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Tina Cassidy

Erica Monger Jones


Marianne Séguin

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS


Département des sciences de l’éducation

Travail # 1
Le judaïsme

Travail présenté à
René Bédard

Dans le cadre du cours


REL1143–Éthique et culture religieuse
Groupe 01

12 mai 2016
mots
ii
iii

La réalité théorique

Les origines du judaïsme

Sommairement, l’histoire des juifs a donné naissance à une religion

que l’on nomme le judaïsme. Le judaïsme fut la toute première religion

strictement monothéiste du monde, professant la foi en un dieu unique,

créateur de toutes choses (Bayle, 2008). Lorsqu’on parle du judaïsme, on fait

allusion à un peuple où certaines personnes sont très pratiquantes, alors que

d’autres ne le sont pas. Selon l'apparition des premiers écrits hébraïques, un

récit biblique qui contient un mélange de faits historiques et de récits dits

légendaires, l’histoire a commencé au sommet du mont Sinaï. C’est là que

Moïse a accompagné le peuple hébreu, devenu aujourd’hui le peuple juif.

C’est aussi là qu’il a découvert la terre promise dans la vallée du Jourdain,

près de la mer Morte, il y a plus de 3000 ans.

Les enseignements qui sont faits

Selon les juifs, les messages transmis sont la révélation aux prophètes

et ils sont considérés comme divins et vrais. Cela étant dit, la tradition juive

est d'enseigner que les prophètes utilisent des métaphores et des analogies

comme les orateurs de tout temps (Berthelot, 2014). Comme dans toutes les

religions, il existe un large éventail d'interprétations possibles constitué de


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métaphores pour expliquer et éclairer les versets prophétiques. Le judaïsme

n’est pas seulement une question de foi, il est aussi une question de

transmission. Les juifs croient que leur religion se transmet par la mère, en

raison évidente que l’on connait notre mère, alors que l’on peut douter de

notre père (Saladin, 2015, chapitre 6). Ainsi, le judaïsme conserve des

caractéristiques fortement familiales et ethniques (Saladin, 2015, chapitre 6).

« Les intégristes refusent donc toutes conversions des non-juifs et

considèrent en revanche que les enfants des juifs, même incroyants, font

également partie du peuple juif » (Saladin, 2015, chapitre 6). Autrement dit,

l'existence historique d’Abraham et de sa descendance largement mystique

étant loin d’être prouvés font en sorte que les juifs ont la tendance, depuis

l’Antiquité, de se définir par leur filiation maternelle directe (Saladin, 2015,

chapitre 6).

La réalité expérientielle

Que faire pour être un « bon juif » ?

     Pour bien saisir la réalité expérientielle juive, il est essentiel de savoir

comment être un « bon juif ». D’abord, il faut respecter les nombreux rites et

pratiques que la Torah enseigne (Valbrun, 2011). De plus, il faut obéir aux

commandements de la Torah auxquels les juifs réfèrent comme étant les «


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Mitzvot » (Valbrun, 2011). Dans la Mishnah, un livre sacré de la religion

juive qui a donné naissance à la Torah, nous retrouvons six « ordres »

englobant les différents aspects de la vie : « bénédiction et prières, shabbat et

fêtes, femmes, lois civiles et criminelles, choses sacrées, pureté » (Gira et

Pouthier, 2008, p. 16 et 17). Ensuite, on doit pratiquer les principales fêtes

juives pour pouvoir faire partie de cette religion. Par exemple, le Rosh Ha-

Shanah, la Hannouka et la Pessah.

Pour ce qui est des rites et des symboles que nous retrouvons dans

cette religion, la menorah (le chandelier à sept branches) et l’étoile de David

sont les principaux. Aujourd’hui, la menorah est perçue par les juifs comme

étant un symbole de leur libération et de la reconquête de Jérusalem (Bédard,

2016, p. 60). Leur lieu de culte est la synagogue et leur guide est le Rabbin.

Les personnages principaux qui sont à la base de cette religion sont

Abraham et Moïse.

Les obligations du judaïsme

     Le judaïsme est une religion révélée à un peuple du Proche-Orient

ancien, les Hébreux. Ils ont été choisis par Dieu en tant qu’élus et Dieu en

conclut une alliance, en particulier lors du don de la loi au Sinaï qui

commande de ne pas avoir d’autres dieux (Bayle, 2008). Les Hébreux ont un

système de rituels fort complexe visant la pureté culturelle de chacun de ses


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membres (Bayle, 2008). Cette religion prône la pratique de la justice et de la

liberté (Bayle, 2008). Elle oblige à croire en Dieu et à l'aimer (Valbrun,

2011). De plus, il est un devoir d'étudier la Torah et de suivre les (613)

commandements qui y sont inscrits. Par exemple, il y a celui de la

circoncision qui est effectuée chez les nouveau-nés, par un « mohel », pour

créer une alliance scellée entre l’homme et le Divin (Delamarre, 2005).

De plus, il est important d’aller à la synagogue pour prier ou de le

faire à la maison (Valbrun, 2011). Comme lors du jour du Seigneur chez les

chrétiens, le Shabbat est une journée de repos chez les juifs où de

nombreuses activités sont défendues (Valbrun, 2011). Parmi les nombreux

interdits du judaïsme, il y a celui d’honorer un dieu autre que le leur et de

manger un animal qui est considéré impur (Valbrun, 2011). La cacherout

(lois alimentaires) est l’un des piliers du judaïsme. Il ne s’agit pas de règles

diététiques ou sociologiques, mais partie intégrante de la doctrine juive. Elle

veut enseigner à l’homme à se sanctifier en spiritualisant le monde matériel

(Delamarre, 2005).

La réalité actuelle

La présence du judaïsme sur la planète


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Le judaïsme est très répandu sur la planète, principalement aux États-

Unis et en Israël où l’on compte en moyenne 5 millions de juifs par pays

(selon Gira et Pouthier dans Les religions d’aujourd’hui, p. 19). Il y a aussi

la France, la Russie, l’Ukraine et l’Argentine où l’on retrouve les principales

communautés juives.

Où se pratique cette tradition ?

Aujourd’hui, la grande majorité des juifs est toujours confrontée au

débat sur l’assimilation qui est né en Allemagne au XIXe siècle. À cette

époque du siècle des Lumières, l’assimilation au judaïsme se propageait

surtout en Allemagne, mais un mouvement antijuif a mené à leur

extermination pendant la Première Guerre et la Seconde Guerre mondiales,

faisant six-millions de juifs morts.  

Cette religion évolue-t-elle ? Comment ?

Une évolution de cette tradition religieuse transparait à travers le fait

que malgré ce débat qui perdure (le massacre des juifs par le passé), les juifs

libéraux veulent conserver leur identité juive tout en partageant les valeurs

de la société contemporaine (sans recourir à l’assimilation). Ainsi, les juifs

orthodoxes contribuent à l’économie de la société en suivant leurs principes

de la Révélation et de la Torah.

Quel est le rayonnement de cette religion ?


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Le judaïsme rayonne aujourd’hui surtout en Israël où l’on retrouve

une grande diversité de juifs qui va d’une laïcité affirmée à une orthodoxie

religieuse très voyante. On distingue les juifs religieux à travers leurs

accoutrements et leurs pratiques dans le monde entier.

Quel futur pour cette tradition religieuse ?

L’avenir de cette religion, pour les juifs israéliens, est inquiétant, car

le judaïsme conservateur croit que la Loi à propos de la participation des

juifs orthodoxes à l’économie de la société risque de changer au fil du

temps. De plus, ailleurs dans le monde, les juifs craignent la perte de

l’identité juive causée par une multiplication des mariages mixtes. Il y a

aussi des clivages politiques face à la conduite de la politique israélienne.

Bref, on peut imaginer que le futur, pour cette tradition religieuse, apportera

des changements provenant de la politique.   


ix

Bibliographie

Bayle, F. et Boespflug, F. (2008). 100 lieux pour raconter l’histoire des

religions. Genève (Suisse) : Aubanel, une marque des éditions

Minerva,

Berthelot, K. (2014). Les origines du judaïsme - C'est pas sorcier. Tiré de :

http://education.francetv.fr/matiere/antiquite/sixieme/video/les

origines-du-judaisme-c-est-pas-sorcier

Delamarre, M. (2005). Judaïsme, ses textes sacrés, sa Loi, ses obligations et

pratiques religieuses, son calendrier et ses fêtes. Tiré de :

http://www.planetenonviolence.org/Judaisme-ses-textes-sacres-sa-

Loi-ses-obligations-et-pratiques-religieuses-son-calendrier-et-ses-

fetes_a122.html.

Gira, D. et Pouthier, J-L. (2008). Les religions d'aujourd'hui : Une histoire

pour quel avenir? Paris : petite encyclopédie. Larousse, 128 p.

René Bédard. (2016). Matériel didactique. Copie conforme, 291 p.

Saladin, J-C. (2015). Les grandes Religions pour les nuls. Paris-France :

Édition First.
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Valbrun, C. (2011). Le Judaïsme au quotidien : prières, alimentation,

symboles. Tiré de : https://scribium.com/caroline-plume/a/le-

judaisme-au-quotidien-prieres-alimentation-symboles-2/.