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20/03/2015

Exposé
ETUDES HYDROLOGIQUES ET HYDRAULIQUES
DES PLATEFORMES ROUTIERS ET FERROVIARES

BY. M. elyazid

Données topographiques
Données pluviométriques
Collecte des données Données hydrométriques
Données sur les ouvrages
Études antérieures

Délimitation des bassins versants


Étude hydrologique Analyse des données pluviométriques
Calcul des débits d’apport pluvial

Travaux topographiques
Calcul des capacités des ouvrages
Étude hydraulique Calcul des hauteurs d’eau amont-aval
Comparaison capacité / débit d’apport
Solutions proposées

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ETUDE HYDRAULIQUE

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OUVRAGES HYDRAULIQUES
La traversée d'un cours d'eau, quand elle n’est pas réalisée à l'aide d'un pont,
nécessite un ouvrage hydraulique (buse ou dalot) qui rétablit les écoulements
coupés par la voie de communication (plateforme routière ou ferroviaire).
La fonction principale d'un tel ouvrage étant de permettre le passage d'un cours
d'eau sous un remblai et de supporter les charges mortes et vives qui le
sollicitent, sa conception implique donc des considérations hydrauliques et
structurales. Parmi les considérations relevant de l’hydraulique, le passage de
l'eau doit être réalisé sans occasionner de submersion ou des conditions
d'écoulement inadmissibles.
Deux méthodes peuvent être utilisées pour le dimensionnement des ouvrages
hydrauliques :
• Méthode de Delorme : par application d’une formule de pré-
dimensionnement qui se base sur le calcul des débits capables des ouvrages
hydraulique. À utiliser, surtout pour la phase étude de définition.
• Méthode de contrôle amont et aval : développée par le "Bureau Of Public
Road", elle se base sur la formule de Manning-Strickler et de l’équation de
l’énergie critique.

Méthode de Delorme :
Cette formule engendre un
surdimensionnement dans le
calcul notamment pour les
débits importants (dépassant
2,5 m3/s) car elle néglige
l’influence de l’écoulement à
l’aval de l’ouvrage sur celui
dans l’ouvrage.
Hauteur d’eau à l’entrée (0.8H < He < 1.2H)

Méthode de BUREAU OF PUBLIC ROAD


Elle consiste à déterminer les profondeurs d’eau à l’entrée de
l'ouvrage hydraulique en fonction du contrôle à l’entrée et du
contrôle à la sortie. Ensuite, la plus grande des deux valeurs est
choisie ainsi que le type de contrôle correspondant.

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Cette formule est couramment utilisée pour le prédimensionnement


des OH projetés. Toutefois, son utilisation reste liée à certaines
conditions qui sont à vérifier :
1. Elle doit être utilisée en régime torrentiel (contrôle à l’entrée)
2. Pas de pertes de charges à l’entrée, l’écoulement est supposé
donc comme graduellement varié ;
3. L’écoulement à l’intérieur de l’ouvrage se fait à surface libre ;
4. La hauteur aval n’a pas d’influence sur le dimensionnement
de l’ouvrage ;
5. La rugosité de l’ouvrage est supposée négligeable et le radier
est supposé horizontal, la longueur de l’ouvrage doit donc
être faible ;
Le débit capable des OH projetés est à comparer avec le débit de
projet du bassin versant résulte du calcul hydrologique.

Règles pour plateformes ferroviaires


Afin d’assurer un bon fonctionnement hydraulique des OH projetés,
l’IC a adopté les règles d’usages usuelles :
 Ecoulement fluvial à surface libre (contrôle à l’aval) ;
 La hauteur d’eau amont He doit être :
o < 1.2H ;
o < cote de la plate forme – 1m ;
o Admissible par l’environnement amont (Habitations…)
 Protections en enrochements des extrémités des OH :
o La hauteur = PHE centennal + 50cm ;
o La largeur = F (H) ;
o Le diamètre moyen D50 = F (vitesse à la sortie de l’OH) ;
o L’épaisseur = 2 x D50.
 La vitesse dans l’OH pour Q100 est limitée à 4m/s.

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Contrôle à l’entrée
la capacité hydraulique de
l’ouvrage dépend de sa section
libre et du type d’entonnement.
La rugosité, la longueur de
l’ouvrage et les conditions à
l’aval n’ont aucune influence sur
la capacité hydraulique de
l’ouvrage.
La transition entre les deux
régimes d’écoulement (à
surface libre et en charge) est
définie par une interpolation
linéaire entre les deux zones.
Les coefficients constants qui
figurent dans les équations qui
régissent les deux régimes sont
définis en fonction du type de
l’ouvrage (buse ou dalot) et des
caractéristiques de l’entrée.

Contrôle à l’entrée

Les coefficients qui figurent dans les équations de l’écoulement à


contrôle amont sont :

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Type de contrôle à l'entrée

Contrôle à la sortie

Ce contrôle dépend des caractéristiques de l’ouvrage (type,


longueur, forme et géométrie de l’entrée) et de la hauteur à l’aval.
L’écoulement à travers l’ouvrage hydraulique peut être à section
partiellement ou complètement pleine sur une partie ou sur toute la
longueur de l’ouvrage.
Pour un ouvrage hydraulique coulant plein, le calcul se base sur
l’équation du bilan d’énergie :

ΔH est la perte de charge totale ou encore, l’énergie nécessaire pour


faire passer une quantité d’eau dans un ouvrage hydraulique
coulant plein sur toute sa longueur avec contrôle à la sortie.

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Perte de charge due à la Perte de charge due au Perte de charge


forme de l’entrée. frottement. due à la sortie

Ke est un coefficient qui Ks est un


dépend de la géométrie coefficient qui
de l’entrée : dépend de la
géométrie de la
Ke = 0.20 pour les murs sortie (Ks = 1,00)
de tête

Ke = 0,70 pour les V est la vitesse moyenne dans l’ouvrage coulant plein :
puisards d'admission)

La perte de charge totale (en mètre d’eau) s’exprime sous la forme suivante :

D’une manière générale, pour un ouvrage coulant plein ou partiellement plein, la


hauteur d’eau à l’amont :

• ΔH est la perte de charge totale calculée pour un ouvrage hydraulique coulant


plein sur toute sa longueur avec contrôle à la sortie.

• Lp est la longueur de l’ouvrage en m ;

• Sp est la pente de l’ouvrage en m/m ;

• ho est la distance verticale entre le radier à la sortie et la hauteur à partir de


laquelle ΔH est mesurée en m

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Tables et procédure pour l’évaluation de coefficient du Manning


Extrait du Manuel de conception des Ponceaux
Ministère des Transport du Québec, Avril 1995

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Type de contrôle
à la sortie

Différents cas d’écoulement et les valeurs de ho :

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Pour le calcul de la hauteur de l’eau à l’aval de l'ouvrage hydraulique


(Hav) il faut passer par un logiciel (tel que HEC RAS) ou par les étapes
suivantes :

1. Choix d’un profil en travers situé à l’aval de l’ouvrage hydraulique


à une distance telle que le régime d’écoulement peut être
considéré comme établi (loin de la perturbation due à l’ouvrage).

2. Définition du coefficient de Manning correspondant.

3. Calcul du régime d’écoulement dans le profil en travers

4. La hauteur à l’aval sera égale à la hauteur normale si le régime


d’écoulement est fluvial, et égale à la hauteur critique si le régime
est torrentiel.

Le niveau d’eau à l’amont,


de période de retour 100
ans, devra rester au
minimum en dessous de la
couche de forme et ne
dépassera pas la valeur
1.2H, avec H la hauteur de
l’ouvrage.
La vitesse à la sortie de
l’ouvrage ne doit pas
dépassé 3 à 4m/s.

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Aménagement des extrémités


La protection des extrémités d'un ouvrage hydraulique est essentielle
pour assurer la pérennité de l'ensemble de l'ouvrage.
Elle permet d'éviter des détériorations pouvant résulter de la
présence de l'ouvrage dans le cours d'eau, tel l'affouillement,
l'érosion et le soulèvement, observés à l'entrée et à la sortie des
structures.
Un ouvrage de tête à l’entrée et à la sortie de chaque ouvrage
hydraulique devra être prévu. Il est constitué de deux murs en aile et
d’un radier en béton armé. Les angles que font les murs en aile et
l’axe de l’ouvrage (β1 ou β2 avec β1<β2) dépendent du biais
mécanique (α1) de l’ouvrage. Toutefois les valeurs de ces angles sont
fixées comme suit :

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IMPLANTATION DES OUVRAGES HYDRAULIQUES


En plan
En plan, l’implantation d’un ouvrage hydraulique se fait en principe
dans le lit du cours d’eau, en veillant à assurer un bon alignement
entre l’OH et le lit naturel de l’oued comme illustré dans la figure :

Par ailleurs, cette configuration, pour les biais inférieur à 70°, sort du
domaine, on procède ainsi à une rectification du lit de l’écoulement
en veillant à signaler les protections du coude du nouveau lit et des
zones remblayées de l’ancien lit de l’oued.

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En profil en long

1. Si la pente du lit est normale (0.5 à 6%) et s’il n’y a pas de


contraintes sur le profil en long de la plate forme, l’ouvrage sera
calé suivant le profil en long du cours d’eau naturel.
2. Caler l’ouvrage avec une pente plus faible que celle du cours
d’eau en faisant déboucher l’ouvrage

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OUVRAGES DE DRAINAGE

Protection contre les affouillements


(érosion du sol)
Pour éviter l'occurrence des érosions en aval mais aussi en amont des
ouvrages hydrauliques, il est prévu de placer un tapis d'enrochement.
Les enrochements à placer ont
un diamètre moyen D50 qui est
fonction de la vitesse à la sortie
de l'ouvrage.

En ce qui concerne l'épaisseur


du tapis d'enrochement, il est
considéré 2,0 x D50.

La hauteur d’affouillement normal est : Hn = Do-He.

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En absence d’analyse
granulométrique, le
diamètre moyen des
enrochements D50 est
évalué par la formule
d’Izbach :

La hauteur d’affouillement relatif au rétrécissement du lit de l’oued :

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