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CHAPITRE 9:

Dimensionnement des Semelles de


fondations selon Eurocode 2
(clauses: 5.1.2; 6.4.1; 6.4.2; 6.4.3; 6.4.4; 6.4.5; 9.8; 11.6.4.1; 11.6.4.2; 12.9.3)

M. Ibrahima DIATTA
Enseignant-chercheur à l’UFR-SI
Université de Thiès / SENEGAL
Email: ibrahima.diatta@univ-thies.sn
Références bibliographiques:
[1] NF EN 1992-1-1: Calcul des structures en béton, Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments, Octobre
2005, Éditée et diffusée par AFNOR.
[2] Annexe Nationale à la NF EN 1992-1-1: Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments 2005
[3] Henry Thonier, conception et calcul des structures de bâtiments, Tome 7, l’Eurocode 2 pratique, 2ème édition, Presse de
l’ENPC, 2009.
[4] Jean Perchât, Traité de béton armé selon l’Eurocode 2, 2ème édition, Editions Le Moniteur, 2013.
[5] Damien Ricotier, Dimensionnement des Structures en béton armé selon l’Eurocode 2, Editions Le Moniteur, 2012.
[6] Henry Thonier, Le projet de béton armé, 7ème éditions conforme à l’Eurocode 2, Edition SEBTP, 2010.
[7] Jean Perchât - M. HUEBER, Cours de béton armé dispensé au CHEC
[8] Jean Roux, Maîtrise de l’eurocode 2, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[9] Jean Roux, Pratique de l’Eurocode 2, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[10] Jean-Marie Paillé, Calcul des structures en béton, guide d’application, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[11] NF EN 1997-1
[12] NF P 94-261 et NF P 94-262
9-1 DÉFINITIONS ET GÉNÉRALITÉS
Les fondations sont des ouvrages de transitions entre la structure et le sol. Elles
transmettent les charges des constructions au sol de fondation qui, comme tout
matériau, peut se déformer.

La NF P 94-261, dans sa clause 3.1.3 définit une fondation comme étant : la partie
inférieure d’une construction enfouie dans le sol destinée à assurer sa stabilité. Ce
terme désigne selon le cas, des fondations superficielles (semelles, radiers) , semi-
profondes (puits, caissons) ou profondes (pieux, barrettes).

Clause 1 de NF P 94-262
Pour les ouvrages de soutènement de la norme NF P 94-281
Il n’existe pas une limite chiffrée à la rigidité d’une fondation qui dépend non seulement de
sa taille, mais également du sol support, du mode de fonctionnement et de son exécution.

Dés lors, la notion de fondation souple pour un radier peut être toute fois relative.
• Un radier de grande dimension (type cuve pétrolière) ===►fondations souple;
• Un radier renforcé par un ferraillage avec augmentation de l’épaisseur de béton (cas
de bâtiments et d’un silo d’une usine de ciments) ===►fondations rigide.
Ce type de fondation (radier rigide) est très utile lorsque le sol d’assise de l’ouvrage présente
des hétérogénéités importantes afin de limiter les tassements différentiels. Dans ces
conditions, les radiers « rigides » peuvent s’apparenter à des semelles isolées de grandes
dimensions.
On ne construit des semelles superficielles qu’en présence de sol de bonne qualité. Dans le
cas contraire, il convient d’utiliser les fondations profondes qui permettent d’atteindre des
sols plus résistants en profondeur.
9-2 INTERACTION SOL-STRUCTURE
2.6 (1)P Lorsque l'interaction sol-structure a une influence significative sur les sollicitations
dans la structure, les propriétés du sol et les effets de l'interaction doivent être pris en compte
conformément à l'EN 1997-1.

Les effets de l’interaction sol-structure peuvent habituellement être négligés (modèles


simplifiés) selon la clause 5.1.2 (2) EC2, dans le cas des semelles de fondations courantes
ainsi que des semelles de liaison en tête des pieux de fondations.
5.1.2 Exigences spécifiques pour les fondations
(1)P Lorsque l'interaction sol-structure a une influence significative sur les effets des
actions dans la structure, les propriétés du sol et les effets de l'interaction doivent être pris
en compte conformément à l'EN 1997-1.

(2) Le dimensionnement des fondations superficielles peut être effectué en utilisant


des modèles simplifiés de manière adéquate pour décrire l'interaction sol-structure.
En revanche, si les sollicitations et les déformations de la structure sont sensibles aux
déformations du sol, on est obligé de tenir compte de l’interaction entre le sol et la
structure. C’est le cas :
• des tassements différentiels entre deux poteaux de tailles tés différentes,
• des semelles excentrées entrainant la rotation du poteau,
• des fondations sur sols compressibles, etc.

Des méthodes simples, ignorant les effets des déformations, conviennent


normalement pour la majorité des calculs de structures (clause 6.2.6 (2)).

Ce chapitre ne traite pas ces cas spécifiques faisant l’objet de la norme NF EN


1997-1 mais se concentre sur les méthodes simplifiées autorisées par la norme
NF EN 1992-1-1.
Nous présenterons ici les recommandations de la norme NF EN 1992-1-1 (méthodes
simplifiées) ainsi que les recommandations des précédentes règles françaises
(BAEL91 mod99 et DTU 13.12) dans la mesure ou elles conservent un intérêt
historique d’usage (méthodes des bielles – critère de semelle massive) ou tout
simplement pour pouvoir comparer les résultats obtenus selon EC2 et le DTU13.12 /
BAEL91 mod99.
9-2 NOTATIONS ET DOMAINES D’APPLICATION
(NF EN 1997-1)
6.2 États limites (NF EN 1997-1)
(1)P Les états limites suivants doivent être considérés et une liste des états limites
appropriés doit être établie :
— instabilité d’ensemble ;
— défaut de capacité portante,
— rupture par poinçonnement ;
— rupture par glissement ;
— rupture combinée dans le terrain et dans la structure ;
— rupture de la structure du fait des mouvements de la fondation ;
— tassements excessifs ;
— soulèvement excessif sous l’effet du gonflement du sol, du gel ou d’autres causes ;
— vibrations inadmissibles.
(6) Il convient d’utiliser les modèles de calcul donnés dans les sections 6.5 et 6.6,
respectivement, pour la justification aux états limites ultimes ou de service des
fondations superficielles reposant sur des sols. Il convient d’utiliser conformément aux
indications de l'article 6.7 les valeurs présumées des capacités portantes des
fondations superficielles reposant sur du rocher.

Des précautions spéciales doivent être prises lorsque l’excentricité de la charge dépasse un
tiers de la largeur d’une semelle rectangulaire ou 60 % du rayon d’une semelle circulaire.
Extrait de NF EN 1990
9-3 JUSTIFICATIONS SEMELLES SOUS POTEAUX / VOILES
Les semelles sont calculées de telle manière que :
o La contrainte sur le sol due à la charge en pied de poteau et au poids de la semelle n’excède pas
la contrainte limite du sol;
o Les armatures inférieures reprennent les efforts calculés par la méthode des moments ou la
méthode des bielles (clause 5.6.4 EC2);
o Le cisaillement vED le long de tout périmètre de zones de contrôle situées à une distance a du nu
du poteau comprise entre 0 et 2d ne dépasse pas vRD (valeur limite voir clause 6.4.4);
o Les armatures inférieures soient correctement ancrées (clause 9.8.2.2);
o Les armatures supérieures sont à prévoir si elles sont nécessitées par des efforts de traction dus à
des moments (clause 9.8.2.1 (3));

(3) Lorsque les effets des actions causent une traction sur l'extrados de la semelle, il
convient de vérifier les contraintes de traction résultantes et de ferrailler en conséquence.

o Si les efforts sont peu importants, on peut ne pas disposer d’armatures, sauf celles nécessaires à
la reprise des efforts d’éclatement pour des semelles sur rocher (clause 9.8.4).
La charge ultime (Vd) extérieure doit aussi tenir compte :
o du Poids du dallage éventuel et les pressions d’eau
o de la charge variable sur le dallage.
9-4 DIMENSIONNEMENT
Les surfaces de contact avec le sol B x C (semelle isolée) ou B x1 m (semelle filante) doivent être
suffisante afin que la contrainte de calcul du sol ne soit par dépassée.
La hauteur h est généralement fixée en fonction de la hauteur utile d (h = d + 50 mm).
Pour avoir des semelles rigides qui résistent au poinçonnement, d doit vérifier :

B b Cc
 4 et
4
Pour les semelles isolées sous poteau B  0,4 m

d  h  0,2 m
B b Pour les semelles filantes sous voile

 4 Vd R d
Vd  N Ed,u  R d     Rd , g avec A  B 
débord d 0  0,1 m A A

6  60 mm 20 cm  h  d  5 cm
h rive  
12  60 mm
9-4-1A DÉTERMINATION DE LA SURFACE DE CONTACT
Pour la détermination des surfaces de contact avec le sol B x C ou B x 1m, il existe deux méthodes de
calcul:

 La méthode de même débord ou débord identique

B  2d 0  b N Ed,u  N Ed,u 
 Bx C 4d  2 b  c d 0   b c 
2 0
 σ Rd,g 0  σ 
 Rd, g 
C  2d  c
 0 On en déduit d0 puis les dimensions B, C majorées de 5 à 10% et enfin h = d + 5cm

0,5d 0  d  2d 0
 La méthode homothétique
 b  N Ed,u
B   majorée de 5 à 10%

B b b  c  σ Rd,g
 B C
C c c
 c  N Ed,u
C   majorée de 5 à 10%

 b  σ Rd,g
9-4-1B DÉTERMINATION DES SECTIONS D’ACIERS
Pour les semelles armées, la norme NF EN 1992-1-1 propose les méthodes
suivantes de calcul de section d’aciers inférieurs :
 La méthode des moments,
 La méthode des moments écrêtés
 La méthode des bielles.

On distingue aussi la méthode des bielles selon le DTU 13,12 non reconduite
 La méthode des moments

ze  N Ed  ze e  0,15b
Fs  R    x
zi  B  zi

avec

ze 
B  x  0,7b 
2

N 
Fs   Ed ,   x 
B  x  0,7b 
 B  2 zi

Fs  0 pour x  0

B  0,7 b
N Ed , B  0,7b 
2 B
M Ed pour x   0,35b soit encore x 
Fs ,max   2 2
8 B zi zi
N Ed , B  0,7b 
2
Fs ,max
On en déduit
AsB  
f yd 8 B ziB f yd
N Ed , B  0,7b  N Ed , C  0,7c 
2 2

En prenant zi  0,9 d B valeur approximative sécuritaire: AsB  AsC 


7,2 B d B f yd 7,2 B d C f yd

N Ed , B  0,7b 
2
M Ed
En l’écrivant sous une autre forme, par assimilation à la flexion simple : AsB  
(plus économique)
8 B ziB f yd ziB f yd
2
B 
  0,35b 
N Ed B  0,7b 
 
2
N Ed  2  ziB  0,5  d B  1  1  2   Ed , B
On peut donc
avec M Ed   déterminer :
8B B 2

N Ed B  0,7b 
2

M Ed 8B  c  N Ed  B  0,7b 2  c  N Ed  C  0,7c 2
avec  Ed , B     Ed ,C 
Cd 2 f ck
Cd 2 f ck 8  B  C  d B  f ck
2
8  C  B  d C2  f ck
c c Sens // à B Sens // à C
B :Diamètre des armatures // à B
C C
d xB  h  Cnom  B  d xC  h  Cnom  avec
2 2
C :Diamètre des armatures // à C

 Ed , B 
 c  N Ed  B  0,7b 2 
ziB  0,5  d xB  1  1  2   Ed , B 
8  C  B  d xB
2
 f ck

 c  N Ed  C  0,7c 2
 Ed ,C 
8  C  B  d xC
2
 f ck 
ziC  0,5  d xC  1  1  2   Ed ,C 
 s  M Ed
As // B 
ziB  f yk

 s  M Ed
As // C 
ziC  f yk
 La méthode des moments écrêtés

La clause 5.3.2.2 (4) EC2

t b
M Ed  FEd ,sup    N Ed  
8 8

Cette recommandations s’applique à une semelle de fondation et s’écrit comme suit:


2
B
 
M Ed 
N Ed  2  b
 N Ed   M Ed 
N Ed
B  b  Valeur pessimiste par rapport à la
méthode ci-avant.
8
B 2 8
 La méthode des bielles et tirants

La clause 5.6.4 (3) et 6.5 de l’EC2

L’application de cette méthode aux semelles conduit à définir :


 Une bielle comprimée horizontale sous le poteau
 Deux bielles comprimées inclinées moyennes,
 Tirant horizontal (armatures inférieures)
 Quatre (04) nœuds.
Ce fonctionnement mécanique impose un voile centré sur la semelle et un effort NEd centré sur le voile. Dans les
triangles ABC et DEF, tanq s’écrit :
b d   d  
tan q    4 
4 B

b  B b
4 4

 d  
b 16   
 B b

16  2 16 d   b B  b   0

2 d  4 d 2  b ( B  b)

4
NEd 2 δ NEd 2 δ NEd
L’effort dans le tirant est égale à : Fs   As 
2 tan θ b b fyd
Notons que cette méthode est inadaptée aux semelles car elle majore beaucoup les sections d’aciers.
VÉRIFICATIONS
Il faut également vérifier pour les nœuds soumis à compression, lorsque aucun tirant
n’est ancré dans le nœud, que la contrainte dans les bielles reste inférieure à la
contrainte limite:
 N Ed
    k  '
f cd Cas de semelle sous voile k1  1,0 Clause 6.5.4 relative aux
Rd , max 1 nœuds
 b
c 
N  f ck 
  1 
Clause 6.5.2 relative aux

'
 Ed   Rd ,max  k1  ' f cd Cas de semelle sous bielles (éq. 6.57N).
 b c poteau (b x c)  250 
 La méthode des bielles du DTU 13.11

La méthode des bielles du DTU 13.11 repose également sur le fonctionnement mécanique en bielles et tirants, à la
différence que les bielles de compression sont multiple et couvrent toute la surface de la semelle (figure 15.14).
Elles est applicable pour :
 Sol entièrement comprimé (ey ≤ B/6);
 Voile ou poteau entièrement comprimé (ey ≤ b/6);
 semelles massives (0,5 d0 ≤ d ≤ 2 d0 ).

Bien qu’elle figure dans les RP, elle n’est pas conforme à la norme NF EN 1992-1-1 qui l’a annulée et n’est donc pas
utilisable en France de puis Mars 2010.
N Ed , B  b 
As // B 
8 d B f yd
N Ed , C  c 
As // B 
8 d C f yd
Quelle méthode utilisée parmi les 03 méthodes de calcul?
Méthodes des moments (moment de flexion et moment écrêté)
La méthode des bielles et tirants

2  N Ed
As 
b f yd S. MULTON: Page 243

N Ed , B  0,7b 
2
M Ed
As  
8 B zi f yd zi f yd
9-4-2 ANCRAGES DES ARMATURES INFERIEURES
Les armatures sont à ancrer avec
Les recommandations professionnelles (RP) donnent des
des crochets en extrémités si:
conditions d’ancrage des armatures pour les semelles
Anécessaire B  0,7b  (filantes) sous voiles Si :
Lbd 
Amise en place 4
Lbd 
 B  0,7b  il est nécessaire de prévoir des crochets
d’ancrage pour la totalité des barres
Lbd  1  2  3  4  5 lb,rqd  lb,min 4
B  0,7b   L  B  0,7b 
on peut prévoir que toutes les
100 mm bd  barres sont droites, donc sans
crochets d’ancrage
 8 4
lb,min  max  10  on peut prévoir que la moitié des barres est
0,3 l
 b,rqd  B  0,7b 
sans crochets d’ancrage et couvre toute la

  sd Lbd  largeur de la semelle (soit A) et que l’autre


lb,rqd  8
4 f bd moitié des barres est sans crochets d’ancrage
et couvre une longueur de 0,75B axée.
 sd  f yd et f bd  2,251  2 f ctd
Les recommandations professionnelles (RP) donnent des
conditions d’ancrage des armatures pour les semelles

(filantes) sous poteaux Si :

Lbd 
 B  0,7b  il est nécessaire de prévoir des crochets
d’ancrage pour la totalité des barres
5
on peut prévoir que toutes les
B  0,7b   L 
 B  0,7b  barres sont droites, donc sans
bd crochets d’ancrage
10 5
on peut prévoir que la moitié des barres soit

Lbd 
 B  0,7b  sans crochets d’ancrage et couvre toute la
10 largeur de la semelle (soit A) et que l’autre
moitié des barres est sans crochets d’ancrage
et couvre une longueur de 0,75B axée.

Pour les semelles sous poteaux: « pour l’arrêt des barres du sous-tendeur, si la condition d’homothétie (entre poteau et semelle)
n’est par respectée, il faut remplacer B par (B-07b -2cnom) (ou B par 0,8B) dans les formules ci-dessus. »
Lbd 
 B  0,7b 
8
9-4-3 RÉSISTANCE AU POINÇONNEMENT (CLAUSE 6.4)
(1)P Les règles de la présente section
complètent celles données en 6.2 et
couvrent le poinçonnement des dalles
pleines, des dalles à caissons présentant
une section pleine au droit des poteaux,
et des fondations.
(2)P Le poinçonnement peut résulter
d'une charge concentrée ou d'une
réaction appliquée à une aire relativement
petite, dite aire chargée, Aload, d'une dalle
ou d'une fondation.
(3) Un modèle approprié pour la
vérification au poinçonnement à l'état-
limite ultime est donné par la Figure 6.12.
Figure 6.12 : Modèle pour la vérification
au poinçonnement à l'état-limite ultime
Le poinçonnement est un
phénomène qui est
susceptible de se produire
au voisinage des zones
d’application des charges
concentrées sur les faces
supérieures ou inférieures
des dalles (ou des appuis
des poteaux sur les
semelles de fondation ou
radier).
La transmission de la charge
concentrée à la dalle (ou à la
semelle) s’effectue par
l’intermédiaire de bielles de
béton :
• partant du contour de l’aire
chargée et
• formant un angle θ avec le
feuillet moyen de l’élément
d eff  d

dy  dB
d x  dC
Aire chargée
éloignée d’un
bord libre
Aire chargée éloignée d’un bord libre

Aire chargée proche de bords libres


Poinçonnement des charges excentrées

u1  2 b  c   2  d Poteau rectangulaire intérieur


Cas d’un poteau intérieur bi-excentré
Cas d’un poteau de rive

Rayon de courbure = 2d
Dans le cas d'un poteau rectangulaire
Cas d’un poteau d’angle
 ly  lz

l  min 
0,02


C Rd,c  k  3 100  ρ l  f ck en MPa 


 kN  
v Rd,c  en 2 
 max 
 mm  
min  0,035  k  f ck (en MPa)
1, 5

dy  dz 200
d en mm   k  1 2
2 d en mm

ly 

A sy en mm 2 
d en mm   B en mm 
A
lz  sz
dC
 A 
VEd,red  N Ed  1  
 BC 
VEd,red
v Ed 
u d

 kN  2 d
v Rd  v Rd,c  en 2 

 mm  a
 kN  2 d VEd,red N Ed,u  A 
v Rd  v Rd,c  en 2 
 v Ed   VEd,red   1  
 mm  a u d u d  BC 
v Rd,max  0,5 υ f cd
 f cd  pour α cw ; ν et ν1 voir clause 6.2.3(3) EC
v Rd,max  α cw  ν1    avec θ  arctan(1/2)
 cotθ  tanθ  q =26,56°
Poteau circulaire
Poteau rectangulaire
u   D  2a 
u  2 b  2 c  2 a 2
D 
A  b  2 a  c  c  2 a b   a 2
A    a
2 
v Rd sur la distance 0  a  2d alors pas de poinçonnement et donc par d' armatures de poiçonnement
si v Ed  
 v Rd il faut mettre en place des armatures de poiçonnement par v Rd,cs (voir clause 6.4.5 EC2  1  1).
v Ed  v Rd,max la compression des bielles est satisfaisante
v Ed  v Rd,max compression excessive, il faut augmenter les dimensions de la semelle
v Rd,max  0,5 υ f cd

Si cette condition n’est pas satisfaite, il convient :


SEMELLE
AVEC EXCENTREMENT
DE CALCUL (N et M)
ELU

NB : Des précautions spéciales doivent être prises lorsque l’excentricité de la


charge dépasse 1/3 de la largeur d’une semelle rectangulaire ou 60 % du rayon d’une
semelle circulaire.
ELS
Sous combinaison fréquente et quasi-permanente

Sous combinaison caractéristique


9.10 VÉRIFICATIONS DES CONTRAINTES SOUS LA SEMELLE
9.10.1 MÉTHODE DE MEYERHOF (CLAUSE G.2 NF P 94-261)
 Cas d’une semelle filante de largeur B
Le modèle de Meyerhof suppose une répartition homogène des contraintes sous la
semelle sur une largeur B’ = B-2ed; avec ed la valeur de calcul de l’excentrement du
chargement.
La valeur de cette contrainte v;d peut être obtenue à partir de la relation suivante :

La valeur de calcul de la résistance nette du terrain sous la fondation superficielle en


terme de contraintes R;d est obtenue à partir de la relation suivante :


 Cas d’une semelle rectangulaire de largeur B et de longueur L
Le modèle de Meyerhof suppose une répartition homogène des contraintes sous la
semelle sur une aire A’ = B’L’;
La valeur de cette contrainte v;d peut être obtenue à partir de la relation suivante :

avec
eB;d et eL;d les valeurs de calcul des
excentrements du chargement selon
respectivement la largeur B et la longueur L.

La valeur de calcul de la résistance nette du terrain sous la fondation superficielle en


termes de contraintes R;d est obtenue à partir de la relation suivante :

NB : Pour le modèle de Meyerhof, les vérifications de portance en termes de


forces ou de contraintes sont équivalentes.
9.10.2 MÉTHODE DE RÉPARTITION TRIANGULAIRE OU TRAPÉZOÏDALE DES CONTRAINTES
(CLAUSE G.3 NF P 94-261)

 Cas d’une semelle filante de largeur B


Pour une semelle filante de largeur B et pour une valeur de calcul de l’excentrement
du chargement, la répartition des contraintes sous la semelle peut être trapézoïdale
ou triangulaire selon la valeur de l’excentrement ed et la valeur de calcul de la
contrainte v;d déduite des valeurs de calcul de l’effort Vd et de l’excentrement ed,
peut être obtenue à partir de la relation suivante:
o Pour ed inférieur à B/6 ====► répartition trapézoïdale des contraintes
Cette valeur de la contrainte est située aux ¾ de la
répartition trapézoïdale des contraintes sous la semelle

o Pour ed supérieur à B/6 ====► répartition triangulaire des contraintes

Cette valeur de la contrainte est située aux ¾ de la


répartition triangulaire des contraintes sous la semelle :
Pour une semelle filante de largeur B, indépendamment de la valeur de
l’excentrement ed, la valeur de calcul de la résistance nette du terrain
sous la fondation superficielle en termes de contraintes R;d est exprimée
à partir de la relation suivante :

 Dans le cas où la valeur de calcul de l’excentrement ed est inférieure à B/6, la


vérification en termes de contraintes est moins conservatrice que la vérification
en termes de forces.

 Dans le cas où la valeur de calcul de l’excentrement ed est supérieure à B/6, la


vérification en termes de forces ou de contraintes est équivalente.


NB : Pour une semelle rectangulaire où la charge est excentrée dans les
directions (B et L), la répartition des contraintes sous la semelle est complexe à
déterminer et ne peut être exposée de manière simple. Il convient de se reporter
à des documents détaillant précisément la méthode.

9-4-3 EFFORTS EXCENTRÉS SUR SEMELLES


NEd  6 
σM  1 e y  Contrainte maximale
B  B  Vd  NEd
NEd  6 
σm  1 e y  Contrainte minimale
B  B 
Plusieurs cas peuvent se présenter en fonction de la valeur de l’excentrement ey

 Effort dans le noyau central de la semelle : B la méthode des bielles tirant de l’EC2 est appli,
proscrire. Le DTU 13,11 est applicable ey  s’il est précisé dans les pièces du marché.
6
B B
 Excentrement modéré :  ey  le diagramme de Meyrhof convient pour le cacul des
dimensions de la semelle. 6 2 N Ed N Ed
 Rd , g   Rd , g 
B B  2 ey  C B  2 e y 
ey 
 Excentrement important: 2 semelle instable, il faut changer la géométrie, ou l’ancrer à l’aide
d’un micropieux ou réaliser une longrine de redressement (voir étude de cas Damien Ricotier pp493).
9-5 DISPOSITIONS
CONSTRUCTIVES RELATIVES AUX
SEMELLES
 c  NEd
A s  0,25 1 
 h  fyd
avec h  min b; H
 hF  1 9  gd
 
 a  0,85 f ctd

hF
Ou bien par la relation simplifiée (H.THONIER) a
2
END
As = 3,65 cm2/ml en choisissant des HA10 (0,785 cm2) on obtiendrait
Exercice 1: un espacement e = 0,785 cm / 3,65 cm2/ml = 0,215 m.
Semelle sous voile en béton non armé d’épaisseur b = 150 mm.
Classe d’exposition : XC2; Cnom = 35 mm et Cnom (sur béton de propreté): 30mm

Contrainte limite ELU du sol : Rd,g = 250 kPa;


Profondeur d’ancrage de la semelle D = 80 cm
Béton : C25/30; Aciers : B500A; situation de projet durable: s =1,15 et c = 1,5
Béton de propreté 50 mm d’épaisseur et 50 mm de débord par rapport aux dimensions de la semelle;
Charges en pieds de voile : NG = 180 kN/ml et NQ = 80 kN/ml ======> NED,u = 363 kN/ml

1) Calculer la largeur de la semelle filante ainsi que sa hauteur minimale

2) Vérifier la contrainte Ed,g = (NEd,u +1,35 (Psem +Pterre)) / B sur le sol et comparer à Rd,g = 250 kPa,

3) Calculer le moment dû à la console (poids propre de la semelle exclu) 1 = (NED,u) / B et le moment réduit correspondant.
4) Déterminer le pivot et la déformation relative de l’acier
5) Déduire le bras de levier z et la contrainte de traction dans les armatures.
6) Déduire la section d’armatures principales (As) et d’armatures transversales filantes (As/5) et leurs longueurs
7) Vérifier l’effort tranchant et faire le schéma de ferraillage.
Exercice 2:
Semelle sous voile d’épaisseur b = 0,20 m.
Classe d’exposition : XC2; Cnom = 35 mm et Cnom (sur béton de propreté): 30mm

Contrainte limite ELU du sol : Rd,g = 0,6 MPa;


Profondeur d’ancrage de la semelle D = 120 cm
Béton : C25/30; Aciers : B500B, situation de projet durable: s =1,15 et c = 1,5
Béton de propreté 50 mm d’épaisseur et 50 mm de débord par rapport aux dimensions de la semelle;
NED,u = 800 kN/ml
1) Calculer la largeur de la semelle filante ainsi que sa hauteur minimale

2) Vérifier la contrainte Ed,g = (NEd,u +1,35 (Psem +Pterre)) / B sur le sol et comparer à Rd,g = 250 kPa,

3) Calculer le moment dû à la console (poids propre de la semelle exclu) 1 = (NED,u) / B et le moment réduit correspondant.
4) Déterminer le pivot et la déformation relative de l’acier
5) Déduire le bras de levier z et la contrainte de traction dans les armatures.
6) Déduire la section d’armatures principales (As) et d’armatures transversales filantes (As/5) et leurs longueurs
7) Vérifier l’effort tranchant et faire le schéma de ferraillage.
Exercice 3:
Semelle sous poteau rectangulaire b x c = 0,65 m x 0,35m.
Classe d’exposition : XA1; Cnom = 35 mm et Cnom (sur béton de propreté): 30mm

Contrainte limite ELU du sol : Rd,g = 0,50 MPa; h = 18 kN/m3; Profondeur d’ancrage de la semelle D = 100 cm
Béton : C25/30; Aciers : B500B; situation de projet durable: s =1,15 et c = 1,5
Béton de propreté 50 mm d’épaisseur et 50 mm de débord par rapport aux dimensions de la semelle;
NG = 1,27 MN et NQ = 0,475 MN ======> NED,u = 2,427 MN

1) Calculer les dimensions de la semelle (AxB)ainsi que sa hauteur minimale h;

2) Vérifier la contrainte Ed,g = (NEd,u +1,35 (Psem +Pterre)) / (BC) sur le sol et comparer à Rd,g = 0,5MPa;
3) Calculer les moments MEdx et MEdy et en déduire les moments réduits correspondants.
4) Déterminer les pivots, les déformations relatives des aciers dans les deux directions ainsi que le bras de levier z et les contraintes
de traction dans les armatures.
5) Déduire les sections d’armatures principales (Asx et Asy). En classe XA1 il convient de majorer ces sections de 10% à défaut de
pouvoir calculer l’ouverture des fissures.
6) Vérifier le poinçonnement
7) Calculer les longueurs d’ancrage et faire le schéma de ferraillage de la semelle sans oublier les armatures en attentes du poteau.
Exercice 4:
Semelle sous poteau rectangulaire b x c = 0,6 m x 0,4m.
Classe d’exposition : XC3; Cnom = 35 mm et Cnom (sur béton de propreté): 30mm

Contrainte limite ELU du sol : Rd,g = 0,50 MPa; h = 18 kN/m3; Profondeur d’ancrage de la semelle D = 100 cm
Béton : C25/30; Aciers : B500B; situation de projet durable: s =1,15 et c = 1,5
Béton de propreté 50 mm d’épaisseur et 50 mm de débord par rapport aux dimensions de la semelle;
NEd,u = 3,06 MN

1) Calculer les dimensions de la semelle (AxB) ainsi que sa hauteur minimale h;

2) Vérifier la contrainte Ed,g = (NEd,u +1,35 (Psem +Pterre)) / (BC) sur le sol et comparer à Rd,g = 0,5MPa;
3) Calculer les moments MEdx et MEdy et en déduire les moments réduits correspondants.
4) Déterminer les pivots, les déformations relatives des aciers dans les deux directions ainsi que le bras de levier z et les contraintes
de traction dans les armatures.
5) Déduire les sections d’armatures principales (Asx et Asy). En classe XA1 il convient de majorer ces sections de 10% à défaut de
pouvoir calculer l’ouverture des fissures.
6) Vérifier le poinçonnement
7) Calculer les longueurs d’ancrage et faire le schéma de ferraillage de la semelle sans oublier les armatures en attentes du poteau.
Exercice 5:
Exercice 6: