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MASTER 2 Pro Télécommunications 2006-2007

Université des Sciences et Technologies de Lille1

HSDPA TECHNOLOGIE
SŒUR DE L’UMTS

Projet Bibliographique Présenté et Soutenu par :


Malor Jeremy et
Thiam Maimouna
Thiam Maimouna M2 Pro Télécoms Malor Jeremy

SOMMAIRE

SOMMAIRE ..................................................................................................... 2

1. RAPPEL DE LA NORME UMTS............................................................... 3

1.1 Technologie.............................................................................................. 3

1.2 Architecture.............................................................................................. 4

1.3 Canaux UMTS ......................................................................................... 5

2. LE SYSTEME HSDPA ............................................................................... 5

2.1 Canaux et Architecture de Protocole HSDPA ....................................... 5

2.1.1 Les canaux HSDPA............................................................................... 5

2.1.2 Architecture de Protocole .................................................................. 8

2.2 Aspects Techniques de la Technologie HSDPA................................... 11

2.2.1 Modulation et codage adaptatif (AMC) ........................................... 11

2.2.2 Mécanisme de retransmission hybride ARQ (HARQ) ...................14

2.2.3 Ordonnancement Rapide (Fast Scheduling)...................................15

2.2.3 FCSS (Fast Cell Site Selection).......................................................17

2.2.4 Short Transmission Time Interval (TTI).......................................17

CONCLUSION...............................................................................................17

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Thiam Maimouna M2 Pro Télécoms Malor Jeremy

A l’échelle technologique, l’UMTS (Universal Mobile Telecommmunications Service)


appartient au passé. Après ses promesses de départ d’être capable de supporter des transferts de
données à 2Mb/s, qui se sont avérés par la suite être plutôt à 384kb/s, est déjà obsolète.
Industriels et opérateurs travaillent depuis longtemps au développement de la technologie
HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) qui représente la première étape d’évolution de la
méthode d’accès du réseau mobile de troisième génération UMTS. Cette technologie permet de
supporter des services à valeur ajoutée, tels que l’accès Internet à haute vitesse, téléchargement de
fichiers audio, diffusion vidéo en temps réel ou à la demande, la réception de programmes
télévisés et la visiophonie, etc. Ces services de données nécessitent un réseau d’accès à
commutation de paquets asymétrique pour une meilleure utilisation de la bande spectrale dans un
environnement à plusieurs utilisateurs. HSDPA se concentre sur l’optimisation du lien
descendant, entre la station émettrice et le terminal mobile. La technologie HSDPA basée sur
l’architecture 3GPP Release 99 version 5 est compatible avec la version UMTS actuellement en
place et offre des capacités de transferts par paquet jusqu’à 14,4Mb/s sur une bande de 5MHz. A
travers ce projet bibliographique nous allons voir les différentes techniques utilisées au niveau du
HSDPA pour améliorer le débit de transmission dans le sens descendant. Ainsi, nous vous
présenterons en détail ces différentes techniques que sont l’ajout de nouveaux canaux,
amélioration de la couche MAC, l’AMC (Adaptative Modulation and Coding), HARQ (Hybrid
Automatic Repeat Request), Fast Scheduling et le FCSS (Fast Cell Site Selection).

1. RAPPEL DE LA NORME UMTS

1.1 Technologie

L’UMTS fait partie de la famille IMT-2000 et dont les spécifications techniques sont
développées au sein du 3GPP. Le réseau UMTS vient se combiner aux réseaux existants. Les
réseaux GSM et GPRS apportent les fonctionnalités respectives de voix et de data. Le réseau
UMTS permet d’ajouter les fonctionnalités Multimédia (soit de nouveaux services en mode
paquets). L'UMTS repose sur la technique d'accès multiple W-CDMA (Wideband Code Division
Multiple Access), une technique dite à étalement de spectre, alors que l'accès multiple pour le
GSM se fait par une combinaison de division temporelle TDMA (Time Division Multiple Access)
et de division fréquentielle FDMA (Frequency Division Multiple Access, accès multiple par
répartition en fréquence). La technologie d’accès utilisée en UMTS est l’UTRA (Universal
Terrestrial Radio Access). Les fréquences sont allouées selon les techniques de duplexage : pour
l’UTRA/FDD deux bandes de 60MHZ dont 1920-1980 MHz et 2110-2170 MHz et pour

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l’UTRA/TDD 1900Mhz-1920Mhz et 2010Mhz-2025Mhz avec une largeur de bande de 5 Mhz.


L'UMTS permet théoriquement des débits de transfert de 1,920 Mbit/s, mais fin 2004 les débits
offerts par les opérateurs dépassent rarement 384 kbits/s.

1.2 Architecture

Fig 1: Architecture d’un réseau UMTS

L’architecture physique d’un réseau UMTS est composée de trois domaines :

 Le domaine de l’équipement usager UE (User Equipement)

 Le domaine du réseau d’accès radio universel UTRAN (Universal Terrestrial Radio Access
Network). Il est comprend le Node B (Station de Base) et le RNC (Radio Network
Controller).

 Le domaine du réseau cœur CN (Core Network). On retrouve dans cette partie du réseau
tous les équipements présents dans le NSS des réseaux GSM/GPRS.

 Les domaines du réseau d’accès et du réseau cœur constituent le domaine de l’infrastructure.

(source :
http://www.cisco.com/en/US/netsol/ns341/ns396/ns177/ns278/networking_solutions_design_guide_chapter091
86a00801219ac.html#1057495 )

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1.3 Canaux UMTS


En UMTS on distingue trois types de canaux dont les canaux physiques qui véhicule
l’information sur l’interface radio, les canaux logiques qui sont définis par la nature de
l’information transportée et les canaux de transport qui sont définis par les caractéristiques de la
transmission sur l’interface radio. Les trois différents canaux dans la Release 99 qui peuvent être
employés pour les paquets de données dans le sens descendant sont : DCH, DSCH et FACH.

2. LE SYSTEME HSDPA :

2.1 Canaux et Architecture de Protocole HSDPA :


2.1.1 Les canaux HSDPA

Un des trois nouveaux canaux qui font leur apparition avec le HSDPA est le High Speed
Physical Downlink Shared Channel (HS-PDSCH). C’est un canal physique descendant utilisé
pour la transmission de longs paquets de données (DTCH : Dedicated Traffic Channel) et de
signalisation (DCCH : Dedicated Control Channel). C’est un canal utilisé en association avec un
ou plusieurs canaux dédiés DCH (Dedicated Channel). Le HS-PDSCH possède des
caractéristiques spécifiques tout comme les autres canaux de la Release 99. Ces caractéristiques
sont résumées dans la figure 2 qui montre les ressources associées aux canaux DCH, DSCH et
HS-DSCH du lien descendant.

Fig 2 : Comparaison du canal HS-DSCH avec les autres canaux du lien descendant

Un des autres nouveaux canaux est le canal HS-SCCH (High Speed Schared Control
Channel). Ce canal transporte l’information nécessaire à la démodulation de l’information du
canal HS-DSCH. L’UTRAN doit allouer un certain nombre de canaux HS-SCCH au plus grand
nombre d’utilisateurs soumis à un multiplexage de codes. Dans le cas où il n’y a aucune donnée

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sur le canal HS-DSCH, l’utilisation du canal HS-SCCH n’est pas nécessaire. En effet, le trafic dû
à la signalisation doit être minimisé afin de réserver le maximum de ressources aux données utiles.
Un usager peut avoir recours à un maximum de quatre canaux HS-SCCH à un temps donné.

Fig 3 : Relation du timing entre le canal HS-SCCH et HS-DSCH

Chaque bloc HS-SCCH est composé de trois slots et divisé en deux parties fonctionnelles,
comme l’illustre la figure précédente. La première partie (premier slot) transporte l’information
critique dans le temps qui a besoin de déclencher le processus de démodulation au moment
prévu. Les paramètres de la première partie indiquent :
– les codes à désétaler. Ceci renvoie aux capacités du terminal à désétaler un maximum de
5, 10 ou 15 codes
– le type de modulation utilisé : QPSK ou 16QAM.
Les deux autres slots, correspondant à la deuxième partie, contiennent des paramètres moins
sensibles au temps, tel que le CRC, qui permet de vérifier la validité de l’information du HS-
SCCH ainsi que celle du processus HARQ. Parmi les paramètres indiqués par cette deuxième
partie, nous pouvons trouver :
– l’information concernant la version de redondance afin de permettre un décodage réussi
et la combinaison avec des retransmissions antérieures
– le nombre de processus ARQ pour indiquer à quel processus ARQ appartient les données
– l’indicateur de première et dernière retransmission afin de savoir si la transmission doit
être combinée avec les données existantes dans le buffer (dans le cas où le décodage
échoue) ou si le buffer doit être vidé et ensuite rempli avec de nouvelles données.

Dans la figure 3, un terminal dispose de la durée d’un seul slot pour déterminer les codes à
désétaler à partir du HS-PDSCH. L’utilisation d’un masque spécifique permet au terminal de
vérifier si les données lui sont destinées. Un terminal est capable de gérer jusqu’à quatre canaux
HS-SCCH (la partie 1 de chaque canal). Cependant dans le cas où il y a des données pour le
terminal sur des TTI (Transmission Time Interval) consécutifs, le HS-SCCH devra être alors le

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même pour ce terminal afin d’augmenter la fiabilité de l’information de signalisation. Ce type


d’approche est nécessaire non seulement afin d’éviter au terminal de placer dans son buffer des
données qui ne lui sont pas destinées, mais aussi dans le cas où les codes utilisés dépassent le
nombre maximum pouvant être traité par le terminal.
Le dernier nouveau canal introduit dans les spécifications du HSDPA est le canal HS-
DPCCH (High Speed Dedicated Physical Control Channel). Ce canal permet le transport, sur le
lien montant, des acquittements aussi bien positifs que négatifs pour les retransmissions au
niveau de la couche physique ainsi que l’information concernant la qualité du lien radio. Cette
dernière sera utilisée par l’ordonnanceur, se trouvant dans le Node B, pour déterminer à quel
terminal transmettre et à quel débit. Le HS-DPCCH est donc divisé en deux parties comme le
montre la figure suivante et transporte les paramètres suivants :
– les transmissions ACK (Acknowledgement)/NAK (No ACK) afin de refléter les résultats
de la vérification CRC après le décodage de paquets.
– le CQI (Channel Quality Indicator ) qui indique la taille de bloc de transport, le type de
modulation ainsi que le nombre de codes parallèles pouvant être correctement reçus (avec
un taux d’erreurs raisonnable) sur le lien descendant.

Fig 4 : Structure d’un canal HS-DPCCH

La définition d’une méthode qui renvoie l’information sur les conditions du lien radio n’est
pas une tâche triviale. En effet, on doit tenir compte non seulement des différentes
implémentations de récepteurs mais, en même temps, cette méthode doit permettre facilement la
conversion de ces conditions radio en une information adéquate pour l’ordonnanceur. Dans tous
les cas, l’information sur la qualité du lien radio est codée sur 5 bits. Un état de signalisation est
réservé pour l’état « transmission non nécessaire » ainsi que d’autres états représentant la
transmission que le terminal peut recevoir à ce moment. Par conséquent, ces états vont de la
transmission à un code avec une modulation QPSK jusqu’aux transmissions 15 codes avec la
modulation 16-QAM (incluant les différents taux de codage). Évidemment, les restrictions des
capacités du terminal doivent être prises en compte en plus de l’information sur la qualité du lien.

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Le canal HS-DPCCH requiert une partie de la puissance de transmission sur le lien montant et
celle-ci doit être prise en compte dans les paramètres du bilan de liaison.
(source : Analyse, implémentation et évaluation de performance de la future méthode d’accès HSDPA, Mémoire présenté par Omar
Rachid Hadjar du Département d’informatique et de génie logiciel de la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval QUÉBEC
2006)

2.1.2 Architecture de Protocole

Dans la Release 99, tous les canaux de transports sont terminés au RNC (Radio Network
Controller). Le RNC est l'élément principal dans le RNS (Radio Network Subsystem) qui
contrôle l’utilisation et la fiabilité des ressources radio. Il existe trois types de RNC : SRNC
(Serving RNC), DRNC (Drift RNC) et CRNC (Controlling RNC). La procédure de
retransmission pour les paquets de données est située dans le SRNC, qui assure également le
raccordement d’un utilisateur particulier au réseau cœur. Avec l'introduction de HS-DSCH, une
intelligence additionnelle sous forme de couche MAC HSDPA (MAC-hs) est installée dans le
Node B. De cette façon, les retransmissions peuvent être contrôlées directement par le Node B,
ce qui permet une retransmission plus rapide. Avec HSDPA, l'interface Iub entre le Node B et le
RNC exige un mécanisme de contrôle de flux pour s'assurer que les buffers du Node B sont
employés correctement et qu'il n'y a aucune perte de données due au débordement de ces buffers.
Bien qu'il y ait ajouté une nouvelle fonctionnalité MAC supplémentaire dans le Node B, le RNC
maintient toujours les fonctionnalités de Release 99 version 4 de contrôle du lien radio (RLC), en
s’occupant de la retransmission au cas où la transmission du HS-DSCH du Node B échouerait
après, par exemple, avoir excédé le nombre maximum de retransmission de la couche physique.
La fonction principale de la nouvelle couche MAC (MAC-hs) du Node B est d’assurer la
fonctionnalité du ARQ (Automatic Repeat Request) et l’ordonnancement aussi bien que la
manipulation prioritaire. Semblable au Node B une nouvelle entité MAC, MAC-hs est ajoutée
dans l'architecture de l’UE. La couche MAC-hs de l’UE a la même fonctionnalité que celle du
Node B. Le tableau ci-dessous illustre la fonctionnalité :

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La couche MAC-hs :

Comme expliqué précédemment, dans l'architecture de la version 99 de l’UTRAN,


l’ordonnanceur et le choix du TF (format de transport) sont exécutés dans le RNC. Pour
HSDPA, il est avantageux de déplacer certaines parties de la fonctionnalité du RNC au Node B,
de ce fait on a une nouvelle entité (MAC-hs ) dans le Node B,.
La MAC-hs est responsable de l’ordonnancement, du HARQ et du choix format de transfert
(TF). Apparemment, quelques améliorations sont nécessaires dans le Node B pour permettre la
fonctionnalité de la MAC-hs.
Il y a une entité de la MAC-hs dans l'UTRAN pour chaque cellule supportant HS-DSCH. La
MAC-hs est responsable de la manipulation des données transmises sur le HS-DSCH. En outre,
il est responsable de la gestion des ressources physiques allouées au HSDPA. La MAC-hs reçoit
les paramètres de configuration provenant des couches plus élevées.
Les entités fonctionnelles incluses dans la MAC-hs sont présentées dans la figure suivante :

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Fig 5

 Flow Control :
C’est le complément de la fonction de contrôle de flux existant dans le RNC pour les canaux
dédiés, communs et partagés. Cette fonction est utilisée pour limiter la latence de signalisation de
la couche 2 et pour réduire les données rejetées et retransmises en raison de la congestion de HS-
DSCH.
 HARQ :
Cette fonction gère la retransmission de paquets dans le cas d’erreurs de transmission.
 Scheduling/Priority Handling :
Cette fonction gère les ressources HS-DSCH entre les entités HARQ et les flux de données selon
leur priorité.
 TFRC selection :
C’est pour choisir une combinaison appropriée de format de transport et de ressource de
transport (TFRC) pour les données à transmettre sur le canal HS-DSCH.
Dans la section suivante la fonction de deux entités fonctionnelles principales dans la MAC-
hs, l’ordonnanceur et l'unité de HARQ avec la modulation et le codage adaptatifs (AMC) sont
expliqués plus loin.
La figure 6 illustre l'architecture du HSDPA pour l’UE et le réseau :

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Fig 6

(Source : www.zdnet.fr livre blanc A simplistic view of HSDPA architecture and its applications par Bharathi
Athinarayanan, Support Engineer, Anritsu Corporation, India)

2.2 Aspects Techniques de la Technologie HSDPA

2.2.1 Modulation et codage adaptatif (AMC)

Dans les réseaux mobiles, la qualité d’un signal reçu par un terminal dépend de plusieurs
facteurs, comme la distance entre la station de base ou la perte de propagation due aux obstacles
ou aux trajets multiples. Dans le but d’améliorer la performance d’un système, en termes de débit
de données et de fiabilité de la couverture radio, le signal transmis vers et par un utilisateur
particulier est modifié de façon à prendre en compte les variations de la qualité du signal à travers
un processus connu sous le nom d’adaptation au lien radio, connu également sous le nom de
AMC (Modulation et Codage Adaptatif).
Une des techniques majeures introduites dans le WCDMA est le contrôle de puissance.
L’idée est d’augmenter la puissance de transmission quand la qualité du signal reçu est faible et de
diminuer la puissance de transmission quand la qualité du signal en réception atteint un seuil
donné. Ceci permet une communication fiable entre l’émetteur et le récepteur. Ainsi la technique
de contrôle de puissance réduit les interférences intra et inter-cellules causées par une puissance
de transmission trop importante, la capacité du système est ainsi augmentée.
Une technique alternative au contrôle de puissance en faisant face aux effets variables du canal
dans le temps est de compenser les évanouissements. Au lieu de garder une qualité de signal
constante au niveau du récepteur, on peut changer la modulation et le code du signal transmis de
telle façon que le plus d’informations soit transmises lorsque l’état du canal est bon et le moins
possible lorsque le canal est détérioré. Cette technique est l’AMC. Comparé à la technique

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conventionnelle de contrôle de puissance, l’AMC apporte une capacité beaucoup plus élevée pour
les systèmes radio à transmission de paquets. Un autre avantage de l’AMC est que la puissance
d’émission est fixe pendant toute la durée de la trame, ainsi les interférences provenant des autres
utilisateurs sont significativement réduites.
De plus une nouvelle modulation est proposée dans la Release 5, la modulation 16QAM.
Mais contrairement à la modulation QPSK, celle-ci est optionnelle et dépend du type de terminal
utilisé. La modulation 16QAM soutient 4 bits/symboles au lieu des 2 bits/symboles de la
modulation QPSK. Les débits sont ainsi augmentés de manière significative. La modulation
16QAM requiert de bonnes conditions de canal et une bonne performance des récepteurs
comparés à la modulation QPSK. La décision d’une transmission en 16QAM ou QPSK est faite
dans le réseau en utilisant la qualité du canal d’information provenant du mobile via un canal de
control montant (HS-SCCH). En effet, les mobiles HSDPA effectuent des mesures de la qualité
du canal physique descendant et transmet un indicateur de qualité de canal (CQI : Channel
Quality Indicator) dans le canal de contrôle montant HS-SCCH. Il faut noter que l’introduction
d’un ordre de modulation plus élevé est accompagnée d’une plus grande complexité dans les
terminaux mobiles, qui doivent estimer l’amplitude relative des symboles reçus. Cette estimation
d’amplitude est nécessaire pour que le terminal puisse séparer tous les points de la constellation
16-QAM telle qu’illustré à la figure 7. Étant donné que cette estimation devient plus difficile
lorsque la qualité du signal reçu est mauvaise, il est alors plus judicieux d’utiliser la modulation
QPSK dont la constellation est moins dense.

Fig 7 : Constellation de la modulation 16QAM et QPSK

En combinant le type de modulation, le taux de codage et le nombre de codes supportés, nous


obtenons plusieurs combinaisons (5), appelées également schéma de modulation et de codage
MCS (Modulation and Coding Scheme), qui ont été proposées par le 3GPP dans la Release 5 et
résumées dans la figure 8. Ainsi, un utilisateur qui serait proche d’une station de base pourrait se
voir attribué, par exemple, une modulation 16-QAM avec un taux de codage de 3/4 et dont le

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terminal supporte 15 codes en parallèles. Cette combinaison lui permettrait de bénéficier d’un
débit de l’ordre de 10.7 Mb/s sur le lien descendant. L’AMC a été intégré aux fonctionnalités des
Node B supportant la technologie HSDPA. Par conséquent, la station de base a la responsabilité
de sélectionner l’algorithme de modulation et de codage approprié. Selon le nombre de codes
parallèles pouvant être supporté par le terminal, nous obtenons plusieurs classes de terminaux
HSDPA spécifiées dans la Release 5 avec un total de 12 catégories. Ces catégories permettent
d’avoir des débits pics allant de 0.9 à 14.4 Mb/s, comme le montre la figure 9. Les dix premières
classes de terminaux doivent être capables de supporter la modulation 16-QAM, alors que les
deux dernières supportent uniquement la modulation de base QPSK.

Fig 8 : Schéma de modulation et de codage MCS sur le lien descendant

Fig 9 : Catégories de terminaux supportant la technologie HSDPA

(source : Analyse, implémentation et évaluation de performance de la future méthode d’accès HSDPA, Mémoire présenté par Omar
Rachid Hadjar du Département d’informatique et de génie logiciel de la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval QUÉBEC
2006)

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2.2.2 Mécanisme de retransmission hybride ARQ (HARQ)


Afin d’assurer la fiabilité des transmissions, on distingue deux grandes classes de
mécanismes: les mécanismes réactifs ARQ (Automatic Repeat reQuest) et les mécanismes
proactifs FEC (Forward Error Correction).
Dans les mécanismes réactifs, l’émetteur réagit à la signalisation d’une perte de paquet en
retransmettant ce paquet. Cette signalisation peut être effectuée par l’émission d’acquittements
positifs ACK (ACKnowledgement) ou négatifs NAK (Negative-ACKnowledgement). En ce qui
concerne le fonctionnement des mécanismes proactifs, l’émetteur rajoute des paquets de
redondance permettant au récepteur de récupérer des paquets perdus. Ces paquets de redondance
sont calculés en utilisant des codes correcteurs d’erreurs.
Ces deux mécanismes sont souvent combinés en utilisant des acquittements pour ajuster la
quantité de redondances des codes FEC. Une telle combinaison de mécanismes est appelée «
ARQ hybride » ou HARQ (Hybrid Automatic Repeat reQuest).
Le HARQ peut être caractérisé par certains paramètres tels que la synchronisation, l’adaptabilité
ainsi que la manière dont est faite la combinaison. Quand la relation temporelle entre la
transmission originale et la (ou les) retransmission(s) est fixe, l’opération HARQ est dite alors «
synchrone ». Si, par contre, les retransmissions sont programmées à n’importe quel moment après
avoir reçu un ACK, on parlera alors d’opération « HARQ asynchrone ».
On dit qu’un système HARQ est adaptatif si on peut réaliser des retransmissions en utilisant un
autre type de modulation autre que celui qui a été utilisé pour la transmission originale. Par
exemple, si la modulation QPSK est utilisée durant la première transmission d’un paquet et que
celle-ci échoue, la 16-QAM peut être utilisée pour la retransmission de ce même paquet si les
conditions du canal ou des ressources radio (puissance du signal et/ou codes de canalisation)
changent entre la première transmission et les retransmissions qui s’en suivent.
On distingue deux variantes de l’HARQ selon que l’on combine ou non les retransmissions:
– HARQ de type I : dans cette variante, appelée aussi chase combining ou softcombining,
il n’y a pas de combinaison des retransmissions. Le Soft combining fait appel à la
retransmission par l’émetteur du même paquet de données codées. Le décodeur au niveau
du récepteur combine ces copies multiples du paquet envoyé, pondéré par le rapport
signal/bruit reçu.
– HARQ de type II : cette technique, connue aussi sous le nom de IR (Incremental
Redundancy), contrairement à la précédente qui envoie des répétitions simples de tout le
paquet encodé, envoie une information redondante additionnelle d’une manière
incrémentale si le décodage échoue à la première tentative.

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La technologie HSDPA s’appuie sur un mécanisme HARQ asynchrone et adaptatif et peut


fonctionner avec les deux variantes Soft combining et IR. Il est à noter qu’avec la deuxième
variante, on obtient de meilleures performances, mais elle nécessite plus de mémoire dans le
récepteur du terminal mobile pour stocker les informations de redondance.

2.2.3 Ordonnancement Rapide (Fast Scheduling)

L’ordonnancement est l’un des plus importants mécanismes de gestion de ressources dans
les réseaux HSDPA., qui permet de déterminer à quel utilisateur il convient de transmettre dans
un intervalle de temps donné. C’est un élément déterminant dans la conception puisqu’il répartit
l’allocation du canal entre les utilisateurs et ainsi, d’une manière générale, détermine le
comportement global du système.
L’ordonnancement pour HSDPA est désigné sous le nom étant rapide dû au fait que, comparé
avec les spécifications du Release 99 , l’ordonnancement est déplacé du RNC au Node B pour
réduire les délais, ainsi des décisions de séquencement plus rapides peuvent être prises. En
rajoutant d’autres fonctionnalités, telles que le choix de la version de redondance et l’algorithme
de la modulation et du codage, un principe fondamental de l’ordonnanceur pour HSDPA est de
programmer la transmission pour les utilisateurs. Les données à transmettre aux utilisateurs sont
placées dans différentes files d’attentes, dans un buffer et l’ordonnanceur doit déterminer l'ordre
séquentiel dans lequel les flux de données sont envoyés. Ainsi, en choisissant différents
algorithmes d’ordonnancement, les opérateurs peuvent adapter sur mesure le comportement du
système à leurs besoins.

Les algorithmes d'établissement du programme généralement utilisés sont :

Méthode de Round-Robin (RR)


Cet algorithme choisit les paquets d'utilisateur de façon cyclique. Dans cette méthode, le
nombre de time slots alloués à chaque utilisateur peut être choisi pour être inversement
proportionnel aux débits d'utilisateurs, ainsi le même nombre de bits est transmis pour chaque
utilisateur dans un cycle. Évidemment, cette méthode est la "plus juste" dans le sens qu’elle
garantit une distribution équitable parmi tous les utilisateurs de la cellule. Cependant, il y a deux
inconvénients liés à la méthode de RR. Le premier est qu'il néglige les conditions de qualité du
canal radio pour chaque utilisateur, ainsi les utilisateurs de qualité radio mauvaise peuvent
connaître de faibles débits, tandis que les utilisateurs en bonne qualité radio peuvent même ne
recevoir aucune donnée. Cela va à l’encontre des objectifs du HSDPA car les débits seraient

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moindres. Le deuxième inconvénient de l’ordonnanceur RR est qu'il n'y a aucune différentiation


de la qualité de service pour différentes classes d’utilisateurs.

Méthode du Maximum C/I (Signal sur Interférence)


Le Max C/I dessert l’utilisateur tous les TTI avec le débit supportable instantané le plus élevé.
Pendant chaque TTI, le canal HS-PDSCH est alloué à l'utilisateur ayant les meilleures conditions
de canal, prenant de cette manière avantage des variations temporelles de l’effet
d’évanouissement rapide du canal. En fait, le Node B utilise l'indicateur de qualité de canal (CQI)
rapporté par la procédure d'adaptation de lien et alloue le canal HS-PDSCH à l'utilisateur avec le
meilleur SIR (Signal to Interference Ratio). Dans la situation idéale, quand les conditions du
canal des utilisateurs présentent les mêmes statistiques, cette stratégie maximise toute la capacité
du système et du débit de transmission aux différents utilisateurs. En réalité, les statistiques sont
asymétriques puisque les utilisateurs peuvent être plus près de la station de base avec meilleur SIR
moyen ou au frontière de cellules dans des conditions relativement mauvaises, stationnaires. Par
conséquent, en employant la stratégie de maximum C/I dans la pratique, le canal est toujours
alloué avec le support multiples évaluations (c-à-d plus haut moyen de transmission) mais prive
les utilisateurs avec des conditions de canal relativement mauvais. Ce principe de service possède
des avantages évidents en terme de capacité de cellule, mais il en résulte une absence d’équité de
débit car les utilisateurs ayant de mauvaises conditions radio de canal sont desservis d’une
manière moins fréquente.

Méthode du Proportional Fair ou R[n]/Rav


Cette méthode tient compte de la variation à court terme des conditions du canal radio et à long
terme le débit de transmission de chaque utilisateur. Dans cette méthode, l'utilisateur avec le plus
grand R[n]/Rav est servi d'abord, où R[n] est le débit dans le time slot courant n et Rav est le
débit moyen pour l'utilisateur dans la fenêtre moyenne passée. La taille de la fenêtre moyenne
détermine la durée maximale pendant laquelle un utilisateur peut être privé de données,
cependant il faut trouver un compromis entre le retard maximum tolérable et le débit dans la
cellule. Selon cet algorithme, si un utilisateur souhaitant un débit moyen très élevée, et que le
R[n]/Rav ne sera probablement pas le plus haut, alors il peut donner à d'autres utilisateurs avec le
débit moyen faible et donc le R[n]/Rav haut dans le prochain time slot, ainsi le débit moyen du
dernier peut être améliorée. D'autre part, si le débit moyen d'un utilisateur est faible, le R[n]/Rav

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pourrait être haut et il pourrait accorder le droit de transmission même si les conditions du canal
courant ne sont pas les meilleures.
Pour chaque terminal, l'information disponible pour l’ordonnanceur inclut l’estimation de la
qualité du canal (CQI) reçue sur le HS-DPCCH, la connaissance des files d'attente prioritaires, et
les processus de HARQ et la capacité du terminal. Basé sur l'information, l’ordonnanceur exécute
les fonctions suivantes :
 Programme tous les utilisateurs de HSDPA à l’intérieur de la cellule.
 Entretient des files d'attente prioritaires.
 Basé sur les rapports de statut à partir des processus HARQ, le programmateur détermine
si une nouvelle transmission ou une retransmission serait faite.
 Détermine une version de redondance appropriée et un algorithme de modulation pour
chaque PDU MAC-hs transmise et retransmise et indique la version de redondance aux
couches inférieures.
(source : Thèse sur l’étude multicouche dans le système HSDPA présenté par Mohamad ASSAAD de l'Ecole Nationale
Supérieure Télécommunications)

2.2.3 FCSS (Fast Cell Site Selection)


Le FCSS permet à l’utilisateur de choisir le Node B ayant les meilleures caractéristiques
pour une transmission de données. L’avantage de cette technique permet à l’utilisateur d’obtenir
un débit plus élevé.

2.2.4 Short Transmission Time Interval (TTI)


L’intervalle de temps de transmission (TTI) est un paramètre supplémentaire de la
technologie HSDPA utilisé par le HS-DSCH. Ce TTI est de 2ms par canal, ce qui permet de
supporter un trafic et un nombre d’utilisateurs importants.

CONCLUSION
Dans ce document nous avons étudié les améliorations apportées par la technologie
HSDPA sur le lien descendant du réseau UMTS. Ces améliorations sont possibles grâce aux
différentes techniques d’AMC, de HARQ et du Fast Scheduling. Ainsi le HSDPA offre beaucoup
d’avantages par rapport à l’UMTS tels que l’utilisation d’une bande passante importante combinée
avec un délai court de la transmission des données et l’augmentation de la capacité de
transmission sans avoir besoin de fréquences supplémentaires. Pour la voie de retour, entre
l’utilisateur et le Node B, la technologie HSUPA est une deuxième évolution du réseau UMTS

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Thiam Maimouna M2 Pro Télécoms Malor Jeremy

pour permettre à l’utilisateur de transférer des données à des vitesses allant jusqu’à 5,7 Mb/s. Les
besoins des utilisateurs étant toujours plus grands, une troisième évolution est déjà en cours
d’élaboration sous le nom de HSOPA qui utilisera une modulation OFDM à l’image des réseaux
WiMax. Cette nouvelle version présentera un temps de latence encore amélioré à 20ms, contre
60ms pour HSDPA et un débit optimisé à 40Mb/s. Avec cette technologie on a un nombre
d’utilisateurs plus élevé par fréquence par exemple plus de 100 contre 40 en HSDPA et 9 en
UMTS. Cette dernière technologie est attendue pour 2008…

Projet Bibliographique HSDPA Décembre 2006 18


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BIBLIOGRAPHIE

 www.cisco.com/univercd, www.01net.com, www.zdnet.fr, solutions.journaldunet.com,


http://jdf.romandie.com
 Thèse sur l’étude multicouche dans le système HSDPA présenté par Mohamad ASSAAD
de l'Ecole Nationale Supérieure Télécommunications
 Analyse, implémentation et évaluation de performance de la future méthode d’accès
HSDPA, Mémoire présenté par Omar Rachid Hadjar du Département d’informatique et
de génie logiciel de la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval QUÉBEC
2006

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