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CHAPITRE 8:

Dimensionnement des
Poteaux et tirants
selon Eurocode 2
M. Ibrahima DIATTA
Enseignant-chercheur à l’UFR-SI
Université de Thiès / SENEGAL
Email: ibrahima.diatta@univ-thies.sn
Références bibliographiques:
[1] NF EN 1992-1-1: Calcul des structures en béton, Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments,
Octobre 2005, Éditée et diffusée par AFNOR.
[2] Annexe Nationale à la NF EN 1992-1-1: Partie 1-1 : Règles générales et règles pour les bâtiments 2005
[3] Henry Thonier, conception et calcul des structures de bâtiments, Tome 7, l’Eurocode 2 pratique, 2ème édition,
Presse de l’ENPC, 2009.
[4] Jean Perchât, Traité de béton armé selon l’Eurocode 2, 2ème édition, Editions Le Moniteur, 2013.
[5] Damien Ricotier, Dimensionnement des Structures en béton armé selon l’Eurocode 2, Editions Le Moniteur, 2012.
[6] Henry Thonier, Le projet de béton armé, 7ème éditions conforme à l’Eurocode 2, Edition SEBTP, 2010.
[7] Jean Perchât - M. HUEBER, Cours de béton armé dispensé au CHEC
[8] Dr. Ir. P. Boeraeve, Cours de Béton Armé
[10] Jean Roux, Maîtrise de l’eurocode 2, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[11] Jean Roux, Pratique de l’Eurocode 2, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[12] Jean-Marie Paillé, Calcul des structures en béton, guide d’application, Editions Eyrolles - Afnor Editions, 2009.
[13] S. Multon, Cours béton armé Eurocode 2, 2012
[14] Jean-louis GRANJU
Traction simple
Définition:
Une poutre rectiligne en béton arme est sollicitée en traction simple (centrée) lorsque l’ensemble des
forces extérieures agissant à gauche d’une section droite Σ est réductible au centre de gravite G de la
Section Σ a une force unique N (effort normal) perpendiculaire a Σ et dirigée vers la gauche.

Dans une poutre rectiligne en béton armé sollicitée en traction simple « tirant », le centre de gravité des
armatures est confondu avec le centre de gravité Go du béton seul.

La traction simple se rencontre, par exemple, dans les éléments suivants:


 Suspentes des tirants de voutes : flexion composée avec traction
 Parois des réservoirs circulaires.
Dimensionnement d’un tirant (béton et armatures longitudinales)
Un tirant ne se dimensionne pas à l’ELU, du fait de la limitation de l’allongement de l’acier bien avant

qu’il n’atteigne sa valeur ultime eud. Toute fois, on peut essayer de voir quel état-limite est le plus
déterminant, c’est-à-dire l’état-limite qui donnerait la plus grande section d’aciers longitudinaux.

Données du problème:
Pour dimensionner un tirant, il faut connaitre :

N Ed,ser  N G  ψ 2 N Q
B500B ou B500A
f ck , f ctm , E cm
classe d' exposition : XC, XA, XF, XD, XS

Inconnues: A c , A s
Afin de respecter les exigences de durabilité et d’éviter une ouverture excessive des fissures, la
contrainte de l’acier sous la combinaison caractéristique des charges peut être limitée à titre indicatif à :

σ s  300 MPa si w k  0,4 mm


σ s  240 MPa si w k  0,3 mm
σ s  160 MPa si w k  0,2 mm
L’ouverture maximale des fissures est donnée dans le tableau 7.1N en fonction des classe d’exposition:
Notons que l'ouverture des fissures, wk, peut être calculée au moyen de l'expression :

w k  Sr,max ε sm  ε cm 

Pour plus d’informations sur les paramètres voir cours de FS.


7.3.3 Maîtrise de la fissuration sans calcul direct
La section des aciers cherchée est donnée par la formule ci-dessous:

N Ed, ser
As  et
σs
On en déduit la section de béton par la relation de la condition de non-fragilité:

A s  s
Ac 
f ctm
 Définir la forme extérieure de la section extérieure du tirant, sans augmenter la section de béton
strictement nécessaire;
 Assurer un enrobage conforme aux exigences de durabilité;
 Veillez au respect des encombrements (entre nu des barres) et les conditions de compactage du
béton par un pervibrateur;
 Ne pas oublier les recouvrements;
 Vérifier l’ouverture des fissures;
Remarque sur l’Etat limite déterminant pour le calcul des armatures
N Ed, ser
A s,ser 
σs

N Ed, ELU
A s,ELU 
 f yk 
 
 s 
A s,ser  A s,ELU
N Ed, ser N Ed, ELU
 
σs f yd
N Ed, ELU f yd
  
N Ed, ser σs
  σ s  f yd Ce qui est souvent le cas pour les armatures de classe B500B et B500A
Condition de non-fragilité (CNF):

VI-3-2 Sections minimales d'armatures longitudinales (clause 7.3.2 EC2-1)

Si la maîtrise de la fissuration est requise, une quantité minimale d'armatures adhérentes (en
armatures passives) est nécessaire pour maîtriser la fissuration dans les zones où l'on prévoit l'existence
de contraintes de traction (zones tendues Act). Cette quantité peut être estimée à partir de l'équilibre
entre les efforts de traction dans le béton juste avant la fissuration et les efforts de traction dans
les armatures à la limite d'élasticité ou le cas échéant à une contrainte inférieure pour limiter
l'ouverture des fissures.
Cette quantité minimale d'armatures est donnée par :

 f ct,eff 
A s,min  k c  k     A ct Clause 7.3.2 (2) EC2-1-1
 s 
Si la maîtrise de la fissuration n’est pas requise La ruine d’un élément soumis à la traction simple
survient (par déformation excessive) lorsque la contrainte des armatures atteint la valeur de la limite
d’élasticité au droit d’une fissure largement ouverte car s’amorce alors un processus d’allongement de
l’acier sous effort quasi permanent qui se termine par sa rupture, après que l’allongement sous charge
maximale a été atteint.

Cette condition se traduit, lorsque la maitrise de la fissuration n’est pas requise par :

A s,CNF : Aire totale de la section minimale d’armatures longitudinales tendues

Ac : Aire de la section droite de béton tendu

 s  f yk : contrainte maximale admise dans l'armature immédiatement après la formation de la fissure.

f ctm t  : valeur moyenne de la résistance en traction du béton au moment où les premières fissures sont
supposées apparaître
Armatures transversales du tirant
Diamètre des armatures transversales
l ,max
t  pour les barres HA
3
Espacement des armatures transversales

St  a petit coté de la section droite du tirant 

Ferraillage d’un tirant


Compression simple
Flexion Composée et Flambement
Définitions:
Un poteau en béton armé (encore appelé, colonne ou pieu) est un élément dont le
grand côté (h) de la section transversale ne dépasse pas 4 fois le petit côté (b) de
celle-ci et dont la hauteur est au moins égale à 3 fois le grand côté (h).
Lorsque ce n'est pas le cas, il convient de le considérer comme un voile Clause 5.3.1
(7).

b  h  4b
avec b  150 mm
L  3h
(clause 6.1(5) EC2-1-1)

Figure 6.1 : Diagramme des déformations relatives


admissibles à l'état-limite ultime
Hypothèses d’une compression centrée :
Une poutre rectiligne en béton arme est sollicitée en compression
N
centrée lorsque l’ensemble des forces extérieures agissant à gauche
d’une section droite Σ est réductible au centre de gravite G de la Section
Σ a une force unique N (effort normal) perpendiculaire a Σ et dirigée vers
la droite.
Cette sollicitation ne se rencontre jamais en pratique, du fait des effets
du second ordre dus:
 à la dissymétrie du chargement;
 aux imperfections d’exécution (non rectitude de l’axe, défaut de
verticalité, etc.);
 à la solidarisation du poteau avec les poutres qu’il supporte, etc.

─►Un poteau réel est donc toujours soumis à la flexion composée


(effort normal (N) + moment fléchissant M = N.ex).
D’après l’EC2-1-1, toutes sections droites soumises à un effort de compression (y/c les

poteaux) avec un ferraillage symétrique est en flexion composée.

Il existe toujours une excentricité minimale e0, du fait des défauts de construction § 6.1(4).

e0 ≥ max(20 mm; h/30)

Les sections sont soumises à une charge approximativement centrée si seulement si (§ 6.1(5) ) :

e/h < 0,1


Comportement expérimental de poteaux en béton et en BA
Poteau n°1: la rupture est de type fragile: le poteau explose violemment, pour des valeurs de
contraintes inférieures à celles obtenues sur les éprouvettes cylindriques. Le plan de fissuration
est généralement inclinée de 30° par rapport à l’axe du poteau.

Poteau n°2: la rupture est également de type fragile, et paradoxalement,


pour un chargement parfois plus faible que le poteau n°1. L’explication
réside dans le fait que les armatures comprimées flambent et éjectent le
béton d’enrobage : en effet, l’élancement des armatures est plus grand et les
armatures se chargent a fois plus vite que le béton. Le béton éjecter ne
participe plus à la résistance en compression du poteau et la rupture se
produit plus rapidement.
D’où l’idée des armatures transversales pour empêcher les armatures
longitudinales de flamber.
Poteau n°3: la rupture est beaucoup plus progressive et les résistances atteintes sont
nettement plus élevées. La rupture à lieu par flambement des armatures longitudinales
entre les armatures transversales.
Réduisons l’espacement entre les armatures transversales afin de réduire la longueur de
flambement.

Poteau n°4: la rupture est du même type que celle du poteau n°3 mais la
charge de rupture est encore plus élevée. C’est de loin le poteau le plus
résistant. La rupture a lieu par flambement localisé des armatures
longitudinales entre les armatures transversales, à condition que leur
diamètre soit suffisant et le espacement réduit.
Conclusion à tirer des essais:
 les observations précédentes permettent de conclure qu’il faut disposer des armatures
longitudinales pour reprendre l’effort local de traction lors du flambement, et pour équilibrer une
partie de l’effort global de compression.
 Les armatures transversales permettent de réduire la longueur de flambement des armatures
longitudinales et, par conséquent, apportent une certaine ductilité avant rupture.
 Les poteaux ruinent habituellement par flambement en phase ultime c’est pourquoi le calcul se
fait toujours aux ELU.
Prise en compte du flambement - Notion de force critique d’Euler.

La théorie du flambement a été élaborée par Euler. Elle s’appuie notamment sur
l’hypothèse que la déformée de flambement est sinusoïdale.

Considérons une poutre G0G1 articulée à ses deux extrémités.


o L0 : longueur de la poutre,
o S : aire de la section droite supposée constante,
o G0xy : repère associé à la pièce de telle sorte que l’axe G0x supporte
le segment G0G1,
o F : forces axiales de compression appliquées à chacune des
extrémités de la poutre,
o y(x) : déplacement de la section d’abscisse x par rapport à la ligne
d’action de F.
Pour que la déformée y(x) corresponde à une déformée stable, il faut que :
d2y M
 2  d2y F
 dx EI
 y 0 d2y
  2
y 0

2
dx EI dx 2

M   F  y


l’intégrale générale est: yx   A  sin ωx   B  cosωx 
Les constantes d’intégration A et B s’obtiennent en exprimant les conditions aux limites :

A 0
yx 0  0
forme rectiligne stable
 A sin   l0   0
   ou
yx l0  0 B  0   l 0  n forme non rectiligne stable

2 2
 nπ  La forme rectiligne cesse d’être une forme d’équilibre stable lorsque π
F    EI l’intensité de la force F atteint la plus petite de ces valeurs soit: F    EI
 l0   l0 
Longueur efficace ou de flambement L0 (§ 5.8.3.2 NF EN 1992-1-1)

Dans les conditions de la RDM, avec un matériaux parfaitement élastique, les valeurs de la
longueur de flambement notée L0 ou Lf ou encore Le sont données par 5.8.3.2 (1).
Dans le cas des bâtiments courants en béton armé, les nœuds de structure ne se
comportent jamais comme des rotules parfaites ni comme des encastrements parfait (cas
(a) à (d) de la figure 5.7 ).

Elle est plus proche de la rotule ou de l’encastrement selon le contexte. Par ailleurs, dans le
cas des bâtiments contreventés par des murs, les déplacements en tête et pieds de
poteaux, bien que non nuls, sont supposés empêchés et donc le cas e) n’est pas à
considérer. Le cas des mâts est sans ambiguïté représenté par les figures (b) et (g) de la
figure 5.7. aves L0 ≥ 2L.
(2) longueur efficace
d'éléments isolés de
section constante.

a)
c)
d)
3) Il convient, dans le cas des éléments comprimés de portiques réguliers,

Éléments contreventés

Éléments non-contreventés
Le rapport M /  dépend de la nature de la liaison au niveau de l’appui opposé à celui étudié :

 EI 
 
 l  poteau
k 
M 
 
   poutre
 EI   EI   EI 
      
 l  poteau  l  poteau étudié  l  poteau supérieur
Si les poutres sont traversantes, la raideur est égale à la somme des raideurs des poutres adjacentes:

M   3EI   3EI 
     
   poutre  l  travée 1  l  travée 2

M   4 EI   4 EI 
      
   poutre  l  travée 1  l  travée 2
NOTE : Les données du Tableau 12.1 ne
s’appliquent que si le voile n’a pas
d’ouverture de hauteur supérieure à 1/3
de la hauteur lw du voile, ou de surface
supérieure à 1/10 de la surface du voile.
Pour les voiles encastrés sur 3 ou 4 cotés
avec des dimensions d'ouvertures
excédant les limites ci-avant, il convient
de considérer les parties situées entre les
ouvertures comme encastrées sur deux
cotés seulement et de les dimensionner
en conséquence.
D’après ce qui précède, nous pouvons écrire :

 EI   EI   EI 
     
 l  poteau  L  Pot, étudié  L  Pot,sup
k  k1 
M    EI    EI 
     
   poutre  l  Pout,sup1  l  Pout,sup2

k1 : Coefficient de souplesse supérieur


k2 : Coefficient de souplesse inférieur
Coupe sur deux niveaux
De (a) il en découle que la longueur
de flambement pour un même poteau
dépendra de la direction de
flambement :
• Flambement suivant x-x (ou y-y) et
• Flambement suivant y-y (ou z-z).
Cas 1 Cas 2 Cas 3
Remarques :
Pour les poteaux d’étages courants des bâtiments, lorsque le contreventement
est assuré par des murs en quantité et en qualité suffisantes, il n’y a pas de
déplacement horizontaux notables. On peut donc préconisé :
a) L0 = 0,7 L pour un poteau bien encastré en pieds et en tête (élément de raideur
supérieur au poteau tel que massif de fondation, poutre continue d’inertie
supérieure à celle du poteau;
b) L0 = L dans le cas contraire.
Elancement l
Il caractérise la susceptibilité du poteau au flambement. Plus il est grand, plus le
risque de flambement est plus grande et plus grande doit être la quantité d’aciers
longitudinaux pour s’en prémunir. On le désigne par :

l = L0/i avec i = IG/Ac (suivant la direction de flambement on a ix et iy)

Le calcul de la résistance est fait dans la direction la plus défavorable, i.e celle à
laquelle correspond la plus grande valeur de l = max(lx ; ly). La vérification dans
l’autre direction peut s'avérer nécessaire si et seulement si (cas des poteaux de
section rectangulaire), on dispose une ou des barres le long des faces.
 l0 
l  
i
Pré-dimensionnement des poteaux

 Cas des poteaux de section rectangulaire

Si L0 = 10 h ▬▬▬▬► l = 35
l  lx flamb. suivant x-x
Si L0 = 20 h ▬▬▬▬► l = 70
l = ly flamb. suivant y-y
Si L0 = 25 h ▬▬▬▬► l = 86

 Cas des poteaux de section circulaire


l  lx flamb. suivant x-x
Si L0 = 10 D ▬▬▬▬► l = 40

Si L0 = 20 D ▬▬▬▬► l = 80 l = ly flamb. suivant y-y

Si L0 = 25 D ▬▬▬▬► l = 100
Imperfections géométriques (Clause 5.2 NF 1992-1-1)
Prise en compte des effets du 2nd ordre
Les effets du second ordre doivent être pris en compte lorsqu'on prévoit qu'ils affecteront de
manière significative la stabilité d'ensemble de la structure ainsi que l’atteinte de l'état-limite
ultime dans des sections critiques.
Pour les états-limites ultimes, il convient de ne considérer les effets du retrait et du fluage
que lorsque ceux-ci sont significatifs — dans la vérification des états-limites ultimes de
stabilité, par exemple, lorsque les effets du second ordre ont leur importance.
Les poteaux font partie des éléments et des structures dont le comportement est influencé
de manière significative par les effets du second ordre.

Lorsque des effets du second ordre sont pris en compte, l'équilibre et la résistance doivent
être vérifiés à l'état déformé. Les déformations doivent être calculées en tenant compte des
effets appropriés de la fissuration, des propriétés non-linéaires des matériaux et du fluage.
Négligence des effets du 2nd ordre?
Il est inutile de vérifier la pièce au flambement et l’on peut se contenter d’un calcul en flexion
composée (sans tenir compte des effets du second ordre) dans les cas ci-après § 5.8.2 (6):

1) Les effets du second ordre (stabilité au flambement) peuvent être négligés s'ils représentent
moins de 10 % des effets du premier ordre correspondants (acr ≥10). Ou bien à la place :

2 l ≤ llim (Critère d'élancement pour les éléments isolés - § 5.8.3.1 NF EN 1992-1-1);

le coefficient d’élancement
Avec
le coefficient d’élancement limite

Pour L0 : la longueur efficace ou longueur de flambement voir ci-avant

3) (dans les bâtiments - § 5.8.3.3 NF EN 1992-1-1)


La déformation du 2nd ordre correspond à des charges de courte et de longue durée. On
doit prendre en compte l’amplification de cette déformation due au fluage au prorata des
charges de longue durée sur les charges totales et de leur durée d’application. Le
coefficient de fluage effectif ef, intervenant par l’expression (1+ ef) dans le calcul des
déformations, peut être calculé de façon simplifiée par :

Clause 5.8.4(4)
M01: moment en tête du poteau
M02: moment en pieds du poteau
Avec :
• A = 0,7
• B = 1,1
• C = 0,7
Application 1:
Considérons un bâtiment de catégorie B constituer d’une structure de poteaux-poutres sur un
maillage de 5 x 6 m entre-axes des poutres, contreventée par ailleurs; la hauteur entre plans moyens
de dalles est de 3,1 m.
 Poteau médiane : 30 x 30cm
 Poutre 6 m : 30x60 cm
 Poutre 5 m: 30x40 cm
 Dalle pleine épaisseur = 20 cm;
On donne:
Classe d’exposition : XC1 fck = 25 MPa
RH = 50%
B500B
t0 = 28 j
Classe du ciment : N

1) Déterminer la longueur de flambement suivant x et y


2) Déduire l’élancement du poteau à prendre en compte dans les calculs.
3) Peut-on négliger les effets du second ordre.
4) Calculer la valeur finale du coefficient de fluage (coefficient de fluage effectif). Peut-on négliger
les effets du fluage?
Application 2 :

Soit un bâtiment de 8 étages sur rez-de-chaussée et un sous-sol, de 2,80 m de


hauteur d’étage, avec une charge de 12 kN/m2 en moyenne (dont 4 de charges
permanentes de plancher non majorées), de dimensions hors tout 14 m x 25 m,
contreventé par deux voiles de pignon de 0,2 m x 14 m.

Questions : Peut-on négliger les effets globaux du second ordre dans les bâtiments?

On donne :
• C25/30,
• B500B
• t0= 28 j
• RH = 50%
• Ciment : classe N
Dimensionnement des poteaux
(coffrage et ferraillage)
Méthodes d'analyse (Clause 5.8.5 EC2-1-1) : On distingue 04 types d’analyse :

 Analyse élastique-linéaire (§ 5.4 NF EN 1992-1-1) : pour l’ELU et l’ELS est utilisé pour :
1) sections non fissurées,
2) relations contrainte-déformation linéaires, et
3) valeurs moyennes du module d'élasticité Ecm.

 Analyse élastique-linéaire avec redistribution limitée des moments (§ 5.5 NF EN 1992-1-1) : ne


concerne pas les poteaux :

 Analyse plastique (§ 5.6 NF EN 1992-1-1) : pour l’ELU seulement :

Dans le cas des poteaux, il convient de vérifier le moment plastique maximal pouvant être transmis
par les liaisons. Il convient d'inclure ce moment dans le calcul au poinçonnement dans le cas des
liaisons de poteaux aux planchers-dalles.

 Analyse non-linéaire (§ 5.7 NF EN 1992-1-1) : pour l’ELU et l’ELS :


L'analyse peut être du premier ou du second ordre

 Analyses des effets du second ordre en présence d'une charge axiale (§ 5.8 NF EN 1992-1-1)
Dans l’eurocode 2 on distingue trois (03) méthodes d’analyse du flambement :
 Une (01) méthode générale, voir 5.8.6 NF EN 1992-1-1, basée sur l’analyse non-linéaire
incluant la non-linéarité géométrique, c'est-à-dire les effets du second ordre;

 Deux (02) méthodes simplifiées (a) et (b) toutes deux recommandées en France :

 méthode basée sur une rigidité nominale, voir 5.8.7 NF EN 1992-1-1, peut
être utilisée à la fois pour les éléments isolés et pour les structures complètes

5.8.7.2(1) La rigidité nominale d'éléments élancés, de section droite


quelconque, travaillant en compression, peut être estimée de la manière
suivante :
Le moment de calcul total, incluant le moment de second ordre, peut être
exprimé comme une valeur majorée du moment fléchissant résultant d'une
analyse au premier ordre, à savoir

2
π : Coefficient de majoration des moments
N B  F    EI
 l0 

8,0 pour un moment de 1er ordre constant


c0 = 9,6 pour une distribution parabolique,
12 pour une distribution triangulaire symétrique, etc

La
méthode
méthode
basée
française
sur une
descourbure
RP de H.
nominale,
Thonier,voir
calquée
5.8.8 NF
surEN
la 1992-1-1,
méthode
simplifiée
peut être des
utilisée
règles
à la
BAEL91
fois pour
mod.
les99
éléments isolés et pour les structures
complètes
Cette méthode convient avant tout pour les éléments isolés soumis à un effort normal constant, et de
longueur efficace donnée l0 (voir 5.8.3.2). La méthode donne un moment nominal du second ordre basé
sur une déformation, celle-ci étant basée à son tour sur la longueur efficace et sur une courbure
maximale estimée (voir également 5.8.5 (4)).

Avec :

o M0Ed est le moment du premier ordre, compte tenu de l'effet des imperfections, voir également
5.8.8.2 (2);
o M2 est le moment nominal du second ordre, voir 5.8.8.2 (3).
 Méthode donnée par les Recommandations Professionnelles (H. HONIER)

En France, on utilise la méthode des RP de la FFB similaire au BAEL 91 rév.99,


pour le calcul des poteaux, si les conditions suivantes sont satisfaites :
• poteau bi articulé sous charges centrées
• élancement λ ≤ 120
• Béton de classe C20/25 à C50/65
• épaisseur dans le sens du flambement h = 0,15 m
• distance d’ des aciers à la paroi la plus proche = min(0,30h ; 100 mm)
• armatures symétriques par moitié sur chaque face
• chargement à au moins 28 jours
Poteaux
Rectangulaires
Poteaux
Rectangulaires
Poteaux
circulaires
Résumé :
DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES
RELATIVES AUX POTEAUX

Coffrage : relations entre les dimensions d’une section transversale (Clause 5.3.1 (7))
Armatures longitudinales : sections minimale et maximale (Clause 9.5.2)
Armatures transversales et zone de recouvrement (Clause 9.5.3)
Ancrage des armatures (Clause 8.4)
Coffrage : relations entre les dimensions d’une section transversale (Clause 5.3.1 (7))

 b est la plus petite dimension. 150 mm  b  h


 h est la plus grande dimension b  h  4b
 L : est la longueur du poteau 3b  L
Armatures longitudinales : sections minimale et maximale (Clause 9.5.2)

 l ,min  8mm Clause 9.5.2 (1) EC2-1-1

 N Ed
10  f

A s ,min  max  yd
Clause 9.5.2 (2) EC2-1-1
 2  Ac
1000
Clause 9.5.2 (3) EC2-1-1
 4  Ac
 100 Zone courante, à moins que l'on puisse prouver que l'intégrité du béton
A s ,max  max  n'est pas affectée et que la pleine résistance est obtenue aux ELU
 8  Ac
 100 Zone de recouvrement Longueur de recouvrement ?

NB: Pour des poteaux de section polygonale, il convient de disposer au moins une barre dans chaque angle. Dans un
poteau circulaire, il convient que le nombre de barres longitudinales ne soit pas inférieur à quatre Clause 9.5.2 (4) EC2-
1-1. Mais les RP préconisent 6 barres pour les sections circulaires comme dans le cas du BAEL91 rév.99.
Armatures transversales et zone de recouvrement (Clause 9.5.3)

Clause 9.5.2 (1) EC2-1-1 Clause 9.5.3 (1) EC2-1-1

 l ,min  8mm

Clause 9.5.3 (3) EC2-1-1

 À une distance ≤ h au-dessus ou au-


dessous d’une poutre ou d’une dalle.
h  dans les jonctions par recouvrement
b si l ≥ 14 mm
Clause 9.5.3 (4) EC2-1-1  Un minimum de 3 barres transversales
régulièrement disposées dans la longueur
de recouvrement, est nécessaire.
Clause 9.5.3 (6) EC2-1-1
Dispositions diverses : formes des cadres, épingles, étriers et poussée au vide
Ancrage des armatures longitudinales (§ 8.4)

 Longueur de recouvrement :

 Longueur d'ancrage de référence :

 Longueur d'ancrage de calcul:

Extrait du Tableau 8.2 :


Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Jean-louis GRANJU
Application 3 :
Déterminer les sollicitations en flexion composée (MEd et NEd), selon la méthode de la
rigidité nominale, d’un poteau de 0,2 m x 0,4 m d’un bâtiment à usage de bureau
soumis aux efforts NG = 0,36 MN et NQ = 0,16 MN.
On donne :
• L0 = 2,6 m;
• C25/30,
• B500B
• t0= 28 j
• RH = 50%
• Ciment : classe N
Application 4 :
Déterminer la quantité d’armatures nécessaires par la méthode des RP d’un poteau
de 0,3 m x 0,5 m soumis à un effort pondéré de 1,08 MN.
On donne :
• L0 = 6,5 m;
• C25/30,
• B500B
• t0= 28 j
• RH = 50%
• Ciment : classe N
Application 5 :
(suite de l’application 1)

1) Calculer la charge critique de flambement NB.


2) Calculer le moment fléchissant du 1er ordre;
3) En déduire le moment fléchissant du 2nd ordre en tenant compte de
la majoration (par les trois méthodes de l’EC2).
END

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