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Support de cours

Théorie des structures II

M. Aïdi

2007-2008
Programme cours THS2

I Analyse des problèmes de structures ............................................................................................ 2

II Calcul des structures hyperstatiques par la méthode des forces ................................................. 12

III Poutres continues ........................................................................................................................ 24

IV Lignes d'influence et courbes enveloppes ................................................................................... 40

V Méthode des déplacements - Présentation pour des calculs manuels ......................................... 50

VI Théorèmes de l'énergie................................................................................................................ 60

VII Méthode des déplacements ......................................................................................................... 60

VIII Instabilités élastiques (Flambement)

IX Notions de dynamique des structures

Recueil d'exercices et de problèmes d'examen


Rappel formulaire théorie des structures I
Analyse des problèmes de structures I) Préliminaire : Notations-définitions
a) Champs SA, CA, AC :
On considère une structure donnée, soumise à un chargement donné Chd qui peut comporter
I) Préliminaire : Notations-définitions .............................................................................. 2 des charges fd , des déplacements imposés ξd, des variations de température…
a) Champs SA, CA, AC ........................................................................................ 2
Définitions : Pour la structure et le chargement donnés:
b) Efforts et déplacements généralisés .................................................................. 2
• Un champ de sollicitations internes C est dit Statiquement Admissible (SA) si
II) Degré d'hyperstaticité d'une structure .......................................................................... 4 ce champ C est en équilibre statique avec le chargement donné.
a) Définitions......................................................................................................... 4
b) Calcul pratique de DIS...................................................................................... 5 • Un champ de déplacement ξ est dit en Accord Cinématique (AC) si ce champ
respecte les liaisons internes de la structure.
c) Système géométriquement invariable ............................................................... 6
d) Principes de formation des SGI ( Cas des structures planes) ........................... 7 • Un champ de déplacement ξ est dit Cinématiquement Admissible (CA) si ce
champ respecte les liaisons internes et externes de la structure.
III) Relations entre forces et déplacements (cas élastique linéaire) ................................. 9
On notera:
a) Matrice de souplesse S ...................................................................................... 9
• E SA l'espace des champs de sollicitations C SA ( pour le chargement Ch d.)
b) Matrice de rigidité K ......................................................................................... 9
• E AC l'espace des champs de déplacements ξ AC ( // )
c) Illustration sur des exemples élémentaires ..................................................... 10
• E CA l'espace des champs de déplacements ξ CA ( // )

Exemple :

Pour le problème d’équilibre transversal ci-contre, on q


note: A B
• (XA=0), YA, ΓA réactions de l'appui A
• VB réaction de l'appui élastique B C
• k rigidité de l'appui élastique. tassement d'appui δ a
Si on considère la structure constituée de la poutre AB
(le ressort étant considéré extérieur à la structure):
• Les champs de sollicitations internes S.A. peuvent être décrits en fonction de la réaction VB
de l'appui élastique B
 V(x) = −VB + q( − x) 
E SA =  VB ∈ℜ, ( − x)2 
M(x) = VB ( − x) − q
 2 
ESA est un espace affine de dimension 1. La structure est hyperstatique de degré 1, et nous
avons choisi VB comme inconnue hyperstatique principale pour d'écrire l'espace ESA.
• E AC = {v(x) "réguliers"}

v(0) = −δa

• E CA = { v(x) "réguliers" vérifiant  θ(0) = 0 (= v' (0)) }
 v( ) = − VB
 k

b) Efforts et déplacements généralisés


Définitions :
• Effort généralisé : chargement proportionnel à un paramètre

2 ENIT 2007/08
Exemples :
q F
II) Degré d'hyperstaticité d'une structure
Γ q, F, Γ représentent des efforts généralisés.
(F, Γ sont des efforts concentrés, q est un a) Définitions:
effort distribué.)
• Une structure est dite isostatique si les seules équations de la statique suffisent, quel que
• Déplacement généralisé : Déplacement proportionnel à un paramètre soit le chargement, à la détermination des efforts intérieurs.
Exemples :
v. v(x) • Une structure est dite hyperstatique si les lois de comportement des matériaux
θ constitutifs jointes aux équations de la statique suffisent, quel que soit le chargement, à la
u, v, θ représentent des déplacements détermination des efforts intérieurs.
u généralisés.
• Dans tous les autres cas, la structure est dite hypostatique.
(u, θ sont des déplacements concentrés, v est
un déplacement distribué.) Définition:
Degré d'hyperstaticité d'une structure = Dimension de l'espace des champs S.A.
= - DIS (Degré d'Indétermination Statique)
Effort généralisé et déplacement généralisé associés (par δWe ):
• Considérons une structure soumise à chargement comprenant un effort généralisé F. Le Exemple 1:
travail extérieur δWe (F ) de F dans un déplacement virtuel quelconque est une forme Pour décrire l’ensemble des champs sollicitations internes SA dans une barre bi-encastrée
linéaire en F : soumise à un chargement fd, on peut (en utilisant la linéarité des équations de la statique)
δWe (F ) = F.δF s’appuyer sur la décomposition formelle suivante:
δ F est le déplacement généralisé associé à F dans le déplacement virtuel considéré. ˜f d ˜f d
X2 X3
Exemples :
δWe (Γ) = −Γ.θ B + Γ.θ B = Γ.(−[θ B ])
a) + −
+
Γ Γ Le déplacement généralisé associé à Γ est donc
X1
(Strucure iso associée)
donné par :
δ Γ = −[ θB ] dans le déplacement virtuel considéré.
Β ˜
C = ˜
C o + ∑X i
˜
C i
b)
b b

• δWe (q) = ∫a −q.v(x)dx = q. ∫a − v(x)dx)


F C˜ champ de sollicitations SA pour la structure réelle
q 
= δq  sous l'effet du chargement donné.
Γ C˜o champ de sollicitations dans la structure iso
a b A B δ
• F = −v A 
 associée sous l'effet du chargement donné.
• δ Γ = θB C˜i champ de sollicitations dans la structure iso
• Considérons une structure dans un état de déplacement dépendant (entre autres) d'un 
 associée sous l'effet du chargement X i = 1.
déplacement généralisé δ. Le travail extérieur δWe (˜f ) d'un chargement virtuel quelconque
f˜ dans ce déplacement comprend un terme linéaire en δ : L'espace des champs S.A. est de dimension 3:
 3

δWe (δ) = Fδ .δ E SA = C˜ = C˜0 + ∑ X iC˜ i avec (X1, X 2 ,X 3 ) ∈ R 3 
Fδ est l'effort généralisé associé à δ pour le chargement virtuel considéré.  i=1 
Exemples: La structure est 3 fois hyperstatique (DIS=-3).

Efforts généralisés associés : Remarques :


v. v(x) Fθ = Γ
A • le choix d'une structure iso associée n'est pas unique. On aurait pu par exemple
θ
Fu = Fx supprimer l'appui de gauche. Cela revient à effectuer un changement de base dans
A

l'espace des champs S.A.


a b A u A
b
Fv = ∫a fy (x).v (x)dx

3 ENIT 2007/08 4 ENIT 2007/08


• La méthode des forces qui serra exposée au chapitre suivant consistera à sélectionner Exemples :
a)
dans cet espace E SA les sollicitations internes qui correspondent à un champ de
déplacements CA. 3
(6)
Exemple 2 : 3
La structure ci-dessous ne peut pas être en équilibre statique. 3 (2)
F F
3
=>

Equilibre l'ajout d'une liaison (3)+(3) (3)


impossible rend la structure iso
Il faudrait lui ajouter au minimum une liaison supplémentaire pour la rendre isostatique. Par d = 3x4 = 12 Décomposition
convention, on considérera que pour ce cas dim( E SA ) = −1. La structure est une fois + e = (3) + (3) + (3) + (2) + (6) = 17 en disques
i
hypostatique. DIS = d − ( i + e ) = 12 − 17 = −5
b) Calcul pratique de DIS : La structure est donc 5 fois hyperstatique.
On appelle disque une structure (ou sous-structure) sans liaisons extérieures pour laquelle on b)
sait déterminer les efforts intérieurs quel que soit le chargement extérieur de torseur résultant DIS=2x3-3x(2)=0, mais la structure est hypostatique.
nul. (3 conditions dans le plan, 6 dans l'espace) 3 3
L'équilibre HPP sous l'effet d'un chargement transversal
Exemples dans le plan : (2) (2) (2) est impossible. On a bien le même nombre d'équations
de la statique que d'efforts de liaison inconnus, mais ces
Disques : équations sont liées.
Autre méthode de détermination du degré d'hyperstaticité : Nombre de degrés de liaison à
supprimer pour rendre la structure isostatique. (cette méthode est la plus simple et la plus
directe dès que l'on commence à avoir l'habitude de reconnaître les structures iso)
Exemple:
Structures ne constituant pas un disque:
La suppression de 5 degrés de
liaison rend la structure iso
==>

Pour une structure plane constituée de n disques, on aura à satisfaire à:


c) Système géométriquement invariable
d = 3 n équations d'équilibre statique
L'introduction d'une liaison intérieure (entre disques) ou extérieure (entre un disque et Définition : Un système (ou sous-système) est dit géométriquement invariable (SGI) si tout
l'extérieur) s'accompagne de l'introduction d'un effort de liaison inconnu. déplacement relatif des points du système (resp. sous-système) ne peut s'effectuer que par
Notons: déformation d'une ou de plusieurs parties constituant celui-ci.
i = le nombre de degrés de liaison intérieure
e = le nombre de degrés de liaison extérieure Exemples:
0 (0)
introduit pour constituer la structure à étudier à partir des n disques. La structure ci-contre a un DIS=0. δα δα
On a ainsi dl équations d'équilibre pour i + e efforts de liaison inconnus et Si on déplace la structure de sa position 1 (1)
DIS = d - i - e (0) à la position (1) on aura:
2
(δα)
 DIS < 0 structure hyperstatique  sauf s' il existe un mécanisme (hypo) 0 = 1 cos(δα) = 1 (1− +...) (Par D.L. pour δα << 1)
2
 DIS = 0 structure isostatique 
Si

(voir exemple b ) ci - après) ≈ 1 (dans le cadre HPP)
 DIS > 0 structure hypostatique Dans son passage de la position (0) à la position (1), le système a donc subi des déplacements
relatifs de ses points sans déformations des barres ( 0 = 1 ) ; il ne constitue donc pas un SGI.

5 ENIT 2007/08 6 ENIT 2007/08


Commentaires: Quelques principes contenus dans les précédents mais qu'il peut être utile de connaître:
Dans sa position (1), le système est dénué de tout effort intérieur (les barres ne sont pas a) Ajouter une liaison à un SGI donne un SGI
déformées). Ecarté de sa position (0), le système ne subit donc aucun effort de rappel : on dit
qu'il est instantanément instable ou encore qu'il contient un mécanisme (à écarter dans les b)
constructions)
L'équilibre HPP sous chargement transversal est impossible. Bien que le DIS=0, la géométrie Un triangle (non dégénéré) de barres
du système fait que celui-ci est instable: la structure est hypostatique. = SGI biarticulées est un SGI
Conclusion: Pour une structure (Sol compris)
 DIS = 0 + SGI => structure isostatique c) 2 barres biarticulées "correctement"
Si  DIS < 0 + SGI => structure hyperstatique ajoutées (articulations non alignées) à un
 Tous les autres cas => SGI = SGI SGI donnent un SGI
structure hypostatique
d)
d) Principes de formation des SGI ( Cas des structures planes):
SGI 2 SGI liés par deux articulations donnent
3 principes de base: SGI = SGI
un SGI
a) Le sol est un SGI
e) 2 SGI liés par une articulation et une barre
b) Trois SGI liés par 3 articulations non alignées forment un SGI
SGI biarticulée "correctement" disposées
SGI = SGI
donnent un SGI
SGI
Exo:
= SGI
SGI
1) Examiner les cas de dégénérescence des différentes règles précédentes en mettant en
SGI évidence les mécanismes obtenus.
2) Pour les structures suivantes, déterminer leur DIS puis leur nature (Iso, Hypo, Hyper) en
c) Deux SGI liés à l'aide de 3 "barres" biarticulées dont les axes ne sont ni mettant en évidence les mécanismes éventuels.
concourants ni parallèles forment un SGI a)

SGI b) c)

= SGI
non connectés
d) e)
SGI
Cas Non SGI:
Pour la structure ci-contre (3 "barres" I
biarticulées dont les axes sont f) g)
concourants en I), la rotation du SGI 2
autour du point I s'effectue sans
déformations. Ce système n'est donc SGI 1
pas un SGI. h)
Le cas de 3 "barres" biarticulées dont
les axes sont parallèles correspond à un
point I rejeté à l'infini. SGI 2

7 ENIT 2007/08 8 ENIT 2007/08


Si on peut trouver un ∆ non nul correspondant à un mouvement rigide de la structure, alors:
III) Relations entre forces et déplacements (cas élastique linéaire) - K est non inversible
Pour une structure donnée, on considère un vecteur de forces généralisées F et le vecteur des - les forces généralisées F ne sont pas statiquement indépendantes et on ne peut pas
déplacements généralisés associés ∆ : définir une matrice de souplesse.
−1
 F1   ∆1  Dans le cas contraire, K et S sont inversibles et K = S .
F= .  ∆ = .  c) Illustration sur des exemples élémentaires
 F   ∆ 
n n • Pour la poutre console de la figure ci-contre, on a: F
a) Matrice de souplesse S  Rigidité k = F = EΩ
 ∆ , EΩ

∆= F ⇒ 
On suppose ici que les composantes du vecteur forces généralisées F sont statiquement EΩ Souplesse s = k =−1

indépendantes (i.e . telles que l'équilibre de la structure soit possible ∀ F ).  EΩ


• Pour l'exemple de la figure ci-contre, il est immédiat F1 1 2 F2
On note Sik la valeur du déplacement généralisé ∆ i due à la seule application de Fk = 1. d'établir que:
Si on applique tout le vecteur F , la valeur du déplacement généralisé ∆ i est obtenue par  F1   k −k   ∆ 1  EΩ ∆1
, EΩ
∆2
superposition (problème linéaire):  =    ( avec k = )
 F2   −k k   ∆2 
∆ i = ∑ Sik Fk
k  k −k 
La matrice de rigidité K =   est non inversible. (∆ 1 = ∆ 2 ) correspond à un
En généralisant cette équation pour toutes les composantes du vecteur ∆ , on obtient la  −k k 
relation matricielle suivante: mouvement rigide de la structure. L'équilibre statique impose ( F1 = −F2 ) et ( F1 , F2 ) ne sont
∆ = S.F donc pas statiquement indépendants.
S est une matrice n × n appelée matrice de souplesse:
Exo: L'objectif de cet exercice est d'établir quelques résultats qui seront utilisés
 S11 . S1n  ultérieurement dans l'étude des poutres continues ainsi que dans la mise en oeuvre manuelle
S= . . .  de la méthode des déplacements.
 Sn1 . Snn  On considère une poutre sur appuis simples :
L'application du théorème de réciprocité montre que la matrice S est symétrique: M1 M2
Fi = 1 ( , EI )
Ak Ai Fk = 1 a) Déterminer les matrices de souplesse et de rigidité relatives au vecteur forces généralisées
Ai F = ( M1 ,M2 ) .
t
Ak
Ski Sik
Etat 1 Etat 2 b) En déduire la rigidité et la souplesse relative à M2 seul. Que vaut alors la rotation θ1 sur
l'appui 1.
(δWe )1/ 2 = (δWe )2/ 1 ⇒ Fi Sik = Fk Ski ⇒ Sik = Ski c) Sur chacune des 8 figures suivantes, indiquer la valeur absolue et le sens des réactions et
des rotations d'appuis.
b) Matrice de rigidité K
On note Kik la valeur de la force Fk due à l'application du seul déplacement ∆ i = 1, tous les M=1 M=1
autres ∆ k étant maintenus nuls.
Si on impose tout le vecteur ∆ , on obtient par superposition:
Fk = ∑ Kik ∆ k θ =1 θ =1
k

qui donne sous forme matricielle:


F = K.∆
M=1 M=1
K est une matrice n × n symétrique (exo: le justifier) appelée matrice de rigidité:
 K11 . K1n 
K= . . . 
 Kn1 . Knn 
θ =1 θ =1

9 ENIT 2007/08 10 ENIT 2007/08


Calcul des structures hyperstatiques I) Principe de la méthode
par la méthode des forces = > Exposé sur un exemple en dégageant les principes de la méthode.
a) Choix d'une structure iso associée
Soit (s) une structure (n) fois hyperstatique. On lui associe (choix non unique) une
structure isostatique en supprimant (n) liaisons internes (et ou externes).
Exemple :
I) Principe de la méthode ................................................................................................ 12
a) Choix d'une structure iso associée..................................................................... 12
b) Décomposition canonique ( équation canonique de la méthode des
forces) .................................................................................................................... 12 A
c) Disposition pratique des calculs ........................................................................ 14 h +s
•Calcul de la matrice de souplesse S ...................................................... 14 (s)
•Calcul de ∆ 0 ......................................................................................... 15
•Résolution ............................................................................................. 16 Structure (s) deux fois hyperstatique
•Construction des diagrammes des efforts intérieurs dans la
structure réelle (s) .................................................................................... 17 Structures iso associées possibles:

X2 X2
II) Calcul de déplacements dans une structure hyperstatique......................................... 17 1) 2)
X1 X1
III) Autres exemples de chargements ............................................................................. 18 2 liaisons 2 liaisons
a) Cas d'autocontrainte : tassement d'un appui ...................................................... 18 internes libérées externes libérées
• Calcul direct de ∆ 0 ............................................................................... 18
• Autre méthode : Calcul de ∆ 0 par le PTV .............................................19 X1 X2

b) Cas d'autocontrainte : Chargement thermique (exo) ......................................... 19 X1 X2


3) 4)
X1
NON X2
IV) Compléments............................................................................................................ 19 2 liaisons Les deux liaisons
a) Symétrie/Antisymétrie ...................................................................................... 19 externes libérées libérées rendent
b) Cas des structures droites: DIS/ / et DIS⊥ ......................................................... 21 X2 la strucutre hypo.

X1

Le choix de la structure iso sera dicté par la simplicité des calculs ultérieurs
Choix : 1) Bien : Respecte la symétrie de la structure. Le calcul des efforts
intérieurs est simple ( ne nécessite pas le calcul préalable des réactions
d'appuis )
2) Moins Bien : Respecte la symétrie de la structure mais le calcul des
efforts intérieurs nécessite le calcul préalable des réactions d'appuis.
3) Encore moins bien. ....
4) INCORRECTE : DIS=0 mais la structure est hypostatique.

b) Décomposition canonique ( équation canonique de la méthode des forces)


Soit à étudier cette structure (s) chargée par une densité uniforme q sur la traverse.
12 ENIT 2007/08
Pour décrire l'espace des champs SA, on effectue la décomposition canonique du Or, dans la structure réelle, ∆ réel est connu (pour l'exemple traité ∆ réel est nul, la
problème selon le schéma suivant (choix 1) comme structure iso associée): coupure introduite au niveau de la rotule est "imaginaire"). On obtient donc :
q q q
X = S−1 .(∆ réel − ∆ 0 )
1 1 1 1
A Une fois les inconnues hyperstatiques principales X obtenues, les efforts
(s) (s0 ) + X1 + X2 (déplacements....) dans la structure réelle peuvent être obtenus soit par superposition
(s1 ) (s2 ) selon le schéma précédant, soit plus simplement en raisonnant directement sur la
structure avec X connu. ( Une fois X connu, la structure devient formellement
"isostatique")
et on note :
X=(X1, ...,Xn) => La résolution du problème demande donc la détermination de S et ∆ 0 , c'est-à-dire
les inconnues hyperstatiques principales prises pour étudier la structure. des δ ij déplacements dans la structure iso associée sous différents cas de charges. On
Pour l'exemple considéré: utilisera le PTV pour calculer ceux-ci.
X=(X1, X2)=(NA, VA) c) Disposition pratique des calculs
(NA,VA effort normal et effort tranchant au niveau de la rotule A dans la structure (s)). Traitons l'exemple complètement .
Formellement, nous écrirons cette décomposition:
(s) ≡ (s0 ) + ∑ Xi (si ).
(On négligera les déplacements-déformations induits par l'effort tranchant devant ceux
induits par M et N.)1
Ainsi, le calcul de la structure se ramène à la détermination
des inconnues hyperstatiques principales X. On commence par déterminer les efforts intérieurs dans les structures (s i) :
A+
Notons : Chargements Diagrammes des efforts intérieurs
δ 2 = [ vA ] = vA + − v A −
∆ = (δ1 ,...,δ n ) q q 2 2
q q
le vecteur déplacements généralisés −q 2 −q 2
associés à X − - -
A
Pour l'exemple courant : - m0 - + n0 +
(s0 )
∆ = (δ1 ,δ2 ) = ([u A ],[ vA ])
(cf. figure ci-contre). δ1 = [ uA ] = u A+ − u A −
1 1 1 1
En supposant le principe de superposition valide (structure élastique linéaire+HPP...), la + +
décomposition (s) ≡ (s0 ) + ∑ Xi (si ) permet de mettre ces déplacements généralisés
sous la forme: (s1 ) m1 n1
+ +
 δ1 = δ10 + ∑ Xi δ1i
 (*)
 δ 2 = δ20 + ∑ Xiδ 2i
h h
où:
• δ ij (i = 1 à n(= 2) ; j = 0 à n(= 2)) : valeur du déplacement δ i pour le cas de 1 1 − 1 -1
-
charge (sj) de la structure iso associée. +
• δ i : valeur du déplacement δ i dans la structure réelle. (s2 )
- m2 + n2 -
Sous forme matricielle, le système (*) s'écrit:
∆ réel = ∆ 0 + S.X (équation canonique de la méthode des forces)
où : δ ij (valeur du déplacement δ i pour le cas de charge (sj)) s'obtient par application du
δ  δ   X1  PTV au cas de charge (si) dans les déplacements de (s j)
∆ réel =  1 , ∆ 0 =  10  , X = • Calcul de la matrice de souplesse S:
 δ2   δ 20   X2 
δ δ12 
et S =  11 appelée matrice de souplesse 1 Nous verrons dans la suite du calcul que l'on peut généralement, avec un bon degré d'approximation, ne
 δ 21 δ22  tenir compte que des déplacements-déformations induits par la flexion.
13 ENIT 2007/08 14 ENIT 2007/08
• Calcul de δ11 : Par application du PTV à "(s 1) dans (s1)" on obtient: n0 m
δWext. = 1.δ10 = δWdéf. = ∫ (n1+ m 1 0 )ds
EΩ EI
n1 m
δWext. = 1.δ11 = δWdéf . = ∫ (n1 + m1 1 )ds 1 1 2
h
EΩ EI = 2( 0 + (−q ).h. )
EΩ EI 2 2
1 1 h
= 2( .1.1. + h.h. ) (cf. table de Mohr) 2 2
h
EΩ EI 3 = −q
2EI
2h 3 I
= (3 3 + 1)
3EI h Ω • Calcul de δ 20 : ...
• Calcul de δ12 : ... n0 m
δWext. = 1.δ 20 = δWdéf . = ∫ (n2 + m 2 0 )ds
n2 m EΩ EI
δWext. = 1.δ12 = δWdéf. = ∫ (n1 + m 1 2 )ds 1 1
EΩ EI = 2( 0 + 0 )
= 0 (Diagramme Symétrique * Diagramme Antisym .) EΩ (Sym. xAntisym.) EI (Sym .xAntisym.)
=0
• Calcul de δ 21 : ... • Résolution
Avec ∆ réel nul dans notre exemple, nous obtenons donc
n1 m
δWext. = 1.δ 21 = δWdéf. = ∫ (n 2 + m 2 1 )ds (<= déja calculé pour δ12 )  h 3Ω
EΩ EI  h 
2 2

3EI 
0 −q
= δ12 ( Car δWdéf .(1/ 2) = δWdéf.(2 /1) ) 3 I + h 3Ω  2EI 
X = S−1 .(∆ réel − ∆ 0 ) = − 3
2h  hΩ 
3

=0 0 0 
 (3hI + 3h 2 Ω + 3Ω) 

Propriété : • δ ij = δ ji ∀ i, j ∈{1,..,n} . La matrice de souplesse S est symétrique 3 hΩ 
2 2
 q
 4 (3 I + h 3Ω) 
(cf. théorème de Maxwell-Betti). =
• remarque : δ ii > 0  
0
 
• Calcul de δ 22 : ...
On a donc dans la structure réelle au niveau de la rotule :
n2 m
δWext. = 1.δ 22 = δWdéf . = ∫ (n2 + m 2 2 )ds 3 hΩ
2 2
EΩ EI N A = X1 = q
4 (3 I + h 3Ω)
1 1
= 2( .1.1.h + ( . .h + . . )) VA = X 2 = 0
EΩ EI 3
2h 3 I 2 3
Rq : Vérifications du résultat :
= ( + 2 + 3) • VA= 0 pouvait être prévu a priori par raison de symétrie. Ainsi on aurait pu
EI h 2Ω h 3h dès le départ se ramener à un problème une fois hyperstatique.
On obtient donc la matrice de souplesse suivante: • Vérifier l'homogénéité du résultat ... OK
• Vérifier la "cohérence physique" du résultat :
 En l'absence de la rotule en A, la structure
I 
2h 3  3 +1 0 sous l'effet du chargement q se déformerait
S= h 3Ω  suivant la figure ci-contre. Il apparaît évident
3EI 
2 3
NA
3( 2 + 2 + 3 ) 
I que pour rétablir la continuité de u en A il faut NA
 0
h Ω h 3h exercer un NA>0. Cela est conforme au
résultat obtenu.

• Calcul de ∆ 0 : Si on néglige les déformations induites par N devant celles induites par la flexion
1 1
• Calcul de δ10 : Par application du PTV à "(s 1) dans (s0)" on obtient: ( <<< ), cela revient à faire tendre Ω vers l'infini dans le résultat précédent :
EΩ EI
3 2
NA ≈ q
4 h

15 ENIT 2007/08 16 ENIT 2007/08


L'examen de l'ordre de grandeur des deux termes du dénominateur (3 I + h3 Ω) de NA 1 − 1
montre que l'approximation précédente sera la plupart du temps très bonne. ( On aurait -
donc pu simplifier les calculs dès le départ en ne tenant compte que des déformations Champs d'efforts
induites par la flexion) statiquement admissible
m - m obtenu en considérant la
• Construction des diagrammes des efforts intérieurs dans la structure réelle (s): structure iso associée
Pour obtenir les diagrammes d'efforts intérieurs, on pourrait utiliser la superposition NON
(s) ≡ (s0 ) + ∑ Xi (si ). Il est cependant plus simple et plus rapide de déterminer ces figure 1 figure 2
diagrammes directement (une fois X obtenu, la structure devient formellement "iso" ). Dans l'application du PTV, il suffit d'utiliser un champ d'efforts S.A. Celui-ci peut être
facilement construit en considérant la (une) structure iso associée (cf. figure 2).
La structure et le chargement étant symétriques on aura :
En appliquant donc le PTV au champ d'efforts S.A de la figure 2 dans les
M et N symétriques
déplacements-déformations de la structure réelle on obtient:
M
V Antisymétrique δWext. = −1.vA = δWdéf . = ∫ m ds
EI
On ne tracera donc que la moitié des diagrammes : 2 2 2
1 h
Chargements Diagrammes des efforts intérieurs = [(− )(−q )( ) + (− )(−q + q )( ))
EI 2 4 2 4 2
3 2
q q 3
4 h = ( + h)
q q 2 8EI
q q −q 2 q 3
+ + - d'où: vA = − ( + h)
2 - 8EI
NA NA 3 2
+ -
− 4q h q
4 III) Autres exemples de chargements:
3 2 a) Cas d'autocontrainte : tassement d'un appui
NA ≈ q N sym. V Antisym. M sym.
4 h Le portique précédant n'est pas chargé et on suppose que son appui B subit un
(VA = 0) tassement (cf figure):
De la lecture du diagramme des moments, on peut déduire l'allure de la déformée:  uB 
Angle droit ξ˜ B =  vB 
conservé  θB 

A
A A+
(s) (s0 ) + ...
Point (s) B
d'inflexion vB
uB
θB
1.4 Remarques sur la méthode des forces :
• La matrice de souplesse S dépend du choix de la structure iso associée. Nous ne présenterons que la détermination de ∆ 0 ; le reste des calculs est similaire au
• La matrice S ne dépend pas du chargement considéré. Pour traiter un autre cas cas déjà traité (rq: la matrice de souplesse S reste inchangée et ∆ réel est nul).
de charges, il suffit donc de modifier uniquement ∆ réel et ∆ 0 en conséquence.

II) Calcul de déplacements dans une structure hyperstatique: • Calcul direct de ∆ 0 :


Dans la structure (s0) (cf. figure), la partie droite de la structure subit un mouvement
Soit à calculer la flèche en A sous l'effet du chargement q. On pourrait obtenir ce
déplacement par application du PTV au système annexe de la figure 1 ci-dessous dans rigide caractérisé par un distributeur dont les éléments de réduction en B sont
les déplacements de la structure réelle. Bien que correcte, cette démarche présente (u B, vB ;θB ). Les déplacements du point A + sont donc donnés par les éléments de
l'inconvénient suivant : le système annexe considéré est hyperstatique, la détermination
des efforts intérieurs correspondants n'est donc pas immédiate. réduction de ce distributeur en A + :

17 ENIT 2007/08 18 ENIT 2007/08


 uB + θ B   −v A +  Cas chargement Cas chargement
ξ˜ / A+ =  vB − hθ B  =  u A+  symétrique antisymétrique
 
 θ B   θ A +  M  M  Antisym.
 Sym. 
N  N  (= 0 sur ∆)
 v B − hθ B 
∆0 =  M V V M
On en déduit que : V Antisym. V Sym.
 −u B − θ B
N N ⇓
• Autre méthode : Calcul de ∆ 0 par le PTV: V = 0 sur ∆
• Calcul de δ10 : Par application du PTV à "(s 1) dans (s0)" on obtient: u 
u  Antisym.  Sym.
δWext. = 1.δ10 − 1.v B + h.θ B (les réactions d' appui travaillent ) θ θ  θ 
v v θ  (= 0 sur ∆)
= δWdéf . = 0 ( Mouvement sans déformations )  Antisym.
u u v Sym. v
 (= 0 sur ∆)
• Calcul de δ 20 : ...

δWext. = 1.δ 20 + 1.uB + .θ B = δWdéf. = 0


∆ axe
de Sym.
 v B − hθ B 
On retrouve : ∆0 = 
 −u B − θ B Pour un chargement (ch) quelconque, si on veut profiter de la symétrie de la structure,
on peut éventuellement se ramener à l'étude de deux chargements selon la
b) Cas d'autocontrainte : Chargement thermique (exo) décomposition suivante:
= [(ch) + (ch) s ] + [(ch) − (ch)s ]
1 1
Exo : Le portique de la figure suivante est soumis à une variation de température (ch)
2 2
τ = a + by . Déterminer :
1- Les sollicitations internes chargement chargement sym. chargement antisym.
2- les déformations d'origine thermique, d'origine mécanique et totales quelconque
3- Tracer l'allure de la déformée pour la cas (a>0, b=0)
4- Calculer la rotation du point B (où (ch) s
est le chargement symétrique de (ch))

On peut alors se restreindre à l'étude de la "moitié de la structure" avec les conditions


y d'appuis "appropriées" sur le plan de symétrie (cf. propriétés des champs de
x déplacements). La figure suivante illustre ces considérations sur l'exemple d'une poutre
biencastrée symétrique:
y
A B
A0 A1
x Coefficient de A
2
dilatation thermique α
+s [ Pb 3 fois Hyper.]
C
Cas chargement Cas chargement
sym. antisym.
IV) Compléments
a) Symétrie/Antisymétrie A0 A0
A A
Pour une structure plane symétrique, le tableau qui suit donne les propriétés vérifiées
par les efforts intérieurs et les champs de déplacements quand on considère un
chargement symétrique (resp. antisymétrique). Encastrement Appui
sur rouleaux simple
[ Pb 2 fois Hyper.] [ Pb 1 fois Hyper.]

19 ENIT 2007/08 20 ENIT 2007/08


b) Cas des structures droites: DIS/ / et DIS⊥
Dans le cas d'une structure droite, il est assez simple de vérifier que:
• pour un chargement longitudinal, seuls (N / u) sont non nuls
• pour un chargement transversal, seuls (M,V / v,θ) sont non nuls.
Le problème longitudinal et le problème transversal sont découplés.
Ainsi, par exemple, pour la structure droite 6 fois hyperstatique de la figure suivante:

i) pour un chargement longitudinal (//):


- les grandeurs transversales (M,V / v,θ /...) sont toutes nulles
- le problème est alors 2 fois hyperstatique
DIS/ / = d / / − / / = 1*(nb disques) - (nb liaisons / /)
= 1− 3 = −2
ii) pour un chargement transversal ( ⊥ ):
- les grandeurs longitudinales (N / u /...) sont toutes nulles
- le problème est alors 4 fois hyperstatique
DIS⊥ = d ⊥ − ⊥ = 2 * (nb disques)- (nb liaisons ⊥)
= 2 − 6 = −4

21 ENIT 2007/08 22 ENIT 2007/08


Poutres continues I) Introduction
On s'intéresse ici aux poutres continues, structures formées par une poutre droite posée sur
plusieurs appuis. La figure suivante donne deux exemples de poutres continues.

a) Poutre continue à 2 travées

I) Introduction ................................................................................................................. 24
b) Poutre continue à 2 travées + porte-à-faux
II) Equation des trois moments ....................................................................................... 24
a) Coefficients de souplesse d'une travée simple .................................................. 24
L'intérêt porté à ce type particulier de structures se justifie par leur fréquente intervention dans
b) Equation des trois moments .............................................................................. 26 les constructions civiles (bâtiments, ponts, ...).
c) Calcul des efforts intérieurs............................................................................... 27 On se préoccupera uniquement de cas de charges transversaux. Ainsi pour les deux exemples
d) Exemples (exo) ................................................................................................. 27 de poutres continues donnés plus haut, on aura à traiter:
- un problème 1 fois hyper pour le cas a) ( DIS⊥ = 2 − 3 = −1)

III) Foyers et rapports focaux d'une poutre continue ...................................................... 31 - un problème 2 fois hyper pour b) ( DIS = 2 − 4 = −2 )
a) Préliminaires...................................................................................................... 31 Pour l'étude d'une poutre continue par la méthode des forces, les inconnues hyperstatiques les
b) A gauche ........................................................................................................... 32 plus commodes à utiliser sont des moments au droit des appuis.
Pour les exemples déjà cités, cela revient à retenir les structures isostatiques associées
• Rapports focaux de gauche ................................................................... 32 suivantes:
• Foyers de gauche.................................................................................. 33
Construction du diagramme des moments à gauche de l'appui i ............ 34 M1 M1 M0 M0 M1 M1
Calcul des rapports focaux de gauche ..................................................... 34 a0 ) b0 )
c) A droite.............................................................................................................. 34
L'un des intérêts d'un tel choix réside dans le fait que les structures iso associées se
• Rapports focaux de droite ..................................................................... 34
comportent comme des sous structures indépendantes:
• Foyers de droite.................................................................................... 35
Construction du diagramme des moments à droite de l'appui i .............. 35 M1 M1
Calcul des rapports focaux de droite ....................................................... 36 a0 )
d) Exploitation ....................................................................................................... 36
Cas de travées identiques avec EI uniforme .......................................... 36
Application aux cas où une seule travée est chargée............................... 37 M0 M0 M1 M1
Exercice d'application.............................................................................. 37 b0 )

IV) Formulaire résumé ................................................................................................... 38 II) Equation des trois moments

a) Coefficients de souplesse d'une travée simple


On considère ici une travée simple:

M1 (EI, ) M2

et on cherche à déterminer les rotations sur appuis induites par l'application de l'effort
généralisé (M1 , M2 ).

24 ENIT 2007/08
Notons, cf. figure suivante, (− a, b) 1 (resp. (− b, c) ) les rotations sur appuis dues à la seule Une autre façon, plus facile à retenir, de voir EI
application de M1 = 1 (resp. M2 = 1). (de traiter) les encastrements dans une poutre → +∞
Déformées Diagr. de M continue consiste à les assimiler à une travée A0 A−1 A0
supplémentaire de longueur → 0 (i.e.de

m1 (x ) =  1− 
x EI
  rigidité infinie).
1 1
+ b) Equation des trois moments
-a b 1 Considérons le cas d'une poutre continue (s) à n travées sur (n+1) appuis simples ( Ai )i =0,..,n .

x (1) (i) (i+1) (n)


m2 (x) =
1 1
A0 A1 Ai −1 Ai Ai +1 An
+
-b c 1 Cette structure est (n-1) fois hyperstatique. Nous prendrons les moments au droit des appuis
Le PTV permet d'établir facilement que: intermédiaires ( Mi )i =1,..,n−1 comme inconnues hyperstatiques principales et nous noterons (s0 )
x dx x x dx x dx la structure iso associée correspondant à ce choix.
a = ∫ (1 − )2 , b = ∫ (1 − ) , c = ∫ ( )2
EI EI EI La méthode des forces consiste alors à écrire que pour la structure réelle on vérifie les
conditions cinématiques:
Dans le cas particulier d'une travée avec un EI constant, on obtient:
[ θi ]réel = 0 pour i = 1 à n -1 .
a = c = 2b = , b=
3EI 6EI Plaçons-nous au niveau du i ème appui Ai . De part le choix d'inconnues hyperstatiques, seuls
Les quantités positives (a,b,c) 2
définissent les coefficients de souplesse de la travée. ( Mi−1 , Mi , Mi+1 ) et les charges données des travées (i) et (i+1) contribuent à [ θi ]réel :
Ainsi, pour le chargement (M1 , M2 ), on obtient par superposition: Charges
Charges
 −θ1   a b  M1  données
données
• les rotations sur appuis:  =  
 θ 2   b c   M2  Mi−1 Mi M i Mi+1
 Moments: M(x) = M1 m1 (x) + M2 m2 (x) (i) (i+1)
 Ai −1 Ai Ai Ai +1
  x x
= M1  1 −  + M2
 En utilisant les résultats du a), et en notant
• les efforts intérieurs:  dM
 Efforts tranchants: V (x) = dx = M1 v1 (x) + M2 v2 (x) θ i− (resp. θ i+ ): rotation à gauche (resp. à droite) de l' appui i,

 M − M1 ± ±
θ i0 : les valeurs de θ i dans (s0 ) soumise aux charges données,
 = 2
on établit facilement par superposition que:
Remarque: Extension pour les encastrements et les porte-à-faux:
(θ ) −
i réel = θ i0− + bi Mi −1 + c i Mi
M M
(θ ) +
= θ i0+ − ai+1 Mi − bi +1 Mi +1
a=b=0 b=c=0
i réel

Ainsi, l'équation canonique de la méthode des forces pour l'appui Ai ([ θi ]réel = 0 ) s'écrit:

bi Mi−1 + (ci + ai +1 )Mi + bi +1 Mi +1 = [θ i ]0


M M

(a,b) identiques au cas (b,c) identiques au cas C'est l'équation des trois moments pour l'appui i.
sans porte-à-faux sans porte-à-faux
Dans le cas particulier EI constant sur toute la poutre, on la retiendra sous la forme:
1 De façon à avoir (a, b, c) positifs.
 longueur de
Mi−1 + 2( + )Mi + Mi +1 = 6EI [θ i ]0
i
2 On retiendra que: (b, c) sont les souplesses 'à gauche' (de l'appui de droite)  
(a, b) sont les souplesses 'à droite' (de l'appui de gauche)
i i i+1 i+1
 la travée (i)
25 ENIT 2007/08 26 ENIT 2007/08
L'exploitation de l'équation des trois moments pour les appuis 1 à n-1 permet de former le Remarque: Sur le porte-à-faux, les efforts P
système d'équations à résoudre pour déterminer les inconnues hyperstatiques ( Mi )i =1,..,n−1 .
1 2 3
intérieurs sont entièrement déterminés par P
la statique. On peut ainsi éventuellement ne (2 ,EI ) ( , EI)
considérer que la sous-structure située
Moyen mnémotechnique pour retenir et appliquer l'équation des trois moments: entre les appuis 1 et 3, et soumise aux
La figure suivante donne un moyen mnémotechnique pour l'utilisation de l'équation des trois efforts indiqués sur le schéma ci-contre.
moments. Pour l'appui m, bordée par:
- une travée à gauche (g) de caractéristiques (bg ,c g ) La structure est 2 fois hyper. L'application de l'équation des trois moments donne:
- une travée à droite (d) de caractéristiques (ad ,bd ) • Au droit de l'appui 1: 0M0 + 2(0 + 2 )M1 + (2 )M2 = 6 EI [θ1 ]0
fictif
- un appui à gauche g (resp. à droite d)
l'équation des trois moments s'applique comme indiqué sur la figure: • Au droit de l'appui 2: (2 )M1 + 2((2 ) + )M2 + M3 = 6 EI [θ2 ]0
= −P
soit, sous forme matricielle:
g (g) m (d) d  4 2   M1  6 EI  [θ1 ]0   0 
  =  θ  +  P 
(bg ,c g ) (ad ,bd )  2 6   M2   [ 2 ]0 
Calcul des [ θi ]0 :
bg Mg + (cg + ad )Mm + bd Md = [θ m ] 0
La charge P a déja été prise en compte en considérant que M3 = − P dans l'écriture des
équations des trois moments. Le chargement à prendre en compte pour le calcul des [ θi ]0 est
c) Calcul des efforts intérieurs:
Notons ( M0 (x ),V0 (x)) les efforts intérieurs dans la structure iso (s0 ) soumise aux charges donc nul et θ1 [ ] = [θ ]
0 2 0 = 0.
données. Un autre point de vue aurait été de considérer que
Par superposition, dans la travée (i) de la structure réelle (s), on obtient les efforts intérieurs: M3 = 0 et de prendre en compte la charge P dans −P
 M(x ) = M0 (x) + Mi −1 m1 (x) + Mi m2 (x) le calcul des [ θi ]0 . La première travée n'étant pas -1
chargée, [ θ1 ]0
 P
  x x Charges est nul de façon évidente (ainsi 2 _ 3
1 _
= M0 (x) + Mi −1  1 −  + Mi
que θ 2 0 ). Pour [ θ2 ]0 , le calcul de θ 2 0 par le PTV
 données ( , EI)
  − +
 i i
 M m
(cf.fig. ci-contre) permet d'obtenir [ θ2 ]0 =
 P 2
Mi−1 Mi
 dM
 V(x) = dx = V0 (x) + Mi −1 v1 (x) + Mi v 2 (x)
(i) 6EI
Ai −1 Ai Pour les deux points de vue, on obtient finalement:

 M − M  M1  1  6 −2  0 
 = V0 (x) + i i −1
  =  
 i  M 2  20  −2 4   P 
Le calcul de la réaction Ri du ième appui donne:
 M − Mi   Mi − Mi −1  P P
Ri = [ Vi ] = [V0i ] +  i +1  −  10
, M2 = +
M1 = −
5
 i +1   i 
La poutre n'étant soumise qu'à une charge concentrée, le diagramme des moments est affine
d) Exemples (exo): par morceaux et s'obtient facilement:
Exo 1: −P
Pour la poutre continue de la figure suivante, déterminer les efforts intérieurs et les réactions
d'appuis induits par l'application d'une charge concentrée P au milieu du porte-à-faux. P P
− _ _ P
1 2 3
P 10 5
_
(2 ,EI ) ( , EI) (2 ,EI ) +

27 ENIT 2007/08 28 ENIT 2007/08


 P / 10  (2 ) Solution : Considérons que θ 0 est donné ( = θ 0 ) et M0 est inconnu. Le problème est alors
Le moment s'annule en x =  (2 ) = dans la première travée.
 3P / 10  3 deux fois hyperstatique. L'équation des trois moments donne:
Par dérivation, on obtient les efforts tranchants:
 −1 0 1 [ 0 ]0
 Appui 0 : 0 M + (0 + 2)M + M = 6 EI θ = −6 EI θ
0

3
P  fictif

 Appui 1 : M0 + 4M1 + M2 = 6 EI [θ1 ] = 0
P +
20
+  0
 =0
_ ... d'où on tire:  M = − 24 EI θ , M = 6 EI θ (= − M0 ) 
6  4 
0 0 1 0
− P V
7 7
5  7 M 
Ainsi pour le problème posé :  θ 0 = − M0 , M1 = − 0 
Si besoin est, les réactions d'appuis sont données par:  24 EI 4 
[ ] [ ]
P 3 27 11
M1 = − , R1 = V1 + = P , R2 = V2 = − P , R3 = V3 = P
10 20 20 5 Exo 4:
Déterminer les réactions d'appuis dans les structures suivantes:
Exo 2: Tassement d'appui q q
α P
On considère toujours la même structure que dans l'exo 1. Déterminer les efforts intérieurs et
les réactions d'appuis induits par un tassement δ de l'appui 2 (δ >0 vers le bas).
Solution : Des calculs de l'exo 1, on déduit que (M1 , M2 ) sont donnés par
 M1  6 EI 1  6 −2  [θ1 ]0  Solution : Pour la barre bi-encastrée, l'application de l'équation des trois moments donne:
  =  
20  −2 4   [θ 2 ] 

 M2 
0 • Au droit de l'appui 1: 0 M 0 + 2(0 + 1) M1 + M 2 = 6
EI
[θ ]
( )
où [ θ1 ]0 ,[θ 2 ]0 sont les valeurs prises par ([ θ ],[θ ]) dans la structure iso associée (s )
1
0
fictif
1 2 0

soumise au tassement de l'appui 2.


A l'aide de la figure suivante:
• Au droit de l'appui 2: M1 + 2(1+ 0)M 2 + 0 M 3 = 6
fictif
EI
[θ ]
2
0

qui conduit à:
 M 1  
 = 2  2 −1  θ 10 
EI

1 (2 ) 2 2 ( ) 3  2
M  −1 2   −θ 20 

δ Pour le premier cas de chargement, en posant β = 1− α et en appliquant le PTV à:


α P α
on établit facilement que:
1
δ  − δ 
2  soit  [θ1 ]0  =  2
θ10+ = θ 20− = − + + +
 βP αP
 [ 2 ]0  
δ  θ   3δ  1 β
+
θ 20 =  
  2  αβP
d'où on obtient:
9 EI 21 EI
M1 = − δ , M2 = δ. 1  α β 
5 2 10 2 −θ 10 = αβP (2β + 1) + αβ P β
... calculer les réactions d'appuis et construire les diagrammes d'efforts intérieurs .... 
EI  6 3 
αβP
[ αβ
]
2 2

Exo 3: =
6EI
(2β + 1)α +2β 2 =
P
6EI
2β + α [ ]
Soit une poutre continue à deux travées identiques
On en déduit que:
soumise à un moment M0 (cf. fig ci-contre). ( , EI) uniformes
M0  θ  αβP 2  2β + α 
Déterminer la rotation θ 0 de l'appui 0 et les  10  = −
6EI  2α + β 
0 1 2
moments sur appuis.  −θ 20 

29 ENIT 2007/08 30 ENIT 2007/08


d'où Charges
EI  αβP 
[ ]
2 données
M1 = 2 −  2(2β + α ) − (2α + β )
 6EI 
Mi−1 Mi
=...= − αβ 2 P (i)
Ai −1 Ai
M2 = − βα 2 P Par superposition, on établit les expressions suivantes pour les rotations sur appuis:
( )
θ i−1
+
= θ (i+ −1)0 − ai M i−1 − bi M i
réel
 M − M1 
R1 = V1 = R10 +  2
 
(θ )i

réel
= θ i0− + bi M i−1 + ci M i

= βP + (−βα 2 + αβ 2 )P b) A gauche

=...= β (3α + β )P
2 • Rapports focaux de gauche:
Supposons ici que la poutre continue n'est pas chargée à gauche de la travée (i). On peut
alors utiliser la 'relation de rigidité':
R2 = Permutation (α ↔ β ) dans expression de R1 Mi−1 = kig−1 (θ i−−1 )
réel

= kig−1 (θ i+−1 ) (car [θi -1 ]réel = 0)


réel
et on a ainsi, au niveau de l'appui i-1:
III) Foyers et rapports focaux d'une poutre continue
(θ )+
i−1 réel =
M i −1
g
k i−1
= θ +(i−1)0 − ai M i−1 − bi M i
a) Préliminaires
soit
Considérons le cas d'une poutre continue à n travées sur (n+1) appuis simples ( Ai )i =0,..,n . g
k i−1 bi  θ+ 
M i−1 = − g 
M i − (i−1)0 
(1) (i) (i+1) ( n) 1+ a i k i−1  bi 
g
k i−1 bi
A0 A1 Ai −1 Ai Ai +1 An En posant ψ i = et en remarquant qu'avec l'hypothèse sur le chargement
1 + ai kig−1
Notons kig (resp. kid ) la rigidité de la sous structure à gauche (resp. à droite) de ième appui
+
θ (i−1)0 [ ]
= θ i−1 0 , on peut réécrire l'équation précédente sous la forme:
vis-à-vis du moment M i :

M i−1
+ Mi =
θ i−1 [ ] 0
θi ψi bi
(1) (i) − La grandeur sans dimensions ψ i définit le rapport focal de gauche "pour" la travée(i).
Mi = ki θ i
g

A0 A1 Ai −1 Ai Remarques importantes:
+ - La dernière relation est relative à l'appui Ai −1 de la travée (i). Elle n'est pas valable1 si on
θ i
se place dans le cas de la première travée avec un appui simple en A0 . ( Sur l'appui A0 :
(i+1) ( n) (k 0g = 0) ⇒ on ne dispose pas de relation de souplesse à gauche de A0 pour relier
+
Mi = −ki θ i
d
(θ )

0 réel à M0 ).
Ai Ai +1 An
- ψ i ne dépend que des propriétés (géométrie / matériaux) des travées (1) à (i). (Par abus
de langage, on qualifie quand même ψ i de rapport focal "de" la travée(i)).
Intéressons-nous maintenant à la travée (i) dans la structure réelle:
- ψ i est indépendant du chargement.

1 On ne peut éventuellement lui donner un sens que si on considère que M0 est nul. Auquel cas, ψ 1 pour
(k 0 = 0) étant nul, la relation prend une forme indéterminée qui ne présente pas d'intérêt.
g

31 ENIT 2007/08 32 ENIT 2007/08


- ψ i ne prend un sens physique que pour les cas de chargements respectant l'hypothèse Construction du diagramme des moments à gauche de l'appui i :
"pas de charges à gauche de la travée (i)". La poutre continue n'étant pas chargée sur ses i premières travées, on a:
M j−1 = −ψ j M j ∀ j ≤i
• Foyers de gauche:
[ ]
Plaçons-nous dans le cas où la travée (i) est également non chargée. On a alors θ i−1 0 = 0 et: Si on connaît M i et les caractéristiques (ψ k , Fk )k =1 à n de la poutre, le diagramme des
moments à gauche de l'appui i s'obtient facilement par récurrence descendante:
M i−1 = −ψ i M i
Mi
Le moment dans la travée (i) de la structure réelle est affine:
F1 = A0 F2 Fi−1 Fi
M i−1 = −ψ i M i
A0 A1 Ai −1 Ai
Fi
(i) (1) (i-1) (i)


Ai −1 Ai

Mi
M i−1 = −ψ i M i
Foyer de gauche Fi

et s'annule toujours en un point fixe Fi que l'on qualifie de "Foyer de gauche de la travée (i)".
En effet, il découle du diagramme des moments que: Calcul des rapports focaux de gauche:
Considérons la poutre continue chargée uniquement par un moment M n sur l'appui n:
Ai −1 Fi M
= − i −1 = ψ i ( ⇒ Fi est fixe)
Fi Ai Mi
ψ1 = 0 Fi Fi+1 Fn
 Soit en notant A A = ψi  F1 = A0
et α i = : Mn
 1 + ψi 
i−1 i
i
  A0 A1 Ai −1 Ai Ai +1 An
 Ai −1 Fi = α i i , Fi Ai = (1 − α i ) i 
(quelque soit le chargement respectant l'hypothèse "travées (1) à (i) non chargées") (1) (i) (i+1) (n)

Des remarques analogues à celles faites à propos des rapports focaux s'appliquent également
ici pour les foyers. On notera cependant qu'ici la relation M i−1 = −ψ i M i reste valable pour la

M i−1 = −ψ i M i
travée (1) même si A0 est un appui simple (sous l'hypothèse, bien sur, que la travée (1) est
non chargée).
En divisant par M i l'équation des trois moments relative à l'appui i:
Remarques complémentaires: bi M i −1 + (c i + a i+1 ) M i + bi +1 M i+1 = θ i [ ] 0
(= 0 ici)
• Deux cas extrêmes: on obtient:
g
[
- Cas ki −1 = 0 : alors ψ i = 0, Fi = Ai−1 ] − bi ψ i + (ci + ai+1 ) −
bi+1
=0
 b ψ i+1
- Cas ki −1 = +∞ : alors  ψ i = i 
g

 ai  Les ψ i se calculent donc par récurrence montante:


Le premier (resp. deuxième) cas se présente par exemple pour la première travée  ψ1 = 0
quand l'appui 0 est simple (resp. un encastrement). 
ψi ↑ ψ = bi +1
(pour i = 1 à n − 1)
• Pour le cas général (intermédiaire), on a:  i +1 (ci + ai+1 ) − bi ψ i

( i = si ( EI )i est uniforme)
b b 1
0 ≤ ψi ≤ i
ai ai 2 c) A droite
En pratique, on a la plus part du temps ψ i ≤ 1: le foyer de gauche se trouve à gauche Les raisonnements étant analogues à ceux faits à gauche, nous serons plus direct.
1 • Rapports focaux de droite:
dans la travée ( Ai−1Fi ≤ ).
2 i Si la poutre continue n'est pas chargée à droite de l'appui i, on a au niveau de l'appui i:
33 ENIT 2007/08 34 ENIT 2007/08
(θ )

i réel =−
Mi
kid
= θ −i0 + bi M i−1 + c i M i
Mi
'
soit
Fi+1 '
Fi+2 '
Fn−1 Fn' = An
k id bi  θ−  Ai Ai+1
Mi = − d 
M i −1 + i0 An−1 An
1 + ci k i  bi 
En remarquant que −θ i−0 = [θ i ]0 , et en définissant le rapport focal de droite "pour" la
(i) (i+1) (n)

travée(i) par ψ i '=


kid bi
, on obtient:

1+ ci kid M j = − ψ j ' M j−1
M
M i−1 + i =
θi 0 [ ]
ψ i' bi Calcul des rapports focaux de droite:
Considérons la poutre continue chargée uniquement par un moment M0 sur l'appui 0
• Foyers de droite:
Si la travée (i) est également non chargée, alors θ i 0 = 0 et: [ ] ' ' ' ' '
ψ n' = 0
'
M0 F1 F2 Fi Fi+1 Fn−1 Fn = An
M i = − ψ i ' M i−1
A0 A1 Ai −1 Ai An
Le moment dans la travée (i) de la structure réelle est affine: Ai +1

Mi−1 (1) (i) (i+1) (n)

Fi '
M i = − ψ i ' M i−1

(i) M j = − ψ j ' M j−1
Ai −1 Ai
Foyer de droite Fi ' En divisant par M i l'équation des trois moments relative à l'appui i:
et s'annule toujours en un point fixe Fi ’, "foyer de droite de la travée (i)". En effet, on a: bi M i −1 + (c i + a i+1 ) M i + bi +1 M i+1 = θ i [ ] 0
(= 0 ici)

Fi ’Ai M  quelque soit le chargement respectant l' hypothèse bi


= − i = ψi ’   on obtient: − + (ci + ai+1 ) − bi+1ψ 'i +1 = 0
Ai −1 Fi ’ Mi −1  " travées (i ) à (n) non chargées"  ψ' i
Les ψ ' i se calculent donc par récurrence descendante:
 Soit en posant α’ = ψ i ’   ψ’n = 0
: ψ’i ↓ ψ’ = bi
 i
1 + ψi ’  (pour i = n − 1 à 1)
   i (ci + ai+1 ) − bi+1 ψ ’i +1
 Ai −1 Fi ’= (1 − α’i ) i , Fi ’Ai = α ’i i
d) Exploitation
En pratique ψ ' i ≤ 1: le foyer de droite se trouve à droite dans la travée Cas de travées identiques avec EI uniforme:
Construction du diagramme des moments à droite de l'appui i : Pour ce cas particulier, les relations de récurrence ψ i ↑ et ψ' i ↓ conduisent à:
Si la poutre continue n'est pas chargée à droite de l'appui i , on a: α1 = 0 = α ’n
ψ1 = 0 = ψ 'n
M j = − ψ' j M j−1 ∀ j ≥ i +1 ψ 2 = 0.250 = ψ ' n−1 α 2 = 0.2 = α ’n−1
Si on connaît M i et les caractéristiques (ψ ’k , Fk ’) k =1 à n de la poutre, le diagramme des ψ 3 = 0.267 = ψ ' n− 2 α 3 ≈ 0.211 = α’n−2
=>
moments à droite de l'appui i s'obtient facilement par récurrence montante: ψ 4 ≈...≈ ψ ∞ = ψ' n−3 ≈ ... α 4 ≈...≈ α ∞ = α ’n− 3 ≈ ...
≈ 2 − 3 ≈ 0.268 ≈ 0.211
(rappel: Ai −1 Fi = α i i et Fi ’Ai = α’i i )
35 ENIT 2007/08 36 ENIT 2007/08
Application aux cas où une seule travée est chargée: Méthode des trois moments
Si seule la travée i est chargée, on peut alors: IV) Formulaire résumé
• Résoudre sur la travée (i) le système de deux équations en ( M i −1 , M i ):
Coefficients de souplesse Equation des trois moments
 M i−1 [ ]
θ i−1 1 x dx
 appui i − 1 : ψ + M i = b a = ∫ (1− )2
0
à droite
EI bi ci a i+1 b i+1
 i i

 appui i M
: M i−1 + i =
θi[ ]0
-a b x
b = ∫ (1− )
x dx i-1 (i) i (i+1) i+1
 ψ' i bi à gauche 1 EI
x 2 dx
• Puis utiliser les récurrences: c =∫( )
-b c
 à gauche : M k −1 = −ψ k M k (pour k < i ) b i Mi −1 + (c i + a i +1 )Mi + bi +1 Mi +1 = [θ i ] 0
EI

 à droite : M k = −ψ ' k M k −1 (pour k > i)

Exercice d'application:
Cas EI uniforme: ai = ci = 2bi = i
3EI
⇒ i M i −1 + 2( i + i +1 ) Mi + i +1 [ ]
M i +1 = 6EI θ i 0

1)En faisant l'approximation (ψ i = ψ’4−i ≈ 0.25 pour i = 2 à 4) , déterminer les diagrammes Rapports focaux
des moments et les réactions d'appuis pour les deux cas suivants: EI uniforme Rotations sur appuis Cas de travées identiques
q q P avec EI uniforme
α β αβP 2 αβP 2 ψ1 = 0 = ψ ’n
θ1 = − (α + 2β ) θ 2 = + (2α + β )
6EI 6EI ψ 2 = 0.250 = ψ’n−1
(EI, ) constantes (EI, ) constantes ψ 3 = 0.267 = ψ ’n −2
q
q 3 ψ 4 ≈...≈ ψ ∞ = ...
θ1 = − θ 2 = −θ1
2) On considère la structure suivante: 24EI ≈ 2 − 3 ≈ 0.268
q
P
Rapports et Foyers focaux
/2
(EI, ) constantes j-1 (j) j k-1
i-1 (i) i (k) k
a) Calculer les rapports focaux (ψ i ,ψ ’i ) et déterminer la position des foyers (Fi , Fi ’) dans les
travées. Comparer avec le cas où le premier appui serait un appui simple. Gauche Travée chargée Droite
b) Pour le cas P=0, déterminer le diagramme des moments.
ψj ↑ ψ’k ↓
c) Calculer le moment d'encastrement pour le cas q=0.
 ψ ’ = 0
d) Déterminer la rigidité à la flexion par un couple Γ appliqué sur le dernier appui. ψ =0  n
 1
Rapports
  bk
Indications: sur la solution du a) focaux bj ⇒ ⇐  ψ ’k =
ψ j =  c k + ak +1 − bk +1 ψ ’k +1
Pour les rapports focaux de droite, on obtient les mêmes résultats que pour le cas poutre  c j−1 + a j − b j−1ψ j−1
continue sur appuis simples. Pour les rapports de gauche, le premier terme de la récurrence
ψ 1 n'est plus nul. L'équation des trois moments sur l'appui 0:
Foyers A j −1Fj = ψ j FjA j Fk ’Ak = ψ ’k Ak −1 Fk ’
0 M −1 + (0 + a1 )M 0 + b1 M1 = 0
permet d'établir que: Travée (i) chargée :
M
ψ1 = − 0 = 1 = .
b 1 M
appui i-1 : i−1 + M i =
[θi −1] 0
M1 a1 2 ψi bi
Résolution ⇐ M j−1 = −ψ jM j Mk = − ψ’k Mk −1 ⇒
 1  Mi [θ i ] 0
Les autres ψ i se calculent par la récurrence ψ i ↑ ≡  ψ i = . appui i : Mi−1 + =
 4 − ψ  i−1 ψ ’i bi

37 ENIT 2007/08 38 ENIT 2007/08


Lignes d'influence et courbes enveloppes I) Introduction
Pourquoi ?
Supposons que l'on s'intéresse à l'étude d'un pont auquel on a associé une première
modélisation simple sous la forme d'une poutre continue (ABC) sur trois appuis.
A B C
I) Introduction ................................................................................................................. 40
Pourquoi ?.............................................................................................................. 40
Les charges supportées par ce pont peuvent être classées en deux catégories:
- Les charges et surcharges fixes et parfaitement définies (du type poids propre,
II) Définition des lignes d'influence et des courbes enveloppes ..................................... 40 surcharges de superstructures...)
a) Lignes d'influence ............................................................................................. 40 - Les surcharges variables du type surcharges de circulation qui interviennent
Intérêt des LI ..................................................................................................... 42 suivant une répartition aléatoire. On a de faite à considérer pour ce cas un
ensemble (une classe) de chargements potentiels.
b) Courbes enveloppes .......................................................................................... 42
Problème ? : Parmi cette classe de chargements, quels sont les cas de charges les plus
III) Méthodes d'obtention des lignes d'influence ............................................................ 44 défavorables vis-à-vis d'un effet élastique donné E (par exemple la réaction d'un appui,
la flèche en un point, le moment dans une section...).
a) Lignes d'influence d'un effort ............................................................................ 45
b) Lignes d'influence d'un déplacement ................................................................ 46 Exemples:
- Dimensionnement des culées A et C du pont: Quelles seront les réactions min. et max. que
IV) Lignes d'influence pour les poutres continues ......................................................... 47 devront supporter les appuis A et C ?
a) LI de l'effort tranchant Vx (α ) ........................................................................... 47 + −
- Déterminer les enveloppes des moments, c'est-à-dire les courbes M (s ) et M (s )
b) LI du moment fléchissant Mx (α ) ..................................................................... 47 représentant les moments max. et min. à supporter par le pont.
Les réponses à ces différentes questions s'appuient sur l'utilisation des Lignes d'Influence (LI).

II) Définition des lignes d'influence et des courbes enveloppes


a) Lignes d'influence
Définition : Une ligne d'influence (LI) d'un effet élastique E est la courbe représentative des
variations de E engendrées par l'application d'une charge unitaire se déplaçant le long de la
structure. (La direction et le sens de cette charge unitaire mobile, le plus souvent verticale
descendante, dépendent de la classe de chargements étudiée.)
Exemples:
Considérons une poutre sur appuis simples soumise à la charge unitaire mobile 1α appliquée
au niveau de la section d'abscisse x = α .
α 1a
A B

RA (α ) RB (α )

L'équilibre statique, (∑ m )/ B = R
ext A − ( − α ) = 0 , permet d'établir:

  α
 RA (α ) =  1− 

α
 RB (α ) =

40 ENIT 2007/08
La ligne d'influence RA (α ) de la réaction de l'appui A est ainsi représentée par le diagramme De façon analogue, nous obtenons pour les moments:
suivant:
Moment M a (x ) LI M x (α )
1
  α α
LI RA (α ) + α  x 1− si x < α  ( − x ) si α < x
Mα (x ) =    M x (α ) =  
α  α
 ( − x ) si x > α x 1 − si α > x
   
 Valeur de la réaction RA lorsque la charge 
 unitaire 1α est appliquée au niveau de cette section 
 α α α  α
x  1− ( − x) ( − x) x  1−
De même pour la LI RB (α ), on a:    
+ +
1
α x x α
LI RB (α ) + α

 dM a (x )   dM x (α ) 
Intéressons-nous maintenant à l'effort tranchant dans une section x : Rq: saut de pente = −1 Rq: saut de pente = −1
 dx   dα 
 α x=α x =α

1− si x < α
V (x,α ) = 
α
− si x > α Intérêt des LI:

La connaissance de la LI E(α) et le principe de superposition permettent d'écrire que:
Les courbes représentatives des fonctions partielles Va ( x) et Vx (α ) correspondent
respectivement: • Pour un chargement ( Pi ,α i )i=1 à n (i.e. n charges ponctuelles Pi 1α i )
n
E = ∑ Pi E(α i )
- au diagramme de l'effort tranchant Va ( x) pour une charge 1α appliquée au niveau
de la section d'abscisse α fixé. i=1
- à la LI Vx (α ) de l'effort tranchant au niveau de la section x fixée. • Cas continu: Pour un chargement réparti de densité q(x )
E = ∫ q(x)E(x)dx
Effort tranchant Va ( x) LI Vx (α )
 α  α Ces deux dernières propriétés sont rarement utilisées en tant que moyen effectif de calcul de
1− si x < α 1− si α > x E . En revanche elles interviennent de manière primordiale dans les raisonnements relatifs aux
Vα ( x) =  Vx (α ) =  calculs d'enveloppes comme nous le verrons plus loin.
α α
− si x > α − si α < x
  b) Courbes enveloppes
α Définition : Les courbes enveloppes d'un effet élastique E(x ) (défini le long de la structure)
α 1−
1− pour une classe de chargements sont les courbes E + ( x) et E − ( x) représentant le max. et le
1 α min. de l'effet E pour la classe de chargements considérée.
+ x +
α - x Si l'effet E est un effet ponctuel (par exemple une réaction d'appui), on parlera de valeurs
- α α enveloppes.
− −
Exemples:
1) Considérons toujours une poutre sur appuis simples et proposons-nous de l'étudier pour la
 Effort tranchant dans cette   Effort tranchant en x lorsque 
classe de chargements définie par:
 section lorsque l'effort unitaire  l'effort unitaire est appliqué dans
 est appliqué en α



 cette section



{
Ch = charge unitaire 1α appliquée au niveau d' une section α quelconque dans 0, [ ]}
Remarque: [Va ( x)]x = α = −1 Remarque: [Vx (α )]α = x = +1

41 ENIT 2007/08 42 ENIT 2007/08


• Courbes enveloppes de l'effort tranchant V : LI Vx (α ) 1 − α  - Sur les parties où Vx (α) ≥ 0 on a ∫ V (α )dα ≥ ∫ V (α )dα
x x

+   D2 ⊃ D1 D1

α
De la lecture du diagramme de la LI Vx (α ) obtenu
− - x - Sur les parties où Vx (α) ≤ 0 on a ∫ V (α )dα ≤ ∫ V (α )dα
D2 ⊃ D1
x x
en a) et rappelé ci-contre, on tire facilement: D1

De ces propriétés et de la forme du diagramme de la


 x LI Vx (α )
 Min. V (x) = −
-
atteint quand la charge 1α est en α = x − LI Vx (α ) rappelé ci-contre, on déduit que: +
Courbes enveloppes de V ≡   - le min de V(x) est atteint pour le cas de charge: - x
 x
 Max. V (x) =  1−  atteint quand la charge 1α est en α = x +
+

 q

1 V+ (x) x
+ Courbes enveloppes V ± (x) pour la classe
- le max de V(x) est atteint pour le cas de charge:
- de chargements = {1α , α ∈ [0, ]}
- q
V (x) -1

x
De même pour les moments, on obtient:
En étudiant directement ces deux cas de charge ou, comme on le fera ici, en utilisant les LI et
 Min. M- ( x) = 0 (atteint pour 1α en α = 0 ou ) le principe de superposition, on obtient ainsi:
M≡  x  − α
2
 x q  x q
 Max. M ( x) = x  1 −  (atteint pour 1α en α = x)  V (x) = q ∫0  −  dα = −  
+
+
  2 2
Enveloppes  +  1 − α  dα - q
−  V (x) = q ∫x   −
M (x) ≡ 0 Courbes enveloppes M ± (x) pour la classe
de V (x )  2
4
 x 2

= q ∫ β dβ =  1 − 
1− q x Courbes enveloppes de V
+ + de chargements = {1α , α ∈ [0, ]} 
 0 2
M + (x)
Par de mêmes raisonnements, on détermine les courbes enveloppes des moments:
2) Considérons maintenant la classe de chargements: rappel ±
Courbes enveloppes M (x)
  - D est un sous ensemble quelconque de [0, ] Min → charge nulle
  
⇒ M ( x)  ⇒
LI M x (α ) − q 2
 M (x) ≡ 0
(Chr ) =  charge répartie q(x) = q χ D (x ) où  - χ D est la fonction caractéristique de D 
[ ]
  Max → charge q sur 0, 8
  - q est une densité de charge fixe donnée  +  + +
+
et cherchons les courbes enveloppes de V et M pour (Chr ). x M (x)
Pour un chargement q(x ) = q χ D ( x ) , l'effort tranchant s'exprime en fonction de la LI Vx (α )
par: Remarque: On observera que pour l'obtention de ces courbes enveloppes, l'information la
plus utile concerne les variations de signe des LI. C'est cette information qui permet de
V(x) = ∫ q(α )Vx (α )dα déterminer les chargements les plus défavorables vis-à-vis de l'effet considéré. On peut donc
se satisfaire d'une connaissance des LI en 'allure', sans avoir à déterminer leurs expressions
analytiques complètes.
= q ∫ Vx (α)dα
D
III) Méthodes d'obtention des lignes d'influence
Cette écriture permet de ramener la recherche des courbes enveloppes à la question:
Dans les paragraphes précédents, nous avons obtenu les LI par application directe de leur
Comment choisir D pour obtenir le max et le min de ∫ Vx (α )dα ?
définition, c'est-à-dire en déterminant l'effet E(α ) par l'étude du cas de charge 1α . Nous
D
présenterons ici une autre méthode qui s'appuie sur le théorème de Maxwell-Betti pour
Or ramener le calcul de LI à un calcul de déformée. En pratique, suivant le cas de figure, on
utilisera l'une ou l'autre de ces méthodes ou les deux à la fois.

43 ENIT 2007/08 44 ENIT 2007/08


On distinguera les deux cas : LI d'efforts et LI de déplacements. On remarquera que si la structure est isostatique, l'introduction de la coupure δ E la
a) Lignes d'influence d'un effort transforme en mécanisme qui peut être déplacé sans déformations. La LI d'un effort dans une
structure iso est donc affine (droite) par morceaux. Pour une structure hyper, les LI seront
Nous illustrerons nos propos sur les deux exemples de structures (s1) et (s2) suivants: courbes.

α 1a α 1a ( )
L'application de ce résultat pour l'obtention des LI de Mx δ M x = −[θ x ] et de Vx δ Vx = [ vx ] ( )
au cas de la poutre sur appuis simples permet de retrouver les résultats du I):

[ θ x ] = −1
A B A B C
(s1) (s2)
(
Pour Mx : δ M x = −[θ x ] ) LI Mx (α )
+

α 1a x
(s1) est la structure déjà considérée auparavant, elle est iso. La structure (s2) est hyper.
x
• LI de la réaction d'appui RA : [ vx ] = 1

( )
+
Supprimons la liaison (v a = 0) associée à RA et imposons v a = 1: Pour Vx : δ Vx = [ vx ] LI Vx (α ) - x
Parallèles
vA = 1 vA = 1 On remarquera que:
-libérer [ θ x ] équivaut à placer une rotule en x .
A B A B C
~ ~ -libérer [ vx ] équivaut à placer un mécanisme d'effort tranchant ([ vx ] libre,[ux ] = [θ x ] = 0 )
(s1) (s2) en x . Sur le graphe de la LI Vx (α ) , les tangentes de part et d'autre de la coupure en x
doivent donc être parallèles (θ x+ = θ −x )
Notons: - v˜1 (x) (resp. v˜2 (x) ) la flèche dans (˜s1 ) (resp. (˜s2 )).

L'application du théorème de réciprocité de Maxwell-Betti aux deux situations d'équilibre (s1 ) Exo: - Revérifier pour ces deux derniers cas que le théorème de Maxwell-Betti confirme bien
et (˜s1 ) permet d'écrire: la règle énoncée.
- Pour la structure de la figure suivante déterminer les LI des réactions d'appuis, des
δWe ((s1 ) → ( ˜s1 )) = RA (α ).1 − 1a . v˜1 (α ) = δWe (( ˜s1 ) → (s1 )) = 0 moments et des efforts tranchants (pour toute section x ).

d'où RA (α ) = v˜1 (α ) A B C
De même pour [(s2 ) / (˜s2 )] b) Lignes d'influence d'un déplacement
δWe ((s2 ) → ( ˜s2 )) = RA (α ).1 − 1a . v˜2 (α ) = δWe ((˜s2 ) → (s2 ) ) = F.vA = 0 Cherchons à déterminer la ligne d'influence de la rotation θ x dans une section x de la
=0 structure:
conduit à RA (α ) = v˜2 (α ) α 1a − Γx = 1
Les LI RA (α ) s'identifient donc, dans les deux cas, à la flèche induite par le déplacement
imposé v a = 1. x x
θ x (α ) ?
Les figures (˜s1 ) et (˜s2 ) représentent donc à la fois l'allure des flèches v(α ) et des LI RA (α ) .
(s) (s˜ )
Considérons pour cela la situation annexe (s˜ ) correspondant à la structure soumise à l'effort
Généralisation: Ce résultat se généralise facilement. Pour l'obtention de la ligne d'influence
d'un effet élastique E (effort: réaction, moment, effort tranchant ...), on libère (on coupe) la généralisé associé à θ x pris unitaire négatif (Γx = −1). L'application du théorème de Maxwell-
Betti permet d'écrire:
liaison δ E associée à E et on impose δ E =1. La déformée v(α ) ainsi obtenue s'identifie à LI
δWe ((s) → ( ˜s)) = −1a . v˜ (α ) = δWe ((˜s) → (s)) = Γx .θ x (α )
E(α) .
=−1

45 ENIT 2007/08 46 ENIT 2007/08


et conduit à θ x (α ) = v˜ (α ) - Sur appui A, la LI M A (α ) garde un signe négatif sur les deux travées adjacentes ( cas 1)
On peut ainsi énoncer la règle suivante: ] [
- Entre foyers ( x ∈ xF , xF ' ) , la LI M x (α ) garde un signe constant positif (cas 4)
La LI E(α) d'un déplacement s'identifie à la flèche v(α ) induite par l'application de l'effort ] [ ] [
- En 'dehors' des foyers ( x ∈ 0, xF ou 0, xF ' ), la LI change de signe sur la travée (cas 2 et 6)
généralisé associé au déplacement E pris unitaire négatif FE = −1. - Au foyer de gauche F ( x = xF ) (resp. de droite F ' ( x = xF ' )), la ligne d'influence s'annule à
droite (resp. à gauche de la travée) (cas 3 et 5)
Exo: Pour la structure suivante: F F'

λ
r

1)
on s'intéresse à la LI de [θr ] (saut de θ au niveau de la rotule r ).
a) Donner l'allure de cette LI
b) Obtenir cette même LI par utilisation du logiciel RDM5.
c) Déterminer son expression analytique et étudier ses variations de signe suivant la
valeur de λ .
d) Déterminer les valeurs enveloppes de [θr ] pour l'ensemble de chargements: 2)
(Chr ) = {charge q répartie de manière aléatoire sur la structure}

IV) Lignes d'influence pour les poutres continues

a) LI de l'effort tranchant Vx (α )
La forme de LI Vx (α ) pour une poutre continue à travées identiques est donnée sur la figure 3)
suivante. Elle est obtenue par identification de Vx (α ) à la déformée v(α ) obtenue en libérant
la liaison [v(x )] et en imposant [v(x )] = 1. Quand la position de x varie dans une même
travée, les courbes restent globalement inchangées : il suffit de placer le saut [v(x )] au niveau
de la section x considérée.

4)

[ v] = 1

5)

LI Vx (α ) d'une poutre continue à travées identiques.


b) LI du moment fléchissant M x (α ) 6)
De façon analogue, pour une section x la LI M x (α ) est obtenue par identification de M x (α )
à la déformée v(α ) obtenue en libérant la liaison [−θ(x)] et en imposant [−θ(x)] = 1. La
forme de cette LI dépend de la position de x dans la travée par rapport aux foyers: LI M x (α ) d'une poutre continue à travées identiques. Différents cas
suivant la position du point x (i.e. de [θ(x )] = −1) dans la travée.

47 ENIT 2007/08 48 ENIT 2007/08


Méthode des déplacements I) Introduction
Présentation pour des calculs manuels Naguère délaissée au profit de la méthode des forces, plus directe et plus intuitive, la méthode
des déplacements s'est imposée avec le développement de l'informatique comme la méthode
privilégiée dans la résolution de problèmes de structures. En dehors du cas de structures
relativement simples, les deux méthodes (forces et déplacements) conduisent généralement à
l'inversion d'un système linéaire de grande dimension qui nécessite le recours à l'informatique.
I) Introduction ................................................................................................................. 50 La méthode des déplacements présente cependant l'avantage d'être plus simple et plus souple
à programmer que la méthode des forces; ainsi la majorité des progiciels de calcul de
structures s'appuient sur une approche en déplacements.
II) Principe de la méthode............................................................................................... 50
a) Présentation du principe de la méthode sur un exemple simple ....................... 50 Nous ferons dans ce cours une double présentation de la méthode des déplacements:
b) Cas d'un calcul manuel...................................................................................... 51 -une présentation orientée vers le calcul manuel de structures simples, objet du présent
chapitre. Afin de minimiser la taille des systèmes linéaires à former et à résoudre, nous
ferons appel à différentes hypothèses (approximations) simplificatrices.
III) Bibliothèque de comportement de structures élémentaires ...................................... 51
a) Bibliothèque de rigidités ................................................................................... 52 -une présentation orientée programmation 1 qui sera exposée dans un chapitre ultérieur.
On privilégiera alors l'aspect général et systématique de la mise en œuvre de la
b) Bibliothèque sommaire de cas de charge .......................................................... 53 méthode en nous appuyant sur le calcul matriciel.

IV) Mise en œuvre sur quelques exemples ..................................................................... 53 II) Principe de la méthode
a) Portique (ABC) ................................................................................................. 53 a) Présentation du principe de la méthode sur un exemple simple
b) Poutre continue (exo) ........................................................................................ 55 Soit à étudier le portique (ABC) 3 fois hyperstatique de la figure suivante sous l'effet de la
c) Structure à nœuds déplaçables .......................................................................... 57 charge q appliquée sur la traverse (BC).
q
d) Symétrie /Antisymétrie... .................................................................................. 58
B C
( , EI )
(h,βEI )

Si on connaissait les déplacements t∆ = (ub ,v B ,θ B ) du point B2 , il serait alors possible


d'étudier de manière indépendante les deux sous-structures élémentaires simples (le poteau et
la traverse) :
vB θB
B uB θB q
vB

uB B C
A
Traverse soumise à la
Poteau soumis à ∆ charge répartie q et à ∆

1 ou de manière plus pertinante, orientée vers la compréhension de la 'boite noire' coeur des progiciels de calcul
de structures.
2 Ce qui est équivalent à considérer que la structure (ABC) est également encastrée en B de façon fictive et que
cet encastrement en B a subit le déplacement ∆ .
50 ENIT 2007/08
Notons F le vecteur force généralisée associé à ∆ . Sous l'hypothèse d'un comportement a) Bibliothèque de rigidités
linéaire, par des calculs relativement simples ou plus couramment par utilisation de
formulaires, on peut déterminer la valeur de F :
Déplacements imposés Efforts extérieurs
•Pour le poteau : F1 = K(A B ) ∆
Matrice (3x3) de
rigidité du poteau
EI EI
•Pour la traverse : F2 = F (q, ∆ ) 4 2
= F (q, ∆ = 0) + F (q = 0,∆ ) EI
= Fb (q) + K(B C ) ∆ 1 6 2

Valeur de F pour Matrice (3x3) de


∆ bloqué (i.e . ∆ =0) rigidité de la traverse

1 EI EI
6 6
Ainsi, pour la structure (ABC), l'effort F total à appliquer pour obtenir le déplacement ∆ est 2 2

donné par: EI
Fréel = F1 + F2 = K(A B ) ∆ + Fb (q) + K(B C ) ∆ 12 3

soit en posant K( AB C ) = K(A B ) + K(B C ) (Matrice de rigidité de la structure ABC):


Fréel = Fb (q) + K( AB C ) ∆ 1 EI
C'est l'équation canonique de la méthode des déplacements (l'analogue de l'équation 3 2

canonique de la méthode des forces ∆ réel = ∆ 0 + SX ).


EI
Or pour la structure réelle, Fréel est nul. On en déduit donc le déplacement ∆ : 3 3
−1
∆ = − K( AB C ) Fb (q)
Une fois le déplacement ∆ déterminé, on peut calculer F1 et F2 par les lois de comportement
EI
du poteau et de la poutre obtenues plus haut et en déduire les efforts intérieurs dans la 3
structure (ABC).
b) Cas d'un calcul manuel 1 EI
3 2
Si on doit mener un calcul manuel, il est souhaitable de réduire le nombre de déplacements
d'inconnus. A cette fin, on peut profiter de propriétés de symétrie-antisymétrie et (ou)
d'approximations que l'on sait par expérience bonnes. Pour la mémorisation et surtout pour l'utilisation de ces résultats, on observera que:
Par exemple, pour la structure (ABC) que l'on a considérée, l'approximation " déformations
-pour obtenir une translation (resp. une rotation) d'un appui, on lui applique un
induites par les efforts normaux négligeables" permet d'établir que:
effort (un moment) dans le même sens physique que le déplacement imposé.
uB et v B ≈ 0.
-les moments réactions sont toujours dans le même sens physique
On transforme ainsi le problème à 3 inconnues t∆ = (ub ,v B ,θ B ) du départ en un problème ne
possédant plus qu'une seule inconnue ∆ = (θ B ). -les deux réactions ont un sens physique opposé ( cf. équilibre vertical)
-ces réactions produisent un moment qui s'oppose aux moments réactions ( cf.
Pour traiter l'exemple complètement, il nous faut dans un premier temps disposer d'un équilibre des moments).
catalogue de comportement. Exo:
III) Bibliothèque de comportement de structures élémentaires Afin d'illustrer ces dernières observations, pour les différentes situations des figures suivantes:
- donner l'ensemble des réactions d'appuis (valeur et sens physique)
Les résultats rassemblés dans les tableaux suivants s'obtiennent assez facilement par des - dessiner l'allure de la déformée
calculs élémentaires. Toutes les poutres considérées sont supposées de longueur et de EI 1
uniforme.
1

51 ENIT 2007/08 52 ENIT 2007/08


EI EI
1 1 4β 4
h
θB q
( , EI ) q 2
θB
B C 12 B C
B
(h, βEI )
1
1 A

45°
1  EI EI 
ΓB =  4β +4 θ ΓB =
q 2
 h  B 12

on établit facilement l'équation canonique de la méthode des déplacements:


b) Bibliothèque sommaire de cas de charge: EI  
Elément bi - encastré Elément articulé - encastré (Γ )
B réel =4 β +1 θ +
 h  B 12
q 2
=0

q q soit
q 3  h 
θB = −
2 2 2
q q Q
48EI  h + β 
12 12 8
3Q 5Q q 3 h
q q =− α (où on a posé α = )
2 2
8 8 48EI h +β
Q Q On peut alors en déduire les diagrammes d'efforts intérieurs par superposition:
Q Q 3Q • Sur le poteau (h,βEI ):
8 8 16
Q Q 5Q 11Q Le poteau n'est soumis à aucune charge; les efforts intérieurs sont induits uniquement par θ B .
2 2 16 16
Q Q Efforts tranchants Moments fléchissants
α β α β βα Q
αβ Q βα Q
2 2 2
βEI q 2
MB = 4 θB = − αβ
h 12 h
Qβ 2 (3α + β ) Qα 2 (3β + α ) Qβ 2 Qα q 3
(α + 2) (3 − α ) θB = − α
2

2 2 B 48EI _
+

_
(h,βEI )
IV) Mise en œuvre sur quelques exemples
A +
a) Portique (ABC)
Reprenons l'exemple du I) rappelé ci-contre. q
L'approximation " déformations induites par les Charge θ B MB q 2
efforts normaux négligeables" permet de se limiter
B
C βEI q 2 MA = − = αβ
( , EI )
(≡ structure réelle) V=6 2
θB = − αβ 2 24 h
au seul déplacement inconnue ∆ = (θ B ). (h,βEI ) h 8 h2

En nous appuyant sur le tableau suivant: A

53 ENIT 2007/08 54 ENIT 2007/08


• Sur la traverse ( , EI ): θ2
La traverse est soumise à la charge q; les efforts intérieurs sont obtenus par la superposition
  EI EI  
(q,θ B ) ≡ (q = 0,θ B ) + (q,θ B = 0) . +4 θ2
1
(2 ,EI ) 2
( , EI) 3 (2 ,EI )  Γ2    4 2  
F(θ2 ) = =
 Γ3   EI 
Efforts tranchants Moments fléchissants  2 θ2 
EI EI EI
4 4 2
3 M q 2 2
q MC = − B = − α
θB = − α 2 24
48EI θ3
_
_  EI 
B C + 1 2 3 2 θ3
(2 ,EI ) ( , EI) (2 ,EI )  
F(θ 3 ) =
EI q  4 EI θ 
Chargement θ B V=6 θB = − α EI q 2 
3

M B = −4 θB = α
2
8 EI EI
12 2 4 0
q q 2

2 −
q 12
+ _ _ P
1 2 3
(2 ,EI ) ( , EI)  0
B C _ +
(2 ,EI ) F(P ) =
q 2  P 
q
− 24
Chargement (q , θ B = 0) 2 P

q 2 α permet d'obtenir l'équation canonique de la méthode des déplacements:


q 2 − (1+ )
q − (1− α ) 12 2 EI  6 2  θ2   0 
12  2 4  θ3  +  P  = 0 .
(4 − α ) Fréel =
Superposition 8 _
+ On en déduit que:
(structure réelle) +
_ θ 2   4 −2  0  P 2  1
= =
q  θ 3  20EI  −2 6   − P  10EI  −3
− (4 + α )
8 En nous appuyant sur les figures suivantes:
θ2 θ3

b) Poutre continue (exo) 1


(2 ,EI ) 2
( , EI) 3 (2 ,EI )
Pour la poutre continue de la figure suivante, déterminer par la méthode des déplacements les
efforts intérieurs et les réactions d'appuis induits par l'application d'une charge concentrée P
EI EI
au milieu du porte-à-faux. −6 θ2 −6 (θ2 + θ 3 )
P (2 )2 EI
2

1 2 3 6 2
(θ 2 + θ 3 )
(2 ,EI ) ( , EI) (2 ,EI )
1 2 3 P
(2 ,EI ) ( , EI)
Le chargement étant transversal, seuls les déplacements ∆ = (θ2 ,θ3 ) sont inconnus. En nous
t
(2 ,EI )
appuyant sur les résultats de III, l'analyse des chargements (θ2 ,θ3 = 0), (θ2 = 0,θ3 )
P
et (P, θ2 = θ3 = 0) donnée dans le tableau suivant:
on peut déterminer les efforts intérieurs (exo ..) et les réactions d'appuis:
55 ENIT 2007/08 56 ENIT 2007/08
EI 3EI P 2 3 Exo: Poursuivre le traitement de cet exemple en déterminant les diagrammes d'efforts
R1 = 6 θ = 2
2 2
= P intérieurs et les réactions d'appuis.
(2 ) 2 10EI 20
EI θ2 EI P 2 1 27 Exo: Pour le portique de la figure suivante:
R2 = 6 2
+ θ2 + θ 3 ) = 6 2
(− (− + 1− 3) = − P
4 10EI 4 20 P
H 1 2
EI EI P 2 11
R3 = −6 2 (θ 2 + θ 3 ) + P = −6 2 (+1 − 3) + P = P
10EI 5
EI P ( , EΩ, EI)
M1 = −2 θ =
(2 ) 2 10
c) Structure à nœuds déplaçables a) Former l'équation canonique de la méthode des déplacements relative aux inconnues
Soit à étudier le problème représenté sur la figure suivante: cinématiques t ∆ = [u1 ,v1 ,θ1 ,u2 ,v 2 ,θ 2 ] .
P
( , EI) (2 ,EI ) Complément de comportement
( , EI)
EΩ EΩ
1 2 3 4

Prenons ∆ = [θ 2 ,v3 ] comme inconnues cinématiques pour l'application de la méthode des


t

déplacements. La structure peut alors être vue comme un assemblage de barres bi-encastrées 1
et de barres encastrées/articulées. L'analyse des situations t ∆ = [θ 2 ,v3 = 0 ] ,
b) On néglige les déformations induites par les efforts normaux. Quelles sont les
t
∆ = [θ 2 = 0, v3 ] sans chargement (cf. figures suivantes) et du chargement à ∆ bloqué conséquences de cette hypothèse. Résoudre le problème sous cette hypothèse.
θ2 d) Symétrie /Antisymétrie...
 11 EI 
 2  Suite exo précédant: Pour le portique de l'exercice précédant, décomposer le chargement
F(θ2 ) =   θ2 comme superposition de deux cas de charge, l'un symétrique et l'autre antisymétrique (au
− 3 EI  porte-à-faux près). Mettre en œuvre la méthode des déplacements en exploitant cette
EI EI EI  4 
2
4 3 3 décomposition.
(2 ) (2 )
2

v3
 3 EI 
− 4 2 
F(v3 ) =   v3
 27 EI 
EI EI  8 3 
3 EI
3 3
(2 ) 2 (2 )
3 3

permet d'établir l'équation canonique d'équilibre:


 11 EI − 3 EI  θ 
 2 4 2   θ 2  =  0  soit  44 −6  2  = 8  0 
 3 EI 27 EI   v   −P   −6 27  v   2
−  3      3  EI  −P 
 4 2 8 3   
L'inversion de ce système conduit à:
θ 
 2   0.188 0.0417  −P 2  −P 2  0.0417
0
 v3  =  0.0417 0.306   =
EI  0.306 
     EI 
 

57 ENIT 2007/08 58 ENIT 2007/08


Théorèmes de l'énergie I) Préliminaire : Notations-définitions
a) Champs SA, CA, AC (rappel) - Liaison parfaite
On considère une structure donnée, soumise à des charges données fd et à des
déplacements imposés ξd.
I) Préliminaire : Notations-définitions ............................................................................ 60
Définitions :
a) Champs SA, CA, AC (rappel) - Liaison parfaite ............................................ 60 • Un champ de sollicitations internes C est dit statiquement admissible (SA) si
b) Loi de comportement: ..................................................................................... 61 ce champ C est en équilibre statique avec le chargement donné.
c) Rappel du PTV: (en HPP) ............................................................................... 61 • Un champ de déplacement ξ est dit en accord cinématique (AC) si ce champ
II) Potentiels internes ...................................................................................................... 62 respecte les liaisons internes de la structure.
• Un champ de déplacement ξ est dit cinématiquement admissible (CA) si ce
a) Potentiel interne Ui : ....................................................................................... 62
champ respecte les liaisons internes et externes de la structure.
b) Potentiel interne complémentaire Ui* : ............................................................ 62
On notera:
c) Formule de Clapeyron : .................................................................................. 63 • E SA l'espace des champs de sollicitations C S.A avec fd.
III) Théorème de l'énergie potentielle totale................................................................... 63 • E AC l'espace des champs de déplacements ξ A.C.
a) Potentiel des efforts extérieurs donnés Ω : .................................................... 63 • E CA l'espace des champs de déplacements ξ C.A.
b) Théorème de l'énergie potentielle totale ......................................................... 63 Liaison parfaite: Une liaison est dite parfaite si les actions associées à cette liaison ne
c) Premier Théorème de Castigliano :................................................................. 65 travaillent pas dans tout déplacement virtuel δξ cinématiquement admissible.
IV) Théorème de l'énergie potentielle totale complémentaire........................................ 65 Exemples :
a) Potentiel extérieur complémentaire Ω * : ...................................................... 65 Pour le problème ci-contre: q
b) Théorème de l'énergie potentielle totale complémentaire .............................. 65 Si on considère la structure constituée de la poutre
AB (le ressort étant considéré extérieur à la A B
c) Deuxième Théorème de Castigliano : ............................................................. 66
structure):
V) Théorème de réciprocité de Maxwell et Betti : ......................................................... 66 • Les champs de sollicitations internes S.A. peuvent C
VI)Méthode de résolution approchée de Rayleigh-Ritz: ................................................ 67 être décrits en fonction de la réaction V B de l'appui tassement d'appui δ a
élastique B
On note:
Formulation en déplacements : ........................................................................... 67  V(x) = −VB + q( − x) 
• XA=0, YA, ΓA réactions de l'appui A
Exercices ............................................................................................................. 68 E SA =  VB ∈ℜ, ( − x)2 
M(x) = VB ( − x) − q
VII) Résumé.................................................................................................................... 69  2  • VB réaction de l'appui élastique B
• k rigidité de l'appui élastique
ESA est un espace affine de dimension 1. La structure est hyperstatique de degré 1, et
nous avons choisi VB comme inconnue hyperstatique principale pour d'écrire l'espace
ESA.
• E AC = {v(x) "réguliers"}

 v(0) = −δa
• E CA = { v(x) "réguliers" vérifiant  θ(0) = 0 (= v' (0)) }
 v( ) = − VB
 k
Pour un déplacement virtuel δv dans EAC on a :
δWe =< −q,δv(x) > +Y A .δv(0) + ΓA .δv' (0) + VB.δv( )

60 ENIT 2007/08
 II) Potentiels internes
δv(0) = 0

Un déplacement virtuel δv dans ECA 1 est tel que  δv' (0) = 0 . a) Potentiel interne Ui :
 δv( ) = − δVB Soit une structure élastique dans un état de déformation D noté état 1 et soit C l'état de
 k sollicitations internes correspondant. Une variation δD autour de l'état 1 de déformation
Donc pour δv dans ECA on a produit un travail intérieur :
δV δWi =< C,δD > -C Etat 1
δWe =< −q,δv(x) > −VB. B . -δWi représente l'aire hachurée fin sur la
k figure ci-contre.
Les actions (XA, YA, ΓA) associées à la liaison A ne travaillent pas : la liaison A est δWi dérive d'un potentiel interne Ui(D) : U i (D)
parfaite, celle en B ne l'est pas. δWi = −dUi
état 1 état 1
Si on considère l'ensemble poutre+ressort, toutes les liaisons extérieures de la structure où U i (D) = ∫état
< −C,δD > = − ∫état 0 δWi
sont alors parfaites. ( la liaison en B devient une liaison intérieure) 0
U i (D) représente l'aire hachurée lâche sur −δWi
b) Loi de comportement: la figure. δD
Dans toute la suite, on se place dans le cas d'une structure ayant un comportement
élastique ( correspondance biunivoque entre C et D) autour d'un état de référence Dans le cas élastique linéaire, U i (D)
supposé "naturel" ( déformations et contraintes nuls dans l'état de référence). représente l'aire d'un triangle et est donné Etat 0 D D
(Si l'état de référence est caractérisé par une précontrainte ou une prédéformation par :
adapter les raisonnements. Le cas d'un chargement thermique correspond à une 1 1 1
U i (D) = < −C,D >= < Λ.D,D > = ∫ EI y ω y ds+....
2
prédéformation )
2 2 2
Dans le cas élastique linéaire, on notera la loi de comportement sous forme matricielle : Remarque : Le potentiel interne Ui ne dépend que de l'état de déformation actuel (et de
l'état de référence). Il est indépendant du chemin de chargement suivi pour passer de
 (pour le cas centre de torsion S = centre de gravité G ) l'état 0 à l'état 1.
t  b) Potentiel interne complémentaire U*i :
 C = (N, Vy ,Vz ,T,My ,Mz ) 
 C = −Λ.D  t D = (λ ,λ , λ ,ω ,ω ,ω )  Soit une structure élastique dans un état de sollicitation C noté état 1 et soit D l'état de
 ou avec  x y z x y z
 déformation correspondant. Une variation δC autour de l'état 1 de sollicitation produit
 D = − L.C  Λ matrice 6x6 diagonale  un travail intérieur complémentaire:
 
 diagonale de Λ = (EΩ,EΩ y ,EΩ z ,GK, EI y , EIz )  δWi* =< δC, D >
  −δWi représente l'aire hachurée fin sur
* -C −δWi*
 L = Λ−1 
la figure ci-contre. - δC
c) Rappel du PTV: (en HPP) δWi* dérive d'un potentiel interne U*i (C) :
δWi* = −dU*i -C
δWi + δWe =< C, D > + < f,ξ >= 0 état 1 état 1
Etat 1
à la seule condition que : où U*i (C) = ∫état
< −δC,D
0
> = − ∫état 0 δWi
*

• (C, f) soient SA * *
U i (C) représente l'aire hachurée lâche sur U i (C)
• (ξ, D) soient AC
la figure.
Si dans l'application du PTV à l'étude d'une structure on considère :
a) (C,f) "réels" et (ξ, D) virtuels => on dira que l'on applique le PTV Dans le cas élastique linéaire, U*i (C)
b) (ξ, D) "réels" et (C,f) virtuels => on dira que l'on applique le PTV* représente l'aire d'un triangle et est donné Etat 0 D
par :
(PTV complémentaire) 2
1 1 1 M
U*i (C) = < −C,D >= < C,L.C >= ∫ y ds +....
(En d'autres termes, on considère dans l'application du 2 2 2 EI y
PTV => une variation de l'état de déplacement
PTV*=> une variation de l'état de sollicitation) Remarque : Le potentiel interne U*i (C) ne dépend que de l'état de sollicitation actuel
(et de l'état de référence). Il est indépendant du chemin de chargement suivi pour passer
de l'état 0 à l'état 1.
1 Remarque : δv représente une variation de déplacement dans l'espace affine E
CA et appartient donc à
l'espace vectoriel associé à ECA .(δ v∈E ) Par abus de langage, on dirat quand même "δv dans ECA ".
CA
61 ENIT 2007/08 62 ENIT 2007/08
Remarque : -C • Pour une structure stable Ui est convexe ( ) strict en ξ,. Ω étant linéaire
• Dans le cas linéaire, on a U*i (C)
en ξ, le point stationnaire de π = Ui + Ω est unique et correspond à un
U i (D) = Ui (C) si C et D
*

correspondent à un même état de la minimum.


-C
structure (i.e. si C et D sont liés par la Exemple élémentaire d'application :
loi de comportement) (cf. fig. ci- Pour le problème de la figure ci-contre : u o (Déplacement
contre). U i (D)
Espace des champs de déplacements CA: d'appui imposé)
• Si la structure est stable, pour tout ECA={ u(x) "réguliers" avec u(0)=u0}
déplacement ξ˜ ≠ 0˜ de la structure 1
π = ∫0 EΩ.λ x dx − F.u( )
2
F
2 l
U i (D) > 0
Une variation δu de u dans ECA impose que δu(0)=0 et
U*i (C) > 0 D D conduit à : EΩ constant
(il faut fournir de l'énergie pour déformer une structure stable)
δπ = ∫ EΩ.λ x δλ x dx − F.δu( )
0
c) Formule de Clapeyron :
d(δu)
Considérons une structure élastique linéaire avec des liaisons extérieures parfaites = ∫ EΩ.λ x . dx − F.δu( )
soumise uniquement à un chargement donné f d (sans déplacements d'appuis). 0 dx
L'application du PTV à la structure ainsi chargée dans ses déplacements réels donne:
= [EΩ.λ x .δu]x= 0 − ∫ EΩ. x .δu.dx − F.δu( )
x= dλ
δWi + δWe =< C, D > + < f d ,ξ >= 0 0 dx
(les efforts de liaisons extérieurs fl ne travaillent pas) dλ
1 = (EΩ.λ x ( ) − F )δu( ) − ∫ EΩ. x .δu.dx
En notant U e = < f ,ξ > , on en déduit la formule de Clapeyron : dx
d 0

2 δπ=0 pour tout δu dans ECA d'après le théorème de l'énergie potentielle totale.
U i = U*i = Ue (dans l'état réel) En considérant, dans un premier temps, les δu tels que δu(l)=0, on obtient que
III) Théorème de l'énergie potentielle totale dλ dλ
∫0 EΩ. dxx .δu.dx = 0 (∀ δu / δu( ) = δu(0) = 0) => dxx = 0 => λx constant .
a) Potentiel des efforts extérieurs donnés Ω :
On a alors pour δu quelconque dans ECA:
Pour une variation δξ de l'état de déplacement de la structure, le travail des efforts F F
extérieurs f s'écrit: δπ = (EΩ.λ x − F)δu( ) (∀ δu( )) => λ x = => u(x) = u 0 + x
EΩ EΩ
δWe =< f,δξ > • Calcul en considérant un sous-espace de champs de déplacements C.A.de dimension
Les efforts extérieurs f se décomposent en charges données f d et en efforts de liaisons finie:
extérieurs fl. Du fait que λ x est constant de manière évidente, on déduit que u(x) est linéaire en x. On
Pour une variation δξ dans l'espace des champs de déplacement CA, les efforts de peut donc restreindre l'espace de recherche de la solution à :
liaisons ne travaillent pas (sous l'hypothèse de liaisons parfaites).  (u( ) − u o ) 
E˜ CA =  u(x) = uo + x , u( ) ∈ℜ 
Si de plus on suppose les charges données fd constantes (i.e. indépendantes de ξ, on dit  
aussi des charges conservatives), alors δWe =< f ,δξ > dérive d'un potentiel des efforts
d Pour u(x) dans E˜ :
CA

extérieurs donnés: 1 (u( ) − u 0 )2


π= EΩ. − F.u( )
Pour δξ dans E CA : δWe = −dΩ avec Ω = − < f d ,ξ > 2
b) Théorème de l'énergie potentielle totale La minimisation de π sur E˜ CA donne:
π(ξ) = U i + Ω
dπ (u( ) − u0 ) F F
Définition : Potentiel total = EΩ. − F = 0 => u( ) = uo + => u(x) = u o + x
Théorème: Pour une structure soumise à un chargement donné, le(s) champ(s) ξ du( ) EΩ EΩ
solution(s) d'équilibre rend(ent) stationnaire π sur l'ensemble des champs ξ CA. Exo : Pour le problème de la figure ci-contre, examiner
l'application du théorème de l'énergie potentielle totale en ( , EΩ)
Si la structure est géométriquement invariable (instantanément stable), le champ ξ
considérant un sous-espace de champs de déplacements CA F F
solution est unique et minimise π sur l'ensemble des champs ξ C.A.
affines E˜ CA = {u(x) = α + β x , (α,β ) ∈ℜ 2 }
Justifications :
• dπ = dUi + dΩ = −(δWi + δWe ) . Pour ξ solution d'équilibre, dπ est donc nul
d'après le PTV. Ainsi π est stationnaire pour ξ solution.

63 ENIT 2007/08 64 ENIT 2007/08


c) Premier Théorème de Castigliano : c) Deuxième Théorème de Castigliano :
Considérons une structure soumise à n efforts généralisés Fi (i=1,n) indépendants et Considérons une structure soumise à n efforts généralisés Fi (i=1,n) indépendants et
notons δi les déplacements généralisés associés. Considérons un champ de déplacement notons δi les déplacements généralisés associés. Considérons une variation δFk. Le
δξ C.A. ne faisant travailler que F k (cela est possible si les Fi sont indépendants). Le PTV* donne avec ce chargement virtuel :
δWi + δWe = −dUi + δFk .δ k = 0
* * *
PTV donne avec ce champ de déplacement virtuel :
δWi + δWe = −dUi + Fk δ(δk ) = 0 ∂U*i
∂Ui D'où le deuxième Théorème de Castigliano : = δk
D'où le Premier Théorème de Castigliano : = Fk ∂Fk
∂δk
( La dérivé partielle du potentiel interne complémentaire U*i par rapport à l'effort
( La dérivé partielle du potentiel interne Ui par rapport au déplacement généralisé δk généralisé Fk donne le déplacement généralisé δk associé à Fk )
donne l'effort généralisé Fk associé à δk )
Exemples d'application:
IV) Théorème de l'énergie potentielle totale complémentaire • Calcul de la flèche vB en B pour la structure ci-contre: q
Superposons au chargement l'effort généralisé F associé au
a) Potentiel extérieur complémentaire Ω∗ : déplacement recherché (cf. figure annexe). Pour ce cas de
charge ( en ne tenant compte que des déformations de A B
Pour une variation δf de l'état de sollicitation d'une structure, le travail extérieur flexion):
complémentaire s'écrit: ( − x) 2

δWe* =< δf,ξ > 1 M2 1 (−q + F( − x))2


Cas de charge annexe:
U*i = ∫ dx = ∫ 2 dx
Les efforts extérieurs f se décomposent en charges données f d et en efforts de liaisons 2 EI 2 EI q
extérieurs fl. L'application du deuxième théorème de Castigliano donne:
Pour une variation des sollicitations dans l'espace des champs SA avec fd, seules les ( − x)
2
B
actions de liaisons varient : ∂U*i (−q + F( − x))
A
=∫ 2 ( − x)dx
δf = δf l ∂F EI F
Si on suppose de plus que les liaisons extérieures sont parfaites, une action de liaison 4 3
correspond à un déplacement donné et on a alors : 1
= (−q + F ) (cf.Table d' intégrales de Mohr )
δWe =< δf,ξ >= < δf ,ξ >=< δf,ξ > où ξd est indépendant de δf.
* l d
EI 8 3
= vB (q,F)
δWe* dérive donc d'un potentiel extérieur complémentaire : Pour obtenir la flèche recherchée, il suffit de prendre F=0 dans le résultat précédent:
Pour δf dans E SA : δWe* = −dΩ* avec Ω* = − < f,ξd > q 4
v B(q) = −
b) Théorème de l'énergie potentielle totale complémentaire 8EI
• Calcul de la réaction VB de l'appui B pour la structure
q
π (C) = Ui + Ω
* * *
Définition : Potentiel total complémentaire ci-contre:
Le calcul précédent permet d'écrire que : B
Théorème: Pour une structure soumise à un chargement donné, le champ de 1 4 3

sollicitations C solution d'équilibre minimise π ∗ sur l'ensemble des champs de v B(q,VB ) = (− q + VB ) = −δb tassement imposé A
EI 8 3
sollicitations S.A. tassement d'appui δ b
Justifications : On en déduit la réaction de l'appui B:
• Pour une variation de l'état de sollicitation dans l'espace des champs de 3EIδ q
sollicitations SA avec le chargement, si C correspond à un état d'équilibre VB = − 3 b +
24
alors
dπ = dU i + dΩ = −δWi − δWe = 0 d'après le PTV.
* * * * *
V) Théorème de réciprocité de Maxwell et Betti :

Donc π est stationnaire pour le champ de sollicitations solution.
Considérons deux états 1 et 2 d'une même structure élastique linéaire.
• Pour une structure Ui est convexe strict, Ω ∗ étant linéaire, le point
*
En appliquant le PTV à la structure soumise aux efforts de l'état 1 dans les
déplacements définis par l'état 2, on obtient :
stationnaire de π = U i + Ω correspond à un minimum.
* * *

PTV 1 dans 2 => (δWi + δWe ) 1 = < C1 ,D2 > +(δWe ) 1 = 0


2 2
De même :
PTV 2 dans 1 => (δWi + δWe ) 2 = < C2 ,D1 > +(δWe ) 2 = 0
1 1

65 ENIT 2007/08 66 ENIT 2007/08


Or pour une structure élastique linéaire: Propriété :
(δWi ) 1 =< C1 ,D2 >= < − ΛD1 ,D 2 >=< D1 , −ΛD2 >=< C 2 , D1 >= (δWi )1 Notons (ξο, Co) la solution d'un problème donné (structure SGI).
2 2
D'après les théorèmes sur l'énergie potentielle on a :
On en déduit donc l'égalité constituant le Théorème de réciprocité de Maxwell et Betti :
(δWe ) 1 = (δWe )2  π(ξo ) ≤ π(ξ) ∀ξ C.A.
2 1  *
 π (C o ) ≤ π (C) ∀C S.A.
*
Le travail d'un système d'efforts extérieurs (1) dans les déplacements induits
par un système d'efforts extérieurs (2) est égal au travail du système
d'efforts extérieurs (2 ) dans les déplacements induits par les efforts (1) Or :
1 1
π * (Co ) + π(ξ o ) = < −C o , Do > − < fo , ξdo > + < −Co ,Do > − < fod ,ξo >
2 2
VI)Méthode de résolution approchée de Rayleigh-Ritz:
= − < C o ,Do > − < fo ,ξ o >= 0 ( d' après PTV ou Clapeyron )
Formulation en déplacements : On en déduit que
On se place dans un sous-espace E de champs C.A. de dimension finie: − π (C) ≤ [π(ξ o ) = − π (C o )] ≤ π(ξ)
* *
(∀ξ C.A. et C S.A.)
ξ = a i .ξi (Notation de sommation d ' Einstein )
(Encadrement qui peut servir à évaluer le degré de précision d'une solution approchée
= [ a ].[ξ] ( en notation matricielle )
t
en sollicitations ou en déplacements)
(ξi fonctions de base de l'espace E
ai déplacements généralisés =coordonnées de ξ dans cette base) Exercices
Dans ce sous-espace, le calcul de π conduit à: 1) Toutes les barres de la structure en treillis ci-dessous ont même rigidité à la traction
EΩ.
1 dξ
π(ξ) =...= a i < ΛDi ,D k > a k − a i < f d ,ξ i > où D i = i a) On applique une charge verticale P au nœud A. Déterminer le potentiel
2 ds interne complémentaire en fonction de P. En déduire le déplacement vertical du
1t nœud A sous l'effet de la charge P.
= a.K.a− a.F (en notation matricielle )
t
2
( K est la matrice de rigidité de la structure, F le vecteur des efforts généralisés 1 2
associés aux déplacements généralisés a) 3 4m
Pour une structure stable, la minimisation de π sur E conduit à : K.a=F => a=K-1.F A 5
4
Une fois [a] déterminé, on peut calculer:
ξ= a.[ξ ] 
→ D= a.[ D] → C = −Λ.D 3m 3m
t par Bresse t L .C

P
Sauf cas particulier (i.e. sauf si le champ solution appartient au sous-espace considéré),
la solution obtenue sera une solution approchée. En particulier le champ C ainsi
construit ne sera pas en général S.A. 2) Toutes les barres de la structure en treillis ci-contre ont F
même rigidité à la traction EΩ. v
( Formulation en forces : On peut également utiliser une procédure analogue en On impose un déplacement (u, v) au nœud A. u
A
minimisant π * sur un sous-espace E SA de champs de sollicitations S.A. En notant F - Déterminer le potentiel interne en fonction de (u, v).
les coordonnées de C dans ESA ( F efforts généralisés), cette procédure conduit à - En déduire l'effort F = (Fx ,Fy ) appliqué au nœud A 1 2 4m
l'inversion d'un système S.F=∆ (S matrice de souplesse, ∆ déplacements généralisés pour obtenir ce déplacement imposé.
associés à F). La construction d'un espace de champs de déplacements C.A. est en 3
générale plus facile que celle d'un espace de champs de sollicitations S.A)
4m
Exemple Exo :
1) Déterminer M et v(x) solution exacte du problème ci-contre
Q
2) Déterminer M et v obtenus par minimisation de π sur
l'espace de champs CA:
a) E = {v(x) = a.x 2 ,a ∈ℜ} EI constant
b) E = {v(x) = a.x + b.x ,(a,b) ∈ℜ }
2 3 2 ( On suppose les
déformations induites
et comparer avec la solution exacte par V négligeables)

67 ENIT 2007/08 68 ENIT 2007/08


VII) Résumé

Théorèmes de l'énergie Théorèmes de l'énergie complémentaire


PTV: C solution vérifie PTV*: ξ solution vérifie :
δWi + δWe =< C,δD > + < f,δξ >= 0
δWi + δWe =< δC,D > + < δf,ξ >= 0
pour tout δξ dans EAC
pour tout δC dans ESA
Pour une structure élastique
Potentiel interne Ui Potentiel interne complémentaire U*i
état 1 état 1
U i (D) = ∫état
< −C,δD
0
> = − ∫état 0 δWi état 1
U*i (C) = ∫ < −δC,D > = − ∫
état 1
δWi*
état 0 état 0
Cas linéaire Cas linéaire
1 1
U i (D) = < Λ.D,D >= ∫ EI y ω y ds+....
2 2
1 1 M
U i (C) = < C,L.C >= ∫ y ds+....
*
2 2
2 2 EI y
δWi = −dUi δWi* = − dU*i
Formule de Clapeyron
Structure élastique linéaire, liaisons extérieures parfaites, sans déplacements d'appuis
1
U i = U*i = Ue = < f d , ξ > (dans l'état réel)
2
Potentiel extérieur Ω Potentiel extérieur complémentaire Ω∗
Pour δξ dans E CA : Pour δf dans E SA
δWe = −dΩ avec Ω = − < f ,ξ > δWe = −dΩ avec Ω = − < f,ξ >
d * * * d

Potentiel total π Potentiel total complémentaire π *


π(ξ) = U i + Ω π * (C) = U*i + Ω*
Théorème: Théorème:
Pour une structure stable soumise àun Pour une structure stable soumise àun
chargement donné, le champ de chargement donné, le champ de
déplacements ξ solution minimise π sur sollicitations C solution minimise π∗ sur
l'ensemble des champs ξ C.A. l'ensemble des champs de sollicitations
S.A.
Premier Théorème de Castigliano Deuxième Théorème de Castigliano
∂Ui ∂U*i
= Fk = δk
∂δk ∂Fk
Théorème de réciprocité de Maxwell et Betti
(structure élastique linéaire)
(δWe ) 1 = (δWe )2
2 1

69 ENIT 2007/08 70 ENIT 2007/08


Méthode des déplacements Méthode des déplacements

I) Généralités
I) Généralités .................................................................................................................. 72 Méthode des forces => Suppression de liaisons pour "rendre" la structure
isostatique. On raisonne en termes d'efforts : les
II) Calcul de déplacements par minimisation de l'énergie potentielle π ......................... 72 sollicitations internes de la structure sont exprimées en
fonction de N inconnues hyperstatiques principales.
Le problème se ramène à la détermination de ces N
III) Mise en oeuvre de la méthode des déplacements ..................................................... 74 inconnues hyperstatiques principales
III.1) Décomposition de la structure en éléments ............................................... 74
III.2) Comportements des éléments .................................................................... 76 Méthode des déplacements => On ajoute des liaisons fictives (i.e. on suppose
"certains" déplacements de la structure connus) de
III.2.1) Exemple : Barre bi-articulée ...................................................... 76 manière à se ramener à des sous-strucures
III.2.2) Barre bi-encastrée (voir annexe) ................................................. 78 mécaniquement indépendantes plus faciles à étudier
(cf. figure schématique ci dessous). La structure peut
III.3) Etude de la structure globale par assemblage de ses éléments .................. 78 donc s'étudier relativement simplement en fonction des
III.3.1) Assemblage de la matrice de rigidité globale K ......................... 78 déplacements des liaisons fictives. Le problème se
ramène à la détermination des déplacements des
III.3.2) Assemblage du second membre F............................................... 79 liaisons fictives introduites.
III.3.3) Détermination des déplacements nodaux inconnus .................... 79
III.3.3) Exploitation des résultats ............................................................ 80 2
4
q
IV) Mise en oeuvre sur un exemple................................................................................ 80
Etude de cette barre:
V) Aspects techniques de la méthode des déplacements ................................................ 86 1 3
Q q
- Influence de la numérotation des noeuds (cf. exo1) δ1
δ2
- Relaxation d'un degré de liberté (cf exo 4)
- Condensation ( élimination de d.d.l.) (cf. exo 5) 1 2
On sait "faire" à condition de
- Sous-structuration connaître les déplacements nodaux:
- Traitement des contraintes sur les déplacements. t
δ = (δ 1 ,δ 2 )
- Symétrie et antisymétrie
- Méthode des rotations (cf. exo 6) ( Cas particulier de la méthode des II) Calcul de déplacements par minimisation de l'énergie
déplacements quand on néglige les déformations dues à l'effort normal N) potentielle π
VI) ANNEXE ................................................................................................................. 92
VI.1) Elément bi-encastré ................................................................................... 92 Problème : q
∆1 ?
1) Etude par la méthode des forces (voir TD) ......................................... 92
2) Etude à partir des fonctions de forme ................................................. 92 Pour la structure ci-contre, on se ∆2 ?
VI.2) Calcul des efforts nodaux équivalents: propose de calculer les déplacements
Bibliothèque sommaire de cas de charges ................................................ 95 (∆1 ,∆ 2 ) sous l'effet du chargement q

En s'appuyant sur le principe de superposition que l'on suppose valide, on construit un


sous-espace E ∆ de champs de déplacements ξ CA. Pour cela, on utilise la décomposition
schématisée sur la figure suivante:
72 ENIT 2007/08
q En résumé : Potentiel total π
q
∆1 ? ∆1 = 0 ∆ i =1
{
Dans E ∆ = ∆ ∈ ℜ n / ξ = ξ b + t∆.ξ :}
1t
∆2 ? ∆ 2 = 0 + ∑∆ i π = ∆.K.∆ − ∆. F + Termes indépendants de ∆
t
∆j = 0
i
2
• K = ∫ EI ω .t ω ds = Matrice de rigidité (symétrique): (Kij = ∫ EI ω i .ω j ds)
Structure réelle Déplacements ∆ bloqués Structure (si ) : • F =< q,ξ >= vecteur forces nodales équivalentes: (Fi =< q,ξ i >)
(s) (sb ) ∆ i =1 En rendant π stationnaire sur E ∆ ,
∆ j = 0 pour j ≠ i
δπ = δ(t∆).(K.∆ − F) = 0 ( ∀ δ(t∆) )
et que l'on écrit formellement sous la forme : on obtient:
K.∆ = F
(s) = (sb ) + ∑ ∆ i .(si ) = (s b )+ ∆.(s)
t

i
Si la structure est stable, K est inversible et la résolution de ce système permet
le calcul de ∆.
 (s ) Structure réelle
 Si la structure n'est pas stable (K non inversible), ∆ est déterminé à des
 (sb ) Structure avec les déplacements ∆ bloqués (+le chargement réel ) mouvements de corps rigides près.
 (si ) Structure avec seul ∆ i = 1 , tous les autres ∆ j = 0.
Mise en oeuvre pratique pour l'étude d'une structure par la méthode des déplacements:
Choisir les ∆ astucieusement de manière à simplifier (standardiser) la détermination deξ b
S'appuyant sur cette décomposition, on minimise π sur le sous-espace de champs de
et des fonctions de forme ξ nécessaire à la mise en oeuvre de la méthode.
déplacements ξ CA :
{
E ∆ = ∆ ∈ ℜ / ξ = ξ b + ∆.ξ
n t
} III) Mise en oeuvre de la méthode des déplacements
Dans E ∆ (et en ne tenant compte que du terme de flexion pour simplifier la présentation), => Exposé des principes en essayant de dégager les différentes étapes de la mise en oeuvre
on obtient: de la méthode.
• Potentiel interne U i : III.1) Décomposition de la structure en éléments
1
2∫
Ui = EI(ω b + t∆.ω )2 ds L'analyse d'une structure par la méthode des déplacements consiste à la décomposer en

{ }
1t 1 éléments (sous-structures) dont le comportement est connu. Ces éléments sont liés entre
= ∆. ∫ EI ω . ω ds .∆+ ∆. ∫ EIω b. ω ds + ∫ EI ω b ds
t t t 2

2 2 eux et à l'extérieur de la structure au niveau de noeuds.


Le troisième terme de U i est indépendant de ∆ , le deuxième terme est nul car d'après le Décomposition la plus classique => poutres droites de caractéristiques uniformes
PTV appliqué à (s) dans les déplacements de (sb ): Exemples :
δWe = 0 = δWdef = ∫ EI ω b.t ω ds N2 N4 N2 N3 N4
N3
On a donc dans E ∆ : N1 N2
N3 N1 N5 N1
1t N5
Ui = ∆.K.∆ + Terme indépendant de ∆
2 L'introduction de noeuds
avec K = ∫ EI ω .t ω ds Deux barres liées supplémentaires peut servir à
en trois noeuds approcher une poutre de section
N1, N2, N3 variable par une succession de
• Potentiel extérieur Ω: poutres de sections constantes.
Ω = − < q,ξ >= − < q,ξ b + t∆.ξ > Àfin de limiter la taille des matrices mises en oeuvre, on ne retiendra que les déplacements
=− t∆.< q,ξ > + terme indépendant de ∆ nodaux "significatifs".
=− t∆.F + terme indépendant de ∆ Définition: On dira qu'un déplacement nodal est significatif s'il contribue au comportement
avec F =< q,ξ > (vecteur forces nodales équivalentes) d'au moins deux éléments

73 ENIT 2007/08 74 ENIT 2007/08


Exemple : • Pour une "étude à la main", le volume des calculs est moindre en travaillant en base
(U2 ,V2 ) réduite. Pour un calcul automatique sur ordinateur, l'utilisation de la base complète permet
V Θ − +
(U2 ,V2 ,Θ2 )
Θ2 Θ Θ2− de gérer de manière méthodique le cas de déplacements d'appuis imposés.
2 2 2 4
repère U 1 3 1 3 • L'étude globale de la structure s'effectue dans un repère global. L'étude de chaque
global élément s'effectue dans un repère local lié à l'orientation de l'élément:
Convention de notations:
Au niveau du noeud 2 : Au niveau du noeud 2 :
 Minuscules − > Quantité exprimée dans un des repères locaux
(U2 ,V2 ) significatifs (U2 ,V2 ,Θ2 ) significatifs 
 Majuscules − > Quantité exprimée dans le repère global
Θ2− ,Θ +2 non significatifs Θ2− non significatif
• Pour l'étude de la structure décomposée en éléments et en noeuds, on introduit une
numérotation α des éléments (α = 1, Ne) et une numérotation des noeuds (i=1, Nn).
Définition: Degré d'Indétermination Cinématique (DIC) Un élément α pourra également être repéré par ses noeuds (ij).
= Nombre de déplacements nodaux siginificatifs inconnus. Dans l'étude d'un élément α isolé de la structure, il nous arrivera d'utiliser une
= Nombre de degrés de liaison minimum à introduire pour rendre les numérotation locale (12) de ses noeuds ( α≡ (ij) ≡ (12).)
éléments mécaniquement indépendants.

Définition: III.2) Comportements des éléments


Base complète BC : Ensemble des déplacements nodaux y compris les La mise en oeuvre de la méthode des déplacement nécessite l'obtention préalable des lois
déplacements des appuis (dimension de BC=NBC>DIC)
de comportements des éléments constitutifs de la structure étudiée.
Base réduite BR : Ensemble des déplacements nodaux significatifs inconnus
(dimension de BR=DIC) III.2.1) Exemple : Barre bi-articulée
En base locale En base globale
Exemples:
V2

V Θ U2
2 2 DIC=3
Base réduite : (∆ 2 ) = (U 2 ,V2 ,Θ2 ) 2
élément α v1 v2 V1
repère U
1 3 1 3
Base complète : (∆1 ,∆ 2 ,∆ 3 ) α
global u1
u2
1 2 1 U1
V Θ 2 2 DIC=2 Base réduite : (∆ 2 ) = (U 2 ,V2 ) t
δα = (u1 ,v1 ,u 2 ,v2 ) t
∆ α = (U1 ,V1 , U2 , V2 )
Déplacements nodaux:
repère U 1 3 1 3 Base complète : (∆1 ,∆ 2 ,∆ 3 ) Efforts nodaux associés:
t
fα = ( f , f1 , f , f )
1
x y
2
x
2
y t
Fα = (F1 x , F1y , F2x ,F2y )
global = (U1 ,V1 , U2 ,V2 ,U3 ,V3 )
Pour un élément α, on note (cf. figure):
α = angle d' orientation de l ' élément dans le repère global
Pα = Matrice de passage de la base locale de l ' élément α à la base
DIC=12 globale de la structure (δ α = Pα . ∆ α )
Par un calcul analogue au II) appliqué ici à l'élément, et en notant:
 fα = Efforts nodaux équivalents aux charges extérieures de l' élément
Remarques : 
 = f Nα + e
fNα
• Le DIC dépend du choix de la décomposition en éléments. Contrairement au DIS, ce n'est  Efforts directement appliqués Efforts nodaux équivalents aux
pas une quantité intrinsèque à la structure.  aux noeuds de l' élément charges non nodales de l' élément

• Sauf indication contraire, les déplacements nodaux (on dit aussi les degrés de liberté ddl)  kα = Matrice de rigidité de l' élément
relatifs à un même noeud sont maintenus groupés. 
 (Fα = FNα + FNα
e
,Kα ) = idem exprimés en base globale.

75 ENIT 2007/08 76 ENIT 2007/08


on obtient le potentiel total (à une constante (indépendante de δ) près) : e
fNα = -r = - réactions d'appuis engendrées par les charges de
1 l'éléments quand ses appuis nodaux sont bloqués (δ α = 0) .
π α = tδ α .kα .δ α − t δα . fα (δ α dépl. nodaux exprimés en base locale)
2
1 Cette dernière remarque est très utile en pratique pour la transformation des charges non
= t∆ α .( tPα .kα . Pα ).∆ α − t∆ α .( tPα . fα ) e
nodales en charges nodales équivalents fNα .
2
1t
= ∆ α .Kα .∆ α − ∆ α .Fα Matrice de rigidité élémentaire en base globale pour l'élément bi-articulé (voir TD):
t
(∆ α dépl. nodaux exprimés en base globale)
2
Par application du théorème de l'énergie potentielle, on en déduit: On note : c=cos(α)  Matrice de passage P repère local → repère global 
fα = k α .δ α (écrite en base locale) s=sin(α).   p 0  c s  0 0 
 P = avec p =  et 0 =  
Fα = Kα .∆ α (écrite en base globale)   0 p   −s c  0 0 

La décomposition des charges nodales équivalentes en charges (nodales /non nodales)  c2 cs −c 2 −cs
permet d'écrire la loi de comportement de l'élément: EΩ  s2 −cs −s2 
K=  c2 cs 
fNα = k α .δα − fNα
e
(écrite en base locale )  
 s2 
FNα = Kα .∆ α − FNα
e
(écrite en base globale )
III.2.2) Barre bi-encastrée (voir annexe)
La figure suivante illustre ces résultats:
e
fNα III.3) Etude de la structure globale par assemblage de ses éléments
(δ α )1 III.3.1) Assemblage de la matrice de rigidité globale K
(δ α ) 2
• Potentiel interne: (pour la structure)
fNα = k α .δα − fNα
e

(fNα )1 1 2 (fNα )2 U i (∆) = ∑u


el ts α
α = ∑u
el ts α
α (δα ) (car les él ts sont mécaniquement indépendants )
 i.e. les déformations 'dun élément ne

 
 dépendent que du dépl. de ses noeuds
e
1
Détermination de kα et de f Nα (forces nodales équivalentes aux charges non nodales): = ∑ t δα .k α .δα
2 el ts α
(en base locale )
• Par méthodes des forces
1 1
• En utilisant les fonctions de forme: = ∑ t∆ .(t P .k .P ).∆ = 2 ∑ts t∆ α .K α .∆ α (en repère global )
(fNαe ) i =< q,ξ i >=< q x, ux i > +... 2 el ts α α α α α α el α

(k α )ij = ∫ Di .Λ.Dj ds = ∫ ( EI ω i .ω j +...) ds


1t
= ∆.K.∆ (Par assemblage )
2
 ξ i : ième fonction de forme déplacements 
 
 Di : déformations associées à ξ i  Assemblage de K α dans K:
1 1
• ou utilisation de formulaire ( Assemblage == Ecriture de la somme ∑ t∆ .K .∆ sous forme matricielle 2 t∆.K.∆
2 elts α α α α
Remarque importante: == Formation de la matrice de rigidité K de la structure à partir de la
q
(δ α )1 = 0 (δ α ) 2 = 0 connaissance des matrices de rigidité des élements K α )
Si on bloque les déplacement nodaux
La figure suivante schématise cette opération d'assemblage:
de l'élément (δ α = 0) , la loi de 1 2
comportement de l'élément donne: r1 = ( fNα )1 = − (f Nα
e
)1 r2 = ( fNα )2 = −( fNα )2
e

fNα = k α .0 − fNα
e
= −fNα
e
Appuis bloqués: δ α = 0

On a donc:

77 ENIT 2007/08 78 ENIT 2007/08


∆j ∆i •Si on a travaillé en base réduite (dim=DIC) et si la structure ne comporte pas de
mécanismes, la matrice de rigidité globale K est inversible. L'inversion de ce système
 . . . . . .  permet d'obtenir les déplacements nodaux ∆.
 
•Si on a travaillé en base complète (NBC > DIC) (ou (et) si la structure comporte des
 ⊕K(ij)
jj
⊕K(ij)
ji  ∆j
. . . . mécanismes), le vecteur ∆ contient des déplacements mécaniquement liés. La
 
∆i ∆j matrice de rigidité globale K est non inversible et il faut éliminer les déplacements
  redondants (mécanismes) avant d'inverser le système.
K ij
(ij)
ji
K(ij)  ∆i  . . . . . . 
K α = K(ij) =  K= 
Plaçons-nous dans le cas le plus courant de déplacements redondants connus
 K ji jj 
K(ij)  ∆ j   (correspondants à des conditions d'appui). Par réarrangement des équations, le système se
 (ij) . . . . . .
  décompose en deux sous-systèmes:
 ⊕K(ij)
ji
⊕Kij(ij)  ∆i i c
. . . .  I : partie Inconnue (et indépendante )
c K K CC   ∆I   F C 
CI
   II    =   C : partie Connue 
  i K K IC   ∆C   F I 
 . . . . . .  Le premier système permet de déterminer les déplacements inconnus ∆ :
I

III.3.2) Assemblage du second membre F


∆I = (K CI ) −1.(F C − K CC .∆C )
• Potentiel des efforts extérieurs Ω:
Le chargement extérieur de la structure se décompose en charges extérieures nodales FN et Le deuxième permet d'obtenir les réactions d'appuis R (Forces nodales correspondantes
en charges extérieures appliquées aux élements: aux déplacements connus):
réactions
inconnu connu inconnues
Ω(∆) = − t∆.FN + ∑Ω α =...
FI = (FN ) I
+ (F
e I
) = R + (FNe )
I
el ts α N

Du aux charges nodales Du aux charges


appliquées aux élements = K II .∆I + K IC .∆C
d' où R = − ( FNe ) + K II .∆I + K IC .∆C
I

... =− t∆.FN + ∑Ω α (δ α ) ( car les élts sont mécaniquement indépendants)


el ts α
III.3.3) Exploitation des résultats
=− ∆.FN −
t
∑δ
el ts α
t
α
e
. f Nα ( en base locale)
Les déplacements nodaux déterminés, les lois de comportement des éléments permettent
=− ∆.FN −
t
∑∆ t
α .( tPα . f Nα
e
) =− t∆. FN − ∑∆ t
α
e
.FNα ( en repère global) d'analyser la structure au niveau de chacun de ses éléments:
el ts α elts α
δi q
=− ∆.(FN + F ) = − ∆. F
t e t
( Par assemblage) Analyse de l ' élément α = (ij):
N
δj
f(ij) = k (ij) .δ (ij) − f(ij)
t e
• En base locale de l ' el :
fi i j
remarque : Si on travaille en base complète, les réactions d'appuis (inconnues) fj (• ou en base globale: F(ij) = K (ij) .∆ (ij) − F(ij)
e
)
interviennnent dans FN en tant que charges extérieures nodales inconnues.
III.3.3) Détermination des déplacements nodaux inconnus (où on a supprimer l'incice N dans l'écriture des
lois de comportement pour simplifier les notations)
Le potentiel total de la structure s 'écrit donc (à des termes indépendants de ∆ près):
1t
π = ∆.K.∆ − ∆. F
t

2 IV) Mise en oeuvre sur un exemple


Par application du théorème de l'énergie potentielle totale à la structure globale on obtient:
Nous illustrerons la mise en oeuvre de la méthode des déplacements en nous appuyant sur
F = K.∆ l'exercice suivant:
(C'est la loi de comportement de la structure , analogue Exo : On cherche à résoudre le problème illustré sur la figure ci-après par la méthode des
aux lois de comportement obtenues pour les éléments)
déplacements.

79 ENIT 2007/08 80 ENIT 2007/08


a) Déterminer la dimension de l'espace des déplacements nodaux et le degré U1 V1 U 2 V2 U1 V1 U4 V4
d'indétermination cinématique (DIC). ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓
En travaillant en base complète : 0 0 0 0 ←U1 1 0 −1 0  ←U1
b) Construire la matrice de rigidité EΩ  1 0 −1 ←V1 EΩ  0 0 0 ←V1
K(12) =  K(14) =
h 0 0 ←U2 h  1 0 ←U 4
Elément bi-articulé 
q
Matrice de rigidité élémentaire 1  ←V2  0  ←V4
Q en base globale :
U1 V 1 U3 V3
On note:
α angle d'orientation de l'élément ↓ ↓ ↓ ↓
P ←U1
 1/ 2 1 / 2 −1 / 2 −1 / 2
c=cos(α)
τ=∆T EΩ  1 / 2 −1 / 2 −1 / 2 ←V1
h s=sin(α). K(13) =
h 2 1/ 2 1/ 2  ←U3
 1/ 2  ←V3
 c2 cs −c 2 −cs 
EΩ  −cs − s2 
2
s
K=  cs 
tassement t Par assemblage de ces matrices on obtient:
h c2
 s2 
• Si on travaille en base réduite (ie. (U1 ,V1 )):

Dans l'assemblage de K(12) , K(13 ) et K (14 ) dans K, on ne prend en
c) Construire le vecteur second membre compte que les blocs relatifs aux déplacements (U1 ,V1 ):
d) Terminer la résolution ....A.N. (h=5. m, EΩ=60000 kN pour toutes les barres,
q=20 kN/m, Q=100kN, P=0, τ=10, α=10-5 °C-1 , t=5. cm) U1 V1
↓ ↓
 1+ 1 1 
←U1
(A titre illustratif, nous présenterons les raisonnements à la fois en base complète et en EΩ  2 2 2 2 
K=
h  Sym. 1 + 1 
base réduite. Beaucoup des calculs présentés sont donc redondants) ←V1
 2 2
On prend la numérotation des noeuds illustrée sur la figure suivante:
Numérotation des Noeuds: Caractéristiques des éléments: • Si on travaille en base complète (ie. (U i ,Vi )(i =1,4) ):
q P En plaçant les différents blocs de K(12) , K(13 ) et K (14 ) dans K, on
Q
Elts α (c2, s2, cs) EΩ/ obtient:
4 1
τ=∆T (12) -π/2 (0, 1, 0) EΩ/h  1 1 1 1  ← U1
V h 1+ 0 0 − − −1 0
(13) -3π/4 (1/2, 1/2, 1/2) EΩ/(h 2 )  2 2 2 2 2 2 2 2 
3 2 1 1 1
t (14) π (1, 0, 0) EΩ/h  1+ 0 −1 − − 0 0 ← V1
repère U h
 2 2 2 2 2 2 
global
 0 0 0 0 0 0 ← U2 = 0
a) La base complète est constituée des déplacements nodaux (U i ,Vi )(i =1,4)  
 1 0 0 0 0 ← V2 = −t
Dimension de la base complète : NBC=8 EΩ
K=  
DIC=2 : Dépl. inconnus (U1 ,V1 ) h 1 1
 0 0 ← U3 = 0
2 2 2 2
b) Construction de la matrice de rigidité de la structure:  1 
Les matrices de rigidités élémentaires exprimées en base globale sont données par:  Sym. 0 0 ← V3 = 0
2 2
 
1 0 ← U4 = 0
 
 
0 ← V4 = 0
 

81 ENIT 2007/08 82 ENIT 2007/08


c) Construction du vecteur second membre: et finalement:
 EΩατ EΩατ qh EΩατ EΩατ qh 
Le vecteurs second membre s'écrit: F= FN + F e t
F = Q + ,− P + − , X 2 ,Y2 , X3 − ,Y3 − ,X 4 ,Y4 − 
N
 2 2 2 2 2 2 
charges nodales charges nodales Parties comportant des inconnues
directes équivalentes

Si on avait travaillé en base réduite (BR: ∆ = (U1 , V1 ) ), le


t
• Charges Nodales directes: EΩ t
Si on travaille en base complète, on obtient facilement: tassement t de l'appui 2 ne correspondrait pas à un des h
t
FN = [ Q , − P , X2 , Y 2 , X 3 , Y 3 , X 4 , Y 4 ] (en base complète ) déplacements nodaux considérés. Il faut donc dans ce cas
déterminer la charge nodale équivalente à ce tassement. 1
Réactions d' appuis inconnues
En opérant directement en repère global et en s'appuyant h
En base réduite, on aurait assemblé simplement la partie correspondant à (U1 ,V1 ):
sur la figure ci-contre, on obtient :
FN = [ Q , − P] ( en base réduite )
t

(F )
t e
N (14 ) 1 = 0 , −

EΩ 
t
h 
tassement t
• Charges Nodales équivalentes (aux charges non nodales):
Une des façons de calculer ces charges nodales équivalentes est de s'appuyer sur la L'assemblage conduit alors au second membre suivant:
proprièté établie au paragraphe III.2.1) et que l'on rappelle ici:  2 2 h EΩ 
F = Q + EΩατ , − P + EΩατ − q −
t
t  (en base réduite)
e  2 2 2 h 
fNα = -r = - réactions d'appuis engendrées par les charges de
l'éléments quand ses appuis nodaux sont bloqués (δ α = 0) . d) Résolution
En base complète, les déplacements nodaux se décomposent en partie connue/inconnue:
Les calculs (élémentaires pour la plupart) sont regroupés dans le tableau suivant:
∆ = [U1 , V1 , 0 , − t , 0 , 0 , 0 , 0 ]
t

En base locale En base globale


inconnues connues
élt (12) non chargé : fN (12 ) = 0 FN (12 ) = 0
e e

Avec les résultats du b) et c), le sous-système K .∆ = F − K .∆ de K.∆ = F s'écrit:


CI I C CC C

élt (13) 0


τ=∆T 3  −t 
1 + 1 1    0 0 − 1 −1 0  0 
2 1
Q+ EΩατ −
EΩατ 1 3 EΩατ EΩ  2 2 2 2  .∆I =  2 − EΩ  2 2 2 2 .
1 h  Sym. 1 + 1   −P + 2 EΩατ − q h  h  0 −1 − 1 1  
− 0 0 0
 2 2  2 2  2 2 2 2  0
 
 2 2 2 2 0
FN (13 ) = EΩατ , − , −
t e
,
t
fNe (13 ) = [−EΩατ , 0 , EΩατ , 0]  2 2 2 2  et donne le système à résoudre pour déterminer les déplacements nodaux inconnus ∆ :
I

élt (14) 1 + 1 1   2 
Q+ EΩατ
qh/2 qh/2 q EΩ  2 2 2 2  .∆I =  2 
1 4 4 1 h  Sym. 1 + 1   −P + 2 EΩατ − q h − EΩ t 
 2 2  2 2 h 
q qh/2 qh/2 On vérifiera que c'est ce même système qui est obtenu par l'analyse directe en base réduite.
La résolution numérique avec les valeurs proposées dans le texte donne .....:
= 0 , − q , 0 , − q 
 h h t h h
t
fN (14 ) = 0 , q , 0 , q
e
FNe (14 )  U1 ≈ +1.80cm
 2 2  2 2 
 V1 ≈ −4.45cm
Pour un travail en base complète, par assemblage de ces résultats, on obtient: Exploitation des résultats:
  Exemple: analyse des sollicitations de la barre (13)
 EΩατ , EΩατ − q h , 0 , 0 , − EΩατ , − EΩατ , 0 , − q h 
FN = 
t e
Cette analyse peut s'effectuer aussi bien en repère global que local. Notons cependant
2 2 2 2 2 2
  que, les sollicitations internes étant définies dans le repère local lié à l'élément, il est
∆1 ∆2 ∆3 ∆4 plus naturel de se placer en repère local.

83 ENIT 2007/08 84 ENIT 2007/08


• En repère global: V) Aspects techniques de la méthode des déplacements
Fy1 ( F = − FNα
e
+ Kα ∆ α )
V1 Nous allons dans ce paragraphe donner, à travers quelques exercices, un aperçu sur
Fx1  2 quelques aspects techniques liés à la méthode des déplacements :
1 −
 2  - Influence de la numérotation des noeuds (cf. exo1)
τ U1  Fx1   1 / 2 1 / 2 −1 / 2 −1 / 2   U1 
Fx3 3 − 2  - Relaxation d'un degré de liberté (cf exo 3)
 Fy1  EΩ  1 / 2 −1 / 2 −1 / 2   V1 
 Fx3  = EΩατ  2  + - Condensation ( élimination de d.d.l.) (cf. exo 4)
2  1/ 2 1 / 2  0 
  h 2 - Sous-structuration
Fy3 F  2  Sym. 1 / 2   0 
 y3    - Traitement des contraintes sur les déplacements. (cf. exo 2)
2
  - Symétrie et antisymétrie
 2  - Méthode des rotations (cf. exo 5) ( Cas particulier de la méthode des
......
• Ou en repère local: déplacements quand on néglige les déformations dues à l'effort normal N)
v1 fy3 Par changement de base: Exo 1: Influence de la numérotation
f u1 Pour la structure de la figure ci-après:
y1
τ  2 2 
δ = −(U1 + V1 )
t (13)
,(U1 − V1 ) , 0, 0
 2 2 
a) Déterminer la dimension de l'espace des déplacements nodaux et le degré
fx1 1 3 fx3 d'indétermination cinématique (DIC).
= [ −1.8710−2 ,4.4210 −2 , 0, 0]
3 4 1 2
(f = −fNα
e
+ k α δα )
 fx1   EΩατ   1 0 −1 0  −1.8710−2  2 5 3 4
 fy1   0  EΩ  0 0 0  4.4210 −2 
 fx3  =  −EΩατ + h 2 
1 6 5 6
1 0  0 
f   0     7 8 7 8
 y3     sym. 0  0 
en local (c,s)=(1,0) Numérotation A Numérotation B
 fx1 = −fx3 = EΩατ + EΩ u1 ≈ 165 kN b) On suppose les matrices de rigidité élémentaires exprimées en repère global
d'où:  h 2 connues:
f = f = 0
 y1 y3  K(ij) K (ij) 
élément (ij) : K =  (ij)
ii ij
(ij)  matrice (6 x 6)
(ij)

 K ji K jj 
Efforts intérieurs sur (13) : N = fx1 ; V == 0 ; M = = 0
où les K(ij)
.. sont des matrices bloc (3 x 3).
N f
Déformations sur (13) : λ x = − + ατ = − x1 + ατ ..... Assembler la matrice de rigidité globale en base réduite pour les numérotations A et
EΩ EΩ B des noeuds. ( feuille jointe)
Comparer les structures de KA et KB et commenter.
Exo 2: Pour les structures a) et b) de la figure suivante:
1) Déterminer le DIC et décrire la base réduite
2) Pour a), on suppose que l'on a construit la matrice de rigidité K (9x9) en base
complète. Pour b), on suppose que, en introduisant deux noeuds au niveau de A, on a
construit la matrice de rigidité K (24x24) en base complète.
Expliquer la raison du dédoublement du noeud A et décrire dans chacun des cas les
transformation à effectuer sur K pour obtenir la matrice de rigidité en base réduite.
a) 3 b)
1

A
2 α

85 ENIT 2007/08 86 ENIT 2007/08


( Annexe exo 1) Exo 2 Etude d'un élément de section variable, bi-articulé.
Numérotation A :
1 2 3 4 5 6 On considère un élément de poutre droite de longueur l, de section Ω(x) variant
linéairement avec x :
x x
1 Ω(x) = Ω 1 (1 − ) + Ω2 ( ).

Cet élément, noté ( ,Ω1 ,Ω 2 ), est bi-articulé à ses extrémités et est constitué d'un matériau
élastique linéaire de module d'Young E..
2
1) En adoptant les notations de la figure ci-dessous, déterminer, par la méthode des forces,
sa matrice de rigidité k en base locale (f = kδ ). (Pour simplifier les écritures, on
Ω 2 − Ω1
3 posera Ω = )
Log(Ω 2 / Ω1 )
K =
Déplacements nodaux Efforts nodaux
4
v1 v2 y1 y2

1 u1 2 u2 1 x1 2 x2
5
δ = (u1, v1, u2, v2) f = (x1, y1, x2, y2)
= ( δ1, δ2) = ( f1 , f2)
6
2) Déterminer les fonctions de formes correspondantes.
3) Analyser le cas Ω1 = Ω2 (= Ω).
Numérotation B: 4) On adopte une approximation affine des déplacements u et v sur l'élément:
1 2 3 4 5 6
 u(x) = u (1− x ) + u ( x )
 1 2


1 x x
 v(x) = v1 (1 − ) + v 2 ( )

Déterminer la matrice de rigidité correspondantes à ce choix de fonctions de forme.
2 5) Pour une poutre ( ,Ω1 ,Ω 2 = 2Ω1 ), calculer l'erreur relative que l'on commet sur les
rigidités en prenant des fonctions de forme affines Commenter.

3 6) Comparer les efforts nodaux équivalents à un chargement uniforme qy obtenus par:


K = a) Utilisation des fonctions de formes du 2)
b) Utilisation des fonctions de formes du 4)
4
7) Déduire du 1) que la matrice de rigidité élémentaire K en base globale est donnée par:
 c2 cs −c 2 −cs
EΩ  s2 −cs −s2 
5 K=  c2 cs 
 
 s2 
6 où, pour simplifier les écritures, on a posé cos(α)=c et sin(α)=s (α : angle d'inclinaison de
l'élément dans le repère global).

87 ENIT 2007/08 88 ENIT 2007/08


Exo 3: Relaxation d'un degré de liberté  EΩ
0  u1
EΩ
0 0 −
1) Relaxation de la rotation d'un des noeuds d'une barre bi-encastrée:  
Déduire la matrice de rigidité de l'élément encastré-articulé de celle de l'élément bi-  EI EI
3 3 3 2 0
EI 
−3 3 v1
encastré.  
EI EI
2) Formaliser l'opération de relaxation d'un d.d.l quelconque en vue d'une programmation. élément encastré - articulé: k= 3 0 −3 2  θ 1
 
EΩ
Solution du 1):  0  u2
Ecrivons la loi de comportement de l'élement bi-encastré en séparant dans δ la rotation θ2 
 EI 
des autres déplacements δc:
 Sym. 3 3  v 2
 fc   k cc k c2   δc 
 = 
k 22   θ2 
(1) Exo 4: Condensation
 γ 2   k 2c
On considère l'élément bi-encastré (12) suivant:
Pour l'élément encastré-articulé, on doit avoir γ 2 = 0 . La deuxième équation du système
1 2
(1) donne donc (3)
−1
 Les déplacements nodaux δ ne sont pas 
θ 2 = −(k22 ) .k 2c .δ c µ = (1− λ) λ
 indépendants. θ 2 s' exprime en fonction de δ c 
La première équation du système (1),conduit à:
fc = {k cc − kc 2 (k 22 )−1 .k 2c }.δc a) Construire sa matrice de rigidité par assemblage des éléments (13) et (32) puis
condensation (élimination) des déplacements nodaux du noeuds 3
On en déduit la matrice de rigidité k de l'élément encastré-articulé:
−1 b) Examiner le triatement des efforts nodaux dans l'opération de condensation.
k = k cc − k c2 (k 22 ) .k 2c (matrice 5x5)
Solution du a):
Les ddl (u1 , u2 ) et (v1 ,θ1 , v2 ,θ 2 ) étant découplés, simplifions les calculs en écartant pour
Des résultats de l'exo 2) on tire:
l'instant les équations relatives à (u1 , u2 ) . On a alors successivement:  EI EI EI 
 12 EI 6 EI −12 EI 6 EI  3 3 −3 v
 (µ )3 (µ ) 2 (µ )3  1

3 2 3 2
  EI EI 
EI EI EI K(13) = k (13) = −3
 4 −6 2 2  • Rigidité de l'élément (13) :

3 2 θ1
(µ ) (µ ) 
• élément bi-encastré : k(v 1 ,θ1 ,v 2 , θ2 ) =  EI 
EI  EI 
 12 3 −6 2  Sym.
 3 v3
 (µ )2 

4 
EI
Sym. • Rigidité de l'élément (23) :
 
 EI EI EI 
• élément encastré-articulé 3 3 −3 v
 EI   (λ )3 (λ ) 2 (λ )3  2
6 2  EI EI 
  = −3
En base locale : k(23) 3 2 θ
 EI 
−6 2  (λ )  2
EI EI EI
kcc − kc 2 (k22 ) .k 2c = k cc −  2  .(
−1
). 6 2 2 (λ )
4EI    EI 
 EI  Sym. 3 v
 −6   (λ )2  3
 2

 EI EI EI 
 EI EI EI   EI EI EI   EI EI EI  3 −3 −3 V
12 3 6 −12 9 3 2 −9 3 3 3 2 −3  (λ )3 (λ )2 (λ )3  2
 2

3
 3 
3
 
3

EI EI EI EI EI EI  EI EI 
= 4 −6  − −3  = 3 −3  En base globale : K(23 ) = 3 +3 2 Θ2
2 2 2  (λ ) (λ ) 
 EI   EI   EI 
 12 3  9 3  Sym. 3 3  EI 
      
Sym. 3 V3
(λ )2 
En réinsérant les ddl (u1 , u2 ) on obtient donc: d'où par assemblage :

89 ENIT 2007/08 90 ENIT 2007/08


 EI EI EI V VI) ANNEXE
3 3 0 0 −3
 (µ )3
1
(µ )2 (µ )3 
 EI EI Θ
3 0 0 −3 VI.1) Elément bi-encastré
 (µ ) (µ )2 
1

 EI EI EI  1) Etude par la méthode des forces (voir TD)


K(123) = 3 −3 −3 V2
 (λ )
3
(λ )
2
(λ )
3

 EI EI  2) Etude à partir des fonctions de forme
3 +3 Θ2
 (λ ) (λ )2  Allure fonctions de forme fonctions de forme Déformations
 EI EI  correspondantes
3 +3 V
 (µ )2 (λ )2  3
De manière similaire à l'exo 2), l'élimination du ddl V3 (condensation) conduit à:
 EI  x 1
−3 u1 (x) = (1− ) λ x1 (x) = −
 (µ )3  1
 EI 
−3
 (µ )2  2
λ2 + µ 2  EI EI EI EI 
kcc − kc 2 (k22 ) .k 2c = k cc −
−1
.( ( )). −3 −3 −3 +3
 EI  3EI λ2 µ2  (µ )3 (µ ) 2 (λ )3 (λ )2  x 2 x
v2 (x) = (1− ) .(2 + 1) ω 2 (x) =
6 x
(2 − 1)
−3 1
 (λ )3 
2

 EI  x x
= 1− 3.( )2 + 2.( )3
3
 (λ )2 
 EI EI   1 1 1 −1 
3 3 0 0 x 2 x
 (µ )3 (µ )2   (µ )6 (µ )5 (µ )3 (λ )3 (µ )3 (λ )2  v3 (x) = (1 − )2 .x ω 3 (x) = (3 − 2)
  −1
0  
EI 1 1
3 0 x2 x3
 (µ )  2 λ +µ
2 2
 (µ ) 4 (µ )2 (λ )3 (µ ) 2 (λ )2  1 = x − 2. + 3.
= − (3EI ( 2 2 )) 2
 EI EI  λ µ  1 −1 
3 −3
 (λ )
3
(λ ) 
2
 (λ ) 6 (λ )5 
 EI   1 
3 x 1
 (λ )   (λ )4  u4 (x) = λ x4 (x) =
1
En réinsérant les ddl (u1 , u2 ) , on obtient la matrice de rigidité recherchée.

Exo 5: Aperçu sur la Méthode des rotations


a) Pour la structure ci-contre déterminer la dimension de la 1 2 1
x x 6 x
base complète, le DIC et les ddl en base réduite. v5 (x) = ( )2 .(−2 + 3) ω 5 (x) = 2 (1 − 2 )
Q
Dans toute la suite, on néglige les déformations induites par
l'effort normal. 1
b)Montrer qu'on a alors u 1=v1=u2=v2=0. On peut donc se restreindre à un DIC réduit=2.
x 2 x
c) Vérifier, à partir des résultats sur l'élement bi-encastré, que l'on a alors les relations de v6 (x) = ( )2 .(x − ) ω 6 (x) = (3 − 1)
comportement:
 EI
2  θ
EI  fix = f jx (= indéterminé)
 Γi   4
  =   i  et  δ = (u1 ,v1 ,θ1 ,u 2 , v2 ,θ2 )
t
Déplacements nodaux:
EI
 Γj   2 EI 4 EI   θ j  fi = − fj = 6 (θ i + θ j )
y y
Déplacements:
  
u(x)= t δ.[u(x)] = δ1 . u1 (x) + δ4 .u 4 (x)
c) Construire le système à résoudre pour obtenir les déplacements nodaux (θ1 ,θ 2 ).
d) Terminer la résolution et construire les diagrammes des efforts intérieurs v(x)= t δ.[v (x)] = δ 2 . v2 (x) + δ3 . v3 (x) + δ 5 .v 5 (x) + δ 6 . v6 (x)

91 ENIT 2007/08 92 ENIT 2007/08


Déformations: Matrice de rigidité d'un élément biencastré en base globale
λ x (x)= t δ.[λ x (x)]
ω(x)= t δ.[ω (x)] On pose: c=cos(θ)
s=sin(θ)  Matrice de passage P repère local → repère global 
Potentiel interne (Matrice de rigidité élementaire en base locale) EΩ EI   c s 0 
R1 = c 2 ( ) + s2 (12 3 )
1 l l  P = p 0(3x3)
avec p =  −s c 0 
2∫
U i (δ) = (EΩλ2x + EIω 2 )dx 2 EΩ EI   0(3x3) p    
R2 = s ( ) + c (12 3 )  0 0 1
2
 
l l
1t
2
{
= δ. ∫ (EΩ [λ x ].t [λ x ] + EI[ω ].t [ω ])dx .δ } R12 = cs(
EΩ EI
− 12 3 )
l l
1
= tδ. k.δ
2

u1 v1 θ1 u2 v2 θ1
kij = ∫ (EΩ λ xi .λ xj + EIω i .ω j )dx

Potentiel des efforts extérieurs Ω: (Forces nodales équivalentes élementaire en base locale) EI EI
R1 R12 -s 6 - R1 - R12 -s 6 u1
l2 l2
Ω = − < f,ξ >
= − < q x ,u(x) > − < q y ,v(x) > − < γ ,v' (x) > R2 EI -R12 -R2 EI v1
c6 c6
l2 l2
=− δ.f
t N N
(f vecteur forces nodales équivalentes )
fiN =< f,ξ i >=< q x ,u i (x) > +....... EI EI EI EI θ1
4 s6 2 -c 6 2 2
l l l l

Sym. R1 R12 EI u2
Matrice de rigidité d'un élément biencastré en base locale: s6 2
l

u1 v1 θ1 u2 v2 θ1 R2 EI v2
-c 6
l2

EΩ EΩ EI θ1
0 0 − 0 0 u1 4
l
l l

EI EI EI EI
12 6 0 −12 6 v1
l3 l2 l3 l2

EI EI EI
4 0 −6 2 2 θ1
l l l

Sym. EΩ 0 0
l u2

EI EI
12 3 −6 2 v2
l l

EI
4 θ1
l
93 ENIT 2007/08 94 ENIT 2007/08
VI.2) Calcul des efforts nodaux équivalents: Bibliothèque sommaire de
cas de charges

On rappelle que:
fαe = -r = - réactions d'appuis engendrées par les
charges de l'éléments quand ses appuis nodaux sont
bloqués (δ α = 0) .

Bibliothèque sommaire de cas de charge:

Elément bi - encastré Elément articulé - encastré


q q
2 2
q q Q 2
12 12 8
q q 3Q 5Q
2 2 8 8
Q Q
Q Q 3Q
8 8 16
Q Q 5Q 11Q
2 2 16 16
Q Q
Qab 2 a b Qba 2 a b Qba 2
2 2 2

Qb2 Qa 2 Qb2 Qa
3 (a + 2 ) − a2 )
3 (3a + b) 3 (3b + a) (3 2

2 2 3

95 ENIT 2007/08
THS2
Recueil d'exercices et de problèmes d'examen
THS2 Recueil d'exercices et de problèmes d'examen
2) On considère le cas de charge de la figure ci-contre: X3 X3
1. Treillis spatial par méthode des forces: a. Tracer le diagramme des moments
3
On considère la structure en treillis b. Déterminer le déplacement horizontal du point A' .
(supposée non pesante) de la figure 2.
5 On ajoute à la structure un tirant (rigidité EΩ ) entre les points A' et C'.
On donne : 2
c. Sous l'effet du même chargement qu'en 1), déterminer le diagramme des moments dans la
Longueurs nominales :
structure ainsi modifiée. Comparer avec les résultats du 1).
• barre 2-5 : L 1
• autres barres L 2 Dans toute la suite, on considère la structure de départ.
Rigidité de toutes les barres : EΩ 3) Les poteaux AA' et CC' sont soumis à une élévation de température uniforme τ.
a. Donner les efforts intérieurs dans la structure. Commentaires.
(NB : Les barres 1-5, 2-5 et 3-5 sont dans
4 b. Calculer le déplacement du point A'.
un même plan horizontal. Les barres 2-5 et
4-5 sont dans un plan vertical.) Figure 2 : vue en perspective θ
4) On impose un déplacement ( u, v, θ) de l'appui A tel A
Suite à un défaut de fabrication, la barre 3-5 avant assemblage a une longueur initiale de 5%
qu'indiqué sur la figure ci-contre:
supérieure à sa longueur nominale. u
a. Déterminer les inconnues hyperstatiques A
a. Déterminer le degré d'hyperstaticité de la structure
b. Déterminer les efforts intérieurs dans le cas
b. Déterminer les efforts intérieurs dans la structure assemblée. v
( u, v, θ)=(hϕ, 2hϕ, -ϕ). Commentaires.
c. Déterminer les déplacements du noeud 5 de la structure par rapport à sa position nominale.

3. Matrice de rigidité - Matrice de souplesse.


2. Etude d'un portique par la méthode des forces: (v2 , y2 )
Pour la poutre console 12 de la figure ci-contre, (θ 2 , γ 2 )
B
On considère le portique (S) de la figure 1. h on considère le vecteur de forces généralisées: (u2 , x 2 )
On donne : 2
f2 = {x 2 , y2 ,γ 2 }
t 1
A' C'
- EI rigidité à la flexion,
et le vecteur des déplacements généralisés associés δ 2 = {u2 ,v2 ,θ 2 } .
t
- α coefficient de dilatation thermique, uniformes h
sur tout le portique. a. En négligeant les déformations dues à l'effort tranchant, déterminer les matrices de souplesse et
A C
Dans tout le problème, on négligera les déformations de rigidité associées à ( f 2 ,δ 2 ).
induites par l'effort normal et l' effort tranchant devant h h b. En déduire la matrice k12 qui permet de relier les réactions t f1 = {x1 , y1 , γ 1 } de l'appui 1 à δ 2 .
celles induites par la flexion. Figure 1 c. En déduire pour la structure ci-contre la matrice (θ1 , γ 1 ) (v2 , y2 )
(v1 , y1 )
(θ 2 , γ 2 )
de rigidité associée à δ = {u1 ,v1 ,θ1 ,u2 ,v 2 ,θ 2 } . Quel
t

2+ 2 (u , x ) 1 1
(Nb: Dans les calculs, on pourra remplacer les constantes du type ( ...) par leur valeurs est le rang de cette matrice. (u2 , x 2 )
3+ 2 1 2
2+ 2 Sur les figures ci-dessous, indiquer la valeur absolue et le sens de chacunes des réactions d'appuis:
numériques ≈ 0.77 )
3+ 2 θ1 = 1 θ2 = 1

1) La structure (S) est chargée par un effort concentré vertical descendant P en B. 1 2 1 2


a. Tracer les diagrammes des efforts intérieurs (N, V, M)
b. Déterminer les déplacements (u,v,θ) des points A' et B. v1 = 1 v2 = 1

c. Tracer l'allure de la déformée en veillant au respect des concavités, des points d'inflexion
1 2 1 2
et des différentes liaisons.
Remarque: Pour la résolution manuelle de problèmes simples par la méthode des déplacements
ENIT 2005/06 1 ENIT 2005/06 2
(des rotations), il est nécessaire d'avoir en tête (en formulaire!) ces derniers résultats (cf. exo 4). a) Quel est le DIS du problème
b) Calculer les efforts intérieurs
x
4. Introduction au calcul manuel de structures simples par la méthodes des déplacements.
On considère la structure illustrée sur la figure 1 (dans les calculs on pourra prendre R
(P1 = 2P, P2 = P3 = P,Γ = PL) ) Afin de se ramener à des résultats prédéterminés relatifs aux
poutres biencastrées (cf. formulaire ci-après), on assimile (cf. figure 1 bis) les rotations sur appuis 2. Pour une poutre continue à n travées identiques avec I uniforme:
(θ 2 ,θ 3 ) à des déplacements imposés via des appuis fictifs (i.e., qui n'exercent aucunes réactions α
associées à (θ 2 ,θ 3 )). 1
x
θ2 = ? θ3 = ? θ2 θ3

P1 Γ P2 P3 P1 Γ P2 P3
Mx(α)

1 2 3 1 2 3
a) Dessiner intuitivement l'allure de la ligne d'influence M x(α)
L/2 L/2 L/2 L/2
appuis fictifs en (θ 2 ,θ 3 ) b) Préciser cette allure en fonction de la position de x dans la travée.
figure 1
figure 1 bis
6. (Examen ENIT 1997, partiel): Méthode des déplacements (rotations) et lignes d'influence
 P1 Γ P2 P3 On considère un pont à béquilles dont le tablier et les piles sont supposés rigidement connectés
 entre eux et parfaitement encastrés dans le sol (cf. figure 1)
 (Chargement, θ bloqués) 1 2 2 3
 M21 = ? M23 = ?
 A B C D
≡  +

 θ2 θ2 θ3 45°
 F E
 (θ imposés)
1 2 2 3
 Figure 1 Figure 2
M21 = ? M23 = ?
Le pont est schématisé par la structure symétrique illustrée par la figure 2. On suppose que les
éléments de tablier AB, BC et CD ainsi que les béquilles (piles) FB et EC sont tous de même
longueur L et de même rigidité EI.
a. En vous appuyant sur la décomposition représentée ci-dessus Formulaire:
et sur le formulaire ci-contre, déterminer les réactions d'appuis: Q 1) Déterminer le DIS de la structure du pont.
QL QL
(M21, M23 ,M21 , M23 ). 2) En admettant que les déformations dues à l'effort normal sont négligeables devant celles de
8 8
b. En traduisant que pour la structure étudiée les appuis en Q Q flexion serait-il avantageux de calculer la structure par la méthode des déplacements.
(θ 2 ,θ 3 ) sont fictifs, déterminer (θ 2 ,θ 3 ). 2 2
3) Dessiner soigneusement l'allure de la ligne d'influence, relative au tablier, pour:
c. En déduire: θ =1
EI EI a) le moment de réaction en A,
- les réactions de l'appui A 4 2
L L
- les diagrammes d'efforts intérieurs EI EI b) le moment fléchissant au milieu de la travée BC.
6 2 6 2
- la fléche au droit de la charge P1 . L L 4) Afin d'évaluer l'ordonnée de la ligne d'influence du 3)b) au point milieu de BC, on considère la
L
structure soumise au chargement approprié à définir. On demande de calculer la structure ainsi
chargée par la méthode des déplacements en utilisant un seul degré de liberté, soit la rotation en B.
5. Poutre continue et Lignes d'influence En déduire l'ordonnée au milieu de BC dans 3)b).
1. On considère une poutre continue à trois travées identiques ( longueur , EI constant), la travée
centrale comportant une rotule R (cf figure). 5) Pour un chargement de densité linéique p (vertical descendant) aléatoirement réparti sur le
On impose au niveau de la rotule R : [θ]=-1. tablier du pont, déterminer les moments enveloppes en milieu de travée centrale.
ENIT 2005/06 3 ENIT 2005/06 4
figures 2 et 3.

7. Méthode des déplacements (rotations)

1) Pour chacun des trois problèmes ci-contre: q


Γ A B
a) Calculer la rotation sur l'appui A par la
méthode des déplacements
b) En déduire les réactions des appuis A et B. θ =1

2) En vous appuyant sur les résultats du 1), pour la


structure ci-contre: q
a) Calculer la rotation sur l'appui B par la méthode
3) Donner l'allure des lignes d'influence du moment Mx(α) selon la position de la section x dans
des déplacements 2 la structure.
b) En déduire les réactions des appuis A, B et C. A B C
4) On considère l'ensemble des chargements C défini par :
c) Construire les diagrammes d'efforts intérieurs C = { densité de charge p , verticale descendante, répartie de manière
aléatoire sur la structure }
Session de rattrapage Avril 1998 (Théorie des structures II - 97/98) Déterminer la courbe enveloppe des moments pour cette classe de chargement.

Exercice 1
Session de rattrapage Décembre 1997 (Théorie des structures II - 97/98)
Pour la structure ci-contre: P Exercice:
1) Donner le degré d'hyperstaticité
2) Dessiner les composantes (verticale, 5m 5m
horizontale, moment) des réactions d'appui l /2 P=40kN
orientées suivant leur sens physique. q=10 kN/m
(NB : il n'est pas demandé de déterminer les Sur toute la structure:
expressions des réactions d'appuis) h
1 E = 200000 Mpa
3) On prend comme convention de signe : ( M>0
fibre intérieure tendue). Tracer qualitativement Ω = 50. cm2
le diagramme des moments fléchissants, en 2.5 m 5m
indiquant le signe par zone. V I = 1000.cm4
l /2 l /2
U

Exercice 2
On considère la structure plane définie sur la figure 1. On note s l'abscisse curviligne le long de
cette poutre orientée de A vers B. Pour une section G(s), on note x son abscisse par rapport à Pour le système défini sur la figure ci-dessus, le calcul des déplacements nodaux, effectué avec un
l'appui gauche de la travée où elle se trouve. La rotule C se trouve en x=l/2 dans la deuxième
travée. logiciel de calcul de structure par la méthode des déplacements, a donné:
 U1 = 0. cm

 V1 = −1.56 10 cm
−2

a) Construire les diagrammes des efforts intérieurs (N, M, V) sur la structure.


(Nb :On demande d'attacher le plus grand soin à la présentation des
résultats. En particulier, il est demandé de définir précisément les
1) Faire l'analyse statique de la structure. conventions de signe (d'orientation de la structure) utilisées)
2) Déterminer l'expression des moments M(x) pour les deux cas de charges indiqués sur les
ENIT 2005/06 5 ENIT 2005/06 6
b) Déterminer la flèche au droit de la charge P (en ne tenant compte que des déformations Examen de Théorie des structures II du 3/12/97
Exercice 1
induites par la flexion).
NB: On accordera le plus grand soin à l'exécution des figures demandées. Toute figure
comportant une rature ne sera pas prise en compte lors de la correction.
ANNEXE : Formulaire Pour chacune des structures (a, b, c, d) de la figure ci-dessous:
1) Donner le degré d'hyperstaticité
Matrice de rigidité d'un élément encastré-articulé en base globale: 2) Dessiner les composantes (verticale, horizontale, moment) des réactions d'appui orientées suivant
leur direction physique. Pour les cas a) et b) préciser la direction des vecteurs réactions.
En posant : V2 (NB : il n'est pas demandé de déterminer les expressions des réactions d'appuis)
c=cos(α) 3) On prend comme convention de signe : ( M>0 fibre intérieure tendue). Tracer qualitativement le
s=sin(α) U2 diagramme des moments fléchissants, en indiquant le signe par zone.
2
Pour les structures b) et c) uniquement :
2 EΩ EI
R1 = c ( ) + s (3 3 )
2
Θ1 4) On ne tient compte que des déformations induites par la flexion. Tracer qualitativement et le plus
l l V1 α soigneusement possible l'allure de la déformée en indiquant les points d'inflexion éventuels et, le
2 EΩ EI cas échéant, les éléments non déformés.
R2 = s ( ) + c (3 3 )
2

l l U1
EΩ EI 1 P P
R12 = cs( −3 3)
l l
 −s.3
EI 
R1 R12 − R1 − R12
 
2
h a) h b)
 EI 
R2 c.3 − R12 −R 2
 2

K=
EI EI EI 
3 s.3 −c.3 2 l /2 l /2 l /2 l /2
 2

 
Sym. R1 R12
 
  P P
R2
 
U1 V1 Θ1 U2 V2
h c) h d)
Bibliothèque sommaire de cas de charge:

q
Q l /2 l /2 l /2 l /2
q 2 3Q
Exercice 2
8 16 Pour la structure ci-dessous:
3q 5q 5Q 11Q P=40kN
8 8 16 16
4m 4m 8m

3 1 2

−3
 Ω1 = 4x10 m 
2
5m
 I = 50x10 −6 m 4  Sur toute la
1 
4 structure: E = 200000 Mpa
−3
 Ω 2 = 6x10 m 
2

 I = 200x10 −6 m 4 
 2 
ENIT 2005/06 7 ENIT 2005/06 8
1) Déterminer le DIS et le DIC pour une décomposition en barres Corrigé de l'examen de Théorie des structures II du 3/12/97
2) On traite le problème par la méthode des déplacements en base réduite. Former le système à Exercice 1:
résoudre pour obtenir les déplacements nodaux. Réactions d'appuis, diagrammes des moments et allures de déformées:
3) Dans la suite, on ne tient compte que des déformations induites par la flexion. P
a) Décrire les simplifications apportées par cette hypothèse et déterminer les P
–h.H –h.H 4
déplacements nodaux inconnus. P
b) Construire (en effectuant les applications numériques) le diagramme des moments _ _ + +
sur l'élément (31) de la structure. _ _
DIS=0 a) b) DIS=0
Annexe: On donne :
Q H H Non
Q Q déformés
P P
8 8 R V V
R 2
Q Q 2
2 2
Point
Matrice de rigidité d'un élément bi-encastré en base globale: d'inflexion
M–h.H M–h.H
− ΓA P VB P
En posant : 2
 EI EI  _ _ _
c=cos(θ) R1 R12 −s.6 −R 1 −R12 −s.6 _ _
 
2 2
+ +
s=sin(θ)  R2 c.6
EI
−R 12 −R 2
EI 
c.6 2
DIS=–1 _ DIS=–3
c) d)
EΩ EI  
2
R1 = c ( ) + s (12 3 )
2 2
Non H + (Sym.) + H
l l  EI EI EI EI 
2 EΩ EI 4 s.6 −c.6 2 déformé
R2 = s ( ) + c (12 3 )
2
 2 2
 M
l l K= ΓA VB V V
 EI  VA Μ Μ
EΩ EI R1 R12 s.6 2
R12 = cs( − 12 3 )  
l l
 EI 
Sym. R2 − c.6 2 Exercice 2:
  1) DIS=-6

4
EI  DIC=3. Base réduite: t∆ = {U1 ,V1 ,Θ1 }
  2) Système à résoudre: K.∆=Fe avec:
• Matrice de rigidité en base réduite: K = K11
(31) + K (12) + K (14 )
11 11

 EΩ1 
Barre (Ω,I, ) α c s  1
0 0

(31) (Ω1 ,I1 , 1 ) 0 1 0  EI EI1 
K11 = 12 31 −6 2
(12) (Ω1 ,I1 , 1 ) 0 1 0 (31)
 1 1

(14) (Ω 2 , I2 , 2 ) π 0 -1  EI 1 

2  Sym. 4 
1

 EΩ1   EI 2 EI 2 
0 0 12 3 0 6
 1   2
2
2

 EI EI1   EΩ 2 
K11 = 12 31 6 2 K11 = 0
(12)
 1 1
 (14)
 2

 EI 1   EI 2 
 Sym. 4   Sym. 4 
1 2

ENIT 2005/06 9 ENIT 2005/06 10


D'où
 EΩ1  • Second Membre:
EI EI 2
2 + 12 32 0 6
 2

1 2 2  0 
 EI1 EΩ 2 
K= 24 + 0  
 3

1 2 F e =  − P / 2
 EI1 EI 2 
Sym. 8 +4  
   P 1 / 8 
1 2
(Session de Rattrapage)
Département: Génie Civil Année Scolaire: 98 - 99
3) Matière: Théorie des structures II Date: Session de rattrapage
a) Si on ne tient compte que des déformations induites par la flexion, on a alors ( U1 = V1 ≈ 0). Le Enseignants: Smaoui - Aïdi Durée: 1H30 mn
système précédent se réduit à la dernière équation: Classe: 2ème année GC1,2&3 Documents: Non autorisés
EI EI P
(8 1 + 4 2 )θ1 = 1
1 2 8
P 1 I1 I2
d'où : θ1 = / (2 + ) On se propose d'étudier la structure définie sur la figure 1 suivante:
32E 1 2

A.N. :
(40.10 3 )x8. 1 1
θ1 = x = ≈ 0.95 10−3 rad
32x(2.1011 ) 50.10 −6 200.10 −6 1050
(2 + ) Caractéristiques nominales
8 5 h 2 des barres:
b) Analyse de l'élément (31): (orienté de 3 vers 1)
= = = h = 5m
Couples nodaux engendrés par ∆ sur l'élément (31): Γ(31) Γ(31)
3 1
1 2 3
3 1 1 3
4 = h 2 ≈ 7.07m
EI (2.1011 )(50.10−6 ) EI Γ1
Γ(31)
1
= 4 1 θ1 = 4 (0.95 10 −3 ) Γ(31)
3
= 2 1 θ1 = (31) 2 1 4 Pour toutes les barres:
8 2
1 1
E = 200000 Mpa
= 4750 N ≈ 4.75 kN ≈ 2.38kN h
Ω = 10 −3 m2
Par superposition de : 4
P 1 5
= 40 kN.m
8 (− Γ(31)
3
+ Γ(31)
1
) Γ(31)
1
P
− 1 = −40 kN.m P = ≈ 1.19kN
8 − 1 = −40 kN.m 2 4
h h
8
3 + + 1 3 Y

- - 1 X
Γ1 Γ(31)
1
≈ 4.75 kN
−Γ 3
(31) = − (31 ) ≈ −2.38 kN Figure 1
2
M( ∆ =0) M∆
o
Préliminaire:
n obtient: M = M(∆ = 0) + M∆ 1) Donner: • le Degré d'Indétermination Statique (DIS) de la structure
• le Degré d'Indétermination Cinématique (DIC) (pour une décomposition en
41.19 kN barres basée sur les seuls noeuds numérotés sur la figure 1)

A) Méthode des forces


3 + + 1
A1) Peut-on prendre comme inconnues hyperstatiques principales les efforts normaux dans les
- - barres (2) et (4). (Justifier votre réponse)
− 42.38 kN +
− 35.25kN
M A2) Pour un chargement q = −qY (avec q=10 kN) uniformément répartie sur la barre (3),

ENIT 2005/06 11 ENIT 2005/06 12


déterminer les sollicitations internes de la structure par la méthode des forces.
B) Méthode des déplacements:
Dans cette partie, on considère le chargement q = −qY appliqué sur la barre (1).
En travaillant en base réduite et en vous appuyant sur les résultats rappelés en annexe
B.1) Construire la matrice de rigidité
B.2) Construire le vecteur second membre et donner l'équation à résoudre. Département: Génie Civil Année Scolaire: 98 - 99
B.3) Par un calcul de ce cas de charge sur RISA on obtient : Matière: Théorie des structures II Date: Décembre 1998
(U1 = 7.210 −3 cm, V1 = −4810 −3 cm). Enseignant: H.Smaoui, M.Aïdi Durée: 1H30 mn
Classe: 2 année GC1, 2 et 3 Documents: autorisés
En déduire les sollicitations internes de la barre (4)
NB : Toutes les questions sont pratiquement indépendantes. Seule la partie C.2) est à traiter
numériquement.
Annexe: On considère le noyau de contreventement d'un bâtiment constitué par la superposition de trois
palées identiques (cf. figure 1). Cette structure en acier est constituée de poutres dont les
Elément bi-articulé : Matrice de rigidité élémentaire en base globale : caractéristiques sont données sur la figure et dans le listing ci-joint. Toutes les liaisons sont des
On note: α angle d'orientation de l'élément encastrements. Les diagonales (14) (23) ( respectivement (45),(36) et (58),(67)) ne sont pas
V2 c=cos(α) connectées en leur milieu.
Dans tout le problème, on prend une modélisation qui s'appuye sur les seuls noeuds numérotés sur
U2 s=sin(α). la figure 1.
2 L = 5m
V1 c 2 cs −c2 −cs

}
α  
EΩ  s2 −cs −s2  7 8
K=
l  c2 cs 
1 U1  
 s2  L = 5m palée 3
Toutes les poutres sont en

}
acier et de section identique.
5 6
caractéristiques : ( EΩ, EI)

L = 5m palée 2

}
3 4
pesanteur g

L = 5m palée 1

1 2
Base
gobale support rigide
Figure 1 : Noyau de contreventement
A) Etude d'une palée élémentaire
On note K p la matrice de rigidité de la p-ième palée
élémentaire (figure 2). On écrit cette matrice sous 3
forme de blocs: 4
 K11p K12p K13p K14p 
 K22p K23p K24p 
Kp = 
K33p K34p 
  1 2
 Sym. K44p 
Figure 2 : Palée élémentaire
ENIT 2005/06 13 ENIT 2005/06 14
A.1) Préciser a) La dimension de K p DONNEES
p p
b) La dimension des blocs Kij de K
============================================================================
p p
A.2) En utilisant l'annexe 1, donner l'expression de K11 et de K14 • Coordonnées des noeuds et conditions aux limites: (en base globale)
============================================================================
B) Pour la structure de contreventement complète: ----------------------------------------------------------------------------
Node Boundary Conditions
B.1) Donner son degré d'indétermination statique No X-Coord Y-Coord X-dof Y-dof Rotation Temp.
B.2) Donner son degré d'indétermination cinématique -----------(m)---------(m)------(cm,KN/cm)---(cm,KN/cm)--(r,KN-m/r)-----(T)-
B.3) Construire sa matrice de rigidité réduite par assemblage des blocs Kijp des 1 0.00 0.00 R R R 0.00
2 5.00 0.00 R R R 0.00
trois palées (p=1 à 3) (i,j =1 à 4) 3 0.00 5.00 0.00
4 5.00 5.00 0.00
C) Etude du chargement: Poids propre 5 0.00 10.00 0.00
6 5.00 10.00 0.00
Dans toute la suite, on étudie la structure complète sous l'effet de son poids propre qui se traduit 7 0.00 15.00 0.00
par une densité linéique de charge p , verticale descendante, appliquée sur tous les éléments de la 8 5.00 15.00 0.00
structure: ============================================================================
−4
p = gρΩ = (9.8) (7800.) (50.10 ) ≈ 390. N / m = 0.39kN / m • Caractéristiques des matériaux:
============================================================================
C.1) Pour chaque ligne du tableau ci-dessous, placer chacun des cinq éléments de la palée 1 { (14), ----------------------------------------------------------------------------
(13), (24), (23), (34) } dans la colonne appropriée. Material Elastic Poisson's Thermal Weight Yield Stress
Label Modulus Ratio Coefficient Density (Fy)
Type de variations ---------------(MPa)-----------------------(C)--------(Kg/m3)-------(MPa)---
Constant Affine Parabolique Autre Acier 200000.00 0.30000 1.17000 7800.000 248.211
Effort Normal ============================================================================
• Caractéristiques des sections:
Effort Tranchant ============================================================================
Moment ----------------------------------------------------------------------------
Section Database Matl. Area Moment of As y/y
C.2) Dans cette partie, on demande des réponses numériques. Label Shape Set Inertia Coef
A partir du listing de résultats donné en annexe 2: --------------------------------------(cm^2)---------(cm^4)-----------------
a) Construire le diagramme des moments sur l'élément (56) Sect.1 Acier 50.00 5000.000 1.20
b) Vérifier numériquement l'équilibre du noeud 7 (donner un schéma illustratif de cet ============================================================================
équilibre) • Caractéristiques des éléments:
c) Déterminer les efforts normaux extrêmes ( Min. et Max.) sur l'ensemble de la structure en ============================================================================
indiquant la (ou les) section où ceux-ci sont atteints. ----------------------------------------------------------------------------
( Avez-vous une critique ou un commentaire sur cette dernière question?) I J I Releases J End Offsets
No Node Node Section x y z x y z Sec Sway I J Length
------------------------------------------------------(cm)----(cm)------(m)-
Annexe 1: Matrice de rigidité d'un élément (ij) bi-encastré en base globale 1 1 - 4 Sect.1 7.07
Base 2 1 - 3 Sect.1 5.00
Locale  EI EI  3 3 - 6 Sect.1 7.07
j R1 R12 −s.6 −R 1 −R12 −s.6 4 3 - 5 Sect.1 5.00
 
2 2
5 5 - 8 Sect.1 7.07
θ  EI EI  6 5 - 7 Sect.1 5.00
R2 c.6 −R 12 −R 2 c.6 2 7 2 - 3 Sect.1 7.07
 2
 8 2 - 4 Sect.1 5.00
i
Base  EI EI EI EI  9 4 - 5 Sect.1 7.07
gobale 4 s.6 −c.6 2 10 4 - 6 Sect.1 5.00
 2 2

K= 11 6 - 7 Sect.1 7.07
En posant :  EI  12 6 - 8 Sect.1 5.00
R1 R12 s.6 2 13 3 - 4 Sect.1 5.00
c=cos(θ) ; s=sin(θ)   14 5 - 6 Sect.1 5.00
2 EΩ EI  EI  15 7 - 8 Sect.1 5.00
R1 = c ( ) + s (12 3 ) − c.6 2
2
Sym. R2
l l   ============================================================================
• Chargement: (en base globale)
2 EΩ EI  EI 
R2 = s ( ) + c (12 3 )
2
============================================================================
4
l l   ----------------------------------------------------------------------------
EΩ EI Load Combination Self Wt BLC BLC BLC BLC BLC W E
R12 = cs( − 12 3 ) No. Description Dir Fac Fac Fac Fac Fac Fac DYNA S V
l l ----------------------------------------------------------------------------
1 Poids propre Y -1
Annexe 2: Listing des résultats du traitement sur ordinateur du noyau de contreventement
ENIT 2005/06 15 ENIT 2005/06 16
RESULTATS Corrigé de l'examen de Théorie des structures II ( Décembre 98)

============================================================================
• Déplacements nodaux: (en base globale)
============================================================================ A) Étude d'une palée élémentaire
Load Combination is 1 : Poids propre
Nodal Displacements p
A.1) a) K : Matrice (12x12)
----------------------------------------------------------------------------
b) Blocs Kijp : Matrices (3x3)
Node Global X Global Y Rotation
A.2) Assemblage des blocs K11p et K14p de K p :
---------------------(cm)-----------------(cm)----------------(rad)---------
 12 EI  1 EΩ 1 EI 
0 −6 2 
EI EI 1 EΩ EI
1 -0.00000 -0.00000 -0.00000
( + 12 3 ) ( − 12 3 ) − 6
2 0.00000 -0.00000 0.00000
 L3 L  2 L 2 L2 2 2 L 2 L2 2 2 L2 2 
3 -0.00117 -0.00559 -0.00009 EΩ 1 EΩ EI 1 EI
4 0.00117 -0.00559 0.00009 K11p =  0 + ( + 12 3 ) 6 
L 2 L 2 L2 2 2 L2 2 
 EI  
5 -0.00050 -0.00929 -0.00009
6 0.00050 -0.00929 0.00009 EI
 Sym. 4
L   L 2 
7 -0.00003 -0.01063 -0.00010
Sym. 4
8 0.00003 -0.01063 0.00010
K11(13) [θ = π / 2,l = L] K11(14) [θ = π / 4,l = L 2]
============================================================================
• Réactions d'appuis: (en base globale)
============================================================================
 EΩ 3 EI 1 EΩ EI EI 3 
Load Combination is 1 : Poids propre + (12 + ) 3 ( −6 3 ) − 2 (6 + )
Reactions  2 2L 2 L 2 2 L L L 2 
---------------------------------------------------------------------------- EΩ 1 3 EI 3 EI
= (1 + )+ 3 2

Node Global X Global Y Moment  L 2 2 2 L 2 L 
4 EI
----------------------(KN)-----------------(KN)--------------(KN-m)---------
 Sym. (4 + ) 
1 3.27529 16.71853 1.04691  2 L 
2 -3.27529 16.71853 -1.04691
Totals 0.00000 33.43705 0.00000
 − 1 EΩ EI 1 EΩ EI 1 EI 
( + 12 3 ) − ( − 12 3 ) − 6
============================================================================  2 L 2 L2 2 2 L 2 L2 2 2 L2 2 
• Efforts nodaux: (en base locale) 1 EΩ EI 1 EΩ EI 1 EI
K14 =  − ( − 12 3 ) − ( + 12 3 
p
============================================================================ ) 6
Load Combination is 1 : Poids propre  2 L 2 L 2 2 2 L 2 L 2 2 2 L2 2 
1 EI 1 EI EI
Member End Forces
 6 2 − 6 2 2 
----------------------------------------------------------------------------  2 L2 2 L2 L 2 
Nodes ========== I-End ========== ========== J-End ==========
No I J Axial Shear Moment Axial Shear Moment K14(14) [θ = π / 4,l = L 2]
---------------(KN)-------(KN)-----(KN-m)-------(KN)-------(KN)-----(KN-m)--
1 1 - 4 5.38 1.08 1.45 -3.47 0.83 -0.54 B) Pour la structure de contreventement complète:
2 1 - 3 12.14 -0.24 -0.40 -10.23 0.24 -0.77
3 3 - 6 2.98 0.97 0.90 -1.07 0.95 -0.84 B.1) DIS=3x9=27 ( Nbre de liaisons à supprimer pour rendre la structure iso)
4 3 - 5 8.35 -0.43 -1.09 -6.44 0.43 -1.08 B.2) DIC=3x6=18 ( Nbre minimum de liaisons nodales à introduire pour rendre les
5 5 - 8 1.77 0.98 0.92 0.15 0.94 -0.78 élements mécaniquement imdépendants)
6 5 - 7 3.63 -0.46 -1.12 -1.72 0.46 -1.17
B.3) En notant ∆ les déplacements nodaux de la p-ième palée, le potentiel interne du noyau de
p
7 2 - 3 5.38 -1.08 -1.45 -3.47 -0.83 0.54
8 2 - 4 12.14 0.24 0.40 -10.23 -0.24 0.77 contreventement est donné par:
1 3
Ui = ∑ ( t∆ p .K p .∆ p )
9 4 - 5 2.98 -0.97 -0.90 -1.07 -0.95 0.84
10 4 - 6 8.35 0.43 1.09 -6.44 -0.43 1.08
11 6 - 7 1.77 -0.98 -0.92 0.15 -0.94 0.78
2 p=1
12 6 - 8 3.63 0.46 1.12 -1.72 -0.46 1.17 En tenant compte des conditions aux limites (∆ 1 = ∆ 2 = 0), on obtient donc, par assemblage, la
13 3 - 4 -4.67 0.96 0.42 4.67 0.96 -0.42 matrice de rigidité réduite suivante:
14 5 - 6 -2.01 0.96 0.44 2.01 0.96 -0.44
15 7 - 8 -0.10 0.96 0.39 0.10 0.96 -0.39

ENIT 2005/06 17 ENIT 2005/06 18


 K331 + K112 K134 + K122 K132 K142  Nmax = 12.14 kN atteint au niveau du Noeud 1 de la poutre (13) et du Noeud 2 de
 K 144 + K222 K232 K242  la poutre (24)
 Nmin = −0.10 kN traction constante sur toute la poutre (78)
K33 + K113
2
K34 + K123
2
K133 K143 
K= rq : Cette recherche d'efforts normaux extrêmes n'a pas beaucoup de sens. C'est la
Sym. K +K2 3
K233 K243  N M
 44 22
 combinaison de N et M qui est intéressante ( σ = + y ).
 K333 K343 Ω I

 K44 
3

C) Etude du chargement: Poids propre


C.1) Type de variations des efforts intérieurs sur les poutres de la palée 1:

Type de variations
Constant Affine Parabolique Autre
Effort Normal (34) (13) (14) (23) (24)
Effort Tranchant (13) (24) (34) (14) (23)
Moment (13) (24) (34) (23) (14)
C.2) Dans cette partie, on utilise le kN et le mètre comme unités.
A partir du listing de résultats donné en annexe 2:
a) Construction du diagramme des moments sur l'élément (56):
p=0.39 kN/m
-0.44 -0.44
0.44 -0.44
- -
-2.01 5 6 2.01 5 + 6
0.96 0.96 0.78
Efforts sur l'élément ( 56 ) Moments sur l'élément (56)
L2
( Moment en I milieu de (56) : MI = −0.44 + p ≈ 0.78 kNm )
8
b) Vérification de l'équilibre du noeud 7
Efforts exercés par le Noeud 7 sur les barres convergeant vers ce noeud:
0.96
7 0.39 8
-0.10
0.15
-1.72 0.78
0.46 -0.94
-1.17 6

5
1
Equilibre horizontal : − 0.46 − 0.10 − (0.15 − 0.94) ≈ 0
2
1
Equilibre vertical : − 1.72 + 0.96 + (0.15 + 0.94) ≈ 0
2
Equilibre des Moments : − 1.17 + 0.39 + 0.78 ≈ 0

c) Efforts normaux extrêmes sur l'ensemble de la structure:


ENIT 2005/06 19 ENIT 2005/06 20
FORMULAIRES THS 1
CAS GENERAL 3D h
Table d'intégrales de Mohr : ∫ m(s)M(s)ds
0

Efforts extérieurs Déplacements


Champ de torseur Travail extérieur Champ de distributeur
M(s) Ma Ma Ma
˜f (s) = [ q(s),γ (s)] => δWe = ˜f (s),δξ˜ (s) <= [
ξ˜ (s) = u(s),θ (s) ] m(s) h h h
Mb

h h h
ma m a .Ma . m a .Ma . m a .(2Ma + Mb ).
Equilibre Statique Formules de Bresse 3 2 6
˜ (s) h
dC dξ˜ (s) ˜
= ˜f (s) PTV = D(s)
ds ds
h h h
 dR (s) δWi + δWe = 0  du(s) mb m b .Ma . m b .Ma . m b .(Ma + 2M b ).
 = q(s)  = λ (s) + θ (s) ∧ x (s) 6 2 6
 ds ds h
 dθ
 dM(s) = γ (s) + R (s) ∧ x (s) (s)
 = ω (s)
 ds ds h h
ma m a .Ma . m a .Ma .h m a .(Ma + Mb ).
2 2
h
Sollicitations internes Déformations
Champ de torseur Travail intérieur Champ de distributeur h h {(2ma + m b ).Ma
ma mb (2m a + m b ).Ma . (m a + m b ).Ma . h
+(m a + 2m b ).M b }.
[ ]
6 2
C [
˜ (s) = R(s), M(s)
] => δWi = −δWdef ˜ (s),δD
= C ˜ (s) <= ˜ (s) = λ (s),ω (s)
D h 6

 R (s) =
 ∫ σ (m)dΩ mc
h 2h h
m∈Ω(s) m c .M a . m c .M a . m c .(M a + M b ).
 →
3 3 3
 M(s) =
 ∫ g(s)m ∧ σ (m)dΩ
m∈Ω(s)
h

ma 5h 2h h
m a .Ma . m a .Ma . m a .(5M a + 3Mb ).
Loi de comportement élastique linéaire 12 3 12
h
 →
 λ = − N − Vy − Vz − GΓ ∧ TΓ
 mb h 2h h

EΩ GΩ y GΩz GK m b .Ma . m b .Ma . m b .(3Ma + 5M b ).
4 3 12
 TΓ M y Mz h
 ω = − GK − EI − EI
 y z

Γ : centre de torsion ma h h h
m a .Ma . m a .Ma . m a .(3Ma + M b ).
4 3 12
TΓ : couple de torsion en Γ h
Loi de comportement thermique:
 λ ther = α τ G x mb h h h
(pour une variation de m b .Ma . m b .Ma . m b .(Ma + 3Mb ).
 12 3 12
 ω ther = α ∇ τ ∧ x température: τ = τ G + a y + b z) h

Densité linéique de travail de déformation :


dwdef = − C
˜ (s).δD
˜ (s)ds
N δN Vy δVy Vz δVz TΓ δTΓ M y δM y Mz δMz
=( + + + + + )ds
EΩ GΩy GΩ z GK EI y EI z
Γ Γ Γ Γ
= (EΩλ x δλ x + GΩ y λ y δλ y + GΩz λ z δλ z + GKω x δω x + EI y ω y δω y + EI zω z δω z )ds
TΓ ,λΓy , λΓz : composantes des éléments de réduction au centre de torsion Γ
Calcul des distributions de contraintes PROFILS MINCES "SIMPLES"

Profil mince ouvert :Effort tranchant


• Contraintes Normales : φ (s) = τ(s)e(s)
σ=
N My
+
Ω Iy
M
z± z y
Iz
( ± ou { convention' génie civil'
convention' projection' ) Bredt appliquée à Ω* donne: Ω
*

Vy Sz (s)
τ (s) = τ (s).t (s) = −
I z e(s)
• Contraintes de Cisaillement : φ (0) = 0
s τ = τ(s)t (s)
Couple résultant : calcul composante zC du uniforme sur la coupure
Rappels : centre de cisaillement C
Formule de Bredt : (Flux sortant de Γ )
∗ Profil mince ouvert : Torsion
Vy  V  Analogie de la membrane +
φ (Γ ) = ∫ τ∗ .n d = −  − z Sy (Ω ∗ )
∗ ∗
Sz (Ω ) Bredt appliquée à Ω* + Circulation donnent φ (s) = 0 η
Γ Iz  Iy 
τ = τ .t (s) = 2 η
T Ω*
K
Circulation : (le long des Γi bords de Ω) Calcul de K :
TC
C(Γi ) = ∫ τ .t d = 2 Ω Couple résultant : calcul non consistant.
Γi K i 1 1 s T
Passage par = 2 ∫Ω τ dΩ τ =2 ηt (s)
2

Pour la torsion pure, pour tout Γ entourant un domaine K T du à T K
T ∗ qui donne:
géométrique Ω ∗ : C(Γ ∗ ) = 2 Ω
K e(s)3
K=∫ ds
L 3
Remarques: • Pour la torsion pure φ (Γ ∗ ) = 0
Tube fermé simple : Effort tranchant
• Pour un effort tranchant appliqué au
centre de cisaillement ( TC = 0 ) : C(Gi ) = 0 τ = τ(s) t (s) uniforme
Bredt appliquée à Ω* donne :
sur la coupure
Vy
Caractéristiques géométriques : φ (s) = τ(s)e(s) = φ(0) − S (s) V2
1 1 Iz z φ(s) = φ(0) − S (s)
K T 2 ∫Ω du à T =TC
Inertie de torsion: = τ 2 dΩ I3 3
Circulation appliquée à ligne moyenne L
1 1 permet le calcul de φ (0) : Ω*
Ω y Vy ∫Ω du à V appliqué au
= 2 τ
2
Section réduite: dΩ φ (s)
y
centre de cisaillement C
∫L e(s) ds = 0 φ(0)
Couple résultant : calcul composante zC du
APPLICATION centre de cisaillement C
Tube fermé simple : Torsion
Effort tranchant Vy : Théorie élémentaire de calcul de τ Bredt appliquée à Ω* + Circulation appliquée
τ = τ(s)t (s) uniforme
à ligne moyenne L donnent : sur la coupure
En appliquant la formule de Bredt à un domaine Ω limité
*
φ(0) ds T
par une coupure judicieusement choisie, on obtient le τ (s) = et φ (0) ∫ =2 Ω Vy

*
e(s) e(s) K φ (s) = φ (0) − Sz (s)
cisaillement moyen le long de la coupure : L
Iz
Le couple résultant est alors : T = 2φ(0)Ω

*
*
1 V S (Ω ) On en déduit :
τ = (τ .n) moy = ∫ τ .nd = y z
Iz T 4Ω 2
Coupure
τ (s) = et K = ds φ (0)
n : normale à la coupure rentrante dans Ω* 2e(s)Ω
∫L e(s)
: longueur de la coupure
Formulaire : Efforts intérieurs et conventions de signe

Définition:
C˜ (s) = + ∫ ˜f edσ = +T˜ g = "+Torseur résultant des efforts extérieurs à gauche" +
σ <s − C˜ (s + ds)
gauche C˜ (s)
e
=− ∫ f˜ dσ = −T
˜ d = "− Torseur résultant des efforts extérieurs à droite"
σ >s
droite

Résumé graphique
Convention de signe "Projection":
Plan (xy) Plan (xz)
(N,Vy ,...., Mz ) = Composantes de C˜ (s) dans le repère (x , y ,z )
M y M z M
g ω M ω
= Projections de T˜ dans le repère (x , y ,z ) θ θ
N V N N V N
= Projections de T˜ d dans le repère (-x ,-y ,-z ) V V
x x

Convention de signe "Génie Civil": Plan (xy) ou (xz):

Modification par rapport à la CS projection:


- Pour les efforts: (y ou z )
M ω M
Chgt signe de Mz (cad Mz = − Mz z ) θ
N V N
- Pour les déplacements/déformations: V
x
Chgt signe de (θ y ,ω y ) ( N>0 en compression ,
M>0 si fibre sup comprimée)

Cas "POUTRE DROITE":


 (Vy , Mz ,v y ,θ z ,ω z ) dans le plan (x, y)
Dans la suite : Notation: (V ,M,v,θ,ω ) désignent 
 (Vz , My ,v z ,θ y ,ω y ) dans le plan (x,z)

Convention de signe "Génie Civil"


(y ou z ) Equations d'équilibre: Formules de Bresse: Cas λ ≈ 0:
M ω M  dN = q  du = λ , dv = λ + θ
x x M
vθ N  dx  dx dx
N V  2  v' = θ et v"=
V  dV dM d M  EI
x =q , =V ⇒ =q
 dx dx dx 2  dθ x dθ
( N>0 en compression ,  = ωx , =ω
 dx dx
M>0 si fibre sup comprimée)

Convention de signe "Projection"


Les formules se retrouvent à partir du cas "Génie Civil" en ayant en tête les changements de signes de (Mz , θ y ,ω y ) entre les deux conventions:

Plan (xz) Plan (xy)


 dN = q  dN = q
 dx x  dx x
Equations d'équilibre:  2 Equations d'équilibre:  2
 dV dM d M  dV dM d M
=q , =V ⇒ =q =q , = −V ⇒ = −q
 dx dx dx 2  dx dx dx 2
 du = λ , dv = λ − θ  du = λ , dv = λ + θ
 dx x x
 dx  dx
 dx
Formules de Bresse:  Formules de Bresse: 
 dθ x dθ  dθ x dθ
 = ωx , =ω  = ωx , =ω
 dx dx  dx dx
Cas λ ≈ 0: Si les déformations d'effort tranchant sont négligeables Cas λ ≈ 0:
λ ≈ 0, alors:
M M
v' = −θ et v"= v' = θ et v"= −
EI EI

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