Vous êtes sur la page 1sur 11

Audit comptable et financier

L'audit comptable et financier est un examen des états


financiers de l'entreprise, visant à vérifier leur sincérité,
leur régularité, leur conformité et leur aptitude à refléter
l'image fidèle de l'entreprise.

Catégories :

Audit - Comptabilité générale - Comptabilité - Commissariat aux comptes - Finance


d'entreprise

Page(s) en rapport avec ce sujet :

 COMPTABLE ET FINANCIER PLAN DU COURS 1- Présentation générale 2-


Normes et techniques d'audit 3- Démarche d'audit 4- Évaluation du contrôle
interne... (source : lacpa.org)
 de spécialistes tels que les experts-comptables. Etudions légèrement plus exactement
les points examinés lors de l'audit comptable et financier.... (source : pic-ard-experts)
 Ce livre a pour objectif d'expliquer la méthodologie utilisée en audit comptable et
financier. Cette méthodologie, retenue tout d'abord par les ... (source : eyrolles)

L'audit comptable et financier est un examen des états financiers de l'entreprise, visant à
vérifier leur sincérité, leur régularité, leur conformité et leur aptitude à refléter l'image fidèle
de l'entreprise. Cet examen est effectué par un professionnel indépendant nommé «auditeur»,
ancien terme français qui se retrouve en France par exemple dans les grades d'auditeur de la
Cour des comptes ou du Conseil d'État.

L'audit comptable et financier est la forme moderne de contrôle, de vérification, d'inspection,


de surveillance des comptes, en apportant une dimension critique. L'audit peut être interne ou
externe. L'audit peut être financier. Il peut faire l'objet de missions contractuelles ou légales.
L'audit est fréquemment plus large que la notion de révision et dépasse le domaine comptable
et financier. Dans le domaine de l'audit comptable et financier, il existe plusieurs normes :

 Internationales
o Normes IFAC (International Federation of Accountants)  : Audit et autres
missions (examen limité, procédures convenues, compilation). Depuis 2006,
ces normes sont nommées normes IASB (International Accounting Standard
Board).

 En France
o Les normes d'exercice professionnel de la CNCC (Compagnie Nationale des
Commissaires aux Comptes).
o Les normes de l'ŒC (Ordre des Experts Comptables).

La démarche présentée ci-dessous est centrée autour des pratiques et de la réglementation en


France, mais est valable dans ses grandes lignes pour l'ensemble des pays qui s'inspirent des
pratiques comptables françaises.

Démarche générale d'audit comptable et financier en


France
Pour le PCG (Plan Comptable Général), la comptabilité est définie comme un dispositif
d'organisation de l'information financière. La comptabilité est un outil qui apporte, après
traitement approprié, un ensemble d'informations conforme aux besoins des utilisateurs :
dirigeants, actionnaires, salariés, banques, autres partenaires. Il est important que l'image que
la comptabilité donne de la situation de l'entité soit la plus fidèle envisageable. Un contrôle
général, s'appliquant à la totalité de la comptabilité, en vue d'en vérifier la régularité et la
sincérité, est indispensable ; telle est la mission, légale ou contractuelle, de l'auditeur des
comptes.

La notion de révision comptable est apparue avec la profession d'expert-comptable. Selon une
ordonnance de 1945 : est expert-comptable, celui qui fait profession de réviser et d'apprécier
la comptabilité des entreprises et organismes, auxquels il n'est pas lié par un contrat de travail.
(réviser = revoir la comptabilité). La notion d'audit (du latin "audire") est apparu au
XIVe siècle : fonction d'auditeur de la Cour des comptes. Ce terme fut employé ensuite par les
anglo-saxons avant de revenir en France, dans le monde des affaires, puis s'est substitué à
celui de révision dans la profession. La définition reconnue par les praticiens est la suivante :
mission d'opinion, confiée à un professionnel indépendant, utilisant une méthodologie
spécifique de diligences acceptables comparé à des normes.

Les missions d'audit des comptes annuels


Le contrôle légal et le contrôle contractuel : le contrôle légal s'applique en vertu d'une
disposition légale obligatoire. Il peut s'exercer à l'initiative d'un juge. Le contrôle contractuel
peut être demandé par l'entreprise ou par des tiers. Les objectifs sont différents.

Le contrôle légal obligatoire

Commissariat aux comptes : Les sociétés de capitaux telles les sociétés par actions, SA,
SCA et SAS sont soumises au contrôle légal, quelle que soit leur taille. (loi du 1er mars 1984).
Depuis la loi modernisation de l'économie (LME) du 4 août 2008 ainsi qu'à compter du 1er
janvier 2009, la nomination d'un commissaire aux comptes n'est plus obligatoire dans les
SAS, en dessous de 2 des 3 seuils (total Bilan / CA HT /Salariés) qui seront fixés par décret
en Conseil d'État. Cependant, les SAS qui contrôlent une ou plusieurs sociétés, ou sont
contrôlées par une ou plusieurs sociétés, au sens des II et III de l'article L. 233-16 (soit sous
contrôle conjoint ou exclusif), sont tenus de nommer au moins un commissaire aux comptes.
Les seuils devraient être :

* Total bilan > 1 000 000 €


* CA HT > 2 000 000 €
* Salariés > 20
Décret 2209-234 du 25 février 2009, JO du 27, p.  3488 ; c. com. art. R. 227-1

Les sociétés en nom collectif, les sociétés à responsabilité limitée, les sociétés en commandite
simple, mais aussi toute personne morale ayant une activité économique relèvent du contrôle,
par conséquent qu'elles dépassent au moins 2 des seuils suivants :

* Total bilan > 1 550 000 €


* CA HT > 3 100 000 €
* Salariés > 50

Pour apprécier le dépassement des seuils requis, il convient de se placer à la date de clôture
d'un exercice social et , pour les sociétés nouvellement créées, à partir de la clôture du premier
exercice. Les SAS appartenant à un groupe doivent, même en l'absence de dépassement des
seuils, désigner, sans délai, un commissaire aux comptes. Certaines opérations nécessitent
l'établissement d'un rapport par un commissaire aux comptes pour leur validité ou par renvoi
aux règles des sociétés anonymes ; les SAS concernées désigneront alors un commissaire ad
hoc. Les seuils conditionnant l'application de la norme d'exercice professionnelle spécifique
aux SNC, SARL et SAS sont définis Les dispositions algériennes prescrivent un contrôle
légal aux SARL quelle que soit leur taille et excluent de ce contrôle légal les sociétés de
personnes (SNC... ). Commissariat à la transformation : lors des opérations de
transformation, le C. A. C. (commissaires aux comptes) si la société en est pourvue, ou à
défaut un commissaire à la transformation appelé, établissent un rapport sur la régularité des
opérations de transformation et sur la situation de la société transformée (code de commerce
art. 224-3, 223-43, 225-244, 225-245)

Commissariat à la fusion ou scission : un commissaire à la fusion ou à la scission,


indépendant des commissaires aux comptes des sociétés fusionnées ou de la société scindée
est appelé (code de commerce). Il établit un rapport présenté lors de l'assemblée générale
extraordinaire approuvant l'opération.

Commissariat aux apports : (code de commerce) apports en nature, obligatoire quand la


valeur d'un apport dépasse 7 500 € (création de société ou augmentation de capital).

Le contrôle légal facultatif

Ce contrôle est décidé par les associés ou par le juge. Dans les SNC et SCS non soumises au
contrôle légal obligatoire, les associés peuvent désigner un C. A. C. à l'unanimité ou à une
majorité prévue dans les statuts. Dans les SARL, les associés peuvent nommer un C. A. C. à
l'AG, à la majorité ordinaire.

Le contrôle contractuel

La demande de ce contrôle peut être effectué par l'entreprise ou par des tiers. Ce contrôle doit
respecter les normes de l'ŒC (Ordre des experts-comptables). Toute information comptable et
financière peut avoir des conséquences graves sur l'entreprise, aussi est-il indispensable pour
les dirigeants de s'assurer de la sincérité des informations. Les préoccupations d'une révision
pour les dirigeants sont le plus fréquemment :

 les besoins d'une information financière fiable avant de la présenter à des tiers ou aux
associés,
 l'appréciation de l'organisation comptable actuelle afin d'en déceler les insuffisances et
de les perfectionner,
 la obligation d'éviter des fraudes et des détournements.

Certains tiers ou partenaires de l'entreprise en relation avec elle ont fréquemment intérêt à ce
que les comptes soient préalablement révisés avant de prendre des décisions. Ainsi, la
demande du contrôle peut être faite par :

 les banques,
 les salariés, par l'intermédiaire du comité ou des syndicats,
 une entreprise voulant fusionner,
 l'autorité des marchés financiers (AMF).

Le contrat qui lie l'auditeur est reconnu comme un contrat d'entreprise dans le sens de l'article
1710 du code civil français (contrat par lequel l'une des parties s'engage à faire quelque chose
pour l'autre, moyennant un prix convenu entre elles). Selon les normes professionnelles,
l'expert-comptable et son client définissent une lettre de mission, définissant les obligations
réciproques.

Contrôle interne et contrôle externe


Deux types de contrôle : le contrôle interne et externe.

Le contrôle interne

Définition donnée par les experts-comptables, en congrès en 1977 : le contrôle interne est la
totalité des sécurités contribuant à la maîtrise de l'entreprise. Il a pour but d'assurer la
protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l'information d'une part et de l'autre,
l'application des instructions de la direction, et de faciliter le perfectionnement des
performances.

Il se manifeste par l'organisation, les méthodes et les procédures de chacune des activités de
l'entreprise pour maintenir la pérennité de celle-ci.

Définition donnée par les C. A. C. , en 1987 : le contrôle interne est constitué par la totalité
des mesures de contrôle comptable ou autre, que la direction définit, applique et surveille,
sous sa responsabilité, afin d'assurer la protection du patrimoine de l'entreprise et la fiabilité
des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en découlent.

Définition de l'American Institue of Certified Public Accountants : le contrôle interne est


constitué de plans d'organisation et de l'ensemble des méthodes et procédures adoptées à
l'intérieur d'une entreprise pour protéger ses actifs, contrôler l'exactitude des informations
apportées par la comptabilité, accroître le rendement et assurer l'application des instructions
de la direction.

Définition donnée par la norme 400 de l'IAASB (International Auditing and Assurance
Standard Board)  : le dispositif de contrôle interne est la totalité des politiques et procédures
mises en œuvre par la direction d'une entité en vue d'assurer, dans la mesure du possible, la
gestion rigoureuse et efficace de ses activités. Ces procédures impliquent le respect des
politiques de gestion, la sauvegarde des actifs, la prévention et la détection des fraudes et des
erreurs, l'exhaustivité des enregistrements comptables et l'établissement en temps voulu
d'informations financières stables.

En résumé :

 Application des instructions de la direction.


 Favoriser les performances de l'entité.
 Protection du patrimoine.
 Fiabilité de l'information comptable.

Le contrôle interne repose sur un certain nombre de règles et de principes définis par l'ŒC de
1977 :

 l'organisation (établie par la direction),


 l'intégration (mise en place d'un dispositif d'autocontrôle),
 la permanence (pérennité des dispositifs de régulation),
 l'universalité (le contrôle interne concerne l'ensemble des personnes de l'entité),
 l'indépendance (le contrôle est indépendant des méthodes, procédés et moyens de
l'entité),
 l'harmonie (correction du contrôle externe aux caractéristiques de l'entité et de son
environnement),
 l'information (critère de pertinence, d'utilité, d'objectivité et de communicabilité).

Le contrôle externe

C'est dans la seconde moitié du XIX siècle, que les entreprises ont pris l'habitude de soumettre
leurs comptes à la vérification d'experts étrangers à l'entreprise. En France, l'ordonnance du
19 septembre 1945 régit la profession des E. C. (experts-comptables). La profession de C. A.
C. s'est organisée après la loi du 24 juillet 1966. Les E. C. et les C. A. C. sont deux
professions organisées séparément, mais qui peuvent être exercées par les mêmes personnes.
Le diplôme d'E. C. permet d'exercer le commissariat aux comptes. Les missions des C. A. C.
sont définies, pour la majeure partie par la loi de 1966 (vérification de la comptabilité et
certification des comptes). Une même personne ne peut pas être E. C. et C. A. C. d'une même
société. Le contrôle externe s'effectue en deux temps :

 contrôle de la tenue des comptes,


 examen des documents de synthèse (bilan, compte de résultat, annexe).

L'objectif est de s'assurer que les principes comptables fondamentaux sont respectés. En
premier lieu, le réviseur estime un risque d'audit pour pouvoir planifier ses vérifications.
Parmi ces procédures de vérification, il fait un examen analytique, en effectuant les contrôles
suivants :

 validité des documents comptables,


 contrôle par recoupements internes et externes,
 contrôles des évaluations (méthodes comptables),
 contrôles physiques (stocks, immobilisations …).
Ces contrôles sont réalisés de manière intégrale ou par sondage. Les missions d'audit des
comptes annuels peuvent être demandées par l'entreprise elle-même ou par des tiers. La
mission générale du C. A. C. est :

 vérification de la comptabilité,
 certification des comptes.

Certification des comptes


La certification des comptes est la mission principale des C. A. C. Les C. A. C. sont appelés
par l'AGO (assemblée générale ordinaire), ils rendent compte de leur mission à cette AG, en
présentant un rapport de certification. Suite à ses contrôles et en application de la loi du
24 juillet 1966, le C. A. C. intervient dans certaines entreprises pour assurer aux actionnaires,
aux salariés ainsi qu'aux tiers que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent
une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé, mais aussi de la situation
financière du patrimoine de l'entité à la fin de cet exercice.

 Régularité : comptes conformes aux règles et procédures en vigueur (PCG).


 Sincérité : elle résulte de l'évaluation correcte des valeurs comptables, mais aussi d'une
application raisonnable des risques et des dépréciations de la part des dirigeants
(AMF)  ; loyauté et bonne foi dans l'établissement des comptes.
 Image fidèle : issue de la quatrième directive européenne, n'est pas véritablement
définie, traduit l'expression anglo-saxonne true and fair view. La notion d'image fidèle
est liée aux obligations de régularité et de sincérité, mais aussi l'application du
principe de prudence (PCG). Traduction financière de la réalité.

La certification nécessite la mise en œuvre de l'audit. La démarche générale du C. A. C. se


présente en six étapes :

 acceptation du mandat : avant d'accepter, le C. A. C. apprécie la possibilité d'effectuer


sa mission,
 orientation et planification de la mission : le C. A. C. obtient une connaissance des
particularités de l'entreprise, afin d'orienter et de planifier ses contrôles et d'éviter
d'exécuter ultérieurement des travaux inutiles qui ne serviraient pas les objectifs de sa
mission,
 appréciation du contrôle interne et analyse des opérations ponctuelles et
exceptionnelles : la C. A. C. identifie les flux d'informations significatives,
l'évaluation du contrôle interne sera apprécié e au cours de cette étape. Quand le C. A.
C. peut estimer s'appuyer sur ces contrôles, s'il les estime fiables, il limite ainsi ses
sondages,
 contrôle des comptes : le C. A. C. établit des programmes de contrôle des comptes.
L'exécution de ces programmes lui permet d'obtenir les éléments probants nécessaires
au fondement de son opinion,
 travaux de fin de mission : le C. A. C. fait la synthèse des conclusions et constats de
ses travaux, vérifie la cohérence des comptes avec les diverses informations obtenues,
 rédaction du rapport ; le C. A. C. communique dans son rapport général : - l'opinion
sur les comptes, - les conclusions de ses vérifications. Il précisera dans son rapport
qu'il a effectué les diligences estimées nécessaires selon les normes de la profession.
La profession a été durement touchée par de grandes affaires, qui ont conduit le régulateur à
renforcer de manière drastique ses exigences en matière de certification et d'indépendance des
cabinets. Le scandale le plus connu concerne les affaires Enron et Worldcom, qui aboutirent à
la disparition du cabinet en cause, Arthur Andersen, néenmoins numéro 5 mondial à l'époque.
Cependant, aucun grand cabinet ne peut prétendre avoir pu rester à l'écart de la tourmente.
Deloitte (mais aussi Grant Thornton) est mis en cause dans l'affaire Parmalat, Ernst & Young
sur la sellette dans l'affaire de l'université de Genève, et KPMG est soupçonné par la SEC
d'avoir aidé Xerox à maquiller ses comptes entre 1997 et 2000. Quant à
PricewaterhouseCoopers, hormis son implication dans l'affaire Swissair, il se trouva au cœur
d'un grave problème de conflit d'intérêts du fait de sa prise de contrôle de Cartesis.

Grands cabinets d'audit


 On nomme Big Four ou Fat Four (les «quatre grosses entreprises») les quatre
groupes d'audit principaux au niveau mondial.

Article détaillé : Big Four.

 Autres cabinets

Ces cabinets sont de moindre importance que les quatre principaux, mais ont une relative
stature régionale.

En France :

 Mazars
 BDO France

Les cabinets d'audit en France

Cabinet CA HT (K€) Clôture Employés Bureaux


KPMG France 756 573 09/2007 7 000 194
Ernst & Young France 522 000 12/2005 5 000 17
PricewaterhouseCoopers France 438 400 06/2005 2 690 25
Deloitte France 427 441 05/2005 3 200 110
Mazars France 216 610 08/2005 1 738 26
BDO France 23 000 09/2009 240 15
Grant Thornton 74 400 09/2005 805 28

Source : La profession comptable de mars 2006

Les cabinets d'audit au niveau mondial

Cabinet CA 2005 (milliards de )


PricewaterhouseCoopers 20, 3
Deloitte 18, 2
Ernst & Young 16, 9
KPMG 15, 7
BDO 5, 0 (2009)

Auditeur
Le terme peut être compris dans de nombreuses
acceptions, quelquefois particulièrement différentes.

Catégories :

Homonymie - Finance d'entreprise - Comptabilité - Audit - Comptabilité générale -


Commissariat aux comptes - Radiophonie - Métier - Justice en France - Musique classique

Définitions :

 un ministre, ou un ministre en entraînement, de l'Église de Scientologie. Auditeur veut


dire celui qui écoute et vient du latin audire voulant dire «écouter ou entendre». Un
auditeur est une personne constituée et qualifiée pour utiliser les procédures
d'audition afin de perfectionner les individus.... (source :
questcequela.scientologie.tm)

Le terme peut être compris dans de nombreuses acceptions, quelquefois particulièrement


différentes.

"Celui qui ecoute", et par extension qui apprend


 Un auditeur sert à désigner une personne qui écoute d'autres personnes soit de vive
voix, soit à distance par l'intermédiaire d'un récepteur (radio, téléphone).
 Un auditeur ecclésiastique ou un auditeur de nonciature ; le mot est alors utilisé en un
sens plus ancien.
 Un auditeur, une personne qui est admise à suivre une session de formation dans
certains instituts spécialisés (par exemple à l'IHEDN)  ; un auditeur libre est celui qui
est admis à suivre des cours, le plus fréquemment d'enseignement supérieur, sans
passer d'examens ou de concours de sortie afin d'obtenir un diplôme.
 Un auditeur sert à désigner, en musique classique, l'un des trois "pôles" du phénomène
musical (compositeur, interprète, auditeur).
 Un auditeur (skt.  :shravaka), enfin, s'applique à celui qui a reçu et mis en pratique les
enseignements philosophiques du Bouddha. Équivalent du sankrit bhikkhu, moine
mendiant.

"Celui qui controle" (management)


Le terme auditeur est utilisé pour désigner une personne exerçant la pratique de l'audit. Ce
sens (du latin "audire", entendre) vient de la Rome antique (via le moyen-age, cf. titres des
controleurs de la Curia Regis). Le controle des gouverneurs de province se faisait entre autres
par l'audition du gouverneur, ou il devait repondre de sa gestion.

 Auditeur externe, ou auditeur statutaire (cf. Audit comptable et financier)


 Auditeur interne (cf. Audit interne, Auditeur d'inventaire)
 Auditeur qualité / ISO 9001 / assurance qualité
 Auditeur RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) / SA 8000

Titre de charge, dans la justice française


Ce sens vient aussi du latin via le moyen-age, de la Curia Regis qui etait a la fois une
juridiction et une institution de controle (l'ancetre de la Cour des comptes). On retrouve ce
sens dans les anciennes juridictions "Oyer et terminer" (Audiendo et terminando) en France
puis en Angleterre, Ecosse et États-Unis.

 Auditeur au Conseil d'État (France)


 Auditeur à la Cour des comptes (France)
 Auditeur à la Cour de cassation (France)
 Auditeur de justice

Voir aussi
 bouddhisme

 Cf. l'article sur le bouddhisme theravāda mais aussi le bouddhisme


hīnayāna.

 (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article de


Wikipédia en anglais intitulé «Auditor» (voir la liste des aut

Audit interne
L'audit interne est une activité de conseil réalisée par
certains employés de l'entreprise qui certifie la régularité
de la gestion de l'entreprise assez au suivi de ses
procédures.
Catégories :

Comptabilité - Audit - Comptabilité générale - Finance d'entreprise - Risque

Définitions :

 un audit réalisé au sein d'une entité par son propre personnel plutôt que par un expert
comptable indépendant; la fonction d'auditeur interne est incompatible avec celle
d'ordonnateur et de comptable.... (source : ec.europa)
 audit réalisé par la structure. Cela peut correspondre à une auto-évaluation. (source :
qualite-tourisme.gouv)

L'audit interne est une activité de conseil réalisée par certains employés de l'entreprise qui
certifie la régularité de la gestion de l'entreprise assez au suivi de ses procédures.

L'audit interne est exercé dans différents environnements juridiques et culturels mais aussi
dans des organisations dont l'objet, la taille, la complexité et la structure sont divers. Il peut
être en outre exercé par des professionnels de l'audit, internes ou externes à l'organisation[1].

Enjeux de l'audit interne


L'audit interne est une activité indépendante et objective qui sert à donner à une organisation
une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
perfectionner, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre
ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de
management des risques, de contrôle, et de gouvernance d'entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité[2]. L'audit interne permet aussi aux grandes
organisations de vérifier que les entités sont bien en adequation avec la stratégie du groupe.

Histoire de l'audit interne


L'audit interne est une activité d'assurance et conseil à la gestion qui a énormément évolué
depuis la Deuxième Guerre mondiale. Jadis cantonné aux questions comptables, l'audit
interne touche actuellement l'ensemble des activités de l'entreprise et assure donc une grande
variété de services d'audit et de conseil.

Indépendance organisationnelle
Pour assumer leur rôle pleinement, les Directeurs de l'Audit doivent obtenir une indépendance
organisationnelle comparé a la Direction générale, pour permettre une évaluation
indépendante des activités de gestion de la direction et du et personnel. ⇒ (1) Définition
Indépendante des objectifs de la fonction et des procédures d'audit; définition indépendante du
plan d'audit annuel; (2) Rattachement hiérarchique («reporting line») indépendant du
management : nomination et révocation indépendante; ressources et budget indépendants ; (3)
Droit de Communication : le DAI doit pouvoir communiquer directement avec le Comité
d'Audit et le Conseil d'Administration, et au moins une réunion par an sans observateur de la
Direction de l'entreprise doit être prévue.
Bien que les Directeurs de l'Audit font partie des cadres de l'entreprise et sont payés par
l'entreprise, le principal mandant/client de l'audit interne est l'entité chargée de la supervision
du DG et de l'activité de l'équipe dirigeante ; c'est-à-dire le Conseil d'administration ou
parfaitement le Comité d'Audit, un sous-comité appelé par le Conseil d'administration. Pour
garantir leur indépendance, la majorité des Directeur de l'Audit Interne dépendent du
Président du Comité d'Audit et ne peuvent être démis qu'avec l'accord du Président du
Comité.

Les Directeurs de l'Audit ne sont pas responsables de la gestion de l'entreprise; Ils conseillent
le management et le Conseil d'Administration (ou organes de supervision identiques) sur
l'exécution de leurs responsabilités.

Démarche de l'audit interne


L'Audit Interne est une activité indépendante et objective qui vise par ses missions à atteindre
deux objectifs principaux à savoir, l'objectif d'une mission donnée et l'objectif de l'Audit
Interne même en question pour donner une vision claire à la Direction d'une Entreprise et
l'assurer quant à la maîtrise des opérations à un niveau acceptable pour l'atteinte de son
objectif fixé.

une mission d'audit se dévise en 3 phases : - phase préparation : c'est la phase où l'auditeur
prépare sa mission en lisant l'ensemble des procédures et les règlements relatif au thème de sa
mission, et détectant les point forts et les points faibles - phase terrain : dans cette phase
l'auditeur fait des interviews avec les audités, exploite différents états, établit des QCI
(questionnaire de contrôle interne, et prépare ses FRAP (feuille de révélation et d'analyse des
problèmes). - phase clôture : c'est la phase où l'auditeur valide ses constat avec le responsable
de la structure auditée, et finalise son rapport

Notes et références
1. source : introduction des normes de l'audit interne de l'IIA
2. Inspiré de la définition acceptée le 21 mars 2000 par le Conseil d'Administration de l'IFACI, traduction
de la définition en Anglais acceptée par l'Institute of Internal Auditors le 29 juin 1999.

Voir aussi
 (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article de
Wikipédia en anglais intitulé «Internal audit» (voir la liste des auteurs)

Vous aimerez peut-être aussi