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Cours:HYD URBAINE ASSAINISSEMENT URBAIN

ASSAINISSEMENT URBAIN

ُ◌ ُ◌Objectifs
Comprendre les notions de base de l’assainissement urbain.

Eléments de contenu
Définition
Les différents systèmes d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales.
Facteurs influant sur les projets d’assainissement
Systèmes d’évacuation
Nature des eaux à évacuer
étude hydrologique
calcul de débit de pointe des eaux usées
calcul hydraulique des ouvrages d’écoulement
critères de conception des systèmes d’égouts

I- définition
L’assainissement des agglomérations a pour objet d'assurer l’évacuation des eaux
pluviales et usées ainsi que leur traitement et leur rejet dans les exutoires naturels sous
des modes compatibles avec la protection de la santé publique et l’environnement.

II- Les différents systèmes d' Evacuation des eaux usées et des eaux
pluviales :
Les caractéristiques des eaux à évacuer (eaux usées domestique et industrielle et
les eaux pluviales) présentent des aspects qualitatifs et quantitatifs très différents de
sorte que différents systèmes d’évacuation séparant ou non ces eaux sont
envisageables
Il existe fondamentalement deux
systèmes d’assainissement de base :
le système unitaire et le système
séparatif. Des systèmes hybrides
Bouche Drain de
dérivant des système de base sont d’égout Fondation
Egout Pluvial
aussi utilisés : le système pseudo-
séparatif et le système composite
Egout eau
usée

Figure 1 : Système séparatif (Egouts séparés)

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Système séparatif : Il consiste à réserver un réseau à l'évacuation des eaux


usées domestiques (Les eaux vannes et les eaux ménagées) et, sous certain réserves,
de certains effluents industriels alors que l'évacuation de toutes les eaux météoriques
est assurée par un autre réseau.
Système Unitaire : L'évacuation de l'ensemble des eaux usées et pluviales est
assurée par un seul réseau généralement pourvu de déversoirs permettant en cas
d'orage le rejet direct, par sur verse, d'une partie des eaux dans le milieu naturel.

Bouche
Drain de
d’égout
Fondation

Egout
combiné

Figure 2 : Système unitaire


(Egout combiné)

Système Mixte : On appelle communément système mixte un réseau constitué


suivant les zones en partie en système unitaire et en partie en système séparatif.
Système Pseudo séparatif : L'usage a prévalu de désigner sous ce vocable des
réseaux séparatifs ou le réseau d’eaux usées peut recevoir certaines eaux pluviales
provenant des propriétés riveraines

Bouche
Drain de
d’égout
Fondation

Egout Pluvial

Egout eau usée

Figure 3 : Le système pseudo séparatif

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Le système composite : C’est une variante du système séparatif qui prévoit,


grâce à divers aménagements une dérivation partielle des eaux les plus polluées du
réseau pluvial (première averses), vers le réseau d’eaux usées en vue de leur
traitement.

Comparaison technico-économique des systèmes de base


D’une façon générale le système unitaire présente les avantages suivants :
Il nécessite en général, des investissements plus faibles que les systèmes
séparatifs, puisque les écoulements des eaux pluviales et usées se font dans
la même canalisation.
Il s’accommode d’une place plus réduite dans le profil transversal de la rue.
Ceci est un critère très important pour le cas des agglomérations denses à
rues étroites.
Il nécessite moins de travaux d’entretient que le réseau séparatif : le
nettoyage des réseaux sont naturellement réalisés par les flots des eaux
pluviales.
Le système séparatif présente quant à lui les avantages suivants, par rapport au
système unitaire :
Il évite en principe tout rejet direct d’eau usée dans le milieu naturel.
Il réalise des économies sur les coûts des pompages et des traitements des
eaux : les stations de pompage et d’épuration sont calculées pour les débits
des eaux usées uniquement.
Il s’adapte mieux aux extensions et aux travaux en phase.
Il permet d’exploiter au mieux le ruissellement superficiel.
Les conduites des eaux pluviales peuvent être enfouies à des profondeurs
plus faibles que le réseau des eaux usées.

Critères de choix des systèmes d’assainissement


Plusieurs critères peuvent intervenir dans le choix du système d’assainissement :
nature de l’habitat et de sa densité, la topographie du terrain, l’importance du

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milieu récepteur, l’objectif de qualité, fonctionnement de la station d’épuration,


encombrement du sous sol,…
Si la population est dense et les dénivellations assez marquées pour qu’une
évacuation gravitaire apparaisse possible avec les pentes minima exigées des
égouts en unitaire, ce système se recommandera généralement par sa simplicité
de conception.
Par contre le système séparatif se recommande dans tout les cas suivants :
La population étant dispersée le ruissellement peut être évacué par voie
superficielle dans une large mesure.
L’équipement séparatif permet d’éviter les recours à des postes de pompage,
car les eaux usées s’accommodent de pentes nettement plus faibles que les
réseaux unitaires. Quand les relèvements des eaux usées restent inévitables
en tout état de cause les eaux de ruissellement peuvent être rejetées
gravitairement dans le milieu récepteur.
Le cours d’eau (milieu récepteur) desservant l’agglomération est d’une
importance si réduite que sa pollution par les déversoirs d’orage en unitaire
risque d’être inadmissible.
L’utilisation des écoulements naturels dans les caniveaux ou superficiels sur
les voies de circulation est possible.

III- Facteurs Influant sur les projets d'Assainissement :


1- Les donnés naturelles du site :
1.1. LA PLUVIOMETRIE :
L’eau que nous devons évacuer dans nos ouvrages (canaux ou égouts) dépend
directement des précipitations. La pluviométrie est donc un facteur principal du coût
du réseau. Pour des raisons économiques et pratiques, nous ne pouvons, en général,
pas dimensionner les ouvrages pour les précipitations les plus intenses. Nous
admettons volontairement des débordements de temps à autre, en prenant comme
critère : le coût du sur-dimensionnement est plus grand que les dégâts provoqués par
l’insuffisance des structures de drainage.
Le choix d’une protection est donc une évaluation du risque pris vis à vis du
montant d’un accident si une crue plus importante que celle choisie est rencontrée.

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1.2. LES VENTS


La direction du vent dominant est un facteur déterminant pour l'emplacement des
stations d'épuration, station de pompage.

1.3. LA TOPOGRAPHIE :
Elle est imposé et son rôle est essentiel en effet comme il s'agit d'évacuer les eaux
aussi rapidement que possible pour éviter les dépôts, l'évacuation sera d'autant plus
aisée que le terrain présentera des pentes plus importantes.

1.4. L’HYDROGRAPHIE ET LE REGIME DES NAPPES SOUTERRAINES :


A l'aval de tout réseau d'assainissement, l'effluent, quel qu'il soit, atteint un milieu
récepteur constitué normalement soit par les voies et cours d'eau plus ou moins
importants, soit par les étangs ou les lacs, soit par la mer, soit par le sol (épandage)
Le rejet dans les étangs ou les lacs peut éventuellement accélérer leur
eutrophisation, il est donc souhaitable de rechercher, dans toute la mesure du possible,
une solution comportant la mise en place d'un collecteur de ceinture qui rejettera les
effluents traités en aval du lac ou de l'étang.
Le rejet en bordure de mer devant être évité, la pose d'un émissaire émergé sera
généralement nécessaire. Les conditions d'un tel rejet doivent faire l'objet d'études
préalables très complètes comportant notamment un examen approfondi du régime des
courants marins s'il s'agit d'un rejet direct par le canal d'une rivière.
Le point de déversement devra se trouver le plus en amant possible de l'exutoire
en mer afin que puisse s'exercer normalement le pouvoir auto - épurateur de la rivière.
Enfin, le retour des eaux traitées à l'intérieur des terres peut offrir une solution
intéressante.
La règle générale est que le traitement des effluents doit être poussé à un degré tel
qu'il permette le maintien ou l'amélioration de la qualité admise pour le milieu
récepteur.
Avant d'implanter les ouvrages du réseau, de fixer le point de rejet et la nature de
l'épuration à faire, le concepteur doit procéder aux études nécessaires, comprenant
notamment l'examen des circulations superficielles et le régime des nappes
souterraines.

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Cette étude doit viser :


à connaître les caractéristiques des nappes traversées où devra être
particulièrement surveillée l'étanchéité des canalisations.
à analyser le degré d'agressivité des eaux des nappes traversées pour procéder
au choix du matériau de la canalisation.
à choisir autant que possible, pour les ouvrages à créer, des sites ne
nécessitent pas de coûteux rabattement de la nappe phréatique.
à apprécier les risques de pollution des nappes susceptibles de concourir à
l'alimentation en eau potable et à respecter les périmètres de protection des
captages ou projetés qui ne doivent pas être traversés.

1.5- LA GEOLOGIE :
Pour les ouvrages importants et ceux qui doivent être exécutés en souterrain, une
étude géotechnique de la structure des terrains doit être faite pour tout site susceptible
de recevoir des ouvrages importants d’assainissement notamment des émissaires
gravitaires dont le profil en long conduit à l'adoption de profondeurs locales
importantes, d'importantes économies pourrant résulter du choix d'un profil en long
permettant d'éviter les terrains difficiles.

2- Les donnés relatives au développement futur des agglomérations :


Ce développement est nécessairement aléatoire et ne peut être prévu avec quelque
précision que s'il est plus ou moins étroitement subordonné à une volonté d'urbanisme
or comme c'est le cas pour l'ensemble des équipements d'infrastructure,
l'assainissement doit précéder l'apparition des besoins qu'entraîne l'urbanisation.

3- Les donnés relatives a la consommation en eau potable :


* Les différents secteurs des besoins sont :
Les besoins privés : (Besoins domestiques)
Les besoins privés sont très variables dans une même ville selon le niveau de vie
des habitants. La consommation domestique moyenne en Tunisie est de l'ordre de 80
litres/jours/habitant.

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L'organisation mondiale de la santé fixe la consommation domestique à


55litres/Jour/habitant comme valeur minimale.
Les besoins publics : (Collectifs)
Les besoins publics sont variables suivant les milieux intéressés : Ecole,
municipalité, administration, hôpital etc.
La consommation collective est fixée à 10-15 litres/Jour/usager.
Les besoins touristiques :
La consommation touristique représente un pourcentage parfois non négligeable
de la consommation totale annuelle dans certaines régions touristiques, elle atteint ou
dépose les 2/3 de la consommation totale annuelle.
La consommation touristique en Tunisie varie de 300 à 400 litres/jour/lit.
Les besoins industriels :
Les besoins industriels varient selon qu'il s'agit des petites ou des grandes
industries généralement en estime la consommation en eau potable industrielle entre
20 m3/jours/ha et 40 m3/jours/ha.
Prévisions :
Afin d'éviter toute insuffisance dans le réseau d'assainissement nous devons tenir
compte des projets des extensions prévues par la politique de l'aménagement du
territoire, sans oublier le développement progressif de la consommation spécifique en
eau potable généralement on estime son taux d'accroissement à 1%.

IV- détermination des débits de pointe des eaux pluviales :


5.1. Choix des méthodes de calcul :
Le dimensionnement des réseaux et des structures de drainage des eaux pluviales
nécessite l’estimation du débit à évacuer. Ce débit dépend surtout de la pluviométrie,
de la surface topographique contribuant à l'écoulement (appelé bassin versant) et le
taux d’imperméabilisation. Un bassin versant, est par définition, une surface délimitée
topographiquement par une ligne de crête sur laquelle l’eau d’une averse ruisselle et
atteint directement ou indirectement un point unique en aval appelé exutoire.
Selon que l’on soit dans un basin versant urbain ou extérieur, les lois qui
régissent l’estimation des débits sont légèrement différentes. Le choix d'une méthode
de calcul peut être représenté par l'organigramme de l'étude hydrologique suivant:

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Délimitation des bassins versants

Détermination des caractéristiques


des bassins versants

Bassin urbanisé Bassin non urbanisé

Formule superficielle Méthode rationnelle


(Caquot)

-Assemblage des bassins


si nécessaire

Débit de pointe

-Choix de la période de retour

Débit du projet

5.2. Choix de la période de retour :


Le degré de protection à assurer résultera d’un nécessaire compromis entre
l’aspiration à une protection absolue pratiquement irréalisable et le souci de limiter le
coût de l’investissement que les sujétions d’exploitation. Donc, on cherche une
protection contre une averse de fréquence déterminée.

5.3. FORMULE RATIONNELLE :

5. 3.1 Principe de la méthode :


La méthode consiste à calculer le débit de pointe provenant d’un bassin versant à
partir de l’intensité de pluie calculée sur le temps de concentration.
Elle se présente sous la forme
Qp = C . i . S en m3/s
i = intensité de la pluie m/s
S = Superficie du bassin en m²
C = coefficient de ruissellement du bassin, qui dépend de la perméabilité du
sol.

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On peut la résumer par l'organigramme suivant:


Caractéristiques du bassin

Superficie S

Nature de terrain Coefficient de


ruissellement C Q=C.i.S
Nature de Végétation

Pente I Temps de Intensité


concentration tc maximal
Longueur L
e

Climatologie

Courbe intensité- Durée- Fréquence Paramètres a et b

a. Coefficient de ruissellement :
Le coefficient de ruissellement est par définition le rapport entre le volume d’eau
ruisselé et le volume précipité. Il dépend par conséquent de plusieurs paramètres :
nature de sol, intensité de pluies, pente étc …
Plusieurs formules ou abaques sont proposés pour sa détermination. En Tunisie,
la Direction des Ponts et Chaussées du Ministère de l’Equipement et de l’Habitat
publie le tableau présenté ci-après pour la détermination directe du coefficient de
ruissellement en fonction du période de retour, de l’indice de pente Ip et du type de
végétation pour des bassins de superficie inférieure à 25 km².

Tableau 1: Valeurs de coefficient de ruissellement en fonction du


couvert végétale, de la pente et de la période de retour.

Période de retour
Ip Végétation 10 à 20 ans 50 à 100 ans
< 0.15 Type 1 0.4 0.5
Type 2 0.5 0.6
>0.15 Type 1 0.5 0.6
Type 2 0.6 0.7

Les types de végétation 1 et 2 correspondent respectivement à plus et à moins de


30% du bassin couvert d’arbres et d’arbuste.

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b. Temps de concentration :
Le temps de concentration est, par définition, le temps pris par une goutte d’eau
tombée au point le plus éloigné du bassin pour arriver à l’exutoire des formules
empiriques sont en usage pour la détermination du temps de concentration. Une
formule empirique publiée par la Direction des Ponts et Chaussées du Ministère de
l’équipement et de l’Habitat, son expression est :

tc = 76* S pour S < 25 km²; ( tc en minutes)


I

tc = 1.1*3 S.L pour 25 km² < S < 250 km²; ( tc en heures)


I
Avec : S : Superficie du bassin en km², I : La pente en % et L : Longueur de
l’oued en km.

c. L’intensité

L’intensité est directement déterminée à partir des courbes IDF (intensité, durée,
fréquence (annexe 1). En absence des courbes IDF des formules empiriques sont
disponibles pour l’estimation de l’intensité de la pluie sur un bassin versant donné.
Une des expressions analytiques les plus utilisées pour l’estimation de l’intensité
maximale de précipitation est connue sous le nom de la loi de Montana exprimée de la
manière suivante :
i (t, T) = a (T) tc b(T)
Où tc : temps de concentration en minutes ;
T : période de retour.
i : intense maximale de précipitation exprimée en mm/mn.

Et a et b sont des coefficients dont leurs valeurs dépendent de la pluviométrie de


la région et de la période de retour choisie.

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Tableau 2: Coefficients a et b pour le pluviométrie de quelques régions de la Tunisie

Période de retour T
Région 1 2 5 10 20 50
Tunis a(T) 3,3 5,0 7,3 9,1 10,8 12,0
b(T) - 0,71 -0,72 -0,71 -0,70 -0,68 -0,64
Kairouan a(T) 15 18.5 24 28.5 35 42
b(T) -0.73 -0.72 -0.73 -0.71 -0.72 -0.72
Sfax a(T) -- 9.87 11.2 12.4 13.53
b(T) -0.79 -0.74 -0.71 -0.69
Enfida a(T) 17 22 29 35 40 48
b(T) -0.68 -0.67 -0.68 -0.67 -0.66 -0.66
Bizerte a(T) --- 7.7 10.4 12.3 10.69 ---
b(T) -0.83 -0.81 -0.82 -0.75
Makthar a(T) 14.8 26.31 34.37 41.43 49.34 ---
b(T) -0.73 -0.73 -0.73 -0.73 -0.73

Finalement, il est important de noter que la formule rationnelle ne peut être


appliquée que pour des petits bassins versants, de superficies inférieures à 25 km², sur
lesquelles l’intensité de précipitation est supposée uniformément répartie avec le temps
et l’espace.

5.4 Méthode superficielle : Modèle de Caquot

La méthode de Caquot représente une évolution par rapport à la méthode


rationnelle en évitant d'être limitée par l'estimation des temps de concentration d'une
part et en prenant en compte les possibilités de stockage des eaux sur le bassin versant
et dans les canalisations d’autre part.
La formule superficielle du débit de période de retour «T» prend l’aspect
suivant:
Q(T)=k1/u Iv/uC1/u Aw/u
Dans laquelle les divers paramètres sont des fonctions de a(T) et de b(T) qui sont
eux-mêmes les paramètres de la relation :

i(t,T)=a(T)tb(T)
Où :
Q est le débit exprimé en m3/s

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C est le coefficient de ruissellement


A est la superficie du bassin en ha
k est un coefficient d’expression : [0,5b(T)a(T)]/6,6
u est un coefficient d’expression : 1+ 0,287 b(T)
v est un coefficient d’expression :-0,41 b(T)
w est un coefficient d’expression :0,95 + 0,507 b(T)

5.4.1 Effet de l’allongement du bassin :

L’allongement d’un bassin versant est défini comme étant le rapport du plus long
cheminement (L en hm) au coté du carré de la même surface que celle du bassin
versant (en ha).
L
M =
S
La méthode superficielle de Caquot correspond aux bassins versants
d’allongement moyen (M = 2). Puisque la forme d’un bassin versant a un effet sur le
débit de pointe correspondant, ce dernier doit être corrigé par un facteur correcteur m
dans le cas où M≠ 2.
Ce facteur correcteur est donné par :
0,84 b(T)
 M  - b (T) . f
1
m =  
2

5.4.2 Assemblage des bassins hétérogènes :

Dans le cas des bassins hétérogènes, il est proposé dans la méthode de Caquot de
décomposer le bassin initial en sous bassins, qui sont ensuite assemblés, en série ou en
parallèle.

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Bassin 1 Bassin 2

Bassin 3
Bassin 4

Bassin 5

Figure 4: découpage d'un bassin versant en sous bassins versants et assemblage

les bassins 1 et 3 sont en série et donnent B13 ;


les bassins 2 et 4 sont en série et donnent B24 ;
les bassins B13 et B24 sont en parallèle et donnent B13//24 ;
le bassin B13//24 est en série avec le bassin 5 .

Tableau 3 : Assemblage des bassins en série ou en parallèle :

Assemblage Seq Ceq Ieq Leq


Série 2
 
 
∑Sj ∑Sj.Cj. I. equi =  Σ Lj 
 Σ Lj  L. equi = Σ L j
∑Sj 
 I j 
Parallèle
∑Sj ∑Sj.Cj. I. equi = ∑(I Q j )
pj L. equi = max ( L j)
∑Sj ∑Q pj

5.4.3 Le domaine de validité de la formule de Caquot:


Il est nécessaire de remplir les conditions d'application de la formule de Caquot,
indiquées dans le tableau V.4, pour pouvoir l'appliquer. En effet les paramètres ont été
utilisés sur la base d'études statistiques, correspondant à des bassins versant ayant
certaines caractéristiques

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Tableau 4: les limites de la formule de Caquot


Variable gamme de valeur
Superficie moins de 200 ha
Taux imperméabilisation supérieure à 0.2
Pente 0.2% < I < 5%

V- CALCUL DE DEBIT DE POINTE DES EAUX USEES :

6.1 Evaluation de débit moyen :


Il s’agit de déterminer, à partir des données relatives à la population et à la
consommation en eau potable à un horizon préalablement fixé(généralement pris entre
20 et 30 ans durées correspondant a la durée de vie des canalisations) , le débit qui
parviendra au réseau d’assainissement.
Le débit moyen journalier des eaux usées est calculé à partir de la formule
suivante :
Qmj=Cs.Nhab. Tr/24.3600 (en litres/seconde)
Avec Qmj = débit moyen journalier des eaux usées (l/s) ;
Cs = consommation spécifique en l/j/hab ;
Nhab : nombre d’habitant ;
Tr = taux de rejet à l’égout, généralement pris égal à 0,8 pour les eaux
usées domestiques et 0,95 pour les eaux industrielles.
6.2 Evaluation des débits de Pointe
Deux pointes caractérisent les rejets d’eaux usées domestiques et collectives :
une pointe journalière Kpj :correspondant au rapport du rejet de la journée la
plus chargée de l’année au rejet du jour moyen. Dans le cas des localités de
moyenne taille, ce rapport est pris égal à 1,5 à 2.
Qpj=Kpj.Qmj (en litres/seconde)
avec
Qpj : Débit de pointe journalière du tronçon
Une Pointe horaire Kph: elle exprime le rapport du débit de l’heure la plus
chargée sur le débit horaire moyen du jour de pointe. Ce rapport est calculé
par la formule suivante :

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2,5
K ph = inf (1,5 + ; 3)
Q pj

Qph=Kph.Qpj (en litres/seconde)

Qph : Débit de pointe horaire du tronçon


6.3 Débit des eaux usées industrielles :
Les eaux usées d’origine industrielle sont considérées comme débits centralisés
qui ne sont pas régies par les mêmes pointes journalières et horaires que les eaux
d’origine diffuse (eau usée domestique ou collective).
On peut distinguer deux type d’industries : les industries existantes et les zones
industrielles projetées.
Pour les industries existantes, l’évaluation des débits est déterminée à partir
d’enquête ou évaluations directes en connaissant les produits fabriqués, leurs
qualités et leurs consommations en eau.
Pour les zones industrielles projetées, on adoptera le débit spécifique de 20
m3/ha/j à 40 m3/ha/j qui correspond à la consommation en eau d’industrie de
moyenne importance.
On adoptera les coefficients de pointe suivants pour les eaux usées industrielles.
Coefficient de pointe journalière : Kpj=3
Coefficient de pointe horaire : Kph=2
V.II- CALCUL HYDRAULIQUE DES OUVRAGES D’ECOULLEMENT :
L’écoulement dans les égouts se fait d’une façon semblable à l’écoulement dans
des canaux ouverts. Le dimensionnement des réseaux d’évacuation des eaux usées et
eaux pluviales est effectué alors sur la base d’un écoulement permanent complètement
développé d’un fluide incompressible le long d’une canalisation à surface libre régi par
l’équation de Chezy :

Q = S. C Rh I C = ks ⋅ Rh1/6
avec
⇒ Q = S ⋅ ks ⋅ Rh 1/6 ⋅ Rh1/2 ⋅ I1/2 ⇒ Q = ks ⋅.Rh 2 / 3 ⋅ S ⋅ I1/2


Q = le débit
Rh = le rayon hydraulique

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I = la pente moyenne de la canalisation


C = le coefficient de Chezy qui dépend non-seulement de la nature de la paroi mais
aussi de la répartition des vitesses, c’est à dire des éléments de la section (dimension,
forme)
Ks = coefficient de Strickler qui dépend de la nature des parois.
Ks=100 à120 pour les conduites en PVC et en polyéthylène
Ks = 70 à 60 pour les conduites en béton
Le dimensionnement des canalisations d’eaux usées et d’eaux pluviales peut être
directement effectué à l’aide des abaques (annexe 2 et 3) développés sur la base de la
formule de Bazin avec des coefficients de 0,25 (Ks=70) et 0,46 (Ks=60)
respectivement pour eaux usées et eaux pluviales.

VIII- CRITERES DE CONCEPTION DES SYSTEMES D’EGOUTS :

8.1 Choix des types de canalisations :


Plusieurs types de tuyaux usuellement employés pour l’assainissement sont
disponibles sur le marché. On distingue surtout :
les tuyaux en béton armé ;
les tuyaux en PVC ;
les tuyaux en polyéthylène (PE).
Le choix parmi ces types dépend de plusieurs facteurs dont :
la classe de résistance ;
la résistance aux sollicitations externes et internes (eau, sol) ;
la résistance à la corrosion ;
le diamètre intérieur de la canalisation ;
le coût et la disponibilité sur le marché.
Les tuyaux en Polychlorure de Vinyle (PVC) sont disponibles avec des diamètres
qui varient de 160 à 600 mm. Ils se caractérisent par une rugosité intérieure assez
faible qui limite la perte de charge linéaire et facilite l’auto-curage du réseau. De plus
les tuyaux en PVC peuvent être posés en tous terrains et présentent une bonne
résistance à l’écrasement et à la corrosion. De même pour les conduite en polyéthylène

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(PE haute densité (PEHD) et le PE basse densité (PEBD), la rugosité intérieure est
faible et les diamètres varient de 160 à 250mm.
Quant aux tuyaux en béton armé, les diamètres commercialisés vont de 250
jusqu’à 2000 mm. Cependant, ils nécessitent une protection particulière dans un milieu
corrosif surtout en présence des sulfates.
Les critères techniques adoptés dans le choix du type de canalisation (rugosité
intérieure minimale, bonne résistance à l’écrasement et à la corrosion et la facilité de
mise en œuvre) favorisent le choix des tuyaux en PVC et en polyéthylène pour les
petits diamètres, et les tuyaux en bétons pour les diamètres importants.

8.2. Dispositions Constructives :


8.2.1 Prétraitement des rejets spécifiques :
Le réseau d’assainissement ainsi que le fonctionnement de la station d’épuration
doivent être protégés contre toute obstruction, produits corrosifs ou agressifs. Il
convient, par conséquent, que des établissements tels que les stations-services,
restaurants, hôpitaux, abattoirs et tanneries disposent d’équipements en pré-traitement
privés. L’abattoir doit être équipé d’un système permettant de récupérer le sang, d’un
dégrilleur et d’un dessableur. Les stations - services et les garages doivent disposer
d’un séparateur d’hydrocarbure et d’un déshuileur. Quant aux hôpitaux, ils doivent
disposer d’un incinérateur ou stérilisateur pour éviter le rejet de tout effluent
contagieux et dangereux pour le personnel d’exploitation. Le cas des huileries n’est
pas traité puisqu’on n’envisage pas leur raccordement au réseau (problème de
margine).

8.2.2. Calage du réseau :


Le calage est une opération primordiale dans l'assainissement, il permet de définir
la ligne du projet du réseau des eaux a évacuer et d'avoir les profils en long.
Pour placer tous les riverains dans la même situation, l'exécution des
branchements conduit à placer les collecteurs généralement dans l'axe des chaussées.
Profondeur

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Il est à noter que le regard de tête de chaque collecteur aura généralement une
profondeur qui varie entre 1,3 m et 1,5m et ce pour tenir compte d’une part des futures
extensions et de garantir le raccordement de la quasi-totalité des riverains d’autre part.
En ce qui concerne la protection du collecteur, il est nécessaire d'assurer un
recouvrement minimum de 80 cm entre la génératrice supérieure de la conduite et la
cote du terrain naturel, si le profil du terrain naturel ne permet pas, des considérations
techniques doivent êtres envisagées (dallette de protection, enrobage de la conduite
etc.)
Pour des raisons économiques, on essaie de ne pas placer les canalisations à très
grande profondeur ; il faut respecter une profondeur minimale pour :
éviter tout risque d’écrasement par des charges roulantes ; l’égout doit
résister à la charge des roues des véhicules nécessitant un remblai de 80 cm
sous la chaussée.
éviter tout risque d’intercommunication entre les égouts et les conduites
d’adduction d’eau potable.
Généralement l'égout est toujours plus bas que les autres réseaux (SONEDE,
STEG, PTT)
Assurer le raccordement gravitaire de la quasi-totalité des logements.
Dans la pose des conduites, il faut respecter aussi certaines conditions.

Pentes minimales :
Les pentes minimales sont ceux qui permettent de satisfaire la condition d’auto-
curage du réseau. L’instruction française technique relative aux réseaux
d’assainissement des agglomérations fixe la pente minimale d’un réseau à 4 ‰. Les
valeurs adoptées des pentes sont celles qui suivent la pente du terrain naturel.
Cependant, ces pentes ne doivent pas être inférieures à 3 ‰, valeur considérée dans le
cas d’un terrain plat pour les eaux usées, quant aux eaux pluviales on peut descendre
jusqu'à 1 et 1.5‰.
diamètre minimal :
Le diamètre minimal des conduites des E.U est le Ø 250 mm et le Ø 400 pour les
E.P.

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Les diamètres disponibles sur le marché sont le Ø250, Ø 300, Ø 400, Ø 500, Ø
600, Ø 800, Ø 1000, Ø 1200, Ø 1400 et le Ø 1600
Distance partielle entre regard :
L'espacement des regards devra tenir compte des possibilités affectés par le
matériel moderne de nettoyage des réseaux et leurs ouvrages annexes pour cela la
distance maximale entre 2 regards d'E.U est de 40 m et pour les E.P elle est de 60m.
Condition d’auto-curage :
Vu la présence de matériaux transportés en suspension avec les eaux usées le
réseau doit assurer la propriété "d’auto-curage". On admet que l’auto-curage est
satisfait si :
à pleine ou à demi-section, un tuyau circulaire doit assurer une vitesse
d’écoulement de 0,7 m/s ou à l’extrême rigueur 0.5 m/s ;

Pour un remplissage égal à 2 du diamètre, la vitesse d’écoulement doit être


10
au moins à 0,3 m/s. Cela entraîne et remet en suspension les sables fins qui
aurait pu se déposer en dehors des périodes de consommation (pendant la
nuit par exemple) ainsi que les matériaux qui auraient commencé à adhérer à
la conduite (vases organiques par exemple).
La vitesse à pleine section doit être inférieure à 4m/s.

Pour chercher la vitesse à des différentes hauteurs de remplissage on utilise les courbes
suivantes ( rQ et rV en fonction de Y/D)

Avec rQ : est le rapport du débit transporté (Q) au débit à pleine section (Qps);
rV : est le rapport de la vitesse d’écoulement (V) à la vitesse à pleine section
(Vps).
Y : hauteur de remplissage ;
D : Diamètre de la conduite.

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Figure 6 Courbe de remplissage

Autres les conditions déjà cités il faut veillez a respecter les directifs suivants :
Pas plus de quatre branchements sur un seul regard.
Pas plus de deux boites de branchement en série.
La longueur maximale de la conduite de branchement est de 15 m.
Le diamètre de la conduite de branchement est le Ø 160 pour une simple habitation
et le Ø 200 pour les immeubles.
8.3 Les ouvrages annexes

8.3.1 Poste de relèvement ou de refoulement :


Les postes de pompage sont surtout utilisés sur le réseau eaux usées,
éventuellement en réseau unitaire. Ces postes ont pour but de relever les effluents
lorsque le relief du terrain n'offre pas des pentes suffisantes pour l'écoulement par
gravité. Suivant les cas on distingue :
les postes de relèvement pour relever les effluents sur une faible hauteur et une
courte distance (exemple vis d’Archimède :le cas des stations d’épuration).
les postes de refoulement pour relever sur de forte dénivelée et de grande
longueur (exemple pompe centrifuge : le cas des stations de pompage).

Les éléments constitutifs d’une station de pompage sont principalement :

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la bâche de pompage ;
la motopompe ;
la canalisation de refoulement.

La canalisation de refoulement

La bâche de pompage

La motopompe

Figure 7 station de pompage

8.3.2. Regards :
On distingue les types suivants :
les regards de visite ;
les regards de brise-charge ;
les regards de chute ;
Bouches d’égout.
a- Regards de visite :
Ils seront obligatoirement construits :
Aux changements de direction ;
Aux changements de diamètre ;
Aux changements de pente ;
Aux raccordements de deux conduites primaires ou d’une conduite primaire sur
l’émissaire général.
Leur espacement moyen, en tronçon rectiligne et sans singularité, est de l’ordre
de 35 mètres. Ils sont construits en béton (ciment H.R.S vue le dégagement du soufre
provenant des eaux usées), recouverts d’une dalle en béton armé supportant un tampon
en fonte. (Semi-lourde sous accotement et légère sous trottoir.
Les diamètres des regards sont fonction de leur hauteur.

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Si H ≤ 1.5m le diamètre est Ø 800 mm.


Si H ≥ 1.5m le diamètre est Ø 1000 mm.
Pour les conduites de diamètre>= Ø 800 mm on utilise des regards Carrées 1.20 x 1.20
m

Figure 8 : Regard de visite à section circulaire

b- Regard de vannage :
Ce type de regard permet l’isolement de la station de pompage lors d’un entretien
ou de réparation. Il peut également avoir pour rôle la jonction de collecteur gravitaire
arrivant à la station de pompage. Le regard de vannage est toujours implanté dans un
point bas avant la station de refoulement.

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Figure 9 : Regard de vannage

c- Regard de brise charge :


Le regard de brise charge qui est construit à l’extrémité des conduites de
refoulement issu de la station de pompage. Il assure la continuité entre l’écoulement en
charge et l’écoulement gravitaire. Construit en béton armé, il est composé de deux
compartiments séparés par un saule.
Le premier bassin assure la disposition d'énergie liée à la vitesse d’amenée de
l’effluent avant de se tranquilliser dans le second bassin pour s'écouler éventuellement
d'une façon gravitaire dans la conduite avale.
Le regard de brise charge est implanté dans un point haut de l'extrémité de la
conduite de refoulement.

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C
3.5 3.5
20 60 43 60 20

VOIR CAS DE CONDUITE DE SORTIE


SORTIE SUR PLAN TRACE DU RESEAU

10 20 80 20 70 20 10
C

Figure 10 : Regard de brise charge

e- Regard de chute :
Cet ouvrage se construit suite à une chute ≥ à 80 cm sur le collecteur, changement
de calibre et raccordement d’un réseau secondaire sur un réseau primaire. Il assure
l’écoulement gravitaire et dissiperait l’énergie cinétique à l’aval afin d’éviter des
ressauts et formation des dépôts. Il permet également aux personnels d’exploitation de
travailler sans gènes.
140
20 10 60 30 20 ENROBE OU BETON
5 20 5
HAUTEUR VARIABLE

CONDUITE DE CHUTE
EN PVC

BUTEE EN B.A

BETON ARME
DOSE A 350Kg/m3
20
10

BETON DE PROPRETE
DOSE A 150Kg/m 3

Figure 11 : Regard de chute

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f-Les boites de branchement :

Ils ont pour but de collecter les eaux issues des logements et de les véhiculer
jusqu’au regard de visite.

g- Les bouches d’égout :


Ce sont des ouvrages destinés à collecter en surface les eaux de ruissellement, ils
permettent par l'intermédiaire d'une canalisation d'acheminer ces eaux jusqu'à l'égout,
on distingue :

Les bouches d'égout à accès latéral –ou avaloirs) : Ces sont des ouvrages à ouverture
latérale largement dimensionnée. Ils sont préférables aux grilles de caniveaux assez
fragiles, souvent glissantes, que l'apport des feuilles et déchets divers risque
d'obstruer au début du ruissellement et de les rendre par la suite inefficaces. Sauf
cas particulier et surtout si le réseau risque de ne pas faire l'objet d'un entretien
permanant, les bouches seront toujours du type à décantation à fin d'éviter
l'intrusion des sables dans le réseau.

Les bouches d'égout à accès par le dessus (bouches à grilles) : Ces ouvrages

collectent les eaux de ruissellement au niveau du sol, en général en dehors de celles


rassemblées dans les caniveaux de trottoirs. Elles pourront dans les mêmes
conditions que les bouches à avaloir être munies de puisards de décantation. Ceux-
ci sont d'autant plus indispensables que le sol environnant est recouvert de sable ou
de gravillons. Il sera Judicieux de placer ces bouches à grille en des points
accessibles aux engins de curage et d'orienter les barreaux de grille

perpendiculairement au sens de circulation.

h- Déversoir d'orage :
Les déversoirs d'orages sont destinés à laisser passer, en direction du milieu
récepteur le plus proche une fraction importante du débit d'orage au dessus d'un seuil
prédéterminé correspondant en général au niveau supérieur de la tranche équivalente
au débit des eaux usées de petite pluie.

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Les déversoirs d'orage comportant en particulier, une chambre de partage


dimensionnée hydrauliquement dont les seuils de déversement seront réglables pour
permettre l'intervention sur le réseau.

8.4- Branchements des constructions :


Les branchements doivent assurer les meilleures conditions d'hygiène pour
l'habitation tout en sauvegardant le bon fonctionnement du réseau de collecte. En
particulier, ils devront répondre aux prescriptions du règlement sanitaire qui -stipule
que pour éviter le reflux des eaux d'égout dans les caves, sous-sols et cours, les
branchements doivent être équipés de dispositifs étanches et de canalisations capables
de résister à la pression correspondant à la dénivellation mesurée depuis le niveau de la
voie publique.

Regard de visite Regard de visite


Collecteur

Distance ≤ 35 m

Φ 200 PVC
Φ 200 PVC

Φ 160 PVC Φ 160 PVC Boite de


branchement

Figure 10 : Branchement des constructions

Le branchement s’effectue directement sur un regard de visite si ce dernier existe


à proximité, ou sur la boite de branchement avoisinante (en série) pour limiter le coût.

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ANNEXE 1
Courbe Intensité Durée Fréquence de la région de Sfax

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ANNEXE 2
Détermination des diamètres des ouvrages (eaux
pluviales)

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ANNEXE 3
Détermination des diamètres des ouvrages (eaux usées)

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ANNEXE 4
Profil en long

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Cours VRD ASSAINISSEMENT URBAIN

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