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Hector DURVILLE Le Magnétisme : : Lois qui président 4 ses actions : L’ Art de magnétiser BIBLIOTHEQUE EUDIAQUE Henri DURVILLE, imprimeur-éditeur 8 36, Avenue Mozart, PARIS (XVI®) — 1 “NOTA : Tone tapeespondaiee decrees Pédi- | teur doit etre adressée directement & sa nouvelle adresse : Henri DURVILLE 36, Avenue Mozart, Paris (169) LE MAGNETISME ells Le Macnittrsme est une force particuliére, inconnue dans son essence, qui émane de tous Ies corps ou agents de Ja nature. Il présente beaucoup d’analogies avec Yaimant, Vélectricité, la chaleur, la lumiére, le mouve- ment. Deux théories ont expliqué ses actions, La Tatonie ne u’'imrsston admettait qutant de fluides que d’agents physiques. La chaleur constituait le fluide calorifique; la lumiére, Je fluide lumineux; il y en avait deux pour Vélectricité, le fluide positif, +, le finide négatif, —; deux pour expliguer les actions des ai- mmants, le finide austral ct le fluide boréal,qui s’attiraient réciproquement Jorsqu’ils étaient de noms contraires, el se repoussaient lorsqu’ils étaient de méme nom, Ap- Pliqnée & Vaction physique de ’homme sur un autre homme, elle faisait avee Paracelse, Van Helmont, Mes- mer, Deleuze, Du Potet, Lafontaine ct tous les magnéti- seurs, depuis le 15° sidcle jusque vers les 3/4 du siécle dernier, la base du Magnétisme Aumain. Tutonie DE L’oNDULATION. — En étudiant les agents de Ja nature dans leurs rapports les uns avec les autres, fes physiciens ont reconnu que, dans certaines condi- tions déterminées, Vélectricité fait naiire la chaleur, la Jumiére, Vaimantation, le mouvement; que Vaimant, se mouvant prés dun circuit, donne lieu aux courants électriques qui produisent 2 leur tour, chaleur, Jumiére, mouvement; que la chaleur n’est que de la lumiére obseure et la lumiére de la chalour visible, donnant Vune et l’autre mouvement, électricité, ete... Ainsi con- Sidérés, les agents de la nature s’engendrent Vun par Vautre et chacun deux peut donner naissance & tous Jes autres. Ils ne sont donc que des manifestations de Vénergie, des formes du mouvement. Us vibrent et leur miouvement vibratoire se communique par ondulations, e Comme je Vai démontré dans ma Physiqué magnéti- que, tous ces agents font naitre en méme temps le Ma- gnéfisme physiologigue. C’est a Tui que les anciens fai. saient allusion en disant: « lesprit vivifle la matitre et c'est son souffle qui préside 4 ses mouvements ». Les péripapéticiens Pappelaient VAme du monde, dime uni- verselle; les platoniciens, le char subtil entre Vesprit ct Ja matiére. C’est la matiére subtile de Descartes, Varchée, le fluide universel de Paracelse, de Van Hel- mont et de Mesmer; Vesprit trés sublil de Newton, Vod de Reichenbach. Resserré dans les limites de l’énergie humaine, e’est le principe vital de Barthez, U'électricité cnimale de Pétetin, la force neurigue rayonnante de Baréty, le nervisme de Luce, le fluide nerveux ou fluide magnétique des magnétiseurs. Les récentes découvertes de la science qui ont révélé les proprictés du radium et des corps dits radio-actifs se produisant par émission ou plutét par irradiation, ont permis de compléter la théorie précédente: L’or- ganisme humain irradie sa force magnétique qui se transmet aux personnes qui nous environnent, méme sans que nous en ayons conscience. Les rayons é¢mis par le corps humain sont voisins des rayons X et de ceux du radium; ils sont presque les mémes que les rayons N, récemment découverts par le professeur Blon- dlot; ils tombent parfois directement sous le sens de la vue. En voici deux exemples: — Mon fils, le D" Gaston Durville, magnétisait avec les deux mains une dame vétue de noir assise devant lui face 4 la fenétre; placé devant elle, le dos 4 la fené- ire, ce qui créait un demi-jour dans Vespace compris entre elle ef Jui, il remarqua des effluves grisAtres, com- parables a de la fumeée, qui s’échappaient de ses doigts, spécialement de Vindex et du médius de chaque main. En outre, une sorte d’arc de la méme substance unis- sait ses deux index. Il pria M. C. ingénieur, de s’asscoir je plus prés possible de Iui et de regarder ‘ses mains, car il voulait avoir l’affirmation d’un tiers non préve- nu. A peine celui-ci avait-il regardé qu'il Inui disait: « Tiens e’est curieux; je vois des lueurs piles » et son geste dessinait l’are qu’il avait Iui-méme apercu. Cetic émission fut également constatée par un certain nom- bre de personnes qui se trouvaient dans le salon d’at- tente et qu’il fit appeler sans leur dire pourquoi. Elles furent unanimes 4 voir dans la demi-lumiére ce qu'il avait vu d’abord, et, fait curieux, dans Pobscurité com- plete, il n’y eut que 6 personnes qui virent ct encore faiblement, ce que les 18 qui étaient présentes avaient constaté. — Un jour, 4 mes séances communes, assis derriére mon bureau placé prés de la fenétre, je magnéttisais le pied d’une dame assise devant moi, quand celle-ci me dit: « C’est drdle, je vois le fluide sortir de vos doigts.» Jappelai successivement une dizaine de malades pré- sents 4 yenir se placer en position couvenable pour voir ce phénoméne extrémement rare. Tous, 4 l’excep- tion de 2, virent parfaitement les effluves dégagés par mes doigts. J’eus beau regarder Je plus attentivement possible le bout de mes doigts placés dans différentes positions, je ne vis absolument rien. Pourquoi ne vis-je yien, ainsi que 2 autres personnes présentes???— Je n’en sais rien. Dans tous les cas, la vision directe des effluves magnétiques est signalée par beaucoup d’ob- servateurs, mais toujours dans des circonstances par- ticuliéres. Le rayonnement magnétique est constaté par la pho- tographie. Un savant russe, Ile D* Narkiewicz Jodko, arriva le premier 4 ce résultat. Le D*™ Luys, avec un chimiste des Gobelins a rendu le procédé simple et A Ja portée de tout le monde, sans se servir de l’objectif. Dans Vobscurité, il suffit de mettre la plaque dans ia cuvette le cété préparé en dessous, dans le liquide ré. vélateur, de placer la main 4 plat dessus, et de poser 1A 412 4 15 minutes. L’impression est prise; i] n’y a plus qu’a fixer Yimage, — qui est d’une remarquable netteté avec la main d’un magnétiseur, mais toujours parfaite- ment visible pour celle de wimporte qui. Voila un fait indéniable, qui sufft A Ini seul pour montrer a tous Ja réalité de ce que j’appelle Vagent ma- gnétique. J'ai publié beaucoup de ces photographies dans le Journal du Magnélisme, la Physique magnétique, les Théories et Procédés dn Magnétisme et ailleurs en- core, Si on veut s’observer et observer les autres, on se rend compte que, constamment et sans Je vouloir nous irradions un quelque chose qui modifie notre maniére Tétre, Constamment nous émettons ct recevons des ra- Cations qui agissent sur nous en bien ou en mal, La sympathie et V’antipathie ne s’expliquent que par cet échange inconscient. Tristes et moroses, si nous péné- trons dans un milieu of tout respire la joie et Ie con- tentement, nous devenons bientét gais; réciproquement gais et contents, si nous pénétrons dans un milieu tris- te et désolé, nous nous assombrissons rapidement. C’est qne nos impressions, le ton de notre mouvement se communiquent assez rapidement pour que nous soyons transformés en quelques instants. Je baille, aussit6t plusieurs personnes de mon entourage baillent. Entre personnes vibrant 4 Vunisson, Ie mari et la femme unis par Ja sympathie, Yun dit & Fautre: si nous allions 1a! Souvent Vauire répond: j’'y pensais, fallais ten parler, La pensée se communique méme A distance: vous pen- sez & quelqu’un, et souvent il arrive, ce qui justifie ce proverbe: Quand on parle du loip, on tui voit la queue, Constamment, nous nous comportons comme un corps chaud, un poéle, par exemple, qui rayonne sa ehaleur autour de lui. Sous Vinfluence de notre volonté, notre radiation magnétique peut étre dirigée, comme Ja chaleur du poéle est canalisée dang un tuyau qui peut servir au chauffage dune pidee voisine; ¢’est ce qui constitue la magnétisation, acte ayant peur but principal la guérison de nos maux; car, sacheg Je bien, la santé se communique comme la maladie. Anz DE Magniriser. — Ce qui donne au magnétiseur Vespéce demprise qu'il exerce sur le magnétisé, c’est ée que nous appélons Te ton de mouvement, c’est-a-dire sa maniére d’étre. I] faut qu’au moment ow il vett trans- mettre cette force qui émane de lui-méme, il vibre assez énergiquement. I] faut en outve que sa volonté dirige Yémission dans la direction ot il croft le plus utile @agir. C’est A la pensée ct a la volonté qu’est dévolu Je réle directeur de ce mouvement que nous devons im+ jioser. C’est tellement vrai que, si le patient est dans un état de surexcitation imprévu, par suite dune colere ou d’une contrariété, il ressent moins notre influence et recoit moins efficacement notre émission. Tl faut done que le Magnétiseur et le Magnéltisé soient dans un bon état d’équilibre de corps et d’esprit, sans quoi Je Magnétiseur risque de s’affaiblir sans profit pour le malade. Toutefois, s’il y a des magnéttseurs nés, qui ont regu un dor, des aptitudes particuliéres, géené- ralement 9 sur 10 des personnes peuvent soulager ceux «ui souffrent, empécher une maladie de devenir aigiic, iine maladie aigiie de devenir chronique, une maladie sericuse de devenir mortelle. Le bon magnétiseur se reconnait facilemeni, et oi peut considérer comme tel celui qui est suffisamment entrainé. Sil se place en face d’un malade, les pieds touchant les pieds, les genoux contre les genoux, le ima- Jade doit sentir que sa téte se dégage et gue ses mem- bees inférieurs se véchauffent. De méme, quand il fait dies passes sur son matade, celui-ci doit sentir un cou- rant de fraicheur accompagner le geste. Polarité. — Nous devons savoir que, pour magnétiser utilement, le corps humain est polaris¢ a la facon Wun aimant. On sait que, si l’on pose un barreau aimanté sur une table couverte de limaille de fer, cette limaille, au lieu de s’attacher partout @ V’aimant, se fixe aux ex- iémités, laissant le milieu complétement dépourvu. Les “adiations émisés par les deux péles du barreau ne sont pas les mémes; le pole austral est positif, +-, le bordal, négatif,—. Ces deux modalités de la miéme force sont également représentées dans le corps humain. Le cdté droit et avant du corps sont positifs. La partie dorsale ct le cété gauche sont négalifs, Il y a une exception qui confirme la ragle, cest que la polarité est inverse ehez les gauchers. 2 Comme pour les vibrations de laimant et de Pélec- iricité, les émissions de méme nom se repoussent, et celles de noms contraires s’attirent; on verra Putilite pratique de cette loi en traitant du Magnétisme curatij. Ce fait est tellement certain qu'il a ¢té démontré par la photographie. En magnétisme curatif ou expérimental les poles de indie nom excitent: ce qui veut dire que la main droite présentée sur le cété droit ou a Vavant du corps pro- duit un effet excitant et que la main gauche présentée eu méme cété droit produit au contraire une action calmante. Le magnétisme humain est par excellence Lagent équilibrant des forces qui constituent Ja santé, Si Péquilibre est rompu, le magnétiseur peut, en diri- geant convenablement son action, le rétablir de suite lorsqu’il est 1éger et accidentel, et le modifier progres- sivement s’il est grave ou compliqué, pour réetablir ainst la santé parfaite. Pour agir convenablement il faut que le magnétiscur, par la pensée, mette le ton de son mouvement en hare monie avec Veffet qu’il veut obtenir. Sil veut calmer une douleur, un ¢tat fébrile ou une surexcitation quel- conque, il doit se mettre dans le plus grand calme; sil vent au contraire exciter Vorganisme du malade pour le faire sortir de son atonie, il doit se mettre dans un état de vibration intense présentant une cerfaine ana- logie avec la colére raisonnée, en cherchant A équili- prer le malade sur lui-méme. Dans les deux cas, il doit avoir une grande Bonté pour le malade, désirer forte- ment sa guérison, avoir la certitude qu’il peut le guérir ou tout au moins le soulager, et avoir une grande con, flance en son pouvoir. Quelques effets salutaires qu’il obtiendra de suite pour calmet une douleur passagere, Jui prouveront la réalité de ce pouvoir. En principe, pour calmer, il faut se placer devant le malade et agir doucement avec les deux mains, de telle facon que Ja droite soit dirigée vers le cété gauche et Ja gauche vers le cété droit. Cvest Paction hétéronome. Pour exciter, il suffit de croiser les mains de teile fa- gon que la droite soit dirigée vers le coté droit et la gauche vers le cété gauche, ou mieux encore agir la tain droite seule sur Je cété droit et sur le devant du corps, et avec la gauche sur le cote gauche. C’est l'ac- lion isonome. Magniuisme curnavir. — Tous les thaumaturges de ’antiquiteé ont opéré des guerisons merveilleuses en employant cette force que nous appelons aujourd’bui le Magnétisme; et je ne crains pas @affirmer que c’est le moyen. employé par les prophétes d’Israél, par Jésus at les Apdtres. Lorsque le prophéte Elie ressuscite le fils de la veuve de Sarepta, il se pelotonne sur VPenfant, bouche contre bouche, poitrine contre poitrine, les pieds et les mains touchant ses pieds et ses mains, pour que toutes les parties de sou corps rayounent en méme temps Ja chaleur et la vie; d’autre part, sa pensée et sa yolonté sont extraordinairement active pour cela, Jé- sus, plus puissant, allait plus vite. Souvent, sa force ma- gnétique, projetée par le toucher ou Ja simple imposi- tion des mains, guérissait instanianément avec cette in- jenction: Levez-vous et marchez. Aucun de nous, bien entendu n’a la force suffisante pour accomplir de tels prodiges, si ce mest dans les paralysies hystériques} mais en le voulant ardemment, yous pouvons obtenir les guérisons les plus extraordi- naires. J’ai opéré la résurrection dun de mes fils age de i8 mois, physiologiquement mort depuis plus dune eure. Jai rendu compte de ce fait dans Je Journal du Magnétisme, et reproduit ce compte-rendu dans mes Bhéories ef Procédés du Magnétisme. Ne criez pas au miracle; il n’y a que des possibilités, et d’autres que moi en ont obienu de semblables, méme sans connaitre je Magnétisme, ct rien que par la sevle force de la Foi et de la Volonté. Restons-en ia au point de vue des prodiges que PA- mour de nos semblables nous permet de faire, pour ne plus parler que des simples moyens que M. ou Mime nlimporte qui, avec des connaissances trés limitées, peuvent employer dans Ja famille pour guérir les leurs, ou simplement les soulager en attendant le médecin, Essayez! Yous en avez Poccasion tous les jours, ne se- rait-ce que pour faire cesser une néyralgie, ou un simple mal de téte, et vous serez iout étonnés de constater que vous en avez le pouvoir. Voici quels sont les procédés a employer, en Jes accompagnant toujours du désir, de la pensée ct de Ja Volonté, . On éleve les mains ouveries, sus de la téte Passzs LONGITUDINAL! Tes doigts stparés ‘sans étre écartés, au-d du malade, et on Yes fait descendre lentemeni, a une distance de 8 & 10 centimetres, devant la figure et la poitrine jusqu’é Vestomac, commie si on veulait répant dre 14 un guelque chose de soi. On répate ce mouve- ment 5 ou 6 fois ct méme davantage, puis on le prati- gue de la poitrine jusqu’aux extrémiiés. Ces passes chargent, saturent le malade et Jui procurent bientét une sensation de calme et de bien-Atre. Plus elles sont faites lentement, plus elles sont efficaces. Prolongées sur la partie supéricure du corps, elles déterminent le somnambulisme chez les sujets sensitif's. Si ce' geste est fait rapidement de la ttte aux pieds, il devient régula- risant, et le malade le percoit presque toujours sous Ja forme d’un courant de fraicheur qui dégage Ja téte et réchauffe les pieds. Ce sont les passes & grands eou- tants. 3 PASsiS TRANSVERSAL — On tes fait en. croisant @abord les avant-bras Vun au-dessus de Vautre, miains ouvertes comme précédemment, les pouces én bas, la paume dirigée vers le malade. Ou allonge ensuite rapidement les bras et les mains qui exécuten! un mioti- vement de rotation pour que la face palmaire soit tou- jours tournée vers le malade, ptiis of revient A la po- sition précédente pour répéter ces mouvemenis 5 & 6 fois de suite, Pratiquées devant la figure, ces passes dé- gagent la téte et réveillent Je sujet endormi. Imposition DES Marys, — C’est une des formes les plus anciennes de la thérapeutique inagnétique. Les prétres de Egypte, de la Gréce et de Rome la mettaient en pratique pour la guérison dey maladies. Les Juifs Vont toujours pratiqués et Jésus s’en servait presque toujours, On Vemployait encore pour transmettre un pouvoir. Les magnétiseurs emploient plusieurs formes; je ne parlerai que des suivantes: Imposition palmaire. Consiste 4 présenter la paume dela main & une distance de 15 A 20 centimétres de le Partie du corps sur laquelle on veut agir, en la mainte- nant ja immobile. Pratiquée en position hétéronome, alle est ealmante; en position isonome, elle devient ex- citanie, L’imposition de ja main droite au front endort te sujet seusitif et repousse presque toutes les person- nes debout en produisant une chaleur désagréable; cel- Je de la main gauche réveille le sujet endormi et attire presque toute personne en Jui laissant une fraicheur agréable,.Jc vous conseille d’essayer, et vous serez trés étonné de ce résultat. imposition digitale, se fait en présentant la main al- dongée, du bout des 4 doigts, Plus stimulante que Vim- position palmaire, elle est franchement excitante lors- qu’elle est faite en position isonome. imposition cirevlaire. La main étant dans Ja position précédente, se pratique ci exécutant avec Tentenr des mouvements circulaires, dans le sens des aiguilles d‘ume montre, sur lorgane que l’on veut exciter. Application. — C’est une imposition de matus uVec contact plus ou moins prolongé; c’est le toucher de , Jésus et des guérisseurs de tots les temps. Les trois de France, de Clovis 4 Louis XV, Pemployaient le jour de leur sacre pour guérir les nombreux malades qui se présentaient & eux pour cela, On la pratique simplement en appliguant Ja main ou les mains a plat sur la partie que l'on veut guérir ou soulager. L’Application est trés calmante; eile se fail presque toujours en position hétéronome, Suffit souvent pour guérir une névralgie, un mal de {¢te, un mal de dents ou une douleur quelconque en quelques instants, Hs- sayer, et le résultat yous surprendra. Errieunage. — C’est un léger frélement de la partie que Yon veut actionner, une sorte de passe longiludina- Je avec contact. On le pratique de haut en bas, 4 Vin- verse de ce qui se fait dans le massage, et toujours par dessus les vétements. Pour cela, se placer devant le malade assis ct appliquer Jes mains sur les tempes, les pouces placés parallélement prés l’un de Vautre au mi- lieu du front, puis on descend, en incurvant les mains pour ne pas accrocher les oreilles et Von suif le cou, les épaules et les bras jusqu’A Pextrémité des doigts. Replacant les mains dans la premiére position, on con- tinue. Aprés avoir répété le mouvement 5 a 6 fois, Yon fait des gestes analogues sur la poitrine et Pabdomen en suivant le trajet des cétes, de la coloune vertébrale jusqu’au sternum; puis s’assecir devant le malade et reprendre sur les cétts, en descendant sur les cuisses et les jambes jusqu’A Vextrémité des pieds. Leffleurage dégage Ja téte, régularise la circulation ot laisse le malade sous une impression agréable, Frictions, ——- Dans les temples de l’Egypte, la friction était. un des remédes secrets que les prétres et les ini- tiés employaient pour la guérison des maladies qui pa- vaissaient incurables. En Magnétisme, les frictions se font toujours avec Ja main nue, par-dessus les véte~ ments. Elles sont de deux sortes: La friction tratnante se pratique doucement, en sui- yant avec les deux mains le trajet des netfs et des mus- cles. un effleurage pratique en tratnant la main dont toutes les parties, y compris les doigts, agissest & Ja facon des articulations du serpent gui rampe. C’est une sorte de reptation assez difficile & faire pour ies débu- tants. Bien exécutée sur le trajet des cétes, elle fait ces- ser Vessvufflement, oppression et méme les plus vic- lentes crises de Vasthme, en quelques minutes. Prati guée sur Jes jambes, elle régularise rapidement Ja cir- culation. La frietion circuiaire se fait avec la main droite ap- pliquée a plat sur une surface restreinte comme Pesto- mac, le venire, les reins, une partie de la cuisse, en exécutant, sans pression, des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre. Comme Je Pai démontré dans ma Physique magnétique, on réunit deux actions: celles du Magnétisiae Rumain et du Magnélis- my du mouvement. On Yemploie avec beaucoup de suc- cés contre ies tophus de la goutte, les tumeurs, Jes en- gorgements du foie et partout ol ily a atonie. INSuEFLANIoNS. — Gest encore un ancien procédé qui a fait ses preuves. On le pratique de deux fagons: L'insufflation chaude consiste 4 appliquer Ja bouche A demi ouverte, par-dessus les vélements, eb & pousser son souffle eussi fort que possible, comme pour le faire pénétrer a Vintérieur. C’est le procédé le plis puissant décrit ici, que on peut employer dans tous les cas ol il y a atonie des organes. Bien faite, sur le coeur, elle fait cesser rapidement les syncopes les plus complétes; mais en raison de l’énergie de son action, on ne doit jamais la vratiquer dans les anévrismes du coeur ct de Taorte, dans la phtisie pulmonaire au 3° degré de son développement, pas plus que sur n’importe quel organe oii il y a des lésions profondes. insufflation froide se fait bouche presque fermée, en souffiant comme pour éteindre une bougie. Son ac~ ticn est trés calmante. Pratiquée sur le front, elle aéga- ge ja téte magnétiquement. Essayez 14 dans le mal de iéte congestii, et vous serez étonné du résultat. Le Recarp exerce une action magnétique des plus calmantes. Pendant que l’on applique n’importe lequel des procedés précédents, on doit laisser doucement tomber son regard sur la partie que lon magnétise, et on peut avoir la certitude absolue d’augmenter Veffica- ciié de son action. Placé au pied du iif d’un malade agité ou fiévreux, en appliquant les mains sur le bas des jambes et en laissant doucement et avec calme tomber con regard sur la région de l’estomac, on est tras Glon- né du calme et du bien étre que Von produit. MAGNETISATION INZERMEDIAIRE, Consiste & magne. tiser certains objets que Vou tient dans ses deux mains a cette intention, pendant 5 4 6 minutes, On imagnétise un vétement de laine, de totle ou de coton, une serviet- te, un mouchoir, que le malade porte sur lui et phis parliculiérement sur le sige du mal; mais ce qui donnie le plus de résultats, c’est eau on ies boissons anaign éti- sées, on tient la bouteille dans ses deux mains, pendant 5 46 minutes. On peut aussi magnétiser av beaucoup Wefficacité n’importe quel liquide avec ’aimant, en em: ployant le barreau magnétique que j’ai préparé pour cela, Voir & ce sujet mon petit iraité: Pour combatire les maladies par UApplication de VAimant, 15° edit, avec figuses (prix franco: 1 fr. 10). MAGNETISME EX gat. — Ceux qui s’*intéressent 4 Vexpérhnentation, fort intéressante daillenrs, peu- vent Chercher 4 obtenit le somnambulisme chez Jeurs malades et autres personnes qui peuvent étre sensifives. Celles-ci Sont asséz rares; mais lorsqu’on les chorche, on les frouvé. Qu’on le sache bien, il n’y a que les sen- sitifs que Pon peut endormir. 1 y a plusieurs moyens de lés recdnialtre; Voici te mieux a la portée de tous. Placez Ja personne debout, suns lui dire ce qui pent se \passer, pour éviter la stiggestion, et appliquez vos deux inatns ‘sur ses omeplates pendant quelques minutes, En tes retirant doucement, presque toutes les personnes sont plus ou moins attirées vers vous. Plus ceite attrac- tion est grande plus le sujet est facile 4 endormir. Celai qui est irrdsistiblement attiré au bout de 30 & 60 secon- des Vest trés facilement. On peut l’endormir encore trés souvent s'il faut 2 minutes pour qu’il ne puisse ‘pas ré- sister. Passé ce temps, ce serait fort difficile; et au bout de 5 4 6 minutes, s’ll n’est que peu altiré, cela de- vient impossible. Lorsque vous avez trouvé le sujet qui est trés forte- ment attiré par vos mains, faites-le asseoir bien & son aise, placez-vous devant Tui et faites des passes trés lentes de Ja téte 4 Yestomac, pendant 4 4 5 minutes, IL arrivera parfois que le sujet sera déja complétement endormi. S’il ne Vest pas, placez-vous 4 sa droite, ap- pliquez votre main droite sur son front ct la gauche 4 Ja nuque, pendant le méme temps. S’il ne Vest pas encore, devant lui, faites des impositions palmaires, puis digitales au front avec la main droite; placez-vous derriére, appliquez Jes deux mains sur les oreilles\ les doigts sur les tempes, méme sur Jes yeux, qui doivent @tre fermés. Si Je sujet n’est pas encore endormi, dllez dun procédé 4 Pautre, en lui demandant doucement comment il se trouve, s*ik entend encore, etc., etc., eb continuez pendant 30, 40 et méme 50 minutes. \ Avant de commencer, vous pouvez canser avec Ini, lui dire que sa téte va s’alourdir, ses yeux se fermer, qwil ne pourra plus les ouvrir, ct quwil n’entendra plus Jes bruits du dehors. C’est une suggestion qui facilite Je sommeitl. Quelques sujets éprouvent de loppression qui peut méme aller jusqw’a la suffocation; on la fait cesser par quelques effleurages sur la poitrine en suivant le trajet des cétes. D’autres sont énervés; calmez-les par quel- ques passes longitudinales sur les jambes, et par des passes transversales sur la poitrine, en leur recomman- dant d’étre calmes. I] peut méme survenir des crises de nerfs que le débutant fera cesser difficilement; mais il ne faut jamais réveiller le sujet avant que la crise soit passée. Le bon sujet endormi est insensible 4 Ja douleur; il wa aucun souvenir an réveil; il basse presque toujours par les 4 états suivants: Elat suggestif, Les yeux sont ouverts, la crédulité est - absolue. Acceptant toutes les affirmations, méme les plus absurdes, on Je transforme en tout ce que Von veut. Sivous lui dites qu’il est un enfant de 4 ans, il s’amuse avec un morceau de papier que vous lui dites étre un jouet. i c’est une jeune fille bien élevée, en Int disans qu’elle est un brigand, elle prend de suite une attitude spécigle et raisonne comme la plus parfaite canaille.— Etat cataleptique, 1’ceil est ouvert mais fixe; le sujet ne yous entend plus et ne converse pas avec vous. C’est un automate qui reproduit tous les mouvements que vous faites devant lui et qui répéte toutes vos paroles. Les membres ne sont pas relachés; mais ils restent dans Ja position que vous leur donnez. ll prend Vexpression coyrespondant aux attitudes que vous Ini faites prendre; ctd., ete... C’est état le plus curieux du sommeil pros voqué et celui qui est Je plus amusant. — Etat somnam- balique, Les yeux sont clos; le sujet n’entend plus que ig magnétiseur ou les personnes que celui-ci met en rapport avec lui par le contact. Son intelligence est plus yive qu’a l’état de veille, et certains possédent des facul- {és les plus extraordinaires. Quelques uns sont luecides, c’est-a-dire qu’ils yoient A distance sans le secours des yeux, ils ont souvent V’intuition de ce qui va se passer, et annoncent l’avenir avec précision. Ainsi, lors de la catastrophe de Gourriéres, Mme Berthe, endormie pour voir s'il y a encore au bout de 12 jours, des mincurs vivants dans la mine, affirme qu’il y en a encore 8 et quwils seront sauvés dans 2 jours, ce qui arriva. Ce résultat fut communiqué a deux grandes sociétés de psychologic qui en publiérent un compte-rendu que Fabius de Champville reproduisit dans son ouvrage: Pour devenir lucide, la Lucidilé & travers les dges (1). Dautres voient pour eux et pour les autres, la nature, Ja sause, les symptémes des maladies et les moyens suseceptibles de les gnérir; certains réunissent toutes ces facultés. Ces sujets sont trés rares, et le somnambulisme Tucide est simulé par beaucoup de charlatans. — Etat igthargique caractérisé par le relachement absolu de tout Vorganisme; les membres obéissent aux lois de la pesanteur. Malgré cela, on produit des contractions tres fortes par le simple frélement du bout du doigt par- dessus Jes vétements, ef on les transfére d’un cété 4 Vautre. En continuant Ja magnétisation on obtient Pextério- visation de la sensibilité et le dédoublement que j’ai udié dans le Fantéme des Vivants. Mais il faut pour cela connaitre le Magnélisme & fond, car ces étals sont dangerenx. Pour réveiller le sujet, il suffit de Iui souffler froid sur le front, de faire des passes transyersales devant la figure et la poitrine et des passes A grands courants de ja téte aux pieds. En général, le réveil est facile, mais on trouve parfois des sujets qui sont dans un état. assez comparable 4 Vhomme ivre. Ils ont absorbé plus de ma- guétisme gwils n’en penvent digérer. Cet Ctat, tras em- barrassant pour ceux qui ne le connaissent pas, ne pré- sente pas le moindre danger: Il n’y a qu’A les laisser euver lenr vin; et cela fait, ils se réveillent deux- mémes. Voila un abrégé suffisant du M ISME pour en donner une idée, mais non pour le connaitre, car il constitue une Science trés complexe et un Art trés dé- licat qui ne s’apprennent pas en un jour. Ceux qui voudront Vapprendre, devront étudier: Histoire raison. née du- Magnétisme, Physique magnétique, Théories et @) M. Fabius @e Champville: Pour devenir Iucide (franco: 1 fr. 10), — Hector et Henri Durville, impr,-édit., 28, rue Saint- Merri, Paris, 4°. Procédés du Magnétisme; et, plus tard, pour Vappliquer ada thérapeutique, ma collection des Pour combatire... ies diverses maladies; et, enfin, mon Magnélisme per- sonnel, qui leur apprendra la Mattrise d’eux-mémes avec VArt d’étve Heureux et de Réussir en tout GQ). (1) Pour une étude approfondie du magnétisme yoir: M. Hector Durville: Pour r magnétiseur (1 fy.), Pour combatire les e fr), Physique magnétique (6 fr.), Le Magnélisme personnel (10 fy.), Le Fantéme des Vivants (5 fr.). Joindre 10 0/9 pour Je port et adresser la commande directement & MM, Hector et Wenvi Durville, impr.-édit., 23, re Saint-Merri, Paris, 4. — Demander le programme détaillé du Cours par. cor: respondance de Magnétisme personnel (Hypnolisme, Suggestion ver= bale et mentale, ‘Télépathiec) qui est adressé gratuitement. L’INITIATION Liiitiation s'est donné pour but de percer le mystere qui nous entoure : mystére de la vie et de la mort, mystére des: forces qui sont en nous et autour de nous, mystére des intelligences | Supérievires, des sources viviflantes ow s'abreuve lame des pon- seurs, des philosophes, dés inspirés, maystére de notre évolution, En ce qui converne specialoment le probleme des forces mys- tériewses, il est certain que, de tout temps, il & existé des étres gui se sont distingués par des dons et des pouvoirs qui ont étonneé leur siccle ot les ont placés en dehors et au-dessus du reste de lHumanité, Dés tes temps les plus primitifs, i] y a des dizaines de sideles, les familles préhistoriques nous réyélent l'existenee d’adeptes, instrulie par une longue observation ou par la révélation, et qui Ont Mis au service du bicn commun une science qui leur permet- tall des actions incompréhensibles au yulgaire, qui en retiraiont des bienfails inattendus. Tels étsient, par exemple, les travaux’ des soreiers de la grotte de Montespan, Ge que le soreier faisait alors emipiriquement, leg gages d’époques moins troublées en ont oodifié les pracédés et les lois, Puis, se détachant des con- tingeness matériclles, fis ont cherehé la science pour la science, la lumiére pour la lumitre ; ils se sont slevés jusqu’a Vextase, jusqu’a Ja connaissance des plus haus secrets. Jj est naturel de dire que ces enscignements sont réservés & une élite soigneusement prépanée pour cette acquisition eb que cette préparation, de méme que les evsaignemenis auxquels elle about, se sont transmis de géndération en génération, jusquid nos jours. Mais ils ne peuvent étre communiqués qu’aprés une formation nécessaire. C'est pour Ia transmission de ces pouvoirs et de cette scicnse quia élé oréé VOrdre cudiague, suivant les formules antiques, Ordre eudiague (de Eudia, en grea : Sérénité) est un centre. d'études & quoi chacun peut adhérer selon sa yolonté et qui donne un enseignement graduel. 11 comprend plusicurs stades, mais on pe peut paryenir au stade suivant qu’aprés avoir mon- tré, en subissant des épreuves, que l’on est digne de ce passage. C’est parce que nous savons quels biens peuvent trouver dans cette étude et dans cette formation ceux qui y accédent avec Ie désir de trayailler ¢t de faire le bien que nous ingitene les chor cheurs 8 adhérer & Ordre eudiague. Ils y développeront les dons psychiques, et ce sera le premier stade de leur formation. Chacun a regu du ciel wn certain nombre de ces dons, mais ils dorment en bien des élres qui ne se donnent aucun soudci de les faire valolr comme ils le devraient. Cette premiére partie de leurs études feta voir aux nouveaux adeptes § quel point ils ont ignoré jusquwici leurs véritables forces ; mais ila peuvent aller infini- mien plus loin. LL en ost des faoullés supranormales ainsi que des dons artistiques ; on né peut pas faire chanter un ariet, Mais on peut développer toute voix existante. Ges facultés excellentes, mome le magnétisme curali? at Ia lucidifé dans ses formes les plus élevées, ne sont que [es pre- Taiers elémerits de ce que l/Ordre eudiague offre & sos mombros, A mesure quwils avancent dans Ja voice, @autres buts leur appa Faissent ef ils déoouvrent en eux jes moyens de parvenir & oes buts qui, maintenant, leur sembleraient inaecessibies, Dans développement, ils trouveront dans notre fraternité initia tique hon seulement lWinstruction qu'il leur sera néceseaire, mais encore l'aide la plus fraternelle, car nul ne peut, dans le domaine psychique, par lui seul, arriver au sommets vers lesguels (1 tend. i Si l'Ordre eudiague tient % faire des adeptes, c'est qu'il estime quill est plus que jamais nécessaire de grouper et de diriger les énergies vers leur plus magniilque et plus utile rendement, Bien ne pent, micux que VPinilialion, donner & Vétre humain 1¢ senti- Ment de sa puissance eb le sens des hauies Lesponsabilités qu'il envourt eh recevant certains pouveirs. Crest Te point sur lequel il nous paratk convenable @insister. Tout étre a ees puissances. fl a Ie devoir de les acerotire pour le plus grand bien de la collectivité. Wadeple qui réalise le programme initiatique eudiaque si sir de cet scoroissement, car les enseignements qui lui seront oon- fiés sont les mémes qui ont été donnés aux plus granda thau- maturges de l'antiquilé et des temps modernes. C'est en suivant Jetirs traces quiil parviendra aux deux buts gue Ordre etudin que propose & son activité, & Ja Iégitime ambition de velut qui He veut: pas se borner aux buts communa de la vie mabariolle, — 4° Laoquisition des hauts pouvolrs par quoi se mapifeste el sé magnific la personnalilé humaine dans ce quelle 4 de plus pleve > — 2° Le développement des facultés transvendantos qui por ~Anetient laccession & ces pouvoirs et qui, chaque jour, par une asc@se sage et mesurée, dépouillent I'étre de (oul oe quwil reeble do bas et dimpur et le divigent sur ta vole des plas haulon lisations, 40, Ges deux objets aticintg placent devant, chaque Ore tiinaln une porte ouverte sur des possibilités inflnies, dipnea de son desir ef de son effort. 5 (Le programme iniilatique de Ordre eudiaque cal envoys sur Gemande adressée 4 son président : M. Henri Durvyille, 86, Ave- nue Mozart, Paris (46°), Joindre timbre pour la réponse.)