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16/06/2019

Les Troubadours et Trouvères

Les troubadours:
Les troubadours sont des poètes occitans, qui ont développé l'art du chant courtois,
entre 1000 et 1350, soit 8 à 10 générations. Il nous reste les noms de 450
troubadours et plus de 2 500 chansons.
Ils sont en général des personnes de haut rang. Leurs œuvres sont colportées par
les ménestrels.
Les plus anciens témoignages sont le duc d'Aquitaine, Guillaume IX, résidant à
Poitiers, et son vassal, le vicomte Eble de Ventadour.

Plus tard, les Gascons Cercamon et Marcabru, le prince de Blaye, Jaufré Rudel. Plus
tard encore, Bernard Marti, Bernard de Ventadour, Guiraut de Bornelh, Peire Vidal,
Arnaut Daniel, Raimbaut de Miraval, des femmes également, les trobairitz, comme
une comtesse de Die, ou la dame Na Castelloza, jusqu'au « dernier des troubadours
», Guiraut Riquier de Narbonne..., mais pas vraiment, si on compte l'activité,
jusqu'en 1350, de poètes toulousains, regroupés dans le « Consistoire du gai savoir
», qui écrivirent les règles d'un art qui ne leur survécut pas.

La Croisade des Albigeois, déstabilisa l'Occitanie, appauvrit les cours, déplaça peu à
peu l'art vers les villes et maisons bourgeoises, et changea les sujets poétiques vers
le religieux, le politique. Les artistes eux-mêmes furent attirés par l'Espagne et
l'Italie.

Les trouvères:
Les trouvères, sont les poètes, qui au nord de la Loire adaptent le chant courtois,
vers la fin du XIIe siècle. On connaît les noms de 200 trouvères (Gace Brulé, Blondel
de Nesle, Conon de Béthune, etc.). En Allemagne, on les nomme les Minnesinger.

Le Moyen Âge est une période de l'histoire de l'Europe, s'étendant de la fin du Ve


siècle à la fin du XVe siècle, qui débute avec le déclin de l'Empire romain d'Occident
et se termine par la Renaissance et les Grandes découvertes. Située entre l'Antiquité
et l'époque moderne, la période est subdivisée entre le haut Moyen Âge (Ve – Xe
siècle), le Moyen Âge central (XIe – XIIIe siècle) et le Moyen Âge tardif (XIVe – XVe
siècle).
Les trouvères:

le trouvère est un poète et compositeur de langue d'oïl de la fin XIIe siècle. Les
trouveresses sont les femmes trouvères. Il est l'équivalent du troubadour poète et
musicien en langue d'oc. Les troubadours apparurent à partir du XIe siècle.

Ethymologie:
Inventer, trouver.

Origine:
Les trouvères composaient des chants qu'ils pouvaient interpréter ou faire jouer. Un
musicien qui chante des poésies, s'accompagnant d'une vièle, est appelé un
jongleur. Des ménestriers ou ménestrels sont formés dans des écoles spécialisées de
ménestrandie. ils jouaient le plus souvent du psaltérion, de la trompette, du
chalumeau et de l'organon. De culture d'oïl, dans le Nord de la France, pendant le
Moyen Âge, cet essor correspond à l'œuvre des troubadours, de langue d'oc, dans le
sud de la France. Les trouvères utilisent la langue d'oïl au lieu du latin, qui
commence à se perdre dans le domaine de la poésie, et contribuent par là à la
création d'une poésie en langue française. Les trouvères inventent leurs mélodies et
les accompagnent de ritournelles instrumentales. Ils écrivent, sur le thème de
l'amour courtois (qui décrit la façon de se tenir en présence d'une femme), des
pièces chantées le plus souvent par des chevaliers liés par le serment de l'hommage
à leur femme mais aussi des exploits chevaleresques.

Genres:
Les trouvères utilisent plusieurs genres de poésie. Ce sont entre autres le
rotrouenge (chanson à refrain), le serventois (chanson badine), le rondeau, la
tenson ou le débat, le jeu-parti (discussion poétique ou amoureuse), la pastourelle
(dialogue champêtre). C'est toujours d'amour courtois qu'il s'agit.
Rotrouenge: Un rotrouenge est une chanson de danse, composée de trois à cinq
strophes de même rime, et sur la même mélodie, suivis d'un refrain de deux lignes
sur une autre mélodie. On n'en connaît que peu d'exemplaires. (On connaît quatre
poèmes de troubadours étiquetés retronchas, tous avec refrain, dont trois figurent
avec leurs mélodies, dans le chansonnier de Guiraut Riquier. Six autres poèmes
appelés rotrouenges subsistent, dont un avec sa mélodie. Quatre d'entre eux sont
attribués au même trouvère Gontier de Soignies.)
Serventois: un serventois est un poème à caractère satirique, politique ou moral. Ils
n’étaient pas toujours satiriques ; ils comportaient tous les sujets qui
n’appartenaient pas aux chansons d’amour.
Le rondeau: le rondeau est un poème à forme fixe ancien comportant trois strophes
isométriques (même mètre/nombre de syllabes) construites sur deux rimes, avec
des répétitions obligées et se fermant sur lui-même ce qui est à l'origine de son
nom. Lié à l'origine à la chanson et à la musique, le rondeau est léger et souvent
badin. C'est une forme souple et virtuose qui utilise surtout l'octosyllabe et parfois
le décasyllabe en tercet (3 vers), quatrain ou quintil, et qui présente diverses
dispositions aux dénominations pas toujours éclairantes.
Le jeu-parti: sorte de joute verbale mettant en présence deux locuteurs qui
défendent des positions opposées. En cela, le jeu-parti est très proche de la tenson.
Dans un jeu-parti, le premier locuteur présente un problème avec deux solutions
possibles, laissant à son adversaire le choix de la solution à défendre et en prenant
sur lui de défendre la solution opposée; ainsi, les participants défendent chacun une
théorie non pas par conviction, mais pour le plaisir de la discussion.
La tenson: joute verbale basée sur le dialogue et la discussion.
La pastourelle: Poème chanté, il met en scène, en alternant dialogues et parties
narratives, une tentative de séduction d'une jeune bergère par un chevalier. Se
déroulent en général dans une atmosphère printanière et érotique. Décrivant des
amours charnelles et bucoliques, elles prennent le contre-pied de l'amour courtois.

Organologie:

Psaltérion: ou nonca est un instrument de musique à cordes qui apparaît au Moyen


Âge ; il est fréquemment représenté, illustré ou sculpté à partir du Xe siècle. Cordes
initialement en boyaux puis faites de métal, sont fixées par des chevilles au-dessus
d'une caisse de résonance plate, comme la cithare dont il est en réalité une des
formes sur table. Son cadre est triangulaire ou trapézoïdal, avec de nombreuses
variations de forme comme le groin de porc (une sorte de trapèze dont les petits
côtés s'incurvent vers l'intérieur). Les cordes vont par paires pour chaque note, et
sont montées tête-bêche.
Vièle:(ou vielle aussi viièle, viele) est un instrument de musique à cordes et à archet
du Moyen Âge.
En musicologie, le terme vièle ou vielle est aussi employé de manière générale pour
qualifier tout instrument de musique à cordes frottées, plus ou moins rustique, qui
se rencontre dans le monde entier et qui peut avoir bien des formes et des
caractères (le terme violon étant trop spécifique et désignant un instrument créé en
Europe occidentale au xvie siècle).

Trompette marine:est un instrument de musique de taille humaine à corde unique


frottée. Sa caisse de résonance est comparable à une harpe, son manche se situe
dans le prolongement de la table. Le nombre de cordes peut être étendu à quatre,
voire en interne à 25 cordes de sympathie à l'intérieur de la caisse.
Cet instrument autrefois nommé Nonnengeige en Allemagne a connu son apogée
entre 1640 et 1680. Le son de la trompette marine servait à colorer les airs d'opéra
baroque au xviie siècle.

Chalumeau: Nom générique au Moyen Âge et à la Renaissance, le chalumeau


désigne les Instruments à vent de la famille des bois composés d'un tuyau conique
ou cylindrique percé de trous pour changer les notes, et d'une anche simple ou
double pour créer le son. Pendant les périodes baroque et classique, le chalumeau
désigne plus spécifiquement un instrument de perce cylindrique et à anche simple,
la chalemie ou « hautbois ancien » désignant, elle, un instrument de perce conique
et à anche double. « Chalumeau » est le nom donné aux premières clarinettes qui
ont gardé ce terme pour leur registre grave.

Organon: ???

Cistre: Le cistre est un instrument à cordes pincées qui semble avoir fait son
apparition vers le xve siècle et qui est encore répandu en Europe. L'archicistre est un
cistre augmenté d'une série de cordes graves1. Héritier de la citole, le cistre connut
deux périodes d'intense prédilection :

la plus longue dura du début du xvie au milieu du xviie siècle. Il y acquiert les
caractéristiques qui sont encore les siennes de nos jours. À cette époque, la pratique
du cistre est proche de celle du luth mais d'un statut inférieur, plus populaire et plus
simple. Les amateurs le pratiquent assidûment, et les recueils mis à leur disposition
sont nombreux. Mais, vers le milieu du xviie siècle, sans raison apparente, il tombe
dans l'oubli ;
vers 1770 il refait surface. Là, c'est un véritable engouement du public et pour
répondre à la demande, les compositeurs vont rivaliser d'imagination, au point que
la production en perde sa qualité. Un facteur imagine même d'y adapter une petite
table mécanique de pianoforte et de petits marteaux actionnés par l'intermédiaire
d'un clavier.
Mais cette évolution ne fait que nuire au cistre, pour qui l'intérêt s'estompe dès
1800.
XIIe siecle david dictant les psaumes, aix la chapelle

Sources:
https://www.musicologie.org/sites/t/troubadours.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Troubadour
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9nestrel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rondeau_(po%C3%A9sie)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouv%C3%A8re
https://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/3020-trouveres-et-troubadours-la-
musique-au-moyen-age.html
https://www.panoramadelart.com/bible-charles-le-chauve

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