tout le monde est au courant de toutes les situations dans le cabinet et que
des décisions sont prises. Une démarche par anticipation suite aux informations prélevées doit
être surveiller par le contrôleur afin d’obtenir des indications suffisamment fiable et
significatif de l’état probable des objectifs. C'est-à-dire une personne est confiée à contrôler si
les patients reçoivent correctement les soins qu’ils demandent ou bien si les stocks de
médicaments sont en pénurie ou bien les matériels utilisés respectent encore les normes
exigées.

Section 4 : Gestion des ressources humaines (GRH)

La GRH est l’une de l’activité principale de notre cabinet car c’est là que la fonction
personnelle commence d’exister. Son évolution doit être passée par trois phases :
l’administration, la gestion et le développement. Ainsi le responsable du personnel joue en
grande partie un rôle très important pour l’amélioration de la gestion de l’emploi et les
conditions de travail, en résumé il s’occupe tout ce qui concerne l’organisation de la fonction
du personnelle (exemples : la paie, l’embauchage, les relations avec les autres syndicats).
Cette fonction ne doit pas être négliger qui est considérée comme une unité de base De
notre projet sinon cela peut nous entraîner une perte considérable. Certes, l’orientation de la
gestion de l’emploi et l’utilité de l’existence d’un plan de carrières qui nous ramène sur une
évaluation des ressources humaines commençant par le recrutement et se termine à une
rémunération.

Figure n°6 :
"Evaluation des ressources humaines"
Recrutement Rémunération

Sélection Evaluation des employés

Formation Planification Analyse

44
Section 5 : Chronogramme d’exécution des tâches

Pour mener à bien notre projet, nous accorderons une grande considération sur la
gestion de temps. Or nous ne laissons pas du temps mort car même un proverbe disait que le
temps c’est de l’argent.

MOIS
ACTIVITES J F M A M J J A S O N D
Etude du projet
Investissement sur l’acquisition des
matières premières
Création de la société
Achat des matériels
Aménagement, Agencement,
Installation
Embauchage ou recrutement de
personnel
Action commerciale
Début de l’activité

Nous prévoyons d’exécuter notre activité au nouvel an après avoir mis au point notre
étude de marché et une certaine organisation dans le cabinet. L’action tardive sur le début des
tâches ne met pas le projet rentable. Toutefois, nous essaierons quand même à prendre soins
de nôtre activité dans de bref délai.

45
TROISIEME PARTIE :
"ETUDE FINANCIERE DU
PROJET"
Cette troisième partie nous conduira sur un aspect plus économique et financière afin
d’en donner une observation sur l’évaluation du projet. Donc l’analyse financière nous
indiquera l’appréciation sur l’évolution des charges engagées par la société (sa structure), les
produits réalisés par celle-ci (financements) et enfin la productivité et la rentabilité. En
s’accentuant dans ces études, nous arriverons à en conclure si le projet est à prendre ou à
laisser. Nous allons voir successivement : - les investissements et les comptes de gestion
- l’étude de faisabilité
- l’évaluation du projet

CHAPITRE I:
"LES INVESTISSEMENTS ET LES COMPTES DE GESTION"

Entrer dans le domaine entreprenarial engendre un investissement énorme qui est une
opération complexe et dont les répercussions sont durables, il n’est donc pas surprenant que
nous puissions les considérer de plusieurs points de vue et le juger suivant l’estimation faite
au niveau de la valeur des besoins nécessaire par la société. Et pour la rentabilité du projet,
l’enjeu du financement est très important car c’est là que nous reconnaissons notre capacité à
rembourser nos dettes financières.

Section 1 : Coût des investissements

Pour tout investissement l’objectif c’est de réduire le coût et maximiser le profit pour
diminuer les risques rencontrés.

1.1 Les fonds nécessaires


La mécanisation et l’automation entraînent une augmentation de l’intensité du capital :
une part croissante des actifs prend donc la forme du capital fixe. Il en résulte une
transformation de la structure des coûts, par diminution des coûts variables et augmentation
des coûts fixes.
Ici les actifs immobilisés sont des biens et valeurs destinés à servir de façon durable à
l’activité de l’entreprise ; ils ne se consomment pas par le premier usage, ils sont destinés à
rester durablement sous la même forme dans l’entreprise.

46
Ainsi les décisions de l’entreprise tendent à prendre la forme de décision
d’investissement, à la fois par l’ampleur des sommes mises en jeu et par leur irréversibilité.

1.1.1 Les immobilisations incorporelles

Pour notre part, elles seront composées des :


- frais de constitutions
- frais de premier établissement
- frais de prospection et publicité
- frais d’augmentation de capital et d’opérations diverses
À payer premièrement auprès des services concernés avant de commencer une quelconque
activité.
L’estimation du coût est évaluée de Ariary 3 000 000.

1.1.2 Les immobilisations corporelles

Ce sont des choses sur lesquelles s’exerce un droit de propriété. Elles se caractérisent
par leur nature matérielle et le caractère qui fait d’une valeur une immobilisation est de nature
économique et financière et non pas de nature juridique.

- Le terrain
Nous avons la possibilité de louer un terrain adapté à notre activité mais nous pensons
qu’acheter serait plus mieux, ainsi nous pourrions construire le bâtiment à nos souhaits c'est-
à-dire afin que ce dernier corresponde bien à l’usage planifié. Tout ceci, dans le but d’éviter
les gros œuvres.
Actuellement, le m2 des terrains dans la capitale est un peu cher surtout dans l’endroit
où on voudra faire la mise en place du projet évaluant à 150 000. Le terrain occupera une
surface de 250 m2 (25m sur 10 m ou 2a et 50ca). Donc le coût total du terrain est de Ariary
14 000 000.

- La construction
Le devis de la construction est étudié par un Expert spécialiste en la matière, selon lui
le coût est estimé à Ariary 50 000 000

47
- Les matériels et équipements

Ce sont les instruments que nous utilisons au cabinet. Ils sont gonflés par les matériels
d’échographie qui rendent le coût très élevé. Par conséquent, les prix * ont été négociés
auprès des commerciales voisines.
Le tableau suivant nous montre les différents objets utilisés ainsi que leur estimation :

Tableau n°11 : "Récapitulation des matériels et outillages"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Q PU MONTANT
Tensiomètre Vaquez 2 202,19 404,38
Thermomètre 3 14,75 44,25
Stéthoscope obstétrical 1 10,00 10,00
Stéthoscope Double pavillon 1 13,60 13,60
Pelvimétrie externe 1 14,91 14,91
Pèse - personne 2 157,35 314,70
Pèse - bébé 1 192,89 192,89
Gant d'examen 10 12,50 125,00
Chronomètre 2 8,00 16,00
Escabeau 2 marches 1 75,52 75,52
Boîte accouchement 2 165,00 330,00
Bock à lavement 1 112,70 112,70
Matériels d'échographie 4 346,05
TOTAL 6 000,00

Donc en somme, le coût d’investissement est évalué à Ariary 6 000 000.

- Agencement, Aménagement, Installation


Le cabinet nécessite ces travaux parce que ceux – ci font partie à la finition complète
de l’entreprise

* voir annexe 4

48
Tableau n°12 : "Récapitulation de l’agencement, aménagement et installation"
(en milliers d’Ariary)

TRAVAUX PU TTC

Aménagement du bâtiment 5 000


Alimentation JIRAMA 5 000
Installation réseau téléphonique 2 000
TOTAL 12 000

Nous voyons ci-dessous que leur coût total est de Ariary 12 000 000
- Les matériels de transport
Nous n’avons pas besoins de plusieurs véhicules, un seul suffira. Il s’agit d’un Mazda
occasionné servant à la fois à l’approvisionnement et aux déplacements externe et urgent.
Elle est estimée à Ariary 8 000 000.
- Les matériels et mobiliers de bureau
Ils sont englobés par les différents machines et meubles recouvrant notre cabinet pour
contribuer à la facilitation des tâches surtout au niveau de l’administration ou tout ce qui
concerne la bureautique. Leur mise en place procure une aide considérable à tous nos services
et leur permet de faire plus aisément leur classement.

Tableau n°13 : "Récapitulation des matériels et mobiliers de bureau"


(en milliers d’Ariary)

DESIGNATIONS Q PU MTT TTC

Table gynécologique 1 180 180


Bureau en palissandre 2 125 250
Armoire de bureau 3 120 360
Chaises 14 30 420
Matelas 2 150 300
Téléphone, Fax fixe 1 900 900
Téléphone portable 3 250 750
Fournitures de bureau (classeurs métalliques…) 6 140 840

TOTAL 4000

49
Notons que les fournitures de bureau sont empaquetée par carton.
D’après le tableau, le coût total des matériels et mobiliers de bureau est de Ariary
4 000 000.
Avec Q : la quantité
PU : le prix unitaire
MTT TTC : le montant tout taxe comprise

- Les matériels informatiques

Nous avons besoins de ces matériels pour avoir un bon résultat et pour améliorer la
performance du travail c'est-à-dire ait le sens de rapidité.

Tableau n°14 : "Récapitulation des matériels informatiques"


(en milliers d’Ariary)

DESIGNATION Q PU MTT TTC


Ordinateurs 3 800 2 400
Onduleurs 3 190 570
Imprimante 1 220 220
Scanner 1 300 300
Filtre 3 70 210
TOTAL 3 700

Donc les matériels informatiques sont évalués à Ariary 3 670 000.

1.2 Tableau récapitulant les investissements nécessaires

Le tableau suivant nous indique toutes les immobilisations nécessaires que nous
investissons pour mener à bien notre projet

50
Tableau n°15 : "Etat des investissements : nature et coût"
(en milliers d’Ariary)

DESIGNATIONS Année 1

Montant %
Actifs immobilisés
Immobilisations incorporelles
- Frais d'établissement 3 000 2,98

Immobilisations corporelles
- Terrain 14 000 13,90
- Construction 50 000 49,65
- Matériels et outillages 6 000 5,96
- Agencements, Aménagements, Installations 12 000 11,92
- Matériels de transport 8 000 7,94
- Autres immobilisations: -Matériels et mobiliers de bureau 4 000 3,97
-Matériels informatiques 3 700 3,67

TOTAL 100 700 100

Parmi les immobilisations, la construction représente 49,65% ce qui explique le coût le


plus élevé à l’investissement.
Ainsi les investissements faits au niveau des immobilisations sont évalués à Ariary
100 700 000.

Section 2 : Tableau d’amortissement

2.1 Définitions

On peut définir l’amortissement sous deux aspects :


En général : "c’est une réduction irréversible, répartie sur une période déterminée, du
montant porté à certains postes du bilan (exemple : amortissement d’un emprunt) "
Pour dépréciation : "c’est une constatation comptable de l’amoindrissement de la
valeur d’un élément d’actif, résultant de l’usage, du temps, du changement de technique et de
toute autre cause"

51
En raisons des difficultés de mesure de cet amoindrissement, l’amortissement consiste
généralement dans l’étalement, sur une durée probable de vie, de la valeur des biens
normalement amortissables.
Cependant le calcul de l’amortissement est présenté sous trois procédés :
amortissement constant ou linéaire
amortissement variable ou progressif
amortissement dégressif

2.2 Tableau d’amortissement

Tableau n°16 : "Tableau des amortissements annuels"


(en milliers d’Ariary)

ELEMENTS VO Taux n Amortissement


annuel
Frais d'établissement 3 000 20% 5ans 600
Construction 50 000 5% 20ans 2 500
Matériel et outillage 6 000 31,25% 8ans 1 875
Agencements, Aménagements, Installations 12 000 20% 5ans 2 400
Matériel de transport 8 000 25% 4ans 2 000
Matériels et mobiliers de bureau 4 000 20% 5ans 800
Matériels informatiques 3 700 20% 5ans 740
TOTAL 86 700 10 915
Notons que : VO : la valeur d’origine
n : la durée de vie
La plupart de notre calcul est basé sur l’amortissement linéaire où :

a = VO x taux linéaire
avec a : l’annuité

Sauf pour le matériel et outillage, son amortissement est calculé dégressivement. Ce


qui le différencie c’est son taux, ce dernier est majoré du coefficient

Taux dégressif = taux linéaire x coefficient

= 12,5 x 2,5

= 31,25 %

52
Ce sont les instruments les plus utilisés c’est pourquoi nous utiliserons comme
dégressif :.
En 1ère année : il y a beaucoup plus d’annuité donc plus de charges
En 3ème année : il y a - facilitation du renouvellement de matériel
- une économie d’impôt

Cette dernière indique que plus les charges croissent, le bénéfice diminue donc l’impôt
à payer est réduit

Tableau n°17 : "Tableau des amortissements prévisionnels sur 5 ans"


(en milliers d’Ariary)

Amt
ELEMENTS VO Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 VNC
cumulé
Frais
d'établissement 3 000 600 600 600 600 600 3 000 -
Construction 50 000 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500 12 500 37 500
Matériel et
outillage 6 000 1 875 1 289 886 609 419 5 078 614
AAI 12 000 2 400 2 400 2 400 2 400 2 400 12 000 -
Matériel de
transport 8 000 2 000 2 000 2 000 2 000 8 000 -
Matériels et
mobiliers de
bureau 4 000 800 800 800 800 800 4 000 -
Matériels
informatiques 3 700 740 740 740 740 740 3 700 -
TOTAL 86 700 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459 48 278 38 114

VNC : valeur nette comptable

D’après le tableau, nous pouvons en déduire qu’à la fin de chaque exercice, pour
déterminer l’annuité d’amortissement, nous appliquerons le même taux. Et suite au progrès
technique une augmentation de capital est retrouvée de sorte que la nouvelle combinaison
productive implique un capital plus coûteux que l’ancienne même en cas de stabilité des prix.
Toutefois l’amortissement linéaire est basé sur la valeur d’origine tandisque
l’amortissement dégressif est orienté par la valeur nette comptable

53
Tableau n°18 : "Tableau des amortissements récapitulant les matériels et outillage sur 8
ans"(en milliers d’Ariary)

Année VO Amortissement VNC

1 6 000 1 875 4 125


2 4 125 1 289 2 836
3 2 836 886 1 950
4 1 950 609 1 340
5 1 340 419 922
6 922 307 614
7 614 307 307
8 307 307 -

On l’emploi comme dégressif car ce sont des objets les plus utilisés au cabinet. Puis
remarquons qu’en 1ère année l’annuité est beaucoup plus c'est-à-dire il y a plus de charge or en
3ème année il y a facilitation du renouvellement des matériels et une économie d’impôts c’est à
dire que plus les charges augmentent le bénéfice diminue en même temps, logiquement
l’impôt à payer est réduit.

Section 3 : Comptes de gestion

Les comptes de gestion enregistrent les opérations qui sont effectuées, c'est-à-dire les
passages du valeurs du patrimoine de l’entreprise à celui des tiers (environnement) et
inversement, les occasions de ce passage, les points de passage (optique de flux).
C’est tantôt la recherche d’une description comptable plus proche des faits et tantôt le
simple souci d’une plus grande commodité.
Nous l’utiliserons en raison de fond et de techniques. Ainsi ils subdivisent en deux
groupes : comptes de charges et comptes de produits. En résumé les comptes de gestion
englobent la classe 6 et la classe 7, autrement dit des engagements de dépenses et des
constatations de droits, dont la résultante est le résultat de l’exercice.
Ainsi, les comptes de gestion parviennent au résultat, par leur synthèse dans le compte
de résultat, suivant la formule appelée formule de gestion :

Produits – Charges = Résultat

54
3.1 Comptes de charges
Compte tenu du plan comptable général 87, nous considèrerons les intrants et que nous
notons (par des débits ou plus) le flux réel de biens ou de services qui entre dans la société et
non pas le flux financier, qui en sort en contrepartie.
Nous avons :
3.1.1 Les différentes charges
- Les charges d’exploitations

60 - Achats

6021- Achat de médicaments


Concernant les médicaments, nous approvisionnerons auprès des différents créneaux
de distribution dans les services sanitaires locaux, et grâce aux relations que nous avons,
l’importation des médicaments est faite mais à prix réduit. Aujourd’hui la vie coûte très cher.
Notons que tous ceux qui viennent au cabinet bénéficieront de ces médicaments, qui
s’offriront à un prix abordable par rapport à la pharmacie.

Tableau n°19 : "Consommation prévisionnelle de médicaments"


(en milliers d’Ariary)

Année
N MTT
1 634 10 100
2 748 12 050
3 883 15 600
4 1 042 18 200
5 1 229 20 940
TOTAL 4 536 76 890

N : nombre des patients venus au cabinet qui consomment des médicaments


MTT : montant des médicaments consommés prévus durant les 5 années
Nous constatons que chaque année le nombre des malades nécessitant des soins
gynécologies et obstétricaux ne cesse d’accroître. Plus l’effectif des patients augmentent plus
la consommation des médicaments aussi augmentent.

Ainsi le coût total est estimé à Ariary 76 89 000

55
602 - Autres approvisionnements
6022 - Achat des fournitures consommables
Nous prévoyons toujours les achats proportionnellement aux prestations de service
reçu, mais avec une marge de sécurité. Cette dernière est concevable pour éviter les ruptures
de stock dans le magasin.
Par ailleurs, il s’agit des :
- 60224 - fournitures de magasin
- 60225 - fournitures de bureau

Tableau n°20 : "Consommation prévisionnelle de fournitures consommables"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Fournitures de magasin 300 330 363 399 439


Fournitures de bureau 550 605 666 732 805
TOTAL 850 935 1 029 1 131 1 244

Les fournitures de magasin connaissent un écoulement de stock dès la 3ème année car
l’activité dans l’entreprise marche bien et la révision de stock est à considérer.

Par contre, nous n’achetons pas tout le temps des fournitures de bureau et même on
voit qu’au 3 et 4ème année les quantités achetées restent toujours les mêmes. D’ailleurs, du 1ère
au 5ème année d’exploitation, même s’il y a accroissement chaque année cela n’est valorisée
que très faiblement.
Donc nous évaluons les fournitures consommables à Ariary 850 000.

606 – Achat de matières et fournitures non stockées

6061 - Eau et électricité


C’est l’élément vital de l’avancement des tâches du cabinet, même si c’est une
charge nous ne pourrons pas négliger puisque d’une part l’eau garantisse l’hygiène et la
propreté absolue de l’entreprise ; d’autre part l’électricité alimente tous les appareils
électroniques par exemple les machines utilisées à l’échographie.

56
Tableau n°21 : "Consommation prévisionnelle en eau et électricité"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

JIRAMA 100 110 121 133 146

TOTAL 100 110 121 133 146

Nous estimons le coût à payer à la JIRAMA à Ariary 100 000 en 1ère année.
Certes, les prévisions nous indiquent la hausse successive des coûts chaque année. En
3ème année, remarquons qu’il commence à être élevé. Il se peut que la capacité d’accueil du
cabinet augmente mais le prix donné par la JIRAMA aussi le gonfle.

6062 - Gaz, combustibles carburants et lubrifiants

Tableau n°22 : "Consommation prévisionnelle de gaz, carburants et lubrifiants"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Gaz 200 344 430 430 430


Carburants 400 457 602 623 633
Lubrifiants 120 132 145 160 176
TOTAL 720 933 1 177 1 213 1 239

Nous prévoyons d’utiliser le gaz de 39kg à Ariary 86 000 ainsi la consommation


moyenne est de nombre de 4 par an or en 3ème année la consommation augmente vue que le
nombre des clients croit ainsi il est nécessaire pour bouillir les matériaux et réchauffer de
temps en temps les repas des personnels.
Le Mazda consomme de gasoil dont le prix actuel est de Ariary 1 730, ce qui reste
variable. De plus cette consommation s’accroît chaque année surtout en 3ème année en vue des
fréquents déplacements.
Pour les lubrifiants, l’augmentation est très légère, ce n’est que pour l’entretien du
moteur du véhicule.
D’où le coût total est de Ariary 720 000

57
6063 - Petit outillage
Ce sont les fournitures diverses nécessaires aux soins et pansements comme les
seringues, les cotons, mercure, alcool, les tests de grossesse ….

Tableau n°23 : "Consommation prévisionnelle des fournitures de soins"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Petit outillage aux soins 800 880 968 1 065 1 171

TOTAL 800 880 968 1 065 1 171

L’achat de fournitures aux soins est estimé à Ariary 800 000 en 1ère année.

61 - 62 Charges externes

615 – Entretien et réparations


Nous devons tenir compte les réparations des machines et la finition de la maison elle-
même pour la pérennité du cabinet et son image externe.

Tableau n°24 : "Prévision des dépenses engagées pour l’entretien et réparations"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Entretien 200 240 288 403 484


Réparations 310 372 446 625 750
TOTAL 510 612 734 1 028 1 234

L’estimation est de Ariary 510 000 en 1ère année, par ailleurs ce coût est quadriplé en
4ème année à cause des matériaux devenus cher et la main d’œuvre.

616 – Primes d’assurance


Comme toute société nous assurons la vie du cabinet toute entière soit au
niveau du transport, responsabilités civiles, vol et incendie, même les crédits financés.

58
Tableau n°25 : "Prévision des dépenses engagées pour les assurances"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Assurances 1 000 1 000 1 000 1 100 1 100


TOTAL 1 000 1 000 1 000 1 100 1 100

En 4ème année on aperçoit une hausse de 8% des charges à payer due à l’accroissement
des personnels ou des immobilisations.
Le coût est de Ariary 1 000 000.

623 – Publicité

Tableau n°26 : "Prévision des dépenses engagées pour les publicités"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Annonces, cadeaux à la clientèles, 2 600 1 060 900 2 500 990


publications
TOTAL 2 600 1 060 900 2 500 990

L’épanouissement de l’activité du cabinet dépend de la publicité effectuée. Ici nous


dépensons beaucoup plus en 1ère année car c’est la phase du lancement du projet pour
informer les gens de son existence et en 4ème année pour augmenter toujours le nombre des
clientèles cibles.
Ainsi l’estimation est de Ariary 2 600 000.

626 – Poste et télécommunications


Tableau n°27 : "Prévision des dépenses engagées pour les postes et télécommunications"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Télégrammes 250 300 360 504 605


Redevances téléphoniques, télex 430 516 619 867 1 040
680
TOTAL 816 979 1 371 1 645

59
Le coût afféré aux postes et télécommunications a une valeur intéressant au fil des
années puisque cela prouve que nous collaborons avec l’extérieur et grâce au progrès
technique nous recevons plus d’information et le plus essentiel c’est qu’on aperçoit que
l’activité intéresse les gens.
Même si c’est une charge nous les considérerons quand même comme un atout.
Nous estimons le coût à Ariary 680 000.

63 – Impôts et taxes
Ce sont les impôts et taxes liés à l’exploitation de la société telle que :
- Taxes et impôts directs (la taxe professionnelle, l’impôt foncier)
- Les impôts, taxes et droits d’enregistrement (vignette automobile, timbres
fiscaux)
- Autres impôts et taxes

Tableau n°28 : "Prévision des dépenses engagées pour les impôts et taxes"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Taxes et impôts directs 2 500 2 500 2 500 2 500 2 500
Impôts, taxes et droits d'enregistrement 320 320 320 320 320
Autres impôts et taxes 380 380 380 380 380
TOTAL 3 200 3 200 3 200 3 200 3 200

Les impôts et taxes restent constants tout au long de l’année


Ainsi l’estimation est de Ariary 3 200 000.

64 – Charges de personnel

Ce sont les charges à payer par la société pour motiver les personnels dans leur travail.
Autrement dit ils reçoivent une rémunération encourageante en contre partie de leurs services
donnés et leurs efforts tout au long de l’année.
Par ailleurs, il est à noter que :
- les charges sociales gonfleront les charges de personnel à cause de la formation
professionnelle et les habillements du personnel.

60
- les charges patronales concernent les charges à déduire du montant du salaire brut des
employés telles que la CNAPS et l’AMIT, par voie de conséquence ces derniers sont à
leur profit.

Tableau n°29 : "Tableau des salaires et des charges sociales mensuels"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Nombre Salaire mensuel TOTAL

Directeur 1 500 500


Responsable commercial 1 300 300
Responsable technique 1 300 300
Responsable administratif et financier 1 300 300
Gynécologue obstétrique 1 250 250
Comptable 1 180 180
Chef administratif et logistique 1 180 180
Sage femme 1 140 140
Secrétaire 1 100 100
Réception 1 80 80
Gardiens 2 65 130
Chauffeur 1 65 65
Femme de ménage 1 60 60
TOTAUX 14 2 520 2 585
Charges sociales 18% 465
Total des charges mensuelles 3 050

En fait nous engagerons 14 (quatorze) employés, qui nous suffisent pour accomplir
toutes les tâches dans le cabinet.

Ainsi le total des charges mensuelles s’évaluera à Ariary 3 050 000.


En plus les charges sociales représentent 18% du total des salaires

61
Tableau n°30 : "Tableau des salaires et des charges sociales sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Directeur 6 000 6 300 6 420 6 540 6 600
Responsable commercial 3 600 3 780 3 852 3 924 3 960
Responsable technique 3 600 3 780 3 852 3 924 3 960
Responsable administratif et
financier 3 600 3 780 3 852 3 924 3 960
Gynécologue obstétrique 3 000 3 150 3 210 3 270 3 300
Comptable 2 160 2 268 2 311 2 354 2 376
Chef administratif et logistique 2 160 2 268 2 311 2 354 2 376
Sage femme 1 680 1 764 1 798 1 831 1 848
Secrétaire 1 200 1 260 1 284 1 308 1 320
Réception 960 1 008 1 027 1 046 1 056
Gardiens 1 560 1 638 1 669 1 700 1 716
Chauffeur 780 819 835 850 858
Femme de ménage 720 756 770 785 792
TOTAUX 31 020 32 571 33 191 33 812 34 122
AMIT 5% 1 551 1 629 1 660 1 691 1 706
CNAPS 13% 4 033 4 234 4 315 4 396 4 436

Avec AMIT : Association Médicale Interentreprise de Tananarive

CNAPS : Caisse Nationale de Prévoyance Sociale

Nous voyons très bien que chaque année les salaires augmentent tous les ans
environnant les 5% avec les primes partagés qui seront en guise de pourboire.
Le coût total est de Ariary 36 604 000.

65 – Autres charges

Ces charges ne sont que des prévisions incertaines car cela peut modifier
soudainement le budget alloué par le cabinet. Certes, nous ne pouvons même pas les préciser
en raison de leur nature non connue.

62
Tableau n°31 : "Prévisions des autres charges"
(en milliers d’Ariary)

Année
RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 4 Année 5
3
Autres charges 1 000 1 100 1 210 1 331 1 464

TOTAL 1 000 1 100 1 210 1 331 1 464

- Les charges financières (66)

Tableau n°32 : "Prévisions des charges financières"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Emprunt 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150


TOTAL 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150

Les charges financières s’élèvent à Ariary 4 800 000.


Nous voyons qu’elles diminuent au fil des années en raison des intérêts de l’emprunt
calculé. Donc, si elle est de Ariary 4 800 000 en 1ère année il ne reste plus que Ariary
1 150 000 en 5ème année. Les charges financières s’élèvent à Ariary 4 800 000.

- Les charges exceptionnelles (67)

Tableau n°33 : "Prévisions des charges exceptionnelles"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Dons et libéralités 200 200 300 400 400

TOTAL 200 200 300 400 400

Nous envisageons de faire vacciner gratuitement les bébés qui naissent chez nous.
A la 4ème année le coût augmente car le nombre des nourrissons aussi augmente ce qui
est proportionnel avec le nombre des accouchés.

63
68 – Dotations aux amortissements et aux provisions

Tableau n°34 : "Tableau du dotations aux amortissements et aux provisions sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Investissement 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459

TOTAL 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459

Ce sont les dotations aux amortissements suite à l’investissement des immobilisations.

69 – Impôt sur le bénéfice des sociétés

Il frappe les sociétés de capitaux


Il est proportionnel au bénéfice, à un taux qui est de 30% actuellement et calculé à
partir du résultat brut.

Tableau n°35 : "IBS prévisionnels"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Résultat brut 34 611 46 782 55 007 86 946 138 476


- IBS 10 383 14 035 16 502 26 084 41 543
RESULTAT NET 24 228 32 748 38 505 60 862 96 933

On a comme formule :
IBS = Résultat brut x 30%

Chaque année, nous avons toujours de bon résultat c’est à dire que notre activité
intéresse les gens et que le projet est utile dans la vie quotidienne pour le bien être de tous.
Ainsi nous pourrons avoir le résultat net par le résultat brut deduisé de l’IBS.

64
3.1.2 Tableau récapitulatif des charges (en milliers d’Ariary)

Ce tableau nous montre le résumé des charges détaillées citées ci – dessus.


Autrement dit tous ceux qui concerne la classe 6.

Tableau n°36 : "Tableau récapitulatif des charges sur 5 ans"


(en milliers d’Ariary)

DESIGNATIONS Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

60-65-Charges d'exploitations 58 164 61 130 66 084 72 170 74 638


60- Achats
6021- Médicaments 10 100 12 050 15 600 18 200 20 940
6022- Fournitures consommables 850 935 1 029 1 131 1 244
6061- Eau et électricité 100 110 121 133 146
6062- Gaz, combustibles
720 933 1 177 1 213 1 239
carburants et lubrifiants
6063- Petit outillage 800 880 968 1 065 1 171
61-62- Charges externes
61- Services extérieures
615- Entretien et réparations 510 612 734 1 028 1 234
616- Primes d'assurances 1 000 1 000 1 000 1 100 1 100
62 Autres services extérieurs
623- Publications 2 600 1 060 900 2 500 990
626- Postes et télécommunications 680 816 979 1 371 1 645
63- Impôts et taxes 3 200 3 200 3 200 3 200 3 200
64- Charges de personnel 36 604 38 434 39 166 39 898 40 264
65- Autres charges 1 000 1 100 1 210 1 331 1 464

66- Charges financières 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150


67- Charges exceptionnelles 200 200 300 300 400
68- DAP 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459
69- IBS 10 383 14 035 16 502 26 084 41 543
TOTAL 84 462 89 729 95 993 110 426 125 189

Nous pouvons en déduire que les charges augmentent chaque année.

65
3.2 Comptes de produits
Nous considèrerons un produit comme un extrant et on note le flux réel de biens ou de
services qui sort de l’entreprise et non pas le flux financier qui y en contrepartie.
Ils regroupent toute la classe 7 du plan comptable général
Les produits comprennent toutes les recettes obtenues lors :
- des ventes des médicaments
- des prévisions des patients consultés et hospitalisés
- des prévisions des autres soins en consultation

3.2.1 Les différents produits

- Les produits d’exploitation

70- Ventes
Vente de médicaments
Les recettes sont obtenues par les médicaments consommés par les patients

Tableau n°37 : "Vente de médicaments prévisionnels"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUE Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Patients 25 000 25 500 25 800 26 000 26 400

TOTAL 25 000 25 500 25 800 26 000 26 400

Donc nous pourrons prévoir la prospérité de l’activité du cabinet, parce qu’on


obtiendra une chiffre d’affaire satisfaisante dès la première année, qui, aura une marge
beaucoup plus large par rapport aux achats effectués.
De plus cette vente connaît toujours un grand succès chaque année en raison
d’augmentation des patients et son image par rapport aux autres concurrents

Consultations
Premièrement, nos services sont à la disposition des consultés, les encaissements sont
prélevés :

66
- au niveau de la gynécologie c'est-à-dire la consultation pour diagnostiquer les
maladies
- au niveau de l’obstétrique c'est-à-dire tout ce qui concerne la préparation à
l’accouchement par l’intermédiaire d’une sage femme

Tableau n°38 : "Nombres prévisionnels en consultations"


(en milliers d’Ariary)

Services
Année Gynécologie Obstétrique
PU Effectif PU Effectif
1 10 602 12 410
2 11 659 12 443
3 11 700 12 459
4 12 745 13 496
5 12 790 14 508

Tableau n°39 : "Recettes prévisionnelles en consultations"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Gynécologie 6 020 7 249 7 700 8 940 9 480


Obstétrique 4 920 5 316 5 508 6 448 6 858
TOTAL 10 940 12 565 13 208 15 388 16 338

Plus le nombre des consultés augmentent plus les rentrés de caisse croissent

Hospitalisations
Là il s’agit de nombres des accouchés au cabinet. De plus le coût afférent sont
différent parce qu’il y a deux catégories de personne :
- 1ér : ceux qui viennent tout simplement pour accoucher
- 2éme : ceux qui font tous ses traitements au cabinet avant l’accouchement

67
Il est à noter que si la personne choisit la première donc les frais sont moins chers par
rapport à la deuxième.
Tableau n°40 : "Nombres prévisionnels d’hospitalisation"
(en milliers d’Ariary)

Accouchement
Année ST AT
PU Effectif PU Effectif
1 110 220 160 230
2 112 241 170 260
3 120 250 185 270
4 135 300 192 350
5 160 322 210 360

Avec ST : sans traitement


AT : avec traitement
PU : prix unitaire

Tableau n°41 : "Recettes prévisionnelles en hospitalisations"


(en milliers d’Ariary)

Accouchement Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

ST 24 200 26 992 30 000 40 500 51 520


AT 36 800 44 200 49 950 67 200 101 364
TOTAL 61 000 71 192 79 950 107 700 152 884

La plupart des gens préfèrent d’être consultés et hospitalisés en même temps par un
même médecin, il parait que ce dernier connaît très bien leur état de santé pour éviter
certaines confusions et pour faciliter le soin donné.

Autres soins
Les recettes obtenues sont dues aux encaissement réalisés par :
- les analyses
- l’échographie

68
Tableau n°42 : "Nombres prévisionnels des consultés aux autres soins"
(en milliers d’Ariary)

Analyses Echographie
Année
PU Effectif PU Effectif
1 1,5 2500 10 800
2 1,5 3000 10 872
3 1,5 3200 12 895
4 1,6 4600 14 1060
5 2 5000 15 1100

Tableau n°43 : "Recettes prévisionnelles aux autres soins"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Analyses 3 750 4 500 4 800 7 360 10 000


Echographie 8 000 8 720 10 740 14 840 16 500
TOTAL 11 750 13 220 15 540 22 200 26 500

Toutes les nouvelles venues sont accueillies si elles voudront faire des analyses ou de
l’échographie.
Ici, les chiffres d’affaire réalisés aux autres soins sont composés des clients non
consultés et des clients consultés par le cabinet lui-même.

3.2.2 Tableau récapitulatif des produits

Nous allons récapituler par le tableau ci-dessous toutes les recettes que notre cabinet
procurera tout au long de son exploitation tels que les chiffres d’affaire réalisés au niveau des
ventes des médicaments, des consultations, de l’hospitalisation et les autres soins.

69
Tableau n°44 : "Tableau récapitulatif des produits sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

DESIGNATIONS Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


70-75- Produits
d'exploitation
Médicaments 25 000 25 500 25 800 26 000 26 400
Consultations 10 940 12 565 13 208 15 388 16 338
Hospitalisations 61 000 71 192 79 950 107 700 152 884
Autres soins 11 750 13 220 15 540 22 200 26 500
76- Produits financiers - - - - -
77- Produits exceptionnels - - - - -

TOTAL 108 690 122 477 134 498 171 288 222 122

Nous remarquerons que les ventes réalisées chaque année ne cesse d’augmenter si en
1ère année la réalisation est de Ariary 108 690 000 alors qu’en 5ème année le chiffre d’affaire s’
élevé jusqu’ Ariary 222 122 000, ce est deux fois plus élevé par rapport à l’année 1.
Nous pouvons en déduire que le cabinet subvient parfaitement les besoins des
consommateurs et réalise l’objectif désiré.

Section 4 : Plan de financement

Le plan de financement est un document prévisionnel pluriannuel, établi pour une


durée de 3 à 5 ans et regroupant :
- les ressources durables dont disposera la société pour chacune des années considérées ;
- les emplois stables auxquels elle devra faire face pendant ces mêmes années.
Il est indispensable surtout lors de la création de la société pour juger de sa viabilité et
pour négocier, auprès des banques, les concours financiers nécessaires.
Au cours de son existence, la société doit élaborer des plans de financement pour :
- vérifier la pertinence de sa stratégie ;
- rechercher, par ajustements successifs, la meilleur combinaison possible des ressources
et des emplois ;
- justifier le recours aux financements externes ;

70
- évaluer la capacité de distribution de dividendes.
Cependant, il prend en compte l’ensemble des opérations courantes, par le biais de la
CAF

4 .1 La capacité d’autofinancement ( CAF)

4.1.1 Définition
La capacité d’autofinancement est un surplus de trésorerie potentielle dégagé par
l’activité propre de l’entreprise.
Elle représente la ressource, dégagée au cours de l’exercice, par l’ensemble des
opérations de gestion. Et dans la répartition de la valeur ajoutée, nous pourrons souligner que
la CAF est la part qui revient de la société elle-même :
- soit pour rémunérer les propriétaires
- soit pour renouveler ses actifs immobilisés
- soit pour financer l’expansion de l’entreprise
4.1.2 Calcul de la CAF
On peut calculer la CAF :
- à partir de l’EBE

CAF = EBE
+ Autres produits encaissables (i)
- Autres charges décaissables (ii)

(i) : Sauf produits de cessions et les reprises sur provision


(ii) : Sauf les valeurs comptables des actifs cédés et les dotations aux amortissement
et aux provisions

- à partir du résultat de l’exercice

CAF = Résultat net de l’exercice


+ Dotation aux amortissements et aux provisions (DAP)
+ Moins value de cession ( VCEAC)
- Plus value de cession (PCEAC)
- Reprise sur provision ( RAP)
- Quote part de subvention virée au compte de résultat

71
Donc nous avons choisi comme calcul de la CAF à partir de ce dernier :

Tableau n°45 : "Calcul de la CAF prévisionnelle"


(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Résultat net de
l'exercice 24 228 32 748 38 505 60 862 96 933
DAP 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459
RAP - - - - -
Quote part de
subvention virée au
compte de résultat - - - - -
TOTAL 35 143 43 077 48 431 70 512 104 392

D’après le tableau, la CAF connaît une hausse si en 1ère année elle est de Ar
35 143 000, et la prévision de la CAF jusqu’on 5ème année est de Ar 104 392 000.

Ceci nous explique que plus la CAF est élevée, plus les possibilités financières sont
grandes. Non seulement elle permet le financement des investissements, et/ou le
remboursement des emprunts, mais elle accroît également le potentiel d’endettement.

4.2 Le remboursement des dettes

Par ailleurs, le tableau ci-dessous est utile pour la constitution d’un plan de
financement, qui nous montre les intérêts des emprunts sur les charges financières et leur
fraction de remboursement.

72
Tableau n°46 : "Présentation du tableau de remboursement des dettes"
(en milliers d’Ariary)

Solde Fraction
Année Annuité Intérêt rembourse Solde finale
initiale
ment
1 40 000 11 165 4 800 6 365 33 635
2 33 635 11 165 4 036 7 129 26 506
3 26 506 11 165 3 181 7 984 18 522
4 18 522 11 165 2 223 8 942 9 579
5 9 579 11 165 1 150 9 579 0
40 000

D’après le tableau, le remboursement des dettes se fait par annuité constante durant 5
année consécutif et que les intérêts produits constituent les charges financières où le taux
d’intérêt est égale à 12%*

Notons que l’annuité : "est une suite de sommes payables à des intervalles de temps
constants nommés périodes"

a = Montant de l’emprunt x Table IV

a : annuité

1 − (1 + i ) − n
TableIV =
i

* voir tableau des charges

73
Tableau n°47 : "Plan de financement sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Emplois durables
Acquisition d'immobilisations
incorporelles 3 000
corporelles 97 700
financières -
Augmentation du BFR - - - - -
Charges à répartir - - - - -
Part des associés 23 421 24 462 28 838 47 899 79 535
Remboursement des emprunts 6 365 7 129 7 984 8 942

Total des emplois 124 121 30 827 35 967 55 884 88 477

Ressources durables
CAF 35 143 43 077 48 431 70 512 104 392
Cession ou réduction d'AI - - - - -
Augmentation du capital 15 000
Nouvelles dettes financières 40 000 - - - -

Total des ressources 75 143 58 077 48 431 70 512 104 392


Ecart annuel - 48 978 27 249 12 465 14 628 15 915

BFR : Besoin en Fonds de Roulement


AI : Actif Immobilisé
L’écart annuel négatif à la 1ère année est un cas normal parce que l’activité au cabinet
ne fait que commencer et la 5ème année dû par l’absence des ressources tandis que les emplois
augmentent chaque année.
Donc il parait logique que les ressources n’arrivent pas encore à couvrir les emplois.
C’est à partir de la 2ème année que la société s’épanouit au niveau financière sauf la 5ème année
avec une augmentation de capital qui ajoutera la valeur des ressources en raison de
l’extension et la prospérité du cabinet incessante.

74
Tableau n°48 : "Présentation du tableau de répartition de résultats sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Résultat net de l'exercice 24 228 32 748 38 505 60 862 96 933


Réserves légales 1 731 2 339 2 750 4 347 6 924
Réserves facultatives 10 000 11 250 13 000 14 500
Intérêt statutaire 4 500 4 500 4 500 4 500 4 500
SD 28 381 29 943 36 507 65 099 112 552
SD u 1,58 1,66 2,03 3,62 6,25
Super dividendes 18 921 19 962 24 338 43 399 75 035
Dividendes 23 421 24 462 28 838 47 899 79 535
Report à nouveau 9 460 19 981 23 419 34 700 52 017

SD : Super Dividendes
SDu : Super Dividendes unitaires

Notons que :
Dividendes = Intérêts Statutaires + Supers Dividendes

Les parts des associés seront répartis suivant les nombres de parts apportées qui est au
total de 18 000 parts à Ariary 5 000 en 1ère année et 21 000 parts de Ariary 5 000 à partir de la
2ème année.

Intérêts statutaires = Total des apports en capital


N

Les intérêts statutaires seront calculés au montant total du capital, on l’appelle aussi
premier dividende

Supers Dividendes = SDu x N

N : nombre total des parts

75
CHAPITRE II:
"ETUDE DE FAISABILITE"

La rentabilité mesure l’efficacité des moyens mis en œuvre. La démarche de


l’analyste financier est semblable en de nombreux points à celle du médecin.
Nous sommes forgés des outils que nous jugeons significatifs : température, tension,
radio pulmonaire ou taux de cholestérol… sont remplacés par taux de rentabilité,
investissements, taux d’endettement, fonds de roulement net, etc.…Mais ces indicateurs ne
servent à rien s’ils ne sont pas interprétés (bon ou mauvais), reliés entre eux pour trouer les
causes, déceler les points malades, les disfonctionnements et proposer des remèdes.
Le diagnostic d’une situation passée n’est intéressant que pour éclairer l’évolution à
venir.
Donc pour juger la rentabilité de l’activité ; l’analyse de l’activité, des résultats et la
structure de la société nous est indispensable par l’intermédiaire des instruments suivants :
- le compte de résultat prévisionnel
- le tableau de grandeurs caractéristiques de gestion
- le seuil de rentabilité
- le bilan prévisionnel
- les ratios
- le plan de trésorerie

Section 1 : Compte de résultat prévisionnel

1.1 Le compte de résultat

"Le compte de résultat" est la synthèse de la comptabilité de flux, de caractère dynamique,


en ce sens que les soldes des comptes de gestion notent les mouvements de valeur, entre le
patrimoine et l’environnement, pendant la période.

76
Tableau n°49 : "Présentation du compte de résultat sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


PRODUITS
70-75- Produits d'exploitation
Médicaments 25 000 25 500 25 800 26 000 26 400
Consultations 10 940 12 565 13 208 15 388 16 338
Hospitalisations 61 000 71 192 79 950 107 700 152 884
Autres soins 11 750 13 220 15 540 22 200 26 500
76- Produits financiers - - - - -
77- Produits exceptionnels - - - - -
TOTAL DES PRODUITS 108 690 122 477 134 498 171 288 222 122
CHARGES
60-65- Charges
d'exploitations 58 164 61 130 66 084 72 170 74 638
60- Achats
6021- Médicaments 10 100 12 050 15 600 18 200 20 940
6022- Fournitures consommables 850 935 1 029 1 131 1 244
6061- Eau et électricité 100 110 121 133 146
6062- Gaz, combustibles
carburants et lubrifiants 720 933 1 177 1 213 1 239
6063- Petit outillage 800 880 968 1 065 1 171
61-62- Charges externes - - - - -
61- Services extérieures - - - - -
615- Entretien et réparations 510 612 734 1 028 1 234
616- Primes d'assurances 1 000 1 000 1 000 1 100 1 100
62- Autres services extérieures - - - - -
623- Publications 2 600 1 060 900 2 500 990
626- Postes et télécommunications 680 816 979 1 371 1 645
63- Impôts et taxes 3 200 3 200 3 200 3 200 3 200
64- Charges de personnel 36 604 38 434 39 166 39 898 40 264
65- Autres charges 1 000 1 100 1 210 1 331 1 464
66- Charges financières 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150
67- Charges
200 200 300 300 400
exceptionnelles
68- DAP 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459
69- IBS 10 383 14 035 16 502 26 084 41 543
TOTAL DES CHARGES 84 462 89 729 95 993 110 426 125 189
24 228
Résultat net 32 748 38 505 60 862 96 933

77
Durant le cycle d’exploitation, la société maintiendra toujours des résultats
bénéficiaires ; cela veut dire que les produits ou recettes obtenus couvrent parfaitement les
charges engagées
1.2 Le Tableau de Grandeur Caractéristique de Gestion (TGCG)
Tableau n°50 : "Tableau de Grandeur Caractéristique de Gestion"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


MARGE COMMERCIALE 98 590 110 427 118 898 153 088 201 182
Chiffres d'affaires 108 690 122 477 134 498 171 288 222 122
-Coût d'achat des marchandises
vendues 10 100 12 050 15 600 18 200 20 940
VALEUR AJOUTEE (VA) 90 330 102 981 110 780 142 216 190 948
Marge commerciale 98 590 110 427 118 898 153 088 201 182
-Fournitures consommables 850 935 1 029 1 131 1 244
-Eau et électricité 100 110 121 133 146
- Gaz, combustibles carburants et
720 933 1 177 1 213 1 239
lubrifiants
- Petit outillage 800 880 968 1 065 1 171
- Entretien et réparations 510 612 734 1 028 1 234
- Primes d'assurances 1 000 1 000 1 000 1 100 1 100
- Publications 2 600 1 060 900 2 500 990
- Postes et télécommunications 680 816 979 1 371 1 645
- Autres charges 1 000 1 100 1 210 1 331 1 464
EXCEDENT BRUT
D’EXPLOITATION (EBE) 50 526 61 348 68 414 99 118 147 484
Valeur ajoutée 90 330 102 981 110 780 142 216 190 948
- Impôts et taxes 3 200 3 200 3 200 3 200 3 200
- Charges de personnel 36 604 38 434 39 166 39 898 40 264
RESULTAT D'EXPLOITATION 39 611 51 018 58 488 89 469 140 025
Excèdent brut d'exploitation 50 526 61 348 68 414 99 118 147 484
-Dotations aux amortissements et aux
10 915 10 329 9 926 9 649 7 459
provisions
RESULTAT FINANCIER 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150
RESULTAT EXCEPTIONNEL 200 200 300 300 400
RESULTAT COURANT AVANT
IMPOT 34 611 46 782 55 007 86 946 138 476
Résultat d'exploitation 39 611 51 018 58 488 89 469 140 025
-Résultat financier 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150
-Résultat exceptionnel 200 200 300 300 400
RESULTAT NET DE L'EXERCICE 24227,98 32 748 38 505 60 862 96 933
Résultat avant impôt 34 611 46782 55007 86946 138476
-Impôt sur les bénéfices des sociétés 10 383 14 035 16 502 26 084 41 543
78
En fait, ce tableau nous montre l’analyse quantitative de l’activité. Il mesure la
performance de l’activité économique et financière de la société. Puis, de la marge
commerciale au résultat net de l’exercice ; ce dernier représente le revenu qui revient aux
associés.

1.3 Le Seuil de rentabilité (SR)


Calculons maintenant le chiffre d’affaires que nous devons réaliser pour avoir un
bénéfice qui couvre nos charges fixes. C’est le « point mort » ou seuil de rentabilité.
Pour cela, il nous faut le montant des charges fixes. (en milliers d’ariary)
Primes d’assurance = 1 000
Impôts et taxes = 3 200
Charge de personnel = 36 604
Charges financières = 4 800
Charges exceptionnelles = 200
Total des charges fixes = 45 804

Nous aurons = chiffre d’affaires = 108 690


Coût variable = - 38 658 35,57%
Marge sur coût variable = 70 032 64,43%
Soit x le chiffre d’affaires à réaliser pour avoir un bénéfice égal à 24 228 000 ariary
(charges fixes)
x x 64.43
Nous aurons = = 24228000
100
D’où x = 37 603 601 ariary
A quelle période on atteindra ce point mort ?
12 mois x 37 603 601
= 4,15 mois ou 4 mois 5 jours
108 690 000
108 690 000 x 4,15
Vérification : 1. = 37 588 625 ariary
12
2. Chiffre d’affaires = 37 588 625
Coût variable = - 13 360 625 29,35%
Marge sur Coût variable = 20 363 000 70,65%
Charges fixes = - 24 228 000
Résultat = 0

79
Section 2 : Bilan prévisionnel
2.1 Le bilan initial
D’abord, le bilan "est un document de synthèse dans lequel sont regroupés, à une date
donnée, l’ensemble des ressources dont a disposé la société et l’ensemble des emplois qu’elle
en a fait. "
Il forme les classes 1 à 5 du plan comptable général. Ensuite il s’opère en 3 fonctions :
-la fonction financement : regroupant les capitaux propres, les dettes financières ainsi que les
amortissements et provisions.
-la fonction investissement : concerne les immobilisations, les charges à répartir et les primes
de remboursement.
-la fonction exploitation : reçoit tous les autres postes c’est à dire à l’actif (tous ceux qui sont
comme actif circulant) et au passif (tous ceux qui sont comme les dettes à moyen et court
terme) liés aux opérations du cycle d’exploitation et aux opérations diverses.
Tableau n°51 : "Présentation du bilan de départ"
(en milliers d’Ariary)
ACTIF PASSIF
Rubriques Montant % Rubriques Montant %

Actifs immobilisés 100 700 77 Capitaux propres 90 000 69


Immobilisations incorporelles - Capital 90 000
- Frais d'établissement 3 000
Immobilisations corporelles
- Terrain 14 000

- Construction 50 000 Dettes 40 000 31


- Matériels et outillages 6 000 - Emprunt 40 000
- Agencements, Aménagements,
Installations 12 000
- Matériels de transport 8 000
- Autres immobilisations:
-Matériels et mobiliers de bureau 4 000
-Matériels informatiques 3 700
Immobilisations financières

Actifs circulants 29 300 23


Disponibilités
- Caisse 10 000
- Banque 19 300
TOTAL ACTIF 130 000 100 TOTAL PASSIF 130 000 100

80
Bref, la société aura beaucoup investir à cause des immobilisations un peu cher, qui,
ont la plus grande valeur avec une proportion assez élevée de 77% de l’actif total.

D’ailleurs, la disponibilité existante avec un seuil de 23% avec les apports personnels
de 69% ne suffit pas pour le financement du projet, c’est pourquoi nous irons recours à
l’emprunt de 31% du passif total pour bien démarrer le projet.

2.2 Le bilan prévisionnel

Maintenant nous allons présenter ci-dessous le bilan prévisionnel de notre projet


concernant notre cabinet.

81
Tableau n°52 : "Présentation du bilan prévisionnel"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


PASSIF
Capitaux propres 125 419 170 068 191 424 239 959 310 129
Capital 90 000 105 000 115 500 127 050 139 755
Réserves 1 731 12 339 14 000 17 347 21 424
Report à nouveau 9 460 19 981 23 419 34 700 52 017
Résultat 24 228 32 748 38 505 60 862 96 933
Provisions pour risque et charge
Dettes 63 421 58 097 55 344 66 421 89 114
Emprunt à MT 40 000 33 635 26 506 18 522 9 579
Dividendes 23 421 24 462 28 838 47 899 79 535
Trésorerie passive 19 678
TOTAL PASSIF 208 517 228 165 246 768 306 381 399 243
ACTIF
Actifs immobilisés 89 785 90 371 90 774 91 051 93 241
Immobilisations incorporelles
- Frais d'établissement 3 000 3 000 3 000 3 000 3 000
Immobilisations corporelles
- Terrain 14 000 14 000 14 000 14 000 14 000
- Construction 50 000 50 000 50 000 50 000 50 000
- Matériels et outillages 6 000 6 000 6 000 6 000 6 000
- Agencements,
Aménagements, Installations 12 000 12 000 12 000 12 000 12 000
- Matériels de transport 8 000 8 000 8 000 8 000 8 000
- Autres immobilisations:
-Matériels et mobiliers
de bureau 4 000 4 000 4 000 4 000 4 000
-Matériels informatiques 3 700 3 700 3 700 3 700 3 700
Immobilisations financières
Amortissement 10 915 10 329 9 926 9 649 7 459

Actifs circulants 107 542 137 794 155 994 215 330 306 002
Réalisables 107 542 130 222 135 958 180 666 255 423
Stock 107 542 130 222 135 958 180 666 255 423
Créances
Disponibilités - 7 572 20 036 34 664 50 579
- Caisse 2 100 8 900 15 263 21 480
- Banque 5 472 11 136 19 401 29 099
TOTAL ACTIF 197 327 228 165 246 767 306 380 399 243

82
D’après ce bilan, nous avons constatés qu’il y a une trésorerie passive à la 1ère année
en raison d’une petite instabilité dans la société qui, disparaîtra dans les années à venir. Nous
remarquons aussi que les immobilisations ne subissent d’aucun changement

Section 3 : Ratios

Nous prévoyons toujours la distinction entre le bon et le mauvais, le normal et le


pathologique dépend essentiellement de la nature de l’activité.
L’utilité de l’analyse du ratio nous aidera à formuler un jugement sur la société et à
déceler les risques de défaillances.

3.1 Le ratio d’autonomie financière


Ce ratio peut s’écrire de différentes façons, mais nous retiendrons l’expression :

Capitauxpropres
x100 = ratio ≤ 1
Capitauxpermanents

125 419 000


=
130 000 000
D’où

Ratio = 0,96

La valeur de ce ratio influence la rentabilité financière : il s’agit de l’effet de levier.


96% des capitaux permanents représentent les capitaux propres et 4% des ressources stables
représentent les capitaux étrangers. Les dettes financières seraient inférieures aux capitaux
propres, nous ne supportons pas la majeure partie du risque de la société ; ainsi il permet de
mesurer la capacité de résistance de la société aux aléas conjoncturels susceptibles d’affecter
sa rentabilité et, naturellement proportionnelle à l’importance relative des capitaux propres
par rapport aux dettes financières.

83
3.2 Le ratio de liquidité de l’actif

Actifcirculant
= ratio
Actiftotal

107 542 000


=
197 327 000
D’où

Ratio = 0,54

Une entreprise est liquide quand les ressources dégagées par ses opérations courantes
lui fournissent les disponibilités suffisantes. Une augmentation de ce ratio traduise une
amélioration de la situation dépendant de la qualité des créances et de leurs échéances.
Ainsi, ce ratio indique que 54% de l’actif total représente l’actif circulant

Section 4 : Plan de Trésorerie

La trésorerie (appelée parfois trésorerie nette) est considérée comme un indicateur


central pour l’analyse financière : une société qui génère régulièrement une trésorerie
importante est, en même temps, solvable, rentable et apte à assurer son développement.
Ainsi, le flux net de trésorerie lié à l’activité, relatif à un exercice donné, est la
différence entre les produits de gestion encaissés au cours de cet exercice et les charges de
gestion décaissées au cours de ce même exercice.
Par produits et charges de gestion, il faut entendre produits et charges d’exploitation,
financiers et exceptionnels (sauf les produits de cession des éléments d’actif). De plus le flux
de trésorerie s’opère au niveau de l’investissement et le financement.

84
Tableau n°53 : "Présentation du plan de trésorerie sur 5 ans"
(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Encaissement
Chiffre d'affaire 108 690 122 477 134 498 171 288 222 122
Apport en capital 15 000
Emprunt 40 000
TOTAL ENCAISSEMENT 148 690 137 477 134 498 171 288 222 122
Décaissement
Investissement 100 700
Charges d'exploitation 58 164 61 130 66 084 72 170 74 638
Charges financières 4 800 4 036 3 181 2 223 1 150
Charges exceptionnelles 200 200 300 300 400
IBS 10 383 14 035 16 502 26 084 41 543
Remboursement d'emprunt 6 365 7 129 7 984 8 942
Part des associés 23 040 21 000 25 200 44 730 77 490
Paiement des dettes 381 3 462 3 638 3 169 2 045
TOTAL DECAISSEMENT 197 668 110 228 122 033 156 660 206 207
Ecart de trésorerie annuel - 48 978 27 249 12 465 14 628 15 915
Trésorerie initiale 29 300 - 19 678 7 572 20 036 34 664
Trésorerie finale - 19 678 7 572 20 036 34 664 50 579

La trésorerie négative de Ar 19 678 000 en 1ère année n’est qu’un phénomène très
variable et volatil. Cela ne veut pas dire qu’il y a insuffisance du fonds de roulement, sur
expansion ou suréquipement ; au contraire elle est due à la croissance de l’entreprise, de telle
sorte que même si elle a quelque durée, elle ne justifie pas toujours une condamnation de la
structure de la société. Des difficultés provisoires peuvent être normales et susceptibles d’une
solution facile à la mobilisation des créances et à l’accélération de la rotation des actifs
circulants, c'est-à-dire que nous pourrons par exemple raccourcir la durée de leur cycle.
Par ailleurs, cette négation n’a qu’une très faible valeur, elle sera récupérée dès la 2ème
année qui est largement supérieure pouvant anéantir tout le petit soucis précèdent. Donc la
notion de la mauvaise gérance ne s’impose pas ici, ce qui est très loin de notre étude.

85
CHAPITRE III:
"EVALUATION DU PROJET"

Evaluer un projet d’investissement consiste à comparer deux éléments qui sont les
gains futurs et le capital investi. Sur ce, tous les investissements susceptibles d’être réalisés
par une entreprise ne peuvent faire l’objet d’une évaluation quantitative.
Par ailleurs, l’évaluation et le choix d’investissement sont en situation d’incertitude.
Ils porteront alors une étude sur :
- l’évaluation économique
- l’évaluation financière
- l’évaluation sociale

Section 1 : Evaluation économique

1.1 La valeur ajoutée

De nos jours, Madagascar vive dans un phénomène douteux où le circuit


économique dans le cadre national se trouve dans une instabilité qui subsiste et décourage les
bailleurs et investisseurs divers.
Pour maintenir un équilibre, une étude du comportement individuel et rationnel et des
catégories élémentaires d’agents économiques ajustant leur décision dans un économie
d’échange établit entre l’offre et la demande par des variations des produits sur les marchés
différents. Donc tout s’accentue au niveau de la main d’œuvre, le travail et les flux réels si
nous voudrions savoir le pouvoir d’achat de chacun.
Nous avons constaté au cours de l’évaluation financière du projet que la création d’un
cabinet gynéco - obstétrique va générer une valeur ajoutée importante à chaque exercice. Or,
la valeur ajoutée signifie l’apport spécifique d’une entreprise dans l’économie nationale. La
somme des valeurs ajoutées de l’ensemble des activités économiques sur le territoire national
constitue le Produit Intérieur Brut. Par conséquent, les valeurs ajoutées importantes générées
par la réhabilitation au cours des années améliorent le Produit Intérieur Brut de notre pays.
Ici, nous avons crées une valeur ajoutée de Ariary 90 330 000 représentant la richesse
crée par la société du faits de ses opérations d’exploitation. D’un exercice à l’autre, le

86
pourcentage de variations de la valeur ajoutée est un bon indicateur de la croissance de la
société. Elle donne une idée d’intégration de cette dernière.
En plus, l’évaluation économique ne peut être juger pertinente qu’à partir de sa
rentabilité exprimant la performance de l’exploitation et doit permettre des comparaisons dans
le temps et dans l’espace. Par ailleurs, elle devra être indépendant du financement de la
société, de sa politique d’amortissement ainsi que du régime fiscal.

Section 2 : Evaluation financière

2.1 La valeur actuelle nette (VAN)

Tableau n°54 : "Tableau de calcul de la somme de: MBAj (1+t)-j"

(en milliers d’Ariary)

RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

MBA 35 143 43 077 48 431 70 512 104 392


(1,18)-j 0,847 0,718 0,608 0,515 0,437
MBAj (1,18)-j 29 766 30 929 29 446 36 314 45 619
-j
Cumul de MBAj (1,18) 29 766 60 695 90 141 126 455 172 074

VAN = 172 074 - 100 700

VAN = 71 374

Le taux d’actualisation utilisé dans le calcul de la VAN est le taux de rentabilité


minimum exigé par l’entreprise qui est de 18%, représentant le coût des capitaux utilisés par
l’entreprise elle-même. La réalisation de l’investissement ci-dessus revient à décaisser
100 700 000 Ariary et recevoir immédiatement 71 374 000 Ariary en contrepartie.
L’opération est donc avantageuse et la VAN mesure cet avantage.
Nous avons une VAN positive, donc le projet est acceptable. En plus le projet
d’investissement est d’autant plus intéressant que sa VAN est plus grande.

87
2.2 L’indice de profitabilité (IP)

172074
IP =
100700

IP = 1,70

Bien qu’il mesure l’avantage induit par 1Ariary de capital investi générant 0,70
Ariary de bénéfice d’ou le projet est rentable.
Ici, l’indice de profitabilité est supérieur à 1, donc le projet est aussi acceptable

2.3 Le taux de rentabilité interne (TRI)

Si taux = 38%
RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

MBA 35 143 43 077 48 431 70 512 104 392


(1,38)-j 0,724 0,525 0,380 0,275 0,199
MBAj (1,38)-j 25 444 22 615 18 404 19 391 20 774
-j
Cumul de MBAj (1,38) 25 444 48 059 66 463 85 853 106 627

Si taux = 42%
RUBRIQUES Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

MBA 35 143 43 077 48 431 70 512 104 392


(1,42)-j 0,700 0,494 0,364 0,245 0,173
MBAj (1,42)-j 24 600 21 280 17 629 17 275 18 060
Cumul de MBAj (1,42)-j 24 600 45 880 63 509 80 784 98 844

106 627 > 100 700 > 98 844

38% < i < 42%

i − 38 100700 − 106627
=
42 − 38 98844 − 106627

i = 38% + 3.04%

i = 41,04%

88
Donc le taux d’actualisation qui est égale à 41,04% est le taux pour lequel la VAN est
nulle.
De plus ce taux représente le coût maximum du capital susceptible de financer
l’investissement. Ainsi, le taux de rentabilité interne est largement supérieur au taux de
rentabilité minimum exigé par l’entreprise

2.4 Le délai de récupération des capitaux investis (DRCI)

D’après le calcul des cash flows sus-cités, le délai de récupération des capitaux
investis est compris entre la 3 et la 4ème année, on a :

100 700 – 90 141


DRCI = 3 + x 12 mois
126 455 – 90 141
= 3 + 0,29

DRCI = 3ans 3mois 15jours

ou DRCI = le 15 avril de l’année 4

Si nous réaliserons cet investissement, nous débourserons 100 700 000 Ariary et, au
bout de 3ans 3mois, nous aurons récupéré ce capital.
Le délai de récupération est inférieur par rapport au délai fixé par l’entreprise. Donc le
projet est acceptable.

Nous pouvons en déduire que le projet est non seulement acceptable mais aussi
rentable, avec :
- la VAN > 0 : c'est-à-dire que la VAN augmente
- l’IP > 1 : projet rentable
- le TRI : supérieur à 18%
- le DRCI : a un délai plus court

89
Section 3 : Evaluation sociale

3.1 Créateur d’emplois

Dans notre pays, la pauvreté est marquée par le nombre des personnes comprises entre
la tranche d’âge de 18 à 25ans, c'est-à-dire ceux qui postulent pour la première fois pour un
travail, sont ceux qui ont le plus de mal à trouver un emploi. Il y a actuellement 385 400
chômeurs dans la province d’Antananarivo dont 43% se trouvent en zone rurale et 15% dans
la capitale (source INSTAT 2005). Nous avons beaucoup de jeunes plein d’avenir or le plus
grand handicap c’est que ce n’est pas les doués qui manquent mais l’endroit où l’application
de leurs études restent probables. Si bien que le projet nécessite l’embauche de quatorze
individus en tant que personnel du cabinet. Par conséquent, cela crée un emploi permanent
pour ces quatorze personnes.

Bien que nous avons crées ce projet afin de donner une importance sur la valeur de
l’humanité. Non seulement une création d’emplois vienne à leur secours mais surtout ce
projet sanitaire les aident à éduquer eux – mêmes.
Nous efforçons de participer au marché de l’emploi afin de réduire le taux de chômage
à Madagascar. Certes, cela va être à l’ampleur de tout le monde car le but c’est de préserver la
meilleure santé pour rentabiliser premièrement le cadre national et la vie en société.

3.2 Rehaussement au développement de la région

L’implantation s’accentue à Antanimena donc la première qui aura accès ce sont la


population environnante. Sur le plan social, le projet aura donc un effet considérable pour le
développement de la région.
Nous contribuons à la sensibilisation de cette dernière pour réduire la pauvreté, la lutte
contre le SIDA, de donner des conseils et des éducations au niveau du planning familial ainsi
des vaccinations * seront effectuées et, toux ceux – ci en privilégient particulièrement les
femmes et les enfants.

* voir annexe 5

90
3.3 Perspectives d’extensions

Bien sur que notre attention sera toujours dans le cadre social, cependant
l’augmentation des activités à venir sera déterminée par la capacité de trésorerie.
A la fin de la 5ème année, nous avons un budget de Ariary 50 579 000 qui pourra bien
nous emmener à élargir notre activité.
De ce point de vue, nous envisageons d’ :
- avoir des partenariats
- acquérir des nouveaux matériels
- ouvrir plusieurs annexes du cabinet

Au cours de cette troisième partie, nous avons vu que les résultats générés par le projet
dans les cinq premières années sont très satisfaisants. En effet, il en ressort que lors de ces
exercices comptables, nous avons enregistré des bénéfices. Autrement dit le projet est
rentable.
Nous avons aussi vu dans cette partie l’évaluation de cette rentabilité avec l’aide des
différents critères montrant ainsi la viabilité du projet.
Enfin, l’évaluation du projet au niveau social, économique et financière nous permet
de constater l’efficacité du projet.

91
CONCLUSION GENERALE

De nos jours, Madagascar se trouve parmis les pays du tiers monde malgré ses
richesses naturelles. Mais cette situation économique nécessite un changement et exige la
participation de toute la population.

Notre contribution concerne « la création du cabinet gynéco - obstétrique à


Antananarivo ». Nous avons choisi cet emplacement car c’est le capital de Madagascar.

Cet ouvrage s’est efforcé de déterminer les intérêts de ce projet et les objectifs visés,
les avantages de chaque adhérent et le pays que cet écrit a montré théoriquement en même
temps en valeur monétaire.

Tout au long de ce mémoire, nous avons pu étudier trois grandes parties :


l’identification du projet, la conduite du projet et une étude financière.

La première partie, nous avons efforcé de déterminer les objectifs, l’intérêt


de l’entreprise ainsi que l’importance du projet lui - même. Notre étude
commerciale nous a permis de conclure que les services que nous mettrons
sur le marché répondent à l’attente des consommateurs et nous permettra de
prévoir l’offre et la demande possible face aux concurrents. Et une théorie
sur les outils et les critères d’évaluations si on se réfère à la VAN, le TRI, la
pertinence, l’efficience…En un mot tous ceux-ci nous montre l’aperçu global
du projet.

La deuxième partie est marquée par l’étude technique de soins accomplie par
les différentes ressources existantes et activités opérées ; la capacité
d’accueils envisagés qui est expliquée par l’augmentation de réception et par
l’aspect qualitatif du projet. Dés lors, le succès du projet dépend
essentiellement de la structuration d’une organisation bien définie.

92
La troisième partie mène une analyse approfondie sur l’étude de faisabilité
de notre projet qui nous indique que ce projet est réaliste et pourra être
réalisé. Notre étude financière nous a permis d’apprécier que la rentabilité
soit certaine qui est justifié par le plan de financement et les résultats obtenus
durant les cinq années d’exploitation. Les différents ratios et l’évaluation
financière et économique ont permis d’apprécier que les taux calculés se
trouvent à peu près tous dans les normes acceptées par les professionnels du
monde des affaires.

Notre société va pouvoir étendre dans 5 ans ses activités, toujours dans le domaine de
la santé. Ce projet apportera sa part de rémunération des différents facteurs de production :
part du personnel, de l’Etat, des prêteurs de l’Entreprise etc. … En effet, la valeur ajoutée
représente la richesse générée par l’Entreprise par les ressources techniques humaines et
financières et permet de mesurer le poids économique de l’Entreprise.

Nous pensons aussi créer d’autres cabinets au profit des opérateurs économiques de
notre pays. C’est une participation de notre part afin d’atteindre les objectifs du millénaire
pour le développement. Mais ce n’est qu’un projet pour lequel aucune étude n’a encore été
effectuée.

Pour en conclure, ce projet tend à encadrer non seulement la société elle-même, mais
aussi pour l’Etat Malagasy et sa population.

Enfin, nous restons persuadés que le lancement sur la mis en place d’un cabinet
sanitaire est encore un marché très ouvert à Madagascar et puisse encourager d’autres
personnes à concourir au développement de la nation.

93
ANNEXE 1
NOMBRE ESTIMATIFS D’ADULTES ET D’ENFANTS
VIVANT AVEC LE VIH/ SIDA A LA FIN DE L’AN 2000

TOTAL : 36,1 MILLIONS

SOURCE : OMS
ANNEXE 2
CALCUL DU TAUX DE MORTALITE MATERNELLE ET
INFANTILE

Nombre de décès maternels


Ratio de mortalité maternelle = x 100 000
Nombre de naissances vivantes

Nombre de décès maternels


Taux de mortalité maternelle = x 100 000
(15 à 49ans) Nombre de femmes de 15 à 49 ans

Nombre de morts - nés


Taux de mortinatalité = x 1 000
intra - hospitalière Nombre de naissances

Nombre de décès de nouveaux - nés


Taux de mortalité néonatale = x 1 000
précoce intra - hospitalière Nombre de naissances vivantes
ANNEXE 3
EXEMPLE DE FICHE DE CONSULTATION PRENATALE

Centre de santé Numéro Année


Groupe sanguin Rhésus Allergie
Nom et prénom Age
Instruction Illettrée Primaire Secondaire Supérieure
Adresse
DDR J M A
DPA J M A
Facteurs de risque à rechercher Non Si Oui, cat
1, Primigeste Accouchement
2, Age inférieur à16ans ou supérieur à 35ans Accouchement
3, Multipare + de 5 accouchements Accouchement
4, Avortements répétés avant cette grossesse Surveiller
5, HTA lors des grossesses antérieures Surveiller
6, Autres maladies Surveiller
7, Césarienne antérieures Accouchement
8, Dernier accouchement
Accouchement
(enfant mort né, hémorragie grave, césarienne, ventouse, forceps)

CPN
Si Oui, cat
1ère 2ème 3ème 4ème
Date de consultation
Age de la grossesse
Douleurs Référer
Céphalées Surveiller TA
Pertes sanguines Référer
Pertes de liquide Référer
Maladie grave Référer
Poids
inf 1kg ou supà2kg/mois Surveiller
TA sup 14/9 Surveiller
Signes cliniques évidents d'anémie Taux HB
Présence d'oedèmes Surveiller
HU in ou sup 4cm/mois Surveiller 7e mois
Présentation Surveiller 7e mois
Pelvimétrie externe
Anormale Réferer
Promointoire accessible Réferer
Examens d'urine anormaux Réferer
BW + Traiter
CONCLUSION
Fer, acide folique, vitamines
Vaccin anti - tétanique
Chloroquine
ANNEXE 4
ORDRE DE PRIX

PRIX TOTAL
ITEM DESIGNATION REFERENCE TVA AERIEN TTC /
ARIARY
SALLE DE CONSULTATION
1 Tensiomètre "SPENGLER"Vaquez Laubry Classic à sangle 202 185,00
2 Stéthoscope"SPENGLER"Laubry Simple Pavillon 55 000,00
3 Stéthoscope"CE"Double Pavillon 13 610,00
4 Stéthoscope Obstétrical de Pinard 10 500,00
5 Gant d'examen Latex 12 500,00
6 Pèse bébé à curseur, capacité 13kg sur la graduation de 10g 18% 192 885,16
7 Pèse personne 130kg PEP 8 520 18% 157 353,00
8 Echographie portable DP 1 100 7 865,00
9 Thèrmomètre Digital"PRO CHEK", avec un bip sonore 18% 14 750,00
10 Divan d'examen gynéco 18% 632 480,00

OUTIL D'ACCOUCHEMENT
11 Table d'accouchement 18% 1 432 756,00
12 Escabeau 2 marches 18% 75 520,00
13 Pèse bébé à curseur, capacité 13kg sur la graduation de 10g 18% 192 885,16
14 Boîte d'accouchement 165 000,00
15 Poupinel 5 litres POUP 235 18% 2 077 744,00
16 Tensiomètre "SPENGLER"Vaquez Laubry Classic à sangle 202 185,00
17 Stéthoscope"CE"Double Pavillon 13 610,00
18 Stéthoscope Obstétrical de Pinard 10 500,00
19 Bassin lit plastique pantoufle BAP 350070 18% 226 235,50
20 Bock à lavement PVC avec tuyau et 2 canules BOC 12 112 700,00

MATERIELS D'HOSPITALISATION
21 Lit d'hopital avec relève buste 18% 1 138 464,00
22 Bassin lit plastique pantoufle 18% 226 235,50

SOURCE: MEDICAL INTERNATIONAL Septembre 2005


ANNEXE 5
ACTIVITES DE VACCINATION

I - VACCINATION DES OCCASIONS MANQUEES CHEZ LES ENFANTS DE 0 A 11


MOIS AU NIVEAU CHD ET CHU/CHRP - PAR PROVINCE

Population BCG POLIO 3 DTC 3 Rougeole


Province
0 - 11mois n % n % n % n %
ANTANANARIVO 184 687 10 447 6 3 895 2,1 3 966 2 4 210 2
ANTSIRANANA 49 155 1 184 2 298 0,6 278 1 358 1
FIANARANTSOA 130 789 2 434 2 1 488 1,1 1 426 1 1 003 1
MAHAJANGA 69 587 463 1 315 0,5 302 0 283 0
TOAMASINA 102 040 1 101 1 260 0,3 234 0 206 0
TOLIARA 90 116 1 601 2 637 0,7 630 1 591 1
TOTAL PAYS 626 374 17 230 3 6 893 1,1 6 836 1 6 651 1

II - VACCINATION DES OCCASIONS MANQUEES CHEZ LES ENFANTS DE 0 A 11


MOIS AU NIVEAU CHD ET CHU/CHRP - PAR PROVINCE

Nombre de femmes Taux de


Province Grossesses attendues enceintes ayant reçues couverture en
ATT2 et + ATT2 et +
ANTANANARIVO 207 773 2 053 1
ANTSIRANANA 55 300 520 0,9
FIANARANTSOA 147 137 888 0,6
MAHAJANGA 78 285 165 0,2
TOAMASINA 114 795 93 0,1
TOLIARA 101 381 349 0,3
TOTAL PAYS 704 671 4 068 0,6

SOURCE INSTAT: Année 2002


BIBLIOGRAPHIE
GESTION

1- MEUNIER, BAROLET, SOULMER, « La trésorerie des entreprises : Plan de


trésorerie, Plan de financement, Fonds de roulement, Prévisions, Financement », 2ème
éd DUNOD, Paris.
2- Rudolf BRENNEMAN et Sabine SEPARI, « Economie d’entreprise », édition
DUNOD, Paris 2001.
3- P.AMEREIN, D. BARCZYK, R.EVRAD, F. ROHARD, B.SIBAUD, P.WEBER.
« Marketing stratégies et pratiques », édition NATHAN 1996 / HER 2000.

4- PIERRE LASSEGUE, « Gestion de l’entreprise et comptabilité », 10ème édition 1988,


DALLOZ 11, rue Soufflot, 75240 Paris Cedex 05,.

5- VALLEY, JULLE, « Technique d’analyse de projet », Edition DUNOD, 1995, Paris,


125p.

MEDECINE

5- A.R. Allgeirer and E.R Allgeirer: «Sexualité humaine». De Boeck Université. 1992
6- Mahmoud F. Fathalla: «From Obstetrics and Gynecology to women’s health». The
road ahead. The Parthenon Publishing Group. 1997
7- Susan Rae Ross. « Promouvoir la Qualité des Soins Maternels et Néonatals ». CARE.
1998

WEBLIOGRAPHIE

9- http://www.fhi.org/fr/fhif.html : Family Health International


10- http://www.safemotherhood.org/index.html : Maternité sans risque
11- http://www.medi-web-france.com/gynobs : Site sur la gynécologie, la médecine de
la reproduction
12- http://who.int : L’Organisation Mondiale de la Santé
TABLES DE MATIERES
INTRODUCTION…………………………………………………………………………. …1

PREMIERE PARTIE : "IDENTIFICATION DU PROJET"


CHAPITRE I: "PRESENTATION DU PROJET……………………………………….. 4
Section 1 Historique du projet……………………………………………………..4
1.1 Fonctions d’un cabinet gynéco – obstétrique……………………………... 4
1.2 Formalités administratives…………………………………………………5
Section 2 Caractéristique du projet……………………………………………….. 6
2.1 Descriptions du projet ……………………………………………………. 6
2.2 Importance du projet……………………………………………………… 6
Section 3 Renseignement sur l’entreprise………………………………………… 8
CHAPITRE II : "ETUDE DE MARCHE"……………………………………………….9
Section 1 Analyse du marché……………………………………………………... 9
1.1 Description du marché visé……………………………………………….. 9
1.2 Objectifs de l’étude de marché…………………………………………...10
Section 2 Analyse de l’offre……………………………………………………... 12
2.1 Comment garantir des services et des soins de qualité offerte ? ………... 12
2.2 Etude concurrentielle……………………………………………………. 14
Section 3 Analyse de la demande………………………………………………...15
3.1 Les groupes cibles……………………………………………………….. 16
3.2 Les attentes des clients…………………………………………………... 17
3.3 La segmentation du marché………………………………………………17
3.4 Le positionnement……………………………………………………….. 19
Section 4 Marketing mix………………………………………………………… 19
4.1 Politique de produit………………………………………………………. 19
4.2 Politique de prix………………………………………………………….. 20
4.3 Politique de distribution………………………………………………….. 20
4.4 Politique de communication et de promotion…………………………….20
CHAPITRE III: "THEORIE GENERALE SUR LES OUTILS ET LES CRITERES
D’EVALUATION"………………………………………………………….. 22
Section 1 Critères de jugement…………………………………………………...22
Section 2 Critères de décision………………………………………………....... 23
2.1 Si le cabinet dispose des fonds nécessaires……………………………… 23
2.2 Si le cabinet ne dispose pas des fonds nécessaires……………………… 23
Section 3 Critères de choix……………………………………………………… 24
3.1 Selon les outils d’évaluation…………………………………………….. 24
3.1.1 La valeur actuelle nette (VAN)…………………………………. 24
3.1.1.1 Définition……………………………………. 24
3.1.1.2 Formule…………………………………….... 24
3.1.1.3 Interprétation………………………………... 25
3.1.2 Le taux de rentabilité interne (T R I)……………………………25
3.1.2.1 Définition……………………………………. 25
3.1.2.2 Formule……………………………………… 25
3.1.2.3 Interprétation………………………………… 26
3.1.3 L’indice de profitabilité (I P)……………………………………. 26
3.1.3.1 Définition …………………………………… 26
3.1.3.2 Formule ……………………………………... 26
3.1.3.3 Interprétation………………………………… 26
3.1.4 Le délai de récupération des capitaux investis (D R C I)……… 27
3.1.4.1 Définition …………………………………… 27
3.1.4.2 Formule……………………………………… 27
3.1.4.3 Interprétation………………………………… 27
3.2 Selon les critères d’évaluation…………………………………………...28
3.2.1 Pertinence………………………………………………………... 28
3.2.2 Efficience…………………………………………………………28
3.2.3 Efficacité………………………………………………………… 28
3.2.4 Pérennité………………………………………………………… 29
3.2.5 Impact du projet…………………………………………………. 29

DEUXIEME PARTIE : "CONDUITE DU PROJET"


CHAPITRE I: "ETUDE TECHNIQUE DE SOINS"………………………………….. 30
Section 1 Mise en place de l’infrastructure d’accueil…………………………… 30
1.1 La localisation…………………………………………………………. 30
1.2 L’aménagement………………………………………………………... 31
1.3 Les fournitures et équipements aux soins………………………………31
Section 2 Les techniques de soins adoptés……………………………………… 32
2.1 Les soins pour les consultations simples…………………………………32
2.2 Les soins pour l’hospitalisation (prénatals, à l’accouchement, post natals,
néonatals)…………………………………………………………………………………32
2.3 Les soins complémentaires (analyse et échographie)…………………. 34
CHAPITRE II : "CAPACITE D’ACCUEILS ENVISAGES"………………………...35
Section 1 Au niveau des consultations simples…………………………………. 35
Section 2 Au niveau de l’hospitalisation…………………………………………36
Section 3 Au niveau des autres soins……………………………………………. 36
CHAPITRE III : "ETUDE ORGANISATIONNELLE"………………………………. 37
Section 1 Description de l’organisation…………………………………………. 37
Section 2 Organigramme envisagé……………………………………………….37
2.1 Organigramme……………………………………………………………37
2.2 Fonctions des personnels…………………………………………………39
2.2.1 Le Directeur………………………………………………………39
2.2.2 Le Secrétaire……………………………………………………...40
2.2.3 Le Responsable Commercial……………………………………..40
2.2.4 Le Responsable Technique……………………………………….40
2.2.5 Le Responsable Administratif et Financier……………………… 41
Section 3 Organisation du travail………………………………………………... 42
3.1 Système d’information et de décision…………………………………… 42
3.2 Système de contrôle et de coordination…………………………………. 44
Section 4 Gestion des ressources humaines……………………………………... 44
Section 5 Chronogramme d’exécution des tâches………………………………..45
TROISIEME PARTIE ETUDE FINANCIERE DU PROJET
CHAPITRE I: "LES INVESTISSEMENTS ET LES COMPTES DE
GESTION"……………………………………………………………………………………46
Section 1 Coûts des investissements……………………………………………..46
1.1 Les fonds nécessaires…………………………………………………… 46
1.1.1 Les immobilisations incorporelles………………………………. 47
1.1.2 Les immobilisations corporelles………………………………….47
1.2 Tableau récapitulant les investissements nécessaires…………………….50
Section 2 Tableau d’amortissement……………………………………………... 51
2.1 Définitions……………………………………………………………….. 51
2.2 Tableau d’amortissement………………………………………………... 52
Section 3 Comptes de gestion…………………………………………………… 54
3.1 Comptes de charges………………………………………………………55
3.1.1 Les différentes charges(exploitations,financières,exceptionnelles)55
3.1.2 Tableau récapitulatif des charges (en milliers d’Ariary)…………65
3.2 Comptes de produit……………………………………………………… 66
3.2.1 Les différents produits (exploitation, financier, exceptionnels)….66
3.2.2 Tableau récapitulatif des produits (en milliers d’Ariary)……….. 69
Section 4 Plan de financement…………………………………………………... 70
4 .1 La capacité d’autofinancement (CAF)…………………………………... 71
4 .1.1 Définition………………………………………………………..71
4 .1.2 Calcul de la CAF………………………………………............. 71
4 .2 Le remboursement des dettes……………………………………………. 72
CHAPITRE II: "ETUDE DE FAISABILITE"………………………………………….76
Section 1 Compte de résultat prévisionnel………………………………………. 76
1.1 Le compte de résultat……………………………………………………...76
1.2 Le Tableau de Grandeur Caractéristique de Gestion……………………...78

1.3 Le Seuil de rentabilité………………………………………………......... 79


Section 2 Bilan prévisionnel…………………………………………………….. 80
2.1 Le bilan initiale……………………………………………………………80
2.2 Le bilan prévisionnel……………………………………………………...81
Section 3 Ratios…………………………………………………………………. 83
3.1 Le ratio d’autonomie financière………………………………………….. 83
3.2 Le ratio de liquidité de l’actif……………………………………………..84
Section 4 Plan de trésorerie……………………………………………………… 84
CHAPITRE III: "EVALUATION DU PROJET"…………………………………........ 86
Section 1 Evaluation économique……………………………………………….. 86
1.1 Création de la valeur ajoutée…………………………………………….. 86
Section 2 Evaluation financière…………………………………………………..87
2.1 La valeur actuelle nette…………………………………………………...87
2.2 Le taux de rentabilité interne……………………………………………..88
2.3 L’indice de profitabilité…………………………………………………..88
2.4 La durée de récupération des capitaux investis …………………………. 89
Section 3 Evaluation sociale……………………………………………………...90
3.1 Créateur d’emplois………………………………………………………. 90
3.2 Développement social de la région……………………………………… 90
3.3 Perspectives d’extension………………………………………………… 91

CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………... 92

Vous aimerez peut-être aussi