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Muscler le PC

Des exercices pour tous


Ces exercices de yoga permettent la prise de conscience et l'entraînement des muscles du
périnée. On peut les apprendre dans certains cours proposant un travail spécifique sur le
souffle et l'énergie. Ils sont vivement conseillés aux femmes pour rééduquer les muscles du
vagin après une grossesse ainsi que pour développer leur capacité orgasmique ; le docteur
Kegel a prouvé qu'il existait une corrélation étroite entre l'atrophie de ces muscles et
l'anorgasmie. Ils peuvent également se pratiquer alternativement par l'homme et la femme
pendant le coït sans rechercher à augmenter l'excitation. Les hommes qui ne sont pas
concernés par le problème de l'éjaculation précoce en retireront néanmoins des bénéfices qui
leurs permettront d'augmenter la qualité de leur érection et leur capacité orgasmique. A
pratiquer souvent. Signalons qu'ils ont des effets subtils sur les canaux d'énergie.

Mula bandha
C'est l'exercice principal ; il consiste à contracter les muscles situés entre l'anus
et la base du pénis. Faire quotidiennement plusieurs séries de contractions-
décontractions pour commencer (une trentaine), pendant 15 jours.
Prenez garde de ne pas contracter le reste du corps, mâchoire, abdos, cuisses et
veillez à relaxer les autres muscles. La principale difficulté pour apprendre cet
exercice provient du fait que ce muscle n'a pas d'action antagoniste à contrer,
excepté lorsqu'il est utilisé pour la rétention.

La partie entourée en rouge sur le schéma ci-contre indique la zone musculaire à entraîner.
Elle correspond au premier chakra du système tantrique ou encore au point Jen Mo que l'on
retrouve dans la technique de l'injaculation.

Pour éviter cet inconvénient, on peut s'aider d'un effet de ventouse en plaquant son fessier nu
sur une chaise en plastique lisse (modèle pliant), l'efficacité de l'exercice est alors excellente
car le muscle doit contrer l'effet de succion. Il faut pour cela avoir un système pileux peu
fourni ou être épilé.
Après cette période d'apprentissage, on augmente la difficulté en marquant un temps d'arrêt de
5 à 10 secondes pendant les contractions. On peut associer le souffle à ces exercices avec une
rétention à vide ou à plein pendant les contractions. Ne jamais aller au-delà de ses limites,
mais pratiquer régulièrement. Cette rétention de souffle ne doit pas être pratiquée par des
personnes cardiaques ou souffrant d'insuffisance respiratoire.
Bien qu'il comporte des effets physiques, Mula bandha produit surtout des effets énergétiques
en agissant sur le premier chakra, ou Muladhara chakra, pour maîtriser l'énergie sexuelle.
D'un point de vue énergétique, l'éjaculation correspond à une perte de contrôle de l'énergie qui
s'échappe du corps avec l'éjaculation. Mula bandha est un exercice classique qui permet de
réorienter cette énergie vers un nadi principal ou méridien.

Ashwini mudra
Dans cet exercice, on contracte et on décontracte alternativement les muscles de l'anus.

Vajroli mudra

On ne vous demandera quand même pas de soulever ce poids avec votre pénis !

On actionne les muscles qui permettent de se retenir d'uriner, le muscle sollicité est celui qui
vous fera soulever volontairement votre pénis en érection ou le fera se rétracter légèrement
vers l'intérieur quand il est au repos. Vous pouvez le pratiquer aussi lorsque vous urinez en
fractionnant la miction. Pour le perfectionner, vous pouvez soulever un gant de toilette
humide lorsque vous êtes en érection. Certains spécialistes arrivent à soulever ainsi un poids
de plusieurs dizaines de kilogrammes en l'accrochant à une sangle nouée autour du pénis et
des bourses, mais cette discipline pratiquée par certains yogis à Bénarès n'a pas encore la
faveur du grand public aux jeux olympiques.
Une puissante musculature à cet endroit vous permettra de retenir parfaitement l'éjaculation
lors de vos rapports, elle agira comme un poing qui jugulera avec force la montée spermatique
au moment voulu. Il n'y aucune honte à faire travailler cette partie du corps, si tel est votre cas
il sera bon de vous interroger sur les causes de votre malaise en vous efforçant de vous
souvenir par exemple de la période d'apprentissage de la « propreté » dans votre enfance qui
renvoie à l'éducation du sphincter, un sujet largement développé par le docteur Sigmund
Freud.
Ces exercices doivent être une seconde nature chez vous, veillez bien encore une fois à éviter
les tensions parasites et à relâcher tous les muscles qui ne sont pas sollicités. Si vous avez des
difficultés à les pratiquer au début, vous pouvez vous accroupir au dessus d'un miroir pour
observer vos muscles au travail.
ATTENTION ! A partir de la phase 2 de la rééducation proposée dans ce site, on utilise les
muscles du PC. Si vous n'utilisez que vajroli mudra, vous risquez d'aller au-devant d'un échec
car c'est un mouvement identique à vajroli mudra qui permet d'expulser le sperme. Il faut
donc aussi apprendre mula bandha pour ne pas amorcer ce réflexe.

Uddiyana bandha
Cet exercice passe moins inaperçu que les précédents. Il est très efficace pour stopper
l'éjaculation en cas d'alerte, on le pratique en association avec les précédents. Le dos voûté, on
vide les poumons et on rétracte l'estomac vers le haut, à l'intérieur de la cage thoracique.
Ne pas prolonger la rétention à vide au delà de vos capacités. On ne doit pas le pratiquer en
cas de problèmes cardiaques ou d'insuffisance respiratoire. Il risque de faire sensation si votre
petite amie n'y est pas habituée.
ATTENTION : ces exercices ne doivent pas être utilisés dans l'exercice de la phase 1 décrit
dans ce chapitre ; en revanche, ils peuvent être pratiqués en complément de cet exercice, à
tout autre moment.

Si vous ne parvenez pas à faire ces exercices…


S'accroupir nu au dessus d'un miroir posé sur le sol (mais c'est moi ça ?). Contracter le
muscle annulaire de l'anus puis le relâcher en poussant l'anus vers l'extérieur , c'est ashwini
mudra, le geste de la jument. C'est le mouvement que fait l'anus pendant la défécation : la
détente du muscle annulaire permet le démoulage des selles et sa contraction permet de les
sectionner. On peut appliquer un doigt sur l'anus pour s'aider. Pratiquer cet exercice au moins
une vingtaine de fois.

Contracter ensuite les muscles situés entre l'anus et la base du pénis, c'est un peu plus
difficile. On pourra encore s'aider d'un doigt pour pousser ces muscles vers l'intérieur pour le
repousser aussitôt avec les muscles du périnée. Pratiquer encore cet exercice au moins une
vingtaine de fois.

Pour le troisième exercice, la base du pénis se rétracte un peu comme lorsqu'une tortue
rentre sa tête dans sa carapace, on peut essayer de dissocier ces 3 mouvements qui ont une
tendance très prononcée à se produire simultanément mais ce n'est pas indispensable pour le
début. Pratiquer également cet exercice au moins une vingtaine de fois.

Lorsque vous pratiquerez la masturbation-rééducation, vous percevrez ce mouvement de


retraction et de sortie du pénis sous l'action des muscles du PC, la contraction du périnée sera
alors autonome, votre pénis répondra au mouvement de va et vient de votre main. Répétez
souvent cet exercice devant le miroir, il vous permettra de visualiser votre groupe musculaire
et d'en prendre conscience.

Autre solution
Croisez les jambes en ciseaux ainsi que vous le faites pour vous retenir d'uriner en
contractant les fessiers : le sang est retenu en partie dans la région du périnée ce qui facilite
l'érection et la compression des muscles du périnée (on les perçoit beaucoup mieux), la
sensation de plaisir est accrue.
Il est alors plus facile de différencier les mouvements de ces muscles.
ATTENTION : ces exercices ne doivent pas être pratiqués en même temps que l'exercice de
la phase 1 décrit dans ce chapitre.

L'action du PC au moment de l'éjaculation


Pour certains hommes, le simple fait de contracter les muscles du périnée à l'approche de
l'éjaculation provoque l'effet inverse et la précipite. Que se passe-t-il ?
Au cours d'un orgasme et d'une éjaculation, la prostate se contracte et se dilate pour pomper
ses sécrétions hors du corps, jusqu'à se vider complètement.
C'est un conditionnement puissant qu'il est difficile de contrer une fois qu'il est amorcé.
Le PC y contribue et il est donc logique qu'une contraction cadencée puisse déclencher
l'éjaculation plutôt que de la stopper, ce reflexe disparaîtra avec la pratique de la rééducation.
Il est à noter qu'il ne faut pas contracter tous les muscles avoisinnants mais au contraire les
relâcher, en commençant par la sangle abdominale. La contraction du PC doit être très
ponctuelle et ne pas être saccadée, il ne faut surtout pas que l'effort mental de contraction se
propage vers la hampe du pénis et vers le gland (bien entendu, le gland ne peut pas être
contracté mais il faut absolûment l'exclure de notre effort mental, consulter pour cela la page
la visualisation).
Vous trouverez dans le livre d'or le témoignage de lpyt. Pour lui, c'est le relâchement de tous
les muscles qui a été bénéfique. Il illustre exactement l'objectif du site Etmoi : c'est une base
de travail, un point de départ que chacun fait évoluer en fonction de ses observations, de son
mode de fonctionnement. Le forum et le livre d'or sont là pour témoigner et faire partager les
découvertes de chacun. C'est pour moi un grand plaisir de lire le témoignage de ceux qui ont
réussi leur thérapie, je retrouve dans leurs récits les étapes que j'ai moi-même traversées.

Ces contractions reflexes peuvent s'observer au cours d'une éjaculation incontrôlable — à


la suite d'un forte excitation, assez fréquente chez les jeunes sujets — ou encore, dans un
demi-sommeil, au cours d'une éjaculation nocturne : le pénis est le siège de spasmes — il se
rétracte à l'intérieur du corps à un rythme rapide —, ces spasmes aboutissent en peu de temps
à l'éjaculation.
Il est très difficile de reproduire ces spasmes volontairement, on peut y parvenir
approximativement en croisant les jambes et en les serrant pour augmenter l'afflux sanguin,
puis en contractant et décontractant les muscles du PC selon un rythme rapide (Vajroli
mudra), on peut parvenir à déclencher ce réflexe pendant un cours laps de temps avec un peu
d'entraînement.

Que faire ?
• Au repos. La meilleure solution est de contracter volontairement et en adoptant un
mouvement lent ces muscles au cours d'exercices de musculation du périnée. Pour augmenter
l'efficacité, on pourra s'aider d'une image mentale de ce groupe musculaire. Outre le fait de les
développer, ils permettront d'en prendre progressivement le contrôle, ce qui limitera leur
action réflexe [mouvements rapides et involotaires] au moment de l'éjaculation.
• Pendant vos exercices masturbatoires : restez conscient de toutes les sensations qui se
produisent à ce moment-là et de ne partez pas dans les décors.
Evitez à tout prix les contractions trop cadencées du PC pour ne pas déclancher un
mouvement réflexe. Marquez un temps d'arrêt de 5 secondes en contractant le PC tout en
inspirant puis en retenant le souffle pour relâcher ensuite sur un lent expir ; repétez ce
processus plusieurs fois. Ce rythme ralenti casse le rythme reflexe très rapide qui agite la
prostate.
• Pendant vos ébats amoureux : il vaut mieux à vos débuts contracter en continu et sans les
relâcher les muscles du PC et se concentrer dans cette zone.

ATTENTION : ces exercices ne doivent pas être pratiqués en même temps que l'exercice de
la phase 1 décrit dans ce chapitre.
Le stop and go
Une expérience
La technique du stop and go permet une prise de conscience du processus de l'excitation
sexuelle, du début de l'excitation jusqu'à l'orgasme ; ce processus est généralement occulté
pour un homme souffrant d'EJP. Elle consiste à fractionner cette période d'excitation par des
pauses pour stabiliser le niveau d'excitation ou le faire redescendre. On peut aussi la combiner
avec la compression du pénis explicitée plus loin.
Commençons par une petite expérience : appliquez un vibromasseur à plat sur votre bas
ventre et sur toute la longueur de votre sexe (une ponceuse vibrante peut convenir mais veillez
à ne pas vous blesser et surtout enlevez la bande abrasive) puis mettez le en marche en réglant
le variateur de vitesse. L'excitation va monter rapidement et vous allez très probablement
éjaculer assez rapidement, avant même que votre érection ne soit fermement établie, même si
vous ne connaissez pas de difficultés particulières à vous retenir d'ordinaire. Ce genre
d'expérience est à la sexualité ce que le fast-food est à la restauration :
on prend une certaine dose de
plaisir dans un minimum de
temps puis on passe à autre
chose, c'est incontestablement un
bon rapport plaisir/durée.
Que s'est-il passé ? On peut
représenter la situation par le
schéma ci-contre.
On remarque que tout s'est joué
en un peu plus de trois minutes,
que la période d'excitation jusqu'à
l'orgasme a pris 2 minutes.

En réduisant un peu la
fréquence de l'excitation (avec le
variateur...), on obtient un schéma
différent.
On remarque que la durée
s'allonge à 7 minutes, que la
période d'excitation passe à un
peu plus de 5 minutes et que
l'intensité du plaisir a augmenté.

Les pics et les paliers


Si l'excitation est interrompue
pendant un certain temps, on
obtient un nouveau schéma.
C'est ce qui se passe lorsqu'on
change de position ou lorsque
l'homme perd son érection. Sur le
schéma ci-contre, on observe que
l'excitation est descendue à un
niveau inférieur après avoir
marqué un pic.

Si l'excitation ne redescend
pas et se maintient à un niveau
constant, on a un palier.
Sur le schéma ci-contre,
l'excitation a été stabilisée
pendant une minute environ.
Par un entraînement régulier, il
est possible de marquer des
paliers (ou plateaux) sans arrêter
le stimulus sexuel, mais
simplement en le modulant.

Les pics, les paliers et le niveau d'excitation


Pour mieux se situer
dans la montée de
l'excitation, certains sexo-
logues suggèrent de
subdiviser l'amplitude du
plaisir en 10 niveaux ; le
niveau 10 correspond au
point de non-retour, le
niveau 0 à l'excitation
nulle. Le schéma ci-contre
représente un pic à un
niveau 4 suivi d'une
descente au niveau 1.
Un pic est plus facile à réaliser qu'un palier car il suffit alors de stopper le stimulus sexuel. On
commencera donc la rééducation par des pics successifs à 3 puis à 4, 5 etc., mais il faudra
veiller à ne pas perdre l'excitation trop longtemps.
Un palier proche du
point de non retour est
toujours plus difficile à
stabiliser. Lorsqu'une
personne souffrant d'EJP
veut marquer un palier, elle
le fait à un stade trop
proche du point fatidique et
il est le plus souvent
inefficace, le moindre
stimulus supplémentaire la
fait déraper. Le schéma ci-
contre correspond à un
palier d'une minute au
niveau 4.
Les graduations ne correspondent pas à l'intensité de l'orgasme, elles correspondent au
nombre de marches qui conduisent à l'éjaculation. Si celui ci est peu intense, il survient au
niveau 10 ; s'il est deux fois plus intense, il survient encore au niveau 10. Comment alors
reconnaître le niveau du point le plus élevé avant l'orgasme ? C'est une question de
connaissance de soi, de savoir estimer à l'avance le niveau de l'orgasme que l'on va
expérimenter, le plus souvent il sera fonction de l'attente de cette résolution donc de la durée
de l'acte. Il faut préciser que ces « mesures » sont très approximatives et sont avancées pour
mieux cerner le problème car fort heureusement l'expérience de l'orgasme ne peut pas se
décrire par des mesures ; il n'en reste pas moins vrai que nous sommes capables d'apprécier
subjectivement son intensité.

TRÈS IMPORTANT !
Au début de la rééducation, on doit commencer par marquer un palier vers les premiers
niveaux d'excitation pour apprendre à maîtriser l'éjaculation, vous ne ferez absolument aucun
progrès si, par trop d'empressement, vous essayez de le faire sans préparation vers les niveaux
6, 7, 8 ou 9, cela ne fera que vous décourager.
Paliers successifs
On peut marquer de nombreux
paliers pour apprendre à
connaître la période d'excitation
et pour la contrôler. Le schéma
ci-contre correspond à trois
paliers allant d'une à trois
minutes aux niveaux 2, 4 et 8, la
période d'excitation précédant
l'orgasme dure en tout 10
minutes.

Au cours du coït, l'homme stabilise généralement son érection à un palier : c'est la phase
dite du plateau. La phase du plateau doit correspondre à un palier de niveau élevé, 8 ou 9 pour
maintenir une bonne érection et en retirer un plaisir satisfaisant.
Sur le schéma ci-contre, on a un
pic au niveau 9 suivi d'un palier
de 10 minutes au niveau 8, la
période d'excitation précédant
l'orgasme a duré 20 minutes.
Entre la fin du palier et
l'orgasme, il s'est écoulé deux
minutes ; ce phénomène
s'observe lorsque l'homme s'est
maintenu longtemps à un palier
élevé, il doit ensuite se
concentrer pour augmenter son
excitation et parvenir à la
résolution orgasmique.
La phase du plateau n'est pas nécessairement précédée d'un pic. Dans les pages suivantes,
vous apprendrez comment réaliser des pics et les paliers.
Pour vous aider à faire le point sur votre niveau d'excitation pendant votre rééducation, il vous
est recommandé de le représenter mentalement par un schéma semblable ceux qui sont
exposés dans cette page.

Comment se stabiliser en plateau ?


Dans les pages qui précèdent, j'ai tenté d'expliquer la notion de palier en associant à un arrêt
de l'excitation (ou à une réduction ). C'est à mon sens, la seule façon de faire passer cette
notion à quelqu'un qui ne maîtrise pas son excitation.
Certains ont cru comprendre que la véritable stabilisation plateau se limitait à cette description
: il n'en est rien !
Dans la véritable stabilisation plateau, il n'est pas besoin de moduler son excitation car, bien
que poussée à son extrême, elle ne s'envole pas vers l'éjaculation. Vous trouverez au bas de
cette page deux témoignages sur cette expérience de stabilisation en plateau.

La stabilisation de l'excitation dans une phase en plateau est l'aboutissement de la rééducation,


c'est le col d'une montagne que l'on atteint après de longs et patients efforts et qui nous ouvre
de nouvelles perspectives. Les paliers sont alors considérées comme des pauses que l'on aura
effectuées au cours de notre ascension. Il est difficilement concevable pour un EJP que
l'excitation puisse se stabiliser tout en gardant une forte érection, c'est même impensable pour
lui d'où son enfermement. N'essayez pas de stabiliser l'excitation vers les niveaux élevés 7, 8
9 ou 10 car il est très improbable d'y parvenir de but en blanc. Au cours de la masturbation,
essayez de maintenir l'excitation à un niveau "faible" - 4 ou 5 - pour maintenir cependant une
bonne érection.

Malgré les dangers potentiels qu'elle contient, la pornographie est devenue un bien de
consommation courante, une affaire commerciale juteuse (sic!) et supposée obligatoire dans le
développement sexuel d'un individu. Il est déconseillé de vouloir atteindre une stabilisation en
plateau en visionnant des films de cette catégorie. De nombreux internautes s'étonnent de ne
pas y parvenir dans ces conditions.
Deux grammes de jugeotte : se soumettre à une excitation visuelle aussi brutale ne peut
qu'aboutir à un échec. Cette excitation n'est en rien comparable à la présence d'une partenaire.
De plus, pour un homme, l'expérience de la phase en plateau est assez semblable à celle de
l'orgasme chez une femme qui n'en a jamais connu : cela ne peut en aucun cas se commander.
Entendons-nous bien : il est seulement conseillé dans ce site d'utiliser des images érotiques
— et non pornographiques — pour parfaire sa maîtrise, et ce, une fois seulement que la phase
du plateau aura été expérimentée à plusieurs reprises.

Il est très facile de marquer un palier à un niveau faible mais la difficulté classique est la perte
d'érection car celle-ci est maintenue tant qu'il y a la perspective d'une éjaculation ; si cette
éjaculation tarde à venir, le cerveau se lasse et il s'ensuit une perte d'érection. Ce
conditionnement peut se rééduquer avec un certain entraînement.
Il faut donc trouver un moyen terme entre ces deux états - éjaculation ou perte d'érection -
pour parvenir à marquer un palier.

Ne pas s'attendre à des résultats trop rapidement, la meilleure attitude est de pratiquer la
rééducation explicitée dans le site avec régularité, un entraînement suivi permet d'allonger la
durée des séances, cette durée devra se situer aux alentours de 30 minutes.
La technique du crayon permet une bonne approche de la phase en plateau.
Pour schématiser, au cours d'une phase en plateau, l'érection est puissante et le pénis semble
anesthésié, à tel point que l'on se demande s'il est de bois ou appartient à une autre personne...
Le pénis s'empourpre et le reste bien longtemps après l'éjaculation ; ce signe caractéristique de
cet état est dû à l'irrigation importante des tissus péniens au cours d'une excitation intense et
prolongée.
Si vous voulez vraiment comprendre ce qu'est une stabilisation en plateau, je vous invite à
faire une petite expérience suggérée par ceoim dans le forum :
« Pour que vous puissiez vous rendre compte de cette sensation, essayer de vous asseoir sur
les toilettes avec votre pyjama ou jean, ou pantalon...et essayez de faire pipi. Vous allez me
prendre pour un fou, mais d'une part, même avec la plus grande volonté et la plus grande
concentration, vous parviendrez difficilement a faire pipi (peut être même impossible la
première fois). Et bien on ressent exactement cette même sensation. »
Ce témoignage amène une question : qu'est-ce qui fait qu'on ne peut pas uriner dans la
situation décrite ci-dessus ? C'est le résultat d'un conditionnement par un apprentissage de
l'hygiène dans notre petite enfance. C'est ce que propose la rééducation : apprendre à ne pas
éjaculer intempestivement pour une meilleure hygiène de notre sexualité.

Il y a deux témoignages très intéressants pour décrire la stabilisation en plateau dans le livre
d'or :
• celui de Franky, posté le 14/06/2002 à 22:28 dans le livre d'or :
« Au bout du compte, on arrive à avoir une très forte érection, telle que l’on a lorsque on est
prêt à éjaculer, sauf qu’on n’éjacule plus. C’est impressionnant ! C’est fantastique et donne
beaucoup de plaisir. » • celui de coeim, dans le forum.

Calmer le souffle
Le souffle joue un rôle important dans la maîtrise de l'éjaculation, plus particulièrement la
phase d'expiration. Si la respiration est haletante au cours du coït, il sera plus difficile de
contenir la montée de l'éjaculation, la prise de conscience du souffle est donc une habitude à
prendre.
Pour retarder l'éjaculation si vous êtes proche du point de non retour, respirez lentement et
profondément, sans forcer, en évitant de respirer par la bouche (l'expiration est liée au souffle
d'excrétion, apana), en gardant les yeux ouverts et fixés sur un point précis car un réflexe
nous pousse, sinon à les fermer, du moins à vaciller du regard au moment de l'orgasme.
Pour améliorer la concentration, ce point de fixation pourra être une partie du corps telle
que votre fessier ou l'un de vos genoux, ce qui offre l'avantage supplémentaire de se
concentrer de deux façons (vue et sensation) sur le point de focalisation et de détourner votre
attention de votre sexe aux abois.
L'expiration aussi doit être surveillée de près car elle favorise l'éjaculation si elle n'est pas
contrôlée. Au point limite, pratiquer la contraction du PC sur une expiration lente. Des
exercices respiratoires visant à stabiliser le souffle et à augmenter la prise de conscience
peuvent être pratiqués régulièrement tout au long de la journée pour s'entraîner.

Une branche du yoga, le pranayama, est spécialement consacrée à l'étude et la maîtrise du


souffle. Le premier exercice de pranayama à être enseigné est la respiration en trois étapes
successives, très facile à pratiquer :

la respiration abdominale, ou ventrale, qui consiste à pousser le nombril vers l'avant


pour gonfler l'abdomen : le diaphragme transmet une dépression dans la partie basse
de la cage thoracique qui se remplit aussitôt d'air. Cet exercice est très bénéfique d'un
point de vue physique car la respiration ordinaire, même au cours d'un exercice
physique soutenu, atteint rarement la partie basse des poumons. Il masse et détend
également le plexus solaire très souvent bloqué car c'est la première victime du stress ;

 la respiration thoracique dans laquelle les cotes s'ouvrent vers l'extérieur pour créer
une dépression dans la partie médiane de la cage thoracique qui se remplit d'air à son
tour ;
 la respiration claviculaire dans laquelle les clavicules se soulèvent pour créer une
dépression dans la partie haute de la cage thoracique qui achève le remplissage des
poumons.

Il existe bien entendu beaucoup d'autres exercices de pranayama, moins évidents car moins
'physiques'. La visualisation est un élément essentiel dans la pratique du pranayama : vous
n'en retirerez qu'un faible bénéfice si vous ne visualisez pas le trajet de l'air dans vos
poumons. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le pranayama n'est pas seulement un
ensemble d'exercices respiratoires physiques conçus dans le but d'améliorer cette fonction
vitale.
Ces exercices et leurs bienfaits immédiats ne représentent que la partie visible de l'iceberg, le
but du pranayama est d'activer et de faire circuler l'énergie vitale, appelée prana ou encore chi
chez lez taoïstes.
Des effets très puissants peuvent apparaître si l'on s'astreint à une pratique régulière
échelonnée sur plusieurs mois, mais ce propos dépasse le cadre de ce site Internet.
Si vous souhaitez explorer davantage la pratique du pranayama, je vous invite à vous inscrire
à un cours de yoga animé par un professeur qualifié en pranayama. Bien qu'il existe des
manuels de pranayama plus ou moins bien réalisés que je vous invite à lire pour une première
approche, vous ne pourrez véritablement faire des progrès qu'auprès d'un enseignant qualifié.

Vous allez dire que ça fait beaucoup, que ce vous aimez dans la sexualité, c'est justement
la capacité de s'abandonner et de ne plus rien contrôler, de prendre son pied, quoi !
D'accord, mais pendant combien de temps ? Parvenue au stade de l'habitude, cette prise de
conscience ne nécessite plus trop d'efforts.

But des exercices


Pourquoi attendre ?
Ce trouble doit être traité le plus tôt possible, la politique de l'autruche ne
peut conduire qu'à un renforcement du problème, à une situation de blocage
et des problèmes relationnels avec la partenaire sont prévisibles, à moins
qu'elle ait ses propres difficultés, que sa sexualité soit vécue comme une
corvée et qu'un rapport expéditif soit pour elle une véritable aubaine, mais
elle espacera immanquablement la fréquence des rapports jusqu'à ne plus en
avoir.
Si vous vivez seul, ne vous enfermez pas dans votre coquille. La plupart de
nos activités demandent un travail d'apprentissage et notre sexualité
n'échappe pas à cette règle. Vous pouvez essayer la méthode de rééducation
décrite dans les pages suivantes, elle m'a donné entière satisfaction.
Le témoignage de CyR, posté le le 18-09-2003 à 16h38 dans le livre d'or,
vous montrera comment réagissent souvent les hommes face à cette difficulté
et qu'il ne sert à rien de temporiser.

L'orgasme
Imaginez une personne n'ayant jamais chaussé de ski se retrouvant en haut d'une pente. Il est
très probable qu'elle va se laisser entraîner par la vitesse et perdre l'équilibre. Si elle est
prédisposée, elle va apprendre très vite à ne plus tomber et à maîtriser sa vitesse. Dans le cas
contraire, elle risque de répéter sa première expérience un certain nombre de fois. La peur de
la chute diminuera ses capacités de contrôle et d'auto-apprentissage et la poussera à ne pas se
retrouver dans cette situation. Si elle est plus tenace, elle prendra des leçons de ski.
L'éjaculateur précoce est comme ce skieur inexpérimenté : il se laisse entraîner par la montée
de l'orgasme, tout schuss sur une cinquantaine de mètres avec un magnifique soleil bien avant
l'arrivée. La peur de l'échec ne fera qu'aggraver son trouble et le détournera vers des activités
de substitution.
L'orgasme, s'il est intense, occupe tout le champ de notre conscience dès qu'il devient
imminent. Il est comparable à une tornade qui nous aspire.
Il y a cependant un certain laps de temps entre le moment où il commence à nous aspirer et
celui où nous sommes au centre de l'expérience. A ce stade, la conscience n'est pas encore
totalement absorbée par l'expérience naissante. La rééducation va nous permettre de découvrir
cet espace de temps précédant l'éjaculation, d'une importance capitale, qui nous permettra de
réagir à temps et de maîtriser sa montée.

Modifier le programme
L'orgasme est un instant de plaisir d'une intensité extrême, principalement localisé à son début
chez l'homme dans la zone génitale. Nous croyons pour cette raison que l'essentiel se passe à
cet endroit mais c'est notre cerveau qui contrôle le processus de l'éjaculation. Il se peut que ce
trouble soit associé de près ou de loin à des difficultés d'ordre psychologique liées à l'enfance,
à l'image de la femme qui en a résulté ou bien encore à des difficultés relationnelles avec la
partenaire.
Pour cette raison certains psychologues affirment qu'il se soigne uniquement par la
psychothérapie — seule méthode noble selon eux —, en niant l'efficacité d'une sexothérapie
(la sexologie est encore trop souvent considérée comme la cinquième roue du carrosse par le
corps médical). Par la pratique de la masturbation/compression, on peut modifier le
programme qui pousse un homme à éjaculer trop vite à condition qu'il soit suffisamment
motivé pour dépasser ses propres conditionnements. La relaxation avec ses suggestions
positives pourra apporter une aide supplémentaire dans ce travail.
La prise de conscience est essentielle dans toute forme de thérapie. Ne vous contentez pas de
mettre en pratique la technique suivante en attendant passivement le succès sans
investissement personnel, ce qui peut nécessiter d'éventuelles remises en cause ; vous
risqueriez de ne pas en retirer de bénéfices. A mon sens, l'épanouissement sexuel véritable ne
peut se concevoir sans un état d'ouverture à la vie et aux autres.

La technique

Une information essentielle à graver dans votre mémoire :


vous disposez de 2 secondes entre le moment où vous pressentez
que vous vous allez éjaculer et le point de non-retour qui précède
l'éjaculation.
Ceci est valable pour tous les éjaculateurs précoces, sans
exceptions.
Avec de l'expérience ce délai augmente, on devient conscient du processus de l'éjaculation et
de ses signes avant-coureurs.

Voici d'après mes propres sensations les étapes qui précèdent l'éjaculation :
parvenu à un certain degré d'excitation, le gland va agir sur la prostate comme un
détonateur en lui envoyant des impulsions, c'est le début de la période des deux secondes
fatidiques ;
le réflexe éjaculatoire se transmet dans la zone de la prostate, je ressens à ce moment un
picotement particulier intense dans cette zone se diffusant dans tout le périnée et même au-
delà. S'il s'intensifie, il annonce le point de non-retour. Il faut agir immédiatement à ce stade
pour retarder l'éjaculation ;
le gland devient rapidement hypersensible et intensifie ses signaux vers la prostate si elle
ne s'est toujours pas mise en œuvre. Les sensations de plaisir qu'il procure attirent toute
l'attention sur lui ;
enfin le sperme se libère au niveau de la prostate dans le canal de l'urètre, des spasmes
agitent le pénis, le sperme est expulsé : c'est l'éjaculation.
Je n'étais pas bien conscient de la deuxième étape avant ma rééducation, car sa durée était trop
brève, ce qui explique que je ne pouvais pas me retenir. Avec l'habitude vous anticiperez la
première étape en évitant que le gland atteigne son niveau d'excitation en marquant unpic.

La technique exposée dans les pages suivantes agit au plus près de la prostate, contrairement à
d'autresqui agissent au niveau du gland (le célèbre« squeeze » de Seemans repris par Master
et Jonhson). Toutes les deux coupent en quelque sorte les impulsions que le gland envoie vers
la prostate. Une pratique régulière vous permettra de décomposer ce processus. Elle permet de
se déconditionner du réflexe éjaculatoire et comporte 3 phases successives échelonnées dans
le temps :
compression manuelle à la base du pénis (et non du gland) à plusieurs reprises pendant la
masturbation pour permettre au patient de réaliser qu'il a un moyen de faire redescendre le
niveau de son excitation ;
après une certaine période, on passe à la rééducation des muscles du périnée qui prennent
le relais de la compression manuelle pendant la masturbation ;
lorsque la phase masturbatoire est bien maîtrisée, on passe au rapport sexuel où l'on met en
pratique l'expérience acquise dans les exercices précédents pour se retenir plusieurs fois avant
d'éjaculer. On peut alterner cette séance avec la précédente.

Prendre ce qui suit comme un travail, agréable certes, mais pliez-vous à cette discipline.
Respectez le rythme minimum de trois séances par semaine - cela peut paraître parfois
contraignant - sans reporter cet exercice à la semaine suivante, c'est une condition sine qua
non.
Le mouvement qui convient
Si un homme demande à une femme inexpérimentée de le masturber, il aura probablement la
sensation qu'elle secoue une bouteille d'orangina ; mais faites-vous mieux qu'elle ?
Pour être efficace, cette caresse doit être plus subtile, le mouvement de la main doit
sensiblement reproduire celui du sexe de la femme sur le pénis, un peu comme la traite du pis
d'une vache.
En voici une description :
prendre votre pénis en érection dans la main et maintenir le poignet immobile. Seul le pouce
va se déplacer du bas du pénis jusqu'au sommet du gland en décrivant un mouvement
légèrement elliptique : si vous avez utilisé la main droite, le pouce monte du côté gauche et
descend du côté droit du pénis mais en restant assez près de l'axe. Un lubrifiant est
recommandé, le sensilube donnera les meilleurs résultats. Vous allez ensuite y ajouter les
mouvements du poignet : il montera et descendra en même temps que le pouce mais ce
dernier aura un mouvement relatif par rapport au poignet et sera donc plus rapide. Quand vous
y parviendrez, l'index à son tour remontera le long du frein et rejoindra le pouce au sommet
du pénis, puis le majeur le suivra de peu. Cela doit donner un mouvement d'ensemble très
harmonieux qui vous procurera beaucoup de plaisir.

La technique du crayon : pour les hyper réactifs


Si les mouvements masturbatoires font ressurgir l'envie d'éjaculer immédiatement après la
compression, vous pouvez utiliser la technique du crayon en vous limitant à la hampe du
pénis, sans toucher le gland : seuls le pouce et l'index enserrent le pénis pour les mouvements
de va et vient exactement comme si vous teniez un crayon ; les autres doigts sont inactifs.
Cette méthode de masturbation "soft" maintiendra une érection suffisante sans risque
d'éjaculation intempestive, elle constitue une bonne initiation à la phase en plateau. Essayez
de la maintenir le plus longtemps possible et lorsque votre excitation sera stabilisée, remontez
progressivement l'excitation vers le gland.

Pour la pleine efficacité de cette méthode, ne zappez pas cette page et les suivantes...

Phase 1
La phase 1
Mettez-vous dans un endroit dans lequel vous ne
serez pas dérangé et accordez tout le temps
nécessaire à ce moment de plaisir que vous vous
offrez.
Commencez par vous masturber lentement, sans
précipitation.

Pendant les premiers jours, lorsque vous sentirez


monter l'excitation, serrez fortement la base du
pénis, comme l'indique le schéma ci-contre, bien
avant l'éjaculation pour fermer le canal de l'urètre,
n'attendez pas le dernier moment même si vous
pensez que vous pourriez tenir un peu plus
longtemps ; vous pouvez le faire au niveau 5 par
exemple (voir la page stop and go). Le but est de
comprendre comment retarder la montée de
l'excitation.
Il vous faudra certainement stopper les
mouvements masturbatoires au début. Pratiquer au
moins trois arrêts/compression avant de s'autoriser
à éjaculer et ce pendant au moins 10 minutes au
total.

La compression explicitée par le schéma ci-


dessus combine l'action du pouce et du majeur à la
base de la hampe du pénis, plus exactement sur le
corps spongieux. Bien que l'action du pouce soit
moins importante que celle du majeur, on ne doit
pas négliger son importance ; pour donner un ordre
de grandeur, le pouce agit à 30 % et le majeur à 70
%. Le pouce et le majeur ont une action
antagoniste comme les deux mors d'un étau.
Le majeur doit être placé au plus bas sur le corps
du pénis, à l'endroit où celui-ci s'enracine dans le
bassin. Lorsque le point idéal est atteint, le majeur
doit buter sur l'os du bassin en tâtonnant de part et
d'autre.
Une illustration des corps caverneux et spongieux du pénis

Les débutants commettent souvent l'erreur d'effectuer cette compression au point limite,
c'est-à-dire trop proche du point de non-retour vers l'éjaculation ; ce n'est qu'après avoir
acquis une certaine expérience que l'on peut s'en rapprocher.
Une autre erreur fréquente est leur empressement à vouloir tenir le plus longtemps possible,
c'est-à-dire dans leur cas, plus de 10 minutes. L'obsession de l'augmentation de la durée de la
masturbation les empêche de se concentrer sur l'effet de la compression et de l'indispensable
prise de conscience qui l'accompagne. Les exercices de rééducation effectués mécaniquement
(comme les caresses...) sans aucune prise de conscience ni aucune forme d'intelligence, sont
voués à l'échec. Au cours des premières séances, on doit réaliser que la compression agit
efficacement comme une prise providentielle sur laquelle s'acrocher dans une pente
savonneuse. Lorsque ce principe est acquis, on peut tenter d'augmenter la durée de la séance,
mais pas avant.

La description suivante, à pratiquer lorsque le pénis est complètement au repos, vous


permettra de localiser le point de compression si vous ne l'avez pas trouvé :
— en position assise, placer le pouce à la base du pénis et le majeur sur l'anus ;
— remonter le majeur en direction du pouce ; lorsque votre majeur atteindra le point où le
pénis émerge du bassin, serrez fortement la base du pénis sous les testicules, donc assez bas,
ces dernières doivent remonter et s'écarter de part et d'autre du pénis. N'hésitez pas à serrer
très fortement sans vous blesser toutefois.
Un détail important : le majeur a tendance à déraper ou à rouler sur le corps spongieux - partie
centrale du pénis - qui a une forme cylindrique. Il est impératif de rester le plus près possible
de l'axe (voir schéma ci-dessous).
Rappelez-vous que votre temps d'action est de deux secondes avant la montée de l'éjaculation.

Avec l'habitude, on parviendra à localiser avec précision le point donnant la meilleure


efficacité.
Le corps du pénis est constituée des deux corps caverneux et du corps spongieux : les deux
premiers sont latéraux et le dernier est positionné au centre, sous les deux autres (voir figure
ci-contre). Le sperme transite à travers l'urètre, c'est un canal excréteur de l'urine et du sperme
qui part de la vessie et qui traverse le corps spongieux.
Il faut tâtonner sur le corps spongieux central pour bloquer l'urètre : d'avant en arrière, de
gauche à droite mais sans trop s'en éloigner. On peut effectuer cette recherche lorsque le pénis
est complètement flasque pour mieux localiser ce point de compression.

Après quelques séances, on effectue la compression beaucoup plus tard pour se rapprocher
peu à peu du point critique, vers le niveau 7 ou plus.
Si vous sentez que vous êtes allé trop loin (spasmes importants du pénis pendant la
compression) relâchez immédiatement votre pénis pour ne pas éjaculer dans votre vessie.
Vous ferez mieux la prochaine fois.

La compression : un verrouillage efficace


Cette méthode va vous permettre de ralentir la pression spermatique et de retarder le réflexe
éjaculatoire. Prenez bien conscience des sensations, l'image mentale du reflux de cette pulsion
vers sa source est une aide importante. Cette compression permet de dissocier la perception du
gland et de la prostate, deux zones du corps très importantes dans le processus de
l'éjaculation. Grâce à elle, vous pouvez plus aisément vous concentrer uniquement sur l'une
où l'autre de ces parties. Efforcez-vous de percevoir toutes les sensations en amont de cette
compression, du côté de la prostate, en oubliant en quelque sorte toutes les sensations du côté
du gland. Cela nécessite une certaine habitude et une certaine concentration. Il faut se donner
le temps de cet apprentissage, le temps que notre cerveau enregistre la possibilité de cette
dissociation, car l'éjaculateur précoce a tendance à globaliser les sensations. Si vous ne
respectez pas ce qui précède, il est inutile de poursuivre cette méthode car vous n'en retirerez
aucun bénéfice. Ceci est expliqué plus en détails à la page sur la visualisation.
Effectuez un pic ou un palier puis reprenez la masturbation. Répétez encore deux fois ou plus
ce qui précède. Vous pouvez éjaculer ensuite.

La compression augmente l'érection


Au cours de la compression, le sang est maintenu captif pour quelques secondes dans les
corps spongieux et caverneux du pénis, le gland se gonfle et devient plus dur. Lorsqu'on
relâche la pression, le sang est libéré et il peut arriver que le pénis perde un peu de sa fermeté.
Veiller à ne pas prolonger trop longtemps la compression pour conserver un niveau
d'excitation suffisant et conserver une bonne érection.

S'arrêter à la phase 1 ?
On peut se limiter à la phase 1 et ne pas appliquer les étapes qui suivent, mais il serait
dommage de s'arrêter en si bon chemin. De nombreux hommes ont découvert ce moyen pour
contrôler leur éjaculation et l'ont pratiqué toute leur vie pendant leurs rapports sexuels, mais il
faut bien reconnaître qu'il est contraignant de demander systématiquement à sa partenaire de
marquer une pause pour compresser son pénis.

A noter :
Pratiquer la phase 1 pendant au moins 15 jours et au moins trois fois
par semaine.
La phase 1 est la partie la plus importante de la rééducation, il est
indispensable de ne pas bâcler cette étape.
Dans la phase 1, on effectue uniquement une compression manuelle,
pas de compression avec les muscles du PC.
La compression manuelle ne peut en aucun cas contrer le réflexe
éjaculatoire dès qu'il est amorcé. Elle n'est efficace que par anticipation.
La phase 1 permet de détecter et de reconnaître son niveau d'excitation
pour parvenir à mieux le gérer.

Les deux points de compression


Sur la figure ithyphallique ci-contre, vous trouverez les deux point de compression à effectuer
pour apprendre à bloquer l'éjaculation, à condition de ne pas dépasser la dernière limite.
Il va de soi que cette compression est efficace dans une certaine mesure, elle apporte une aide
à celui qui souhaite bloquer son éjaculation mais nécessite aussi de sa part un effort de
volonté.
Il y a en fait un seul point de compression, le pouce offre seulement un appui pour mieux
presser le point situé du côté des testicules avec le majeur.
Pour mettre fièrement en valeur son attribut viril et pour le maintenir en forte érection, ce
beau jeune homme croise les jambes en contractant les muscles des fessiers et ceux du
périnée, en comprimant ainsi la base du pénis. Cet effet est accrû par le déhanchement de la
position, visible au niveau de la crête de l'os iliaque. Les veines apparentes et le gland gorgé
de sang témoignent de la forte pression qu'il exerce sur son pénis. Cette pose permet de
contrôler efficacement le processus éjaculatoire pendant la masturbation et pourra être
substituée progressivement à la compression manuelle avant de passer à la phase 2.
Pour bien localiser le point précis
Le schéma ci-contre indique le point de compression sous les testicules.
Pour le localiser en urinant - le pénis étant au repos ou encore mieux, en semi-érection - il faut
arrêter son jet d'urine en compressant l'urètre au plus près de l'anus (sans contraction du
périnée), attention cependant à ne pas le confondre avec le point Jen Mo, votre majeur doit
toujours rester en contact avec le corps spongieux du pénis (celui du dessous, c'est le boudin
de chair indiqué par la flèche rouge sur le schéma). On doit descendre le long de la verge
jusqu'à ce que le majeur butte contre les muscles du périnée.
On réalise ainsi très aisément si le majeur est bien positionné. Lorsque vous pratiquerez la
compression pour stopper l'éjaculation, vous pourrez positionner le majeur au plus bas comme
indiqué ci-dessus pour améliorer son efficacité.

Jouer sur le fil du rasoir


Le jeu consiste à se rapprocher du point limite (niveau 10) sans succomber à
l'envie d'éjaculer. Vous vous rendrez vite compte qu’en la prolongeant plus
longtemps, vous obtiendrez une érection puissante, le plaisir s'intensifiera, les
sensations ne se limiteront plus au gland pour se propager dans le bassin et même
au-delà.
A faire pendant quinze jour, au minimum trois fois par semaine.
Pour compléter la technique, si vous avez encore quelques difficultés à stabiliser
la montée de l'orgasme, vous pouvez à certains moments ne plus exciter le gland
en limitant vos mouvements masturbatoires à la hampe du pénis pour maintenir
ainsi l'érection à un palier.
Après une semaine de pratique, il faut impérativement résister à la tentation d'éjaculer avant
les 15 premières minutes. Tous les moyens seront bons pour parfaire votre endurance.

La durée de l'exercice
Au bout de quelques séances, j’ai pu très vite augmenter la durée de l’exercice en me fixant
un minimum de 30 minutes (qui durait 60 minutes parfois) et l’envie d’éjaculer a même
disparu, mon pénis était comme anesthésié malgré une solide érection. A ce propos il est
important de fixer fréquemment le cadran de votre montre pour vous donner un repère, un
correspondant m'a d'ailleurs signalé qu'il avait réussi à maîtriser son éjaculation rapide
pendant ses rapports sexuels de cette façon.
Autrefois mes séances de masturbation duraient 5 minutes, très rarement 20 minutes. On a
tout à gagner de ne pas précipiter cet acte, que l'on soit un homme ou une femme. Les taoïstes
recommandent au moins 1000 mouvements de bassin avant l'orgasme. Vous devrez faire
preuve d'une grande vigilance dans les 10 premières minutes de votre masturbation ; en effet
l'ancienne habitude d'éjaculer va refaire surface dans ce laps de temps. Passé ce délai, votre
cerveau va se lasser et ce réflexe sera écarté. Vous risquez alors de perdre la qualité de votre
érection, aidez-vous de pensées, d'images ou de films érotiques mais sans dépasser le point de
non-retour. Si vous êtes au contraire trop excité, fixez votre esprit sur autre chose. On peut
feuilleter attentivement quelques instants un magazine quelconque mais il est préférable de
rester centré sur les sensations corporelles : on pourra par exemple se concentrer sur une
partie du corps telle que le genou.

Perfectionner l'exercice

Survolez sur le texte de l'image pour une explication détaillée

L’exercice peut se pratiquer tous les jours, on arrivera alors à prendre un rythme de croisière
confortable (ce qui veut dire sans alerte) et l’éjaculation tardera de plus en plus à venir. Vous
aurez même besoin de vous forcer, un peu comme un pipi qui ne vient pas. Ceoiam donne une
très bonne image de cette sensation dans son journal en s'imaginant uriner à travers son
pantalon.
Profitez-en pour améliorer votre self contrôle par des caresses plus appuyées sur la couronne
du gland et sur le frein, par des pensées érotiques ou encore en visionnant un film érotique
(érotique, pas pornographique).
Recherchez aussi les zones les plus sensibles de votre pénis, on a beaucoup trop tendance à
globaliser la perception de l'excitation sans véritablement connaître avec précision les points
les plus sensibles : le frein, la couronne du gland mais aussi la zone située sous le frein —
c'est la zone de séparation des deux prépuces sur la figure ci-dessus —, vous pourrez vous en
rendre compte en la frictionnant vigoureusement avec vos ongles.
Si vous êtes conscient de vos zones érogènes, vous aurez plus de facilité pour différer
l'éjaculation. Vous allez ainsi étendre l'exploration des mécanismes de votre sexualité.

Si votre éjaculation précoce est encore difficile à maîtriser, ne pas utiliser de supports
érotiques, cela n'a aucun sens.

Masser le pénis
La zone sous le frein indiquée sur l'illustration ci-dessus peut être massée de temps en temps.
Prendre le pénis en main comme un gros crayon en l'entourant sous le gland du pouce et de
l'index pour effectuer les mouvements masturbatoires sans remonter cependant jusqu'au
gland, le majeur stimulera cette zone très sensible. Il est possible aussi de masser les côtés du
pénis. On en ressent les effets longtemps après avoir éjaculé, souvent pendant plusieurs
heures.

Lubrifié ou à sec ?
Pour obtenir de meilleurs résultats, il est vivement conseillé de lubrifier le pénis avec du
SENSILUBE (disponible en pharmacie ou revendu 50% plus cher en sex-chop, commerce
oblige.). Ce produit à base d'eau a la même consistance et la même viscosité que la cyprine
ou que le liquide produit par les glandes de Cooper, il permet de simuler la sensation du
contact avec une vulve et donc d'apprendre à retarder le réflexe éjaculatoire dans un rapport
sexuel. Le contact humide d'une vulve est un facteur favorisant l'éjaculation précoce, il est
donc logique de s'y habituer.
Tout en évitant l'échauffement du gland, le sensilube est nettement plus réaliste que les gels
lubrifiants ordinaires, qui peuvent être franchement très médiocres.
Il sera aussi très apprécié par votre partenaire, il décuplera son plaisir lorsque vous caresserez
sensuellement son clitoris avec des mouvements lents et contenus.
Les lubrifiants à base d'huile déposent un film qui diminue sensiblement les sensations en
bouchant les pores de la peau. Ils ne sont pas utilisables avec un préservatif car ils détruisent
le latex.

Le sensilube est un lubrifiant fluide de qualité supérieure offrant des sensations sans pareilles.
Sa consistance, sa viscosité, son aspect et les sensations tactiles sensuelles qu'il procure sont
très proches de celles de la cyprine, le lubrifiant produit naturellement par le sexe de la
femme, ou encore de celui produit par l'homme (cf. glandes de Cowper).

Un seul inconvénient : il s'évapore assez rapidement, il faudra en remettre souvent ou


humidifier de temps en temps votre pénis avec de l'eau.
Selon la date de fabrication, ce produit peut vous paraître trop visqueux ; il sera nécessaire
dans ce cas d'humidifier le sensilube dès son application pour retrouver toutes ses qualités
tactiles, un brumisateur en bombe peut très bien convenir.

Si l'excitation est suffisante, le pénis secrète en quantités variables un liquide lubrifiant


visqueux et translucide. Bien que distinct du sperme, celui-ci peut cependant en contenir
quelques traces et renfermer des spermatozoïdes ; une femme peut ainsi être fécondée à la
suite d'un rapport sexuel sans pénétration ou même sans éjaculation.
Beaucoup d'hommes s'interrogent sur la fonction de ces deux boutons minuscules situés à la
base du gland : il n'y a rien d'inquiétant car la plupart en sont pourvus.

Les glandes de Cowper


Les glandes bulbo-urétrales, ou glandes de Cowper, sont deux lobes de la taille d'un petit pois
situés de part et d'autre de l'urètre. Elles sécrètent un lubrifiant facilitant le transport des
spermatozoïdes au moment de l'éjaculation et permettent aussi de les protéger contre
d'éventuelles traces d'urine. Ce liquide transparent à l'aspect et la consistance de la cyprine —
le lubrifiant produit par le sexe féminin —, la quantité produite est variable d'un individu à
l'autre et il apparaît le plus souvent après une excitation prolongée (quelques gouttes perlent à
intervalles réguliers) ou encore chez certains seulement au moment de l'éjaculation. Même si
ce processus naturel a de quoi surprendre les jeunes amants, il faut se faire à l'idée que la
plupart des hommes mouillent comme les femmes.
Signalons chez l'homme un antique système de lubrification : deux petits boutons blancs
situés sous la couronne du gland, de part et d'autre du frein, sont les vestiges de deux orifices
qui permettaient à nos ancêtres de l'âge de la pierre de sécréter une substance grasse et
lubrifiante afin de faciliter les mouvements coïtaux. Ils n'ont plus aucune utilité maintenant.

La perte d'érection
Elle peut survenir après la compression manuelle ou encore lorsque la séance est trop longue
(la raccourcir pour une durée de 15 mn dans ce cas), pour y remédier on s'aidera de pensées
ou d'images érotiques ; si leur effet est trop efficace, il faudra s'y soustraire par des pensées
neutres.

La crampe
Qui n'a jamais ressenti cette douleur dans les testicules et le bas-ventre après une érection
prolongée ? Elle peut survenir dans les débuts de la sexualité - plus ra rement à l'âge adulte -
et devrait disparaître avec l'entraînement. Une douche à l'eau chaude peut calmer efficacement
cette douleur.

Phase 2
Quand faut-il passer à la phase 2 ?
De nombreux message montrent que leurs auteurs sont passés trop rapidement à la phase 2
et s'étonnent ensuite de ne pas progresser. Il faut bien avoir à l'idée que ces étapes
s'enchainent comme les marches d'un escalier. Les pratiquer sans conviction ne peut
qu'aboutir à l'échec. Pour passer à la phase 2, vous devez avoir expérimenté une phase en
plateau à plusieurs reprises au cours de votre rééducation.
Lire à ce propos les témoignages de Franky et de Pierre ou Sammon alias dans le livre d'or
dans lesquels ils expliquent clairement leur expérience de la phase en plateau ou encore celui
de Provocman dans le forum.

Les muscles du périnée remplacent la main


Vous réussissez maintenant à maîtriser correctement votre éjaculation quand vous vous
masturbez ; peut-être avez-vous remarqué que les muscles du plancher pelvien (le groupe
musculaire pubo-coccygien - entre l'anus et la base du pénis) se sont contractés spontanément
pendant les exercices précédents.

Un conseil : commencer cet exercice assis sur une chaise en maintenant les jambes écartés
d'un angle de 90° pour que la zone du corps située entre le scrotum et l'anus repose sur la
chaise : le plateau de la chaise doit être le plus plat possible et non rembourré, une chaise en
bois par exemple, le dos est maintenu bien droit et n'est pas adossé à la chaise, les reins étant
lègérement cambrés pour que la zone située entre les cuisses ouvertes s'appuie au maximum
sur la chaise. Lorsque vous effectuerez vos contractions, vous ressentirez l'action de votre
muscle PC sur la chaise ce qui vous permettra d'ajuster vos mouvements pour un meilleur
apprentissage. Pour améliorer le confort, on peut disposer entre la chaise et le corps une
serviette enroulée.

Cette deuxième phase est la suite logique de la première avec une différence très
importante. Il ne faut pas perdre de vue que la contraction du PC participe au réflexe
éjaculatoire et par conséquent, contracter le muscle PC au cours d'une alerte peut aboutir au
résultat contraire que vous escomptez. Chacun doit trouver la solution qui lui convient :
effectuez la contraction si elle n'entraîne pas de dérapage ou sinon relâcher complétement le
PC pour éviter d'amorcer le réflexe éjaculatoire. Dans la phase 1, le pincement manuel ne
provoquait pas le réflexe éjaculatoire et on pouvait le pratiquer assez près du point de non
retour. Quoi qu'il en soit, dans la phase 2, on doit effectuer des contractions du PC mais les
remplacer aussitôt par une relaxation à l'approche du point de non retour. Provoquer une
action volontaire sur un muscle permet de limiter le réflexe qui va suivre. Pour un
complément d'information, consulter la page Contracter ou relaxer le PC ?.
Reprendre la masturbation une fois l'alerte passée. Vous allez peu à peu constater que vous
pratiquerez ces contractions de façon continue et sans peine pendant vos mouvements
masturbatoires, prévenant ainsi la montée du sperme que vous allez refouler en quelque sorte
au niveau de la prostate. Avec la pratique, vous n'aurez même plus d'alerte malgré un très
grand plaisir.

Si vous n'arrivez pas encore à bien substituer la contraction au pincement manuel, vous
pouvez revenir pour un temps à une méthode mixte qui consiste à appuyer sur la base du pénis
mais cette fois sous les testicules, à l'endroit même où vous faites cette contraction
Vous pouvez aussi vous masturber debout, les jambes en ciseaux, muscles fessiers bandés,
ce qui aura pour effet de provoquer la contraction du périnée et d'améliorer aussi votre
érection (c'est cette position qui permet aussi de retenir un gros besoin). Dans cette position,
vous devez sentir nettement les muscles du périnée remonter vers l'intérieur du corps pendant
vos contractions. Ne pas substituer cette pratique à l'apprentissage de l'exercice car il ne vous
sera pas facile de croiser ainsi les jambes lorsque vous reprendrez vos rapports avec votre
partenaire, sauf lorsqu'elle sera dans la position d'Andromaque. De plus, en comprimant la
prostate, cette position procure un plaisir supplémentaire.

Une variante consiste à s'asseoir et s'adosser à une chaise, les muscles du fessier contractés
et posés sur le rebord du siège, le corps allongé et raidi reposant sur le dos et les fessiers, les
jambes croisées.

A noter :
Pratiquer la phase 2 pendant au moins 15 jours et au moins trois fois par
semaine.
Dans la phase 2, on effectue une compression avec les muscles du PC.
La compression avec les muscles du PC ne peut en aucun cas contrer le
réflexe éjaculatoire dès qu'il est amorcé. Elle n'est efficace que par
anticipation.
La phase 2 permet de perfectionnner l'apprentissage de son niveau
d'excitation.

Un complément très important : la visualisation


J'ai essayé d'analyser ce qui se passe lorsqu'on approche le point de non-
retour. Les lignes qui suivent s'appuient sur des observations personnelles
faites dans mon laboratoire...
Le frein est une partie généralement très sensible du gland, et par conséquent
du pénis, car il est très innervé (c'est un morceau de chair qui est relié au
prépuce et qui prend naissance à l'orifice du gland).
Il agit comme le détonateur de l'éjaculation et il captive généralement toute notre attention. En
général, l'éjaculateur précoce focalise uniquement son attention sur son pénis, plus
particulièrement la région du gland. En prenant l'habitude de prolonger notre jeu
masturbatoire, nous allons éveiller d'autre zones, pour y amener notre conscience et donc la
détourner partiellement de la région du gland .
Votre attention va se porter nécessairement sur le périnée lorsque vous allez le contracter
(c'est la zone comprise entre les testicules et l'anus). Accentuez cette conscience du périnée
qui se contracte régulièrement, sur la sensation particulière que cela produit (picotement) et
surtout ne vous concentrez que furtivement sur le gland.

Au point limite, les sensations vont se ramener invariablement sur le gland. N'oubliez pas
que vous avez deux secondes pour agir, soyez donc vigilant et ramenez votre attention
immédiatement sur le périnée et vos contractions, oubliez totalement le gland qui va captiver
votre attention, évitez de le fixer de votre regard. Ne cédez pas encore à la petite voix
intérieure qui vous dira « tant pis je jouis maintenant, c'est trop bon ». Cessez vos caresses s'il
le faut ou limitez-les à la hampe du pénis. Si le périnée est encore une zone trop sensible pour
vous, il est possible de se concentrer sur les sensations éprouvées dans une autre partie du
corps pour faire redescendre votre excitation en dessous du seuil limite. Par la suite, l'objectif
a atteindre est de ne pas cesser les mouvements, de les moduler, de créer une rupture de
rythme pour revenir à un niveau d'excitation moindre. Reprenez plusieurs fois ce qui précède.

Le jeu consiste ensuite à anticiper en provoquant volontairement cette concentration sur le


gland avant de la subir pour s'en défaire dès que l'excitation atteint la limite et se concentrer
de nouveau sur le périnée. A ce petit jeu votre cerveau va finir par se lasser ; la première
réaction qu'il vous donnera, la seule qu'il connaisse jusqu'à présent, sera de faire chuter
l'érection. Il faudra lui faire comprendre qu'elle doit être maintenue en le stimulant (pensées,
photos, films) mais sans éjaculer. Vous pourrez conclure au bout d'un certain temps en vous
abandonnant à votre plaisir.

Le bon rythme
Lorsque vous aurez une certaine maîtrise, le rythme sera d'environ 25 mouvements d'aller-
retour en 10 secondes, ce qui est assez rapide, beaucoup plus qu'un coït. En 30 minutes vous
aurez dépassé les 4000 aller-retours, ce qui constitue un excellent entraînement pour la
maîtrise de votre sensibilité et un excellent massage des tissus du pénis qui seront ainsi très
bien irrigués.
On pourra se fixer comme objectif de maintenir ce rythme élevé pendant 10 minutes. A ce
moment il devient très facile de contrôler la phase du plateau. En activant le rythme ou en
regardant une image érotique ; on prend conscience que l'excitation augmente à nouveau. Ce
processus devient de plus en plus aisé avec l'habitude, le succès appelant le succès.
Il suffit alors de contracter à temps les muscles du périnée pour se retrouver au niveau
précédent. Si cette phase du plateau a été maintenue pendant un certain temps, le pénis pourra
alors présenter une coloration rouge dûe à une forte irrigation sanguine et qui se maintiendra
longtemps après l'éjaculation.
Il ne s'agit pas bien sûr de tenir une comptabilité de ces mouvements mais de donner un ordre
d'idée. Il est remarquable d'ailleurs que la notion du temps disparaît très facilement lorsque
l'on fait l'amour.

Phase 3
On se jette à l'eau !
Cela fait déjà un mois que vous pratiquez cette rééducation. Quel est le bilan ? Certainement
positif.
Plusieurs internautes me font part de leur appréhension à reprendre un rapport sexuel malgré
d'évidents progrès dans les phases précédentes. Il ne s'agit pas de se lâcher tout de suite au
grand large, mais de se mettre à l'eau près du rivage, là où l'on a encore pied et de poursuivre
notre rééducation pour s'en éloigner peu à peu. Bien entendu la qualité de la relation avec
votre partenaire aura toute son importance.

Votre humble serviteur a eu la chance de ne pas avoir à effectuer ce troisième apprentissage, il


a pris le large tout de suite, sa copine émerveillée l'a suivi en croyant que c'était un grand
animal marin qui avait toujours frayé dans les eaux profondes sans jamais prendre la tasse,
mais il faut dire qu'il avait tellement investi et travaillé qu'il en a été récompensé par
l'irrésistible appel du large
Cette troisième phase doit se faire avec la partenaire. Soignez particulièrement l'ambiance,
évitez cette reprise si vous êtes dans une phase difficile de votre semaine (submergé de
travail). Si vous n'avez pas eu de rapport sexuel avec pénétration depuis ce temps, il vous
faudra un peu de patience, les premiers pas risquent de vous décevoir. Pour ma part, ainsi que
je le disait plus haut, le deuxième rapport sexuel — digne de ce nom — et les suivants ont été
un succès total, presque impossible d'éjaculer malgré une cadence soutenue (j'ai eu quelques
rapports sexuels que je qualifierai d'« utilitaires » avant celui que je mentionne, c'est pourquoi
je n'en parlerai pas davantage). Lorsque vous pénétrerez votre partenaire, faites-le sans
précipitation, c'est un moment important. Habituez-vous à la douce chaleur du vagin, au
contact de son humidité que vous aurez appris à connaître en utilisant un lubrifiant dans les
phases précédentes. Ne regardez pas trop longtemps votre pénis en train de pénétrer le sexe de
votre partenaire car c'est une puissante image érotique qui risque de vous faire déraper,
réservez cela pour les jours suivants.
TRÈS IMPORTANT : penser à contracter les muscles du PC le plus tôt possible, avant toute
pénétration et dès les prélimaires.
Cela vous permettra de garder en mémoire le bénéfice de votre travail précédent obtenu dans
les phases 1 et 2 et de ne pas vous laisser submerger par votre émotion. Votre concentration
mentale ira ainsi naturellement vers ce groupe musculaire.
Certaines femmes fougueuses ont l'habitude de donner de grands coups de reins lors du coït ;
il n'y a rien de répréhensible mais vous risquez de déraper vers une éjaculation intempestive ;
si c'est votre cas, il faudra calmer le jeu pour vos débuts.
Il faut savoir que la plupart du temps, les préliminaires doivent se prolonger un certain temps
après la pénétration, pour laisser le temps aux deux partenaires de s'habituer au corps de
l'autre. Une erreur fréquente consiste à prendre un rythme soutenu dès les premiers instants de
la pénétration bien que ceci puisse être valable à certaines occasions. Prenez un mouvement
de va et vient assez lent et concentrez-vous sur vos sensations. Si vous n'êtes pas stressé,
essayez de ne pas vous arrêter à la première alerte mais continuez en changeant de rythme et
en contractant le périnée, ou encore en changeant de position. Avec l'expérience acquise dans
les phases 1 et 2, vous aurez à ce moment la capacité de faire le point dans votre excitation
longtemps à l'avance. Vous pourrez éjaculer après avoir retenu la montée de l'orgasme trois
fois en tout.
Un minimum de trois rapports par semaine est nécessaire pour constater des progrès.
On reprendra la phase 2 de temps en temps par la suite pour s'entretenir.

Un témoignage : Stéphane, dans son message posté dans le livre d'or, donne des conseils très
utiles pour aborder sans difficulté la phase 3.

Trucs et ficelles en cas de panique


traction sur les bourses : à l'approche du point critique, les testicules remontent vers la
base du pénis pour favoriser l'éjaculation ; votre partenaire peut la retarder efficacement en les
saisissant et en les tirant fermement vers le bas. A cet effet, on trouve en sex shop des lacets
qui se lient autour des bourses pour les maintenir en position basse.

à l'approche de l'éjaculation on peut effectuer la compression décrite dans la phase 1 ou


bien presser avec l'index et le majeur la zone située entre le scrotum et l'anus en cherchant le
meilleur point d'efficacité, cette pratique était en usage autrefois en Chine. La position
d'Andromaque pratiquée sur un divan est bien adaptée (l'homme est adossé et a une partie des
fessiers dans le vide pour qu'il puisse pratiquer la compression).
utilisation d'un aérosol anesthésiant : cette possibilité ne doit être utilisée qu'en dernier
recours, lorsque l'excitation est vraiment trop forte en présence de la partenaire. Elle doit être
considérée comme une béquille à délaisser le plus rapidement possible.
Enchent - âgé de 25 ans - a laissé son témoignage dans le livre d'or où il explique comment il
a pu utiliser un aérosol anesthésiant pour passer à la phase 3 : lire son témoignage

Orgasme vaginal - Mise en route des anneaux


Une remarque issue de mon expérience personnelle : si votre partenaire n'a jamais connu
d'orgasme vaginal, vous n'aurez probablement pas de grandes difficultés à vous maîtriser et
vous pourrez parcourir des km avec vos mouvements de va-et-vient. Lorsqu'une femme est
sensibilisée à l'orgasme vaginal et lorsqu'elle sera parvenue à un certain degré d'excitation,
elle va produire au cours du coït des mouvements vaginaux internes de succion sur le gland
— une onde de sensualité — qui vont précipiter l'orgasme masculin dans le but de « pomper »
le sperme dans l'utérus. Des contractions régulières, cadencées à 0,8 secondes, traversent le
corps de la femme et atteignent le vagin, l'utérus et le rectum ; les sexologues la désignent par
mise en route des anneaux.
Ces mouvements sont l'équivalent féminin des spasmes qui se produisent au cours de
l'éjaculation et sont un véritable cadeau que la femme offre à son partenaire. D'une volupté
indescriptible pour l'homme ; ils peuvent s'accompagner de râles, de cris, de morsures,
d'encouragements de la part de la femme (bien mieux que dans les films X car spontanés),
bref de stimuli déclencheurs de l'éjaculation ; ils vous informeront de l'intensité de son plaisir
et mettront votre self-contrôle à rude épreuve, d'autant plus que ces sensations seront
probablement nouvelles pour vous.

Tout amant digne de ce nom se doit de les reconnaître pour être informé de l'état d'excitation
de sa partenaire et les entretenir ensuite. Ils n'annoncent pas pour autant l'imminence de
l'orgasme et peuvent durer encore assez longtemps avant qu'il ne survienne, surtout si votre
partenaire est en période de découverte. Si elle est experte en la matière, elle peut aussi
retarder volontairement le moment de sa jouissance ; il vous faudra mettre en application
toute la maîtrise acquise par vos exercices précédents pour passer cette épreuve de volupté.
N'oubliez pas que la confiance, l'abandon et le dialogue entre les deux partenaires sont des
éléments essentiels. Lorsque sa virilité ne l'obsède plus et qu'elle s'installe naturellement,
l'homme peut aller beaucoup plus loin dans l'expérience amoureuse.
Il faut préciser qu'il serait très maladroit de réclamer à sa partenaire ce type d'orgasme, les
facteurs qui interviennent sont d'ailleurs tellement nombreux. Vous trouverez dans ce site une
page consacrée au point g.

Contracter le PC ?
Contracter ou relaxer le PC ? J'obtiens l'effet inverse...
Une question soulevée à de nombreuses reprises dans le forum : pour certains, au point
limite, il faut relâcher tous les muscles du PC pour ne pas éjaculer alors que pour d'autres c'est
le contraire. Le Docteur Catherine Solano évoque aussi cette question dans son livre " La
sexualité au masculin ". Qu'en est-il en fait ?
Une mise au point est nécessaire car je dois reconnaître n'avoir pas donné beaucoup de
précisions dans les pages qui précèdent, tout cela me semblant aller de soi.
Les contractions sont très efficaces pour ralentir le processus éjaculatoire mais on doit éviter
de les prolonger au-delà d'une certaine limite au risque d'éjaculer.
Ceci repose sur une observation simple : les muscles du PC ont naturellement un rôle
important dans le processus reflexe de l'éjaculation mais ils peuvent aussi permettre de la
retarder par un apprentissage volontaire. Dans notre prime enfance, nous avons dû apprendre
à retenir nos selles ou notre urine : ce sont les mêmes muscles qui permettent de les expulser
ou de se retenir, mais cette dernière action est le résultat d'un apprentissage [par les parents et
les éducateurs] car il fait partie de nos codes de conduite en société.
Pendant une activité sexuelle, le muscle PC est utilisé sous l'action d'un réflexe pour expulser
le sperme et c'est son unique fonction ; certains adolescents ont même pris l'habitude de
précipiter ce réflexe en contractant ce muscle pour "pousser", ce qui renforce ce
conditionnement. Les jeunes hommes ne reçoivent aucun apprentissage social pour retenir
l'éjaculation comme c'est le cas pour la défécation. Il est donc normal qu'une sollicitation du
PC au point limite ait pour conséquence de favoriser l'éjaculation contrairement à la
contraction manuelle qui ne nécessite pas cette contraction : c'est pour cette raison que la
première phase de la rééducation n'utilise pas le PC.

L'image du U inversé. Pour visualiser le cheminement du sperme jusqu'à l'éjaculation,


imaginez une sorte de U inversé : à l'une des extrémités les testicules, au sommet de ce U la
prostate et à l'autre extrémité le gland.
N'oublions pas que la prostate est le siège de spasmes importants pendant l'éjaculation : elle
"pompe" littéralement les sécrétions pour les expulser, suivie de près par les spasmes du corps
du pénis jusqu'à l'éjaculation (ces spasmes du corps du pénis correspondent à vajroli mudra).
Ces mouvements sont la résultante d'un réflexe, ils échappent donc à la volonté et il est bien
difficile de les enrayer une fois amorcés.
Le passage de la prostate est comme un col de montagne : une fois ce col franchi, on se laisse
emporter par la vitesse.

Première branche du U : la phase montante


Niveau 1 à 7 : au cours d'un rapport sexuel, l'énergie (ou pulsion) sexuelle transite des
testicules vers le gland, en passant par la prostate. Tant que cette énergie montante n'a pas
atteint la prostate, on peut contracter les muscles du PC ce qui aura pour effet de retarder sa
progression. Il est conseillé de contracter en rythme sur les mouvements maturbatoires ou
coïtaux, de façon continue (poussée : contraction, retrait : détente). La prostate est encore
"calme" et ne se manifeste pas trop.

A noter :
pendant la phase 2, il est conseillé d'effectuer cet exercice assis sur une chaise en
maintenant les jambes écartés d'un angle de 90° pour que la zone du corps située
entre le scrotum et l'anus repose sur la chaise : le plateau de la chaise doit être le
plus plat possible et non rembourré, une chaise en bois par exemple, le dos est bien
droit et n'est pas adossé à la chaise, les reins lègérement cambrés pour que la zone
située entre les cuisses ouvertes repose au maximum sur la chaise.
Lorsque vous effectuerez vos contractions, vous ressentirez l'action de votre
muscle PC sur la chaise ce qui vous permettra d'ajuster vos mouvements pour un
meilleur apprentissage de la contraction et de la détente de ces muscles.

Approche du sommet
Niveau 8-9 : lorsque l'énergie sexuelle s'approche de la prostate, on ressent un picotement
particulier dans cette zone. La prostate est sur le point d'amorcer ses premiers mouvements de
pompage, c'est un moment crucial qu'il faut savoir repérer (c'est la période fatidique des deux
secondes dont on ne parle pas assez).
Très important : à ce stade, ne pas contracter les muscles du PC en rythme au risque de
relancer le mouvement réflexe de la prostate. La contraction doit être très ferme mais
effectuée en souplesse, idem pour la décontraction, pas de mouvements brusques.
Niveau 9,5 : aux premiers signes de picotement de la prostate, certains pourront encore
contracter pendant ces derniers instants les séparant du sommet, mais ils devront veiller à ne
pas rythmer ces contractions : la longueur de la flèche bleue sur le dessin ci-dessus est pour
eux lègèrement plus longue. Les autres devront déjà décontracter leur PC pour désamorcer le
processus de pompage réflexe : la longueur de la flèche bleue sur le dessin ci-dessous est pour
eux lègèrement plus courte. La contraction des muscles de l'anus peut favoriser la baisse de
l'excitation (le fait de se concentrer sur l'anus et d'actionner ces muscles relâche la pression au
niveau de la prostate).
Avec de l'entraînement, la longueur de la flèche bleue peut s'allonger, celle de la flèche
orange raccourcir.

Le sommet du U
Le passage du col.
Niveau 10 : l'énergie sexuelle atteind la prostate qui accentue ses mouvements de pompage.
Une contraction des muscles du PC a toutes les chances d'amplifier ces mouvements, à moins
qu'elle soit effectuée avec beaucoup de souplesse, de fermeté et de savoir faire : avec un
certain entraînement, il est possible d'expulser en douceur une goutte ou deux de sperme, ce
qui a pour effet de stopper net l'envie d'éjaculer tout en maintenant une bonne érection : il
semble que le cerveau neutralise le mouvement réflexe d'éjaculation quelques secondes après
avoir enregistré le passage du sperme dans l'urètre, quelle qu'en soit la quantité (il est même
possible d'expulser une quantité plus abondante de sperme sans amorcer la période réfractaire
ce qui permet de poursuivre le rapport pendant plusieurs dizaines de minutes).

Deuxième branche du U : la descente.


Le sens des contractions des muscles PC
Dans la phase 1, on découvre un moyen de contrer le processus éjaculatoire à sa naissance,
ce qui suppose de savoir le repérer suffisamment à l'avance, en respectant la règle des deux
secondes : c'est l'objectif principal de cette phase.
La compression manuelle de la phase 1 est assez puissante pour endiguer le flux éjaculatoire.
Elle doit être appliquée fermement pendant plusieurs secondes, sans mouvements de
pompage, l'autre main pouvant continuer les mouvements de masturbation, en les limitant
éventuellement à la hampe du pénis, ceci dépend en fait du niveau de maîtrise que l'on aura
atteint.

Dans la phase 2, le repérage de la montée de l'excitation est considéré comme acquis, il


n'est plus l'objet d'un apprentissage ; l'objectif de la phase 2 est de relayer la contraction
manuelle par celles du muscle PC en remarquant toutefois que ce muscle ne peut pas serrer
aussi fortement que celui de la main, ce qui suppose certains aménagements. La contraction
manuelle est un moyen pour maîtriser l'éjaculation connu depuis assez longtemps, bien avant
l'existence du premier sexologue, de nombreux hommes l'ont utilisée toute leur vie mais elle
présente l'inconvénient majeur de nécessiter une manipulation au cours du coït.
Reconnaissons que ce n'est pas très discret vis à vis de la partenaire et pas toujours possible
alors que la contraction des muscles du PC peut se pratiquer dans toutes les positions. Le
tantra de la voie de la main gauche s'est intéressé de longue date à la maîtrise de l'éjaculation,
il préconise pour le partenaire masculin la perfection des trois exercices : vajroli mudra, mula
bandha et uddiyana bandha.

Lorsque le niveau d'excitation n'est pas trop proche du point de non-retour, c'est-à-dire au
cours de la phase montante du U inversé, les contractions autonomes du PC devront
s'effectuer en rythme, sensiblement à la même cadence que l'excitation masturbatoire.
Pour parfaire cet apprentissage, on doit ajouter un sens à cette contraction du PC. Pour mieux
comprendre cette notion, regardons de plus près ce qui se passe au cours de l'éjaculation : le
corps entier du pénis est le siège de spasmes violents qui se propagent de la prostate vers le
gland dans le but d'évacuer le sperme. On peut rapprocher ce processus à celui de la traite de
pis d'une vache : la main qui trait effectue un mouvement simultanée de traction et de
compression sur le pis de la vache et orienté de haut vers le bas. De plus, pour en améliorer
l'efficacité, le processus de l'éjaculation s'accompagne d'une image mentale de ce mouvement
d'expulsion - l'homme se "voit" éjaculer - dont bien peu d'hommes ont conscience, tout
absorbés qu'ils sont par leur expérience de plaisir intense. On peut donc aisément concevoir
qu'une telle image mentale persiste et travaille inconsciemment en faveur de l'éjaculation
pendant que l'on effectue les compressions de la phase montante du U inversé, en provoquant
les mouvements inopinés de pompage de la prostate.
C'est cette même image mentale qui sera reprise et adaptée pour apprendre à maîtriser le
processus de l'éjaculation.

Il suffira d'inverser le sens de cette image mentale pendant la phase montante du U inversé
en visualisant une contraction rythmée allant de la prostate vers l'anus, orientée exactement en
sens inverse du sens de l'éjaculation. Pour parfaire l'exercice, on pourra contracter l'anus juste
après avoir contracté les muscles du PC, puis relâcher le PC puis l’anus, pour recommencer
ainsi de suite ; on créera une onde de contraction continue semblable au mouvement de la
main sur le pis de la vache. Tout ceci semble bien plus difficile à expliquer qu'à mettre en
pratique, à condition bien sûr de se donner une marge de temps d'apprentissage et surtout de
patience ! On peut y ajouter la pratique de uddiyana bandha qui est vraiment très efficace et
qui améliorera l'apprentissage.

La contraction du muscle PC peut ainsi retarder l'éjaculation. Bien entendu, si ces


contractions sont effectuées trop près du point de non-retour, elles vont invariablement
favoriser les spasmes éjaculatoires, car le mouvement de pompage de la prostate est un réflexe
prépondérant quasiment impossible à contrer une fois amorcé. Bien au contraire, à l'approche
du point de non-retour [le sommet du U], il devient impératif de relâcher complètement les
muscles du PC, ou à la limite, les contracter avec un rythme très lent pour contrer le rythme
plus soutenu des contractions réflexes de la prostate, mais cela demande une certaine
expérience et n'est pas à la portée du premier venu.
Ces quelques lignes pourront apporter une réponse à de nombreuses questions sur les effets
indésirables de la contraction du PC.

Elle m'excite trop !


On peut lire assez souvent sur le forum que la maîtrise est correcte pendant exercices de
rééducation mais le cap la phase 3 pose de gros problèmes car la surexcitation est trop forte
devant le corps nu de la partenaire.
Il a été dit à de nombreuses reprises qu'il fallait absolument pousser l'excitation au maximum
au cours de la rééducation pour connaître les réactions de son corps ; tous les moyens sont
bons pour cela : fantasmes, parfums, utilisation d'une vaginette, images érotiques, etc.
Il ne faut surtout pas s'enfermer dans un confort pendant la rééducation - bien à l'abri de
l'excitation - pour se rassurer, cela ne sert strictement à rien. Il est toujours possible d'utiliser
un aérosol anesthésiant à la reprise des rapports mais cette solution devra être délaissée le plus
rapidement possible.

La deuxième remarque concerne le corps de la femme : tout est fait chez elle pour attiser le
désir sexuel de l'homme, ce qui lui a valu d'être très souvent brimée par les pouvoirs
politiques et religieux. La femme est ainsi faite, elle possède naturellement le pouvoir de
séduire l'homme et peut littéralement lui faire perdre la tête, surtout lorsqu'il est jeune et
inexpérimenté. La littérature abonde d'histoires où des hommes épris de désir se morfondent
pour la bien-aimée. Le tantra désigne cette énergie sacrée de la femme sous le terme de
Shakti. Être totalement submergé par le charme du corps de la femme est une expérience très
excitante mais cela ne permet pas une harmonisation de la sexualité lorsque elle
s'accompagne d'éjaculation précoce.

Relativiser son excitation en exprimant son agressivité sexuelle


positive
Pour ne plus succomber aussi rapidement au charme de la femme et éjaculer trop
rapidement, l'homme devra acquérir une certaine expérience comme dans toutes les activités
quotidienne : la première fois que vous avez pris la parole en public, vous avez certainement
bafouillé car l'émotion était trop forte. Si vous vous êtes concentré sur ce que vous aviez à
dire, cette émotion a été relativisée et vous a permis de parler.
C'est exactement la même chose dans la relation sexuelle : ne vous laissez pas totalement
submerger par l'émotion, exprimez-vous et réalisez que vous possédez aussi un pouvoir de
séduction qui s'exerce sur la femme, que vous n'êtes plus uniquement l'objet du désir mais
aussi le sujet, l'acteur du moment. Vous n'êtes pas le seul à perdre les pédales pendant le
rapport sexuel, votre partenaire en est aussi capable et bien mieux que vous d'ailleurs !
Lorsque vous réaliserez que vous pouvez amener votre partenaire à un état de profonde
jouissance avec votre pénis, alors les stimuli précédents, les émotions seront beaucoup moins
actifs et vous pourrez les moduler.

Un éjaculateur précoce est un homme profondément blessé dans son ego qui peut réagir par
de l'agressivité négative ou le plus souvent par de la soumission. Un petit conseil qui a
parfaitement fonctionné dans mon cas à la reprise de la phase 3 : chaque fois que je me suis
senti en confiance, chaque fois que je me suis senti maître de la situation, lorsque je pouvais
prendre l'initiative du rapport, lorsque ma partenaire était sous l'emprise du désir, lorsque je
constatais le pouvoir que j'avais sur elle, lorsque j'ai pu exprimer ce que les sexologues
désignent par « agressivité sexuelle masculine», j'ai pu parfaitement maîtriser mon excitation.
Attention : exprimer son agressivité sexuelle masculine (positive) ne signifie pas être violent
(agressivité négative), cela n'a aucun rapport. C'est tout simplement la capacité de faire jouir
une femme et pas dans la violence ! Un amant trop « gentil » (= agressivité sexuelle refoulée)
ne fera jamais jouir une femme car il est sexuellement inoffensif. Cela peut paraître
contradictoire mais un homme violent (agressivité négative) peut être sexuellement inoffensif.
Votre partenaire devra certainement vous ménager en limitant son activité au début de votre
rapport et vous laisser suffisamment de marge de manoeuvre pour vous mettre en confiance ;
si son abandon est profond et qu'elle consent à vous laisser prendre les initiatives, quand elle
perdra complètement les pédales sous vos caresses, votre besoin intempestif d'éjaculer
s'amenuisera certainement.
Dans le cas contraire, vous risquez de perdre le contrôle de votre éjaculation. Cela ne signifie
absolument pas que vous devez contrôler la situation tout au long du rapport, vous pourrez
vous abandonner à ses soins un petit peu plus tard en adoptant par exemple la position
d'Andromaque.
De nombreux hommes évoquent la difficulté de gérer les 10 premières minutes du rapport ;
passé ces 10 minutes, il leur devient beaucoup plus facile de maîtriser l'excitation.

Panne d'érection
Pour un homme qui a pris l'habitude d'éjaculer dans les minutes qui suivent le début de sa
masturbation, il peut être difficile de maintenir une érection pendant une durée prolongée,
c'est-à-dire au-delà de 10 minutes. Un nouveau facteur entre alors en jeu : la lassitude ; le
conditionnement précédent le pousse à une résolution rapide de son plaisir, son organisme
attend l'expérience d'un orgasme dès qu'il se trouve en érection et s'il ne survient pas, c'est la
débandade assurée à plus ou moins longue échéance. Bien entendu, des pensées ou des
images érotiques peuvent souvent lui être d'un grand secours. J'ai connu ce genre de
difficultés, surtout lorsque les exercices de rééducation se situaient après 17 heures (cela ne se
produit pas lorsque je suis en présence de ma partenaire). Il est à noter au passage que chaque
homme a des créneaux horaires plus ou moins propices à une activité sexuelle et il sera bon de
les observer pour éventuellement les faire coïncider avec les séances de rééducation.
Nombreux sont ceux qui ont une forte éréction le matin juste après le lever (très certainement
dûe à une poussée hormonale).
J'ai assez rapidement trouvé des moyens de contrer cette absence de dispositions, ils se sont
avérés très efficaces et ont toujours su apporter une solution à une érection défaillante, même
lorsque ces séances se situaient en soirée.
Attention : ces solutions ne sont pas adaptés pour traiter une difficulté d'érection chronique.
La position en tailleur donne d'excellent résultats lorsque l'érection a du mal à se
maintenir, l'un des talons posé sur le point Jen-Mo (ce point correspond au premier chakra ou
muladhara chakra), le poids du corps presse ce point [avec modération] et permet de maintenir
l'érection. La circulation sanguine dans les jambes est ralentie par leur position repliée,
l'afflux supplémentaire de sang dans le bassin favorise une meilleure érection. On pourra
s'assoir sur un coussin pour surélever le bassin et améliorer le confort. Ce moyen est beaucoup
plus efficace qu'un cork ring et présente moins de danger [avec un anneau, le sang peut rester
prisonnier à l'intérieur de la verge et le gland peut prendre des proportions inquiétantes].
Ce verrouillage énergétique est pratiqué par les taoïstes et les tantriques pour maîtriser
l'énergie sexuelle. Une statue tantrique traditionnelle représente le couple Shiva/Shakti uni
dans la position du lotus dans laquelle l'homme presse ce point à l'aide de son talon.
Bien relâcher la pression du talon à l'éjaculation pour permettre le passage du sperme pour ne
pas injaculer.
Chacun adaptera cette position selon ses possibilités et les effets obtenus.
Cette méthode apporte une solution dans les cas d'impuissance occasionnellle et ne peut en
rien résoudre une impuissance chronique.
Maxime 115 à essayé cette technique en croisant simplement les jambes et a obtenu de bons
résultats sans avoir à presser le point Jen-Mo avec le talon.

La deuxième solution consiste à se masturber nu et debout devant un miroir en croisant les


jambes, ce qui a pour effet d'augmenter l'afflux sanguin dans le pénis (explication) ; l'image
renvoyée par le miroir est très excitante mais elle permet également de revaloriser sa propre
estime car la plupart des EJP ont une image négative d'eux-mêmes du fait de leur handicap.

Débloquer le bassin
L'une des clés de la rééducation est le déblocage du bassin. Il est recommandé de se
masturber assez souvent en position debout pour pouvoir effectuer conjointement des
mouvements de bascule du bassin d'avant en arrière ou circulaires (et si vous êtes doué,
faites des mouvements latéraux rapides, comme les danseuses brésiliennes ou arabes,
grandes spécialistes de la danse du ventre) : ce point est très important car ces mouvements
pelviens sont un puissant déclencheur de l'éjaculation, probablement le plus important. C'est
un conditionnement naturel que l'on doit maîtriser.
C'est pour cette raison que la position d'Andromaque est appréciée des ejp pendant leur
rééducation, car elle offre l'avantage de ne pas solliciter les mouvements du pelvis de
l'homme au moment de la reprise des rapports avec leur partenaire.
Il est assez fréquent que le bassin soit plus ou moins bloqué car notre éducation réprouve
ces mouvements entachés de honte, leur signification est sans équivoque : par simple
curiosité, demandez à l'un de vos proches de les effectuer.
Il est donc très important de retrouver la mobilité à ce niveau du corps, de s'y autoriser pour
que ces mouvements redeviennent naturels. Bien entendu, on pourra aussi les effectuer en
dehors de toute séance de masturbation, en se mettant nu devant une glace pour bien
s'imprégner de cette image.
Il est à noter que cette danse procure une sensation euphorisante et devient presque
incontrôlable car elle provoque une importante libération d'énergie dans le bassin.

En cas d'échec de la méthode.


La méthode décrite dans ce site peut sous certaines conditions aboutir à des résultats
positifs. Comme il a été dit plusieurs fois dans ces pages, le soutien d'un thérapeute est un
gage de succès.

L'une des causes possibles est la précipitation et le non respect des consignes de régularité
ou d'observation de vos sensations. Il est toujours assez difficile de s'astreindre sérieusement à
une pratique. La phase 1 nécessite un minimum de 15 jours et il est très tentant de passer
rapidement l'étape suivante dès qu'un résultat positif apparaît, c'est d'ailleurs l'un des
inconvénients du site que de donner toutes les étapes de la rééducation (mais comment faire
sinon ?).

Résumé de la méthode
• Phase 1 : pendant au moins 15 jours et au moins trois fois par semaine.
Se masturber, bien avant de se faire surprendre par l'éjaculation pincer la base du pénis
quelques instant et reprendre la masturbation. Ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'un travail
d'anticipation : ni trop tôt, ni trop tard. On aura ainsi effectué au moins trois
arrêts/compression avant avant l'éjaculation qui ne doit pas survenir avant un minimum de 10
minutes de masturbation.
• Phase 2 : pendant au moins 15 jours et au moins trois fois par semaine.
A l'approche de l'éjaculation, il faut effectuer la compression avec les muscles du périnée. On
peut aussi les faire travailler bien avant le point critique.
• Phase 3 : au moins trois fois par semaine.
On reprend la phase 2 mais en pénétrant la partenaire. Marquer un long temps d'arrêt au
moment de la pénétration pour calmer les émotions.

Relire les descriptions détaillées depuis le menu à votre gauche.

Bonne pratique
J'espère que mon témoignage vous donnera l'impulsion nécessaire pour changer
votre situation et que mes conseils vous seront utiles, il n'y a que le premier pas
qui coûte. Peut-être le côté technique de ce site vous aura dérangé ; je vous
comprends mais sachez que la technique se fait vite oublier avec l'expérience
amoureuse, tout comme une partition rébarbative s'oublie et nous laisse tout
entier au plaisir de la musique.
Je tiens cependant à vous rappeler qu'une consultation chez un sexologue, si vous en avez la
possibilité, sera probablement la meilleure solution. Si vous êtes vraiment décidé à agir,
faites-le tout de suite, pas dans six mois ou dans un an, les excuses ne manquent pas, mais
maintenant, pour que votre désir de changement ne soit pas seulement un feu de paille.
Je vous souhaite une vie sexuelle heureuse et épanouie !