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T]NIVERSITEDE D/4ETZ

THESE
Pow obtenirle gradede

DOCTEUR DE LOUNIVERSITEDE METZ


Discipline:Mécanique

Présentée
Par

Nawar KADI

Titre :

MWffiMW
WffiWM
ffiÆÆMMW
publiquementle 2l septembre2001devantIa commissiond'Examen:
Soutenue

G. PLUVINAGE à I'Universitéde Metz (France)


Professeur @résident)
H. P. LIB,I]RADE CETIlvt Senlis(France) (Rapporteur)
I. DMYTRAKH Institute.Lviv (Ukraine)
KarpenkoPhysico-Mechanical (Rapporteur)
Z. AZARI à I'Universitéd'Amiens(France)
Professeur (Examinateur)
IC DANG VAIY (France)
Palaiseau
Professeurà I' Ecole Polytechnique, (Examinateur)
M. N. ABDI]L WAHED à I'Universitéd'Alep (Syne)
Professeur (Examinateur)
A. ZEGHLOUL Professeurà I'UniversitédeMetz (France) (Examinateur)
I.]NIVERSITEDE IVTETZ

TIIESE
Pourobtenirle gradede

DOCTEUR DE L'UNIVERSITE DE METZ


Discipline:Mécanique

BIBLIOTHEQUE UNI\ERSITAIRE
- -METZ
Présentée
Par
N'inv Loc,lCs-Y
Nawar KADI
S /yrt o^l,{.3
-,'.) -
Cote I
Titre:
LoC Ytqpo*r,,-

MWffiMW
WffiWM
t ffiÆÆMM
publiquementle 2l septembre2001devantIa commission
Soutenue d'Examen:

r',,.PLIIVINAGE Professeurà I'Universitéde Metz @rance) @résident)


xi{.P. LIEIIRADE CETIIvI' Senlis(France) (Rapporteur)
,i.I:IMYTRAKH Institute.Lviv (Ukraine)
KarpenkoPhysico-Mechanical @apportzur)
ri, {ZARf è I'Universitéd'Amiens(France)
Professeur (Examinateur)
fi. DANG VAI{ (France)
Professeurà I' Ecole Polytechnique,Palaiseau (Examinateur)
,t,È,N. ABDUL IVAHEI) Professeur
à l'Universitéd'Alep (Syne) (Examinateur)
fi,. I/,EGHT,OUL Professeurà I'Universitéde Metz (France) (Examinateur)
R.EMER.oIEMENTS

)e tLewsà remercLerMowsLeurqu1PLïvlNr'tqe, >Lrecteurdvt LaboratoLre


de
t técawLqtte,
fLabLLLté et Lesencouragevwewts
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Tervwawewts.

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DMfrR^KFl, K. DANq vAN, M. N. ABDttL w^l-tgD et A. Zeql+L-owL d,e
r,w'avoLrf aLtL'hownrttr de jr,tger cetr avaLL.

lui.esrewLercLevwewts
vowt ew{r,wà toxt ceux quL owt TavtLcLTé,
de prés ovt de
LoLw,à ce travaLL,ew TartLcuLLerà tous vwesavuLset coLLègues du LaboratoLre de
MécawLque
fLabLLLLé et de L'vtwLversLté
d'*Lep.
A vtt"æTarewtsTlwr toas Lessaorî.ftoes
A vwafavwLLLe
A vwesavwLs
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

I.I

1.2 Effetd'entaille .............14


1.2.1 Introductio[ ................o.................................... ...............
....14
1.2.2 Facteur de concentration de contraillt€............................o...............1.5
1.2.3 Facteur de concentration de contrainte en fatigue ..........................17
1.2.4 Facteur de sensibilitéà Itentailleen fatigurg............................,........L8
1.2.5 Coefficientdtadaptation dynamique ôf ...o........................................L9
1.2.6 Détermination des durées de vie des arbres entaillésen fatigue.....19
I.2.6.I Peterson.... ...............
19
I.2.6.2 Neuber...... ...............20
I.2.6.3 KuhnetHardraht................ ......21
et Bush.....
I.2.6.4 Switech ...................21
I.2.6.5 Approche surla mécanique
basée linéaire
delarupture.............
...................22
I.2.6.6 Gradient (Brand).
decontrainte ..................23
1.2.6.7 Stieler
et Siebel.... ....26
I.2.6.8 Méthode
deNeuber ..................26
deYeDu-yiet lWang
I.2.6.9 Approche .................29
I.2.6.L0Approche
delacouche
critique .................
30
I.2.6.11Modèle
deWeixing ..................
33
1.2.6.12Méthode
duvolumefortement
contraint ....34
dugradient
I.2.6.13Critèredefatiguedépendant ...,35
I.2.6.14Méthode
dela distance
critique... ...............
36
I.2.6.t5Conclusion """"""' 38

1.3 Applicationaux arbresclavetés """"""""'40


I.3.1 IntrOdUCtiO[.........o...o..............................................oo.........'o""""tttttt40

I.3.1.1 Rôledela clavette """""""""" 40

declavettes.............
I.3.1,.2 Typesdesrainures ""' 41
desarbresclavetés....
I.3.1.3 Dimensionnement "" 42

1.3.2 Facteur de concentrationde contrainteh pour les arbres clavetés43


: ........'......
1.3.2.1 Normefrançaise """ M
I.3.2.2 Autresnormes """"' 45
et a1..,.......
I.3.2.3 Fessler "" 47
I.3.2-4 Peterson... """""""" 50

I.3.3 Déterminationdesduréesde vie desarbresclavetésen fatigue......54


I.3.3.1 Gradientdecontrainte....-..........- """""""" 54

I.3.3.2 Autresinformations ""'-"""""" 54


en fatigue
I.3.3.3 Lignesd'amorçage """""""""" 54

1.3.4 COnCIuSiOII..................................................o........................ ""t""t"ttt56

II ETUDE EXPERIMENTALE ..................o...............................................59

il.] Matériau "" "'59


II.1.1 LOi de comportement statique........................................o.................59
ll.l.Z Loi de comportement cyclique (courbesd'écrouissagecyclique)...6I-

II.2 Essaidefatigue """"""64


ll.2.l ESSAIS DE FLEXION ROTATM........o.................o.....................64
Il.2.l.l Machine """"""""" 64
Eprouvettes...............
11.2.1.2 '-""""""" 66
lisses
11.2.1.2.1Eprouvettes """""' 66
clavetées
II.2.1.2.2 Eprouvettes ""' 66
etdiscussions..............
Résultats
11.2.1.3 """""""" 68
11.2.2 ESSAIS DE TORSION ......................o...............o..................o...........71
II.2.2.I Machine """""""""7I
Eprouvettes...............
11.2.2.2 """"""""74
et discussions-..-.'....."'
1I.2.2.3Résultats """"""""76

II.3 Conclusion............. """79

III MODELISATION ELASTIQUE ET ELASTO'PLASTIQUE DES


ARBRES CLAVpTES .............o.....................o........................""""t""ttttttttttt81

m.I Introduction.......... """'8/

d'un arbreclaveté
III.2 Modétisation """"""""82

III.3 Calculélastique """""'86


III.3.1 Rainureà bout forld.......o.......................................................""""87
III.3.1.1Flexion """""""""" 87

m3.I.2 Torsion..... """""""' 98


108
Rainure à bout droit.......................................o.....o.........."""o'o""
lll.3.2
IlI.3.2.l En flexion. """""""108
En torsion
11I.3.2.2 """""""'115

III.4 Calcul élasto-plastique """"""'122

m.5 Conclusion............. "" 125

IV MODELISATION DE LA DUREE DE VIE DES ARBRES PAR


L'APPROCHE VOLUMETRIQUE. APPLICATION AUX ARBRES
ttttttttttttttl2T
CLAVETES.........................o........o..................................o.......t"""'

N.I Principe """127

descontraintes.............
IV.2 Distribution """"129

IV.3 Gradientde contrainte......... ""'134

IV.4 ContraintePondérée " 139

N.5 Contrainteffictive-. """""""' " 143

IV.6 Conclusion............. ""146

V .................................o................148
APPLICATIONSET DISCUSSIONS
3
V.I ffictif ....
Volume """'150
INTRODUCTION GENERALE

La Syrie est un pays où I'agricultureest le secteuressentielde son économie.Ce


de la main d'@uwe.Il faut noterque le
secteurprésente29Vodl produitintérieurbrut et 4OVo
coton présenteSOVode recette, suivi par I'huile d'olive (la Syrie est le sixième pays
exportateurmondial).

Dans le domaineagricole,les machinesjouent un rôle essentieldansI'augmentation


de la productivité.Mais elles sont soumisesà de duresconditionsde fonctionnementqui
causentdesproblèmesde fiabilité. Un point essentielpourle développement
de ce secteurest
doncI'améliorationde la fiabilité de cesmachines.

Plusieursproblèmesde fiabilité se posenttels le casd'un arbrede roue (Figure 1) ou


des arbrescannelés(CLAAS). Mais en général,on constateplusieurscas de rupture par
fatigue des arbres clavetés soumis à un chargementde torsion (figure 2, 3) ou à un
chargementde flexion (figure4).
Figure1 : Exempled'un arbrede rouede machineagricolel'

Figure2 : Exemplesde ruptureparfatiguedesarbresclavetéssoumisà un chargementde


torsion.

I Cetiminformation,.no100- Awil 1987.


Figure3 : Exempled'un axede turbinerompupar fatigue.

Figure4 : Exemplesde ruptureparfatiguedesarbresclavetéssoumisà un chargementde


flexion.

Iæ but de ce mémoire est d'étudier la fiabilité des arbres clavetés, et mieux


comprendrele phénomènede rupturepar fatigue.La stratégieadoptéeconsisteà menerdeux
typesd'essaisde fatigue:
- Flexionrotative.
- Torsion.

Ces essaisserontréaliséssur plusieurstypesd'éprouvettes,comportantdes rainures


différentes.L'influencede la géométriede la têtederainureestétudiée-

Une simulationpar élémentsfinis complèteles donnéesexpérimentales.Ceci permet

I'analyser les mécanismesde rupture par fatigue à chaquesollicitation. En plus, cette


sur ta fiabilité
géométriques
simulationdonnedesinformationssur I'influencedesparamètres
desarbresclavetés.

Une nouvelleméthode,pourI'estimationde la duréedevie desarbres,est baséesur un


entrecetteméthodeet les résultatsexpérimentaux
calcul par élémentsfinis. Une comparaison
est réalisée,afin de validercettenouvelleapproche.
de six chapitres:
Cetteétudeillustréedansce mémoireestcomposée
- ChapitreI : Etudebibliographique.
Ce chapitreparcourtles basesde I'effet d'entailleen fatigueet présenteles travaux
effectuéssurles thèmesabordés.
- ChapitreII : Etudeexpérimentale.
Ce chapitreprésenteles diverstypesd'essaismis en ceuvreaprèsune descriptiondu
dispositifexpérimentalIl comprendles résultatsbrutsdesessaiset uneconclusion.
- desarbresclavetés.
ChapitreIII : Modélisationélastiqueet élasto-plastique
Une simulationpar élémentsfinis en élasticitéa été réaliséepour étudierI'influence
géométriques.
desparamètres qui permetd'analyser
Elle comprendun calculélasto-plastique,
la contrainteau point d'amorçage.
- ChapitreIV: Modélisationde la duréede vie des arbrespar I'approche
volumétrique.Applicationauxarbresclavetés'
Une nouvelle méthode est proposéedans ce chapitre. Cette approchepermet
I'estimationde la duréede vie desarbres,en réalisantle calculdansun volume,et en prenant
en comptele gradientde contrainte.
- ChapitreV : Applicationset discussions'
Des comparaisonsentre les résultatsexpérimentaux,les résultats des approches
existanteset notre nouvelleapprocheont été réalisées.Læsrésultatsnous ont permis de
validernotreaPproche.
- ChapitreVI : Conclusiongénérale.
Dans cette conclusion,nous présentonsune synthèsedes travaux effectuéset nos
réflexionssur les résultatsobtenus.

Cettethèsea été réatiséedansle cadrede collaborationentreles deux gouvernements


spécialistes
Syrienet Français.Elle a pour but de formerde futursenseignants dansplusieurs

domainesconcernantlesmachinesagricoles.

9
10
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

Ll Généralités
L'expériencemontreque des piècesde machinestelles les machinesagricolessont
rompent
soumisesà des efforts variableset répétésun grand nombre de fois. Elles se
brusquement,et sansdéformationpermanente annonciatricede la rupture.[æs mêmespièces

soumisesà deseffortsconstants,souventplus importants,maisappliquésde façon continue,


plus
résistentconectement.Ainsi, du fait que les efforts sont variables,leurs actions sont
dangereuses.

On appelle<fatigue>la causeen apparence de cettedéfaillanceà laquelle


mystérieuse,

n'échappeaucunmatériausousI'action deseffortsvariables.

En serviceou au coursd'essaisde laboratoire,les efforts apptiquéspeuventêtre des


types
sollicitationsde types simples (traction - compression,flexion ou torsion), ou de
varie
combinésde deux ou plusieurs.euelque soit le modede sollicitation,I'effort appliqué
en fonction du temps de façon aléatoireou sinusoidale,avec une amplitude variable ou
constante(FigureI. 1).

Dans le cadre de ce travail, on étudie le cas de sollicitations de types simples


à amplitudeconstante.
sinusoiidales

(r)

:::
l
" :, : : : : . : : : . : : . i : : :;:

r ;:iiliii:, :, i
' : : r : i : . : a l i i:::r,' : : :
,,.r,li:,tiii,i',i;':,,',,,.,
:,j

: ]::::::'j : : : i

a) contraintesinusoi'daleà amplitudeconstante b) contrainæsinusoidaleà amplittrdevariable


c) contraintealéatoire'

Figure I. I : Différentstypesde sollicitations

11
facilementutilisable, il
Pour présenterles résultatsd,essaisde fatigue de manière
>> les pays anglo-saxons).cette courbe
existe la courbe de wôhler (courbe < s. N. dans
nombrede cyclesà rupture(reportés
représentel'amplitudede la contrainteo" en fonctiondu
à un point du plan de coordonnées
sur échellelogarithmique),où chaqueessaicorrespond
(Log N, o").

:
Sur cettecourbe(FigrneI. 2), on peutdistinguertroisdomaines
survient
o Une 7-onede fatigue oligocyclique,sousforte contrainte'où la rupture
précédéed'une déformation
après un très petit nombre d'alternance,et est
plastiquenotable;
nombre de
o Une zone de fatigue (ou d'endurancelimitée), correspondantà un
cyclesqui croft quandla contraintedécroft;
pour
o une zone d,enduranceillimitée ou zonede sécurité,sousfaible contrainte,
cycles' 107'3'107et
laquellela rupturene seproduitpasavantun nombredonnéde
pour la pièce'
même108ou 10e,supérieurà la duréedevie envisagée

Contrrintr

Iom dr
lim c!'endurencc no|Frup'trË
à N cycles probaHs
op (Ni ou ou (Ni

lirn. fatigue
og

Figure I. 2: Allure de la courbede Wôhler'

t2
un dépouillementstatistique
La dispersiondesrésultatsdesessaisde fatiguenécessite
le nombred'essaiscoûteux.I-escourbes
et ra recherchede touteméthodetendantà diminuer
constitueun casparticulier(p = 50 Eo
d,équiprobabilitéde rupmre,dont la courbede wôhrer
pour une certaine valeur de la
de rupture), sont tracéesautour de la valeur moyenne
probabilitéde rupturerecherchée et du nombred'essais(FigureI' 3)'

:::]:::::]:j:i

*..e
r:

FigureI.3:Courbed'équiprobabilitéderuptureenfatigue'

13
L2 Effet d'entaille

I.z.l Introduction

D'unemanièregénérale,onappelle<<entaille>'unediscontinuitéimposéeou
du matériauqui la constitue'
accidentellede la forme de la pièceou unenon-homogénélté
Les entaillespeuventêtredetrois types:
o métallurgiques,
o mécaniques(concePtion),
o de service(seformantdurantI'utilisation)'
conduisentà Ia
Ces discontinuités(qui peuventeffe un trou, un clavetage' " ")
dire à ra créationde zonesdans
modificationdu champde contrainte(FigureL 4). C'est à
à la contrainte nominale ou à la
lesquellesles contraintessont nettementsupérieures
contrainteglobalerésultantedeseffortsappliqués'
"concenffationde contrainte"'
On appellecette localisationéIevéede la contrainte
géométriquesréduisentles
ces concentrationsde contrainteassociéesaux discontinuités
statiqueset cycliquedesstructures'
résistances

:...:.:.:

:;::::::::'
:
..,i.,ii:'i::

l:lt:::: ::*r:l::
.::' :::lf,::::
t
r,t
:::::' :::i

:.:] :::::
: :: .'::i
':
i:: I
'::::
:':],'.::'l
: :. :.rl

a) Eprouvettesoumiseà un effort de traction b) Eprouvettesoumiseà un rnornentde flexion'

Figure I. 4 : Champsde contraintedansun arbre entaillé'

l4
I.2.2 Facteur de concentrationde contrainte
le facteur de concentrationde
Dans le domaine élastique,Peterson[t] définit
contraintede deuxmanièresdifférentes:

o L a p re mi è re e stl e ra ppor tdelacontr aintem aximaleàfondd' enta i l l eetl a


contraintenominale:

cs pour la contraintenormale(tractionet flexion)-


k-r = -
ono^

(L 1)

ko =fu (torsion)'
Pourle cisaillement
tno

calculéespar élémentSfiniS Ou
et Til,â(sqntles contraintesmaximalesen fond d'entaille'
Omax
évoluéespar photoélasticimétrie'
à I'aide desformules
et /Tnom
onom sontles contraintesnominalesen fond d'entaille,calculées
de résistancedesmatériaux'

oLasecondeestlerapportdelacontraintemaximaleàfondd'entailleetla
contraintegtobale(contrainteloindelazoneperturbée)'

o- pour la contraintenormale(tractionet flexion).


Or=_
os
(L2)

(torsion)'
Pourle cisaillement
ko =fu
T,

fond d'entaille'
on'xet lmaxsont les contraintesmaximalesen
à I'aide des formules de résistance des
os et Ts sont les contraintes globales, calculées
matériaux.

localede la pièce et du type de


on constateque ce facteurdépendde la géométrie
sollicitation.

15
proposédes formules analytiques
Plusieursauteurs(Peterson[1], Wanen[2],.") ont
Toutescesformulesdépendent du rayonde fond d'entaille'
pour desgéométriesparticulières.

contrainte apparaft dans le


Une autre définition du facteur de concentrationde
de contrainteélasto-plastique.
[g], c,est le facteurde concentration
domaineérasto-prastique
Ce facteurest défini de deuxfaçons:

nominaleà
o Lapremièreest le rapportde la contraintelocaleet la contrainte
fond d'entaille:

o, =* pour la contraintenormale(tractionet flexion).

(r.3)

ko, =L Pourle cisaillement(torsion)'


Tno

or et Trsontles contrainteslocales'
à l'aide desformules
qton et Tnom sorfilescontraintesnominalesen fond d'entaille,calculées
de résistancedesmatériaux'

et la
o La secondeest le rapport de la contraintemaximaleà fond d'entaille
contrainteglobale(contrainteloin de la zoneperturbée)'

ko = L pour Ia contraintenormale(tractionet flexion).

(r' 4)

ko, =L Pourle cisaillement(torsion)'


Ts

des formules de résistancedes


os et rs Sont les contraintesglobales,calculéesà I'aide
matériaux-

o n co n sta te q u e ce fa cteur nedépendpasseulementdelagéom étr i el oc al edel a


et de la charge'
pièceet du type de sollicitation,maisde la naturedu matériau

16
It2.3 Facteur de concentrationde contrainteen fatigue
de contrainteen fatiguekr représentele
Selonpeterson[1], le facteurde concentration
limite d'enduranced'une
rapport entre la limite d'enduranced'une éprouvettelisse et la
éprouvetteentaillée.

Pourla contraintenormale(tractionet flexion)

Pourle cisaillement(torsion)

oppetlplsontleslimitesd'enduranced'éprouvettelisse.
d'éprouvetteentaillée'
oo,net ÎD,nsollt leslimitesd'endurance

I'amplitude de
D',autresdéfinitions présententce facteur comme le rapport de
éprouvetteentaillée'
contrainted'une éprouvettelisseet I'amplitudedecontrainted'une

=?
ktrr', Pourla contraintenormale(tractionet flexion)

(r.6)

ktrr,r=7 Pourle cisaillement(torsion)

6l et 1l SOntles amplitudesde contrainted'éprouvettelisse.


on et tn sontlesamplitudesde contrainted'éprouvetteentaillée.

calculéà partir d'essaisde fatigue' Il


Ce facteurest doncun coefficientexpérimental,
prendune valeur compriseentre I et k.

r<k 1< k,
(r.7)

qu'on pourrait
Autrementdit, la réductionde la limite d'enduranceest plusfaible à ce
contraintek; à cela deux
en attendrethéoriquementà partir du facteurde concentrationde
explicationssontpossibles,selonBrand[3] :

L7
Soutienrésultantdu gradientdecontrainte,qui soulagele cæurde la pièce
et qui estfonctionde la géométriede l'éprouvette'
Soutienrésultantde l'écrouissage cyclique(|'entaille amenanttrès vite le
matériau à l'état plastique en fond d'entaille), qui est fonction des
du matériau.
caractéristiques

L2.4 Facteur de sensibilitéà t'entaille en fatigue


Dansle casde la rupturepar fatigue,on noteraquepour un matériaudonné,la limite
d,endurancediminue quand le facteur de concentrationde contraintelq augmente-Cette
diminution est d'autantplus forte que le matériaupossèdedes caractéristiques mécaniques
est
élevées.D'autrepart, pour les fortesvaleursde k,, on observeque la limite d'endurance
sensibleaux variations de la résistancestatiquede l'acier. Ces observationsont amené
petersontll à définir un coefficientde sensibilitéà I'entailleq, qui s'exprimepar :

Pourla contraintenormale(tractionet flexion)

(r.E)

Pourle cisaillement(torsion)

kt Otkrssontles facteursde concentrationde contrainteen fatigue.


de contrainteélastique.
kt et ko sontles facteursde concentration

La connaissance mécaniques
du paramètreq, fonctiondescaractéristiques du matériau

et en particulier de sa chargeà la rupture, permetd'estimerle facteur de concentrationde


contrainteen fatiguekl de ce matériauentaillé(k connu),et conduit à la connaissancede la

limite d'endurancesousentaillesansavoir à réaliserd'essais.

18
I^2.5 Coefficient d'adaptation dynamique&
coefficient
un autre coefficient qui lie k1 et k1 est présentépar Brand [3]. Ce
d'adaptationdynamiqueestdéfinipu :

(r.e)

q,
[æstravauxde Brandont montréqueI'utilisationdu facteurde sensibilitéà I'entaille
proposé par Peterson,conduit à une plus grande dispersion comparé au coefficient
d' adaptationdynamique.

L2.6 Détermination desduréesde vie desarbresentaillésen fatigue

I.2.6.1 Peterson

La variation du facteurde sensibilitéà I'entaille en fatigueq, fonction du rayon en


fond d'entaillep (FigureI. 5), estdonnéeparunerelationempirique:

r 1r.10)
q=-
w2
p

p est le rayon de I'entaille en mm.


donnéepar la
aeest une constanrequi évotueen fonctiondu Rm (résistanceultime), et est
relation:

(zzof (L 11)
o'=\*
)

Où apest en mm et Rm en MPa.

19
Rayond'enraille, milliméres
5
()
:5
É
0)
0.r
,{g .
{) 0.6,
! 0.t
ô 0.4
I
() 0.i
0.2
!)
a 0.1

RaYonfl'gltaillg, P, inches

Figure I. 5 : Variation du facteur de sensibiHtéà I'entaille en fatigue q en fonction du


rayon en fond d'entaille p selonPeterson[1].

1.2.6.2 Neuber

Neuber [4] a proposéune autre relation pour calculerle coefficientde sensibilitéà


I'entaille :

q= (r. 12)

donnésur la FigureI' 6'


Où an estun paramètrecaractéristique,

6"r'if
0,1

0,5

1000 ls00 Rm(MPa)

FigureI. 6 :Variation de la grandeur caractéristique.16, a"t t la formule de Neuber.

20
I.2.6.3 Kuhn et Hardraht
pour tenir comptede I'effet de I'angled'entailleco,Kuhn et Hardraht[5] ont modifié
:
l'{uation (I.10)et Proposent

(r. 13)

Elle
p est le rayon d'entaille,et anl est une constantequi dépendde la résistanceultime'
I'entaille'
prenddesvaleurscomprisesentre0,025et 0,51mm, û)est I'angle d'ouverturede

I.2.6.4 Switechet Bush


pour calculerle facteur
Switechet Bush[6] ont proposéunerelationà deuxparamètres
de contrainte:
de concentration

o'/,-- yqp'A'h) (I. 14)

Où : p estle rayonen fond d'entaille.


du matériauet du typed'éprouvette'
qui dépendent
A et h sontdesconstantes

Ils ont supposéque la rupturepar fatiguese produit si la contrainteos, sur la couche


critiquede profondeurh du fond d'entaille,estégaleou supérieure à unevaleurcritiqueo.'

o*=cr=A6o,t
(L ls)

Où oo.r estla limite d'enduranced'uneéprouvettelisse'

le gradientde|a contraintes'écrit :
En supposantqueA et h Sontdesconstantes,

(r.16)

Mais on peutécrire:

2l
-d=o- -o* (r.17)
dx, p

Où B est un facteur de proportionnalitédéterminéà partir de Ia solution élastiquede la


distribution descontraintes,Dansce cas:

(o,-, -o*) (r. lE)


= go*
hp

(r. le)

En considérantque la contraintenominaleonomest égaleà la limite d'endurancede


l'éprouvetteentailléeop,1,oll peutécrire:

oort - (r.20)
C no^

Et quand: k,--% et or=*

On obtient:

(r.21)

du matériauet du tlpe de l'éprouvette.


Où A, h et B sontdesconstantsqui dépendent

I.2.6.5 Approchebaséesur la mécaniquelinéairede la rupture


de contrainteen fatigue
Topperet El Haddadt7l calculentle facteurde concentration
par la relationsuivante:

(r.22)
Où : aoestla profondeurdeI'entaille'
Fo estun facteurgéométrique'
Ioestuneconstantequi dépenddu matériau'

:
Ils ont défini le facteurde sensibilitéà I'entaillepar les relationssuivantes

Pour P < 4.Io

(r.23)

Q=l Pour P> 4Io

I.2.6.6 Gradientdecontrainte(Brand)
en utilisant le
selon Brand [3], I'effet d'échelleest pris en compte colrectement
gradientde contrainte26:

.. Ido (r.24)
)(-Æ6 d,

où : ô estla contraintemaximaleréelleen fond d'entaille.


en mm-l'
X estlegradientde contrainte,s'exprime

et sont
Deux éprouvettesentailléesont la même sectionnette en fond d'entaille
à faible kt, et I'autre une
soumisesau mêmemomentde flexion.L'une présenteuneentaille
la tangente,au champ de
entaille à fort tq (Figure I. 1).on constateque les pentesde
contrainteen fond d'entaille,sontdifférentes'

Figure L 7 : Evolution du champde contrainteet de la tangente.

23
Les valeursde gradientsde contraintepeuventêtrecalculées,danscertaincas,à I'aide
du TableauI. 1.

Après avoir analyséun grand nombre de donnéesde fatigue obtenuessur des


éprouvetteslisseset entaillées,Brandproposela relationsuivante,pour déterminerla limite
d'endurance.

6o = k,.op =a.Lo|ï+b (I' 25)

ô, est la limite d'enduranceréelle.


OD est la limite d'endurancenominalepouruneprobabilitéde9OVo.
du matériaudonnéesdansle tableauI.2.
a et b sontdesconstantes

pour le tracé prévisionneld'une courbede Wôhler en présenced'entaille, Brand a


proposéla relationsuivante:

ô oN= c, + br.LogN + ar'log26 (1 2,6)

réelleà N nombrede cycles.


ôrr, est la limite d'endurance
maximalesRm (FigureI. 8).
àz,bzêtc2sontfonctionsde la résistance

Sollicitation Typesdepièces
x
Plo$e Abre,f
,p .p .P 2
-F-
Troctlon
#--æ€F
Flexlon
trb ô
-pL.Z
'd

ÉcE
rD lP
+,#,
t.z
Torslon 6 # p -d

r.-4-
Flexion
d p -d+E

-Lp
Torslon -L
p

Tableau I. 1 Formulespermettant le calcul du gradient 1.

24
Classeacier a b
(Rm en MPa)
Rm21400 100/3 655
1200<Rm < 1400 Lrot3 585
1000<Rm < 1200 lzu3 520
900SRm < 1000 r30t3 465
800<Rm< 900 r30t3 430
700<Rm < 800 r3513 390
600<Rm< 700 r35t3 335
500<Rm< 600 r40t3 295
400<Rm< 500 14013 245
Rm < 400 t40t3 195
Classeaciermoulé a b
(Rm en MPa)
350<Rm< 500 r40t3 180
Rm < 350 r40t3 r35

a et b dans la relation de Brand op=f(I).


Tableau I. 2 Valeurs descoefTicients

"-+ Fn(N'm-2I

Figure I. I : Variation descoeffcientsaz' bz et cuen fonctions en de Rm.

25
1.2.6.7 Stieleret siebel

Stieleret Siebel[8] ont calculéle facteurdeconcentrationdecontrainteenfatiguekJ


en fonctiondu gradientdecontrainte1:

(r.27)

dumatériau,
Où SrestuneconsEnte enfonctiondela limited'élasticité'
calculée

(r.2E)
S, = 1(Re)

I estle gradientdecontrainteenfondd'entaille'
Reestla limited'élasticité.

r.2.6.8 Méthodede Neuber


cisaillementpur, Neuber [9] a
En Prenant le cas d'un sotde entaillé, sollicité en
démontréque :
(r.29)
k2, = ko.k,

où:
decontraintedansle domaineélastique'
/<rest le facteurde concentration
définis pæ les
domaineélasto-plastique
ko et krsont les facteursde concentrationdans le
relations :

o (r.30)
k'=Ç

e (r.31)
k ^= -
" Êno

ct E
oet esontrespectivement ramplitudede la contrainteet de la déformationrocare-onom o-

l'amplitudede la contrainteet de la déformationnominale'

:
A partirdesrelationsL.29,I. 30 et I' 31, on peutécrire

26
o.E = kl .o no^.Eno^ (r.32)

plus tard, Neubera proposé[10] d'étendrecetterelation à tous les autrestypes de

chargement.

pour I'applicationsà ta fatigue,on fait varier les valeursde la contraintenominale

appliquéeà l'éprouvetteentaillée.On écrit :

Lo.Le= kl Ào,"^.Mno (r.33)

La variationde I'amplitudede la déformationest régie par la loi de comportement


suivante:

(r.34)

avec:
E : modulede Young
cyclique.
m' : Coefficientde la loi d'écrouissage
cyclique.
n' : exposantde la loi d'écrouissage

on peutécrire:
Dansle casd'un chargementd'amplitudeconstante,

Âoâe = Constante (r.3s)

par desessaisde simulationsur deséprouvettes lissesMorrow et al [11] ont montré

que le produit Ao.Aeenfond d'entailledéterminele comportementen fatiguedeséprouvettes

entaillées.Un critèred'amorçagebasésur la relationI. 33 estproposé:

Lo.Le = k2r.Lo^"^.LÊno (r. 36)

Si le chargementnominal est élastique,on a :

Ac
-"nom - Lc no^ (r.37)
E

27
Et on écrit :

J E^o^e = k 1Àono
(r.38)

La courbede basedonnantla résistanceà la fatigue du matériaupeut être caractérisée


par la loi de Manson-Coffin:
M,
-=
M",MO
222
(r.3e)
A^ ,a'
u." =" r (2Nù, ;
2E *=0,(2Nr)"
Où : o| est le coefficientde la contrainteen fatigue'

b est I'exposantde la contrainteen fatigue'


e', estle coeffîcientde la ductilitéen fatigue.

c est I'exposantde la ductilitéen fatigue.


E est le modulede Young.

du matériauet ft1,on peutprévoirle nombrede cycles


Connaissantles caractéristiques
à l,amorçagecorrespondantà un chargementnominal donné,en utilisant les relationsI-34,
I.38 et I.39 (FigureI. 9) [12]

YEr;dE

Figure I.9 : Application de la règlede Neuber.

28
1.2.6.9 Approchede Ye Du-ytet rWang
ye Du-yi et rWang[13] ont proposéde calculer le facteur de concentrationde

contrainteen fatigueky,enfonctiondu matériau,du facteurde concentrationde contraintekr


et de la déformationplastiqueen sebasantsurla règlede Neuber.

k1 (r.40)
- l-n' I
l*___---
I+nt , , Lt"
lT-

Où : cyclique.
n' estle coefficientd'écrouissage
Ae"I'amplitudede la déformationélastique.
Aeol'amplitudede la déformationplastique.

En remplaçarfiAEeet AEppar leursvaleursestiméesdeséquationsde Manson- Coffin


(I.39),on peutécrire:

kr= (r.41)
'.#lr*furr*,,'"]
pour relier les exposantsb et c avecle coefficient
On utilise quelquesapproximations
cycliquen' :
d'écrouissage

-f,'
,
D=- (r.42)
(l+5r?')

De la même manière,on relie le coefficientde la contrainteen fatigue o| et le

de la tractionmonotone:
coefficientde la ductilitéen fatiguee|, auxcaractéristiques

o't =o t E}=er (r.43)

29
En intégrantleséquations(I.40)et (I.41) dansl'équation(I.39)' on obtient:

(L 44)

'.#['*fttn#|
[.e facteurde concentrationdecontrainteen fatigueklpeut êtrecalculéeen fonctiondu
nombrede cyclesà la ruptureNr, en utilisantles relations(I.41) ou (I.44) qui sontbaséessur
du matériauet dela géométriede I'entaille'
descaractéristiques
la connaissance

I.2.6.10 Approchede la couchecritique[14,15et 16]

Ce critère d'amorçageest basésur le raisonnementsuivant: pour qu'il y ait une


déformationplastiqueou un glissementà la surfacedu matériau,il est nécessaireque la
contraintede cisaillementdépassesa valeurcritique sur une certaineépaisseurparfaitement
déterminéedu matériau.

Selonles auteurs,la notion de couchecritique a unejustification physiqueévidente.


I-es matériauxn'étant pas parfaitementhomogènesmais constituésde grains, on imagine
assezbien que le premierglissementqui conduiraà I'amorçaged'une fissurede fatigue doit
intéresserau moins un graindu matériau,danslequels'effectueraen bloc le glissement.Il est
sur une
dansce cas de figure, que la contraintecritique soit dépassée
donc bien nécessaire,
épaisseurégakeà taille du grain-

Iæs auteursont montré,pour plusieurscourbeset éprouvettesà différentsniveauxde


suiventunerelationlinéaireentre
concentrationde contraintes,que les pointsexpérimentaux
le cisaillementalternéra etla pressionhydrostatiquemaximaleP,*"(Figure I. l0). L'examen
desrésultatsobtenuspour diversesprofondeurs,montrentqueles pointsro, P^* s'alignentsur
la droite obtenuesur deséprouvetteslisses(FigureI. 1l). Par conséquent, l'épaisseurde la

couchecritique est alors la profondeurpour laquelleon obtient le meilleur alignementdes


lisses.
points sur la courbedeséprouvettes

30
LætableauI. 3 montre les valeursde l'épaisseurde couchecritique pour quelques
matériaux.

Matériaux Etat R- CC(pm)


xc 38 Recuit 585 70
915
35CD4 Trempé-revenu 1000 50
1500
35 NCD 16 Trempé-revenu t270 50
TA6V Recuit2h à 730"C 1020 180
TA 6VE2 Trempé-revenu 1190 r20
AU4 GI Trempé-revenu 480 40

Tableau I. 3 : Valeurs de l'épaisseurde couchecritique (CC).

Ce critèreestdéfinide la manièresuivante:
pour un matériau,il est possible de définir une épaisseurde couche critique,
du matériauet de sonétat structuralau regardde sa tenueà la fatigue.
caractéristique
Cetteépaisseurde couchecritiqueestliée à la structuremétallurgiqueet corespondau
volumeélémentairede matièreintervenantdansle processusd'endommagement.
pour qu'un matériause rompepar fatigue,il faut que dansl'épaisseurde la couche
critique le cisaillementalterné,calculésur le plan de cisaillementle plus défavorisé,
unevaleurcritique.
dépasse
La valeur de ce cisaillementcritique est fonction de la pression hydrostatique
maximalecalculéedansla profondeurde la couchecritique.Ce cisaillementcritique
admissible,pour une géométrieou un chargementdonnés,peut être calculéà I'aide
du matériau.
d'unecourbe11,Ppqcitractéristique
La courbe intrinsèque, retant le cisaillement alterné maximal à la pression
maxi,est unerelationlinéairede la forme:
hydrostatique

t, *aP* = P (r.4s)

Lescoefficientscr,et B peuvents'exprimerà partirdesrésultatsd'essaisde fatigue.

3l
!, (MPa)
Acrer35 CO{
R- - | 0o0;rrpa

* r = 51 ûrrn K, t 1.035
rt= 2 mm K,=1.7
17- QJ$mm K,.3.3

P-.. {tL'!Pdl

Figure L 10 : Evolution du cisaillementalterné Toetlspression hydrostatique mardmale


p,,.,rpour différentsnlveauxde concentrationde contraintes.

Acrer35 CO 4
R- -to0OM?e

. K, = 1.035
' K,'1.7
' |( - 33

E p a r s s e r rdr e c o u c h e c l r l r Q u e 5 0 ; r m

P:.(MPal

Figure L ll : Evolution du cisaillementalterné &' etla pressionhydrostatique maximale


f ^*, calculésà une profondeur de 50 Fm pour diversesgéométrieset chargements.

32
1.2.6.11 ModèledeWeixing

SelonV/eixing [u, l8], la rupturepar fatiguese produit en raisonde I'accumulation


d'endommagement de fatiguedansune zonedu processus en fatigue,et la rupturepar fatigue

ne dépendpasseulementde la contrainteen fond d'entaille,mais de f intensitédu champde


contraintedansla zoned'endommagement.

On définit I'intensitédu champdecontrainteparla relationsuivante:

1r (r' 46)
oFt= jf|çou>ro(i$v

Où : de ruptureparfatigue,
O estla régiondu processus
Vest le volumedeÇ),
cp(r)estunefonctionPoids,

flo;;) estlafonctiondela distributiondecontrainte.

V/eixing supposeque Q est une constantedu matériau,de taille de quelquesgrains,


expérimentalement.
déterminée

pour utilisercetteméthode,on considèreque I'intensitédu champde contrainted'une


:
éprouvettelisseest égaleà salimite d'endurance

o n =o t $.47)

On peut écrireque :

on =o," v=41 rd -).ç@dv (r.4E)


o

Où : f(où = cn f (ô,) , et 6no la contraintenominaleappliquéesur l'éprouvetteentaillée.

Dansle cas d'une géométrieplaneavecun chargementdansle mêmeplan, on peut


de contrainteen fatigueest :
écrtrequele facteurdeconcentration

o,=7=*Jr,u-
).çôds (r.4e)

33
Où : D estla régiondu processus
en fatiguedansle plan,et S la surfacede D.

Pour simplifier le calcul,on réduit la zonede processus


de fatigueà une ligne, Dans
ce cas:

k,=Il f <au>.,pçrVr (r.s0)


I'L

Z estla ligne de longueur/.

1.2.6.12 Méthodedu volumefortementcontraint[19,20]


Selon les auteurs,les discontinuitésdu matériauamorçantla rupture ne sont pas
limitées à la surfacemais intéressentégalementune région sous la surface.Le volume de
matièrele plus déforméVese6
est défini commele volumedanslequella contraintelocaleest
supérieureà90Voà la contraintemaximale.La distancetqos,où les contraintesdécroissentde
lÙVode la valeur maximaleet où les déformationsmaximalesagissent,peut être déterminée
par la relation :

0.1
,n" =i (t 51)

X estle gradientde contrainteen mm-I,donnépar la relation(I. 16).

La connaissance
simultanéede la surfacedanslaquellela contraintemaximaledécroft
de lÙVo,et la zone d'amorçagede fissurepermetde calculerle volume de matièrele plus
sollicitéYson.

Iæs amplitudesde limites d'endurance,pour I'acier 37Cr 4 V trempé-revenuavec


plusieursvaleursde concentration
de contrainte,peuventêtredécritespar :

(r.s2)

o"q,oestI'amplitudede la contrainte@uivalente(selonVon-Mises).

34
I.2.6.13 Critèrede fatiguedépendant
du gradient[2t]
Crossland[22],proposele critèresuivant:

,[Çn +at^ <y (r s3)

où:
a et Isont desparamètres
du matériau

J t * estla racinede I'amplitudededeuxièmeinvariantdu tenseurdescontraintes.


P^o, estla valeur maximalede la contraintehydrostatique.

En prenantle gradientde la contraintehydrostatique


maximalequi est un scalaire,on
obtientun vecteur:

"=[+,+,+] (r.s4)

La normede ce vecteurestdonnéepar l'équation:

(r.ss)

Iæ critèredefatigue,dépendant
du gradientproposé,est :

1Ç +at*,[t-rl+\"]=,
-\p*,/ (t s6)
\ )-'

Où pet n sontde paramètres


du matériau.

McCauleydéfinit les domainessuivants:

35
(*)
=* si (*)" (r.s7)

(#=' si ffi=o (r.sE)

En plus McCauleydéfinit :

(*)=r si P,-*=o (r.se)

I.2.6.14 Méthodedela distance


critique

Taylor et al fz3, 241ont proposéun critère basésimultanémentsur la mécanique


élastiquede la ruptureet sur uneconstantedu matériauao.

SelonElHaddadl25l,Iaconstantedu matériauaoeslcalculéepar la relation:

""=(%\(*,/o",\
(r.60)

où:
ÂK,uest le seuil du facteurd'intensitédecontraintepourla propagationde fissure.

Aoo estla limite de fatiguepour uneéprouvettepleine.

Cette constanteest choisie comme une distancecritique. Trois solutions, pour


sontproposées
déterminerla limite d'endurance, :
o En prenantla valeurde Ia contrainteélastiqueà la distancer= a{2.
o En calculantla moyennede la contraintesuruneligne de longueutr= 2ao
o En calculant la moyennede la contrainteprincipale maximale, dans une
surfacesemi-circulairede rayonr= a0.

36
.,/ligne

(c)

Figure L 12 zDéfinition géométriquede la méthodede la distancecritique.

lestrois solutionset la méthodede


entrelesrésultatsexpérimentaux,
Unecomparaison
Peterson(en utilisant le facteur de concentrationde contrainteélastique),pour différents
sur la figure(I.l2).
rayonsd'entailles,estprésentée

o
è0

o - -.a...Uerhodc
&point I I
C) +-Mértpdc de lignc i- 1___
i
tll
----r--Méthodcdcsurfaæ | i
J

01 I l0
Rayond'entaille (mm)

Figure I. 13 : Comparaisonentre les résultatsexpérimentaux,laméthodede la distance


critique et Peterson,pour un trou circulaire.

37
1.2.6.15 Conclusion

La duréede vie d'un arbreentaillé,influencéeparla présenced'uneentaille,causeune


diminution importantede la duréede vie. Cettediminutionpeut être expriméepw le facteur
de concentrationde contrainte en fatigue ky. Ce facteur est inférieur au facteur de
concentrationde contrainteélastique/q,c'est-à-direqueI'amplitudede la contraintemaximale
à celle d'un arbrelisse(figure
6a,naxen fond d'entaille,obtenueen utilisantÉr,êst supérieure
r. l4).

L'estimation de la durée de vie d'un arbre entaillé est effectuéeselon deux types
d'approches:
- Iæs approchesdu "point chaud"(traditionnelles),
utiliséesgénéralement.
- Les approchevolumétriques.

1000

()

6
o
q)
Entaillé an.,,
Ê

100
10000 100000 1000000
Nombre de cycles à rupture

Figurel. 14 : Comparaisonentre l'amplitude de la contrainte d'un arbre lisseet

obtenueà partir du facteur de


I'amplitude de la contrainte maximale,6a,max
concentrationde contrainteftr.

L'estimation de la duréede vie, par les approchesdu point chaud (traditionnelles),


peut êtreeffectuéede deuxmanières:
- Par des relationsempiriques(Peterson,Neuber,......) baséessur le facteur de
concentrationde contrainthetle rayonde fond d'entaille.Cesparamètres
sontutilisés
pour déterminerle facteurde concentration
decontrainteen fatigueÈ1.

38
En définissantune certainedistanceX, caractéristique
du matériau(couchecritique,
distancecritique.....),où la contrainteà cettedistanceestcalculée.Cettecontrainteest
ramenéesur la courbede Wôhler,d'uneéprouvettelisse,pour avoir uneestimationde
la duréede vie (figureI. 15).

Di stri Lru
tion êlaruque (t
L,isso(Clourbede rétéreni:e)
dislr:ibution
""---*-'-----.F

Entarille
.-.-.r'

Figure I. 15 : Estimation de la durée de vie par lesapprochestraditionnellesen utilisant


une distanceX.

Les approchesvolumétriquesconsidèrentque le phénomène


de fatigue nécessiteun
certainvolumephysiquedanslequelrègneunecontraintemoyenne,utiliséepour calculerle
facteurde concentration
decontrainteen fatigue(modèlede Weixing,...) .

du point chaudsontfacilesà appliquer,maisne peuventexpliquerni le


Iæs approches
modede chargement,
ni I'effet d'échelle,ni la priseen comptede l'état de contraintesprésde
I'entaille.

La distance,qui limite le volume,ne peutêtre une constantedu matériauseulement.


Elle est différentepour unegrandeou unepetitestructure.

L'importancedu gradientde contrainteest signaléepar plusieursauteurs (Brand,


Stieler,Sonsino....),maisce gradientne doit pasêtre unevaleurdépendant
seulementde la
géométrieet du mode de chargement.La naturedu matériauet le niveau de chargement
influencentfortementl'état descontraintesen fond d'entaille.

Enfin, I'utilisationde la loi de comportement


cyclique(Neuber,....)permetde prendreen
compteI'effet d'écrouissage
cycliqueet la relaxationplastique.

39
I.3 Application aux arbres clavetés

L3.1 Introduction

I.3.1.1 Rôlede la clavette


ou
On définit la clavettecommeétantl'élémentrapportéd'une liaison encastrement
d'une liaison glissièreassurantla transmissiond'un couple.Ces liaisons sont destinéesà
rendresolidairesen rotationun élémentde machineet un arbre.
auxdifférentsclavetagessont définiesdansles
Les toléranceset les matièresassociées
normes:

Clavetagespar clavettesparallèles La NormeFrançaise[z6] ISO


Dimensionset tolérancedeslogements NF E 22-175 rso/R773&.rso 2491
Clavettesparallèles:
o Désignation,dimensionset tolérances, NF 822-177 rso 249r
matères
Clavettesparallèlasfixéespar vis : NF E 22-181
o Désignation,dimensionset tolérances,
matières
Clavetagesforcés par clavettesinclinées
Dimensionset tolérancedeslogements NFE22-176 rso/R 774&.ISO2491
Clavettesinclineespour clavetagesforcés. NF E 22-178 rso/R774&rso2492
CIavetages par clavettes-disques
:
Clavettes-disques
o Désignation,dimensionset tolérances. l{F 822-179 ISO 3912
o Ebaucheslaminees. NF E 22-180

Clavetagespar clavettestangentielles
o Désignation,dimensionset tolérances, NF E 22-182 rs03l 17
matiàes.

Nousnous limitons à l'étude de la rainurede clavette,et à soneffet sur la fiabilité des


arbres.

.ISO
http://www.iso.ctrl
: InternationalOrganizationFor Standardization.

40
I.3.1.2 Typesdesrainuresdeclavettes.

La fabrication de rainure de clavette est effectuéepw fraisage,selon la norme


françaiseE 66 - 202lzil, qui correspond
à la recommandationISO/R24Oet ISO 12197.

Ce fraisagepeutêtreeffectuépar deuxtypesde fraise(FigureI. 16) :


o Fraiseà queue(FigureI. 16a), qui permetderéaliserle fraisageen bout,
o Fraiseà trou (FigureI. 16b), qui permetderéaliserle fraisageen roulant.

Ce typede fabricationdonnedeuxtypesderainures(FigureI.17 et I. 18) :


o Rainureà boutrond,qui correspondau fraisageen bout,
o Rainureà bout droit,qui correspondau fraisageen roulant.

corps
E
fl gorgede dégagement
face d'appui

a) Fraiseà queue b) Fraiseà trou

Figure I. 16 : Typesde fraisesutiliséespour la fabrication desrainures de clavettes.

Fraisageen bout en roulant


Fraisage

Figure l, 17 : Typesde fraisagedesarbres.

4l
EÉÈËÊi:wlliôæsre

ffi W

Rainureà bout rond Rainureà bout droit

Figure I. lE : Typesde rainures de clavettes.

I.3.1.3 desarbresclavetés
Dimensionnement

SelonM. Aublin [28] et D. Spenlé[29], le comportementsouscharged'un clavetage


dépend de nombreux paramètresassociésaux conditionsde service (chocs, vibrations,
de fabricationet de montage(eux et tolérances).
précisions,,.....),

Il devientalors très délicatde prévoirun modèlede comportementde la liaison,et de


vérifier sa validité.

(FigureI. 19) sont normalisées


Pour choisir une clavette,les dimensionstransversales
en fonctiondesdiamètresdesarbres(tableauI.4).Lacondition du non-montagedéterminela
longueurminimalede la clavette.Pour assurercettecondition,la pressionest calculéesur le
flanc de la clavette (la surfacede liaison clavette /moyeu), et comparéeà la pression
sontdéfiniespar nonnes.
admissiblenormalisée.Enfin lestolérances

Figure I. 19 : Définition géométriquetransversalesd'arbre claveté.

42
Norme d b/d ud rld
U.S.A[30] inférieureà 6,5 in (165,1mm) u4 ill,,Ë 0,0208
ANSI 1967 à 6,5 in (165,1mm)
supérieure u4 t"i$g 0,0156
inférieureà 6,5 in (165,1mm) U4 ,il*.f; 0,0208
U.K.
à 6,5 in (165,1mm)
supérieure u4 0,09 0,0156

Française FigureI. 20

Tableau I. 4 : Valeurs approximativesde dimensionstransversalesde la rainure


de la claveffe.

2t5
7t20
3t10
1t4
1t5 ' ' ' ' ' ' ' ' :--- - - - : ' "
:i
!:i
3n0 :::
ii:
' ' ' ' ' ' ' :: i
1t10 j :

1n0

0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500


Diamètred(nm)

Figure L 20 : Dimensions transversales de rainure, selon la norme française.

I.3.2 Facteur de concentrationde contrainte ktpour les arbres clavetés


[æ facteurde concentration
de contraintea étêdéfini dansle paragrapheI.2.2. Ce facteur
est calculépour chaquetype de chargement,en fonctionde la contraintenominaleen fond
d'entaille,ou en fonctionde la contrainteglobale(contrainteloin de la zoneperturMe).

Dansle casdesarbresclavetés,le point de la contraintemaximaledépenddu type de


(r le rayonde raccordement,
rainureset desparamètres la profondeur
t, ......).

43
I-e changementdu point de la contraintemaximaleet la géométried'arbreclaveténon
axisymétriquerendentdifficile le calculdu momentquadratique
dansle casde la flexion, et le
momentpolairedansle casde la torsion.

Iæ facteur de concentrationde contrainteest calculé non pas en fonction de la


contraintenominale,difficile à déterminer,maisen fonctionde la contrainteglobale.

I.3.2.1 Normefrançaise:

La norme française822-060 [26] permetde déterminer,dansle cas de la torsion, le


facteur de concentrationde contrainte:

ko (r.61)

qui dépendentde la dimensiondesrainuresde la clavette,et sont


ko et \ sont desconstantes
calculéespar les relations:

(r.62)

kr= (r.63)

le diamètrede I'arbreet le diamètreen fond de la rainure.


D, d sontrespectivement
et t la profondeur.
r estle rayonde raccordement
La figure I. 21 présentecesparamètres.
La figure I. 22 préæntelesvaleursde fti en fonctionde d/D pour chaquevaleurde rlt.

Figure l.2l : Arbre avecrainure de clavette.

44
0,0?093 r.z t

s0

0+
0,L

Figure L 22 : Valeursde ftrselonla norme française.

de contraintoftaçon fonction
La normefrançaisedéterminele facteurde concentration
de la contraintedecisaillementnominaleen fond de la rainure:

1.6M (r.64)
o^ -
ttdj

M estle coupledetorsion.
d estle diamètred'arbreen fond de rainure(FigureI.2l).

I.3.2.2 Autresnormes

Pour la rainure à bout rond, et pour le cas de la flexion, les normesanglaiseset


decontrainteen surfacepour
utilisentla mêmevaleurdu facteurdeconcentration
américaines
le point A (FigureI.23), kte=I.6et b/d = Vt.En notantqueft6 est indépendant
de r/d, donc du
rayonde raccordement
r.

Pourla valeurde ftren fond de la rainure,la normeU.S.A (Ud= 0.125)donnekn= 2.7.


SelonPetersontll (t/d = lll2),la valeurde ft6,pourla normeanglaise,peuteffe extrapoléede
la normed'U.S.Aen utilisantle diagramme
de la frgurel.24.

45
e
A

"(
)"

*F
lr

15"

Figure L 23 z Localisationdespoints,où lescontraintessont maximales:

Casdesarbres avecdesrainures à bout rond.

o o.ot o.o5 o.to


ild
0.r5 o.25 o.r0

Figure L 24 z Facteur de concentrationde contraintepour une plaque soumiseà une

chargede traction (Peterson[1]).


Dans le cas de la torsion, les investigateurs de la norme anglaise et les travaux de

Leven [:t] proposentktt: o^Jt:3.4. Cette valeur a été calculéepour une contraintede
tiaction tangentielle à la surface(Figure I.25). Ce point est situé à 50" de la direction axiale,
et sa valeur est independantede rld.La contraintede cisaillementmæ<imalese trouve à 45o de
la contraintede tension,et savaleur est égaleà kts: t^*/r:1.7.

Pour la nofineU.S.A, k11:3.4, klro: I.7 et k$s:2.62. Les pointsA et B sontprésentés


dansla Figure I. 25.

Figure1.25 z Localisationdespoints,où lescontraintessontmaximales:

Cas des arbres avec des rainures à bout droit.

1.3.2.3 Fessler
et al
Fessleret al. [:z] ont réaliséune étudepour la norrneanglaise(8.S.) en utilisant la
photoélasticimétrie. de rainureà bout rond sontchoisies.
Les éprouvettes

Les principaux résultats de cette étude sont la localisation du point de la contrainte


muimale selon le type de chargement:
o Pour un chargement de traction ou de flexion, le point de la contrainte
maximale se trouve au fond de la rainure, dans le rayon de raccordementoù
cr:Ooet 0:l5o (FigureI.26).
o Pour la torsion, le point de la contrainte maximale dépendde la valeur r/d (r
est le rayon de raccordementet d le diamètre).Trois points sont définis :
l. Point w qui se trouve dans la tête de la rainure sur la surfaceoù cr:50o. Dans ce
point, la valeur de la contrainte maximale ne dépend pas du rayon de
raccordementr.

47
2. Point/qui setrouvedansla Éte de la rainure,sur le rayonde raccordement

q=JQoet Q-15'.

3. Pointp dansle cæurde la rainure,surle rayonde raccordement


où 0=150.
[æs résultatssont donnéspour le point maximalde concentrationde contrainteen
torsion:
rld>0.012,k',> kç>kr
ild <0.012,kE> kty>kn

Figure L Xi z Définition géométriquede Fessler.

Fessleret al [32] ont étudiéI'influencedu rayon de raccordementsur le facteur de


concentrationde contrainteélastiquepourla normeanglaise:
- Dans le cas de la traction, kr augmentede 2.75 à 4.30 quand le r/d
diminuede 0.0208à 0.07.
- Dans le cas de la torsion, /<1augmentede 3.39 à 4.00 quand le r/d
diminuede0.011à 0.07.

48
La figure I.27 préæntela valeurdu facteurde concentration
contrainteen tête de la
rainure en fonction de taux de chargementcombiné(flexion M et Torsion T) pour r/d =
0.0208.On constateque cetteconcentration
de contrainteest plus petiteque celle en torsion
(fu = 3.39).La positionde cettecontraintemaximale,dansla ætede la clavette,est présentée
dansla figure I. 28.En notantquela contraintenominaleestcalculéepar la relation:

o ro^
ffi (r.6s)

T estle momentdeTorsion.
M estle momentdeflexion.

[æs auteursont proposéI'utilisation du facteur de concentrationde contraintede


torsion le plus grand (sur la surfaceou dansle rayon de raccordement)
dansla tête de la
rainure,pour r/d>0.012(figureI. 27). Pourr/d <0.011,le point de la contraintemaximaleest
situé au cæur de la rainure,et le facteurde concentration
de contraintede torsion, dansle
peutêtreutilisé.
rayonde raccordement,

Mlr rlM

Figure L 27 z Valeur de concentrationde contraintedansla tête de la rainure dans le


casd'une chargecombinée(flexion M -torsion T) pour r/d = 0.020E(B.S).

49
+9oo

+E00

+700

+6d
-5oo

-400

-500
q,

-2oo
-100

0
0's 05
Mlr rlM

Figure L 28 zPosition du point de la contraintemaximaledans le casd'une charge


combinée(flexion M -torsion T) pour r/d = 0.020E(B.S).

1.3.2.4 Peterson

Peterson[1] présentedesabaquespermettantde déterminerle facteurde concentration


de contrainte:
o En flexion et en flexion-torsion,en sebasantsur les travauxde Fessleret al

[32], (figuresI. 29 et I. 31)


o En torsion,en sebasantsurlestravauxd'Okuboet al [33] (frgureI. 30).

En notantquecescourbessontpréwespour unerainureà bout rond.

Pourla rainureà bout droit, Petersona notéquela concentration


de contraintediminue
dansle casd'un chargementde flexion.

50
5.0
32-lt'I
ono^ = ,1
4.8 lt{t-

La ct = 10"
8
I

B dans le rayon de raccordement


4.2

4.0

3.8

3.6

3.\

3.2

3.0
.l,,,i,.:1,,
:l:. l::::l :::l
,i
2.8 Rayon de
raccordement
2.6
1:
t:
z.

2.2

2.O

l.g

1.6

t.4

1.2

1,0 rld
0.03 0.

Figure I.29 zFacteurde concentrationde contraintepour desarbres clavetés:

casdtune rainure à bout rond en flexion.

5l
b=La
-48 t=!a
1) A snrla svfacæ,
k*= 3.4
B dans le rayon de raccordement

JL
o.o2 r/d 0.04

Figure I. 30 : Facteur de concentrationde contraintepour desarbres clavetés:

casd'une rainure à bout rond en torsion.

52
T Momentde torsion
M momentde flexion

Figure I. 31 : Facteurde concentrationde contraintepour desarbres claveté:

casd'une rainure à bout rond en flexion-torsion.

53
I.3.3 Détermination desduréesde vie desarbresclavetésen fatigue

I.3.3.1 Gradientdecontrainte
La normefrançaise(E 22-060)[26] estbaséesur la méthodede gradientde contrainte
(I.2.6.6),pour I'estimationde la duréede vie desarbresclavetésà bout rond en torsion. Le
gradientde contrainteestdonnépar la relation:

t2 (r.66)
I=-*-
ra

26Ie gradientde contrainte1mm-r;.


sur la hgure(I.32).
r et d les dimensionsprésentées

Figure 32 : définition de géométried'arbre clavetéà bout rond, selonla méthodedu


gradient.

I.3.3.2 Autresinformations
de contrainteen fatiguekyà un même
Peterson[34] trouve la valeurde concentration
que la valeurde /<rtrouvéepar Hetényit35l (ft,= 1.79pour la rainureà bout rond,
pourcentage
tr = 1.38pourla rainureà boutdroit,où b/d= 0.313,t|d=0.156).

I.3.3.3 en fatigue
Lignesd'amorçage

SelonPeterson[l],I'amorçageest dû à la contraintede cisaillement,et la propagation


est duenormalementà la contraintenormale.Pourle casd'unerainureà bout rond,et d'après
par I'apparitionde I'amorçage.Le
les figuresI.29,I. 30 et I. 31, deuxpointssontconcernés
le deuxièmeest sur le rayon de fraisage(grand
premierest dansle rayon de raccordement,
rayon: trois fois supérieurau rayonde raccordemenQ.

L'amorçageet la propagationdépendentdu gradientde contraintequi est fonction du


rayon de fond d'entaille.[æ gradientdoit être doncpris en considérationpour la localisation

54
du point d'amorçagepar fatigue.Mais il estpossiblequeI'amorçagen'apparaisse
pasà partir
du rayonde raccordement
(le rayonle pluspetit).

De Ia figure I. 31, et dansle casde la torsionpure(M/T=O),on estimeque I'amorçage


apparaftà partir du rayonde raccordement.
tæ gradientde contraintedoit être très important
pour que I'amorçagecommenceà partir de la surface.La directionde la propagationest
déterminéepar la contraintede surfaceen association
avec/<a.Dansle casde la flexion pure
(TÂ,14),I'amorçagesefait à partir dela surface.

Un exemple d'une rupture en service a été présentéen ASM t591. Un arbre de


compresseur
est sujetà une rupturepar fatigueà partir du rayonde raccordement(figure I.
33). Cette rupture,due à un mauvaisserrage,conduità une transmissionoccasionnelledu
momentde torsion(figurel. 34a).La propagationde la ruptureautourde I'arbre est présenté
dansla figure I. 34b.tæ champde contrainte,correspondant
à un chargementde torsion,est
présentédansles cassuivants:
o Casd'un petit rayon,situéd'un seulcôté,conduisantà uneseulefissure(figure
I. 35a).
o Casd'un petit rayon,situédesdeuxcôtés,conduisantà deuxfissures(figure I.
3sb).

. t.Ç2û crom
!,É ,?tJ\_eÂ

Figure I. 33 : Arbre clavetéd'un compresseurrompu en fatigue.

55
(o)
{b) Fissure

Figure I. 34 : Rupture par fatigue d'un arbre clavetéen torsion alternée.

Rayonderacccdement Pointu
,Coin

Figure I. 35 : Champ de contrainted'un arbre clavetéen tonsion.

I.3.4 Conclusion
La fabricationde rainure de clavetteest effectuéepar fiaisage.Ce fraisagepeut être
réalisépar deuxtypesde fraisedonnantdeuxtypesde rainures: à bout rond et à bout droit.

de la rainurede la clavettesont nonnaliséesen fonction


[æs dimensionstransversales
desdiamètresdesarbres.

La normefrançaisedonnedesvaleursau facteurdeconcentrationde contrainteftrpour


le cas de la torsion et sansprécisionsur le type de rainure.Selon la figure l. 21, on peut
conclureque ce cascorrespondà une rainureà bout rond.En plus,la normefrançaisecalcule
la contraintenominaleen prenantla sectioncirculaireen fond de la rainure (figure L 36),
inférieure à la surfacetotale de I'arbre. La valeur du moment polaire, obtenu par cette
méthode,n'est pasla valeurà considérer.

56
La norme françaisene donneaucuneinformationsur le facteurde concentrationde
contraintekren flexion.

Cercleerrforrddela rainure

Figure I. 36 : Cerclede la contraintenominaleselonla norme française.

de contrainte
Par contre,desinformationssontdonnéessur le facteurde concentration
(Peterson[1], dansle casdesrainuresà boutrond,maisaucunepour le casde
Fessler[3z]...),
rainureà bout droit.

L'estimationde la duréede vie est réaliséeuniquementpar la méthodedu gradient,


pour le cas d'un arbreclavetéà bout rond en torsion.L'applicationdes méthodesdu point
parplusieursauteurs(Neuber[9], Peterson[1],......) à
a étéproposée
chaud(traditionnelles),
partir des relationsempiriquespour estimerla duréede vie desarbresentaillésen se basant
: le rayonen fond d'entaillep et le facteurde concentration
sur deuxparamètres de contrainte.
Lærayon de raccordementpeut être assimiléà un rayon de fond d'entaille,mais cela nous
pas au rayon de
conduità appliquercette méthodepour le casd'amorçagene coffespondant
raccordement(I.1.3.3).Iæs méthodesde la distancecritiquesont apptcablesdansla mesure
où I'amorçagea eu lieu au point de la contraintemaximale.SelonPeterson,le gradientde
du point d'amorçage.
contrainteestun paramètretrèsimportantpourla détermination

On constateun manqueimportantd'informationssur I'estimationde la duréede vie des


arbresclavetés.Cecijustifie le besoind'établirunenouvelleméthodequi prenneen comptele
gradientde contraintedansun certainvolumeafin d'avoir uneestimationde la duréede vie et
uneindicationprécisesur le lieu d'amorçage.

57
58
II ETUDE EXPERIMENTALE

II.1 Matériau
(trempéà 850"/huilependantt/zh,
Le matériauutilisé est I'acier42CD4,trempé-revenu

revenuà 550'/air pendantth30). La compositionchimiqueestdonnéespar le tableauII. I :

CVo SiVo MnVo PVo SVo Cr Vo Mo Vo


0,42 0,3 0,8 0,035 0,035 1.1 0,25

Tableaull. 1 : Compositionchimiquede l'acier 42CD4.

tr.l.l Loi de comportementstatique


Iæs propiétésmécaniques par desessaisde tractionréalisés
du matériausontdéterminées
surunemachinede type < ZWICK >>,selonla normefrançaise(NF EN 10002-1)[36].

L'éprouvetteutiliséeestprésentée
dansla figureII. 1.

MI6X2

Figuretr. I : Eprouvetted'essaidetraction.

La loi de comportement à panir desessais,estprésentéedans


monotone,déterminée
mécaniques
figureII. 2. Læscrarctéristiques obtenues
sont:

59
Résistanceultime Limite d'élasticité Module de Young
Rm (MPa) Re (MPa) E (MPa)

Non traité 950 878 208000


Traité 1170 1080 210000

n dansle tableauII. 2.
Les coeffrcientsde la relationde Ludwick (o = Ke I sontprésentés

n K (MPa)

Non traité 0.0409 884.54

traité 0.0364 tt2t.2

Tableaull. 2 : Coefrcientsda la relation de Ludwick de la loi


(comportementstatique).

1400

1200

1000

g 8oo
A
b
600
Non traité

400

200

0
0246
eVo

Figure IL 2 z Courbes de traction monotone.

60
ILl..z Loi de comportementcyclique(courbesd'écrouissagecyclique)
cycliques
Iæ tracé de la courbecycliquepermetde déterminerles caractéristiques
stablesdu matériau.Plusieursméthodesexistentdans la littérature1371.La méthodepar
paliers a été choisie pour réaliserles essais.Cette méthodeconsisteà solliciter une seule
éprouvetteà différentspalierscroissantsde déformation(FigureII. 3). A chaquepalier, le
cycleestenregistré,aprèsstabilisationde la contrainte.

Figure II. 3 : Déterminationde ta loi de comportementcyclique: méthoded'essaipar


palierssuccessifs.

Læsessaissont effectuéssur la machine< SHENCK> du laboratoirede Fiabilité


dansla figure II.
Mécanique(FigureIL 4). La géométriede l'éprouvetteutiliséeestprésentée
5.

Figure II. 4 : Photode la machinede fatigue.

6T
l9.l 55.9
"n
| | )_____
t

Figure II. 5 : Shémad'éprouvetted'essaispour la déterminationde la loi


comportementcycHque.

Iæsessaiset les traitementsdesrésultatsoHissentà lianormeftançaiseNF A03-403[38].

La loi de comportementcyclique du matériauet les coefficientsde la relation de


Ludwick (o o = K'eon')sontprésentés dansla figureII. 6 et le tableauII. 3.
simultanément

nt K' ( M Pa)
Non traité 0,09 700

traité 0,023 920

Tableau II. 3 : Coeffcients de la relation de Ludwick (comportementcyclique).

t200

1000
/

g 8oo
ë
b 600

400 Nùn trLitir

200

0-
0 0.3 0.6 0.9 t.2
e^Vo
Figure tr. 6 : Courbesd'écrouissagecyclique.

62
statiqueet cyclique montre que le
La comparaisonentre les lois de comportement
matériauutilisés'adoucit(FigureIl.7).

1400 1400

1200 1M

1000 1000

3 8oo 3 eoo
b b
Cydique 6æ
600
Statique
400 æo

200 M

0 0
t 2 Ê.Vo 4
eTê

a) Trempé-revenu b) Sanstraitement.

Figure IL 7 z Comparaisonentre le comportementstatiqueet cyclique.

63
IJ.2 Essaide fatigue

II.2.I ESSAIS DE FLEXION ROTATIVE

n.2.I.1 Machine

I-e principe de I'essaiconsisteà appliquerun momentde flexion sur une éprouvette


cylindriquequi tourneà unevitesseconstante.
tæ typedechargementobtenuest sinusoi'dale
à
amplitudeconstante.
(FigureII. 8) :
La machinede flexion rotativeutiliséeestcomposée
1. d'une bofte de roulements: Ce boftier a pour fonction de maintenirl'éprouvette,et de
transmettrele momentde flexion appliqué.
2. d'uneéprouvette.
3. d'un moteur.
4. d'un compteur.
au boftiermaintenantl'éprouvette.L'utilisateurpeutfaire varier
5. d'une barregraduéerehéæ
la position d'une massesur le bras de levier gradué,et appliquerainsi le moment de
flexion désirésur l'éprouvette.
6. de masses.
7. d'un capteurd'arrêt : Ce capteura pour fonctiond'arrêterle moteurlorsquel'éprouvette
est rompue.

Nous avonsapportéquelquesmodificationsaux machinesd'essaisde flexion rotative.


Cesmodificationsconsistent:
- en un changementdu systèmeélectronique,en ajoutantun appareilde commande
de vitessede rotation.
- en une modificationsur la boftede roulementpour permettreun chargementplus
important,
- en un remplacementdu compteur mécaniqueà 5 chiffres par un compteur
électroniqueà 8 chiffres,
- pour garantirla
à la fabricationdu nouveausystèmede liaisonmoteur-éprouvetæ,
tenueaxiale de l'éprouvette,et éviter que le momentde flexion soit transmisau
moteur.

64
La figureII. 9 montrelesdeuxmachinesaprèsla miseà neufet modification.

aJ(ede rotation

@
re
Figure II. 8 : Sctrémade la machinede flexion rotative.

Figure tr. 9 : Photod'une machinede flexion rotative.


II.2.1.2 Eprouvettes

lisses
II.2.1.2.1Eprouvettes
Afin d'obtenir des conditionsd'essaisreproductibles,les éprouvetteslisses ont été
usinéesavec une faible entaille en forme d'arc de cercle. Cette faible entaille (k1:1.09)
Cettegéométried'éprouvette(FigureII. 10),proposéepar
localisela rupturedeséprouvettes.
I'Institut de Recherchesde Sidérurgie(IRSID), tient compteen même temps de la plage
d'utilisationde la machined'essaisenflexionrotative(35 eprouvettes).

R_

Figure II. 10 : Schémadeséprouvetteslisses.

11.2.1.2.2
Eprouvettes
clavetées

De la même manière, la géométriedes éprouvettesclavetéesa été déterminéeen tenant


compte de la plage d'utilisation de la machine de flexion rotative. Les dimensions
transversalesdu clavetageont été choisiesselon la nonne françaiseNF E 22-175 [15]. Trois
types d'éprouvettes ont été testés: éprouvettesclavetéesavec une rainure à bout rond (Figure
II. 1l) et éprouvettesclavetéesà bout droit comportant deux rayons de fraisage R : 5 et R :
7,5mm (Figure II. l2). Le choix du rayon de fraisage des éprouvettesclavetéesà bout droit a
été réalisé après un calcul par éléments finis afin d'obtenir une concentration de contrainte
proche de celle des éprouvettesclavetéesà bout rond. Le deuxième rayon a été augmentéde
50olo,pour étudier I'effet du rayon de fraisage sur la résistanceen fatigue en flexion rotative
(35 éprouvettesde chaque type).

66
Figure tr. ll : Sdrémadeséprouvettesclavetées: rainuresà bout rond.

It= ?".5
Il= 5

Figure IL 12: Schémadeséprouvettesclavetées: rainuresà bout droit.

67
I1.2.I.3 Résultats
et discussions
Des essaisde flexion rotativesur les éprouvetteslisseset clavettéesont été réalisés.
Les courbesde Wôhler, qui résumentcesrésultats,sontprésentées
dansla figure tr. 13. Ces
résultatssontexprimésen fonctionde la contrainteglobale.

[.es coefficientsde la loi de Basquino = o].(/Vr)' sont présentés


dansle tableau(tr.
4). o; estla résistanceen fatigueet à I'exposantdela loi de Basquin.

1000
Lisse(courbederéférence)
o)
x
èo
c.)

s!â
E
x
X
cËE

a)b
E à hout choitll=?,.5mm
a)

a ItrinLueà hcut rll:citR = Srnnr

ilainure à ililut rilnil

100
10000 100000 1000000
Nombredecyclesà rupture

Figure tr. 13 : Courbesde Wôhler pour leséprouvetteslisseset clavetéesen flexion.

Type oi (MPa) b
Lisse 4072.4 -0.r775
Rainureà bout rond 3980.8 -0.229
Rainureà bout droit R = 5 mm 4022.9 -0.227.s
Rainureà bout droit R = 7.5 mm 4131.3 -0.2206

Tableau II. 4 : Coefficientsde la loi Basquinpour leséprouvetteslisseset clavetées.

68
I-e facteur de concentration de contrainte en fatigue ky est déterminé
expérimentalement en utilisantl'équation(I.6). En traçantce facteuren fonction de nombre
de cyclesà rupture,on constatequ'il prenddesvaleursentre1 et kr.(figureII. l4).

C)

@
T1
k,= J..)-8
É rR
0.)
()

Ë
O^
oz
iLairiurs, i br-rutri-uid
o
É)4

E i.s
c,
(J

(J
,Éi,ainrr$à hcui tlrçit Il = 5nmi I{airiru'eà br-rut,Jloit l{=?,5uurt
()
E.
LI

()
()

0.5+
't000 100000
Nombrede cyclesà rupture

Figure II. 14 : Facteurde concentrationde contrainteen fatigueen fonction du nombre


de cyclesà rupture.

Des résultatsexpérimentaux,montrent que les éprouvettesà bout droit résistent


du rayonde fraisageR crolt
légèrementmieux à la fatigueen flexion rotative.L'augmentation
la résistanceà la fatigue.Dans notre cas, I'augmentationdu rayon de fraisageR de 507o
améliore la limite d'enduranced'environ I5Vo. Cette limite d'enduranceest supérieure
d'environ23Vopout la rainureà bout droit R = 7.5 à celled'unerainureà bout rond.

La localisationdes plans de rupture dépenddu t)?e de rainure et du niveau de


chargement(tableauII. 5).

69
Type Charge
Ligne d'amorçage Photo
d'éprouvette aible doyenne Elevée

X X
[i-_i
A bout rond

A bout droit
X x X
R= 5mm

x X X
A bout droit
R= 7.5mn
X

TableauII. 5 : Plansde ruptures, casd'un chargementde flexion rotative

70
I].2.2 ESSAISDE TORSION

TI.2.2.1 Machine

Pour les essaisde torsion, une machinede type INSTRON 1343 comportantun
systèmede pilotageINSTON 85ffi (FigureII. 15)est utilisée.Cettemachine,à deux cellules
et de deux tours de
de charge(pour la torsionet la traction),estéquipéede deuxservo-valves
contrôlequi permettentde réaliserdesessaisde torsion,de tractionou biaxiaux (traction-
torsion).

Figure tr. 15 : Machine d'essaisINSTRON 1343avecle systèmede pilotage 8500.

La machineaété équipéed'un systèmede montagetraditionnel, basésur I'utilisation


du métal de Wood afin d'assurerune erreurd'alignementinférieurà 5Vo(FigureII. 16). Ce
systèmed'amarragea quelquesinconvénients
:

du métalde
L'alignementde l'éprouvettepassepar la fusionsuiviedu refroidissement
Wood. Cetteprocédure,réaliséedeuxfois (partiesupérieureet partieinférieure),est
et présentedesrisquespour I'avenir(interdictionde métal).
longue,dangereuse
faiblesdu métalde Wood, ce systèmen'est
mécaniques
En raisondescaractéristiques
utiliséquedansle casdesessaisde la fatigueoligocyclique.

7l
Un nouveausystèmed'amarrage'estconçu.Ce systèmeest composéde trois parties
(figureslI.l7 et tr. 18) :
principales

o Logement.
o Quatrecoinsconiques.
o Adaptateur.

Son principe est d'assurerun parfait alignementde l'éprouvettepar les quatrecoins


coniquesplacésentrele logementet I'adaptateur.

[æsdessinsde conceptionsontprésentés
dansI'annexe.

Figure tr. 16 : Principe de fixation par métal de Wood.

.
Ce systèmeaétéconçuen collaborationavecMr. GentiQILAFKU.

72
Logerrnent
(.loinsconiques
Adaptatenr

Figure IL lT : Photo génératedu nouveausystèmemécaniquede fixation de l'éprouvettes.

I.ogernent

Adaptateur
Cloinscouiques

Figure tr. 18 : Photo de touteslespiècesdu nouveausystèmemécaniquede fixation


de l'éprouvette.

73
II.2.2.2 Eprouvettes

La conceptiondes éprouvetteslisseset clavettéesprend en compteI'utilisation du


nouveausystèmed'amarrage.Les dimensionstransversalede la rainurede clavetteont été
choisiesselonla norme françaiseNF E 22-175[26]. Trois typesd'éprouveffesclavetéesont
clavetéesà bout
clavetéesavecunerainureà bout rond et éprouvettes
ététestés: éprouvettes
droit comportantdeux rayon de fraisageR : 5mm et R : 10mm. Les éprouvettessont
danslesfiguresII. 19,II.20 etII.2l (35 éprouvettes
présentées de chaquetype).

Figure II. 19 : Schémadeséprouvetteslissesde torsion.

74
4,i^, i\

F'
!É/

Figure IL20: Schémadeséprouvettesclayettées,rainures à bout rond soumises


à la torsion.

-#l
Z-rr i-\
--____v
l_
\- -z
__t.
-T
il.)

i - " " - - " " " " " " - " -8" 4 . 5 ' - ' -

Figure n.2l: Schémadeséprouvettesclavettées,rainures à bout droit soumisesà la


torsion.

75
n.2.2.3 Résultats
et discussions

Des essaisde torsion sur les éprouvetteslisseset clavettéesont été réalisés.I-es


dansla figure (tr. 22). Ces
courbesde V/ôhler, qui résumentces résultats,sont présentées
résultatssontexprimésen fonctionde la contrainteglobale.
[æs coefficientsde la loi de Basquinr =r'r.(Nr)' sont présentésdansle tabteau(II.

en fatigueet b estI'exposantdela loi deBasquin.


6), où T', esrla résistance

(l)

ë
èo
C)

(E^
TJ,s

(so
6d
C)
).
l?ainu'eà lxrutdr'ôitIl=10 rurr
a Itiiir:rr:e t).i:.iiil ri.lti(!
fQri;une i fr.lut ,.lr<;itfi-::: $;1sv1

10000 100000 1000000


Nombrrede cyclesà ruptue

Figure IL 22: CourbesWôhler pour leséprouvetteslisseset clavetéesen torsion.

Tlpe t', (lvlPa) b

Lisse r9r7.9 -0.1284

Rainureà bout rond 1495.3 -0.1646

Rainureà bout droit R = 5 mm 1230.8 -0.1505

Rainureà bout droit R = 10mm 1483.2 -0.163

Tableau II. 6 : Coetficientsde la loi Basquinpour leséprouvetteslisseset clavetées.

76
I-e, facteur de concentration de contrainte en fatigue k7 est déterminé
expérimentalement en utilisant l'équation(I.6). En traçantce facteuren fonction de nombre
de cyclesà rupture,on constatequ'il prenddesvaleursentreI et k.La différenceentte kiet ky
est=68010
prèsde la limite d'endurance.

0.;)
èO

,83
s
kr= .l.i ill:tinir* à t'(.l:i {kitii)
t:)
a
k.= 3.î5 iilainure ii b*.ttircinrli
Ë 2.5
<.)
o)

Ë
!t
1.s l{.zri:rurei lv.lut.,.ltctitFl^:r.-s;vsvt
x
C) Rainureàbout droit R=lftnrn
q) à bDutrilnd
Ëèaini:re
k
q),l
()

0.5
1000 10000 100000 1000000
Nombnede cyclesà rupture

Figure IL z3:Facteur de concentrationde contrainte en fatigueen fonction de nombre


de cyclesà rupture

On note une légère différencede la résistanceen fatigue entre les deux types de
clavettes.Iæ rayon de fraisagea une légère influence sur la résistanceà la fatigue.
L'augmentatonde I00Vodu rayonde fraisage,pour les éprouvettes à bout droit, a augmenté
la limite d'enduranced'environ67oseulement.La différenceentrela rainureà bout droit R=
l0 et la rainureà boutrond est d'envton2Vo.

La localisation des plans de ruptures dépenddu type de rainure et du niveau


commele montrele tableauII. 7.
chargement

77
Type Charge
Ligne dtamorçage Photo
d'éprouvette faible Moyenne Elevée

X X

A bout rond X

x X
A bout droit
R=5
x

'>#âi
i
X ri l:::- |â

A bout droit t' '--4


,. 1
X X I

R= 10

I i î, !----------4""'-"""
I
i r*--V i
X l;A .r**-;i il i!
. I ...........iu)i

Tableaull. 7 : Plans de ruptures, cas d'un chargement de torsion.

78
tr.3 Conclusion

I-es deux typesd'essais,flexion rotativeet torsionalternéeréaliséssur deséprouvettes


clavetées(rainureà bout rond et rainureà bout droit), montrentque le modede chargement
influencele choix de la rainure.La rainureà bout droit, à grandrayon de fraisage,résiste
du rayon de
mieux à la flexion rotative.Dansle casde la torsionalternée,une augmentation
fraisagede l00Vo,permetd'avoir une légèreaméliorationde la limite d'endurance.Pour ces
supérieure.
raisons,Il semblequela rainureà boutrondesttechnologiquement

La localisationdu plan d'amorçage,d'un arbreclaveté,donnedesinformationssur le


modeet le niveaude chargement.

La grandedifférenceentre les facteurski et \, notammentdansle cas de la torsion


(d'environ 68Vo),montreI'importancede la prise en comptede I'effet d'entailleen fatigue
dela rainuredesclavettes.
pour Ie dimensionnement

79
80
III MODELISATION ELASTIQUE ET ELASTO-PLASTIQUE DES
ARBRES CLAVETES

Itr 1 Introduction
Pourdéterminerlesdistributionsdescontraintes,
le logicielCastem2000aété utilisé.

Castem2000est un codede calcul basésur la méthodedesélémentsfinis, 3D, conçu


pour I'analysedes structures.A I'origine, ce code a été développépar le départementdes
EtudesMécaniqueset Thermique(DEMT) du Commissariatfrançaisde L'Energie Atomique
(cEA).

I1 permet de traiter des problèmesd'élasticitélinéaire,des problèmesnon linéaires


(élasto- visco- plastique),
desproblèmes
dynamiques
pas-à-pas,
etc......

Poureffectuerun calcul,ce logicielpassepar lestrois stadessuivants:

- Stade1 : définitiondu modèlemathématique


:
I - Discrétisation
géométrique
du domaineétudié.
II - Définition des donnéescaractérisantsle modèle, parmi
lesquellesle type de contrainte (déformationou contrainte
plane), I'axisymétrie,le type d'éléments(poutres,coques,
etc......), les propriétés du matériau, les caractéristiques
géométriques et lesconditionsauxlimites.

- Stade2 : résolutiondu problèmediscrétisé:


I - Assemblagedes matricesde rigidité et de massede la
structurecomplète.
II - Applicationdesconditionsïmites.
III - Applicationdeschargements
externes.
IV - Résolutiondu systèmed'équationslinéaires
d'équilibre.

81
Stade 3 : analyse et post-traitement des résultats qui peuvent être, soit des
quantités locales comme les deplacements, les contraintes et les déformations. Soit des
quantitésglobales,telle l'énergie de déformation.

III.2 Modélisation d'un arbre claveté

Un programme de preparation de données, pour le calcul par éléments finis, a été


réalisé.Plusieurs variables permettentde réaliser un arbre claveté avec différentes dimensions
souhaitées.
Au début de ce prograrnrne,il faut choisir :
o Le type de rainure : - Rainureà bout droit.
- Rai e à bout rond.
o Le rayon de fraise.
o Les dimensionstransversalesde rainure.
o Le rayon de raccordement.
o Le mode et la valeur du chargement. Les conditions limites seront appliquées
automatiquementpar le prograûrmeen fonction du mode de chargementchoisi.
o Le type de calcul (élastiqueou élasto-plastique).

La figure III. 1 présentetoutes les informations indispensablesau programme.

Le type d'élément utilisée est TET4 (téhaèdre à 4 næuds massif). Le maillage a été
réalisé en deux étapes. Pour la tête de la rainure, on a réalisé la surface et le maillage
automatiquede volume à I'intérieur ; Suivi d'une translationdes deux surfaces.
Deux types de chargement ont été appliqués: flexion et torsion. La charge a été
appliquéesur deux lignes pour avoir un moment constantsur la rainure.
Pour le cas de flexion, Les conditions limites sont :
o blocage de surface selon Y (figures III. 2 et III. 3),
o encastrementselon X Y etZ d'un point du centrede cette surface.
Pour le cas de torsion, un encastrementselon X, Z et Y pour la surface de blocage est
réalisé(figure III. 4 et III. 5).
En notant que certaines distances,entre la surface de blocage et la tête de la rainure,
sont prises pour éviter I'effet de I'encastrementaux points des contraintesmaximales.

82
* *'* *,* * * * * * * * * * * * * * * * * * {.* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * {.* * * * * * * * * * *
* Programme de Calcul d'un arbre clavetté

* cASTEM 2000
* * * * * * * * * * * * : ** * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * ' * * * * *
*Choix de type de Rainure D : pour rainure à bout droit.
* R:rainureàboutrond.
Entrez votre cboix (D ou R) ?

Y
I
Rayonde Fraisage(nm) :

,/\
./\
,/\ \
Rainureà bout rqrd Rainureà bout droit

pourunerainureà boutdroit
Dimensiontransversale Dimensiontransversale
pour unerainureà bout droit
Profondeur(mm) profondeur(mm)

Largeur (mm)
\,/
\,/
\,/
\t/
Rayon de raccordement

I
I
ù
Valeurdecharge(M- Flexion,T- Torsion).
M (N .mm):
T (N.mm):

Tlpe de calcul(1-élasrique,
2- élasto-plastique)
Choisissez
un chiffte:

-/\

^/\
(MPa)E:
Calcul élastique,Module de Young
Coefficient de Poisson :
Calcul élasto-plastique (l- 42CD/. (T.R) cyclique,2- 42CD/
(T.R) statique, 3- Entrez cinq valeurs de déformationgo et cinq
valeurs de contrainte).
Choisissezun chiffre :

Figure rlr. 1 : Présentationdu programmede calcul d'un arbre craveté.

83
Sgrfacebloquer

1'lt t

FigureIII. 2 : ModéIisation d'un arbre claveté,dans le cas d'un chargement de flexion


avec une rainure à bout rond.
X

FigureIII.3 : Modélisation d'un arbre claveté, dans le cas d'un chargement de flexion
avec une rainure à bout droit.

84
Z

Figure III. 4 : Modélisation d'un arbre claveté,dans le cas d'un chargement de torsion
avec une rainure à bout rond.

Figure III. 5 : Modélisation d'un arbre claveté,dans le cas d'un chargement de torsion
avec une rainure à bout droit.

85
IrrS Calcul élastique

[æ calcul élastiqueréalisédétermineles pointsde la contraintemaximale,I'influence


des paramètresgéométriquessur la position de ces points et la valeur de la contrainte
de la contrainteglobaleappliquéepermetde calculerle facteurde
maximale.La connaissance
concentrationde contrainteélastiquetr.

Iæ but essentielde ces calculs est de détenninerce facteurselon les dimensions


transversalesdonnéespar la norme française.Pour cela, une analyse des dimensions
(Figure III. 7) de la clavetteselonla normefrançaiseNF E 22-175 l27l a été
transversales
réalisée.Dansla figure (III. 6), on distinguequatrezones:

- ZoneI : 6<d<51,lesvaleursde b/d,tldetrld nesontpitsconstantes.


- Tnne ll: sont: bld = 7125,
51<d<110, les dimensionstransversales
tJd=l0l9l et rld = 2177.
- sont: b/d = 114,
Zone III:. 111S d<200, les dimensionstransversales
tld=lll2 et rld,= 1165.
- sont: b/d = lll49,
Tnne IV: 201<d<500,les dimensionstransversales
t/d=4157
etrld=llll5.

I il| Il IV

310
i\ b/r!

*\ 114 .*-P
d
kt
d iId
3t20
{\
\\
1t10 "/
\ f/u
un X

0 50 100 150 N 2æ 300 350 /m0 450 5O0


Diamèred (mm)

Figure m. 6 : Dimensionstransversalesde la rainure, selonla norme française


NF E 22-175.

86
Figure m-7 : Définitions géométriquesselonla norme françaisepour un arbre claveté.

Itr.3.1 Rainure à bout rond

m.3.1.1Flexion
En utilisantlesparamètresgéométriques donnéspar Peterson[l], plusieurscalculsont
étéréalisés.[æ facteurde concentration
decontrainteestcalculépar la relation:

,. -6**
tt. -- (m. 1)
o,

o^axestla contrainte normale maximale.

08 est la contrainte globale calculéspar la relation :

M.32
or=E (m.2)

M estlemomentdeflexion(N.mm).
d diamètre
deI'arbre(FiguretrI. 8)

Iæs résultatsde calcul du facteurde concentration


de contrainte(FigureIII. l0), et les
positionsdespointsdescontraintesmaximalesA, B (FigureIII. 8 et trI. 9) obtenues,sonren
bonnecorrélationaveccellesdonnéspar petersontll.(b/d = I/4, t/d = I/g\.

Pour les éprouvettesutiliséesdansles essais,où les dimensionssont donnéesdansla


Figuretr. 11,les valeursdu facteurdeconcentration
de contraintesont: fta = 1.9et hn = 2.2g.

87
[æs valeursdu facteurconcentrationde contrainte,pour les dimensionstransversales
donnéespar la normefrançaise,ont étécalculéesdanslesquatrezones(TableauxIII. 1 et III.
2).


A

"(
)"

-F
Figure In. E : Localisationdespoints où lescontraintessont maximalesen llexion :

Casdesarbres avecdesrainures à bout rond.

.5AE+O!

.!uro!

.otE+o!

.76E+O!

,{9ErO!

.ZZETO!

.l6trr02

.7!8r02

.o1lro2

,281+ 02

.aaaroz

.l?l+02

.90E+ O2

.628i OZ

,2!Er0!

.5tl+o!

.TAlrOJ

-o5r+or

.!lEiO!

.60E+O3

,ttE+O!

.1lEr O!

D = 9 , t = 1 . 8 ,b = 3 , e t r = 0 . 1

Figure m. 9 : Résultatsde calcul d'un arbre claveté,dans le casd'un chargementde


flexion pour une rainure à bout rond.

88
(4 a j et r) présentées
transversales dansla figure ltr. 6.
"Les valeursmiximales et minimalescorrespondent respectivement aux valeursminimaleset maxinales du
rayon de raccordementr.

Tableau Itr. I : Valeurs calculéesdesfacteursde concentrationde contrainte :


Application à la norrnefrançaisede la zoneI en flexion pour une
rainure à bout rond

5l à110

lll à200

'Dimensiots (d, a j et r) présentées


dansla figureltr. 6.
transversales
'* respectivementaux valeursmininales et maximalesdu
Les valeursmædmaleset minimalescorrespondent
rayon de raccordementr.

Tableau m.2: Valeurs calculéesdesfacteursde concentrationde contrainte :


Application à la nonne françaisedeszones[, I et IV en flexion pour
une rainure à bout rond

89
g
()
àv

tr
O
o 2.5
E
trl
cl
rrZ
É
()
a

8 1.s
o)
E

(l) .r
a
ag
IIr

rld

Figure m. 10 : Comparalsonde l'évolution de ft,en fonction de la rayon de


raccordementselonPeretson[1] et par le calcul (b-4/4 et t=d/E).

L'influence du rayon de raccordementdonnéepar Peterson[1] (Figure III. l0), est


limitée au point maximalsituésur le rayonde raccordement
B. La profondeurt et la largeurb
ont desrôlesimportantssur la positionde la contraintemaximaleentrelespoints A et B. Læs
influencesdescesdeuxparamètres
sontprésentées
danslesfiguresIII. 11 etlll. 12

On constatesur la figure III. 10 que la contraintemaximaleau point A ne dépendpas


du rayon de raccordementr, résultatlogique dans la mesureoù ce point se trouve à une
certainedistancet (non négligeable)de ce rayon.L'augmentationde la profondeurt accroftla
contrainteà ce point. L'équation(III. 3) présentel'évolutionde la concentrationde contrainte
en fonctionde la profondeur:

90
k^., = *{;) . o{})., , Pour b/d = ll3 (m. 3)

de contrainteau point de
L'influence de la largeurb sur la valeurde la concentration
contraintemaximaleA est particulièreavecun point minimal situéà b/d= 1/3 pour tld = ll5.
L'équation (III. 4) présentel'évolution de la concentrationde contrainteen fonction de la
largueur:

k^,, -'\*Ï.,
="{#) PourUd = u5 (m. 4)

de contrainteaupoint A dépenddoncde b/d et de t/d :


[.e facteurdeconcentration

k,n.r=
r(tr,+) (m.s)

Pour calculer ce facteur de concentrationde contrainte,on propose l'@uation


empiriquesuivante:

k^.r'k^.,
krn,t^= (rtr.6)

Les équationsIII.3 et ltr.4 sont calculéespour les valeurs116= ll5 et b/d = Il3, et
donnentunevaleurde ka.t= kul = 1-9'On peutdoncécrire:

kt a,t (m.7)

LætableauGn. 3) présentesimultanément lesrésultatsobtenuspar l'équation(III.7) et


les résultatsobtenuspar calculsaux élémentsfinis. La valeurdonnéepar Peterson(b/d=l/4 et
t/d=1/8)estfta= 1.6,et I'applicationde l'équation(III.7) donnehm = 1.69.

91
La comparaisonentreles résultatsobtenuspar I'applicationde l'équation(III.7) et les
résultats donné par Petersonou par calcul d'élémentsfinis, montre que la différence
maximaleentrelesrésultatsest inférieureù 6Vo.

6à 1.9 1.9 o%
a
t.2
8 1.8 7.76 2%
9à 1.9 1.9 o%
3 1.8
10 1.8 1.84 2%
1l à r.95 1.99 z'rc
4 2.5
12 | ('l r.92 loit

13à ?..1 2.03 -'|.8,


) 3
l7 1.tt r.83 z"Ê

t8à 1.9 1.89 t%.


6 3.5
22 l.:75 1.78 ?.8,
23à l.tt 1.86 37o
8 4
30 1.72 Pi.'
31à - t .ù l.8l 0?c
l0 5
38 t.(i-5 L.7l 49',0
39à 165 I.7l 4ùi.
L2 5
44 t. ! t.67 L"e

45à l.?5 1.7 ;)-ri)


l4 5.5
50 r.65 1.66 0%

51 16 6 t.67 r.69 L%

ll0 28 lo l.53 1.6 5%

lll 32 u 1.56 r.63 4%

200 45 15 l.5l 1.56 3%

230 50 l7 1.53 1.55 2%

500 100 3l 1.59 1.52 4%

Dimensims transversales
(d, a j et r) présentees
dansla figure Itr. 6.

Tableau m. 3 : Comparaisonentre les valeursdu facteur de concentrationde contrainte


obtenuespar calcul et selonl'équation (m.7). Casde flexion pour une rainure à
bout rond.

92
)4
-P 2.s
€lié
ot
0)
d

E'r.s
0.)
o
d.

o
O1
I
c)
H
o)
R 0 .5
-h
15"

0.1 0.2 0.3 0.4 0.5


tld

Figure III. 11 : Influencede la profondeurt sur le facteurde concentrationde contrainte


dansle cas r/d = ll90 et b/d = ll3. Casde la flexionpour une rainure à bout rond.

g
(l)
E 2 .5
|<

82
o

'€ 1.5 €
lr A

c)
o
É1
o
()
C)

E
(D
0 .5
o

0
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6
bld
Figure lll.12: Influencede la largeur b sur le facteurde concentrationde contrainte
dansle casr/d : ll90 et Ud = ll5. Casde la flexionpour unerainure à bout rond.

93
On constateque la contraintemaximaleau point B diminueavecI'augmentationde la
profondeur.La valeurdu facteurde concentration
de contrainteen fonctionde la profondeur
pour r/d = 1190et b/d = l/3 peutêtreexpriméepar l'équation(III.g) :

(
t\2 /r \
kar=4.9i;: | -1.821: l+2.92 pour r/d=ttil)etb/d = U3 (m. S)
\d) \d)

L'influence de la largeurb sur la contraintemaximaleau point B se traduit par une


relationquasilinéaire'La relationentrele facteurde concentration
de contrainteet la largeur
pour r/d = Il90 et Ud = 1/5estde la forme:

=r(I1,l*
ka.z Pour r/d=ll90 ettld = US (m. 9)

Petersona présentéI'influencedu rayon de raccordement


pour le cas b/d=4 et t/d=g
(FigureIII' 10).Cesvaleursne colrespondant pasà nosconditions.La figure III. 13 présente
I'influence de rld pour le cas b/d = 113et tld = ll5. Dansce diagramme,on peut décrire
l'évolution de concentrationde contrainteen fonction du rayon de raccordementpar
l'équation(III. 10) :

PourUd = 1/5et bld=tl3 (m. t0)

I-e facteurde concentration


de contrainteau point B dépenddoncde btd,tJdet rld :

=,(*,r,;)
k,n.n (Itr. 11)

Nous proposonsune solutionempiriquepour calculerle facteurfrrna.Elle se basesur


l'équationIII.6 :

94
(rrr.12)

J
o 2.5

È{
.-l

O.
o.
0)

Ë 1.5
€tr €
A
q)
()
o
q) r'a(
li
\
o
Ë 0.5
lr.

0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06


ild,
FigureIII. 13 : Influencede rayon de raccordementr sur le facteurde concentrationde
contraintedansle casb/d : ll3 ettld= ll5. Casde la flexionpour une rainure à
bout rond.

L'applicationdeséquationIII.8, Itr.9 ET III.l0, pourUd : ll5, b/d: I/3 etrld,: l/90


donnektn,t: ktB,2
: ktB,3
: 2.29.Donc on peutécrire:

k, o o =ko''-'kn'':!o't
.-tR,B (lu. 13)
(Z.zgy

Le tableau(II.4) présenteles résultatsobtenuspar l'équation(III.13) et les résultats


obtenuspar lescalculsaux élémentsfinis. On constatequel'écartestinférieureà I0%.
Pour les valeursdonnéespar Peterson(b/d : ll4 et tld: 1/8), la figure (III. 14)
présente
la comparaison
entrelesrésultatsobtenuspar Peterson
et l'équation(trI.13).L'écart
constatéeestd,el2%o.

95
iiill"ir;l.ij 6à 1.8 2.r2 1.69 7% 2.1 0%
2 t.2 0.08 0.16
8 2 2.5 r.86 7% 2.4 3%
9à 1.98 2.38 1.91 4% 2.5 5%
3 1.8 0.08 0.16
10 2.03 2.45 2 t% 2.6 7%
11à 2.08 3.S 1.99 5% 2.6 69-'
$$ t2
4 2.5 0.08 0.16
2.? 2.9 2.W 5q, 2.8 4ùio
13à t.9 2.U r.82 4'lo 2.1 itt
) 3 0.16 0.25
t7 2.22 2.(rl 2.07 7.4o 2.5 69<,
18à 2.t5 2.33 2.r2 2% 2.5 8%
6 3.5 0.16 0.?5
22 2.41 2.nô 2.31 41To 2.8 :|V,
23à 2.ii
'-a.a? (:ch
2.45 3 l-rD
8 4 0.16 0.25
30 2.8 .'r.3J 2.72 .1&t 3.3 1t'ïo
3là a,l
2. 2.29 StIo 2.8 49,
l0 ) 0.25 0.4
38 3.55 -1.i -1 2.46 4ch 3 ,tr70
39à 2.91 3.42 2.6 \ck 3.2 9%
t2 ) 0.25 0.4
44 ?.6 .-1.-'t 2.71 4% 3.3 6Q,
45à ?.'!r :i.42 2.8 3clo 3.4 tJç/o
t4 ).1 o.25 0.4
50 2.66 3.2 2.89 8% 3.5 9%

5l l6 6 0.4 0.6 2.4 2.7 2.5r 4% 3 9%

lt0 28 l0 0.7 2.55 2.85 2.74 7% 3.2 lo%


IiiIiTffi
.ffiiirtr
ïHÈi*t: t 1 l 32 ll 0.7 I 2.6 2.9 2.81 7% 3.3 llVo

200 45 l5 t.2 1.6 2.7 2.95 2.86 6% 3.2 9%

230 50 t7 a 2.5 2.45 2.66 2.5 2% 2.7 3%

500 100 3l 3 3.5 2.8 J 2.99 6% 3.2 6Vo


iiit
transversales(d, 4 j et r) présentées
dansla figureItr. 6.
'-Iæs
valeursmaximaleset minimalescorrespondentrespectivementaux valeursminimales et nuDdmalesdu
rayon de raccordementr.

Tableau II. 4 : Comparaisonentre lesvaleursdu facteur de concentrationde contrainte


obtenuespar calculet selonl'équation(m.13). Casde la flexion pour une
rainure à bout rond.

96
\
3.5
Peterson
\
rz3
() \\
Èa
É
(
\
E 2.5
I
O
C)
E

.92 \i

L{ ,/
J^
i-\"".-, -\-^- l-
Èl
çi
/ i
q.)
I
Ill.i:i
Iiiquniion l*-***.%*
E
()
1.s
0)

a
g1
a
ct
TL

0.5

0
0.01 0.02 o.o3 0.04 0.05
ild

Figure m. 14 : Cornparaisonde l'évolution de /<ren fonction du rayon de raccordement


selonPetersonet par I'application de l'équation Itr.13 (b=ù4 et t=d/E).

97
m3.I.2 Torsion

La figure III. 15 présentela comparaison


entre les résultatsde calcul et ceux donnés
par Peterson[1] pour des dimensionstransversales
: b=dl4 et t=d/8. La concentrationde
contrainteest définie de deux manières:
o Par I'intermédiairedu cisaillementmaximal:

(rrr.14)

hnxest la contraintede cisaillementmaximale.


zsestliacontraintede cisaillementglobalecalculéepar la relation:

T.16
tt = (m' 15)
,rdt

Test le momentdetorsion(N.mm).
d diamètrede I'arbre.

o Par I'intermédiairede la contraintede tractiontangentiellemaximale:

,- - o oorro, (rn. 16)


Âa --
T,

oee^axest la contraintetangentiellemaximale.

[æs valeurs du facteur de concentrationde contraintecalculéessont légèrement


inférieures à celles donnéespar Peterson,dans le cas d'un cisaillementmaximal. Cette
différence est plus importante dans le cas de I'utilisation de la contrainte de traction
tangentiellemaximale.

Iæs positionsdespointsdecontraintesmaximalesA et B (FigureIII. 16et Itr. 17) sont


en bonnecorrélationaveccellesdonnéespar Peterson[1].

Pour le cas deséprouvettesutiliséesdont les dimensionssont donnéesdansla figure


lI.20,les valeursdu facteurde concentration
de contraintesonti k64= L.9, kttt=3.8 ct ktn-
ksn=3.25.

98
4.5

4 krn, krrBPeterson Peter:son

35

2.5

1.5

1
kr,* Câlcrilé
05

0
0.01 0.03 0.06

Figure III. 15 : Comparaisonde l'évolutionde kren fonctiondu rayon de raccordement


selonPeterson[1] et le calcul(b=dl4 et Fù8).

FigureIII. 16 : Localisationdespointsoù lescontraintessontmaximalesen torsion :

Casdesarbresavecdesrainuresà bout rond.

99
z.llEt0z

1.858+OZ

1.59I+02

I . !ZE+ 0Z

I.O6E+02
-ao.
-5!.

-27.

.59

26.

s2.
78.

l.o5E+02

I. . llE+ 02

r .5?E+0z

r .8tE+ 02

2 . 1 0 E +O Z

2.!61+02

z . 63t+ 02

z.89Er0Z

! . l5E+ Oz

! . {ZI+ 02

Figure m. 17 : Résultatsde calcul d'un arbre claveté,dans le casd'un ctrargementde


torsion, pour une rainure à bout rond.

L'influencedu rayonde raccordement estprésentéepar Peterson[1] ( FigureIII. 15),


elle est limitée au point maximalsituésur le rayon de raccordementB. La profondeurt et la
largeurb ont desrôlesimportantssur la positionde la contraintemaximaleentreles pointsA,
B. Les influencesdescesdeuxparamètres sontprésentées dansles ltguresIII. 18et Itr. 19.

On constatesur cesdiagrammes que la contraintemaximaleau point A ne dépendni


du rayon de raccordementr ni de la largeurb dans la zoneétudiée.L'augmentationde la
profondeurt accroftla contrainteen ce point.L'équation(III. 17)présentecetteévolution:

k*,, =$s{tl' +r +arr[;).14084 Pourb/d = 1/3 (m. 17)

100
Le facteur de concentration de contrainte au point A depend donc de Vd :

krr^,o=
r(t) (rrr.18)

le facteur de concenhation de contrainte au point A pow le cas d'une rainure à bout


rond, est donnépar :

kot = ku^,,= -t.t*(*) + r .60s4(Lo)*r.oot, (rrr.le)

Le tableau (III. 7) présenteles résultatsobtenuspar l'équation (III.19) et les résultats


obtenuspar les calculs aux élémentsfinis. La valeur donnéepar Petersonpour : tld:ll8 et ku,t
= 1.7. L'équation (III.l9) donnekrcn,E: 1.66.On constatedonc que l'équation (m.19) dorure

de bons résultatsavec un écartinférieur à 8%.

Pour la contrainte maximale au point B, cette contrainte augmente avec


I'accroissement de la profondeur. La valeur du facteur de concentration de contrainte en
fonction de la profondeur pour rld: ll90 et b/d : 1/3 peut êhe expriméepar l'équation :

=zs.osz(l\ +n.tss({)+r.zrrz Pourr/d:1/e0


kon., etb/d: 1/3(III.20)
\d) \d)

L'influencede la largeursur la contraintemaximaleau point B estprésentéedansla


figure (III. 19).La relationentrele facteurde concentration
de contrainteet la largeurpourr/d
: ll90 ett/d: l/5 estde la forme:

/r\2 /r-\
4 | * g.2fi41ll+t.l++ Pour r/d=1/90
kut.,=-11.108[ et tld= ll5 (III. 21)
\d) \d)

101
Petersona présentéI'influencedu rayon de raccordement, pour le casb/d4 et t/d:S
(Figure III. 15), valeursne correspondant
pas à nos conditions.La figure (III. 2l) présente
I'in{luence r/d pour le cas de b/d : ll3 et tld : ll5. Dans ce diagramme,l'évolution de
concenhationde contrainteen fonction du rayon de raccordementest déduitede l'équation
$n.22) :

kun.t= -0.004 Pour Ud = 1/5 et bld=ll3 0J.[.22)

Le facteurde concentration
de contrainteaupoint B dépenddoncdeb/d,tldet r/d :

=r(i,+,;)
ko*., (rrr.23)

On propose une solution empirique pour calculer ce facteur k1spp,arr se basant sur
l'équationIII.I2:

kt B,t'kns,z'kun,z
ku*," = (rrr.24)
*",u,,0,,,a)r kss,z(t
rd.r/d)+ o.r,uu,
0,,,orL)'
(@

Les équations pourVd : Il5,bld: l/3 et rld,: 1190,


III.20,m.2l ET III.22,calculées
conduisentà desrésultatsintégrésdansl'équationQn.24) :

k .k .k
- u, ,, u, ,, u",,
nt'R,B-re4;;-
t,
0rr.2s)

Le tableau(III. 8) présenteles résultatsobtenuspar I'applicationde l'équation(III.25)


:t lesrésultatsobtenuspar lescalculsaux élémentsfinis. L'erreur estinférieureà l0%.

Pour les valeursdonnéespar Peterson(b/d : ll4 et t/d: 1/8), la figure (III. 21)
présentela comparaisonentreles résultatsobtenuspar Petersonet l'applicationde l'équation
(IlI.25),1'écartmærimaleestde 8%.

102
i:l
d'
mln

6à 1.9 2.65 2.9


2 d- t.2 0.08 0.16
8 t8 1,1
3.2
9à 1.9 3.06 3.6
J d- 1.8 0.08 0 .l 6
l0 1.8 3.1 3.7
l1à 2.01 J--1!
Àa

4 d-2.5 0.08 0 .l 6
12 ) 5.4 +. !-1

1 3à 2.16 3.28 3.62


5 d-3 0.16 0.2s
t7 1.85 3.t5 1.55

o) t 8à 1.9 3.2 3.(r5


6 d-3.5 0.16 0.2s
22 t.8 3 .I I 3.66
N
23à 1.8 3.5 4.02
8 d-4 0 .l 6 0.25
30 t.7 - 1 .L 3.82
31à 1.-75 3.12 3.'72
l0 d-5 0.25 0.4
38 T7 3.18 3.6
39à t.i 3.22 3.67
l2 d-5 0.2s 0.4
44 r.65 3.12 3 . iI
45à 1.6 1-Z _j.83
14 d-5.5 0.25 0.4
50 1.6 3.3-l 3.92
Dimensions transversales(d, a, j et r) présentéesdans la figure IIL 6.
" Les valeurs maximales et minimales correspondentrespectivementaux valeurs minimales et maximales du

rayon de raccordementr.

Tableau III. 5 : Valeurs des facteurs de concentration de contrainte :


Applications à la norme françaisedans Ia zoneI en torsion pour
une rainure à bout rond

ZoneII 5làll0 1.610.05 2.8i0.05 3.2t0.2

Zonelll 1 1 1à 2 0 0 I .65i0.1 2.71!0.2 3.1i0.2

ZoneIV 2 0 1à 5 0 0 1.45r0.03 2.4l:0.07 2.5510.07


Dimensions transversales(d, a, j et r) présentéesdans la figure III. 6.
" Les valeurs maximales et minimales correspondentrespectivementaux valeurs minimales et maximales du

rayon de raccordementr..

Tableau III. 6 : Valeurs des facteursdes concentrationspour la norme française:


Application à la norme françaisedans les zonesII, IU et IV en torsion pour
une rainure à bout rond

103
J4
o)a
È9

+.1

o
C)

€ z.s
P

Li

(L)t
o

o
o

Ê
B 1.5
o
t\

0.1 0.'t2 0.14 0.16 0.18 0.2 0.22 0.24 0.26 0.28 0.3
tld

FigureIII. 18 : Influence de Ia profondeur t sur le facteur de concentrationde contrainte


dansle casde rld: ll90 et b/d : ll3, Casde la torsionpour une rainure à bout rond.

Je
o
ç
(!
lr
vJ
C)
xA
:ïë :P b

lf
o)
Ë 2.5 -À
o
li
+a

o)
C)
É
o
(|)
tr
c) 1.5
()

0.2 0.25 0.3 0.4 0.45 0.5


b?Éu
FigureIII. 19 : Influence de la largeur b sur Ie facteur de concentration de contrainte dans
le cas de r/d : ll90 et tld = ll5. Cas de la torsion pour une rainure à bout rond.

104
6à t.9 1.88 lYo
2 t.2
8 1.8 r.73 4%
9à 1.9 1.88 l%
3 1.8
l0 t.8 1.82 t%
l1à 2.01 t.97 2%
4 2.5
12 2 l.9t 5o/o

13à 2.16 1.98 8%


) 3
t7 1.85 l.8l 2%

c.) 18à 1.9 1.86 2%


a4 6 3.5
22 t.8 t.75 3%
N
23 èL 1.8 1.8 0%
8 4
30 1.7 r.68 lYo

3l à t.75 t.76 l%
l0 )
38 t.7 1.68 loi'o

39à 1.7 t.67 2%


t2 )
44 1.65 1.63 ty'o
45à 1.6 1.65 3%
t4 5.5
50 1.6 1.62 2%

5l l6 6 L65 1.64 0%
q)

N ll0 28 l0 1.6 L58 loÂ

lll 32 ll l.l t.6 6%


()
é
N 200 45 l5 1.6 1.54 3%

230 50 t7 1.4',1 1.54 sYr


o
t1.

500 100 3l 1.42 t.52 60/o


N
'Dimensions
tansversales(d, a,j et r) présentées
dansla figureItr. 6.

Tableaulll.7 : Comparaisonentrelesvaleursdu facteurde concentrationde contrainte


obtenuespar calculet selonl'équation(III.19). Casde la torsion pour une
rainure à bout rond.

105
J1
E 3.4
E
ct
li

o
o
6)
€3

o
Ë 2.8
tr

a)
o 2.6
;rp_ËJ_r
o
!)
|r
=
2.4
li
g 2.2
a
trr
2
0.005 0.025 0.03 0.05
rld

Figure III. 20 : Influencedu rayon de raccordementr sur le facteurde concentrationde


contraintedansle casde b/d = ll3 etild: ll5. Cas de la torsionpour une
rainure à bout rond.

4,5

re
(l)
4

GI
L
3,5
e

() 3
(|)
.d
2,5
o
P
Ctl
tr 2
o
()
1,5
c)
o) a

tr
=
o)
q 0,5

0
0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 o,o7
r/d

Figure lll.2l : Comparaison de l'évolution de Ëren fonction du rayon de raccordement


selon Peterson et selon l'équation III.25 (b:d/4 et Fd/8).

106
6à 2.65 2.9 2.82 3% 3 .l 6 8%
2 1.2 0.08 0.16
8 nÀ
3.2 2.58 5% 2.91 7%
9à 3.06 J.JJ 2.9s 4% 3.55 6%
J 1.8 0.08 0 .l 6
l0 3.1 ). I 2.93 7% 3.3 5olo

11à 3.32 ta 5.2 4oio 3.59 8%


4 2.5 0.08 0 .l 6 '7ot'o
t2 J.4 ^1L
3 .l 8 3.54 8%
13à 3.28 3.62 3.07 9% 3.32 89'ô
J J 0 . r 6 0.25
l7 J. t-1 3.55 2.95 7% 3.l9 7%

o l8à 3.2 365 3.12 3% 3.38 3%


.l 6 3 . 5 0 . r 6 0.25
22 l.l I _r.66 2.96 3% 3.18 6%
N
23à 3.5 4.02 3.22 7% 3.M 6%
8 + 0.16 0.25
30 ).L 3.82 2.97 2% 3.06 1%
3là 3.32 3.72 3.03 9% 3.28 7%
l0 5 0.2s 0.4
38 3 . r8 3.6 2.84 t0% 3.03 7%
39à 3.22 -1.67 2.95 6% 3.14 4%
t2 5 0.25 0.4
44 3.t2 3.71 2.82 60/o 2.96 8%
45à 3.2 3.83 2.99 ) o./^ 3.12 4%
t4 5.5 0.25 0.4
50 i.33 -3.92 2.87 9% 2.93 9%

5l l6 6 0.4 0.6
-.1.09 _1.46
2.83
89ô
3.02 7%
c.)

N lr0 28 l0 0.7 I 2.6 2.72


2.E1 3.r5 3% 3%

lll 32 ll 0.7 I 2.77 2.89


2.97 3.36 3% 3%
o

N 200 45 l5 t.2 1.6 2.42 2.49


2.7 299 4% 5%

230 50 t7 2 2.5 2.5 2.66 2.32 8% 2.48 7%


(.)
é
500 100 3l J 3.5 2.52 2.6 2.47 2% 2.61 0%
N
hansversales(d, a, j et r) présentéesdans la figure III.6.
" Les valeurs maximales et minimales correspondentrespectivementaux valeurs minimales et maximales du

rayon raccordementr.

Tableau III. 8 : Comparaison entre les valeurs du facteur de concentration de contrainte


obtenuespar le calcul et selon l'équation (III.25). Cas de la torsion pour une
rainure à bout rond.

r07
III.3.2 Rainure à bout droit

IIL3.2.| En flexion

Le calcul par éléments finis montre deux points de contraintes maximales. Les
positions des points des contraintesmaximales A, B sont présentéesdans les figures III.22 et

III. 23. Les positions de ces points sont sensibles au rayon de fraisage. La figure III. 24
montre le changementde ces positions en fonction de I'augmentation du rayon de fraisageR.
Ce changementde position a rendu difficile les lecturesde la contrainte maximale.

-{9,

-43.
-3A,

-33.

-z't.
-22.

-17.

-6,Z

-o,E9

{.{

20,
26.

31.

36.
{2.

6r.

GrandR PetitR

Figure IlI.22: Arbre clavetédans le cas d'un chargementde flexion pour une
rainure à bout droit.

Pour les éprouvettesutilisées, dont les dimensions sont donnéespar la Figure II. 12,
les valeurs du facteur de concentrationde contrainte élastiquecalculéespar les équationsIII.1
et IIl.2, pour un rayon de fraisage R= 5 mm, sont : k11: 2 et ks : 2.14. pour un rayon de
fraisageR:7.5mm, k11: 1.84et fr6: 1.88.

108
A
d
AB
A

B
d
"(
)"

Figure lll.23 : Localisation des points, où les contraintes sont maximales en flexion :

Cas des arbres avec des rainures à bout droit.

'( d B

A
--\__

'( dl B

Figure lll.24 : Changementde positiondescontraintesmaximalesen flexion :

Casdesarbresavecdesrainuresà bout droit.

r09
Le diagramme III. 25 montre I'influence du rayon de fraisage R sur les valeurs de
concentration de contrainte aux points A, B. L'équation (III. 26) présenteL'évolution de ce
facteurau point A :

=-o {o'ooo1)' I o'' )


kon., Pour r/d=1/90,b/d : ll3 ettld=llS (III. 26)
I v;).1%f*

Pourle point B, l'équation(III.27) présentecetteévolution:

r^
l o ( t^^),
7 | |r^.\
or r
koa,,= -O.tlf * O] Pour r/d=rlgû,blù=ll3 ettld:lll (ll.l. 27)
| fi l+t.+
l^/a) l'/a)

3.5

A
3
JE d
O AB
d

2.5
Lr
+i

() rrl I
B
() 2 -l \ )"
J-

1.5
€|<ê
o)
o
a-l 1
o
o
lr 0.5
(l)
o
0
11.522.53
R/d
Figure III. 25 : Influencedu rayon de fraiseR sur le facteur de concentrationde
:ontraintedansle casde rld,= 1190, b/d = ll3 ettld= ll5. Casde la flexionpour
une rainure à bout droit.

110
r est limitée au point B. Cette influenceest
L'influence du rayon de raccordement
présentéedans le diagrammeIIl. 26. Dans ce diagramme,on peut déduire l'équation
présentant de contrainteen fonctiondu rayonderaccordement
l'évolutionde concentration :

ko".,=-o.ooos[$l'- o.r[9]*,.n pourR/d= r0t2s;tod=us, 2s)


etbtd:rt3(Ill.
l7a) l7a)

L'augmentation de la profondeur t accroît les contraintesaux points A et B (figure III.


27).L'équation (III. 29) exprime cette augmentationau point A :

i8( .zu s(i)' -*O+371


kon,,=-3e3 Pour R/d = 10125,r/d:1/90 et
i)'
bld:ll3 (III. 29)

Au point B cette équationdevient :

ko,,,= -ttt.tr(l')' . too.o( -tr.rro(l-o)+3.637PourR/d= r0t25,r/d:1/e0


et
,)'
bld:ll3 (III.30)

Le diagramme III. 28 présente I'influence de la largeur b sur les valeurs des facteurs
de concentrationde contrainte aux points A et B. Pour le point A, cette évolution peut être
déduite par l'équation suivante:

=tr.r*(+)' -u ,(l) +zo.saz(*)0.30e pourR/d=r0t2s,r/d=r/e0


kon,, er

tld:ll5 (III.31)

par l'équation:
L'évolution de ce facteuraupoint B, peutêtreprésentée

=srr.s(l)' -6s06t(*) +u.ta(*)'


ko",o pourR/d=t0t2s,
-rt.ttr(*) +6.3e26

r Id:1190et Ad:l 15OII. 32)

111
3.1

2.9
j1- A
()
d I
.= 2.7 L
AB

8 2.s
o) B
d
r-l
6 2.3
P

€l<
b 2.1
o
.l

3 1.e
Lj

a 1.7
o
fr

1.5
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035
r/d

Figure IlI.26: fnfluence du rayon de raccordement r sur le facteur de concentration de


contrainte dans le cas de R/d:10/25rbld: ll3 ettld: ll5. Cas de la flexion pour
une rainure à bout droit.

2.8
g A
o) 2.6
d
AB
d

() A
()
B
f4. d
"(
H

ti 1.8
([,
()
1.6
o
o
q)
1.4
li

o 1.2
a
rr.
1
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
tld
Figure III.27 : Influence de la profondeur t sur le facteur de concentration de contrainte
dans le cas de R/d:10/25rrld=1190 et b/d = 1/3.Cas de Ia flexion pour une rainure
à bout droit.

TT2
2.4
J B-/
E 2.2
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o-
a
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A
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li ( d
1.2 )"
E
o
/
c!
lri
I

0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6


btd
Figure III. 28 : Influencede Ia largeurb sur le facteurde concentrationde contrainte
dansle casde R/d:10/25, rld = ll90 et tld,: ll5. Casde la flexionpour une
rainure à bout droit.

de contrainteaupoint A dependdoncde R/d, b/d ett/d:


Le facteurde concentration

k,o,n=
r(:,i,+) (rrr.33)

Et aupoint B, il dépendde :

=r(:r*rrr;)
k,o,, (rrr.34)

On proposeune solution empiriquepour calculer ces facteurs,en se basant sur


l'équationIII.6 :

n3
(rrr.3s)

kn,r'kn,r'k,",r'ko.o
kro," = (rrr.30
* ko,r1^,o,,,o,ura1+
ktn,ynrd,rtd,btd)
* ko,o(*,0,,,r,,,r',L)t
(@,r,rr,,o,,,o,tra)

trI.26jusqu'ànI32, en donnantlesvaleursR"/d: l0l25,tld: lll,bld,=


Deséquations
Il3 etr/d,: l/90 respectivement,
on obtient:

(rrr.37)

kBJ.kB,2.kB,r.k,",o
k,r," = (rrr.38)
(z.t)'

La comparaisondes résultatsobtenuspar les équationsm37 et III.38 et les calculs


aux élémentsfinis, montreque l'écartestinferieurà8%.

11,4
m3.2.2 En torsion

Le calcul par élémentsfinis montre deux points de contraintesmorimales. Les


positionsdespointsdescontraintes
maximalesA, B sontprésentées
dansles figurestrL 29 et
ilI.31.

Les positionsde ces points sont sensiblesau rayon de fraisage.La figure III. 3l
de cespositionsen fonctionde I'augmentation
montrele changement du rayon de fraisage.Ce
de positionde point A et de I'angle où setrouvece point rendretrès difficile les
changement
lecturesde la contraintemaximale.

Par contre, le changementdu rayon de fraisagen'influence pas les valeurs des


contraintesmaximales.Plusieurscalculsavecdiversetypeset densitéde maillage,et plusieurs
manièresd'applicationsde chargeont étéréalisésafin devérifier cesrésultats.

2.0llr02

,t58+o2
1,.16!+02

l.l8r+02

-90 ,

-6?.

-rt .
-6.0

22,

50,

76.

1.06r+02

I.l5E+02

L6!Er0Z

r .9lEr 02

2 .191+02

2 .t7rr0z

Ë 2 .?str02
! .ollroz

t.r1.lr02

! .53tr 02

!.t7E+02

Figure lll.29: Arbre clavetédansle casd'un chargementde torsionpour une rainure


à bout droit.

ll5
Ïiigure III.30 : Localisation des points où les contraintes sont maximales en torsion :

Cas des arbres avec des rainures à bout droit.

Pour les éprouvettesutilisées, dont les dimensions sont donnéesdans la figure lI.2l,
les valeurs du facteur de concentration de contrainte élastique calculées par les équations
III.14 et III.l5 sontk1r,1:3.5et kg.s:3.25.

L'augmentation du rayon de raccordementdiminue la contrainte aux points A et B


(figure lII.32). L'équation (III. 39) présentecette évolution au point A :

kun,, + O.rS{$)+t.l++S PourR/d=r4l45,tJd:US,et


b/d=t/3(rrr.39)
\r/d)

Pourle point B, cetteévolutiondevient:

+ 0.135

Pour Rld=14145,tld=115,et b/d:1/3 (III.40)

116
PourR/d:l /5 ettld:ll!

Pour R/d:l ett/d:llS

v_
t\
150

PourR/d:4 ettld:lll

F'igure III.31 : Changementde positiondescontraintesmaximalesen torsion :

Casdesarbres avecdesrainures à bout droit.

tt7
L'influence de la profondeur sur les contraintesmaximales est présentéedans la figure
III. 33. Les valeurs des facteurs de concentrationde contrainte en fonction de la profondeur
pour R/d:l 4145,rld: ll90 et b/d : 1/3 peuventêtreexpriméespar les équations:

kun,, -- *rtto.u(|)'-nrr r(r)' .zza.za(|)-s


s324

Pour R/d =14145, rldl:1190etbld = ll3 (III. 41)

ku",,= -ro.nt(*) +rc.2+s(+).


r.o7
82

PourR/d :14145,rld:1190 et b/d: 1/3 (lI.[.42)

8
VA
7 r---T- /H
s
0)
r-l

lr
F.
6 \A t{ t,
'*
E__*_x _
\
lt'.E./
F----------r---

O
(!)
5
d Bi
4
P

e
tr

(.)
()
é.
3
B
\ E/ J

o 2
()
l..i

I
0.) 1
o

0
0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
rld

FigureIII. 32 : Influence du rayon de raccordement r sur le facteur de concentration de


contrainte dans le cas de Rld:14145, b/d : ll3 et tld = ll5. Cas de la torsion pour
une rainure à bout droit.

il8
. Le diagrammeIII. 34 présenteI'influencede la largeursur les contraintemaximales.
Dans ce diagramme,on peut déduireles équationsprésentantles évolutionsdesfacteursde
de contrainteen fonctiondu rayonet de la largeur:
concentration

+sxao(*)' - t*n(i)
= -38066(*)
k,,.,,, *nz,t(*)' -run r(*) . 104sI

Pour R/d =14145


,rld=1190ettld= ll5 (III. 43)

Pour le point B, on a constatéque I'influence de la largeur est différente de celle de


bout rond présentéedans la figure III. 19. Cette difference peut être expliquée par I'influence
de la contrainte située à la fin de la tête de la rainure constatéepar le calcul. L'équation (III.
44) exprime cette évolution :

ku",,= -3.6s46(!i)+ o.rao(ur)*.6srrPour R/d=r4t45,rtd=rteletr/d: 1/5(rr. 44)

Les facteurs de concentrationde contrainte aux points A et B dépendentdonc de b/d,


t1det rld :

(rrr.4s)

(rrr.46)

On propose une solution empirique pour calculer ce facteur, en se basant sur


l'équationIII.|2:

kut,t'krr,t,z'ku,t,t
ko o,n - (rrr.47)
+ k*,r1u,o,,,tU)'
* kua,2(btd,rttt)
(*no,rr,,o.rttr)

119
5

4.5
^/
g4
0)
'$.s ,/ r-
+a

c)
8g r' ''B

A B
-7-/
(

A
e.5
fl
A\ --A_
Ez
()
Ê1.5
n. .

() tl t
o1 d T

+-r
ô.s 1
a ï
tr.{ 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35
t/d
Figure III.33 : fnfluence de la profondeur t sur le facteur de concentration de contrainte
dans le cas de Rld:14145, rld: ll90 et b/d : 1/3. Cas de la torsion pour une rainure
à bout droit.

3.8
b
f s.o
H
E 3.4
8
o)
z.z li.A
/ft- l
Ê
o
3 15"
AB
Â
E 2.8
o) A=
Ê 2.6 -rs'jkÉ
C)

€ 2.4
J n
\

lr

2.2 ! _.1 I B!
E
o
Êti 2
eI' J

0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5


btd
tr'igure III.34 : Influencede la largeur b sur le facteurde concentrationde contrainte
dansle casde Rld=l4l{Srrld= ll90 ettld:115. Casde la torsionpour une
rainure à bout droit.

r20
(r.48)

Les @uations,calculéespour t|d = ll5, b/d = Il3 et rld = 1190,conduisentà des


résultatsintégrésdansleséquationsm.47 et III.48 :

k _ _k^,r.k*.?!*,t
-
^rsD,â (m.49)
(Z.qgy

koal.kon,z.kon,t
,
k,al=W ([.50)

desrésultatsobtenuspar I'applicationdeséquationsm.49 et III.50 et


La comparaison
les calculsauxélémentsfinis, donneuneécartinférieureù l07o.

t2l
III.4 Calcul élasto-plastique

Le calcul élasto-plastiqueisotrope a étê réalisé par la méthode pas-à-pas.Le modèle


utilisé est celui de Von Mises à écrouissageisotrope (option par défaut). Le code de calcul
CASTEM 2000 abesoin des cordonnéesde plusieurs points de la loi de comportement.

Ce calcul permet d'avoir les distributions des contraintes autour de la rainure de


clavette. La figure (III. 35) présente les distributions de contraintes dans les plans des
contraintesmaximales. dansle cas d'un arbre clavetté à bout rond .

625.0

562.5

500.0
([
È
437.5
>l
b
375.0

312.5

250.0

Èigure III. 35 : Distribution de la contrainte o* dans le plan de la contrainte maximale,

pour un arbre clavetéà bout droit.

t22
est réaliséen utilisant la loi de comportementstatiqueou
Iæ calcul élsato-plastique
cyclique.Les diagrammes(III. 36 et III. 37) présententla distributionde contraintedansla
(Figuren.7).
directionde la contraintemaximale,pour le matériau42CD4trempé-revenu

cyclique ou statique met en


I-es résultatsmontrent que le calcul élasto-plastique
évidenceune relaxationdescontraintes.Parcontrele calculélastiqueest caractérisépar une
contraintemaximaleau point d'amorçage.

I-e calcul élastiquedonnedesvaleursplus élevéespour le facteurde concentrationde


contraintecomparées (I[. 36 etln.37).
à cellesobtenuspar le calculélasto-plastique

En plus le facteur de concentrationde contrainteélato-plastiqueest plus élevé en


statiquequ'en cyclique. Ceci s'explique par I'utilisation du matériau 42CD4 (Trempé-
Revenu),qui est un matériauqui s'adoucitpendantle cyclage.Ce phénomènea déjà été
(FigureII.7).
constatépar examende I'allure de la loi decomportement

*,> kst'>*f' (m. sl)

de contrainteélastique.
ft, le facteurdeconcentration
en statique.
de contrainteélasto-plastique
ftj' te facteurdeconcentration
en cyclique.
de contrainteélasto-plastique
*ro te facteurde concentration

Une analysedétailléeconcernantla distributiondecontrainteseraréaliséedansle chapitreIV.

r23
1600

1400

1200

1000
GI

800
>r
600
t
400

200

0
0 0.5 1 1.5 2
Distance(mm)
Figure m. 36 : Distribution de contrainte o,oobtenuepar la loi de comportement
statiqueet cyclique,dansle casdtun chargementen flexion.

900
800
700
6l
600
Ê
500
H 400
P
300
200
100
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5
Distance(mm)
Figure III. 37 : Distribution de contraintet, obtenuepar la loi de comportement
statiqueet cyclique,dans le casd'un chargementen torsion.

124
IIL5 Conclusion

I-e calcul élastiquea permis de déterminerles positionsdes points des contraintes


maximales.Ces positionsdépendentdu type de la rainuresde clavetteset du mode de
Pourla rainureà bout droit,cespointschangentde positionen fonctiondu rayon
chargement.
de fraisage.

Iæs paramètresgéométriquesont des influencesdifférentessur les valeurs de la


contrainte.I-es valeursdu facteurde concentrationde contraintepeuventêtre calculéesen
pourchaquetypederainureet de modede chargement.
utilisantleséquationsproposées

I-esrésultatsdescalculsélastiquespar élémentsfinis donnentdesrésultatspour le facteur


de concentrationprochesde ceux obtenuspar Peterson[]. Cependantles résultatsde
pourunerainureà bout droit, et
Petersonsontlimitésà I'influencedu rayonde raccordement,
de clavettedifférentsde la normefrançaise.Ce qui confère
géométriques
pour desparamètres
de I'intérêtà notreétude.

Iæ calculélasto-plastiquepermetd'avoir la distributionde contrainteautourde la rainure


en utilisantla loi decomportementcycliqueoù I'influencedeseffetsde relaxationplastiqueet
sur I'allurede l'évolutionde distributionde contrainte.
sontconstatés
d'endommagement

L'utilisation de la loi de comportementcycliqueen calcul seraun des élémentsde la


méthodede prédictionde la duréede vie en fatigue.

125
126
Iv MODELISATION DE LA DUREE DE VIE DES ARBRES PAR
L'APPROCHE VOLUMETRIQUE. APPLICATION AUX ARBRES
CLAVETES

fV.l Principe
La ruptureen fatiguedesarbresentaillés(ou clavetés)est gouvernéepar I'amplitude
de la contrainteeffective. Cette amplitudede contraintecorrespondà I'amplitude de la
contraintede ruptured'uneéprouvettelissepour le mêmenombredecyclesà rupture(Figure
IV. 1).

de cette amplitudede la contrainteeffective,par le calcul, permet


La connaissance
d'estimerla duréede vie d'uneéprouvetteentaillée(ou clavetés),en ramenantcetteamplitude
lisses(courbederéférence)pour le même
decontraintesur la courbedeWôhlerd'éprouvettes
(FigureIV.2).
modede chargement

[æs études montrent que I'amplitude de la contrainteeffective est inférieure à


l'amplitudede la contraintemaximale.De plus,le calculde cetteamplitudede contraintedoit
prendreen compteleseffetsde relaxationplastiqueet d'endommagement.

Il faut noter que les méthodestraditionnelles(point chaud,chapitreI), qui calcule


I'amplitudede la contrainteeffectiveà partird'un point,ne sontpascapables
d'expliquerni le
modede chargement,ni I'effet d'échelle,ni l'état de contrainteprèsde I'entaille.Il est donc
nécessairede calculercette amplitudede contrainteà partir d'un volume appelé "volume
d'élaborationdu processus
de fatigue".

Cetteamplitudede la contrainteeffectivedoit prendreen comptel'état du gradientde


contraintedansle volumed'élaborationdu processus
de fatigue.L'importancede ce gradient
et sonrôle sur le point d'amorçagede la rupturepar fatigueont étésignaléspar diversauteurs
(Peterson
[1], Brand[3], Stieler[8], Sonsino
[19],........).

La nouvelleapprocheproposée,appelée"approchevolumétrique",calculeI'amplitude
de la contrainteeffectivedansle volumed'élaborationdu processus
de fatigueà partir de la

127
loi de comportementcyclique,en prenanten comptele gradientdes contraintesdans le
volume.

1000
inrdedela conuainteeffective
Lisse(Courbederéférence)
,/
{
(u

l!

c)
I
I
c) I
I
o
Amplitide globale
delaContrainte
= +I
a lr'
Nombre de cycles à rupture lEntaillée(ou clavetée)

100
10000
\i
100000 1000000
Nombredecyclesàruptue

Figure fV. I : Définition de la contrainte effective.

1000

Lisse(Courbede éférence)
^
,/
q.)
,a
JJ

(.)
c!
C) Amplinrde de la contrainæ
q) (obtenuepar le calcul)

Duréede vie estimée

100
10000 1000000
Nombnede cyclesà rupture

FigurelV. 2 : Estimation de la duréede vie par I'intermédiaire de la contrainte effective.

r28
fV.2 Distribution descontraintes
(autour
I-e calcul par élémentsfinis déterminel'état descontraintesen fond d'entaille
est
de la rainure). Dans le cas d'un calcul élastique,on remarqueque la distribution
caractériséepar une contraintemaximaleen fond d'entaille (FigureIV. 3, IV' 4)' Cette
point
contrainte a été utilisée pour calculer I'amplitude de la contrainteeffective au
d'amorçagedanslesapproches (pointchaud)'
traditionnelles

on constatequela distributiondescontraintes
Dansle casd'un calculélasto-plastique,
par unerelaxationdescontraintes,[39,40].(FigureIV' 5 et IV' 6)'
est caractérisée

11 0 0
Ê
9
><

Z (mm)

Figure IV. 3 : Distribution de contrainte,dansle plan de la contrainte maximale' pour


une éprouvetteclavetéeen élasticité.Casd'une rainure à bout droit en flexion.

129
900

E 800
E
È 7æ
o

500

,100

"\""\
Figure fV. 4 : Distribution de contrainte,dansle plan de la contrainte maximale,en fond
d'entaille en élasticité.Casd'un arbre entaillé en flexion.

1000
900

(6 800
L
zb
700
600
500
400
f
4z

Y (mm)
Figure IV. 5 : Distribution de contrainte,dans le plan de la contrainte maximale,en fond
d'entaille en élasto-plastique.Casd'un arbre entaitlé en flexion.

130
556

500

444
(t
(L
389
>l
>l
b
333

278

222

Figure fV. 6 : Distribution de contrainte,dans le plan de la contrainte maximale,pour une


éprouvetteclavetéeen élasto-plastique.Casde flexion pour une rainure à bout drolt.

En présentant
cesdistributionsdansun diagrammebi-logarithmique[41], on distingue
trois zones(FigureIV. 7) :

- ZoneI : trèsprochedu point d'amorçage,


où lescontraintesont desvaleursélevées.
- 7,oneII : zone de singularité,gouvernéepar le facteur d'intensitéde contraintes
d'entaille.

oii(a)=ffi.rrt, (ry. 1)

où:
Kr; le facteurd'intensitédecontraintes.
r : la distancede point d'amorçage.

131
cr : I'exposant.c[,--0.5
dansle casd'unefissure.
0 : I'angle du champde distribution.

- La zoneIII : loin du fond d'entailte.Les contraintes,


danscettezone,nejouent aucun
rôle dansle processusde la ruptureen fatigue.

È
b
g

Figure l\1.7 : Distribution de contraintedans le plan de la contrainte maximale,prés


de point d'amorçage,dans un diagrammelogarithmique.

Dans le cas d'une éprouvetteentaillée(ou clavetée),soumiseà un chargementde


flexion ou traction simple,la rupturepar fatigueest provoquéepar la contrainted'ouverture
6wI42,43,44,45,461. La distributionde cettecontrainteen fond d'entaille,pour 0 = 0, est
présentéedansles figuresIV. 8 et IV. 9. La relationentrele facteurd'intensitéde contraintes
et la contraintedansla zoneII s'écrit :

Ke
6, = (rv.2)
(z*Y
où:
oyyest la contrainted'ouverture.

r32
5

2.95

2.9
à
>\
b
èo 2.85
o
J
2.8

275

Figure IV. 8 : Distribution de contrainteen fond d'entaille dans un diagramme


bi-logarithmiquepour le casd'un chargementde flexion.

È
3 100
J

O.OO1 0 .0 1 0.1 1 lu
Logx

Figure fV. 9 : Distribution de contraintedansun diagrammebiJogarithmique pour une


éprouvetteclavetée.Casd'une rainure à bout droit en flexion.

133
fV3 Gradient de contrainte
Iæ gradienten coordonnées estdonnépar la relation:
cartésiennes

=(+,+,5
sradf (rv.3)
ctx cry dz

Dansle casdescoordonnées
polaires,on obtient:

=tS,14,41
sradf (rv.4)
or'r è0'àz'

En appliquantcetterelationauxcontraintes:

- ôo,, 1ôo,, ào,,


Y)
S ra d f=(* ,:- c- ( r y.s )
dr rà0'ôz'

Dans le cas de la rupturepar fatigue,on ne prenden compteque le gradientselon r


pour exprimerI'influencedespointsde contraintessur le point d'amorçage.On écrit :

lradf=P-
dr
Gv'6)

Iæ gradient relatif de contrainte)G est défini comme le rapport du gradient de


contrainteset la contrainteo,7:

a3u
x, _ lrodl = t (rv. 7)
oii oii àr

)ft estle gradientrelatif de contrainte(mm-t),


r la distancede point d'amorçage.

[æs figures (IV. 10 et IV. 11) présententle gradientrelatif de contraintesprès de


I'entaille, qui prend une valeur minimaleRr1à une certainedistancedu point d'amorçage.
Cettedistanceest appelée"rayoneffectif'.

t34
I

Figure IV. 10 : Gradient relatif de contraintes,dansle plan de la contrainte maximale


pour une éprouvetteentaillée.Casd'un chargementde flexion.

T
ç
F 0,1
c

o
E(U 0'0
çI -0,1
o
€ q,z
(!
6 4,3

c
.9 {,4
E
L
o
o) 4,5
o

Figure fV. 11 : Gradient relatif de contraintes,dansle plan de la contrainte maximale,


pour une éprouvetteclavettée.Casd'une rainure à bout rond en flexion.

135
[æs figures (IV. 12 et IV. 13) présententle gradientrelatif de contrainteen fond
d'entaillepour 0 =0.

- | à=o'
l, = (rv'8)
4 ax
On distingue toujours ]a valeur minimale à une certaine distance effective
X"çR"/0=0).

Le calcul par élémentsfinis montreque cette distanceeffectiveR,r"(où Xd) est plus


grandeque la zoneplastiquecycliqueselonle critèrede Von-Mises(FigureIV. 14) qu'elle
er
correspondà la fin de la zoneI.

Cette zoneest supposéecommeétant la zone d'élaborationdu processusde fatigue


(FigureIV. 15).Soncontourdansle planestdonnépar la relation:

R",=x"1f[ro, )'[,* /rr qY)l (rv'e)


L\ /f \ t)))
cette équationpermet,par I'intermédiairede la distanceeffective,de déterminerla
zoneeffectivede l'élaborationdu processus
de fatiguedansle plandescontraintesmaximales

3
o.2

2.95 0.1

0
2.9
6 T m {.1
S z.es Oii
4.2 à.
Ê

2.8 \ -o.3
t
t
X"r 4.4
2.75
-0.5
2.7
-2 {.6
-1.s -1 -0.5 o 0.5
LogX

Figurel\l,12: Gradient relatif de contraintesen fond de point d'amorçagedansle


casd'un chargementde flexion.

136
0.8

0.6

À 0.4
-
:= E
P 0.2 É,
Ê 3oo Êi
li 0.9
P E
5 200 k
U -0.2v

100 -0.4

-0.6
o's 1'5 2 2'5
Jirrun (rr)
"
rv. 13 : Gradient relatif de contrainteen fond de point d'amorçage,dansre
casd'un chargementdu torsion.

1000 1.5
900
1
800
t/ 0.5
À 700 Contrainte
équivalente
de VonMises
i/ -1
q) 600 uE
Gradientrelatifde contrainted'ouverture
d
L{ 500 -0.5.8
É €
U 400 -r (,
300
-1.5
200
100 -2

0 -2.5
0 0.5 1 1.5 2 2.5
Distance(mm)

FigurelV. 14 : Comparaisonentre la distanceXqetla zoneplastique.

r37
Lazone effectivede
l'élaboration du
pro@ssusde fatigue

FigureIV. 15:7nne effectived'élaboration du processusde fatigue.

on note que le gradientrelatif de contraintesutiliséest différentde celui décrit dansla


bibliographique[3,8]. Lægradient,qui a une valeurconstante,dépendde la géométrieet du
mode de chargement.Ce gradientest calculéau point de contraintemaximale.par contrele
gradient relatif, qu'on vient de définir, a des valeurs variablesdans le volume
effectif
d'élaborationdu processusde fatigue.Ces valeursdépendentde la géométrie,du mode de
chargement,de la valeurde chargeet en plusdu type de matériau.

138
IV.4 Contrainte pondérée

Tous les points des contraintesdans le volume d'élaborationdu processusde fatigue


jouent un rôle différent.Ce rôle est influencépar la distanceentre le point de contrainteet
I'entaille,et le gradientrelatif de contrainte.On peutdéfînirla contraintepondéréepar :

o, =ot1.g(r,L) (ry. 10)

Où rp(r,yp)estla fonctionde poids.

Cettefonctiondoit exprimerlesconditions
suivantes:
- égaleà I'unité au point d'amorçage,où la contraintejoue son rôle (r = 0 ô

ilr,)d=l)'
- égaleà l'unitéaupoint dela contrainte
maximale(o= o^*,ôç(r;d=D.
- Iæ rôle des points de contrainte,dansle volume effectif d'élaborationdu
processusde fatigue, diminue quand la distance au point d'amorçage
augmente.

De manièreanalytique,et en analysantles résultats,on définit la fonction de poids


suivante:

,.X, /
Q(r,N) = e /2
(Iv. 11)

Où r estla distancedu point d'amorçage


, et )Çestle gradientrelatifde contrainte.

Des figures( IV. 16, IV. 17),on constateque cettefonctionsatisfaitaux conditions


déjàprécisés:
- r=0o dr,I)=\.
- o= onaxÔXraÇ. qft,76)=1.
- Les valeursde cette fonctionpoids diminuentavec I'augmentationde la
distancedu point d'amorçage,dansla zonerm1r (ref où r,nest la distance
de la contraintemaximale

r39
La nouvelle fonction de poids g est différente de celle utilisée dans I'approche
volumétrique[45, 46], baséesur lestravauxde Weixing tl7, lgl :

e'?,1)=r- r.r, (rv. 12)

Des figures ( IV. 16, IV. 17),on constateque cettefonctionassureles deux premiers
points:
_ r =0 ô d r,I)=|.
- Ç= or*r+ Ir4A drfi)=|.

Parcontrecettefonctiong' augmentedansla zoner,'lr 1r4,ce qui ne correspondpas


à notreobjectif.

DeséquationsIV. 10et IV. l l, on peutécrire:

,.xr/
*
6ii =6ï.e (rv. 13)

Les figures (IV. 18, IV. 19) présententl'évolution descontraintespondéréesprès du


point d'amorçage.

r40
1000
900
6
800
cr)
ClI 700 5B
O.
600 o)
q) 4E
É 500
l-{ ^9
3tr:
400
IL
O
300 2
200
1
100
0 0
0 0 .2 0 .4 0 .6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2
Distance(mm)
Figure IV. 16 : Evolution de la contrainteet desfonctionspoidsen fonction de la distance.
Casd'un chargementde flexion pour une éprouvetteà bout droit.

3.5

cl
3

!, +oo
(l)
2.5 I
tr -È
zc)
(t|
E 300 Ë
É
1.5 .9
U
1' l0&
E
0.5

-0.5
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5
Distance(mm)

FigurelV. 17 : Evolution de la contrainte et desfonctionspoids en fonction de la distance.


Cas dtun chargementde torsion pour une éprouvetûeà bout droit.

r4l

i
1200

1000

 soo
(.)
Ë 600
(lI
ts
ç
P 400

0 0 .5 1 1.5 2 2.5 3
Distance(mm)
Figure Iv. 18 : Evolution de la contrainte et descontraintespondéréesen fonction de la
distance.Cas d'un chargementde flexion pour une éprouvetteà bout droiL

800

700

a@0
Êr
v 500
o)
Èa

Eæo
- 300

0 0,5 I 1,5 2 2,5 3 3.5


Distance(mm)
Figure IV. 19 : Evolution de la contrainte et descontraintespondéréesen fonction de la
distance.Cas d'un chargementde torsion pour une éprouvetteà bout droi;

r42
fV.5 Contrainte effective
La contrainteeffectiveest définiepar :

(rv. 14)
",=tq[o;dv
En prenantI'effet descontraintesdansle plan de la contraintemaximale,la contrainte
effectives'écrit :

Io,'as (Iv. ls)


0

Pour faciliter le calcul,en se basantsur les travauxde tileixing [17,18] et de Taylor


I23, 24l,la relation(IV. 14) peut être calculéesur une ligne qui se trouveen fond du point
d'amorçage
:

6"t=*rl:r* (rv. 16)

Dansle casde la flexion rotativeou de la traction,la contrainted'ouvertureest la cause


principalede la rupturepar fatigue,lesrelations(IV. 13,IV. 14et IV. 15)deviennent:

(rv. 17)

(rv. lE)

(rv. 19)

où:
o,o estla contraintepondéréed'ouverturecalculéepar l'équationIV. 13

143
Dansle casde la torsionsimpleoù la contraintede cisaillementestla causeprincipale
de la rupturepar fatigue,les relations(rv. 13,IV. 14et IV. 15) deviennent:

',=tu[";,'dv (rv.20)

fu,,'as
0
(rv.21)

, xq
tq =* l'i.dt
to t1 (rr.22)
xu

où:
.ci est la contraintede cisaillementmaximale,calculéepar l'équationIV. 13

I-es figures (tV. 20,lv.21), présententles comparaisons


entreles contrainteseffectives
obtenuespar le calcul dansun volume(équationsIV. 17),dansunesurface(équationsIV. lg)
ou sur une ligne. On constateque les différencesentre les trois méthodessont presque
négligeables(inférieursà5Vo).L'utilisationde la méthodede calculsur uneligne plus facile à
réaliser donne des résultatssatisfaisants
et peut remplacerle calcul dans un volume, trop
difficile à réaliser.

144
1000

À:

()

Ë
I
(l)

Ê o Dansun volume
r Dansune surface
o Sur uneligne

100
10000 100000 1000000
Nombrede cyclesà rupture

Figure IV. 20 : Comparaisonentre lescontrainteseffectivesobtenuespar différentes


méthodesde calcul.Casd'un chargementen flexion pour une éprouvetteà
bout droit.

(.)

c)

()
o
-

o Dansun volume
r Dansunesurface
o Suruneligne
100
10000 100000 1000000
Nombrede cyclesà ruptue

Figure N. 2l: Comparaisonentre lescontrainteseffectivesobtenuespar différentes


méthodesde calcul.Cas d'un chargementen torsion pour une éprouvetteà
bout droit.

145
IV.6 Conclusion
La nouvelleapprocheproposée,appelée"approchevolumétrique"est baséesur I'analyse
de la distributionde contrainteen fond du point d'amorçage.Cettedistributionest obtenue
par un calcul aux élémentsfinis, sn ulilisantla loi decomportement
cyclique.

Cettenouvelleapprochedonneunecontrainteeffective,qui permetd'estimerla duréede


vie d'une éprouvetteentaillée(ou clavetée),en ramenantcette contraintesur la courbe de
V/ôhler d'éprouvetteslisses(courbederéférence),pour le mêmemodede chargement.

La contrainteeffectiveest calculéedansun volumeà partir despoints de contraintes,en


prenanten comptele gradientde contrainteet la distanceentrece point de contrainteet le
point d'amorçage.Le volumeeffectif de l'élaborationdu processus
de fatigueest limité par la
par le minimumdu gradientde contrainte.
distanceeffective.Cettedistanceestdéterminée

Dansle cas de la flexion, la contrainted'ouvertureest la causeprincipalede la rupture


par fatigue.La contrainteeffectivepeutêtrecalculéepar l'équation:

6q= l:r-a*
= o,,-, /2 .d.x Lr.x./
(rv.23)
*. fi."{
qD,est la contrainted'ouverture.

Dansle casde la torsionsimple,où la contraintede cisaillementestla causeprincipalede


la rupturepar fatigue,la contrainteeffectivepeutetrecalculéepar l'équation:

,,=+-"t':;,.tu=;;-ir-, (rv.24) Ir.x/


/2.dx

qzestla contraintede cisaillementmaximale.

t46
t47
V APPLICATIONS ET DISCUSSIONS
I-es arbresclavetéssont un cas particulierdes arbresentaillés.Des précisonssont à
apportersur le rayon de fond d'entailleet la valeurdu facteurde concentrationde contrainte
élastique utilisé dans les approchestraditionnelles(point chaud) peterson [l], Neuber
[9,10]........

Pour I'applicationde cesapproches,


et en se basantsur les travauxde plusieursauteurs
Î3,261, on a assimiléle rayonde raccordement
r au rayonde fond d'entaillep (Figure V. l).
Par conséquent,la valeurdu facteurde concentration
de contrainteserala valeurau point se
trouvantsur le rayonde raccordement
r (FigureV.2).

On rappelle que la contrainte globale sera utilisée pour calculer le facteur de


concentrationde contrainteélastiquekt etle facteurde concentration
de contrainteen fatigue
expérimentalfr1.

Rainure à bout rond Rainure à bout droit

Figure V. I : Définition de la géométriedesarbres clavetés.

148
l]
A

Rainureà boutrond
en flexion

Rainureà boutrond
en torsion

,.\
d
Rainureà bout AB
droit en flexion
A
R
d
"(
)"

Rainureà bout rond


en torsion

Figure Y. 2 : Localisationdespoints où lescontraintessont maximales.

149
V.l Volume effectif
Pour le définir Lieuradeet al [14, 15, 16] ont proposéla méthodede la couche
critique,qui est une constantedu matériau,tableau(1.3).Pournotrematériau42CD4trempé-
(mêmetaille
revenu,on peut utiliser la mêmevaleurque pour I'acier 35CD4trempé-revenu
du grain),qui est de 50pm.

C. M. Sonsino[9,20] a proposéle volume de matièrele plus déformé.Il calcule la


largeurde ce volumctsowpar l'é4uation:

t*u =L (v. r)
x
ï estle gradientde contrainte.

Pourle casd'un arbreclavetéà bout droit en torsion,la valeurdu gradientest (tableau


r .1)

, =I.3 (v.2)
ut:lis{ss: r = 0.1mm,d=9mm,I= 10.22mm-let tæs6=
Pourleséprouvettes 9.78pm.

Pour la distancecritique 123,241etselonElHaddad[25l,la constantedu matériauest


calculéepar l'équation:

""=(t)(*'/o",I (v. 3)

AK*est le seuil du facteurd'intensitéde contraintepour la propagationde fissure.


Aoo estla limite de fatiguepouruneéprouvettepleine(lisse).

Iæ seuil du facteurd'intensitéde contraintes,en fatiguepeutêtrecalculépar l'équation


l47l:

LK" = o *'Jo'd (V' 4)

d : twlle du grain.
q," : résistanceultime cyclique.

150
En appliquantsur notrematériau,AKs,=8 MPaJi, on obtientas= 0.1 mm en flexion
et ao4.l6 mm en torsion.

Cetteconstanteao cstchoisiepar Taylor [23,24] commeunedistancecritique :


o En prenantla valeurde la contrainteélastiqueà la distancer= a{2.
o En calculantla moyennede la contraintesur unelignede longueurr= 2ao.
o En calculantla moyennede la contrainteprincipalemaximaledansune surface
semi-circulairede rayonr= ao.

Pour I'approchevolumétrique,la distanceeffectivexe1,,


eui est limitée par le minimum
du gradientrelatif de contraintedépenddu type de matériau,du mode de chargement,du
niveaude chargeet de la géométrie.La figure tV. 3l présentel'évolutionde cettedistanceen
fonctionde la contrainteglobale,pourun chargement
et flexionet entorsion.

La ftgure (V. 4) présentela comparaison


entreles différentesméthodespour le calcul
du volume.On distingueI'influence:
- de la naturedu matériau: couchecritique,Tayloret notreméthode.
- du modedechargement: Taylor, Sonsinoet notreméthode.
- de la géométrie: notreméthodeet Sonsino.

Notre méthodeest la seulequi prenneen compteI'influencedu niveau de charge,


tableau(V. 1).

Tableau V. I : Comparaisonentre lesdifférentesméthodes.

151
420
Rainureà bou droiten flexion
400 Rainureà boutdroiten
GI
êr
380
q)
cg
5
360
èo
(.)
.E
tr 340
É
320

300
0.04 0.06 0.08 0.1 012 0.14 0.16
Distanceen fond depoint d'amorçage(mm)

Figure v. 3 : Evolution de la distanceeffectiveen flexion et en torsion.

notreméthode
420
rurr Taylordans une
Taylorpour une surfaceen flexion
400
Taylordans une
surfacsen torsion
Pi
380
i Taylorpourun point
()
360
Ê
i/ Taylorpourun
èo i,/
c) 340 iTaylorpo pointen torsion
tr
li
lne ligner
É 3n llexionet Notreméthode
O
300
0,05 0,1 0,15 0,2 0,25 0,3 0,35
Distanceen fond de point d'amorçage(mm)
Figure v. 4 : comparaison entre resdifférentesméthodes.

r52
V.2 Comparaison des résultats en flexion rotative

Plusieurs méthodessont utilisées, au niveau de la limite d'endurance,pour calculer le


facteur de concentrationde contrainte en fatigue et le comparer aux résultats expérimentaux,
tableau(V.2).

Pour I'applicationde I'approchede la distancecritique de Taylor 123,241,on a choisi la


méthode qui prend en compte la valeur de la contrainte élastique à une distance
r:aa/2:0.05mm.

Types
d'éprouvettes

Rainureà bout
rond
Raimueà bout
6r.oi1p= Jmm
Rainureà bout
droitR:7.5
mm

Tableau Y.2 z Résultats des facteurs de concentration de contraintes obtenus par


I'application de plusieurs approches en flexion.

Les résultats obtenus par les approchestraditionnelles (tableau V. 2) ont des valeurs
iaibles comparéesaux essais.C'est-à-direque les valeurs des limites d'endurance,pour les
éprouvettes clavetées obtenues par ces approches, se trouvent au-dessus des valeurs
d'expérimental. Donc, ces méthodes prévoient une limite d'endurance supérieureà la valeur
réelle. Celle-ci peut constituerun risque émanantd'une ruptwe par fatigue.

La figure V. 5 présentela comparaisonentre les amplitudes de contraintes effectives


obtenuespar notre modèle et la courbe de référence(courbe de V/ôhler d'éprouvette lisse).

On constate que notre modèle donne les valeurs les plus concordantesaux résultats
cxpérimentaux,avec un écart inférieur à l0%.

153
1000
Lisse(courbede réference)
()
cl
I
à|)
€!)
tr

=!.

Ês dl {
û)b
I Rainureà boutrond
G'
9
=
a X Rainureà boutdroitR=5mm
F
ÂRainureà boutdroitR=7.5mm

100
10000 1000000
Nombre de cycles à rupture

Figure V. 5 : comparaisonde notre modèleet desrésultatsexpérimentauxobtenusen


flexion.

rs4
V.3 Comparaison des résultats en torsion

Plusieursméthodessont utilisées,au niveau de la limite d'endurance,pour calculer le


facteur de concentrationde contrainte en fatigue et le comparer aux résultats expérimentaux,
tableau(V. 3).

Pour l'applicationde I'approchede la distancecritiquede Taylor 123,241,on a utilisé la


méthode qui prend en compte la valeur de la contrainte élastique à une distance
r:aa/2:0.08mm.

Types Peterson Neuber


d'éprouvettes Eq (110) Eq (I.12)

Rainureà bout
2.3r2 2.07 1.84 2.03 1.95 2. 2.08
rond
Rainureà bout
2.45 2.2 t.93 2.18 1.9 2.05 2.1
droitR:5mm
Rainureà bout
droitR: 10 2.45 2.2 1.93 2.r8 1.92 t.96 2.04
Inm
de courbe de Wôhler à90% de survie.

Tableau 3 : Résultats des facteurs de concentration de contraintes obtenus par


I'application de plusieurs approchesen torsion

Les résultats obtenus par les approchestraditionnelles (tableau V. 3) ont des valeurs
hop variables comparéesaux essais.Aucune méthodene donne des résultatsacceptablespour
les différents types de rainures.

Rappelonsque la méthodede Brand (L2.6.14) est une méthodeà probabilité de 90Yo


de survie. La courbe de Wôhler et la limite d'enduranceobtenuespar cette méthode, doivent
se trouver en dessousde la courbede V/ôhler et la limite d'endurancede probabilité de 50%.
Mais les résultatsobtenus(tableauV. 3, figure Y.7 et figuresV. 8) montrentque la courbede
Wôhler et la limite d'endurance calculées selon la méthode de Brand se trouvent au-dessus
des résultats expérimentaux.Donc Brand prévoit un effet de rainure de claveffe en fatigue

155
moins importantque la réalité.L'utilisation de cetteméthodepour la conception,donneune
probabilitéde rupturepar fatigueen service.

La figure (V. 6) présentela comparaison


entrelesamplitudesde contrainteseffectives
obtenuespar notre modèleet la courbede référence(courbede Wôhlerd'éprouvettetisse).

L'ensemblede cesrésultatsmontrentqueseulnotremodèledonneles valeursles plus


concordantes
aux résultatsexpérimentaux
avecun écartinférieurà I57o.

Enfin, on constateque les éprouvettesà bout droit n'ont pas la mêmeduréede vie,
bien que la valeur du facteur de concentrationde contrainteélastiqueen torsion /<r,soit la
même.Ceci peut être expliquerpar le rôle du gradientdecontrainte,et que la contrainteà un
point ne peut expliquerla rupturepar fatigue.En notantque ces deux informationsdans la
basede notreméthode.

1000

(Courbede référence)
()
i5
èo
c)


TJF
tt ki ê
UE X
GtE
6d
(.)
= E Rainureà boutrond
Ê
Êi

ARainureàboutdroitÈSmm

XRainureàboutdroitÈ1Omm

100
10000 100000 1000000
Nombrede cyclesà rupture

Figure V. 6 : Comparaisonde notre modèleet desrésultatsexpérimentauxen torsion.

156
c.)
x
èo Méthodede Brand
C)
itai:rurelà txrutroird
(g^
tr Rt
E=
xa
cgE
c)P

a)

{
100
10000 100000 1000000
Nombrede cyclesà rupture

Figure V. 7 : Comparaisonsentre le modèlede Brand et lesrésultatsexpérimentaux.


Casd'une rainure à bout rond en torsion.

1000

q)

x
èo
()
(E^
IJ lE
a: +t
R R.aiuurc
à boutclmitR=l(Jmnr
cgs
OP
()

llaiiiriic à.l-routdrnit I? .=5inrn

100
10000 100000 1000000
Nombrede cyclesà ruptue

Figure V. 8 : Comparaisonsentre le modèlede Brand et lesrésultatsexpérimentaux.


Casdtune rainure à bout droit en torsion.

t57
V.4 Conclusion

La distanceeffective xq de I'approchevolumétriquees définie par le minimum du


gradient relatif de contrainte,est la seule qui dépendedu type de matériau,du mode de
chargement,du niveaude chargeet dela géométrie.

I'ulilisation des approchestraditionnelles,pour la conceptiondes arbresclavetés


soumisà un chargementde flexion,accroftle risqued'unerupturepar fatigue.

pour les différentstypes


Aucunede ces méthodesne donnedesrésultatsacceptables
de rainuresdansle casd'un chargement
en torsion.

montrentque les duréesde vie deséprouvettesà


En plus, les résultatsexpérimentaux
bout droit ne sont pas les mêmesen torsion, bien que soit la même valeur du facteur de
concentrationde contrainteélastiqueen torsionfrr,.Ces résultatsmontrentI'importancedu
rôle du gradient de contrainteet la nécessité de calculerla contrainteeffective dans un
volume.

La comparaisondes résultatsexpérimentauxet notre approchevolumétriquemontre


que notre méthodedonnede bonsrésultatspourles différentstypesde rainuressoumisesà un
chargementde flexion ou de torsion.

158
r59
VI CONCLUSION GENERALE

La rupture par fatigue des arbresentaillésen servicereste problématiquepour la


fiabilité desmachines,c'est notirmmentle casdesarbresclavetésdansles machinesagricoles.

L'étude bibliographiquemontre le manqued'informationsconcernantles arbres


clavetés et spécialementdnns la norme française.Ce manqueconcernele facteur de
concentrationde contrainteélastiqueet I'influence des paramètresgéométriquessur ce
facteur.En plus, il a étéconstatéI'absenced'informationssur I'estimationde la duréede vie
de cesarbres.

Des calculs par élémentsfinis ont été réalisés,afin de déterminerI'influence des


paramètresgéométriqueset du type de rainuresur le facteurde concentrationde contrainte.
Des équationsanalytiquespour l'évolution du facteurde concentrationde contrainte,pour
chaquetype de rainureet modede chargement,
ont étéproposées.
[æscomparaisons
entreles
résultatsobtenuspar calcul aux élémentsfinis, les valeursd'équationsproposéeset les rares
résultatsde la littératuresontsatisfaisantes.

Pour I'estimation de la durée de vie, les approchestraditionnelles(points chauds)


simplifiées,ne sont pas capablesde caractériserla rupturepar fatigue,spécialementdansle
cas des arbresclavetés.C'est le cas des rainuresà bout droit en torsion où les résultats
expérimentauxdonnentdes duréesde vie différentespour deux tlpes éprouvettesmalgréla
mêmevaleurdu facteurde concentration
de contrainteélastiqueet le mêmerayon d'entaille.
En plus, les résultatsmontrent que la modélisationavec ces approchesen flexion peut
constituerun vrai dangerémanantd'unerupturepar fatigue.

Notre approcheappelée"approchevolumétrique"permetI'estimationde la duréede


vie en fatiguede structurespar un calculutilisantles caractéristiques
du matériau:
- La courbede référence(courbede Wôhlerd'éprouvetteslisses).
- La loi de comportement
cyclique.

160
Cette nouvelleapprochecalculela contrainteeffectivedansun volumeen prenanten
comptele gradientde contrainteet la distanceentrechaquepoint et le point d'amorçage.Le
volumeeffectif de l'élaborationdu processusde fatigueest limité par la distanceeffective.
par le minimumdu gradientrelatifde contrainte.
Cettedistanceestdéterminée

Les comparaisonsdes résultats issus du calcul numérique et les résultats


montrentqueI'approchevolumétriquecaractérise
expérimentaux bienla rupturepar fatigueet
donneune bonneestimationde la duréede vie.

En notantquele nouveausystèmemécanique
d'amarragepour la machinemulti-axiale
a permisde réaliserles essaisde torsionprèsde la limite d'endurance,en assurantun bon
alignementdeséprouvettes.

Enfin, les résultatsexpérimentauxmontrentque la localisationdu plan d'amorçage


d'un arbreclaveté,donnedesinformationssur le modeet le niveaude chargement.

161
r62
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t72
PIECE SUPPLEMENTAIRE 55CD4
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