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Etude des caractéristiques d’un BHP à base de déchet de brique rouge à l’état
frais et durci

Thesis · June 2015


DOI: 10.13140/RG.2.1.3814.6960

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2 authors:

Moufida Bourema Derabla Riad


Université Amar Telidji Laghouat University of Skikda Algeria
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République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche Scientifique

Université de 20 Aout 1955-Skikda


Faculté de Technologie
Département de Génie Civil

Mémoire
Présenté
A
L’Université 20 Aout 1955 Skikda
Pour obtenir le titre de
Master
Spécialité
Génie Civil

Option
Matériaux de construction

Par

BOUREMA MOUFIDA

Intitulé :
Etude des caractéristiques d’un BHP à base de déchet de brique rouge à l’état frais et
durci

Le 11 Juin 2015
Devant le jury composé de :

Derabla Riad Université du 20 Aout 1955 -Skikda- Encadreur

Bouzerd Hamoudi Université du 20 Aout 1955 -Skikda- Président

Bouziane Salah Université du 20 Aout 1955 –Skikda- Examinateur


Je dédie ce mémoire :
A ma mère, celle qui m’a donné la vie, le symbole de tendresse, qui
s’est sacrifiée pour mon bonheur et ma réussite
A mon père, qui a été mon ombre durant toutes les années des
études, et qui m’a veillé tout au long de ma vie à m’encourager, à
me donner l’aide et me protéger.
Que dieu les garde en bonne santé e leur procure une longue vie
A mon frère Badr Eddine
A mes sœurs Mehdia et Yasmine
A mon neveu Abd moïz Haïtem
A mes nièces Sidra et Jenna
Et tout membre de ma grande famille
A tous mes amis sans exception
A tous qui mon soutenue dans mes moments pires
A mes camarades de master I.M.C chacun avec son nom
Et toute la promotion 2015
A tous ceux qui m’aiment
Et tous ceux que j’aime

BOUREMA MOUFIDA
C’est grâce à Allah le tout puissant que nous cueillons aujourd’hui le fruit de plusieurs
années d’études sans relâche

Qu’il soit loué et remercié en premier lieu

Je tiens à remercier mon encadreur l’honorable monsieur « R.DERABLA »d’avoir


accepté de m’encadrer pour la réalisation de ce mémoire, ainsi que pour ses précieux
conseils et orientations.

Ma reconnaissance revient aussi aux membres du jury qui m’ont fait la faveur d’accepter
d’évaluer ce travail.

Je remercie également tout le personnel du laboratoire national de l’habitat et de la


construction(L.H.C.E) pour leurs aide et leurs générosité en particulier Karim et le chef
service Amar pour le meilleur accueil qu’ils m’en toujours réservés, sans oublier
d’exprimer ma profonde gratitude au personnel du laboratoire du Consortium Japonais
pour l’Autoroute Algérienne(COJAAL), la centrale à béton SNC BOUKHDIR et ceux de
la cimenterie de HJAR –ESSOUD pour leur précieuses aide.

Je remercie très sincèrement mes amis YASMINE, et MERIEM

Pour leur encouragement.

Mes remerciements sont adressés à nos enseignants pour leur contribution durant notre
cursus scolaire et à toutes les personnes qui ont participé de prés ou de loin à
l’élaboration de projet de fin d’étude.

Enfin, je ne sais pas si, un simple merci suffirait pour exprimer le mérite et la dette que j’ai
envers mes parents, je les remercie du profond de mon cœur pour leurs soutiens, et leurs
patiences.

Merci
Résumé
Le recyclage des déchets a devenu aujourd’hui la bonne solution qui peut offrir de
nouvelles ressources renouvelables et durables qui contribuent dans le processus de la
construction dans le domaine de génie civil et ainsi pour protéger l’environnement. Les
déchets de briques rouges (DBR) constituent une alternative intéressant dans ce cas vue
que ces déchets sont disponibles et sont abandonnés au niveau de chantiers.

Pour atteindre ces objectifs on essai à travers ce travail d’ordre expérimental de valoriser
les DBR en les utilisant comme constituant dans le béton à haute performance (BHP).
L’incorporation de DBR s’effectue par la substitution du ciment par trois teneurs 10%,
15% et 20%.

La procédure expérimentale mise en place vise à déterminer les caractéristiques physico-


mécaniques des BHP confectionnés à partir de DBR et de les comparées avec celles du
BHP témoin sans DBR afin d’exprimer la rentabilité de ce genre de déchets. Les
caractéristiques à étudiées sont : la densité à l’état frais et à l’état durci, l’affaissement, la
vitesse de propagation d’ultrasons et la résistance à la compression et à la traction à l’âge
de 3 et 28 jours.

Les résultats de cette étude montrent que l’utilisation de déchet de brique avec une
substitution de 10% du poids du ciment est très avantageuse dans les BHP soit à l’état
frais ou à l’état durci.

Mots clés : recyclage, déchet de brique, béton à haute performance, résistance ,ultrasons
Abstract
The recycling of waste has become today the good solution which can give new renewable
and lasting resources which contribute in the process of the building in the field of civil
engineering and so to protect environment. The waste of red bricks constitutes an
alternative interesting in that case seen that this waste is available and is left at the level of
construction sites.

To reach these targets one trial across this job of experimental order to promote brick
waste by using them as constituent in the concrete with high performance. The enlistment
of brick waste is made by the substitution of the cement by three contents 10 %, 15 % and
20 %.

Experimental procedure set up aims at determining the physico-mechanical characteristics


of concrete with high performance made from brick waste and of they compared with those
of concrete with high performance witness without brick waste to express the profitability
of this type of waste. Characteristics in studying are: density in the cool state and in
hardened state, subsidence, speed of spread of ultrasounds and the resistance to
compression and to traction at the age of 3 and 28 days.

The result of this expirience shows that the substitution of the cement by the content 10%
of brick waste is advantageous in the cool and hardened state.

Tags: recycling, brick waste, concrete with high performance, resistance, ultrasounds
‫ملخص‬

‫أصبحج ػًهُت حذوَش انُفبَبث انُىو انحم انجُذ انزٌ ًَكٍ أٌ حؼطٍ يىاسد جذَذة يخجذدة ودائًت حسهى‬
‫فٍ ػًهُت انبُبء فٍ يجبل انهُذست انًذَُت ورنك نحًبَت انبُئت‪ .‬حشكم انُفبَبث يٍ االجش األحًش انبذَم‬
‫ان ًثُش نالهخًبو َُظش فٍ هزِ انحبنت أٌ هزِ انُفبَبث يخبحت وغبدسث ػهً يسخىي يىاقغ انبُبء‪.‬‬
‫نهىصىل إنً هزِ األهذاف َقىو ػبش هزا انؼًم انخجشَبٍ بخؼزَز اسخخذايهى فٍ انخشسبَت ػبنُت األداء‬
‫ببسخبذال االسًُج بًقذاس ثالثت يحخىَبث‪ ٪01 ٪01‬و ‪٪01‬‬

‫انخجبسة‪.‬‬ ‫إجشاء‬ ‫قبم‬ ‫يٍ‬


‫َخى ححذَذ انخصبئص انفُزَبئُت انًُكبَُكُت نهخشسبَت ػبنُت األداء انشبهذ يقبسَت يغ حهك انخٍ دوٌ‬
‫َفبَبث االجش األحًش نهخؼبُش ػٍ سبحُت هزا انُىع يٍ انُفبَبث‪ .‬انخصبئص فٍ هذِ انذساست هٍ‪:‬‬
‫انكثبفت فٍ انحبنت انببسدة وفٍ انحبنت انصهبت‪ ،‬هبىط انخشسبَت ‪ ،‬سشػت اَخشبس انًىجبث فىق انصىحُت‬
‫ويقبويت انضغظ وانشذ فٍ سٍ ‪ 3‬و ‪َ 28‬ىو‬

‫َخبئج هذِ انذساست حبٍُ اٌ اسخبذال االسًُج بًقذاس‪ ٪01‬يٍ بقبَب االجش االحًشًَثم االفضهُت فٍ‬
‫انحبنت انببسدةو فٍ انحبنت انصهبت‬

‫انكهًبث انًفخبحُت ‪:‬اػبدة انخذوَش ‘ بقبَب االجش االحًش‘ انخشسبَت ػبنُت األداء‘يقبويت‘‬

‫انًىجبث فىق انصىحُت•‬


SOMMAIRE
Introduction générale

Chapitre I : Béton a Haute Performance

I.1. Introduction

I.2. Définition

I.3. Différentes classes de BHP

I.4. Principes des BHP

I.5.Choix des matériaux pour les B.H.P

I.5.1.Sélection des ciments

I.5.1.1. Types des ciments

I.5.1.2. Domaines d’utilisation des ciments

I.5.2. Sélection des granulats

I.5.2.1. Granulat fin

I.5.2.2. Gros granulat concassé ou gravier

I.5.3. Sélection de l’addition

I.5.3.1. Fumée de silice

I.5.3.2.Laitier de haut fourneau

I.5.3.4.Fillers (calcaire et siliceux)

I.5.4. Sélection du superplastifiant


I.5.4.1.Découverte des superplastifiants
I.5.4.2.Différents types de superplastifiant
I.5.4.2.1.A base de mélamine
I.5.4.2.2.A base de naphtalène
I.5.4.2.3.A base de lignosulfonate
I.5.4.3.Effet et mode d’action du superplastifiant
I.5.4.4.Influence du dosage en superplastifiant
I.5.5.Sélection de l’eau de gâchage
I.6.Formulation des BHP
a. Détermination d’une formule théorique prévisionnelle
b. Optimisation du mélange en laboratoire
c. Validation de la formule sur chantier
I.6.1.Optimisation de la formulation d’un BHP
I.6.2.Méthodes de formulation d’un BHP
I.6.2.1.Dreux-Gorisse
I.6.2.2.Baron-Lesage
I.6.2.3.De-Larrad
I.7.Propriétés des BHP
I.7.1.Thermiques

I.7.2.Résistance au feu

I.7.3.Durabilité

I .7.3.1.Imperméabilité

I.7.3.2. Résistance aux agents agressifs

I.7.3.3. Migration des ions chlorure

I.7.3.4. Tenue aux attaques gel/dégel

I.7.3.5.Carbonatation

I.7.4. Mécaniques

I.7.4.1.Résistance à la compression

I.7.4.2.Résistance en traction

I.7.4.3.Module de déformation

I.7.4.4.Retrait

I.7.4.5. Adhérence acier-béton


I.7.4.6.Réduction des flèches et des déformations des structures
I.7.4.7.Fluage

I.7.5.Facteur influençant le comportement mécanique du BHP


I.7.5.1.Influence du rapport E/C
I.7.5.2.Propriété des gros granulats
I.7.5.3.Influence du type de granulats
I.7.5.4.Influence du volume en gros granulats

I.8.Avantages des BHP


I.8.1.A l’état frais
I.8.2.A l’état durci
I.8.3.Avantage pour l’environnement d’utiliser un BHP
I.8.4.Autres avantages

I.9.Domaines d’application
I.9.1.Exemples d’application du BHP

I.10.Mise en place du BHP

I.10.1. Pompage

I.10.2. Vibration

I.10.3. Finition des dalles en BHP

I.11.Conclusion

CHAPITRE II : Déchet De brique

II.1.Introduction

II.2.Définition des déchets

II.2.1.La définition réglementaire


II.2.2.L’approche environnementale puis sanitaire
II.2.3.L’approche économique
II.2.4.L’approche fonctionnelle

II.3.Classification des déchets


II.3.1.Biologique
II.3.2.Chimique
II.3.3.Technologique
II.3.4.Economique
II.3.5.Ecologique
II.3.6.Accidentelle

II.4.Différents types des déchets


II.4.1.Déchets ménagers et assimilés
II.4.2.Déchets encombrants
II.4.3.Déchets spéciaux
II.4.4.Déchets spéciaux dangereux
II.4.5.Déchets inertes
II.4.6.Déchets ultimes
II.4.7.Déchets biodégradables

II.5.Classification des déchets


II.5.1.Selon l’origine
II.5.2.Selon leur mode de traitement
II.5.3.Selon leur effets sur l’environnement

II.6.Déchets utilisés en génie civil


II.6.1.Laitiers de haut fourneau
II.6.2.Laitier d’acier
II.6.3.Cendres volantes
II.6.4.Mâchefer
II.6.5.Boues rouges
II.6.6.Béton récupéré
II.6.7.Verre de récupération
II.6.8.Sciure de bois
II.6.9.Lin de textile
II.6.10.Marbre
II.6.11.Céramique
II.6.12.Carrelage
II.6.13.Brique concassée
II.7. Déchets de brique
II.7.1.Definition de brique
II.7.2.Types de brique
II.7.3.Principaux constituants de la brique et caractéristiques chimiques
II.7.4.Mode de fabrication de brique
II.7.5.Pathologies de brique
II.7.6.Valorisation des déchets de la brique
II.7.6.1.Réutilisation
II.7.6.2.Recyclage

II.7.7.Propriétés des bétons des déchets de brique

II.7.8.Utilisations des bétons des déchets de brique

II.7.9.Avantages et inconvénients d’utilisation des briques


II.7.9.1.Avantages
II.7.9.2. Inconvénients

II.8.Conclusion

CHAPITRE III : Procédure Expérimentale

III.1.Introduction

III.2.Essais Et Matériels

III.2.1.Essais effectués sur la brique

III.2.1.1.Recyclage
III.2.1.2.Préparation des fines recyclées

III.2.2.Essai sur granulats

III.2.2.1.Analyse granulométrique
III.2.2.2.Coefficient d’aplatissement

III.2.2.3.Essai los-Angeles
III.2.2.4.Essai micro-Deval
III.2.2.5.Masse volumique et absorption d’eau
III.2.2.6.Equivalent de sable

III.2.2.7.Friabilité des sables

III.2.3.Essai sur béton frais et durcis

III.2.3.1.Essais au cône d’Abrams

III.2.3.2.Essai de la masse volumique

III.2.3.3.Essais de compression

III.2.3.4.Essai de traction par flexion

III.3.Caractéristiques des matières premières

III.3.1.Ciment
III.3.2.Déchet de brique
III.3.3. Granulats
III.3.4.1. Essais chimiques sur le sable
III.3.4.2. Valeur du bleu de méthylène
III.3.4. Super plastifiant
III.3.5. Eau de gâchage

III.4.FORMULATION DU BETON
III.4.1.Donnée de base
III.4.2.Etude de mélange selon Dreux

III.4.3.Calcule de la courbe de mélange

III.5.PROGRAMME DES ESSAIS

III.5.1.Gâchage et malaxage

III.5.2.Forme des éprouvettes

III.5.3.Remplissage et vibration
III.5.4.Surfaçage des éprouvettes

III.5.5.Conservation des éprouvettes


III.6.Conclusion

Chapitre IV : Analyse et Discussion Des résultats


IV.1.Introduction

IV.2.Etude de béton

IV.2.1.Propriété de béton frais

IV.2.1.1.Ouvrabilité (essai cône d’Abrams)


IV.2.1.2.Masse volumique
IV.2.2.Propriété de béton durcis

IV.2.2.1.Essais mécaniques

IV.2.2.2.Auscultation dynamique (Ultrason)


IV.2.2.3.Masse volumique

IV.3.Discussion Des Résultats et Analyse

IV.3.1.Etat frais

IV.3.1.1.Ouvrabilité
IV.3.1.2.Masse volumique
IV.3.2.Etat durci

IV.3.2.1.Masse volumique

IV .3.2.2.Résistance en compression
IV.3.2.3.Résistance en traction par flexion
IV.3.2.4.Auscultation dynamique(Ultrason)
IV.4.CONCLUSION

Conclusion générale
Références bibliographique
Annexe
Liste des figures

Chapitre I : Béton à Haute Performance

FigureI.1 :BHP présenté à l’échelle microscopique

Figure I.2 : Pacific Tower

Figure I.3 : Grande arche de la défense(Paris)

Figure.I.4 : Pont de l’ile de Ré

Figure.I.5 : Poteau des tours Cœur défense

Chapitre II : Déchet De Brique

Figure.II.1 : Laitier de haut fourneau


Figure.II.2 :Laitier d’acier
Figure.II.3 :Cendre volante
Figure.II.4 :Mâchefer
Figure.II.5:Boue rouge
Figure.II.6:Béton récupéré
Figure.II.7:Déchet de verre
Figure.II.8:Sciure de bois
Figure.II.9:Lin de textile
Figure.II.10:Marbre
Figure.II.11:Céramique
Figure.II.12:Carrelage
Figure.II.13:Brique concassé

Chapitre III : Procédure Expérimentale

Figure III.1 : Différentes étapes de préparation de laitier granulé

Figure III.2 : Colonne de tamis

Figure III.3 : Série de grilles


Figure III.4 : Los – Angeles

Figure III.5 : Micro Derval pour gravier

Figure III.6 : Equivalent de sable

Figure III.7 : Friabilité de sable

Figure III.8 : Affaissement au cône d’Abrams

Figure III.9 : Super plastifiant

Figure III.10 : Courbe granulométrique du béton

Figure III.11 : Malaxeur

Figure IV.12 : Conservation des éprouvettes

Chapitre IV : Analyse Et Discussion Des Résultats

Figure IV.1.Variation de la mesure de l’affaissement


Figure IV.2.Variation de la mesure de l’affaissement du BHP20

Figure IV. 3. Variation de la masse volumique à l’état frais

Figure IV.4.Variation de la masse volumique du BHP20


Figure IV. 5. Variation de la masse volumique à l’état durci
Figure IV.6.Variation de la masse volumique du BHP20
Figure IV.7.Evolution de la résistance en compression à 3 jrs
Figure IV.8.Evolution de la résistance en compression à 28 jrs

Figure IV.9.Evolution de la résistance en compression à 3 jrs du BHP20


Figure IV.10.Evolution de la résistance en compression à 28 jrs du BHP20
Figure IV.11.Evolution de la résistance en traction par flexion à 3 jrs
Figure IV.12.Evolution de la résistance en traction par flexion à 28 jrs

Figure IV.13.Evolution de la résistance en traction par flexion à 3 jrs du BHP20


Figure IV.14.Evolution de la résistance en traction par flexion à 28 jrs du BHP20
Figure IV.15.Variation de la vitesse de propagation à 3jrs
Figure IV.16.Variation de la vitesse de propagation à 28 jrs
Figure IV.17.Variation de la vitesse de propagation à 3 jrs du BHP20-SP2

Figure IV.18.Variation de la vitesse de propagation à 28 jrs du BHP20-SP2


Liste des tableaux

Chapitre I : Béton a Haute Performance

Tableau I.1 : Différentes classes des BHP

Tableau I.2 : 5 types de ciments courants et leur composition

TableaunI.3: Domaine d’utilisation du ciment

Chapitre III : Procédure Expérimentale


Tableau III.1 : Qualité du béton en fonction de la vitesse de propagation

Tableau III.2 : Essai physiques sur éprouvette de ciment

Tableau III.3 : Caractéristiques des fines recyclées

Tableau III.4 : Analyse chimique de sable

Tableau III.5 : Valeur de bleu de méthylène

Tableau III.6 : Caractéristique des granulats

Tableau III.7 : Caractéristique physico-chimiques du superplastifiant

Tableau III.8 : Analyse chimique de l’eau

Tableau III.9 : Composition des différents mélanges

Chapitre IV : Analyse et discussion des résultats

Tableau.IV.1 :Affaissement du BHP

Tableau.IV.2 :Masse volumique du BHP à l’état frais

Tableau.IV.3 : Caractéristique du BHP à la compression


Tableau.IV.4 : Caractéristique du BHP à la Traction

Tableau.IV.5 : Résultats d’auscultation dynamique du BHP

Tableau.IV.6 :Masse volumique du BHP à l’état durci


INTRODUCTION GENERALE
Le béton à haute performance est perçu comme un nouveau type de béton dont les
propriétés, et les possibilités d’applications ne cessent de se répondre à la fois en volume et
en diversité.

L’importance et l’utilisation du béton à hautes performances est très vaste ; elle


recouvre tous les aspects qui lui rend différent du béton traditionnel, c-à-d des
changements relatifs tant aux constituants, à la composition, et à la mise en œuvre qu'aux
propriétés, il ait été surtout utilisé dans des applications mettant en valeur leur résistance
élevée, il est inévitable que, dans un avenir très proche, le BHP sera de plus en plus utilisé
pour sa durabilité plutôt que pour sa résistance.

De ce fait il peut être le réceptacle de différents sous-produits (déchets) qui peuvent être
« engloutis »en son sein contribuant ainsi à l’action environnementale devenue un enjeu
majeur mobilisant la communauté internationale dans son ensemble.

Les déchets qui autrefois ne suscitaient guère d’intérêt ni d’inquiétude, ont commencé à
constituer un problème économique et écologique. Les quantités énormes des déchets qui
sont générées sans cesse immobilisent de plus en plus de grandes surfaces pour le stockage
et réduisent ainsi les disponibilités des terrains sans compter la pollution de
l’environnement avec toutes ses conséquences.

La protection de l’environnement est une préoccupation majeure qui se traduit, dans le


domaine du génie civil, par la recherche de nouveaux procédés de construction ou de
nouveaux produits à faibles impacts environnementaux .Si, par ailleurs, ces écoproduits
amélioraient les propriétés d’usage des bétons actuels ou diminuaient la sinistralité, leur
développement devrait requérir plus d’intérêt.

La production des granulats recyclés répond au besoin d’une source de granulats et à la


réduction des volumes de déchets. Parmi ces derniers, la brique rouge qui peut être broyée
et utilisés comme une addition cimentaire pour la fabrication du béton à haute
performance.

L’une des applications envisageable est sa valorisation dans la fabrication des ciments et
des bétons, Le recyclage de brique dans le domaine des matériaux de construction apparait
être une nouvelle alternative comme réutilisation de brique.
Ce travail est une contribution d’utiliser ce genre de déchet (brique rouge) à différentes
proportions dans la confection d’un béton à haute performance.

Le mémoire à l’issue élaboré est en deux parties grandes parties : une recherche
bibliographique et une étude expérimentale.

La première partie qui est destinée à la recherche bibliographique, se divise en


deux chapitres qui suivent :

Le premier est consacré à une étude sur le béton à haute performance, sa définition, ses
différents types, ses constituants, ses propriétés, ainsi que ses avantages et ses domaines
d’application.

Une partie sur les déchets, leurs définitions, origines, différents types, classification ainsi
que les propriétés des bétons à base de déchet de brique ,leur avantages et inconvénients ,
on s’est limité dans le cadre du présent travail sur la valorisation de déchets de brique pour
la fabrication du béton à haute performance étudié fait l’objet du deuxième chapitre.

La deuxième partie est dédiée à l’étude expérimentale ainsi qu’aux interprétations


des résultats trouvés. Elle est présentée par les deux chapitres qui suivent :

Le troisième chapitre englobe l’identification des granulats, leurs origines et leurs


caractéristiques générales, ainsi que la présentation des matériaux utilisés pour la
confection des différents mélanges des bétons étudiées.

Dans cette partie, on s'intéresse à l'ouvrabilité du béton en utilisant le cône d'Abrams et la


masse volumique. Puis, des essais destructifs de compression, de traction par flexion, et
des essais non destructifs tels que l’ultrason effectués sur des éprouvettes à l'âge de 3 et 28
jours. Les essais ont été effectués au niveau de laboratoire LNHC EST SKIKDA.

Enfin, le dernier chapitre présente les différents résultats expérimentaux des essais
effectués sur le béton frais et durci, suivis par des discussions et des interprétations.

Une conclusion clos de ce travail en mettant l’accent sur les différents aspects de la
problématique posée et en ouvrant des perspectives éventuelles sur le domaine de
recherche investi.
CHAPITRE I

BETON A HAUTE PERFORMANCE

I.1.INTRODUCTION

Les Bétons à Haute Performance ont démontré qu’ils permettaient d’offrir un


potentiel de progrès extraordinaire pour la construction de bâtiments et de structures de
génie civil. Ils sont désormais valorisés par d’autres performances que la simple résistance
mécanique, telles que la rhéologie à l’état frais, la durabilité à long terme et l’esthétisme
des structures.
Ce concept de valorisation des performances du béton autre que la résistance
mécanique est à la base du développement de tous les bétons modernes (BAP, BFUP, ….
etc.).
Les gains de résistance ne sont pas les seuls avantages de ces bétons qui tirent leurs
propriétés de leur microstructure très dense, d’une forte réduction de leur porosité et d’un
réseau capillaire non connecté.
Ces bétons sont, en fait, des matériaux à très haute compacité.
Ces performances sont dues à la réduction de la quantité d’eau opérée par l’ajout de
super-plastifiants tout en conservant une maniabilité adéquate et l’optimisation de la
répartition granulométrique des composants tout en utilisant les ultrafines qui complètent
les vides du squelette granulaire entre les grains de ciment et améliorent la compacité.

I.2.DEFINITION

Les Bétons à Hautes Performances (BHP) se caractérisent par :


 Une résistance à la compression à 28 jours supérieure à 50 MPa
 Un rapport Eau efficace/liant équivalent inférieur à 0,4. [1]
Haute performance signifient aussi facilité de mise en œuvre et souplesse d’adaptation
aux contraintes d’exécution des ouvrages .En effet ,les BHP offrent aussi des résistances
exceptionnelles à l’état frais (rhéologie,pompabilité,ect)et des performances aux jeunes
ages,ce qui permet par exemple d’accélérer les cadences de fabrication en usine ou sur
chantier ou de pomper le matériau sur de longues distances .Ils confèrent une pérennité
architecturale aux ouvrages et augmentent considérablement leur durabilité en réduisant
corrélativement les frais de maintenance et d’entretien.[2]

Les BHP sont également, du fait de leur porosité extrêment réduite, plus résistants aux
agents agressifs et de façon générale, présentent une durabilité accrue. Ils permettent
d’optimiser les structures, de réaliser des ouvrages soumis à des contraintes élevées ou
subissant un environnement sévère (climat, agressions marines, effets du gel, attaques
acides, etc. [3]

FigureI.1.BHP présenté à l’échelle microscopique

I.3.DIFFERENTES CLASSES DES BHP

Les BHP sont divisés en cinq grandes catégories correspondant chacune à une classe de
résistance de 25 MPa . La classe I représente les BHP qui ont une résistance à la
compression comprise entre 50 et 75 MPa, la classe II une résistance comprise entre 75 et
100 MPa, la classe III une résistance comprise entre 100 et 125 MPa, la classe IV une
résistance comprise entre 125 et 150 MPa et la classe V une résistance supérieure à 150
MPa (tableau I.1). Les deux dernières classes correspondent en France aux bétons à très
haute performance (BTHP).
Ces résistances à la compression sont celles obtenues sur des cylindres de 100 x 200 mm
mûris de façon normalisée comme pour le béton usuel et mis à l'essai à 28 jours. [4]

Tableau I.1. Différentes classes des BHP

Résistance à la compression 50 75 100 125 150


(Mpa)

Classe de BHP I II III IV V

I.4.PRINCIPES DES BHP

Il faut admettre que pendant longtemps les progrès réalisés dans le domaine des BHP ont
été plutôt le fruit d’une approche empirique que d’une approche fondamentale et
scientifique.

Cependant, à l’heure actuelle, on peut quand même expliquer les meilleures


performances des BHP en se basant sur des principes scientifiques établis, bien qu’il ne
soit pas toujours possible d’expliquer toutes les propriétés des BHP dans leurs moindres
détails.

En fait, tant et aussi longtemps que les BHP seront fabriqués avec des matériaux aussi
simples et peu couteux que ceux que l’on utilise pour faire des bétons usuels, il faudra
aussi, rechercher la meilleure combinaison de matériaux locaux pour obtenir un BHP ayant
un rapport eau/ciment désiré.

Comme on le verra, fabriquer un BHP est une opération un peu plus compliquée que de
produire un béton usuel. Les raisons en sont simples : au fur et à mesure que la résistance à
la compression visée augmente, les propriétés du béton ne sont plus simplement reliées au
rapport eau/liant, le paramètre fondamental qui gouverne les propriétés des bétons usuels
par l’intermédiaire de la porosité de la pâte de ciment hydraté.[5]
I.5.CHOIX DES MATÉRIAUX POUR LES BHP

Lorsque l’on choisit les matériaux pour fabriquer un BHP, certains choix sont plus
critiques que d’autres.Ainsi on commencera à considerer la selection du ciment Portland
meme dans le cas ou d’autres ajouts cimentaires sont utilisés en conjonction avec le
ciment Portland.La selection se poursuit par celle du super plastifiant afin d’optimiser la
combinaison ciment/superplastifiant.

Quand ces choix cruciaux sont faits ,on évalue l’utilisation d’un ou plusieurs ajouts
cimentaires.La selection des granulats viendra par la suite puisque leur qualité devient de
plus en plus critique pour augmenter la résistance à la compression du BHP.

Il n’existe pas une methode precise pour la formuler un BHP .Cette formulation depend
essentiellement de la résistance ainsi des performances vises par le BHP.[5]

I.5.1.Sélection du ciment

Le ciment est un liant hydraulique ,c’est-à-dire une matière inorganique finement


moulue qui,gachée avec de l’eau ,forme une pate qui fait prise et durcit par suite de
reactions et processus d’hydratation et qui,après durcissement ,conserve sa résistance et sa
stabilité meme sous l’eau .Le ciment est obtenu à partir d’un ou plusieurs constituent(s).[6]

Les ciments utilises pour les bhp sont en general des ciments dits à hautes performances
(CPA-CEM I 52.5) dont la résistance à 28 jours sur éprouvettes de mortier normal
(4x4x16cm) est en general supèrieure à 60 MPa .Cependant certains ciments (CPA-CEM I
42.5) permettent d’atteindre des hautes resistances .Notons qu’on trouve actuellement sur
le marché des CPJ, contenant des fumées de silice, dont l’application principale concerne
les BHP. Les hautes résistances sont la plupart du temps obtenues grace à une finesse de
mouture élevée.[7]

I.5.1.1.Types des ciments

Les ciments constituts de clinker et de constituants secondaires sont classes en


fonction de leur composition,en cinq types principaux par les normes NF P15-301 et ENV
197-1.Ils sont notés CEM et numérotés de 1à5 en chiffres romains dans leur notation
française est indiquée entre parenthèse):
CEM I: Ciment Portland (CPA-dans la notation française),

CEM II: Ciment Portland composé(CPJ),

CEM III:Ciment de haut fourneau(CHF),

CEM IV:Ciment pouzzolanique(CPZ),

CEM V: Ciment au laitier et aux cendres (CLC)

La proportion (en masse) des différents constituants est indiquée dans le Tableau I.2.[8]

Tableau I.2 : 5 types de ciments courants et leur composition

Notation Clinker Autres Constituants


constituants Secondaires

Ciment CEM I 95 – 100 -- 0–5


Portland

Ciment CEM II A 80 – 94 6 – 20 --
Portland CEM II B 65 - 79 21 – 35 --
composé

Ciment de haut CEM III A 35 – 64 36 – 65 0-5


fourneau CEM III B 20 – 34 66-80 0-5
CEM III C 5 - 19 81-95 0-5

Ciment CEM IV A 65-90 10-35 0-5


pouzzolanique CEM IV B 45-64 36-55 0-5

Ciment CEM V A 40-64 18-30 0-5


composé CEM V B 20-39 31-50 0-5
I.5.1.2.Domaines d’utilisation des ciments

TableaunI.3:Domaine d’utilisation du ciment

Ciment Désignation Utilisation Contre indication


Ciment Portland CEM I Tous travaux de béton armé -Présence d’eaux
Ciment composé CEM II -Bonne résistance agressives
-Décoffrage rapide -Travaux
(prefabrication) souterrains
-Bétonnage par temps froid -Bétonnage en
grande masse

Ciment au laitier CEM III Béton de masse (barrage) -Bétonnage par


et pouzzolanique CEM IV -Béton de foundation(sol temps froid
Ou laitier et CEM V agressif) -Béton préfabriqué
cendre -Bétonnage en temps chaud -Résistance à jeune
-Eau usée age élevée
-Travaux souterrains
-Réservoir d’eau

I.5.2.Sélection des granulats


La sélection des granulats doit être faite avec beaucoup de soin au fur et à mesure
qu’augmente la résistance visée puisque les granulats peuvent devenir le chainon le plus
faible où va s’initier la rupture du béton lorsqu’il sera soumis à des contraintes élevées.
Il est donc très important d’exercer un contrôle serré de la qualité des granulats surtout en
ce qui a trait à leur granulométrie, à leur forme et à la propreté des particules.

I.5.2.1.Granulat fin
Peu de recherche ont été faites pour optimiser les caractéristiques du granulat fin que
l’on doit utiliser dans les BHP même si la nature et les caractéristique d’un sable peuvent
beaucoup varier d’un endroit à l’autre .En général ,les granulats fins que l’on utilise pour
fabriquer des BHP ont une distribution granulométrique comprise dans les limites
recommandées par la norme ACI pour les bétons usuels. Cependant, chaque fois que cela
est possible, on peut choisir un granulat fin qui se situe sur la partie grossière de ces
limites,c’est-à-dire un granulat fin qui a un module de finesse compris entre 2.7 et 3.0.
L’utilisation de tels sables grossiers est recommandée puisque ,dans tout BHP ,il y a
suffisamment d’éléments fins à cause de la forte teneur en ciment et en ajouts cimentaires
,de telle sorte qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un sable fin pour améliorer la maniabilité
du béton et sa résistance à la ségrégation .En outre, l’utilisation d’un sable plutôt grossier
peut amener une certaine diminution de la quantité d’eau de gâchage nécessaire pour
obtenir une maniabilité donnée, ce qui est un avantage du point de vue de la résistance et
du point de vue économique .L’utilisation d’un sable grossier permet aussi d’obtenir un
meilleur cisaillement de la pâte de ciment durant son malaxage.
Généralement, il n’y a pas d’avantage particulier à utiliser un type de sable plutôt qu’un
autre en autant que ces sables soient propres et ne contiennent pas de particules d’argile ou
de silt.
Tout le sable naturel utilise pour fabriquer un BHP doit contenir le moins possible de
particules supérieures à 5mm ,lorsque ces particules sont plutôt friables, car elles
constituent alors le maillon faible du BHP.
Le remplacement partiel d’un sable manufacturé a été fabrique en utilisant une roche très
résistante.
En pratique, le choix du sable que l’on peut utiliser pour fabriquer un BHP est très
souvent limité dans la plupart des usines de béton prêt à l’emploi, car elles ne disposant
que d’une seule benne pour entreposer le sable. Comme ces centrales doivent aussi livrer
des bétons usuels pour leurs clients habituels, il est assez difficile de disposer de deux
sables différents dans une même usine : un sable pour le béton usuel et un autre pour le
BHP .Cependant, si deux bennes sont disponibles pour le granulat fin, on peut en réserver
une pour le sable plus grossier qui sera utilisé pour fabriquer les BHP.

I.5.2.2.Gros granulat concassé ou gravier


Au fur et à mesure qu’augmente la résistance à la compression ciblé, la sélection des gros
granulats devient de plus en plus importante .
On utilise la plupart du temps des roches dures et denses comme gros granulat lorsque
l’on fabrique des BHP .Il n’est pas encore clairement établit si des granulats qui sont
potentiellement réactifs face aux alcalis du ciment peuvent être utilisés pour fabriquer des
BHP.Dans l’état actuel des connaissances ,il est donc préférable de s’abstenir et de
n’utiliser que des gros granulats qui ne sont pas potentiellement réactifs.
La forme des particules du gros granulat est aussi importante du point de vue
rhéologique.Durant le concassage ,il faut essayer de générer autant que possible des
particules équidimensionnelles (aussi appelées cubiques)plutôt que des particules plates et
allongées .Ce dernier type de particules n’est pas recommandé car ces particules sont
faibles, elles peuvent même quelque fois facilitent casser entre les doigts et produire des
bétons qui auront une moins bonne maniabilité qu’il faudra compenser en augmentant le
dosage en super plastifiant pour obtenir un affaissement donné.
Du point de vue de leur forme et de leur résistance, les meilleurs granulats pour fabriquer
des BHP sont probablement les graviers glaciaires ou même les graviers fluvio-glaciaires
parce qu’ils sont généralement constitués de particules qui correspondent aux parties les
plus dures des roches qui ont été écrasées par les glaciers et qu’ils ont été bien nettoyés par
les eaux qui les ont traversés lors de la fonte des glaciers(Aitcin,1989).
La sélection du gros granulat peut être faite en examinant de façon attentive la
minéralogie et la pétrographie du granulat, de façon à s’assurer que toutes les particules
sont résistantes et permettent de retarder le plus possible la rupture prématurée du BHP.

I.5.3.Sélection de l’addition
Jusqu’à présent, l’expérience a montré que les BHP de classes I et II (50 à100MPa)
peuvent être fabriqués en utilisant une grande variété de liants :on a pu utiliser du :
 ciment portland seul ;
 ciment portland et de la fumée de silice ;
 ciment portland, du laitier et de la fumée de silice ;
 ciment portland, des cendres volantes et de la fumée de silice ;
 ciment portland et de laitier à haute fourneau ;
 ciment portland et des cendres volantes.
La documentation montre aussi que la plupart des BHP de classe III (100à125MPa) qui a
été produits jusqu’à ce jour contenait de la fumée de silice, sauf dans quelques cas rares où
l’on visé une résistance de 100 MPa en utilisant du ciment portland pur.
Jusqu’à présent,les BHP de classe IV et V qui ont été fabriqués contenaient tous de la
fumée de silice.En outre que,au fur et à mesure que la résistance à la compression des BHP
augmente,on peut utiliser de moins en moins de combinaisons cimentaires.Ces ajouts
cimentaires coutent moins chers que le ciment portland et leur utilisation permet de réduire
quelque peu le dosage de superplastifiant.Leur utilisation entraine donc,non seulement des
économies, mais aussi un contrôle plus facile de la rhéologie de tels bétons.
Jusqu’à aujourd’hui, sont rare les cas où l’on décidé d’utiliser des ajouts cimentaires pour
des questions rhéologiques, mais ce type d’utilisation va surement se développer dans le
future. Même si l’on se réfère toujours à des considérations économiques pour justifier
l’incorporation d’ajouts cimentaires, on souligne rarement les économies qu’elle entraine
au niveau de la réduction du dosage de super plastifiant pour obtenir une maniabilité
désirée.[9]

I.5.3.1.Fumée de silice
La fumée de silice est un produit minéral amorphe obtenu essentiellement lors de la
fabrication du silicium et de ses alliages. Le silicium est obtenu par réduction du quartz en
présence de carbone à 2000 °C dans des fours à arc électrique. Les fumées contiennent du
monoxyde gazeux (SiO) qui s’oxyde et se condense en particules vitrifiées amorphes
extrêmement fines. Ces particules sont lisses et sphériques (100 000 billes de fumées
recouvrent entièrement un grain de ciment). Leur couleur est le plus souvent gris clair.[2]
La réduction du rapport eau-ciment par l’ajout d’un superplastifiant permet d’obtenir un
béton plus compact. Des études ont cependant démontré que la composition de
l’importante zone de transition entre les granulats et la pâte de ciment durcie demeure
inchangée – c’est-à-dire qu’elle ne devient pas plus compacte. Cette zone est très poreuse
et peu résistante. Sa largeur n’est que de 40 μm, mais elle joue un rôle crucial lors de la
reprise des contraintes par le béton. L’ajout de particules extrêmement fines permet de
combler les minuscules vides dans cette zone de transition. La présence du super plastifiant
est en outre essentielle pour éviter la formation de conglomérats. Parmi ces substances,
citons notamment les cendres volantes, le filler calcaire, le quartz concassé, les laitiers de
haut fourneau broyés et les fumées de silice. En raison de leurs petites dimensions et de
leur immense surface spécifique, les fumées de silice sont les plus efficaces. La surface
spécifique des fumées de silice oscille entre 15 000 et 25 000 m2/kg et est nettement
supérieure à celle du ciment, comprise entre 350 et 500 m2/kg. Les fumées de silice
disposent en outre de propriétés pouzzolaniques. Elles se lient à la chaux libérée lors de
l’hydratation du ciment et contribue de la sorte au développement de la résistance.
Outre le compactage de la pâte de ciment durcie autour des granulats, ces particules
ultrafines assurent également un remplissage généralement plus homogène du squelette
granulaire dans la zone la plus fine. La compacité augmente, ce qui améliore la durabilité.
Un autre effet positif de ces additions est leur influence favorable sur la stabilité du béton
frais. Cette influence est particulièrement utile lors de la fabrication de bétons à très haute
ouvrabilité. La résistance d’un béton obtenue grâce à un super plastifiant et à des fumées
de silice peut excéder 100 MPa.[10]

I.5.3.2. Laitier de haut de fourneau

Le laitier est un sous produit issu de la fabrication de la fonte .Lors de l’élaboration de


la fonte dans le haut fourneau,il y a production de composés gazeux(gaz de haut
fourneau),liquides(fonte,laitier)et solides(poussière de gaz).Ces éléments proviennent de la
gangue des minerais,des cendres de combustibles et des additions siliceuses,calcaires ou
magnésiennes des fondants.Les quantités de laitier par tonne de fonte sont donc
déterminées par les conditions memes d’exploitaton,et aussi par la nature des minerai.[5]

La decision d’utiliser ou non un laitier de haut fourneau depend évidemment de sa


disponibilité à un prix économique.A l’heure actuelle ,l’utilisation des laitiers dans les

BHP est relativement limitée ,mais ,chaque fois qu’is ont été utilisés,les laitiers ont offert
des performances aussi bonnes que le ciment Portland dans les bétons usuels et dans les
BHP.

Jusqu’à present ,les laitiers ont été utilisés en parallèle avec de la fume de silice pour
fabriquer des BHP de classes I,II et III(50 à 125MPa).Ils n’ont jamais été utilisés pour
fabriquer des BHP de classes IV et V,probablement parce qu’ils n’ont pas été sérieusement
considérés pour de tells applications puisqu’il n’y a aucune raison que de tells laitiers ne
puissant etre utilisés dans le future pour faire des BHP de classes IV et V.

I.5.3.3. Cendre volante

Le principal problème lorsque l’on veut utiliser des cendres volantes pour fabriquer un
BHP vient du fait que l’expression cendres volantes est un terme générique qui définit un
produit dont les propriétés peuvent varier considérablement ,même si les critères
d’acceptation et de classification des cendres volantes développés ces dernières années
essaient de les subdiviser en catégories un peux mieux définies.Il n’est pas exagéré de dire
qu’il y a autant de types de cendres volantes qu’il a de sources de cendres volantes et que
toute généralisation doit être faite avec beaucoup de précaution.Cependant afin de
simplifier cette situation ,on peut toujours se baser sur la classification ASTM qui subtivise
les cendres volantes en deux grandes catégories selon leur composition chimique :les
cendres volantes de classe F qui sont des cendres ayant une faible teneur en calcium et les
cendres volantes de classe C qui ont une teneur plus élevée en calcium.

Même si utiliser des cendres volantes pour remplacer une partie du ciment dans les
BHP apporte beaucoup d’avantages, il faut le faire avec précaution ou à des dosages
faibles dans les cas suivantes :
o Besoin d’une forte résistance à très court terme
o Bétonnage par temps froid
o Résistance au gel-dégel
o Diminution de la température maximale d’un BHP dans un élément structural. [9]

I.5.3.4. Fillers (calcaire et siliceux)


Ce sont des poudres de roche (calcaire ou siliceuse) obtenue par broyage et/ou sélection,
dont les caractéristiques sont définies par la norme NF P18-508 et 509 (NF P18-508, 12 ;
NF P18-509, 12) respectivement pour les fillers calcaires et siliceux. La demande en eau
des fines siliceuse telles que le quartz est supérieure à celle des fillers calcaires d’usage
plus courant dans les bétons. Ceci est dû à la forme anguleuse des particules de quartz. En
plus de leur effet physique, des études sur les fillers calcaires, ont montré qu’ils présentent
une certaine activité physico-chimique, qui favorise l’accélération de l’hydratation du
clinker par la création de sites de nucléation (germination) hétérogène, notamment, lorsque
l’addition est finement broyée. Néanmoins, l’effet n'est remarquable que seulement au
jeune âge. D’après les mêmes études, le calcaire réagit avec les aluminates du ciment pour
former des carboaluminates de calcium hydratés, qui sont favorables à la durabilité du
matériau. À long terme, les fillers siliceux peuvent contribuer faiblement à une réaction
pouzzolanique. [11]

I.5.4.Sélection du super plastifiant


Un super plastifiant haut réducteur d’eau est un adjuvant qui, sans modifier la
consistance, permet de réduire fortement la teneur en eau d’un béton donné.
Les super plastifiants sont des polymères organiques solubles dans l’eau, dont la
synthétisation réalisée par une opération complexe de polymérisation produit de longues
chaînes de molécules de masses moléculaires élevées et sont de ce fait relativement chers.
Dans le cas de rapport eau/ciment très faible (BHP), pour obtenir l’affaissement désiré,
il est nécessaire de rajouter une quantité de super plastifiant. Dans ce cas, on procède par
une double introduction en introduisant une première quantité de super plastifiant juste
nécessaire pour obtenir un béton d’affaissement de 50 à 100 mm qu’on peut malaxer
convenablement et on introduit le reste à la fin du malaxage.[12]
La sélection d’un superplastifiant efficace est aussi cruciale que celle d’un ciment quand
on veut fabriquer des BHP parceque tous les types et toutes les marques de superplastifiant
ne réagissent pas de la même façon avec tous les ciments.L’experience démontre que tous
les superplastifiants commerciaux n’ont pas la même efficacité pour disperser les
particules de ciment à l’intérieur d’un béton en réduissant la quantité d’eau de gâchage et
en contrôlant la rhéologie des bétons de très faible rapport eau/liant durant la première
heure qui suit le contact entre le ciment et l’eau.[9]

I.5.4.1.Découverte des super plastifiants

La découverte des plastifiants – et, plus particulièrement, de super plastifiants très


puissants dans les années 1970 – a constitué un véritable tournant. L’effet de ces adjuvants
est de rendre le béton nettement plus liquide, sans ajouter d’eau. La surface de chaque
grain de ciment contient des charges électriques libres. Les charges opposées s’attirent
mutuellement. Au contact de l’eau, les grains s’agglomèrent alors en floculats. L’eau de
gâchage qui se trouve entre ces floculats sera toutefois emprisonnée .A partir de ce
moment, elle ne contribuera plus à la fluidité de la pâte de ciment. L’ajout d’une quantité
supplémentaire d’eau de gâchage sera nécessaire pour obtenir l’ouvrabilité souhaitée.

Les super plastifiants empêchent la formation néfaste des conglomérats. Les molécules
du super plastifiant se fixent par adsorption sur l’interface entre le grain de ciment et l’eau
de gâchage. Une fois adsorbé, le super plastifiant forme une charge négative autour de
chaque grain de ciment. Ce faisant, les grains se repoussent les uns des autres. La
dispersion qui en résulte réduit la viscosité de la pâte de ciment et augmente l’ouvrabilité.
La structure moléculaire du super plastifiant – sous la forme de longues chaînes – renforce
également cet effet. Les molécules fixées les unes aux autres pour former des spirales avec
des ramifications dans différentes directions s’enroulent entre les grains de ciment et
empêchent de la sorte leur rapprochement réciproque. Grâce aux structures de polymères
modernes ‘en forme de peigne’, il est possible de réduire le rapport eau-ciment à moins de
0,3. La seule utilisation d’un super plastifiant permet également d’obtenir des résistances à
la compression d’environ 80MPa.[10]

I.5.4.2.Différents types de superplastifiant

I.5.4.2.1. A base de mélamine


A l’heure actuelle cependant ,les superplastifiants à base de mélamine peuvent être
fabriqués par n’importe quel manufacturier.Ainsi,peuvent être produits sous différentes
marques commerciales et leur performance sera surement beaucoup moins uniforme.
 Les raisons de préférence de ce types de superplastifiant varient selon :
 Leur teneur en solides (dans la formulation à 22%)correspond à la moitié de celle
d’un polynaphtalène
 Ils ne retardent pas la prise du béton
 Ils ont une qualité et une performance très constante
 Ils ne donnent pas une teinte légèrement beige aux BHP architecturaux qui sont
fabriqués avec un ciment blanc
 Ils piègent beaucoup moins de bulles d’air à la surface des éléments préfabriqués
 La qualité du service et la fiabilité du produit sont meilleurs que dans le cas des
polynaphtalènes
 Ils sont en général vendus forme de sel de sodium liquide ou en poudre

I.5.4.2.2. A base de naphtalène


Les super plastifiants à base de naphtalène ont été brevetés en 1938,mais ils n’ont utilisés
dans l’industrie que vers des années 1960.Les super plastifiants à base naphtalène sont
vendus sous forme d’un liquide brun qui a une teneur totale en solides généralement
comprise entre 40 et 42%.
Quand on demande aux gens qui utilisent des poly naphtalènes pourquoi ils utilisent ce
type de super plastifiant plutôt qu’une mélamine ?
 Les poly naphtalènes ont une teneur en solide plus élevée si bien que leur emploi
est plus économique pour obtenir un certain degré de maniabilité
 Il est facile de contrôler la rhéologie d’un BHP à cause du léger retard de prise et de
durcissement qu’ils entrainent
 Le cout des poly naphtalènes peut être négocié avec plusieurs fournisseurs
 Certains producteurs de BHP avouent candidement qu’ils sont commencés à utiliser
des polynaphtalène, qu’ils ont eu de bons résultats et qu’ils ont continué à le faire
sans chercher à changer de type de super plastifiant
 D’autres sels de poly naphtalène ont été étudiés par des chercheurs, mais, jusqu’à
présent, ils n’ont pas été utilisés pour fabriquer des BHP.

I.5.4.2.3. A base de lignosulfonate


Les super plastifiants à base de lignosulfonate sont rarement utilisés de façon
individuelle dans les BHP, mais plutôt en combinaison avec des mélamines ou des poly
naphtalènes. Quelques producteurs de béton préfèrent introduire d’abord un super
plastifiant à base de lignosulfonate au début du malaxage pour ensuite une polymélamine
ou un polynaphtalène plus pure à la fin du malaxage ou lorsque l’affaissement du BHP doit
être ajusté dans chantier.[9]

I.5.4.3.Effet et mode d’action du superplastifiant

Le dosage un eau influence directement la maniabilité du béton frais et


l’augmentation de ce dosage peut avoir des effets néfastes sur les propriétés du béton ; a
court terme on peut signaler une perte d’homogénéité du matériaux et a long terme, une
diminution de la résistance mécanique et une augmentation de la porosité sont
envisageables et donc une durabilité diminué. c’est pourquoi on a depuis longtemps fait
appel a la chimie organique et plus précisément aux super plastifiant qui permettent une
des réduction de dosage en eau d’environ 30% sans sacrifier la résistance du béton bien au
contraire. [12]

I.5.4.4.Influence du dosage en super plastifiant

Pour augmenter la maniabilité d’un béton, le dosage normal des super plastifiants est
compris entre 1 et 3 litres par mètre cube de béton, pour des supers plastifiants sous forme
liquide contenant 40 % de matériaux actifs. Lorsque les super plastifiants sont utilisés pour
réduire la teneur en eau du béton, leur dosage est beaucoup plus élevé et se situe entre 5 et
20 litres par mètre cube de béton. Dans le cas de rapport eau/ciment très faible (BHP), pour
obtenir l’affaissement désiré, il est nécessaire de rajouter une quantité de super plastifiant.
Dans ce cas, on procède par une double introduction en introduisant une première quantité
de super plastifiant juste nécessaire pour obtenir un béton d’affaissement de 50 à 100 mm
qu’on peut malaxer convenablement et on introduit le reste à la fin du malaxage.

Lorsque l’on utilise des super plastifiants à très forts dosages, Atchin a montré que
leur effet enveloppant peut retarder quelque peu l’hydratation des grains de ciment quelque
soit la nature du super plastifiant, le type de ciment ou la dimension moyenne de ses grains.
Kadri a montré en étudiant l’ouvrabilité des bétons à hautes performances, que la
composition chimique du ciment et en particulier la teneur en C3A, joue un rôle majeur sur
la consistance du béton en absorbant les molécules de super plastifiants.
En effet, les ciments à faible teneur en C3A ont un effet favorable sur la diminution du
dosage de saturation et sur la perte d’ouvrabilité au cours du temps. D’autre part, il a
montré que parmi les 3 supers plastifiants considérés, le naphtalène sulfonaté était
supérieur en termes de dosage de saturation et maintien de la consistance du BHP au cours
du temps. Ismail Aiad a montré en étudiant l’influence du temps d’introduction des super
plastifiants sur les propriétés rhéologique des pâtes de ciment à l ’état frais, que les super
plastifiants à base de naphtalène et de mélamine augmentent les propriétés rhéologiques
des pâtes de ciment à court et long termes et que la réduction de la contrainte d’écoulement
et la viscosité plastique dépend de la composition du ciment et du temps d’introduction du
super plastifiant dont le temps optimal était de 10 à 15 min après le début du malaxage[13]

I.5.5.Sélection de l’eau de gâchage


Elle doit conforme a la norme NF P 18-303.
Le « gâchage « est l’opération irréversible de l’eau au ciment. Cette opération se
poursuit par le malaxage. L’eau de gâchage est la quantité totale d’eau que l’on utilise pour
faire le béton. La résistance finale d’un béton dépend du rapport E/C du mélange.
Toutes les eaux ne peuvent pas être utilisées pour gâcher du béton parce qu’elles
contiennent, dans certains cas, un excès d’impuretés qui détériore les propriétés du béton,
notamment les propriétés physiques et mécaniques (prise et résistance), les propriétés
esthétiques (taches, efflorescences), la durabilité (corrosion des armatures, stabilité du
béton).
Ces impuretés, éventuellement contenues dans l’eau de gâchage, sont soit des composés
chimiques qui peuvent être actifs vis-à-vis du ciment, des granulats ou des armatures, soit
des particules en suspension qui, du fait de leur quantité ou de leur qualité, sont
indésirables. [14]

I.6.FORMULATION DES BHP


La recherche des hautes performances passe par la réduction de la porosité du béton
durci, c’est-à-dire de son pourcentage de vide. On cherchera donc, pour formuler un BHP,
à diminuer la porosité de la matrice cimentaire et à optimiser le squelette granulaire. La
formulation d’un BHP suit les trois principales étapes suivantes :
a. Détermination d’une formule théorique prévisionnelle
– sélection des constituants en fonction de l’expérience locale ;
– détermination des proportions des constituants ;
– optimisation du squelette granulaire.

b. Optimisation du mélange en laboratoire


– validation de la compatibilité ciment /adjuvant ;
– ajustement de la quantité de la pâte et de l’adjuvant;
– vérification du comportement rhéologique du béton frais ;
– analyse de la sensibilité de la formule aux variations des dosages des divers constituants ;
– analyse de la sensibilité de la formule aux conditions climatiques possibles lors de la
mise en œuvre (température).

c. Validation de la formule sur chantier :


– vérification du comportement rhéologique du béton frais ;
– vérification des éventuelles spécifications complémentaires telle que la pompabilité ;
– vérification des caractéristiques du béton

La limitation de la porosité implique essentiellement deux conditions :


o une très faible teneur en eau ;
o une granulométrie comportant des éléments fins en quantité suffisante pour
remplir les espaces entre les plus gros granulats. [2]
I.6.1.Optimisation de la formulation d’un BHP
L’optimisation de la formulation d’un BHP consiste à :

Diminuer la porosité (% de vide) de la matrice cimentaire : il faut


 Réduire le rapport E/C (de l’ordre de 0,3 à 0, 35) ;
 fluidifier le mélange en dé floculant les grains de ciments à l’aide de
super plastifiants.
Optimiser le squelette granulaire (granulométrie adaptée et ajouts d’éléments fins) :
il faut
 introduire des ultrafines ;
 adapter chaque classe granulaire ;
 déterminer la distribution de taille des grains. [13]

I.6.2.Méthodes de formulation d'un BHP


I.6.2.1. Dreux – Gorisse
La méthode de G. Dreux et L. Gorisse (1970) rassemble les différentes méthodes de
l’époque (Valette, Faury, Joisel, etc.) et en déduit une méthode pratique et simplifiée de
formulation adaptée aux matériaux utilisés même actuellement, notamment les BHP avec
quelques ajustements propres .Cette méthode est basée sur l’obtention d’une courbe
granulométrique continue permettant de produire un squelette granulaire le plus dense
possible, et d’optimiser le dosage en ciment et en eau des bétons ordinaires.
La courbe granulaire de référence est exprimée en échelle semi-log (échelle des
analyses granulométriques), et le point de brisure est défini par :
 son abscisse : Dmax/2 si Dmax < 25 mm
et (Dmax−5mm)/2 si Dmax > 25 mm,
 et son ordonnée : Y = 50 − Dmax +K +Ks.
Avec K un terme correcteur d’arrangement granulaire prenant en compte le dosage en fines
(Ciment et fillers), l’angularité des granulats et la puissance de serrage ;
Ks une fonction du module de finesse du sable.

I.6.2.2. Baron - Lesage


L’approche classique adoptée en France est la méthode de Baron - Lesage tirée de
l’expérimentation et développée au LCPC dans les années 1980.
Cette méthode pratique est basée sur des essais au maniabilimètre LCPC et permet
avec cet outil de déterminer la maniabilité maximale du béton en fonction du rapport
Sables sur Gravillons (S/G). Elle a l’avantage de mener à des bétons qui présentent des
risques de ségrégation minimaux.
La théorie de Baron - Lesage est fondée sur les hypothèses suivantes qui ont été
vérifiées par l’expérience (Rossi, 1998) :
pour un rapport E/C fixé, le béton le plus maniable est celui dont le squelette
granulaire est le plus compact,
le rapport S/G correspondant à cet optimum de compacité est indépendant de
la quantité de pâte de ciment.

I.6.2.3. De-Larrad
Les modèles théoriques présentent l’intérêt majeur de réduire le nombre de gâchées
effectuées au laboratoire. Le Modèle d’Empilement Compressible MEC a été développé
par Sedran et de Larrard. L’avantage de ce modèle est qu’il décrit mathématiquement un
empilement granulaire en prenant en compte le squelette granulaire dans son ensemble,
depuis les particules micrométriques jusqu’aux particules centimétriques, tout en
s’appuyant sur les notions de compacités virtuelles. Il vise à prévoir la compacité d’un
mélange à plusieurs classes granulaires, à partir des caractéristiques des grains qui le
composent (forme, distribution granulaire, compacités des tranches mono-dimensionnelles)
et pour une énergie de mise en place de l’empilement granulaire décrite par un indice
représentatif de son degré de serrage, traduisant l’énergie fournie pendant la mise en place.
Cette méthode d’optimisation a l’avantage de prendre en considération la granulométrie
des particules, leur forme et l’interaction entre les grains. Ce modèle a été utilisé avec
succès pour la formulation de mélange de béton ordinaire, à haute performance et
autonivelant. Le logiciel René-LCPC a été développé à la suite de ce travail et programme
le MEC sur la base de l’optimisation granulaire. Il prédit la viscosité plastique, le seuil de
cisaillement, l’affaissement au cône et différentes propriétés du béton (résistance,
déformations différées, etc.) à partir de sa composition et du modèle granulaire. Cela
permet d’évaluer l’importance d’un paramètre de formulation sur la performance du
béton.[15]
I.7.PROPRIETES DES BHP

I.7.1.Thermiques

Les propriétés thermiques des BHP,telles que conductivité ,chaleur spécifique et


coefficient de dilatation ne diffèrent pas sensiblement de celles des bétons traditionnels.
I.7.2.Résistance au feu

Même si la durabilité du BHP est en règle générale nettement supérieure à celle du


béton conventionnel, la résistance au feu est cependant un élément sur lequel il convient
d'attirer l'attention. En raison de la structure très dense des pores, la pression de vapeur, qui
apparaît à l'intérieur du béton à des températures excédant 100 °C, peut difficilement être
réduite. La vapeur ne peut en effet pas être rapidement évacuée à l'extérieur, en raison de la
structure très dense du matériau.[5]
L’analyse du comporetement au feu du BHP vise à modilise, en particulier,l’écaillage et
les évolutions des performances mécaniques à trés hautes temperatures et étudier les
solutions techniques permettant de réduire les risques d’éclatement.

Ces essais ont permis de mettre en evidence l’intéret de l’introduction de fibres de


polypropylene ( à des dosages de quelques kg/m^3)pour réduire de façon efficace le risque
d’écaillage des BHP (les fibres en fondant,vers 170 °c ,constituent un réseau connecté de
canaux rendant le matériau beaucoup plus permeable,ce qui permet l’évacuation de la
vapeur).[1].

I.7.3.Durabilité
Etant donné la structure plus dense des pores du béton de hautes performances, ce
matériau affiche un meilleur comportement face aux mécanismes d’agression. La plupart
des processus de dégradation sont en effet causés par l’entrée de substances agressives,
telles que des chlorures, du dioxyde de carbone, des acides,… Si la pénétration de ces
substances dans le béton est entravée, comme dans le cas du BHP, les processus de
dégradation y afférant ne pourront bien évidemment se produire que bien plus tard. Quoi
qu’il en soit, il convient toujours de veiller à la pureté des éléments constitutifs du béton,
afin d’éviter toute agression par des mécanismes internes (présence de sulfates, d’alcalis,
de granulats réactifs, …). Toutefois, la durée d’utilisation d’une construction est en
grande partie également déterminée par les conditions d’exécution. Dans ce cadre, nous
avons déjà fait allusion ci-dessus au risque de fissuration prématurée résultant des effets
thermiques et du retrait (principalement endogène). La présence de telles fissures peut
influencer sensiblement la durabilité de la construction.
Le guide LCPC « Recommandations pour la durabilité des bétons durcis au gel »
spécifie, les principales recommandations à l’élaboration des BHP et explicite la démarche
à suivre pour formuler des BHP résistant au gel.
La faible perméabilité des BHP et le faible rapport E/C favorisent une résistance plus
importante aux risques d’écaillage en présence de sels de déverglaçage.
Il est possible de formuler des BHP qui résistent bien aux cycles gel/dégel et à
l’écaillage sans ajout d’entraineur d’air .Lorsque le béton doit résister à un gel sévère (forte
saturation d’eau), l’utilisation d’un entraineur d’air est généralement nécessaire si E/C est
supérieur à 0.32. [10]

Par ailleurs, des essais spécifiques ont été développés pour mesurer des paramètres
associés à la durabilité des BHP tels que :

I.7.3.1. Imperméabilité
Leur faible porosité capillaire confère aux BHP une très faible perméabilité.

I.7.3.2. Résistance aux agents agressifs


La faible perméabilité des BHP leur confère une bonne résistance à la pénétration et au
transfert dans la masse du béton des agents agressifs en phase gazeuse ou liquide (eaux de
mer, eaux sulfatées, solutions acides, dioxyde de carbone, etc.).

I.7.3.3. Migration des ions chlorure


La résistance des BHP à la migration des ions chlorures est supérieure à celle des bétons
courants, grâce à sa microstructure plus dense.

I.7.3.4.Tenue aux attaques gel/dégel


Les BHP, correctement formulés, résistent aux cycles gel/dégel grâce à leur forte
compacité et à leur résistance mécanique élevée.[2]
I.7.3.5.Carbonatation
De nombreuses études ont démontré que la durabilité des BHP vis-à-vis de la
carbonatation est très nettement supérieure à celle d’un béton traditionnel.
En effet ,le réseau poreux, peu connecté limite la diffusion du gaz carbonique au sein de la
matrice cimentaire.
La faible porosité initiale favorise le colmatage des pores lié à la formation des cristaux
de calcite.La progression de la carbonatation en profondeur est réduite, ce qui assure une
meilleure protection des armatures.[2]

I.7.4.Mécaniques

Les diverses propriétés des BHP découlent de leur faible porosité et de leur durabilité
élevée.

I.7.4.1. Résistance à la compression

C’est une caractéristique souvent utilisé pour classer les BHP. C’est ainsi que les
spécialistes distingue :

Classes Résistance caractéristique à la compression


(fc) a 28 jours MPa
Béton ordinaire 20à50
BHP 60à100
BTHP 100à150
Béton exceptionnel >à150

Les gains de résistance se manifestent dès le jeune Age, un béton à 60 MPa à7 jours.

En l’absence de caractéristique particulière, on adapte comme contrainte de calcule (fc28)


la valeur déduite de la formule retenue par les bétons usuels par les règles BAEL :
fc28=0,85(fcj/γь)

γь : coefficient de sécurité généralement pris égale à 1,5 sera probablement réduit dans
l’avenir dans la mesure ou les BHP font l’objet d’un niveau de qualité supérieur à la
moyenne.
La contrainte de traction de calcul (ftj) se déduit de la contrainte de compression (fcj),
selon la formule règlementaire habituelle : ftj=0,6+0,06fcj (MPa)

Lorsqu’un béton doté d’une résistance normale est comprimé, les fissures d’adhérence
entre la matrice de mortier et le granulat se propageront autour des granulats. A un niveau
proche de la résistance à la compression, ces fissures d’adhérence se propageront à toute la
matrice de mortier, entraînant l’apparition de fissures dans le mortier. En définitive, le
béton cèdera sous l’effet de tout un réseau de fissures ininterrompues dans le mortier, alors
que les granulats ne subiront aucun dommage.

Le béton à hautes performances se caractérise par une meilleure adhérence entre les
granulats et la matrice de ciment. En outre, la résistance de la matrice sera pratiquement
égale à la résistance des granulats et des fois plus. L’apparition et le développement de
fissures d’adhérence ou de microfissures seront retardés. A l’approche de la rupture, les
fissures se seront désormais généralement propagées au travers des granulats [15]

I.7.4.2.Résistance en traction
Généralement, la résistance à la traction du béton est liée à la résistance à la
compression. En ce qui concerne le béton ordinaire, différentes formules sont appliquées.
Dans la norme EN 1992-1-1:2004, une formule différente est proposée pour le béton à
haute résistance par rapport au béton ordinaire.[15]

I.7.4.3. Module de déformation


De même que pour les bétons usuels, le module de déformation instantané au jour j,
peut être déduit de la résistance caractéristique selon la formule retenue par BAEL :

Eij=1100 fcj [6]

I.7.4.4.Retrait
Le retrait total du BHP est globalement identique à celui d’un béton traditionnel mais
avec une cinétique différente (il se produit plus tôt et se développe principalement pendant
les premiers jours après le coulage). Le retrait de dessiccation à l’état durci est plus faible
compte tenu du faible dosage en eau. Le retrait endogène (ou d’autodessication), compte
tenu de la finesse de la microstructure et de la forte réduction du rapport E/C, est d’un
coefficient plus élevé (150 à 250 x 10-6) pour un BHP que pour un béton traditionnel (60
x10-6).
Le retrait d’autodessication est d’autant plus précoce et élevé que le rapport E/C est
faible.[2]

I.7.4.5.Adhérence acier-béton

La grande résistance mécanique du BHP et sa microstructure interne permettent de


mobiliser une liaison superieure entre les armatures en acier et le BHP et donc d’améliorer
les qualités d’adhérence, ce qui permet une réduction des longueurs d’ancrage et de
scellement.

I.7.4.6.Réduction des flèches et des déformations des structures

Plusieurs propriétés, de nature soit rhéologique, soit mécanique, permettent de


réduire les flèches et les déformations dans les structures et les dalles en BHP : résistance à
la traction du béton plus grande, module d’élasticité plus élevé, fluage plus faible et
adhérence acier-béton supérieure.

I.7.4.7. Fluage

La cinétique de fluage propre est très rapide (le fluage est accéléré et se manifeste dés
les jeunes âges du béton) et se stabilise plus vite.Le fluage de dessication est très faible.

Le fluage est d’autant plus faible que la résistance en compression est plus élevée.

Dans le structures précontraintes, l’utilisation de BHP permet de réduire les pertes de


précontrainte associées aux déformations différées du béton.Ce faible fluage permet
d’augmenter l’éfficacité de la précontrainte et de faciliter le contrôle géométrique des
ouvrages.

L’utilisation de BHP avec fumée de silice conduit donc à des réductions de


déformations différées et des redistributions d’efforts plus faibles.[1]
I.7.5.Facteur influençant le comportement mécanique du BHP

I.7.5.1.Influence du rapport E/C


Des années durant, la fabrication du béton n’a nécessité que des granulats, du
ciment et de l’eau. Ce dernier composant remplit un double rôle :
* l’une physique qui confère au béton ses propriétés rhéologiques,
* et l’autre chimique qui contribue au développement des réactions dites d’hydratation.

En effet, pour un mélange granulaire sec, l’ajout d’eau agit tout d’abord comme un
lubrifiant entre les particules qui ont le plus de facilité à glisser les unes sur les autres et à
se placer de façon optimale [16] .
Mais, les ciments ne le permettent pas d’une part, parce que les particules de ciment
présentent de très nombreuses charges électriques superficielles non saturées et ont alors
tendance à floculer lorsqu’elles sont mises en contact avec un liquide aussi polaire que
l’eau. D’autre part, la réaction d’hydratation se développe aussitôt que le ciment est mis en
contact avec l’eau. Jouant une fonction rhéologique qui permet d’assurer la maniabilité du
béton frais, l’idéal serait tout de même que la quantité d’eau nécessaire à la rhéologie du
béton soit strictement celle nécessaire à l’hydratation du ciment. En effet, si la quantité
d’eau nécessaire pour une hydratation complète est de 25 à 30 % de la masse de ciment,
près du double de cette quantité est nécessaire pour obtenir une maniabilité suffisante sans
adjuvantation (47% en pratique).
De multiples recherches ont montré l’effet bénéfique d’une diminution du rapport
E/C sur le développement des résistances mécaniques du béton[17].

I.7.5.2. Propriété des gros granulats


Comme les trois quarts du volume d’un béton sont occupés par les granulats, il n’est
pas étonnant que la qualité de ces derniers revête une grande importance. Non seulement
les granulats peuvent limiter la résistance du béton, mais selon leurs propriétés, ils
affectent la durabilité et les performances structurelles du béton.
La sélection des granulats doit être faite avec beaucoup de soin au fur et à mesure
qu’augmente la résistance visée ; puisque les granulats peuvent devenir le chaînon le plus
faible où va s’initier la rupture du béton lorsqu’il sera soumis à des contraintes élevées.
La contrainte à partir de laquelle se développent les fissures dépend en grande partie
des propriétés des gros granulats telles que : leur forme, leur nature, leur propreté, leur
porosité, leur état de surface, leur courbes granulométriques et leur dureté.
Dans le cas des BHP, les propriétés du granulat, en particulier sa forme et sa texture,
influencent beaucoup moins la résistance de rupture à la compression que la résistance à la
traction.

I.7.5.3. Influence du type de granulats


L’influence de la minéralogie et des propriétés mécaniques (résistance à la
traction, résistance à la compression, énergie de rupture et module d’élasticité) d’un certain
nombre de gros granulats sur la résistance mécanique et les propriétés élastiques des
bétons.
Concernant la nature minéralogique des granulats, les auteurs apportent que les
bétons qui contenaient du granite et du quartz avaient des résistances en compression et en
traction plus importantes que les bétons qui contenaient du calcaire et du marbre .
L’utilisation des granulats de basalte dans le béton à hautes performances améliore
la résistance à la traction par fendage de 10% par rapport à leurs homologues calcaires.
Lorsqu’on désire fabriquer un béton à hautes performances, il faut porter une attention
particulière à la nature du gros granulat lors de sa sélection. Ainsi ces études favorisent
l’utilisation de granulats durs et résistants pour l’obtention des BHP.

I.7.5.4. Influence du volume en gros granulats


Le volume en gros granulats est un facteur de deuxième importance quant à la
résistance à la traction. Pour une quantité de pâte de ciment donnée, lorsque le volume des
granulats (exprimé en pourcentage du volume total) augmente de 0 à 20%, il y a une
diminution graduelle de la résistance à la traction alors que, entre 40 et 80%, on constate
une augmentation de celle-ci.
L’explication la plus probable de ce comportement provient du fait qu’une plus forte
teneur en granulat contribue à diminuer le retrait et le ressuage, ce qui diminue les
désordres dans les liaisons granulats et pâte de ciment. De même le pourcentage de vides
par rapport au volume total est plus faible et que ce sont justement ces vides qui on un effet
négatif sur la résistance.[13]

I.8.AVANTAGES DES B.H.P

I.8.1.A l’état frais


– sa fluidité facilitant la mise en œuvre, aussi bien sur chantier qu’en usine de
préfabrication ;
– sa bonne stabilité, garantissant l’absence de ségrégation ;
– sa faible viscosité autorisant le pompage sur de longues distances ;
– sa résistance élevée au jeune âge favorisant l’optimisation des cycles de décoffrage, de
dés étaiement, de mise en œuvre de la précontrainte éventuelle, de manutention et de
transport d’éléments préfabriqués ;

I.8.2.A l’état durci


– sa résistance importante en compression permettant, à conception identique, de diminuer
l’encombrement des éléments de structure ou, à sections identiques, d’en accroître les
capacités portantes (charges, portées) ;
– son module d’élasticité plus élevé réduisant la déformabilité des structures (augmentation
de la raideur), en particulier les flèches, et améliorant la stabilité aérodynamique des
ouvrages ;
– son fluage à la fois plus faible et plus bref, simplifiant l’élaboration des interfaces avec le
second œuvre et permettant la diminution des valeurs de tension initiale de la précontrainte
éventuelle ;
– sa faible porosité, d’où sa résistance accrue aux actions dues à l’environnement (pluie,
eau de mer, eaux sulfatées, chlorures, gel, etc.) et donc sa durabilité. [13]

I.8.3.Avantages pour l’environnement d’utiliser un BHP

Chaque fois que l’on utilise un BHP à la place d’un béton usuel, il est facile de
démontrer que l’on utilise de façon beaucoup plus efficace le pouvoir liant du ciment
portland. Le rapport eau/liant élevé des bétons usuels conduit à fabriquer un matériau
poreux ayant une microstructure et une durabilité particulièrement faible. Puisque la
production du ciment portland consomme beaucoup d’énergie et dégage pratiquement
autant de CO2 que de ciment produit, fabriquer et utiliser un béton de rapport E/C élevé est
un geste de gaspillage d’une matière première à très haut contenu énergétique.

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer le coût de tous les matériaux nécessaires
pour supporter une certaine charge dans un élément structural en béton usuel ou en BHP.
En construisant avec un BHP, on utilise finalement beaucoup moins de ciment et moins de
granulats pour reprendre les mêmes efforts structuraux.[9]

I.8.4.Autres avantages

 Amélioration de la durabilité aux environnements agressifs (grande résistance à la


pénétration d’agents Agressifs et aux cycles gel/dégel, diminution de la réaction
alcali-silice).
 Rapidité de la rotation des coffrages (résistance élevée au jeune âge).
 Diminution des délais de mise en charge des structures (précontrainte accélérée).
 Diminution des sections et des densités de ferraillage et augmentation des portées
(Résistance finale élevée).
 Mise en œuvre facilitée grâce à la fluidité (zones fortement ferraillées, pompage sur
grande distance, Amélioration des parements). Cette caractéristique facilite la mise
en œuvre du béton, même dans les zones à densité d’armature élevée.
 Élévation du module d’élasticité avec diminution du fluage.
 Diminution du retrait pour une limitation des fissures.
 Élévation de la résistance à l’abrasion.
 Renforcement de l’adhérence acier/béton.
 Haute résistance en compression, permettant de réduire les sections des éléments de
béton.[3]
 Une quantité de ciment élevée supérieure à 350 kg/m3
 Un E/C plus faible par l’utilisation de super plastifiants hauts réducteurs d’eau
 Utilisation de fines à effet pouzzolanique (notamment fumées de silice) à environ
10% du poids de ciment
 Optimisation de l’empilement granulaire (moindre porosité). [5]

I.9.DOMAINES D’APPLICATION
Les BHP (Béton Haute Performance) sont utilisés dans les constructions de toutes
tailles quand on cherche à obtenir des résistances mécaniques très élevées, des structures
compacctes ou des diminutions de section.
Ils permettent aussi de répondre à des exigences d’intégration dans l’environnement,de
prendre en compte des contraintes extremes sur un plan climatique ou d’apporter une
protection à des agressions chimiques.
Les BHP sont utilisés notamment pour la réalisation de :
 Bâtiments de bureaux
 Parkings
 Tunnels et travaux souterrains
 Ouvrages d’art et de génie civil, ponts routiers
 Plates-formes d’exploitation et de stokage
 Préfabrication
 Ouvrage en site maritime
 Ouvrages de l’industrie chimique ou du nucléaire,batiment agricoles…

Ils permettent la réalisation de parties d’ouvrages fortement sollicitées (voiles,poteaux,


poutres, dalles,piles,tabliers…)en béton armé ou en béton précontraint avec la possibilité
de réduction des sections dans le respect des règles de calculs.[1]

I.9.1.Exemples d’application du BHP

Figure I.2 : Pacific Tower Figure I.3. Grande arche de la


défense(Paris)
Figure.I.4.Pont de l’ile de Ré Figure.I.5.Poteau des tours
Cœur défense

I.10. MISE EN PLACE DU BHP

Les BHP sont habituellement mis en place par pompage en utilisant des grues, des
godets ou des convoyeurs. Chaque méthode de mise en place a ses avantages et ses
inconvénients et ce sont finalement les conditions de chantier qui dictent le choix final de
mise en place. Les matériaux utilisés et l’accessibilité du chantier peuvent requérir des
capacités de production et des vitesses de mise en place qui imposeront une méthode tout
en tenant compte des conditions climatiques.

I.10.1.Pompage

La mise en place des bétons usuels se fait de plus en plus par pompage et cela
s’applique aussi au BHP. Les règles développées pour les bétons usuels s’appliquent en
général aux BHP : la granulométrie des granulats est un paramètre très important,
particulièrement celle du sable, de façon à obtenir un béton cohésif qui résiste bien aux
fortes pressions de pompage. L’addition d’une faible quantité de fumée de silice, 1 à 3% de
la masse du ciment, permet d’améliorer la pompabilité du BHP.
I.10.2.Vibration

En général, on pose qu’un BHP qui a un affaissement très élevé n’a pas besoin d’être
vibré lorsqu’on le met en place dans les coffrages, ce qui est complétement faux. A cause
de la nature très cohésive des BHP. Ceux-ci ont tendance à entrainer de grosses bulles d’air
qu’il faut éliminer par vibration interne ou externe. Les règles habituelles de consolidation
utilisées pour les bétons usuels s’appliquent encore pour les BHP.

I.10.3.Finition des dalles en BHP

En règle générale, les finisseurs n’aiment pas leur premier expérience avec le BHP
parce qu’ils n’ont pas été prévenus que leur finition est très différente de celle d’un béton
usuel. Habituellement, ils n’aiment pas du tout la cohésion du béton et ils le trouvent trop
collant. Ils attendent beaucoup trop longtemps avant de commencer la finition du BHP. Car
ils espèrent toujours voir apparaitre de l’eau de ressuage à la surface du béton. De plus, ils
s’aperçoivent que cette surface se fissure très rapidement par suite du développement du
retrait plastique et qu’il est toujours très difficile de renfermer les petites fissures qui sont
apparues à la surface du béton parce qu’elle est toujours difficile à travailler. Cependant, si
la mise en place du BHP a été bien planifiée et bien expliquée à l’équipe de mise en place,
elle peut se dérouler de façon tout à fait normale. Sur les surfaces planes, le cisaillement du
BHP sans air entrainé avec un madrier, une planche ou une règle est un processus assez
pénible et donne rarement de bons résultats. Par conséquent, il est absolument essentiel
d’utiliser une règle vibrante, les quelques défauts qui demeurent à la surface d’un BHP
peuvent être éliminés avec une truelle de magnésium ou une truelle à long manche de
façon à profiter des avantage de l’amélioration de la maniabilité du béton de la couche
supérieur grâce à l’action de la règle vibrante. Récemment, on s’est aussi aperçu qu’un fini
à la truelle, juste après l’utilisation d’une règle vibrante, améliore la position des gros
granulats dans la couche supérieure du béton de la dalle.[9]
I.11.Conclusion
Bien que les différentes caractéristiques des BHP offrent plusieurs avantages par
rapport aux bétons usuels, il y a encore place à l’amélioration, les BHP, comme tous les
autres matériaux, ont encore des points faibles .En outre,il existe et il va toujours exister de
nombreux cas où un béton de 20 à 30MPa sera le béton idéal pour répondre à des besoins
particuliers :le développement des BHP n’éliminera pas l’utilisation des bétons usuels.

Du point de vue du matériau, un BHP est simplement un béton qui a une très faible
porosité, cette dernière s’obtient en utilisant beaucoup moins d’eau de gâchage que dans
les bétons usuels, de telle sorte que, dans la partie liante du béton, les particules de ciment
et d’ajouts cimentaires sont plus rapprochées les unes des autres que dans un béton usuel.

Les propriétés mécaniques des BHP ne peuvent pas être déduites de la connaissance de
la résistance à la compression comme c’est le cas pour les bétons usuels .En un sens
,chaque BHP est unique ,cette unicité provient de la composition du liant, du rapport
eau/liant utilisé et des caractéristiques mécaniques des granulats, spécialement celles des
gros granulats .Etant donné que les BHP agissent comme de véritables matériaux
composites ,il est normal que les caractéristiques de la pate de ciment hydraté, de la zone
de transition et des granulats influencent leurs propriétés mécaniques.

De nombreux progrès dans la compréhension des propriétés des BHP, et plus


généralement dans celles du béton, ont suivi les progrès réalisés grâce à une meilleure
connaissance de la microstructure des bétons .Il semble que la prochaine étape majeure
dans la compréhension des BHP viendra d’une meilleure connaissance du matériau ce qui
représente un véritable défi pour les années à venir .chose certaine, en tant que matériau de
construction, le béton n’a pas encore dit son dernier mot. De nombreuses découvertes et de
nombreux développements se produiront surement dans le domaine du béton ;ils seront la
conséquence d’un effort de recherche qui tentera de lier la science et la technologie du
béton ,parceque,en dépit de sa complexité,le béton est un matériau qui, comme tous les
autres matériaux ,obéit aux lois de la physique, de la chimie et de la thermodynamique
,mais aussi aux lois du marché .
CHAPITRE II

DECHET DE BRIQUE

II.1.INTRODUCTION

Les considérations économiques et environnementales affectent de plus en plus


l’approvisionnement des déchets. Il y a des grands défis à la réalisation et au sens opposé
des grandes objections à l’ouverture de nouveaux bancs de carrières. En même temps, on
se heurte, des difficultés pour déposer à la décharge et de sous-produits inertes de
l’industrie et, à l’existence des décharges sauvages qui affectent l’environnement.
Ces types de résidus peuvent être transformés en vue de leur utilisation dans la
fabrication du béton.
L’usage de déchet de brique pour la fabrication du béton est jugé, le niveau bas de
recyclement de ce dernier peut être à cause de manque des recherches dans leur application
et utilisation en construction des routes. Il faut ajouter que la brique à cause de son
mauvais comportement en compression et avoir un haut degré d’absorption d’eau ne peut
pas être utilisée facilement dans le béton.
Ce genre des déchets est une menace sérieuse pour l’environnement et hygiène des
eaux souterraines de surcroît il a un aspect qui frappe désagréablement a l’œil.
Le traitement nécessaire des déchets n’est pas simple, parfois s’est plus onéreux, et
demande des connaissances spécialisées, puisque aucun de ces matériaux n’est normalisé

II.2.DEFINITION DES DECHETS

Les déchets peuvent être abordés de manière différente en fonction de leurs


propriétés. Leur classification peut notamment se faire en fonction de leur état physique
(solide, liquide, gazeux), de leur provenance (déchets ménagers, déchets industriels,
déchets agricoles), de leur traitement (primaires, secondaires, ultimes) ou encore de leur
dangerosité (déchets inertes, déchets banals, déchets spéciaux).
La variété de ces propriétés et des points de vue que l’on peut adopterlorsque l’on
s’intéresse aux déchets amène la plupart des auteurs à dire qu’il n’existe pas dedéfinition
satisfaisante du déchet. Cette définition est différente en fonction du point de vue
réglementaire, environnemental, économique ou encore fonctionnel.
II.2.1.Définition réglementaire
La définition du déchet est établie par la loifrançaise de 1975 .Le déchet y est
définicomme « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou, plus généralement, tout bien meuble
abandonné ou que son détenteur destineà l’abandon. »

II.2.2.Approche environnementale… puis sanitaire


Le point de vue environnemental est le plus proche des problématiques de santé
publique, de par le lien historique qui rapproche les nuisances environnementales des
problèmes sanitaires. Ledéchet est représenté comme une menace, un risque dès que l’on
envisage son contact, directou après traitement, avec l’environnement. La diffusion des
polluants dans le milieu s’accompagnesouvent d’un risque sanitaire. L’évaluation des
nuisances sanitaires associées aux déchets et àleurs modes de gestion est un champ
complexe de la santé environnementale qui, peut-êtreplus que tout autre champ, requiert
une approche scientifique multidisciplinaire.
L’approche environnementale et sanitaire a fortement influencé la réglementation
relative aux déchets, le premier objectif de gestion étant de prévenir ou réduire la
production et la nocivité des déchets.

II.2.3.Approche économique
Le déchet est de plus en plus considéré comme une richesse potentielle dont on peut,
grâce à des techniques novatrices, extraire une nouvelle valeur apte à réintégrer le
circuitéconomique.
C’est tout l’enjeu de la valorisation, dont la part croissante doit permettre d’exploiter
la richessecontenue dans les déchets et faire baisser la part des quantités stockées, stockage
qui ne doiten principe concerner que les déchets ultimes.

II.2.4.Approche fonctionnelle
Dans ce cadre, le déchet est considéré comme un flux de matière issu d’une «
unitéfonctionnelle »représentée par une activité ou un ensemble d’activités. Cette unité
fonctionnelle a pour but defabriquer un produit (matériel ou immatériel) et, pour ce faire,
fonctionne avec des flux d’entrée(matières premières, eau, énergie) et de sortie (le produit
recherché et les sous-produits nondésirés). Parmi ces flux de sortie, non assimilables
directement par le milieu naturel, on retrouveles déchets proprement dits, mais également
les éléments perturbés du milieu naturel affectéspar l’activité, regroupés sous le nom
d’effluents.[18]

II.3.CLASSIFICATION DES DÉCHETS


La classification des déchets n’est pas une chose facile et universelle.Ils peuvent être
classés de différentes manières selon les objectifs recherchés et selon l’intérêt des
informations qui peuvent en être tirées . Leur classification s’avère souvent très pratique et
parfois indispensable pour faciliter l’abord d’une question complexe relative à la gestion
des déchets et notamment quand il s’agit d’optimiser le choix de leur mode de gestion que
se soit à la source ou sur le circuit de leur production.[19]
« Les techniques de l’ingénieur »fait une classification très détaillée des déchets en six
groupes comme suit selon leurs origines :
II.3.1.Biologique
Les déchets d’origine biologique sont définit par le fait que tout cycle de vie produit
des métabolites (matières fécale, cadavre…….)
II.3.2.Chimique
Toute réaction chimique est régie par les principes de la conservation de la matière et
dés lors si l’on veut obtenir un produit C à partir des produits A et B par la réaction
A+B→C+D ; D sera un sous –produit qu’il faut gérer si on n’en a pas l’usage évident.
II.3.3.Technologique
Quelles que soient la fiabilité et la qualité des outils et procédés de production ,il y a
inévitablement des rejets qu’il faut prendre en compte tels que chutes ,copeaux, solvants
usés,emballage,etc….
II.3.4.Economique
La durabilité des produits, des objets et des machines a forcément une limite qui les
conduits un jour ou l’autre à leur élimination ou leur remplacement.

II.3.5.Ecologique
Les activités de dépollution (eau, air, déchets) génèrent inévitablement d’autres
déchets qui nécessiteront eux aussi une gestion spécifique, …et ainsi de suite.
II.3.6.Accidentelle
Les inévitables dysfonctionnements des systèmes de production et de consommation
sont à l’origine des déchets.

II.4.Différents types des déchets


II.4.1.Déchets ménagers et assimilés
Déchets issus de l’activité domestique des ménages ou déchets non dangereux
provenant des entreprises industrielles, des artisans, commerçants,écoles,services publics,
hôpitaux , services tertiaires et collectés dans les même conditions que les déchets des
ménages.[20]

II.4.2.Déchets encombrants
Toutes déchets provenant des ménages qui par leur poids, leur dimension ou leur
volume ne peuvent être charges dans les véhicules de collecte avec les déchets ménagers
ordinaires et qui doivent faire l’objet d’une collecte spéciale.[21]

II.4.3.Déchets spéciaux
Toutes déchets issus des activités industrielles, agricoles, de soins ,de services et
toutes autres activités qui, en raison de leur nature et de la composition des matières qu’ils
contiennent, ne peuvent etre collectes, transportes et traites dans les mêmes conditio s que
les déchets ménagers et assimilés et les déchets inertes.[19]

II.4.4.Déchets spéciaux dangereux


Toutes déchets spéciaux qui, par leurs constituants ou par les caractéristiques des
matières nocives qu’ils continnent,sont susceptibles de nuire à la santé publique et/ou à
l’environnement
Sont considérés comme déchets dangereux les déchets de matériaux de construction
suivant :
 Mélange de béton ,briques, tuiles et céramiques contenant des substances
dangereuses
 Verres contenant des substances dangereuses ou contaminés par de telles
substances
 Bois contenant des substances dangereuses ou contaminés par de telles substances :
traités à la créosote ou aux cuivre-chrome –arsenic ou revêtu de peinture au plomb
 Mélange bitumeux contenant de goudron
 Goudron et produit goudronnés
 Déchets métallique contaminés par des substances dangereuses
 Câble contenant des hydrocarbures, du goudron ou autres substances dangereuses
 Terres, cailloux boue de dragage ,ballast de voie contant des substances
dangereuses
 Matériaux d’isolation contenant de l’amiante
 Autres matériaux d’isolation à base de ou contenant des substances dangereuses
 Matériaux de construction à base (plâtre)contaminé par des substances dangereuse
 Déchets de construction ou de démolition (y compris en mélange) contenant des
substances dangereuses

II.4.5.Déchets inertes
Toutes déchets provenant de l’exploitation des carrières ,des mines ,des travaux de
démolition ,de construction ou de rénovation et qui ne sont pas constitués ou contaminés
par des substances dangereuses ou autres éléments générateurs de nuisances. Ces déchets
ne se décomposent pas, ne brulent pas et ne produisent aucune réaction physique ou
chimique. Ils ne sont pas biodégradables et ne se détériorent pas avec les autres matières
avec lesquelles ils entrent en contact d’une manière susceptible d’entrainer la pollution de
l’environnement ou de nuire à la santé publique.
Sont considérés comme déchets inertes les déchets de matériaux de construction suivants :
 Béton, briques, tuiles et céramiques
 Verre
 Déchets de construction et de démolition en mélange ne contenant pas de
substances dangereuses et ne contenant que des déchets minéraux.
 Matériaux de construction à base de gypse ( ne contenant pas de substances
dangereuses) :carreaux de platre,plaques de platre,enduit plâtre.
II.4.6.Déchets ultimes
Tous résidus résultant ou non du traitement d’un déchet ,qui n’est plus susceptible
d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment,notamment par
extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux..
II.4.7.Déchets biodégradables
Tous déchets pouvant subir une décomposition biologique naturelle ,comme les déchets
alimentaires ,les déchets de jardins ainsi que le papier et le carton.[21]

II.5.CLASSIFICATION DES DECHETS


II.5.1.Selon l’origine
 Déchets industriels
 Déchets urbains.
Après le tri et le traitement on adoptera une étape cruciale dans le processus de valorisation
de ces déchets .La bonne gestion nous permettra de mieux exploiter ces déchets et ainsi
réduire leurs nuisances et leurs impacts environnementaux ,leur réutilisation devient ainsi
profitable et conduit à un résultat tés positif sur le plan économique.

II.5.2.Selon leur mode de traitement


Les chercheurs s’accordent à regrouper les déchets solides en quatre grandes familles,
selon :
 Déchets inertes
 Déchets banales
 Déchets spéciaux
 Déchets dangereux.

II.5.3.Selon leur effets sur l’environnement


A ce titre on distingue :
 Déchets inertes
 Déchets fermentescibles
 Déchets toxiques.

II.6.DECHETS UTILISES EN GENIE CIVIL


II.6.1.Laitiers de haut fourneau :
C’est un résidu issu de la fabrication de la fonte au haut fourneau,où il correspond au
menerai de fer, isolée de la fonte liquide où il flotte par différence de densité.
Sont utilisés comme matériaux de construction depuis assez longtemps. Les laitiers
granulés sont utilisés dans l’industrie du ciment, dans la construction des couches de base,
dans la fabrication des briques. Les laitiers expansés sont utilisés pour la production des
granulats légers et les laitiers refroidis à l’air, sont concassés et utilisés comme granulats
pour les bétons. Les fines du laitier peuvent être utilisées pour remplacer sans inconvénient
lesable.

Figure.II.1.Laitier de haut fourneau

II.6.2.Laitier d’acier
Ce laitier est formé par l’élimination des impuretés contenues dans la fonte brute .Il
est riche en phosphate ou en calcium et contient du silicate bicalcique métastable ;il est
donc utilisé uniquement comme matériau de remblai pour les routes.Normalement,ce
laitier est stocké en piles pendant une période allant jusqu’à un an avant d’etre utilisé.[19]

Figure.II.2.Laitier d’acier

II.6.3.Cendres volantes
Est un produit provenant de la combustion des charbons dans les centrales
thermiques, peuvent être utilisées à la fabrication des ciments, à l’exécution des bétons, où
elles remplacent en partie le ciment portland, à la production des granulats légers et
d’autres matériaux de construction, ainsi qu’à l’exécution des remblais dont elles ont un
effet favorable grâce à leur faible poids.
Notant que les cendres volantes sont sensibles au gel, du fait de leur composition
granulométrique.[22]

Figure.II.3.Cendre volante

II.6.4.Mâchefer :
C’est les résidus de la combustion de la houille, dans les centrales électriques
anciennes. Il contient une proportion considérable de charbon non brûlé et d'autres
impuretés. Il est utilisé principalement pour la fabrication de blocs de béton. Étant donné
que le mâchefer contient des sulfates et des chlorures, il n'est pas recommandé pour le
béton armé. Ce matériau risque de devenir de plus en plus rare à mesure que les centrales
électriques anciennes passent à la combustion de charbon pulvérisé.[23]

Figure.II.4.Machefer
II.6.5.Boues rouges
Les boues rouges proviennent de l’extraction de l’alumine de la bauxite.Elles sont de
consistance assez plastique pour etre formées en boules.Chauffées à des températures de
1260 à1310 )°c,elles sont transformées en granulats denses et résistants pouvant entrer
dans la composition de bétons de résistances convenables.

Figure.II.5.Boue rouge
II.6.6.Béton récupéré
Il s’en suit donc que la plus grande partie des rebuts de démolition soit du béton.Par
ailleurs ,les sinistres fournissent des millions de tonnes de débris de béton.L’épuisement
des sources courantes de granulats,les lois plus strictes relatives à la protection de
l’environnement et les problèmes posés par la destruction des déchets sont tous des
facteurs qui favorisent l’usage du béton récupéré.Les débris de chaussées en béton sont
déjà utilisés pour la construction de la couche de fondation de nouvelles chaussées.[24]

Figure.II.6.Béton récupéré
II.6.7.Verre de récupération
Des millions de tonnes de verre sont récupérées chaque année .En général ,la
résistance du béton contenant du verre est inférieur à celle du béton contenant du gavier.La
résistance est particulièrement faible lorsqu’un ciment à teneur alcaline élevée estutilisé.On
remarque la même tendance dans le cas de la résistance à la flexion.En remplaçant le
ciment par des cendres volantes dans une proportion de 20 à 30%,on parvient à compenser
cette perte de résistance.
La réutilisation du verre dans divers domaines s’est accrue.Les déchets de verre sont
utilisés comme matières premières pour la production d’abrasifs au jet de sable,comme
substitut d’agrégat dans le béton,les chaussées et les parkings.Quant à la poudre de verre
,elle peut être utilisée comme lubrifiant,additifs de la base dans la fabrication de fonderie
de métaux et dans l’industrie céramique.En agriculture,une incorporation du verre
pilé,apporte des modifications chimiques,physiques et biologiques au sol.[25]

Figure.II.7.Déchet de verre

II.6.8.Sciure de bois
Le bois est utilisé dans l’industrie,la menuiserie,les charpentes ou le chauffage.Dans
tous les cas,il génère une grande quantité de déchets.Ces matériaux ne peuvent etre mis en
décharge directement à cause de la pollution que cela engendrerait.C’est
pourquoi,l’utilisation de copeaux de bois dans la fabrication de bétons légers contribue à
valoriser certains sous-produits de l’industrie du bois.
Le béton à base de sciure de bois est très peu utilisé à cause desa faible résistance.On
peut augmenter cette dernière en ajoutant du sable.Le béton à base de sciure de bois a de
bonnes propriétés isolantes,une bonne souplesse et une faible conductivité thermique et
peut etre scié et cloué.[24]

Figure.II.8.Sciure de bois

II.6.9.Lin de textile
Le développement industriel et économique de ces dernières décennies a entrainé une
forte production de déchets agricoles.Parmi ces déchets,on distingue ceux issus de
l’industrie textile de lin fibre,notamment les poussières extraites par aspiration lors
teillage.Ces déchets,peu ou pas valorisés,constituent une source potentielle de problèmes
environnementaux majeurs.L’exploitation des déchets agricoles dans les matériaux de
construction est une alternative très intéressante qui présente un double objectif.Elle
permet d’une part,de répondre aux besoins en matériaux nouveaux,présentant des
propriétés particulières ou améliorées par rapport aux matériaux classiques.D’autre part,de
pallier les contraintes économiques et environnementales par le réemploi et le recyclage de
ces déchets.[19]

Figure.II.9.Lin de textile
II.6.10.Marbre
Le marbre est une roche métamorphique dérivée du calcaire,existant dans une grande
diversité de coloris,pouvant présenter des veines ,ou marbrures (veines et colorie sont dus à
des inclusions d’oxydes métalliques,le plus souvent).
Le déchet du marbre a été recyclé avec succés dans la confection des bétons
hydrauliques en substitution du sable ou du gravier et ce à des différentes proportions.
Les résistances obtenues restent raisonables à celles données par les granulats naturels.

53

Figure.II.10.Marbre

II.6.11.Céramique
Un matériau céramique est solide à température ambiante et n’est ni métallique,ni
organique.Les objets en céramique sont réalisés par solidification à haute température
d’une pate humide plastique(verre minéraux),ou frittage(agglutination par chauffage)d’une
poudre sèche préalablement comprimée,sans passer par une phase liquide (céramique
polycristalline) ;par assimilation ,on désigne sous le terme « céramique »les objets ainsi
fabriqués.

Figure.II.11.Céramique
II.6.12.Carrelage
Le carrelage est un revetement de sol et de mur formé de carreaux de
céramique,terre cuite ou ciment ,juxtaposés et collés.Il est couramment utilisé pour la
finition et la décoration des sols et des murs pour les habitations et autres locaux ,aussi
bien à l’intérieur qu’en extérieur.Le terme désigne à l’origine l’action de poser des
carreaux,puis,par métonymie,le résultat de cette action.[19]

Figure.II.12.Carrelage

II.6.13.Brique concassée :
Les débris de terre cuite sont, généralement, classés parmi les déchets de
démolition, que ce soit du point de vue recyclage ou réutilisation comme granulat léger.
Les débris de briques contenus dans les déchets de démolition, sont désignés sous le nom
collectif de « débris de terre cuite » [26]
Le béton contenant de tels granulats est plus perméable et si les briques contiennent de sels
solubles ,il peut y avoir corrosion et efflorescence dans le béton.
Le béton contenant de l’argile cuite comporte une résistance au feu beaucoup plus élevée
que celle du béton à base de gravier naturel.[24]
Figure.II.13.Brique concassé

II.7.DECHETS DE BRIQUE
L’objectif de ce paragraphe est de donner quelques renseignements sur les déchets de
brique qu’on appelle « briquaillons », « chamotte » ou « brique concassée ». Vu leur
emploi occasionnel, il y a peu des données sur ces matériaux et leur utilisation comme
granulats du béton, malgré la consommation universel de leur matière première « brique »
en grande masse, en conséquence, leur génération en quantités énormes.
En Algérie, selon les informations disponibles, la recherche sur ces matériaux est
presque Négligeable.
On appelle « briquaillons » : des briques morcelées provenant généralement de la
démolition ou d’une mauvaise cuisson de briques (briques trop cuites) .
On appelle « chamotte » : brique cuite broyée ou concassée .[26]

II.7.1.Definition de brique

La brique est un parallélépipède rectangle, de terre argileuse crue et séchée


au soleil ou cuite au four, utilisé comme matériau de construction. L'argile est souvent
mêlée de sable.

II.7.2.Types de brique

Il existe différents types de briques pleines avec des aspects de surface variée.
On distingue différents types de briques :

 la brique de terre crue, qui peut aussi contenir des fibres (pailles, lin, crin...),
 la brique de terre compressée,
 la brique cuite pleine, matériau traditionnel très ancien, avec une variante appelée
brique pleine perforée (les perforations sont perpendiculaires au plan de pose),
 la brique légère et isolante (qui flotte sur l'eau) utilisé une terre silico-magnésienne
sans consistance mais qui mélangée à un vingtième environ d'argile plastique
produisait des briques aussi résistantes que des briques ordinaires, mais très poreuses,
conduisant mal la chaleur ou le froid et flottant sur l'eau .
 la brique cuite creuse, plus légère (et donc moins coûteuse à transporter) et plus
isolante, est devenue la plus utilisée, Ses perforations sont parallèles au plan de pose de
manière à ne pas diminuer sa résistance à la pression,
 la brique de chanvre, ayant de très bonnes propriétés d'isolation thermique,
 la brique non gélive,
 la brique réfractaire, pour la construction des fours, chaudières, foyers, cheminées,
etc.

Selon le type, elles peuvent connaître différents usages :

 briques de parement : destinées à rester apparentes et sont purement décoratives,


 briques pleines : destinées à la construction de murs extérieurs, porteurs,
 briques plâtrières : servent à construire les cloisons intérieures et les murs de
refend.[27]

II.7.3.Principaux constituants de la brique et caractéristiques chimiques


Les briques cuites sont fabriquées avec tous types d'argile : les ilitiques (couleur
marron gris à rouge, après cuisson), les kaoliniques (très claires) et les bravais tiques
(couleur orange à rose).
On trouve dans la pâte argileuse essentiellement des éléments métalliques, sous forme
d'oxydes plus ou moins hydratés :
- les éléments dits "réfractaires" dont le degré de fusion est très supérieur à celui de la
température (de 800 à 1000°) des fours à briques : il s'agit de la silice (SiO2), et de
l'aluminium (AI2O3).
- les éléments "colorants" dont la proportion détermine la couleur basique de la brique (le
degré de cuisson étant l'autre facteur déterminant de cette couleur). Ce sont :
 l'oxyde de fer,
 l'oxyde de titane,
 l'oxyde de manganèse.
- les "fondants", de deux types :
 les oxydes alcalins : oxydes de sodium et de potassium,
 les oxydes alcalino-terreux : chaux et magnésie[28]

II.7.4.Mode de fabrication de brique


La production de la brique est un travail complexe qui, pour permettre une production
en grande quantité à des coûts raisonnables, demande une parfaite organisation ; c'est la
raison qui, sans doute, explique qu'il a fallu attendre la naissance, au troisième millénaire
avant J.-C., d'une société organisée, pour que l'on envisage de cuire des briques, alors que
la céramique existait depuis l'époque néolithique.
Cinq stades se succèdent dans la fabrication de la brique
• l'extraction de la terre (argile ou limon)
• la préparation de la pâte
• le façonnage
• le séchage
• la cuisson. [28]

II.7.5.Pathologies de brique
En dehors des problèmes strictement structurels (tassements, fondations, séismes, …)
on peut classer les pathologies en deux grandes catégories : celles liées à l'humidité et
celles liées à la pollution atmosphérique.
Les pathologies de la brique résident dans l'altération de sa surface, de son aspect, dans
l'augmentation de sa porosité et sa friabilité, jusqu'à la désagrégation..
Lorsqu'elle est apparente, la brique subit l'action mécanique et chimique des intempéries.
Le phénomène le plus grave est "l'alvéolisation" qui désagrège la brique : elle apparaît à la
base des murs anciens, dans les zones soumises à remontées capillaires. Cela est dû à la
structure cristalline cubique des chlorures présents dans l'eau.
La présence permanente d'eau peut même provoquer la dissolution interne des briques,
qui prennent un aspect cartonneux et perdent leur résistance mécanique ; cette
désagrégation est due à des effets électrolytiques sur l'argile.
Ce phénomène affecte particulièrement les briques, encore cuites dans des fours à bois.
Les parements de brique peuvent présenter des traces de salissures (noires), des traces
moisissures (noires ou vertes), des traces de salpêtre (blanches et cotoneuses), ou encore
des traces d'efflorescences (blanches granuleuses et sèches).
Il est à noter que salpêtre et efflorescences sont deux phénomènes différents

II.7.6.Valorisation des déchets de la brique


Il existe peu d’informations disponibles sur le devenir des déchet de briques qui
constituent la plus grande partie des déchets de démolition et de décombres. D’une part,
techniquement, les déchet de briques sont pratiquement recyclés comme composant d’un
matériau type maçonnerie. D’autre part, l’absence quasi-totale des textes réglementaires
qui régissent la fabrication et l’utilisation des déchets de briques.

La valorisation de la matière est un mode d’exploitation des déchets qui vise à leur
mise en valeur afin de les réintroduire dans le circuit économique. Elle couvre le réemploi,
la réutilisation, la régénération et le recyclage de la matière .

II.7.6.1.Réutilisation
Lors de travaux de démolition, les briques récupérées peuvent être nettoyées et
réutilisées sur le même chantier ou ailleurs. Par ailleurs, certaines briques anciennes ont
une grande valeur architecturale et sont recherchées pour les rénovations historiques.

II.7.6.2.Recyclage
Le recyclage est un procédé qui consiste à réintroduire le déchet dans le cycle de
production en remplacement total ou partiel d’une matière première naturelle. Il se
distingue de la réutilisation par la nécessité de nouveau traitement que la matière subisse.
La brique, peut être concassés et utilisés comme granulats dans la couche de
fondation routière, comme matériaux de remblai, pour l’aménagement paysager et pour
d’autres applications dans le domaine de la construction textes réglementaires qui régissent
la fabrication et l’utilisation des déchets de brique.

II.7.7.Propriétés des bétons des déchets de brique


Les briques sont utilisées pour la fabrication du béton et la performance de tel béton a
été assez satisfaisante.
Et l’usage de briques comme déchet est d'intérêt particulier.
Bien que largement usagé, il n'y avait pas d'études systématiques des différentes
propriétés du béton du déchet de brique .
Parmi les différentes propriétés, on peut citer :
 L’absorption déchet de brique est estimée entre 5 et 15 % par rapport au poids de
la matière dans son état sec. C’était nécessaire, par conséquent, il faut saturer les
déchets de brique avant tout mélange.
 La masse volumique apparente du béton de brique varie de 2000 à 2080 kg/cm3
 L’ouvrabilité peut être appréciée à partir des mesures de consistance par
affaissement au cône d’Abrams ou par essai VeBe .
 Il est nécessaire de procéder au maintien prolongé à l’état humide de tous les bétons
de briques, pour empêcher le dessèchement des liants et la ségrégation de surface
du béton .
 L’utilisation du déchet de brique peut produire un béton de structure de haute
résistance avec une économie de poids allant jusqu'à 15 %.
 Le béton contenant de l'argile cuite comporte une résistance au feu beaucoup plus
élevée.
 Le béton contenant des déchets de brique est plus perméable que le béton normal.
Si les briques contiennent des sels solubles, il peut y avoir corrosion et
efflorescence dans le béton .

II.7.8.Utilisations des bétons des déchets de brique


Les déchets de briques, surtout, ceux qu’on trouve en quantités énormes dans les tas de
décombres de nos villes, ainsi que les incuits et surcuits de briqueterie, peuvent être
concassés pour produire des granulats d’un béton léger:
 De structure pour semelles de fondation, pour parois de caves et éléments de
construction en béton armé d’un poids spécifique de 1600 à 2100 kg/ m3 , d’une
résistance à l’écrasement de 50 à 320 kg /cm2 , présentant une élasticité
remarquable à la pression et à la flexion composée, de faibles coefficients de retrait
et des indices de conductibilité et de dilatation relativement bas.
 Isolant poreux pour les parois, les parpaings et les carrelages, avec des poids
spécifiques de 1000 à 1600 kg /m3, une résistance à l’écrasement de 20 à 50 kg /cm2
, une résistance à la traction de 5 à 10 kg /cm2 , des coefficients de retrait de 0,20 à
0,30 mm m (sans durcissement à la vapeur) et une faible conductibilité de la chaleur
 Mono granulométrique du groupe granulométrique 1/3 mm, avec lequel on peut
produire des bétons poreux de déchet de briques présentant une isolation thermique
particulièrement poussée .
 Damé (béton non armé) nécessaire aux fondations massives, fondations de murs et
soubassements ainsi que lors de la fabrication du béton de remplissage.
 Le béton de déchet de briques a déjà trouvé, il y a longtemps, son utilisation dans
les revêtements de routes sur les ponts, suite de sa faible densité .
 Les déchet de brique sont utilisés dans la construction d’assises routières, comme
matériaux de remblaiement, pour l’aménagement paysager .
Le béton à base de briques présente, particulièrement, une bonne résistance au feu Les
bétons classiques, confectionnés avec des ciments courants, en général, ne résistent pas à
des températures supérieures à 300 °C

Les bétons réfracteurs sont des bétons confectionnés avec du ciment alumineux et qui
sont non armés, capables de résister non seulement à des températures élevées mais à
certaines corrosions chimiques, et aux chocs thermiques répétés.
Les déchets de brique conviennent bien pour les bétons réfractaires, qui sont, en
général, utilisés pour la confection d’ouvrages soumis à des températures élevées tels que
revêtements des chaudières, cheminées, carneaux de cheminées, conduites de fumées, de
sols d’usines sidérurgiques, de parties de fours… .
A nos jours, la très grande majorité des déchets inertes est éliminée en mélange, en
particulier ceux du secteur du bâtiment, ce qui limite les possibilités de valorisation. Par
ailleurs, les déchets de brique de l’industrie sont eux aussi éliminés dans des décharges qui
sont parfois sauvages sans valorisation significative.
Des cas de déchet de brique gênant dont le détenteur se défait, trouvent parfois des
utilisations locales occasionnelles sous une forme assez dépourvue d’orthodoxie
scientifique. Parmi les exutoires utilisés comme remède de la situation vivante et d'après
les sources des briqueteries :
 Plates formes en béton,
 Chapes en mortier du ciment,
 Étanchéité : forme de pente en isolation de toiture,
 Réfection de planchers anciens,
 Béton réfracteur utilisé pour revêtement des wagons de brique,
 Remblaiement des fouilles et de site, etc.[26]

Des cas de déchet de brique gênant dont le détenteur se défait, trouvent parfois des
utilisations locales occasionnelles sous une forme assez dépourvue d’orthodoxie
scientifique. Parmi les exutoires utilisés comme remède de la situation vivante et d'après
les sources des briqueteries :
 Plates formes en béton,
 Chapes en mortier du ciment,
 Étanchéité : forme de pente en isolation de toiture,
 Réfection de planchers anciens,
 Béton réfracteur utilisé pour revêtement des wagons de brique,
 Remblaiement des fouilles et de site, etc.[26]

II.7.9.Avantages et inconvénients d’utilisation des briques


II.7.9.1.Avantages
Les avantages du point de vue environnement sont :
- La terre absorbe et restitue l’humidité.
- La terre régule la température par inertie thermique.
- La terre est un très bon isolant phonique.
Les Avantages écologiques sont :
- La terre utilise peu d’eau en phase de transformation
- La terre est une ressource locale abondante et renouvelable.
- La construction en terre crue n’utilise que 3% de l’énergie employée dans une
construction en béton.
II.7.9.2. Inconvénients
La main d’œuvre nécessaire à toute construction en terre est souvent importante même
une petite structure représente 15 tonnes de terre à travailler.
Il faut aussi bien avoir conscience que le financement de ce type de maison n’est pas
conventionnel, en effet il vous sera difficile d’obtenir un prêt hypothécaire pour ce genre
d’habitation. [23]

II.8.CONCLUSION
Le bon traitement et la bonne gestion des déchets permettent de limiter les impacts
nuisibles sur les plans environnemental et sanitaire et d’offrir de nouvelles ressources
renouvelables et durables qui contribuent dans le processus de construction de génie civil.
La valorisation des déchets de brique, nous montre la possibilité d’utilisation de ces
derniers (dits inertes) dans le domaine de génie civil,
Les déchets de brique, peuvent être utilisés pour la fabrication du béton, par
conséquent, pour être une solution de la réduction dans le poids mort de structure peut être
désirable.
En général, les déchets de la brique produisent des bétons d'une résistance acceptable,
et peut être utilisé pour produire du béton de haute qualité.
Cependant, afin de valoriser ce type de déchets, d’apporter des améliorations aux
caractéristiques des granulats à base de ces déchets et de connaître les performances
extrêmes des bétons à base de ces granulats, des recommandations seront également
données pour mieux apprécier et approfondir cette étude.
CHAPITRE III

PROCEDURE EXPERIMENTAL

III.1.INTRODUCTION

Cette étude expérimentale pour objet d’étudier le béton a haut performance, avec une
présentation des matériaux utilisés pour la confection des différents mélanges étudiés et la
méthodologie adoptée lors de ce travail.

Notre recherche a pour but d’étudié l’éventualité d’utiliser les déchets de brique comme un
remplacement d’un pourcentage du ciment dans le béton, avec des taux de substitutions de
(10,15 et 20%) et d’analyser les comportements de ces mélanges a l’état frais ainsi qu’à
l’état durci en les comparant à ceux d’un béton composé de granulats ordinaires désigné
dans cette étude sous l’appellation du béton témoin.

On a présenté d’une part l’identification des matériaux utilisés dans ce travail, aussi bien
les matériaux ordinaires (sable, gravier, ciment, eau de gâchage…), que ceux recyclés
(brique), et d’autre part une série d’essais a été entreprise pour déterminer les
caractéristiques des granulats (essais d’identification),on peut citez : la granulométrie, le
coefficient d’aplatissement, la masse volumique, l’évaluation de l’absorption d’eau, l’essai
los Angeles, Micro- Deval, l’équivalent de sable et la friabilité des sables.

La formulation du béton haute performance a été basée sur la méthode de « Dreux-


Gorisse »

Les constituants utilisés :

 Gravier 3/8noté (G1), 8/15noté( G2) et 15/25noté (G3) concassé


 Sable de carrière 0/4 noté (S);
 Ciment de type CPJ (CEM II 42.5/A) noté (C);
 Super plastifiantPOLYFLOW SR 3600 noté (SP) ;
 Poudre de brique noté (DBR).
III.2.ESSAIS ET MATERIELS

III.2.1.Essais effectués sur la brique

III.2.1.1.Recyclage

Le recyclage de brique consiste à réintroduire le déchet dans le cycle de production en


remplacement total ou partiel d’une matière première naturelle. Il se distingue de la
réutilisation par la nécessité de nouveau traitement que la matière subisse.

III.2.1.2.Préparation des fines recyclées


La préparation des classes granulaires a été effectuée à l’aide d’un cancasseur, un
broyeur et un tamis (80µ).Le broyage été mené à l’université Badji Mokhtar (Annaba), les
analyses chimiques, SSB et la masse volumique sont menés à HejarEssoud (Azzaba).

a. Concasseur b.Broyeur

c. DBR préparé

Figure.III.1. Différentes étapes de préparation de la poudre de brique.


III.2.2.Essai sur granulats

Les graviers utilisés sont de trois fractions différentes (3/8, 8/15 et 15/25) de la carrière de
Ben Brahim, ainsi que le sable 0/4 de la même carrière.

III.2.2.1.Analyse granulométrique
L'analyse granulométrique consiste à déterminer la distribution dimensionnelle des
grains constituant un granulat.

Figure.III.2. Colonne de Tamis.

III.2.2.2.Coefficient d’aplatissement
La détermination du coefficient d'aplatissement est l'un des tests permettant de
caractériser la forme des granulats.
Figure.III.3.Série de grilles.

III.2.2.3.Essai los-Angeles

Evaluer la résistance aux chocs (essai d’usure par fragmentation) sur une classe
granulaire donnée.

Figure.III.4.Los-Angeles.

III.2.2.4.Essai micro-Deval
Mesurer la résistance à l’usure par frottement entre les grains d’un même granulat et
une charge abrasive (usure par attrition) sur une classe granulaire donnée d’un gravillon.
Figure.III.5. Micro-Deval pour gravier.

III.2.2.5.Masse volumique et absorption d’eau

Cet essai permet de déterminer La masse volumique en vrac (y compris les vides) et
la masse volumique absolue (sans tenir compte des vides) d’une fraction granulaire.
Calculer le coefficient d’absorption qui est défini comme le rapport de
l’augmentation de la masse de l’échantillon après imbibition par l’eau, à la masse sèche
de l’échantillon

III.2.2.6.Equivalent de sable
Evaluer la nocivité des fines contenues dans le sable. Le principe de l’essai consiste à
faire floculer les fines contenues dans le sable au moyen d’une solution lavante
appropriée.

Figure.III.6.Equivalent de sable
III.2.2.7.Friabilité des sables

Mesurer la résistance à l’usure par frottement entre les grains d’un même sable et une
charge abrasive (usure par attrition) sur une classe granulaire donnée.

Figure III.7.Friabilité des sables.

III.2.3.Essai sur béton frais et durcis

III.2.3.1.Essais au cône d’Abrams


L’essai d’affaissement est le plus couramment employé pour caractériser le béton sur
chantier. Il permet de mesurer la consistance d’un béton qui est une grandeur qui sert à
caractériser l’aptitude à sa mise en œuvre. L’essai a été effectué conformément aux
prescriptions de la norme à l’aide du cône d’Abrams.

La plaque d’appui est légèrement humidifiée et le moule légèrement huilé y est fixé.
Le béton est introduit dans le moule en 3 couches d’égales hauteurs qui seront mises en
place au moyen de la tige de piquage actionnée 25 fois par couche .après avoir arasé en
roulant la tige de piquage sur le bord supérieure du moule, le démoulage s’opère en
soulevant le moule avec précaution. Le béton n’étant plus maintenu s’affaisse plus ou
moins suivant sa consistance. Celle-ci est caractérisée par cet affaissement, noté Aff.
mesure grâce au portique et arrondi au centimètre le plus proche. La mesure doit être
effectuée sur le point le plus haut du béton et dans la minute qui suit le démoulage.

Figure.III.8.Affaissement au cône d’Abrams

III.2.3.2.Essai de la masse volumique

La densité réelle du béton frais est mesurée par la pesée d’un récipient remplit de
béton selon un moule de remplissage analogue à celui utilisé pour le remplissage de
éprouvettes cylindrique.

III.2.3.3.Essais de compression
L’essaide compression est l’essai le plus couramment pratiqué. Il s’effectue sur des
éprouvettes cylindriques de différentes dimensions ou sur des cubes.
Conformément à la norme.
Pour nos essais la mesure de la résistance à la compression a été effectuée sur des
éprouvettes cylindrique (16x32) cm, à l’aide d’une presse.
La résistance à la compression est donnée par la formule suivante :cP/S

Avec :
σc : Contrainte de rupture (MPa) ;
P : Charge de rupture (N) ;
S : Section de l’éprouvette (mm2).

III.2.3.4.Essai de traction par flexion (NF P 18-407)


Cet essai est réalisé sur des éprouvettes prismatiques (7x7x28) cm. Pour mesurer la
résistance en traction par flexion on utilisera la méthode de 3 points (flexion trois point).
C’est un essai non destructif qui se fait par mesure de la vitesse du son, laquelle est
d’autant plus élevée que le béton est plus dense donc, plus résistant.
Il consiste à mettre les deux sondes (émettrice et réceptrice) de l’ultrason entre les
deux extrémités d’une éprouvette (7×7×28) cm entre deux point déterminer du béton.
C'est une méthode simple et relativement peu coûteuse pour déterminer l'homogénéité
d'un béton. Elle peut être utilisée aussi bien dans le cadre d'un suivi de production qu'en
contrôle sur ouvrage. Une vitesse élevée de propagation indique généralement un béton
de bonne qualité.

Tableau.III.1.Qualité du béton en fonction de la vitesse de propagation

Qualité Vitesse de propagation m/s


Excellente Supérieure à 4000
Bonne 3200-4000
Douteuse 2500-3200
Mauvaise 1700-2500
Très mauvaise Inférieure à 1700

III.3.Caractéristiques des matières premières

III.3.1.Ciment
Le ciment utilisé pour la confection des bétons est un ciment portland composée CPJ-
CEM II/A 42,5 ; fabriqué par la société des ciments de HADJAR-ESSOUD (AZZABA).
Le ciment Portland Composé CPJ-CEM II/A 42,5 résulte de la mouture de :

 80% de CLINKER PORTLAND.


 De 10 à 20 % d’ajout (LAITIER ET TUF).
 De 5% de GYPSE.
Les différentes caractéristiques du ciment sont définies comme suit :

Tableau .III.2.Essais physiques sur éprouvette de ciment

Les essais physiques sur éprouvettes de ciment


Caractéristique physique NF EN A19-3
Temps de prise (min) Début 102 ≥60
Fin 216 -
Consistance normale - -
Expansion (mm) A chaud 2 ≤10
A froid 1
Caractéristique mécanique NF EN 196-1
Désignation
Résistance à la flexion (Kgf/cm2) 7 jours 6.09
28 jours 8.37
Résistance à la compression (Kgf/cm2) 2 jours 15.40
7 jours 30.40
28 jours 44
SSB (cm²/g) 3200

III.3.2.Déchet de brique
Tableau .III.3.Caractéristiques des fines recyclées

Analyse chimique
Sio₂ AI₂O₃ Fe₂O₃ CaO Cl- MgO SO₃ K2O Na₂O PAF
60.55 12.30 5.65 9.11 0.068 2.17 1.65 1.55 0.72 0.0
Masse volumique (g/cm³) SSB (cm²/g)
NF EN 196-6
2.56 2750
III.3.3. Granulats
III.3.3.1. Essais chimiques sur le sable

Tableau.III.4. Analyse chimique de sable.


Teneur (%)
So₄‾² CaCo₃ Cl‾ Mв So₃
Traces 82.40 0.24 0.90 traces

- L’échantillon contient des traces d’anhydride sulfurique.


- L’agressivité de l’échantillon est nulle selon la NFp18-011Du06/92.

III.3.3.2. Valeur du bleu de méthylène


Tableau.III.5.Valeur de bleu de Méthylène.
Valeur de bleu de Méthylène Document de référence : NF EN 933-9
Sable 0.90
Gravier 1.66

Tableau.III.6. Caractéristique des Granulats.

Sable Gravier Gravier Gravier


0/4 3/8 8/15 15/25
Masse volumique (MV) Absolue 2.74 2.63 2.70 2.75
(g/cm³) Réelle 2.60 2.59 2.63 2.65
Saturé 2.65 2.60 2.66 2.69
Absorption (Abs) % 2 0.66 1 1.33
Equivalent de sable (ES) % 65 - - -
Module de finesse (MF) 2.84 - - -
Finesse (F) 20 2.62 2 5.36
Friabilité de sable (FS) 40 - - -
Micro-Deval (MDE) - - 16.4 -
Los-Angeles (LA) % - - 23.16 -
Aplatissement (AP) - - 1.45 5
L’ensemble des essais effectué sur les granulats provenant de carrière Ben Brahim montre
qu’ils sont convenables pour la confection de béton voulu étudier.

III.3.4. Super plastifiant


POLYFLOW SR 3600 superplastifiant haut réducteur d’eau pour à faible E/C hautes
performances et long maintien d’ouvrabilité.

Le POLYFLOW SR 3600 est un adjuvant d’une nouvelle génération chimique à base


d’éther poly carboxylique modifié. Cet adjuvant a été développé pour l’utilisation dans
béton ou haute qualité durabilité, performance et ouvrabilité sont requises.La plage
d'utilisation recommandée est fixée par la fiche technique de 0,3 à 3% du poids du ciment,
soit 0.28 à 2.86 L pour 100 KG de ciment. Les caractéristiques physicochimiques de cet
adjuvant données par le fabricant sont indiquées dans le (tableau.III.13) suivant:

Tableau.III.7.Caractéristiques physico-chimiques du superplastifiant


Aspect Liquide
Couleur Brun
Masse volumique 1.05±0.02 g/cmᶟ
PH 5.5±6
Teneur en chlorures <0.1%
Extrait sec 22±1%

.
Figure.III.9.superplastifiant

III.3.5. Eau de gâchage

L’eau utilisée pour l’ensemble des essais est celle de lieu Laboratoire LNHC SKIKDA.
Les résultats de l’analyse chimique de l’eau utilisée se présente dans le tableau :

Tableau.III.8.Analyse chimique de l’eau

Composition MES Ca⁺² Mg⁺² C ‾¹ SO₄ ‾² CO₃‾² PH


Donnée des résultats en 7.34à T=
mg/l 912 _ _ 60.35 54.08 _ 13.2°

III.4.FORMULATION DU BETON

L’étude de la composition d’un béton consiste à définir le mélange optimal des différents
granulats dont on dispose ainsi que le dosage en ciment et en eu afin de réaliser un béton
dont les qualités soient celles recherchées pour la construction de l’ouvrage ou de
l’élément d’ouvrage en cause.
Plusieurs méthode sont proposées parmi lesquelles la méthode pratique simplifiée dite
méthode « Dreux -Gorisse ».
III.4.1.Donnée de base
 La consistance : béton ferme Aff = 4cm
 Dmax=25mm
 Forme des granulats : concassées.
 Serrage : bonne vibration.
 La consistance du ciment 42.5 Mpa.

III.4.2.Etude de mélange selon Dreux

D > 20 Module de X = = = 41.5

Selon la courbe granulométrique de Dreux : = 11.5 X= 11.5

Y = 50 - + K avec : K = K’ + Kѕ + Kᴘ.
Béton normale : Kᴘ = 0
K’ = - 4 vibration puissante (béton ferme)

Kѕ = 6 x MF – 15 = 2 (2 < MF > 3)

Y = 50 - – 2 = 43%.

Y = 43
X = 11.5

= = 0.32

V A du Ciment = = 135 L

Volume des granulats = Volume total – [V eau + V adj + V air] - V ciment


=1000 – [134 + 42 + 20] - 135 = 669 L
= 804 – 135 = 669 L
Sable de carrière → 0.03

Tableau de Dreux → Vibration normal = 0.835


Compacité : 0.835 – 0.03 = 0.804.
Pourcentage de superplastifiant :
420→100%
X→1% X = 4.2Kg/m³

De même pour 2%

Pourcentage de déchet :
420 → 100%
X → 10% X = 42 Kg / m³
De même pour 15% et 20%

De la courbe granulométrique

Gravier 15/25 : 48% Gravier 15/25 : 30%

Gravier 8/15: 12% G/S = 2.03 → Correction: Gravier 8/25: 21% G/S = 1.38

Gravier 3/8 : 07% Gravier 3/8 : 07%

Sable 0/4 : 33% Sable 0/4 : 42%

III.4.3.Calcule de la courbe de mélange

 Ex : Sable 0/4 → Tamis 4 mm → (95% x 42%) / 100 = 39.9%.


 De même pour les autres.
Total = la somme des pourcentages

Tableau III.9.Composition des différents mélanges

E C DBR SP S G1 G2 G3 E/C E/L


(kg) (Kg) (Kg) (%) (%) (%) (%) (%)

BHP (R) 134 420 0 1 42 7 21 30 0.32 0.32

BHP10 134 378 42 1 42 7 21 30 0.35 0.32

BHP15 134 357 63 1 42 7 21 30 0.37 0.32

BHP20 134 336 84 1 42 7 21 30 0.39 0.32

BHP20-SP2 134 336 84 2 42 7 21 30 0.39 0.32


 Courbe Granulométrique du béton

Figure.III.10.Courbe granulométrique du béton


III.5.PROGRAMME DES ESSAIS

III.5.1.Gâchage et malaxage

Le gâchage consiste que tous les composants nécessaires sont préparés et que les granulats
sont bien secs.Ces derniers sont introduits avec le ciment dans le malaxeur et mélangés 15
secondes à sec puis l’introduction au fur et à mesure l’eau de gâchage.

Le malaxage est réalisé dans un malaxeur, qui assure le mélange des constituants par
simple rotation de la cuve suivant un axe horizontal.

Figure.III.11.Malaxeur

III.5.2.Forme des éprouvettes

Dans les essais réalisés pour l’étude des bétons, deux types d’éprouvettes ont été
utilisés :

1. Eprouvettes de forme cylindrique de dimensions 16x32 cm


2. Eprouvettes de forme prismatique de dimensions 7x7x28 cm

III.5.3.Remplissage et vibration

Pour faciliter le démoulage, enduire les moules d’une légère couche d’huile (la graisse
et l’huile employée en doivent pas être réactives au liant).

Le remplissage se fait par 2 ou 3 couches suivant les dimensions des moules, le


remplissage des moules cylindrique a été faite à l’aide de la truelle et de l’entonnoir, dès
la fin de sa confection, en trois couches recevant chacune 25 coups de piquage à l’aide
de la tige métallique.
L’arasement est une opération de finition des éprouvettes, en fonction de la maniabilité
de béton, l’arasement se fait par une règle métallique.

Dans le cas des bétons de fibres, une vibration interne est déconseillée pour éviter le
phénomène de cheminements des fibres et formations de pelotes "effet d'oursins". Ainsi,
le compactage a été fait au moyen d'une vibration externe par la table vibrante.

III.5.4.Surfaçage des éprouvettes

Avant d’entamer l’essai, il est recommandé de préparer les éprouvettes en effectuant un


surfaçage des deux bases de l’éprouvette selon les recommandations suivantes :

 Avant le surfaçage, s’assurer que l’extrémité de l’éprouvette à surfacer est sèche et


propre de toutes particules étrangères ;
 Le surfaçage doit être mince (<5mm).

III.5.5.Conservation des éprouvettes

Avant le démoulage les éprouvettes sont conservées dans un locale pendant 24h±1h.
Après le démoulage, les éprouvettes sont conservées dans l’eau à la même température
jusqu’à le jour de l’essai.

Cette opération est effectuée pour éviter l’évaporation d’eau au cours de la phase de
prise caractéristiques réelles du béton.

Figure III.12. Conservation des éprouvettes


III.6.CONCLUSION
On a présenté dans ce chapitre les différents essais pour caractériser les matières
premières utilisé dans ce travail, ainsi que la méthode de formulation et les résultats
obtenue des dosages de différents constituants du BHP.

Les résultats des essais effectués sur le BHP à l’état frais et à l’état durci sont
présentés et discutés dans le chapitre IV.
CHAPITRE IV :

ANALYSE ET DISCUSSION DES RESULATS

IV.1.INTRODUCTION

Dans ce chapitre on présente les différents résultats des essais expérimentaux effectués sur
le béton frais et durcis suivie par des discussions et des interprétations.

IV.2.ETUDE DE BETON

IV.2.1.Propriété de béton frais

Tous les essais sur le béton frais (ouvrabilité, et masse volumique) doivent être
effectués avant la mise en place du béton. En particulier, préalablement à la confection
des éprouvettes.

IV.2.1.1.Ouvrabilité (essai cône d’Abrams)


Dans le tableau. IV.1, on présente les résultats de la mesure de l’affaissement du BHP
à l’état frais.

Tableau.IV.1.Affaissement du BHP

Désignation du béton Affaissement (cm)

BHP ( R) 4.0
BHP 10 3.7
BHP 15 3.5
BHP 20 3.0
BHP 20-2 7.3

 Les affaissements trouvés sont appropriés.


IV.2.1.2.Masse volumique
Dans le tableau. IV.2, on présente les résultats de la mesure de la masse volumique du
béton témoin à l’état frais.

Tableau.IV.2.Masse volumique du BHP

Désignation du béton Masse volumique (t/m³)

BHP (R) 2.40


BHP 10 2.30
BHP 15 2.23
BHP 20 2.10
BHP 20-2 2.25

IV.2.2.Propriété de béton durcis

IV.2.2.1.Essais mécaniques

Dans les tableaux IV.3 et IV.4 on résume les résultats de compression et les résultats
de traction par flexion à 3j ; et 28j.

Tableau.IV.3.Caractéristique du BHP à la compression


Résistance à la Compression (Mpa)
Désignation Age
3 jours 28 jours
BHP(R) 29.50 59.03
BHP 10 26.40 52.82
BHP 15 24.80 50.09
BHP 20 20.90 42.15
BHP 20-2 25.23 50.48

Tableau.IV.4.caractéristique du BHP à la Traction


Résistance à la Traction (Mpa)
Désignation Age
3 jours 28 jours
BHP(R) 6.55 7.30
BHP 10 5.55 7.04
BHP 15 4.43 6.48
BHP 20 3.61 6.37
BHP 20-2 7.13 9.38

IV.2.2.2.Auscultation dynamique (ULTRASON)


Tableau.IV.5.Resultats d’auscultation dynamique du BHP

Vitesse de propagation (m/s)

Désignation 3 jours 28 jours

BHP(R) 3825 4740


BHP 10 4191 4487
BHP 15 4173 4447
BHP 20 4166 4430
BHP 20-2 4216 4450

IV.2.2.3.Masse volumique

Dans le tableau.IV.6, on présente les résultats de la mesure de la masse volumique du


béton.
Tableau.IV.6.Masse volumique du BHP

Masse volumique (t/m3)


Désignation du
béton
3 jours 28 jours
BHP (R) 1.90 1.83
BHP 10 1.89 1.82
BHP 15 1.87 1.81
BHP 20 1.86 1.79
BHP 20-2 1.89 1.82

IV.3.DISCUSSION DES RESULTATS ET ANALYSE

IV.3.1.Etat frais

IV.3.1.1.Ouvrabilité

 Effet du taux de substitution du DBR sur l’affaissement


 L’affaissement des BHP10, BHP15, et BHP20 diminue par augmentation du taux
de substitution du ciment par du DBR par rapport à celui du BHP (R).
 Plus le taux de substitution du ciment par du DBR est élevé plus l’affaissement
diminue.
La figure IV.1 représente la comparaison de mesure de l’affaissement entre BHP(R) avec
un BHP à base de fines recyclées (poudre de brique) à l’état frais.
Figure IV.1.Variation de la mesure de l’affaissement

 Effet du super plastifiant sur l’affaissement du BHP20


L’augmentation du dosage du SP a amélioré l’affaissement du BHP20 et il supérieur même
à celui du BHP(R).
L’adjuvant super plastifiant joue un rôle important sur le béton frais, car il augmente sa
maniabilité.

Figure IV.2.Variation de la mesure de l’affaissement du BHP20


IV.3.1.2.Masse volumique

 Effet du taux de substitution du DBR sur la masse volumique


 Plus le taux de substitution de ciment par du DBR augmente plus la masse
volumique diminue par rapport au BHP(R) à l’état frais.
La comparaison entre la masse volumique du BHP (R) avec un BHP à base du DBR à
l’état frais est représentée par la figure IV.3.

Figure IV. 3. Variation de la masse volumique à l’état frais

 Effet du super plastifiant sur la masse volumique du BHP20


 L’augmentation du dosage du super plastifiant a augmenté la masse
volumique du BHP20 de l’ordre de 7% mais il sa valeur est tjrs inférieur à celle du
BHP(R).
La comparaison entre la masse volumique du BHP20 avec un BHP20-SP2 à l’état frais
est représentée par la figure IV.4.
Figure IV.4.Variation de la masse volumique du BHP20

IV.3.2.Etat durci

IV.3.2.1.Masse volumique

 Effet du taux de substitution du DBR sur la masse volumique


 La masse volumique des BHP10, BHP15, et BHP20 diminuent en fonction de
l’augmentation du taux de substitution du ciment par du DBR, cette diminution est
due principalement à la masse volumique faible du DBR par rapport à celle du
ciment.
La comparaison entre la masse volumique du BHP (R) avec un BHP à base du DBR à
l’état durci est représentée par la figure IV.5.
Figure IV. 5. Variation de la masse volumique à l’état durci

 Effet du super plastifiant sur la masse volumique du BHP20


 L’augmentation du dosage du super plastifiant a amélioré la masse volumique du
BHP20 de l’ordre de 2% à l’état durci.
La comparaison entre la masse volumique du BHP20 avec un BHP20-SP2 à l’état durci
est représentée par la figure IV.6.

Figure IV.6.Variation de la masse volumique du BHP20


IV .3.2.2.Résistance en compression

Effet du taux de substitution du DBR sur la résistance en compression


Les figures IV.7 et IV.8. représentent la comparaison entre la résistance en compression du
BHP(R) avec un BHP à base de fines recyclées (poudre de brique) à l’état durci.

 Les bétons BHP10, BHP15, et BHP20 sont moins résistants que le BHP(R) à 3 jrs,
leur résistance est de l’ordre de 11%,16%, et 29% respectivement.

Figure IV.7.Evolution de la résistance en compression à 3 jrs

 La même constatation est notée à l’âge 28 jrs, où les résistances diminuent au fur
et à mesure de l’augmentation du taux de substitution du ciment par du DBR par
rapport à la résistance du BHP(R).
 La résistance en compression chute car la poudre de brique présente une faible
densité apparente [26] et une absorption d'eau plus élevée dûe à la porosité plus
élevée.
Figure IV.8.Evolution de la résistance en compression à 28 jrs

 Effet du super plastifiant sur la résistance en compression du BHP20


Les figures IV.9 et IV.10. représentent la comparaison entre la résistance en compression
du BHP20 avec un BHP20-SP2 à l’état durci.

 On constate que le SP a augmenté la résistance du BHP20 de l’ordre de 17% mais


elle reste toujours inférieure de 14% à celle du BHP(R) à 3 jrs.

Figure IV.9.Evolution de la résistance en compression à 3 jrs du BHP20


 La même constatation à l’âge de 28 jrs, le SP a augmenté la résistance du BHP20
mais elle reste toujours inférieure à celle du BHP(R).
 L’ajout du super plastifiant avec une augmentation du dosage jusqu’à 2% diminue
la porosité du béton, ce qui conduit à l’augmentation de la résistance mais n’atteint
pas celle du BHP(R).

Figure IV.10.Evolution de la résistance en compression à 28 jrs du BHP20

IV.3.2.3.Résistance en traction par flexion


 Effet du taux de substitution du DBR sur la résistance en traction par flexion
La comparaison entre la résistance en traction par flexion du BHP(R) avec un BHP à
base du DBR à l’état durci est représentée par les figures IV.11 et IV.12.

 Les résistances à la traction par flexion à base du DBR diminuent respectivement


entre BHP10, BHP15 et BHP20 de l’ordre de 32%,15% et 45% par rapport au
BHP(R) à 3 jrs.
Figure IV.11.Evolution de la résistance en traction par flexion à 3 jrs

 La même constatation est notée à l’âge 28 jrs, où les résistances diminuent au fur
et à mesure de l’augmentation du taux de substitution du ciment par du DBR .Ces
résistances sont de l’ordre de 4%,11% et 13% par rapport à la résistance du
BHP(R).
 La valeur optimale de la résistance en traction à 3 ou à 28 jours est obtenue par le
BHP10 et la valeur minimale est obtenue par le BHP20.
 La résistance en traction diminue à cause de la faible liaison entre la poudre de
brique broyée et la pâte de ciment, qui pourrait donc influé les performances de
résistance à la flexion.
Figure IV.12.Evolution de la résistance en traction par flexion à 28 jrs

Effet du super plastifiant sur la résistance en traction par flexion du BHP20


Les figures IV.13 et IV.14. représentent la comparaison entre la résistance en traction du
BHP20 avec un BHP20-SP2 à l’état durci.

 L’augmentation du dosage du super plastifiant augmente la résistance en traction de


l’ordre de 8% et 49% respectivement par rapport au BHP (R) et BHP20 à 3 jrs.

Figure IV.13.Evolution de la résistance en traction par flexion à 3 jrs du BHP20


 La même constatation à l’âge du 28 jrs où la résistance augmente de 22% et 32%
par rapport au BHP(R) et BHP20 respectivement.
 L’augmentation du super plastifiant à un effet positif par la réduction de la quantité
d’eau et son rôle dans la défloculation des grains de ciment et par conséquent la
résistance en traction par flexion augmente.

Figure IV.14.Evolution de la résistance en traction par flexion à 28 jrs du BHP20

IV.3.2.4.Auscultation dynamique(Ultrason)
 Effet du taux de substitution du DBR sur
l’auscultation dynamique
La comparaison entre l’auscultation dynamique du BHP(R) avec un BHP à base du DBR à
l’état durci est représentée par les figures IV.15 et IV.16.

 L’auscultation dynamique du BHP10, et (BHP15 et BHP20) est supérieure à celle


du BHP(R) à 3 jrs de l’ordre de 10% ,9% respectivement.
Figure IV.15.Variation de la vitesse de propagation à 3jrs

 A l’âge de 28 jrs l’auscultation du BHP10, BHP15, et BHP20 deviennent


inférieures à celle du BHP(R) par substitution successive du DBR.
 Plus le béton est bien compacté, plus la propagation de la vitesse d’ultrason est
rapide et plus la résistance est élevée.
 Lorsque la vitesse des ondes de propagation des ultrasons est supérieure à 4000
m/s, la qualité du béton est bonne; en cas de vitesse des ondes 3000 à 4000 m/s, sa
qualité est ordinaire; lors de la vitesse des ondes inférieure à 3km/s, le béton a une
mauvaise qualité.

Figure IV.16.Variation de la vitesse de propagation à 28 jrs


Effet du super plastifiant sur la résistance en traction par flexion du BHP20
La comparaison entre la vitesse de propagation du BHP20 avec un BHP20-SP2 à l’état
durci est représentée par les figures IV.17et IV.18.

 L’augmentation du dosage du SP augmente la vitesse de propagation de l’ordre de


1% et 9% respectivement par rapport au BHP20 et BHP(R) à 3 jrs

Figure IV.17.Variation de la vitesse de propagation à 3 jrs du BHP20-SP2

 La vitesse de propagation du BHP20-SP2 est inferieur de l’ordre de 7% par


rapport au BHP(R) à 28 jrs.
 Plus le béton est compact et ne contient pas des vides plus la vitesse de propagation
est élevée.

Figure IV.18.Variation de la vitesse de propagation à 28 jrs du BHP20-SP2


IV.4.CONCLUSION

Dans le présent travail on a utilisé le déchet de brique comme addition cimentaire


dans le béton à haute performance avec des taux de substitution ciment de 10%,15% et de
20%.

L’étude comporte l’influence du taux de substitution sur le sur les caractéristiques du


béton à à l’état frais et durci.

Cette étude a mené à ce qui suit :

 L’influence du déchet de brique finement broyé est négative sur la masse


volumique et l’affaissement au cône d’Abrams du BHP à l’état frais.
 L’augmentation du taux de substitution a mené à une
diminution des résistances à la compression et en traction par flexion du BHP à
l’état durci.
 Plus la masse volumique des BHP à base de déchet de
brique est faible plus la porosité est plus élevée.
 Le superplastifiant joue un rôle important sur le béton
frais, il améliore la maniabilité, et par suite une facilité de mise en œuvre et une
bonne résistance mécanique du BHP à l’état durci.
 La méthode d’estimation de la résistance à la
compression du béton par l’essai non destructif d’auscultation dynamique par
vitesse du son semble fiable pour les bétons à base de déchet de brique.
CONCLUSION GENERALE

Le béton est un matériau composite d’une matrice composée d’une partie de granulats
de différentes dimensions, du sable et de la pâte cimentaire. Ce matériau est présent dans
tous les domaines de la construction, notamment bâtiment d'habitation ou industriel, dans
les murs de soutènement, dans les ouvrages d'art comme les ponts, les centrales nucléaire,
les barrages et les tunnels.
Les chercheurs ont élaboré plusieurs travaux scientifiques dans la perspective
d’améliorer les propriétés constructives du béton frais et durci. De ce fait , les Bétons à
Hautes Performances (BHP) ont vu le jour. Ces bétons, caractérisés par une résistance à la
compression qui dépasse les 50MPa, sont actuellement très utilisés dans le monde dans le
domaine des constructions importantes, ils sont définis comme étant un béton qui satisfait
les performances requises qui ne peuvent pas être atteintes en utilisant les ingrédients
usuels, méthode de malaxage, mise en œuvre et mûrissement normaux.

Le choix du BHP comme matériau a un impact sur les couts de construction initiaux
(super plastifiant, fumée de silice, ciment) mais la quantité de béton et de ferraillage est
réduite. Il a aussi des conséquences tout au long de la vie utile des structures. En effet, ce
choix a des effets sur les activités d’inspection, d’entretien et de réparation ainsi que sur sa
disposition a la fin de sa vie utile. De plus, ces effets touchent également les usagers de la
structure, la société, etc., donc le BHP est le béton le plus économique à long terme.

L’étude des caractéristiques des bétons à haute performance à base de déchet de brique
ainsi que l’analyse des résultats de la recherche bibliographique, nous ont permis de tirer
les conclusions suivantes :

 Il est possible de valoriser les déchets de brique pour la fabrication du béton,


 Les déchets de brique produisent en général, des bétons dont la résistance est
acceptable.
 La résistance du béton est fonction de la densité des déchets de brique, Plus la
densité est importante plus la résistance du béton est grande.
 L’aspect extérieur de couleur rouge éclairée des bétons confectionnés avec
des déchets de brique peut offrir une voie nouvelle dans le domaine des
bétons apparents.
 Les bétons à base de déchets de brique confectionnés, présentent une
homogénéité convenable.
 Les bétons à base de déchets de brique obtenus sont des bétons légers.
 La résistance à la compression des bétons à base de déchets de brique
chute au fur et à mesure par substitution successive des déchets, c.à.d. plus le
taux de substitution est élevé plus la résistance est faible.
 La porosité du béton augmente (compacité diminue) par substitution des
déchets.
 L’essai d’auscultation dynamique par vitesse du son semble être fiable pour
les bétons à base du déchet de brique.

Enfin, la possibilité d’utiliser le déchet de brique dans le domaine de génie civil pour
la confection des bétons, ont donnés des résultats satisfaisants dans ce travail.
Afin de valoriser les déchets de brique, il faut apporter des améliorations aux
caractéristiques de ces derniers et de connaître leur performances extrêmes pour mieux
apprécier et approfondir cette étude.
ANNEX A1
Matériels et Essais d’identification des granulatx

 Analyse granulométrique et Coefficient d’aplatissement

Photos. A1.1.Série des tamis Photos.A1.2. Série de grille

 Equivalent de sable

Photo.A1.3.Lavage et remplissage Photo.A1.4.Matériaux après 20 min


des éprouvettes
Photo.A1.5. Lecture visuel Photo.A1.6. Lecture avec piston

 Essai Bleu de méthylène

Photo.A1.7. Appareillage d’essai. Photos.A1.8. Résultats sur papier filtre.


Essai friabilité de sable et Micro-Deval

Photo.A1.9. Appareil de micro-deval Photo.A1.10. Les boules pour la


friabilité

Photos.A1.11. Les boules pour Micro Photo.A1.12.Matériau de Micro-Deval


Deval après lavage
 Essai los-Angeles

Photo.A1.13. Appareil de Los Angeles Photo.A1.14. Les boules

Photos.A1.15. Lavage du matériau.


 Masse Volumique de la brique

Photo.A1.16. La prise d’essai. Photo.A1.17. Pycnomètre remplis


d’eau.

Photo.A1.18.Ajout de Poudre de brique Photo .A1.19.Pychnomètre

remplis (cétone +brique)


 Analyse chimique du brique

Photos.A1.20. Broyeur Photos.A1.21. Brique Broyé

Photos.A1.22. La presse. Photos.A1.23. La prise d’essai.

Photos.A1.24. L’appareil au rayon X.


ANNEXE A2

Photos.A2.1. Malaxeur. Photos.A2.2. Appareil Vicat.

Photos.A2.3. Chatelier.
ANNEXE A3
Les appareils utilisés pour le béton

Photos.A3.1. Moules cylindrique Photos.A3.2. Moules Prismatiques


Pour compression. Pour traction.

Photo.A3.3. Machine de compression


Référence Bibliographique

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http://www.memoireonline.com/01/09/1871/m_Fissuration-en-beton-avec-reference-
particuliere-au-beton--haute-performance42.html

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