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RÉPUBLIQUE DU CONGO

54e ANNEE - N° 38 Unité * Travail * Progrès Jeudi 20 septembre 2012

J OURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE DU CONGO
paraissant le jeudi de chaque semaine à Brazzaville

ABONNEMENTS

DESTINATIONS NUMERO
1 AN 6 MOIS 3 MOIS

REPUBLIQUE DU CONGO ............................................................ 24.000 12.000 6.000 500 F CFA

Voie aérienne exclusivement

ETRANGER ................................................................................... 38.400 19.200 9.600 800 F CFA

¤ Annonces judiciaires et légales et avis divers : 460 frs la ligne (il ne sera pas compté moins de 5.000 frs par annonce ou avis).
Les annonces devront parvenir au plus tard le jeudi précédant la date de parution du “JO”.
¤ Propriété foncière et minière : 8.400 frs le texte. ¤ Déclaration d’association : 15.000 frs le texte.

DIRECTION : TEL./FAX : (+242) 281.52.42 - BOÎTE POSTALE 2.087 BRAZZAVILLE - Email : journal.officiel@sgg.cg
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et adressé à la direction du Journal officiel et de la documentation.

SOMMAIRE

PARTIE OFFICIELLE MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES


DROITS HUMAINS

- LOI - - Nomination (Erratum) .................................. 799

3 sept. Loi n° 20-2012 portant loi organique relative MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE


au régime financier de l’Etat. ........................ 787 LA DECENTRALISATION

- Publication (Modification) ............................. 801


- DECRETS ET ARRETES -

TEXTES PARTICULIERS

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
PARTIE NON OFFICIELLE
- Nomination ................................................ 799
- ANNONCES -
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE L’AVIATION CIVILE
ET DE LA MARINE MARCHANDE
- Annonces légales .......................................... 802
- Agrément .................................................... 799 - Associations ................................................. 803
Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 787

PARTIE OFFICIELLE Article 4 : Ont le caractère de lois de finances :

- LOI - - la loi de finances de l’année ;


- les lois de finances rectificatives ;
Loi n° 20 - 2012 du 3 septembre 2012 portant loi - la loi de règlement.
organique relative au régime financier de l’Etat
Chapitre 1 : De la loi de finances
L’Assemblée nationale et le Sénat de l’année
ont délibéré et adopté ;
Article 5 : La loi de finances de l’année détermine,
La Cour constitutionnelle a déclaré pour chaque année, la nature, le montant, la réparti-
conforme à la Constitution; tion des ressources et des charges de l’Etat ainsi que
l’équilibre budgétaire et financier qui en découle.
Le Président de la République promulgue la loi
dont la teneur suit : Elle comprend deux parties :

TITRE I : DISPOSITION GENERALE  la première partie :

Article premier : La présente loi organique édicte : - autorise la perception de tous les impôts, taxes et
autres ressources de l’Etat ainsi que ceux affectés
- les règles relatives à la nature, au contenu, à aux collectivités locales et aux établissements
l’élaboration, à la présentation et à l’adoption des publics;
lois de finances ; - prévoit l’ensemble des ressources budgétaires et
- les principes relatifs à la gestion du budget de des ressources de trésorerie de l’Etat ;
l’Etat, aux responsabilités des agents publics - fixe les plafonds des dépenses du budget général
intervenant dans la mise en œuvre desdits et de chaque budget annexe, les plafonds des
principes, à la comptabilité et aux comptes de charges de chaque catégorie de comptes spéciaux
l’Etat. du trésor ;
- arrête les données générales de l’équilibre budgé-
Les régimes financiers des collectivités locales, des taire et financier présentées dans un tableau
organismes et établissements publics nationaux sont faisant apparaître le solde budgétaire ;
fixés par des textes spécifiques s’inspirant de la - arrête les dispositions nécessaires à la réalisation
présente loi organique. des opérations d’emprunt conformément aux lois
en vigueur ;
TITRE II : DES LOIS DE FINANCES - arrête les voies et moyens qui concourent à
l’équilibre budgétaire et financier ;
Article 2 : Les lois de finances contiennent l’ensemble - fixe les nouvelles dispositions, notamment fiscales
des dispositions relatives aux ressources et aux et douanières, relatives à l’émission, à la percep-
charges de l’Etat pour un exercice. Elles arrêtent le tion et à la gestion des ressources publiques.
budget de l’Etat et rendent compte de son exécution.
 la deuxième partie :
Elles déterminent l’équilibre budgétaire et financier
de l’Etat. - fixe, pour le budget général, par ministère et insti-
tution, le montant des crédits de paiement et, le
Article 3 : La loi de finances établit l’assiette, le taux cas échéant, des autorisations d’engagement pour
et les modalités de recouvrement des prélèvements chaque programme ou dotation tels que définis
obligatoires. aux articles 45 et 49 ci-dessous ;
- fixe, par budget annexe et par compte spécial du
Sauf disposition légale expresse contraire, ces pres- trésor, le montant des recettes et des dépenses et
criptions sont valables sans limite de temps et ne le cas échéant, de montant des découverts
peuvent avoir d’effet rétroactif. Elles ne sont sup- autorisés ;
primées ou modifiées que par une loi de finances. - définit les modalités de répartition des concours finan-
ciers de l’Etat aux autres organismes publics ;
Le produit des prélèvements obligatoires est affecté à - autorise l’octroi des garanties et avals accordés
l’Etat. par l’Etat et fixe leur régime;
- approuve toutes les conventions de prêt avec les
Toutefois, une loi de finances peut, par exception, bailleurs de fonds internationaux, bilatéraux ou
attribuer directement ce produit, en tout ou partie, à multilatéraux ;
une autre administration ou à un organisme public. - comporte, le cas échéant, toutes règles fondamen-
Dans ce cas, la loi de finances peut également tales relatives à l’exécution des budgets de l’Etat
déléguer aux attributaires la possibilité de fixer le et annexes, à la comptabilité publique et aux
taux de ces impositions dans les limites qu’elle déter- responsabilités des agents intervenant dans la
mine. gestion des finances publiques.
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Article 6 : Le projet de loi de finances de l’année est l’Etat à la date d’élaboration du projet de loi de
accompagné : finances rectificative et détaillant les mouvements
de crédits intervenus depuis la mise en oeuvre de
- d’un rapport portant sur l’évolution récente des la loi de finances initiale.
conjonctures économiques internationales et
nationales sur les résultats connus et les perspec- Chapitre 3 : De la loi de règlement
tives d’évolution de l’économie nationale ;
- du document de programmation budgétaire à Article 10 : La loi de règlement constate les résultats
moyen terme ; des annexes explicatives ci- financiers de chaque exercice budgétaire et rend
dessous : compte de l’exécution du budget de l’Etat.
* une situation d’exécution des recettes et dépen-
ses à la date la plus récente du dépôt du projet de Elle constate également le montant définitif des émis-
loi de finances ; sions et des recouvrements des recettes, des ordon-
* une situation des recettes et dépenses ventilées nancements et des paiements des dépenses, des
par nature pour chaque budget annexe et compte ressources et des charges de trésorerie.
spécial du trésor ;
* un état indiquant le montant, les bénéficiaires et A ce titre, elle :
les modalités de répartition des concours finan-
ciers accordés par l’Etat aux organismes publics - ratifie, le cas échéant, les ouvertures de crédits
et à d’autres Etats ; décidées par décrets d’avances depuis la dernière
* un état indiquant l’endettement ; loi de finances ;
* un tableau des opérations financières de l’Etat - régularise les dépassements de crédits évaluatifs
retraçant l’ensemble des flux financiers des constatés et procède à l’annulation des crédits
administrations publiques ; non consommés ou non reportés ;
* un plan de trésorerie annuel mensualisé compor- - rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat ;
tant notamment un plan d’engagement ; - arrête les comptes et les états financiers de l’Etat
* un projet annuel de performance de chaque pro- et en affecte les résultats ;
gramme présentant les objectifs poursuivis et les - rend compte de la gestion des programmes et en
résultats attendus mesurés au moyen d’indica- présente les résultats.
teurs ;
* un échéancier des crédits de paiement associés Article 11 : Le projet de loi de règlement ayant trait à
aux autorisations d’engagement ; un budget est déposé au Parlement au plus tard au
* une répartition des emplois rémunérés par l’Etat cours de la dernière session parlementaire de l’année
présentés par ministère ; qui suit celle de l’exécution dudit budget.
* un récapitulatif détaillé des fonds des bailleurs
prévus dans le cadre de l’exercice budgétaire. Il est accompagné :

- des comptes et états financiers de l’Etat issus de


Chapitre 2 : Des lois de finances rectificatives la comptabilité budgétaire et de la comptabilité
générale de l’Etat ;
Article 7 : Les lois de finances rectificatives modifient, - des annexes explicatives présentant par pro-
en cours d’exercice, les dispositions de la loi de gramme, dotation, budget annexe et compte spé-
finances de l’année. cial du trésor, le montant définitif des crédits
ouverts, des dépenses et des recettes constatées ;
Elles sont présentées dans la même forme que la loi - des rapports annuels de performance ;
de finances de l’année. - d’un tableau des opérations financières de l’Etat ;
- d’un état développé des restes à payer de l’Etat ;
Article 8 : Un projet de loi de finances rectificative est - d’un état développé des restes à recouvrer de
déposé au Parlement par le Gouvernement si : l’Etat ;
- des documents de la cour des comptes et de dis-
- l’atteinte de l’équilibre financier défini par la loi cipline budgétaire tels que le rapport sur l’exécu-
de finances de l’année, est compromise ; tion des lois de finances, le rapport annuel de cer-
- les recettes constatées en cours d’année sont tification des comptes de l’Etat et l’avis sur les
largement inférieures ou supérieures aux prévi- rapports annuels de performance.
sions ;
- de nouvelles mesures législatives ou réglemen- L’avis sur les rapports annuels de performance et sur
taires affectent l’exécution du budget. la qualité des procédures comptables publiques visé
ci-dessus est accompagné des recommandations sur
Article 9 : Le projet de loi de finances rectificative est les améliorations souhaitables.
accompagnée d’un :
Chapitre 4 : De la procédure d’élaboration
- rapport décrivant l’évolution de la conjoncture des lois de finances
économique et justifiant les dispositions incluses
dans ce projet de loi de finances rectificative ; Article 12 : Sous l’autorité du chef du Gouvernement, le
- tableau récapitulatif de l’exécution du budget de ministre chargé des finances prépare les projets de lois
de finances qui sont approuvés en Conseil des ministres.
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Article 13 : Le projet de loi de finances de l’année est Article 19 : Le projet de loi de finances rectificative est
élaboré en se référant au document de programma- voté dans les mêmes conditions que la loi de finances
tion budgétaire et économique pluriannuelle cou- de l’année.
vrant une période minimale de trois ans.
Article 20 : Le projet de loi de règlement fait l’objet
Le document de programmation budgétaire et d’un vote d’ensemble.
économique pluriannuelle présenté par le ministre
chargé des finances est examiné et adopté en Conseil Article 21 : Les articles additionnels et les amende-
des ministres. ments formulés par les membres du Parlement ne
sont pas recevables lorsque leur adoption a pour con-
Article 14 : Les projets de lois de finances rectifica- séquence soit une diminution des ressources, soit la
tives sont élaborés en partie ou en totalité dans les création ou l’augmentation d’une charge non com-
mêmes formes que la loi de finances de l’année et pensée par des économies ou des recettes correspon-
dans les conditions énoncées aux articles 7, 8 et 9 de dantes.
la présente loi.
Tout article additionnel ou tout amendement est
Article 15 . Le projet de loi de règlement est élaboré motivé et accompagné des moyens qui les justifient.
par le ministre chargé des finances, sur la base des
comptes et des états financiers produits par les Article 22 : Si le projet de loi de finances a été déposé
ordonnateurs principaux et les comptables princi- dans le délai prévu à l’article 16 de la présente loi et
paux du budget de l’Etat. que le Parlement ne l’a pas voté en fin de session con-
sacrée à cet effet, le Président de la République
Chapitre 5 : Du vote des lois de finances demande une session extraordinaire dont la durée ne
peut excéder quinze jours.
Article 16 : Le projet de loi de finances de l’année est
déposé au Parlement une semaine au plus tard avant Si le budget n’a pas été voté à l’issue de la première
l’ouverture de la session parlementaire consacrée au session extraordinaire, une deuxième session extra-
budget de l’Etat. ordinaire est convoquée à la demande du Président
de la République.
Ce projet de loi est accompagné du rapport et des
annexes prévus à l’article 6 de la présente loi. Article 23 : Lorsque la loi de finances de l’année n’a
pas été votée avant le début de l’exercice budgétaire,
Article 17 : Le ministre chargé des finances présente le Gouvernement est autorisé à continuer d’émettre
le projet de loi de finances de l’année en session et de percevoir les impôts et taxes et à exécuter les
plénière de chaque chambre du Parlement avant son dépenses à titre provisoire, mois par mois, dans la
examen par les commissions chargées des finances limite d’un douzième par mois sur la base des crédits
des deux chambres. ouverts par la dernière loi de finances afférente à
l’exercice précédent, y compris les dépenses
A sa demande, la commission des finances de chaque d’investissement.
chambre du Parlement auditionne le ministre chargé
des finances et les autres ministres dans leur TITRE III : DU BUDGET
domaine de compétence. DE L’ETAT

Article 18 : Les prévisions des recettes du budget Article 24 : Le budget de l’Etat décrit et prévoit, pour
général de l’Etat font l’objet d’un vote global par la une année civile et en un document unique, l’ensem-
commission chargée des finances de chaque chambre ble des ressources et des charges de l’Etat ainsi que
du Parlement. leur répartition.

Les crédits de paiement, les autorisations d’engage- Il doit être équilibré en ressources et en charges
ment et les autorisations de plafonds d’emplois du budgétaires.
budget général de l’Etat font l’objet d’un vote par la
commission chargée des finances de chaque chambre Article 25 : Il est fait recette du montant intégral des
du Parlement, par ministère et institution, après un produits, sans contraction entre les ressources et les
examen programme par programme. charges.

Le budget de l’Etat fait l’objet d’un vote global, solen- L’ensemble des ressources assure l’exécution de
nel et en termes identiques par l’Assemblée nationale l’ensemble des charges budgétaires.
et par le Sénat, sur rapport de la commission chargée Les crédits budgétaires sont spécialisés par pro-
des finances de chaque chambre du Parlement. gramme et par dotation conformément aux disposi-
tions des articles 45 et 49 de la présente loi.
Les crédits de paiement, les autorisations d’engage-
ment et les autorisations de plafonds d’emplois des Tous les crédits inscrits sont rattachés à un objet
budgets annexes et des comptes spéciaux du trésor spécifique.
font l’objet d’un vote par budget annexe et par
compte spécial du trésor. Toutes les ressources de l’Etat sont prises en charge,
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recouvrées, centralisées et gérées par le trésor public. Article 30 : Les charges budgétaires comprennent :

Elles sont constatées, liquidées et émises par l’ordon- - les charges financières de la dette ;
nateur principal des recettes ou ses délégués. - les dépenses de personnel ;
- les dépenses de fonctionnement courant ;
Les infractions à ces principes constituent des ges- - les dépenses d’intervention ;
tions occultes qui sont sanctionnées conformément - les dépenses d’investissement.
aux textes en vigueur.
Les charges financières de la dette comprennent :
Article 26 : Les prévisions des ressources et des
charges de l’Etat doivent être sincères. - les intérêts de la dette financière négociable ;
- les intérêts de la dette financière non négociable ;
Elles doivent être effectuées avec réalisme, prudence - les autres charges financières non répertoriées.
et transparence.
Les dépenses de personnel comprennent :
Article 27 : Le budget de l’Etat comprend :
- les rémunérations d’activité ;
- le budget général ; - les cotisations et contributions sociales ;
- les budgets annexes ; - les prestations sociales et allocations diverses.
- les comptes spéciaux du trésor.
Les dépenses de fonctionnement courant compren-
Chapitre 1 : Du budget général nent :

Article 28 : Les ressources et les charges du budget - les dépenses d’acquisition de biens et services ;
général sont constituées par : - les subventions pour charges de service public.

- les ressources et charges budgétaires ; Les dépenses d’intervention comprennent :


- les ressources et charges de trésorerie.
- les transferts aux ménages ;
Article 29 : Les ressources budgétaires comprennent : - les transferts aux entreprises ;
- les transferts aux collectivités locales.
1. Les recettes fiscales regroupées comme suit :
Les dépenses d’investissement comprennent :
- les impôts et taxes sur les revenus et les patri-
moines ; - les dépenses pour immobilisations corporelles ;
- les impôts et taxes sur les biens et services ; - les dépenses pour immobilisations incorporelles.
- les droits et taxes de douane ;
- les droits d’enregistrement et de timbre; Article 31 : Les ressources de trésorerie comprennent :
- les autres impôts et taxes provenant de diverses
autres activités. - les produits provenant de la cession d’actifs ;
- les produits des emprunts à court, moyen et long
2. Les recettes courantes non fiscales regroupées terme ;
comme suit : - les dépôts sur les comptes des correspondants ;
- les dépôts du trésor à l’institut d’émission ;
- les revenus du domaine ; - les émissions et les ventes des bons et obligations
- les recettes des administrations à but non lucratif ; du trésor ;
- les produits provenant des activités industrielles - les remboursements de prêts et avances.
et commerciales des entreprises publiques ;
- les produits financiers de placement de l’Etat ; Article 32 : Les charges de trésorerie comprennent :
- les amendes et condamnations pécuniaires ;
- les produits et profits à caractère exceptionnel. - les souscriptions et achats des bons et obligations ;
- le remboursement des emprunts à court, moyen
3. Les transferts, dons et legs regroupés comme suit : et long terme ;
- les retraits sur les comptes des correspondants du
- les dons de la coopération internationale ; trésor ;
- les fonds de concours ; - les prêts et avances ;
- les legs. - les retraits sur les comptes de dépôts du trésor à
l’institut d’émission ;
4. Les recettes en capital regroupées comme suit : - les dotations en fonds propres ;
- les dépenses des participations financières.
- les produits de vente d’actifs incorporels ;
- les produits de cession de domaines ; Chapitre 2 : Des budgets annexes
- les produits des autres ventes de terrains ;
- les produits des autres ventes d’actifs corporels. Article 33 : Les budgets annexes sont établis pour
retracer les opérations des services de l’Etat non
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dotés de la personnalité morale. Ces opérations, qui Article 37 : Les comptes d’affectation spéciale retra-
sont effectuées à titre principal, résultent de leur cent des opérations budgétaires financées au moyen
activité de production de biens ou de prestations de de recettes particulières qui sont, par nature, en rela-
service donnant lieu au paiement de redevances. tion directe avec les dépenses concernées.

Article 34 : La création d’un budget annexe et sa sup- Les opérations de participation financière de l’Etat, à
pression ainsi que l’affectation d’une recette à celui- l’exclusion des opérations de gestion courante, sont
ci se font par loi de finances. retracées sur un compte unique d’affectation spé-
ciale.
Un budget annexe constitue un programme au sens
de l’article 45 de la présente loi. Sauf dérogation prévue par une loi de finances,
aucun versement au profit du budget général, d’un
Les opérations des budgets annexes en recettes et en budget annexe ou d’un compte spécial du trésor ne
dépenses sont prévues, autorisées, exécutées et con- peut être effectué à partir d’un compte d’affectation
trôlées dans les mêmes conditions que les opérations spéciale.
du budget général.
En cours d’année, le total des dépenses payées au
Les évaluations des recettes et les prévisions des titre d’un compte d’affectation spéciale, ne peut
dépenses d’un budget annexe ont un caractère indi- excéder le total des recettes constatées. Si en cours
catif. d’année, les recettes effectives sont supérieures aux
évaluations des lois de finances, des crédits supplé-
Le budget annexe doit être présenté et exécuté en mentaires peuvent être ouverts par arrêté du
équilibre. Toutefois, la loi de finances peut autoriser ministre chargé des finances, dans la limite de cet
un découvert sur un budget annexe dans les condi- excédent.
tions et limites qu’elle détermine.
Les crédits de paiement disponibles en fin d’année
Le budget annexe est présenté en deux sections : sur un compte d’affectation spéciale sont reportables
sur l’année suivante dans la limite de l’excédent
- la section des recettes et des dépenses de gestion constaté en fin d’exercice.
courante ;
- la section des recettes et des dépenses en capital. Article 38 : Les ressources budgétaires de l’Etat
ne peuvent être affectées directement au financement
Chapitre 3 : Des comptes spéciaux du trésor du budget d’un fond structuré en établissement
public.
Article 35 : Les comptes spéciaux du trésor sont
ouverts par une loi de finances pour retracer des Article 39 : Les comptes de commerce retracent les
opérations spécifiques effectuées par les services de opérations de caractère industriel ou commercial
l’Etat. effectuées à titre accessoire par des services publics
non dotés de la personnalité morale.
Les comptes spéciaux du trésor comprennent les
catégories suivantes : Les comptes de commerce doivent être présentés et
exécutés en équilibre.
- les comptes d’affectation spéciale ;
- les comptes de commerce ; Les évaluations de recettes et les prévisions de
- les comptes de concours financiers. dépenses de ces comptes ont un caractère indicatif.
Seul le découvert fixé pour chacun d’eux par la loi de
Les opérations des comptes spéciaux du trésor sont finances a un caractère limitatif.
prévues, autorisées, exécutées et contrôlées dans les
mêmes conditions que les opérations du budget Article 40 : Les comptes de concours financiers retra-
général. cent les prêts, avances, avals et garanties que le
ministre chargé des finances est autorisé à consentir
Les catégories des comptes spéciaux du trésor cons- dans la limite et les conditions fixées chaque année
tituent des programmes au sens des articles 45 et 46 en lois de finances.
de la présente loi.
Un compte distinct doit être ouvert pour chaque débi-
Article 36 : Sauf dérogations prévues par une loi de teur ou catégorie de débiteurs. Les comptes de con-
finances, il est interdit d’imputer directement à un cours financiers sont dotés de crédits limitatifs.
compte spécial du trésor des dépenses résultant du
paiement des traitements ou indemnités à des agents Ils concernent :
de l’Etat ou d’autres organismes publics. - les comptes d’avances ;
- les comptes de prêts ;
Sauf dispositions contraires prévues par une loi de - les comptes de garanties et des avals.
finances, le solde de chaque compte spécial du trésor
est reporté de droit sur l’exercice suivant. Article 41 : Les comptes d’avances décrivent les
avances que le ministre chargé des finances est
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autorisé à consentir dans la limite des crédits ouverts ouverts à hauteur de ce risque dans la dotation
à cet effet dans le budget. prévue à l’article 49 de la présente loi.

Ils sont assortis d’un taux d’intérêt qui ne peut être Les dépenses résultant de la mise en jeu des
inférieur à celui des bons du trésor de même garanties et avals sont des opérations budgétaires.
échéance, ou à défaut, de l’échéance la plus proche.
Les garanties et les avals sont donnés par décret pris
Sauf dispositions spéciales contenues dans une loi de en Conseil des ministres sur rapport du ministre
finances, leur durée ne peut excéder un an. chargé des finances.

L’avance est remboursée pendant l’exercice budgé- TITRE IV : DES REGLES FONDAMENTALES
taire au cours duquel elle a été consentie. DE MISE EN OEUVRE DU BUDGET
DE L’ETAT
Toute avance non remboursée à la clôture de l’exer-
cice budgétaire doit faire l’objet : Chapitre 1 : De la nature et de la portée
des autorisations budgétaires
- soit d’une décision de recouvrement immédiat ou,
à défaut de recouvrement, de poursuites effec- Article 44 : Les crédits budgétaires sont autorisés et
tives ; répartis entre les ministères et institutions constitu-
- soit d’une autorisation de consolidation sous tionnelles.
forme de prêts du trésor assortis d’un transfert à
un compte de prêts ; A l’intérieur des ministères et institutions constitu-
- soit de la constatation d’une perte donnant lieu à tionnelles, les crédits et les emplois sont regroupés
un transfert du même montant. en programmes et en dotations.

Article 42 : Les comptes de prêts retracent les prêts Article 45 : Un programme comprend tout ou partie
d’une durée déterminée qui ne peut excéder quinze des crédits destinés à mettre en oeuvre une action ou
ans, consentis par l’Etat à des collectivités ou person- un ensemble cohérent d’actions représentatif d’une
nes de droit public y compris à d’autres Etats, dans politique publique.
la limite des crédits ouverts à cet effet, soit à titre
d’opérations nouvelles, soit à titre de consolidation. Les crédits d’un programme sont affectés à un ser-
vice, à un ensemble de services, à une direction ou à
Les prêts consentis sont productifs d’intérêts à un un ensemble de directions d’un même ministère ou
taux qui ne peut être inférieur au taux moyen des d’une même institution.
bons du trésor.
Seule une disposition d’une loi de finances peut créer
Tout prêt non remboursé à l’échéance doit faire un programme.
l’objet :
Article 46 : A tout programme sont associés des
- soit d’une décision de recouvrement immédiat ou, objectifs précis, arrêtés en fonction de l’intérêt
à défaut, de poursuites effectives ; général et des résultats attendus, justifiant l’alloca-
- soit de la constatation d’une perte ouvrant sur un tion des crédits sous l’autorité d’un responsable de
versement immédiat du même montant, du bud- programme nommé par le ministre dont il relève.
get général au compte spécial.
Les objectifs et résultats associés à un programme
La variation nette de l’encours des prêts qui peuvent font l’objet d’une évaluation dans le cadre du contrôle
être accordés par l’Etat sur chaque compte de prêts budgétaire. L’atteinte de ces objectifs et résultats est
est plafonnée annuellement par une loi de finances. mesurée annuellement au moment de l’examen de la
loi de règlement à travers les rapports annuels de
A l’exception du remboursement des prêts préalable- performance ainsi que les rapports spécifiques des
ment consentis, tout abondement en crédits d’un rapporteurs spéciaux des commissions chargées des
compte de prêts constitue une dépense budgétaire. finances du Parlement.

Article 43 : Les comptes des garanties et des avals Article 47 : Les crédits de chaque programme sont
retracent les engagements de l’Etat résultant de sa décomposés de façon indicative, selon leur nature, en
garantie financière ou de son aval aux emprunts crédits de :
d’une durée inférieure à quinze ans émis par une col-
lectivité publique ou une personne de droit public. - personnel ;
- biens et services ;
Cette limite de quinze ans ne s’applique pas aux - interventions ;
garanties données par l’Etat aux prêts accordés par - investissement ;
les bailleurs de fonds internationaux. - charges financières.

Dès qu’un risque sérieux de mise en jeu de la Au sein d’un programme, les crédits ouverts :
garantie ou de l’aval apparaît, des crédits sont
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- au titre des dépenses du personnel, ne peuvent Les crédits de paiement constituent la limite
être augmentés ; supérieure des dépenses pouvant être payées pen-
- au titre des dépenses d’investissement ne peuvent dant l’année pour la couverture des engagements
être diminués. contractés dans le cadre des autorisations d’engage-
ment.
Article 48 : Les crédits budgétaires non répartis en
programmes le sont en dotations. Pour les dépenses d’investissement, contenues ou
non dans une loi de programme, les autorisations
Article 49 : Font l’objet de dotations : d’engagement peuvent dépasser le cadre de l’exercice
budgétaire.
- les crédits destinés aux institutions législatives et
judiciaires indépendantes de l’exécutif ainsi Article 53 : Toutes les autorisations d’engagement et
qu’aux autres institutions indépendantes de l’exé- tous les crédits de paiement sont limitatifs.
cutif. La dotation de chaque institution couvre les
dépenses de personnel, de biens et ser-vices, de Les dépenses sur crédits limitatifs ne peuvent être
transfert et d’investissement nécessaires à l’exer- engagées et ordonnancées que dans la limite des
cice par l’institution de ses fonctions constitution- crédits ouverts.
nelles ;
- les crédits pour des dépenses accidentelles et Les crédits relatifs aux charges financières de la dette
imprévisibles ; de l’Etat sont évaluatifs. Ces crédits s’imputent, au
- les crédits destinés à couvrir les défauts de rem- besoin, au-delà des crédits ouverts.
boursement ou appels en garantie intervenus sur
les comptes d’avances, de prêts, d’avals et de Les crédits évaluatifs ne peuvent faire l’objet d’aucun
garanties. des mouvements de crédits prévus aux articles 54 à
57 de la présente loi.
Article 50 : Les crédits répartis en programme ou en
dotation constituent des plafonds de dépense. Article 54 : Des virements et des transferts de crédits
peuvent, en cours d’exercice, modifier la répartition
Toutefois, à l’intérieur d’un même programme, les des crédits budgétaires entre programmes ou entre
ordonnateurs peuvent, en cours d’exécution, modi- dotations.
fier les affectations de crédits sans préjudice des dis-
positions de l’article 47 de la présente loi. Les virements de crédits modifient la répartition des
crédits budgétaires entre programmes d’un même
Article 51 : Les crédits ouverts sur le titre des dépen- ministère.
ses de personnel sont assortis de plafonds d’autorisa-
tion des emplois rémunérés par l’Etat. S’ils ne changent pas la nature de la dépense, un
arrêté conjoint est signé par le ministre intéressé et le
Ces plafonds sont spécialisés par ministère. ministre chargé des finances.

Le nombre et la répartition des emplois autorisés Dans le cas contraire, un décret conjoint est pris sur
pour chaque ministère ne peuvent être modifiés que rapport du ministre concerné et du ministre chargé
par une loi de finances. des finances.

Article 52 : Les crédits ouverts en dépenses d’in- Les transferts de crédits modifient la répartition des
vestissement distinguent les autorisations d’engage- crédits budgétaires entre programmes de ministères
ment et les crédits de paiement. distincts, dans la mesure où l’emploi des crédits ainsi
transférés pour un objet déterminé, correspond à des
Les autorisations d’engagement constituent la limite actions du programme d’origine.
supérieure des dépenses pouvant être engagées et
dont le paiement peut s’étendre, le cas échéant, sur Ils sont autorisés par décret en Conseil des ministres
une période de plusieurs années. sur rapport conjoint du ministre chargé des finances
et des ministres concernés.
Pour chaque opération d’investissement directement
exécutée par l’Etat, l’autorisation d’engagement cou- Le montant annuel cumulé des virements et trans-
vre une tranche constituant une unité individualisée ferts affectant un programme ou une dotation ne
formant un ensemble cohérent et de nature à être peut dépasser 2% des crédits votés de ce programme
mis en service ou exécuté sans adjonction. ou de cette dotation.

L’autorisation d’engagement afférente aux opérations Les virements de crédits de paiement au profit des
d’investissement menées dans le cadre de contrats de dépenses d’investissement ne peuvent conduire à
partenariats publics-privés, par lesquels l’Etat confie à majoration d’autorisation d’engagement.
un tiers le financement, la réalisation, la maintenance
ou l’exploitation d’opérations d’investissements d’in- A l’exception des crédits des dépenses accidentelles
térêt public, couvre dès l’année où le contrat est conclu et imprévisibles, aucun transfert ni virement ne peut
la totalité de l’engagement juridique. être opéré d’une dotation vers un programme.
794 Journal officiel de la République du Congo N° 38-2012

Article 55 : L’affectation des crédits des dépenses La ratification de ces mouvements se fait au
accidentelles et imprévisibles se fait par arrêté du Parlement dans la prochaine loi de finances rectifica-
ministre chargé des finances. tive de l’exercice concerné.

Aucune dépense ne peut être directement imputée Chapitre 2 : Des affectations des recettes
sur ces crédits avant cette affectation.
Article 64 : Hormis le cas énoncé à l’article 37 de la
Article 56 : En cas de nécessité administrative présente loi, les procédures particulières permettant
revêtue d’urgence, un décret d’avance peut réorga- d’assurer l’affectation directe d’une recette à une
niser les programmes sans affecter l’équilibre budgé- dépense sont le fonds de concours, l’attribution de
taire. produits et le rétablissement de crédits.

Les crédits initialement ouverts pour les programmes Article 65 : Les fonds de concours sont constitués,
concernés par la réorganisation sont annulés et les d’une part, par des fonds à caractère non fiscal ver-
crédits destinés aux programmes réorganisés sont sés par des personnes physiques ou morales, notam-
ouverts dans les limites des crédits annulés. ment les bailleurs de fonds internationaux, pour con-
courir à des dépenses d’intérêt public et, d’autre part,
Article 57 : En cas de nécessité impérieuse d’intérêt par les produits de legs et donations attribués à
national, des crédits supplémentaires peuvent être l’Etat.
ouverts par décret d’avances en Conseil des ministres
sans tenir compte de l’équilibre budgétaire. Les fonds de concours sont directement portés en
recettes au budget général, au budget annexe ou au
Le Parlement en est immédiatement informé et un compte d’affectation spéciale considéré. Un crédit
projet de loi de finances rectificative portant ratifica- supplémentaire de même montant est ouvert par
tion de ces crédits est déposé dès l’ouverture de la arrêté du ministre chargé des finances sur le pro-
prochaine session du Parlement. gramme ou la dotation concernée.

Article 58 : Sous réserve des dispositions concernant Les recettes de fonds de concours sont prévues, éva-
les autorisations d’engagement, les crédits ouverts luées et autorisées par la loi de finances. L’emploi des
fixés au titre d’une année ne créent aucun droit au fonds doit être conforme à l’intention de la partie ver-
titre des années suivantes. sante.

Les autorisations d’engagement non utilisées à la fin Article 66 : Les recettes tirées de la rémunération des
de l’année ne peuvent pas être reportées. prestations régulièrement fournies par un service de
l’Etat peuvent, par décret pris sur le rapport du
Article 59 : Les crédits de paiement ne peuvent être ministre chargé des finances, faire l’objet d’une
reportés. procédure d’attribution de produits.

Article 60 : Par exception aux dispositions de l’article Les règles relatives aux fonds de concours sont
59 de la présente loi, les crédits de paiement relatifs applicables à ces produits.
aux dépenses d’investissement disponibles sur un
programme à la fin de l’année peuvent être reportés Article 67 : Peuvent donner lieu à rétablissement de
sur le même programme dans la limite des autorisa- crédits dans des conditions fixées par arrêté du
tions d’engagement effectivement utilisées mais ministre chargé des finances :
n’ayant pas encore donné lieu à paiement.
- les recettes provenant de la restitution à l’Etat des
Ce report s’effectue par décret en Conseil des min- sommes payées indûment ou à titre provisoire sur
istres au plus tard à la clôture des comptes de l’exer- crédits budgétaires ;
cice précédent. - les recettes provenant de cessions entre services
de l’Etat ayant donné lieu à paiement sur crédits
Article 61 : Les reports s’effectuent en majoration des budgétaires.
crédits de paiement pour les investissements de l’an-
née suivante, sous réserve de la disponibilité des Chapitre 3 : Des règles régissant l’exécution
financements correspondants. du budget de l’Etat

Article 62 : Le pouvoir de régulation budgétaire défi- Article 68 : Les opérations d’exécution du budget de
ni à l’article 94 peut faire annuler les crédits budgé- l’Etat incombent aux ordonnateurs et aux compta-
taires, par arrêté du ministre chargé des finances. bles publics dans les conditions définies par le règle-
ment général sur la comptabilité publique.
Article 63 : Les arrêtés et décrets relatifs aux mouve-
ments des crédits prévus aux articles 54 à 57 de la Ces opérations concernent les recettes, les dépenses,
présente loi, sont transmis, dès leur signature, au la trésorerie et le patrimoine.
Parlement et à la Cour des comptes et de discipline
budgétaire. Elles sont retracées dans les comptabilités tenues
tant par les ordonnateurs que par les comptables
Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 795

publics et établies selon les normes générales nature, les actifs de l’Etat ou de tout organisme pu-
arrêtées par le ministre chargé des finances. blic doté d’un comptable public.

Article 69 : La fonction d’ordonnateur et celle de Chapitre 4 : Des règles relatives au contrôle


comptable public sont incompatibles tant pour ce qui de l’exécution du budget de l’Etat
concerne l’exécution des recettes que pour l’exécu-
tion des dépenses. Article 77 : Les opérations d’exécution du budget de
l’Etat sont soumises à un triple contrôle : adminis-
Les conjoints, les ascendants et les descendants des tratif, parlementaire et juridictionnel.
ordonnateurs ne peuvent être comptables des orga-
nismes publics auprès desquels ces ordonnateurs Ces contrôles peuvent, selon leur conception ou les
exercent leur fonction. circonstances, être de régularité, de conformité, d’op-
portunité ou d’efficacité.
Article 70 : Les ordonnateurs peuvent déléguer leur
pouvoir aux agents publics dans les conditions déter- Ils peuvent s’exercer a priori, en cours d’exécution ou
minées par le règlement général sur la comptabilité a posteriori et s’imposent aux ordonnateurs, aux
publique. Ils peuvent déléguer à ces agents la gestion comptables publics et à tout gestionnaire public.
de tout ou partie des crédits dont ils ont la charge.
Article 78 : Des contrôles de services, de conformité,
Article 71 : Aucune dépense ne peut être engagée, de régularité et de performance ainsi que des mis-
liquidée, ordonnancée, prise en charge et payée, si sions d’audit de la gestion des administrations
elle n’a été au préalable autorisée par une loi de publiques, des établissements publics et des struc-
finances. tures privées ayant reçu une subvention, un aval ou
une caution de l’Etat ou de toute personne morale de
Aucune recette ne peut être liquidée, émise, prise en droit public, sont menés par les services spécialisés
charge et recouvrée si elle n’a été autorisée au préa- compétents à la demande du ministre chargé des
lable par une loi de finances. finances ainsi que par les corps et institutions de
contrôle.
Toutefois, des recettes non prévues par la loi de
finances en vigueur peuvent être liquidées, émises et Article 79 : Sans préjudice des pouvoirs généraux de
recouvrées, à condition d’être autorisées par décret contrôle du Parlement, les commissions des finances
pris en Conseil des ministres et régularisées dans la veillent à la bonne exécution de la loi de finances en
plus prochaine loi de finances de l’exercice en cours. vigueur.

Article 72 : Les limites au-delà desquelles les admi- A cette fin, le Gouvernement transmet trimestriel-
nistrations publiques ne peuvent procéder aux lement au Parlement, à titre d’information, des rap-
achats de fournitures sur simple facture et faire exé- ports sur l’exécution du budget et l’application de la
cuter des travaux sur simple mémoire sont fixées par loi de finances.
le code des marchés publics.
Le rapport du quatrième trimestre de l’année précé-
Article 73 : Tout décret, tout arrêté, toute convention dente est transmis au même moment que le rapport
ou, d’une manière générale, tout acte de quelque du premier trimestre de l’année en cours.
nature qu’il soit, susceptible d’engager les finances
publiques, est revêtu du contreseing du ministre Ces rapports font l’objet d’une communication du
chargé des finances. ministre chargé des finances à la commission des
finances de chaque chambre du Parlement aux fins
Article 74 : Toute collectivité locale, tout organisme de contrôle.
ou établissement public national ou parapublic ayant Les informations ou les investigations sur place que
obtenu une subvention, une avance, un prêt de ces commissions demandent ne peuvent leur être
l’Etat, un aval ou une garantie de I’Etat doit soumet- refusées.
tre son budget et ses comptes à l’approbation du
ministre chargé des finances. Elles peuvent procéder à l’audition des présidents
des institutions constitutionnelles, des ministres et
Article 75 : Est prescrite au profit de l’Etat ou de tout des responsables de programmes.
organisme public doté d’un comptable public, toute
créance de tiers dont le paiement n’a pas été réclamé Toute personne entendue par ces commissions est,
dans un délai de quatre ans à partir du premier jour en ce qui concerne les questions budgétaires, finan-
de l’année suivant celle au cours de laquelle les droits cières et comptables, déliée du secret professionnel.
ont été acquis.
Article 80 : Le contrôle juridictionnel des opérations
Le régime et les règles applicables à la prescription budgétaires et comptables des administrations
sont déterminés par le règlement général sur la publiques est assuré par la Cour des comptes et de
comptabilité publique. discipline budgétaire.
Article 76 : Sont insaisissables quelle que soit leur La Cour des comptes et de discipline budgétaire juge
796 Journal officiel de la République du Congo N° 38-2012

les comptes des comptables principaux et veille au - dépense irrégulièrement payée.


respect de la discipline budgétaire. Elle juge égale-
ment les ordonnateurs conformément aux disposi- Article 86 : La responsabilité personnelle et pécu-
tions des articles 82 à 84 de la présente loi. Elle niaire d’un comptable public ne peut être mise en
procède à la certification des comptes de l’Etat. cause que par le ministre chargé des finances ou par
la juridiction des comptes.
Sans préjudice de ses attributions propres en matière
de contrôle juridictionnel et non juridictionnel Article 87 : Les comptables publics patents sont per-
définies par la législation en vigueur, la Cour des sonnellement et pécuniairement responsables des
comptes et de discipline budgétaire assiste le opérations dont ils ont la charge et des contrôles
Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de qu’ils sont tenus d’effectuer.
finances.
Quand la responsabilité personnelle et pécuniaire
La Cour des comptes et de discipline budgétaire d’un comptable public est établie, il est constitué un
exerce un contrôle sur la gestion des administrations débet à son encontre.
en charge de l’exécution des programmes et des dota-
tions. Article 88 : Toute personne qui, sans avoir la qualité
de comptable public ou sans agir sous le contrôle ou
Elle émet un avis sur les rapports annuels de per- pour le compte d’un comptable public, s’ingère dans
formance avant leur transmission au Parlement. le recouvrement des recettes affectées ou destinées à
un organisme public est considérée comme comp-
Le Parlement peut demander à la Cour des comptes table de fait.
et de discipline budgétaire la réalisation de toute
enquête nécessaire à son information. Les comptables de fait encourent les mêmes sanc-
tions que les comptables patents.
Chapitre 5 : Des responsabilités et des infractions
en matière d’exécution du budget de l’Etat Ils sont tenus de rendre compte au juge de l’emploi
des deniers ou des valeurs qu’ils ont détenus ou
Article 81 : Les membres du Gouvernement et les maniés, nonobstant les poursuites qui pourraient
présidents des institutions constitutionnelles sont être engagées devant les juridictions répressives.
responsables, dans l’exercice de leurs fonctions, des
infractions commises dans l’exécution du budget de Article 89 : Toute personne à qui est reproché un des
l’Etat. faits énumérés à l’article 90 de la présente loi, peut
être sanctionnée pour faute de gestion, en l’absence
Ils encourent les sanctions prévues par les textes en des sanctions pénales portant sur les mêmes faits.
vigueur.
Article 90 : Les fautes de gestion passibles de sanc-
Article 82 : Sous réserve des dispositions de l’article tions sont notamment :
81 de la présente loi, les ordonnateurs du budget de
l’Etat encourent une responsabilité qui peut être dis- - la violation des règles relatives à l’exécution des
ciplinaire, pénale et civile, sans préjudice des sanc- recettes et des dépenses de l’Etat et des autres
tions qui peuvent leur être infligées par la Cour des organismes publics ;
comptes et de discipline budgétaire à raison des - la violation des règles relatives à la gestion des
fautes définies à l’article 90 de la présente loi. biens de l’Etat et des autres organismes publics ;
- le fait, pour toute personne dans l’exercice de ses
Article 83 : Seront punis des peines prévues par les fonctions, d’octroyer ou de tenter d’octroyer à elle-
textes en vigueur, les ordonnateurs et les comptables même ou à autrui un avantage injustifié, pécu-
publics coupables des faits de corruption, de concus- niaire ou en nature entrainant un préjudice pour
sion, de fraude et des infractions assimilées. l’Etat ou pour un organisme public ;
- le fait d’enfreindre les dispositions législatives ou
Article 84 : Les contrôleurs budgétaires auprès des réglementaires destinées à garantir la liberté d’ac-
ministères et institutions sont responsables aux cès et l’égalité des candidats dans les contrats de
plans disciplinaire, pénal et civil, sans préjudice des commande publique ;
sanctions qui peuvent leur être infligées par la Cour - le fait d’avoir produit, à l’appui ou à l’occasion des
des comptes et de discipline budgétaire, du visa qu’ils liquidations des dépenses, de fausses certifica-
apposent sur les actes d’engagement et de liquidation tions ;
des dépenses. - le fait d’avoir omis sciemment de souscrire les
déclarations qu’ils sont tenus de fournir aux
Article 85 : La responsabilité personnelle et pécu- administrations fiscales ou d’avoir fourni sciem-
niaire des comptables publics est engagée dès lors ment des déclarations inexactes ou incomplètes ;
qu’une des situations suivantes advient : - le fait d’avoir accordé, sous quelque forme que ce
soit et pour quelque motif que ce soit, sans
- déficit de caisse ou manquant en deniers ou en autorisation de la loi, des exonérations ou des
valeurs ; franchises de droits, d’impôts ou de taxes ;
- recette non recouvrée ; - les gestions occultes.
Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 797

TITRE V : DE LA COMPTABILITE le ministre chargé des finances sont placés auprès


ET DES COMPTES DE L’ETAT des ordonnateurs principaux. Ils sont chargés de
veiller à la conformité budgétaire et à la régularité des
Chapitre 1 : Des agents chargés projets d’engagement.
de la tenue des comptes
Ils sont tenus de produire la comptabilité des dépen-
Article 91 : L’ordonnateur principal des recettes du ses engagées et liquidées des ministères et institu-
budget général, des budgets annexes, des comptes tions de leur circonscription de compétence.
spéciaux du trésor et de l’ensemble des opérations de
trésorerie est le ministre chargé des finances. Les attributions, les règles de fonctionnement et l’or-
ganisation de leurs services sont fixées par voie règle-
Article 92 : L’ordonnateur principal des dépenses sur mentaire.
les programmes de son département et sur les dota-
tions du budget de I’Etat, à l’exception de celles des- Article 97 : Les comptables publics sont des agents
tinées aux institutions législatives et judiciaires publics régulièrement préposés au maniement des
indépendantes de l’Exécutif est le ministre chargé des deniers et des valeurs.
finances.
Les comptables publics principaux centralisent les
Le ministre chargé des finances peut déléguer son opérations effectuées pour le compte de l’Etat
pouvoir d’ordonnateur dans les conditions définies à ainsi que les opérations des comptables publics
l’article 70 de la présente loi. subordonnés.

Article 93 : Les ministres et les présidents des insti- Ils prêtent serment devant la juridiction des comptes
tutions constitutionnelles sont ordonnateurs princi- préalablement à leur entrée en fonction.
paux des dépenses ayant trait aux programmes de
leur ministère ou de leur institution. Ils constituent une caution de garantie.

Les présidents des institutions visées ci-dessus sont Ils produisent les comptes de gestion en fin d’année.
ordonnateurs principaux des dotations qui leur sont
allouées. La formule de prestation de serment, le montant et
les modalités de constitution de la caution de
Ils peuvent déléguer leur pouvoir d’ordonnateur dans garantie sont fixés par un acte réglementaire.
les conditions définies à l’article 70 de la présente loi.
Article 98 : Les catégories des comptables publics
Article 94 : Sous l’autorité du Chef du Gouvernement, le principaux du budget de l’Etat et leurs comptables
ministre chargé des finances est responsable de l’exécu- publics subordonnés sont définies par décret en
tion de la loi de finances et du respect des équilibres Conseil des ministres sur rapport du ministre chargé
budgétaire et financier définis par celle-ci. des finances.

Il dispose d’un pouvoir de régulation budgétaire. Chapitre 2 : De la comptabilité de l’Etat

A ce titre, il assure la régulation des crédits pour Article 99 : L’Etat tient :


tenir compte de la situation de la trésorerie de l’Etat.
- une comptabilité budgétaire ;
Il peut, en vertu de son pouvoir de régulation : - une comptabilité générale ;
- une comptabilité d’analyse des coûts.
- fixer des quotas trimestriels des engagements
pour chaque ordonnateur ; constituer des Article 100 : La comptabilité budgétaire, tenue en
réserves de crédits dites réserves de précaution ; partie simple, a pour objectif de retracer, pour l’exer-
- annuler par arrêté des crédits devenus sans objet cice concerné, les opérations d’exécution du budget
au cours de l’exercice et en informer immédiate- en recettes et en dépenses conformément à la
ment le Parlement ; nomenclature de présentation et de vote du budget.
- geler des crédits pour prévenir une détérioration
des équilibres budgétaire et financier de la loi de Les recettes sont comptabilisées au titre du budget
finances. de l’année au cours de laquelle elles sont recouvrées
par un comptable public.
Article 95 : Le ministre chargé des finances est Les dépenses sont comptabilisées, au moment de
responsable de la centralisation des opérations leur engagement puis de leur paiement, au titre du
budgétaires des ordonnateurs principaux en vue de budget de l’année au cours de laquelle elles sont
la reddition des comptes relatifs à l’exécution des lois engagées par les ordonnateurs puis payées par les
de finances. Il est chargé de centraliser les comptabi- comptables publics.
lités des dépenses engagées et ordonnancées pro-
duites par les ordonnateurs du budget de l’Etat. Elles doivent être payées sur les crédits de l’année
considérée, quelle que soit la date de la créance.
Article 96 : Les contrôleurs budgétaires nommés par
798 Journal officiel de la République du Congo N° 38-2012

Les comptes budgétaires sont ouverts le 1er janvier et peuvent être confiés à une ou plusieurs person-
clos le 31 décembre de la même année, nes nommément désignées par accord entre le
ministre auquel est rattaché le compte d’affecta-
Seules les écritures éventuelles de régularisation tion spéciale, le ministre chargé des finances et le
peuvent être exécutées entre cette dernière date et le bailleur de fonds ;
31 janvier de l’année suivante. - les opérations de recouvrement et de paiement
exécutées par un comptable public peuvent être
Lorsqu’une loi de finances rectificative est promul- soumises au contreseing des représentants du
guée au cours du dernier mois de l’année civile, les bailleur ;
opérations de recettes et de dépenses qu’elle prévoit - les financements apportés par le bailleur de fonds
peuvent être exécutées au cours de cette période peuvent être gérés dans un sous-compte du
complémentaire. compte unique du trésor à la Banque des Etats de
l’Afrique Centrale ouvert au nom du comptable
Article 101 : La comptabilité générale qui décrit le public mentionné ci-dessus. Les modalités de
patrimoine de l’Etat et son évolution doit être sincère fonctionnement de ce sous-compte sont fixées par
et refléter une image fidèle de la situation financière arrêté du ministre chargé des finances en accord
de l’Etat. avec le bailleur de fonds concerné ;
- les opérations, activités et comptes relatifs à ces
Tenue en partie double, elle est fondée sur le principe fonds peuvent faire l’objet d’un audit spécifique
de la constatation des droits et obligations. Les mandaté par le bailleur de fonds concerné.
opérations sont prises en charge au titre de l’exercice
auquel elles se rattachent, indépendamment de leur TITRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES,
date de paiement ou de recouvrement. TRANSITOIRES ET FINALES

La comptabilité générale s’appuie sur la comptabilité Article 105 : Les modalités d’application des
matières et permet la production d’une balance principes généraux relatifs au régime financier, aux
générale des comptes, d’un tableau de la situation lois de finances et au budget de l’Etat sont définies
nette ou bilan, d’un compte de résultat, d’un tableau par décret en Conseil des ministres sur rapport du
de flux des opérations de trésorerie et d’un tableau ministre chargé des finances.
des opérations financières de l’Etat.
Article 106 : Des décrets pris sur rapport du ministre
Article 102 : La comptabilité d’analyse des coûts a chargé des finances pourvoient, en tant que de
pour objet d’analyser les coûts des différentes actions besoin, à la présente loi.
engagées dans le cadre de la mise en oeuvre des pro-
grammes. Article 107 : Prennent effet à compter du 1er janvier
2020, les dispositions suivantes :
Elle permet de mesurer le coût de chaque politique
publique, d’en analyser les résultats et d’en mesurer - la déconcentration de la fonction d’ordonnateur
la performance. principal des dépenses du ministre chargé des
finances ;
Chapitre 3 : De la comptabilité - les programmes et les dotations ;
des fonds des bailleurs - la budgétisation des emplois ;
- la mise en place d’une comptabilité générale en
Article 103 : Sont considérés comme des fonds droits constatés et d’une comptabilité d’analyse
publics quels qu’en soient l’objet et la nature, les des coûts ;
financements accordés à l’Etat ou à toute autre - la comptabilité des fonds des bailleurs ;
administration publique par les bailleurs de fonds - la certification des comptes de l’Etat par la Cour
internationaux, Etats étrangers ou institutions finan- des comptes et de discipline budgétaire ;
cières internationales. - le tableau des opérations financières de l’Etat
retraçant l’ensemble des flux financiers des
Les règles d’exécution, de comptabilité, de gestion de entités publiques ;
trésorerie et de contrôle des fonds des bailleurs, qu’il - le plan de trésorerie annuel mensualisé.
s’agisse d’organismes internationaux ou d’Etats
étrangers ainsi que le régime de responsabilité et de Article 108 : Est abrogée, sous réserve de l’article 107
sanction des agents qui en ont la charge sont celles ci-dessus, la loi n° 1-2000 du 1er février 2000 por-
fixées par la présente loi. tant loi organique relative au régime financier de
l’Etat, en toutes ses dispositions.
Article 104 : Toutefois, lorsque par exception à l’arti-
cle 103 ci-dessus, une loi de finances créée pour la Sont et demeurent également abrogées, toutes dispo-
gestion des fonds d’un bailleur un compte d’affecta- sitions antérieures contraires à la présente loi.
tion spéciale ou met en place un fonds de concours,
cette loi de finances peut prévoir les dérogations sui- Article 109 : La présente loi sera publiée au Journal
vantes : officiel et exécutée comme loi de l’Etat.

- l’engagement et l’ordonnancement des dépenses


Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 799

Fait à Brazzaville, le 3 septembre 2012 L’agrément est valable six mois et renouvelable une
fois.
Par le Président de la République,
La délivrance et le renouvellement de l’agrément sont
Denis SASSOU-N’GUESSO soumis au paiement des droits y afférents à la direc-
tion générale de la marine marchande.
Le ministre des finances, du budget
et du portefeuille public, L’agrément est individuel et incessible. Il ne peut être
ni transféré, ni loué.
Gilbert ONDONGO
Le directeur général de la marine marchande est
Le ministre d’Etat, coordonnateur du chargé de veiller à la régularité de l’exercice de l’acti-
pôle de la souveraineté, garde des sceaux, vité accordée à la société Delta Marine services, qui
ministre de la justice et des droits humains, est soumise aux régimes disciplinaire et pénal de la
marine marchande.
Aimé Emmanuel YOKA
Arrêté n° 11021 du 14 septembre 2012. La
société Delta Marine services, zone industrielle M’Pila
B.P. : 1343, Brazzaville, est agréée pour l’exercice de
- DECRETS ET ARRETES - l’activité d’auxiliaire de transport en qualité de tran-
sitaire.
TEXTES PARTICULIERS
L’agrément est valable six mois et renouvelable une
fois.
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
La délivrance et le renouvellement de l’agrément sont
NOMINATION soumis au paiement des droits y afférents à la direc-
tion générale de la marine marchande.
Décret n° 2012-972 du 17 septembre
2012. M. PASSI (Pierre) est nommé membre de la L’agrément est individuel et incessible. Il ne peut être
Cour constitutionnelle. ni transféré, ni loué.

M. PASSI (Pierre) percevra le traitement fonctionnel Le directeur général de la marine marchande est
mensuel prévu par les textes en vigueur. chargé de veiller à la régularité de l’exercice de l’acti-
vité accordée à la société Delta Marine services, qui
Le présent décret prend effet à compter de la date de est soumise aux régimes
prise de fonction de M. PASSI (Pierre).

Décret n° 2012-973 du 17 septembre 2012.


M. ILOKI (Auguste) est nommé président de la Cour MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES
constitutionnelle. DROITS HUMAINS

M. ILOKI (Auguste) percevra le traitement fonction-


nel mensuel prévu par les textes en vigueur. NOMINATION (Erratum)

Décret n° 2012-974 du 17 septembre Erratum au Journal officiel n° 36 du jeudi 6


2012. M. PASSI (Pierre) est nommé vice-président de septembre 2012, page 763.
la Cour constitutionnelle.
Au lieu de :
M. PASSI (Pierre) percevra le traitement fonctionnel
mensuel prévu par les textes en vigueur. Arrêté n° 10419 du 30 août 2012. M. MADZOU
(Norbert), né le 22 mars 1973 à Kingani, de nationa-
lité congolaise, titulaire d’une maîtrise en droit,
option : droit privé, obtenue à l’Université Marien
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE L’AVIATION NGOUABI de Brazzaville, est nommé notaire.
CIVILE ET DE LA MARINE MARCHANDE
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
AGREMENT ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.

Arrêté n° 11020 du 14 septembre 2012. La Lire :


société Delta Marine services, zone industrielle
M’Pila, B.P. : 1343 - Brazzaville, est agréée pour Arrêté n° 10419 du 31 août 2012. M. MADZOU
l’exercice de l’activité d’auxiliaire de transport en (Norbert), né le 22 mars 1973 à Kingani, de nationa-
qualité de consignataire de navires. lité congolaise, titulaire d’une maîtrise en droit,
option : droit privé, obtenue à l’Université Marien
800 Journal officiel de la République du Congo N° 38-2012

NGOUABI de Brazzaville, est nommé notaire. Lire :

L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le Arrêté n° 10422 du 31 août 2012. Mme
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville. BIPFOUMA (Euphrasie Blanche Constance), née le
26 mai 1969 à Dolisie, de nationalité congolaise,
Au lieu de : titulaire d’une maîtrise en Droit, option : droit privé,
obtenue à l’université Marien NGOUABI de
Arrêté n° 10420 du 30 août 2012. Mlle Brazzaville, est nommée huissier de justice, commis-
MOUELLET (Areta Pascale Stella Ursula), née le 14 saire-priseur.
avril 1974 à Kiev, URSS, de nationalité congolaise,
titulaire d’une licence en droit, option : droit privé, L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le
obtenue à l’Université Marien NGOUABI de ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
Brazzaville, est nommée notaire.
Au lieu de :
L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le
ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire. Arrêté n° 10423 du 30 août 2012. M.
SAMINOU (Jean Baptiste), né vers 1951 à
Lire : Mahoutani, Kinkala, de nationalité congolaise, titu-
laire d’un Brevet, obtenu à l’ecole nationale d’admi-
Arrêté n° 10420 du 31 août 2012. Mlle nistration et de magistrature, filière : greffier en chef,
MOUELLET (Areta Pascale Stella Ursula), née le 14 est nommé huissier de justice, commissaire-priseur.
avril 1974 à Kiev, URSS, de nationalité congolaise, L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
titulaire d’une licence en droit, option : droit privé, ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire.
obtenue à l’Université Marien NGOUABI de
Brazzaville, est nommée notaire. Lire :

L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le Arrêté n° 10423 du 31 août 2012. M.
ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire. SAMINOU (Jean Baptiste), né vers 1951 à
Mahoutani, Kinkala, de nationalité congolaise, titu-
Au lieu de : laire d’un Brevet, obtenu à l’ecole nationale d’admi-
nistration et de magistrature, filière : greffier en chef,
Arrêté n° 10421 du 30 août 2012. M. est nommé huissier de justice, commissaire-priseur.
NGANGA (Serge Alain), né le 28 décembre 1966 à
Brazzaville, de nationalité congolaise, titulaire d’une L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
maîtrise en droit, option : droit public, obtenue à ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire.
l’Université Marien NGOUABI de Brazzaville, est
Au lieu de :
nommé huissier de justice, commissaire-priseur.
Arrêté n° 10423 du 30 août 2012. M.
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
NDOUDI MALEKA (Hermelan Médard), né le 17
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
décembre 1979 à Brazzaville, de nationalité congo-
laise, titulaire d’une licence en droit, option : droit
Lire :
public, obtenue à l’université Marien NGOUABI de
Brazzaville, est nommé huissier de justice, commis-
Arrêté n° 10421 du 31 août 2012. M.
saire-priseur.
NGANGA (Serge Alain), né le 28 décembre 1966 à
Brazzaville, de nationalité congolaise, titulaire d’une L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
maîtrise en droit, option : droit public, obtenue à ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
l’Université Marien NGOUABI de Brazzaville, est
nommé huissier de justice, commissaire-priseur. Lire :

L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le Arrêté n° 10424 du 31 août 2012. M.
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville. NDOUDI MALEKA (Hermelan Médard), né le 17
décembre 1979 à Brazzaville, de nationalité congo-
Au lieu de : laise, titulaire d’une licence en droit, option : droit
public, obtenue à l’université Marien NGOUABI de
Arrêté n° 10422 du 30 août 2012. Mme Brazzaville, est nommé huissier de justice, commis-
BIPFOUMA (Euphrasie Blanche Constance), née le saire-priseur.
26 mai 1969 à Dolisie, de nationalité congolaise, ti-
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
tulaire d’une maîtrise en Droit, option : droit privé,
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
obtenue à l’université Marien NGOUABI de
Brazzaville, est nommée huissier de justice, commis-
Au lieu de :
saire-priseur.
Arrêté n° 10424 du 30 août 2012. M.
L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le
MPAELA-MOUNZE (Roland), né le 31 août 1980 à
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
Kinkala, de nationalité congolaise, titulaire d’une
Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 801

maîtrise en droit, option : droit public, obtenue à l’université Marien NGOUABI de Brazzaville, est
l’université Marien NGOUABI de Brazzaville, est nommé huissier de justice, commissaire-priseur.
nommé huissier de justice, commissaire-priseur.
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire.
ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire.

Lire :
MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE
Arrêté n° 10425 du 31 août 2012. M. LA DECENTRALISATION
MPAELA-MOUNZE (Roland), né le 31 août 1980 à
Kinkala, de nationalité congolaise, titulaire d’une PUBLICATION (Modification)
maîtrise en droit, option : droit public, obtenue à
l’université Marien NGOUABI de Brazzaville, est Arrêté n° 11 297 du 14 septembre 2012.
nommé huissier de justice, commissaire-priseur. L’arrêté n° 3194 du 11 juillet 2008 portant publica-
tion de la liste des conseillers départementaux et
L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le municipaux à l’issue des élections locales du 29 juin
ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire. 2008 est modifié ainsi qu’il suit :

Au lieu de : Département de la Bouenza

Arrêté n° 10425 du 30 août 2012. Mme District de Kingoué


KOUYITOUKOU (Agathe), née le 13 août 1964 à
Musana, de nationalité congolaise, titulaire d’une Au lieu de : MOUELASSEBO (Auguste), démission-
maîtrise en droit, option : droit privé, obtenue à l’uni- naire ;
versité Marien NGOUABI de Brazzaville, est nommée
huissier de justice, commissaire-priseur. Lire : KOSSI (Albert), 4e sur Ia liste de l’UPADS.

L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le Département du Niari


ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.
District de Mbinda
Lire :
Au lieu de : MOUANDZA (Pierre), démissionnaire ;
Arrêté n° 10426 du 31 août 2012. Mme
KOUYITOUKOU (Agathe), née le 13 août 1964 à
Lire : KOUEDE (Raymond), 3e sur la liste de
Musana, de nationalité congolaise, titulaire d’une
l’UPADS.
maîtrise en droit, option : droit privé, obtenue à l’uni-
versité Marien NGOUABI de Brazzaville, est nommée
Commune de Nkayi
huissier de justice, commissaire-priseur.
Au lieu de : MANGOUBI - NGOMA (Pierre), démis-
L’intéressée est autorisée à ouvrir un office dans le
sionnaire ;
ressort de la Cour d’appel de Brazzaville.

Lire : MAMPOUYA (Monique), 8e sur la liste de


Erratum au Journal officiel n° 37 du jeudi l’UPADS.
13 septembre 2012, page 774, colonne droite.
Département de la Cuvette-Ouest
Au lieu de :
District de Mbama
Arrêté n° 10427 du 4 septembre 2012. M.
MOUCKINY (Magloire Fabrice), né le 6 mars 1973 à Au lieu de : KENAKALE (Armand Joseph), démis-
Pointe-Noire, de nationalité congolaise, titulaire sionnaire ;
d’une licence en droit, option : droit privé, obtenue à
l’université Marien NGOUABI de Brazzaville, est Lire : ONGOLI (Pierre), troisième sur la liste du
nommé huissier de justice, commissaire-priseur. CLUB-2002.

L’intéressé est autorisé à ouvrir un office dans le Le reste sans changement.


ressort de la Cour d’appel de Pointe-Noire.

Lire :

Arrêté n°10427 du 31 août 2012. M.


MOUCKINY (Magloire Fabrice), né le 6 mars 1973 à
Pointe-Noire, de nationalité congolaise, titulaire
d’une licence en droit, option : droit privé, obtenue à
802 Journal officiel de la République du Congo N° 38-2012

PARTIE NON OFFICIELLE PRICEWATERHOUSECOOPERS TAX & LEGAL


Conseil en Propriété Industrielle
Mandataire agréé auprès de l’OAPI
- ANNONCES - société anonyme avec conseil d’administration
au capital de 10.000.000 de francs CFA
ANNONCES LEGALES Siège social : 88, avenue du Général de Gaulle
B.P. 1306 - Pointe-Noire - République du Congo
CHAMBRE DEPARTEMENTALE R.C.C.M : CG/PNR/09 b 1015
DES NOTAIRES DE BRAZZAVILLE E-mail : pricewaterhousecoopers.tls@cg.pwc.com

OFFICE NOTARIAL GALIBA CONGO TERMINAL


Société anonyme avec conseil d’administration
Me Henriette Lucie Arlette GALIBA au capital de 40 000 000 000 F CFA
3, Boulevard Denis SASSOU NGUESSO, Siège social : terminal à conteneurs
Marché Plateau Centre-ville (vers ex-Trésor) (enceinte portuaire)
Boîte Postale 964 B.P. 855 - Pointe-Noire
Tél.: 05 540-93-13 ; 06 672-79-24
E-mail : notaire_ga1ihen@yahoo.fr R.C.C.M : CG/PNR/09B990

REPUBLIQUE DU CONGO Aux termes de l’arrêté n° 12/0668/OAPI/DG/DGA/


DPI/SSD en date du 31 mars 2012, le directeur
MTN CONGO S.A général de l’Organisation Africaine de la Propriété
Société anonyme avec Conseil d’administration Intellectuelle (OAPI) arrête que la marque « Congo
Capital social : 1.000.000.000 Francs CFA Terminal », déposée le 11 mars 2011, sous le
Siège social : avenue Amilcar Cabral, n° 3201100627, est enregistrée à l’OAPI sous
Centre-ville, Brazzaville le n° 68897.
RCCM : 07-B-283

REPUBLIQUE DU CONGO

AVIS DE NOMINATION DE NOUVEAUX ADMINIS-


TRATEURS ET DE RENOUVELLEMENT DES
MANDATS D’UN ADMINISTRATEUR ET DU
COMMISSAIRE AUX COMPTES Ladite marque est enregistrée :
Suivant procès-verbal de la réunion d’assemblée - au nom de Congo Terminal, Pointe-Noire,
générale ordinaire de la société ci-dessus dénommée B.P. : 885, Pointe-Noire,
en date du 13 juillet 1012, reçu en dépôt par Me - dans les classes de services ci-après :
Henriette L. A. GALIBA, notaire en la résidence de
Brazzaville, le 10 août 2011, enregistré le même jour, Classe 37 : Construction ; réparation ; services d’ins-
à la recette des impôts de Bacongo, folio 150/15, tallation
numéro 2236, les actionnaires de ladite société ont
décidé de : Classe 39 : Transport ; emballage et entreposage de
marchandises ; organisation de voyages.
- nommer aux fonctions d’administrateur en rem-
placement (les administrateurs démissionnaires,
Monsieur Themba KHUMALO et Monsieur Nigel L’enregistrement produira ses effets dans chacun des
WILLIAMS, pour une durée de six (6) ans, ce à seize Etats membres de l’Organisation, à savoir :
compter du 17 avril 2012 jusqu’au 16 avril 2018 ; Benin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique,
- renouveler les mandats de Monsieur Gervais Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée
BOUITI VIAUDO, en qualité d’administrateur, et Equatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad,
du Cabinet PriceWaterHouseCoopers, en qualité Togo et sera publié au Bulletin Officiel n°01/2012 de
de Commissaire aux Comptes, pour la même l’OAPI.
durée, ce à compter du 1er mai 2012, jusqu’au 30
avril 2018. Pour avis,

Dépôt des actes a été fait au Greffe du Tribunal de Pour le Mandataire,


Commerce de Brazzaville, le 29 août 2012 sous le
numéro 12 DA 939 et, mention modificative a été Prosper Bizitou,
faite au Registre du Commerce et du crédit Mobilier,
Conseil en Propriété industrielle.
le même jour sous le numéro M2/12-1718.
Pour avis

Me Henriette A. L. GALIBA
Notaire
Du jeudi 20 septembre 2012 Journal officiel de la République du Congo 803

- ASSOCIATIONS - Département de Pointe-noire

Département de Brazzaville Création

Création Année 2008

Année 2012 Récépissé n° 003 du 18 janvier 2008.


Déclaration à la préfecture du département de
Récépissé n° 366 du 13 août 2012. Pointe-noire de l’association dénommée : ‘’SOLIDA-
Déclaration au ministère de l’intérieur et de la décen- RITE, DISPONIBILITE DES ŒUVRES SOCIALES,
tralisation de l’association dénommée : ‘’EGLISE AIDE ET ENTRAIDE’’. Association à caractère huma-
CHRIST PAIN DE VIE’’, en sigle ‘’E.C.P.V.’’. nitaire. Objet : aide à l’égard des orphelins mineurs,
Association à caractère religieux. Objet : enseigner la
des enfants de la rue ; entraide diverses entre les
Parole de Dieu et prêcher l’évangélisation pour le
membres de l’association et les encadrés ; encadre-
salut des âmes ; assister les nécessiteux par la créa-
tion des œuvres charitables, sociales et médicales ; ment et formation des jeunes filles-mères, enfants de
créer les différentes paroisses à travers la République la rue, jeunes gens désœuvrés. Siège social : quartier
du Congo. Siège social : n° 201, rue Lagué, Ouenzé, aéroport Tchimbamba, arrondissement n°3, Tié-tié.
Brazzaville. Date de la déclaration : 6 novembre Date de la déclaration : 17 octobre 2007.
2007.
Récépissé n° 084 du 17 novembre 2008.
Année 2011 Déclaration à la préfecture du département de
Pointe-noire de l’association dénommée : ‘’CLUB
Récépissé n° 379 du 25 novembre 2011. DES JEUNES’’, en sigle ‘’C.J.’’. Association à carac-
Déclaration au ministère de l’intérieur et de la décen- tère humanitaire et social. Objet : veiller à la protec-
tralisation de l’association dénommée : ‘’AMI BIO
tion de l’environnement ; éduquer la population à
NATURE DEVELOPPEMENT’’. Association à carac-
l’hygiène et à lutter contre les maladies sexuellement
tère socioéconomique. Objet : lutter contre l’agricul-
ture sur brûlis, la déforestation, l’usage des engrais transmissibles ; encadrer les jeunes désœuvrés et
chimiques, les pesticides et la culture maraîchère les jeunes filles-mères en vue de la création de cer-
polluant la nappe phréatique ; inciter les popu- tains emplois ; lutter contre les actes de violence et
lations rurales à pratiquer l’agriculture bio arboricul- l’utilisation de la drogue en milieu jeune. Siège social :
ture, l’élevage et le reboisement. Siège social : n° 35, 11, avenue de la caravane, arrondissement n°3, Tié-
rue Bas-Kouilou, Talangaï, Brazzaville. Date de la tié. Date de la déclaration : 23 juillet 2007.
déclaration : 29 août 2011.
Imprimé dans les ateliers
de l’Imprimerie du Journal Officiel
B.P.: 2087 Brazzaville

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