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Droit des obligations à la consommation

CM 5 L’erreur et le dol
Le contrat n’est valablement formé que si les parties ont données leurs consentements, l’une par une
offre et l’autre par une acceptation. L’existence du consentement ne suffit néanmoins pas, il faut
aussi vérifier que ce consentement a été valablement donné, c a d qu’il est libre et éclairé. Si ce n’est
pas le cas, il y vice du consentement et le contrat est nul. Les vices du consentement sont régis par
les Art 1109 à 1117 du code civil, il en existe trois : l’erreur, le dol et la violence.

Il y a Vice de violence lorsque le consentement donné n’est pas libre (menaces, influences...)

Il y a erreur ou dol lorsque le consentement n’est pas éclairer, c a d lorsqu’il n’a pas été donné en
connaissance de cause.

I.L’erreur

Définition : se définie comme toute fausse représentation de la réalité qui a conduit une personne à
contracter alors qu’elle ne l’aurait pas fait si elle avait connu la réalité

Elle est régie par l’Art 1110 du code civil,

A.L’erreur-obstacle
Elle résulte d’un malentendu radical, en apparence les déclarations de volontés sont concordantes en
réalité les volontés réels ne se sont pas rencontrées. Il peut s’agir :

-Une erreur sur la nature du contrat (expl : vente/location)

-Une erreur sur l’objet du contrat

Puisqu’il n’y aucune rencontre de volonté, on ne parle pas de vice du consentement mais d’absence
du consentement, le contrat sera nul.

B.L’erreur-vice du consentement
1.L’erreur sur la substance
Objectivement, la qualité substantielle de la chose est sa qualité principale, celle qui lui donne sa
nature et sans laquelle elle ne serait pas ce qu’elle est.

Subjectivement, la qualité substantielle de la chose est la qualité jugée telle par celui qui s’est
trompé, c a d qu’il a déterminé à contracter
a)Une qualité ayant eu une influence déterminante sur le
consentement
Entre ces deux conceptions la jurisprudence a choisi la seconde, il convient en effet de procéder à
une recherche psychologique. La vrai question est de savoir si l’intéressé aurait-il conclu s’il avait
connu la réalité.il pourra s’agir d’une erreur sur la matière de la chose, sur l’authenticité d’une chose
ou encore sur l’aptitude d’une chose à remplir un certain usage.

b)Une qualité convenue par les parties


Le juge doit scruter la volonté du contractant, victime de l’erreur, néanmoins ceci est dangereux pour
la stabilité du contrat car cette personne peut toujours après coup (pour échapper à un contrat qui
ne lui convient pas) dire qu’elle avait en vue une qualité particulière qui fait défaut. Une autre
condition a donc été mise en place, il faut en effet que l’erreur soit commune aux deux contractants.
L’expression « erreur commune » prête à la confusion car il n’est pas exiger que les deux
contractants se soient trompés, il faut en réalité que les deux contractant est considérer comme
substantielle la qualité sur laquelle l’une d’entre elle a commis une erreur, cela signifie que la nullité
ne peut être prononcée que si l’autre partie connaissait l’importance essentiel que la victime de
l’erreur attachait à la qualité défaillante. Ce qui est commun n’est pas l’erreur mais l’intention des
contractants de considérer tel que la qualité de la chose comme substantielle.

c)Cas particulier des œuvres d’art


Il y a nullité lorsqu’un tableau a été inexactement attribué à un peintre connu.

Lorsque les parties ont un doute sur l’authenticité de l’œuvre, elles peuvent inclure se doute dans le
champ contractuel et il y a alors acceptation d’un aléa empêchant toute demande d’annulation du
contrat.

La difficulté apparait lorsque les deux contractants n’ont pas connaissance de l’incertitude
concernant l’authenticité de l’œuvre. La cour de cassation a alors décidé qu’il n’était pas nécessaire
que la réalité soit certaine pour pouvoir invoquer l’erreur, il faut et il suffit qu’il y ai une discordance
entre la croyance du contractant et la réalité.

2.L’erreur sur la personne


En principe, l’erreur sur la personne n’entraine pas l’annulation du contrat. L’annulation n’est
possible que dans les cas où la considération de la personne a été déterminante et convenue, c a d
dans les contrats conclus intuitu personae.

C.Erreurs indifférentes à la validité du contrat


1.L’erreur inexcusable
L’erreur doit être excusable et non grossière, elle est appréciée concrètement, c a d en fonction des
circonstances. Chaque contractant a l’obligation de s’informer et de ne pas contracter à la légère.

2.L’erreur sur la valeur


L’erreur sur la valeur ne peut pas entrainer la nullité du contrat sauf si elle procède elle-même d’une
erreur sur la substance (Expl : valeur d’un tableau dépend de l’authenticité). La seule erreur qui ne
soit pas sanctionnée est l’erreur direct sur la valeur, c a d l’appréciation économique erronée, il s’agit
alors d’une lésion, laquelle n’est pas considérée comme un vice du consentement.

II.Le dol
Le dol est régit par l’Art 1116 du code civil

Définition : il se défini comme toutes tromperies ou manœuvres employées pour induire une
personne en erreur afin qu’elle contracte, le dol vicie le consentement par l’erreur qu’il provoque. Le
dol est une erreur provoqué

A.Faits constitutifs du dol


1.Élément matériel
Le code civil parle de manœuvres mais la jurisprudence a élargi la notion, il peut s’agir :

-Un mensonge

-Une réticence dolosive, c’est le cas quand une personne garde le silence, en dissimulant a son
cocontractant un fait, que s’il avait été connu de lui, l’aurait empêché de contracter.

Les conditions d’existences d’une retirance dolosive ne sont pas clairement établies, cela dépend de
la question de savoir si le contractant était effectivement tenu d’une obligation d’informer, les
appréciations peuvent alors varier.

Nous constatons aujourd’hui une recherche et une pesée comparatives de l’obligation d’informer et
de celle de s’informer respectivement à la charge des deux parties.

2.Élément intentionnel/moral
A l’origine, le dol n’entrainait l’annulation du contrat qu’en présence d’une intention de nuire. Un
arrêt de Mai 2005 a estimé que le dol n’exigeait pas toujours la preuve qu’il a été réalisé dans
l’intention de tromper le contractant, l’exigence de l’élément intentionnel semblait donc disparaitre.
Un arrêt de Juin 2005 a cependant précisé que «  le manquement à une obligation d’information ne
peut suffire à caractériser le dol si, ne s’y ajoute pas la constatation du caractère intentionnel de ce
manquement ». Par conséquent il y a réticence dolosive en cas non seulement de manquement à
une obligation d’information mais aussi d’intention de nuire.

B.Les conditions d’annulation pour dol


1.Caractère déterminant
Le dol n’entraine la nullité du contrat que s’il a déterminé le consentement, cela suppose que sans
les manœuvres, le mensonge ou la réticence de l’une des parties, l’autre n’aurait pas contracté (dol
principal).
A ce dol dénommé principal on oppose le dol incident, c a d celui sans lequel le contrat aurait quand
même été conclu mais à des conditions différentes. Contrairement au dol principal, le dol incident ne
motive pas une annulation du contrat mais permet au contractant trompé d’obtenir des dommages
et intérêts.

2.Auteur du droit
Le dol n’entraine la nullité du contrat que s’il a été commis par l’un des contractants. S’il a pour
origine l’agissement d’un tiers, il permet seulement d’obtenir contre celui-ci des dommages et
intérêts. Cale s’explique par le fait que la nullité étant considérée comme la réparation du préjudice
causée par une faute, il ne faut pas la faire supporter par un contractant innocent.