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Langue Française II – Articles de journaux

1.- Lisez les articles des journaux en ligne

2.- Écrivez un résumé de la maladie « Covid-19 », l’impact en France et comment le vivent les
habitants en France et en Afrique de l’Ouest. Bien sûr que vous pouvez aller consulter d’autres
journaux pour plus d’information.

3.- Faites une vidéo où vous donnez votre point de vue de cette maladie et comment vous vivez ce
confinement imposé par l’État argentin.

4.- Le travail doit être présenté le jeudi 26 mars.

Bon travail !

Dix questions sur le coronavirus et le


COVID-19

 SOCIÉTÉ

Des mesures de confinement ont été décidées pour endiguer la propagation du coronavirus.
Pour mieux comprendre ce qu'est le COVID-19, l'essentiel en dix questions-réponses.

Par  La Rédaction

Publié le 20 mars 2020 à 14h40


10 minutes
Coronavirus ou COVID-19 ?
Le coronavirus, ou "virus à couronne" tire son nom de l’aspect de ses particules virales qui
évoque une couronne solaire. Il existe toute une famille de coronavirus, dont certains affectent
différents animaux, d’autres l’homme. Chez l’homme, ces virus peuvent provoquer des infections
respiratoires bénignes, comme un rhume, mais aussi conduire à des pathologies pulmonaires
plus graves, de type pneumonie. Ils sont également à l’origine d’épidémies mortelles.

Le coronavirus responsable de la crise sanitaire actuelle est apparenté au syndrome respiratoire


aigu sévère (SRAS-CoV). Il a ainsi été désigné comme coronavirus 2 du syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS-CoV-2).

Le 11 février 2020, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné un nom à la maladie


provoquée par le coronavirus SRAS-CoV-2. Cette maladie s'appelle COVID-19, abréviation de "
Corona Virus Disease 2019".
Comment le coronavirus est-il apparu ?
C’est dans la sixième ville chinoise, Wuhan, dans la province de Hubei à l’est du pays, que le
coronavirus a été détecté pour la première fois. D'après les informations transmises à
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) par les autorités chinoises(nouvelle fenêtre), le
virus a pour point de départ un marché aux poissons de la ville. 
L'origine du virus serait une zoonose, c’est-à-dire une maladie animale qui aurait été transmise à
l'homme. Selon l’OMS, 60% des maladies infectieuses humaines existantes ont pour origine des
transmissions entre êtres humains et animaux.

L’origine est probablement due à des déjections de chauve-souris qui se sont retrouvées dans la
nourriture consommée par d’autres animaux. Les virus de chauve-souris ne possèdent pas les
récepteurs pour se fixer aux humains, l’animal intermédiaire identifié serait un pangolin, un
mammifère beaucoup consommé en Chine. Il s’agit d’un des animaux les plus braconnés au
monde. 
Comment le coronavirus se transmet-il ?
D'origine animale, le SARS-CoV-2 se transmet aussi d’homme à homme. La maladie COVID-19
se transmet par voie aérienne via les gouttelettes projetées en toussant ou en éternuant, par
contacts directs avec des sécrétions ou liquides biologiques, ou encore par l’intermédiaire d’un
objet contaminé.

On considère qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la
maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement
ou d’une discussion en l’absence de mesures de protection. 

Un des vecteurs privilégiés de la transmission du virus semble le contact des mains non lavées,
c’est-à-dire, les mains sur des surfaces infectées qu’on pose ensuite sur la bouche, le nez ou les
yeux. 

En fonction des températures et du taux d'humidité, le virus peut survivre quelques heures, voire
quelques jours, sur des surfaces différentes si elles ne sont pas désinfectées.
Les animaux domestiques peuvent-ils transmettre la
maladie ?
La question sur une potentielle transmission entre les humains et leurs animaux domestiques a
été posée à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du
travail. L’Anses affirme dans un avis du 9 mars 2020 qu’aucun élément ne permet de
penser que chiens, chats et autres animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle
dans la propagation du virus SARS-CoV-2(nouvelle fenêtre), quand bien même le virus
SARS-CoV-2 semble avoir, par sa structure génétique, pour source initiale un animal.
Quels sont les gestes barrières ?
Pour se protéger et protéger les autres d’un risque de contamination, il est nécessaire de
respecter les gestes suivants :

1. Se laver très souvent les mains


Quand ? 
Avant de préparer le repas, de le servir ou de manger
Après s’être mouché, avoir toussé ou éternué
Après toute sortie extérieure
Après avoir pris les transports en commun
Après avoir rendu visite à une personne malade
Comment ?
Avec un savon liquide ou une solution hydro alcoolique et pendant 30 secondes, frotter
les ongles et le bout des doigts, la paume et l’extérieur des mains, les jointures des doigts
et les poignets. Le séchage doit se faire avec une serviette propre ou à l’air libre.
2. Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique, puis le jeter
et se laver les mains
3. Éviter de se toucher le visage (les yeux, le nez et la bouche sont des portes d’entrée pour
le virus)
4. Ne pas se serrer la main ou s’embrasser. Le port du masque chirurgical n’est pas
recommandé s’il n’y a pas de symptômes de coronavirus.

Le saviez-vous ?

Pendant les courses alimentaires, il est important de laisser une distance d’un mètre entre deux
personnes et de privilégier les horaires moins fréquentés du magasin. Le virus reste vivant
quelques heures sur les surfaces (caddie, emballages alimentaires,  fruits et légumes etc.), il ne
faut pas se toucher le visage et se laver les mains en rentrant.
Pourquoi des mesures de confinement ont-elles été
décidées ?
Le confinement limite les interactions sociales de manière contraignante. Il a pour objectif de
"contenir la dissémination du virus et aussi de préserver les systèmes de soin" (Emmanuel
Macron, 16 mars 2020). Il a été mis en place en France le 17 mars 2020 à 12 heures pour une
période de 15 jours minimum, période prolongeable si la situation sanitaire l’exige.

Six motifs ont justifié l'adoption de mesures de confinement : 

 en l’absence actuelle de vaccin et de médicament antiviral fonctionnant efficacement


contre le virus, le confinement est une alternative à la propagation du virus ;
 il réduit le nombre de cas au pic de l’épidémie en faisant en sorte qu’un malade
symptomatique ou asymptomatique contamine le moins de personnes possible ;
 il limite le nombre de malades qui auront besoin de réanimation et permet de prendre en
charge les malades sans que les services soient débordés ;
 le coronavirus est un virus souvent invisible, les contacts entre individus rapprochés sont
donc une aubaine pour le virus ;
 le virus peut être mortel chez l’adulte à tout âge ; 
 le confinement semble avoir fait ses preuves dans des pays fortement touchés par
l'épidémie et qui l’ont appliqué, comme la Chine ou l’Italie.

Quels sont les symptômes ?


Toux, fièvre : tels sont les premiers signes de la maladie.

Si le coronavirus peut infecter les individus sans déclencher de symptômes ou induire une simple
fièvre, il peut, à l'inverse, impliquer des complications respiratoires de type pneumonie chez des
personnes immunodéprimées et provoquer le décès de la personne infectée.

Les premiers symptômes de la maladie(nouvelle fenêtre) apparaissent après une période


d'incubation qui peut être variable. Ce délai a été estimé en moyenne à 5 jours, avec des
extrêmes de 2 à 14 jours. Mais de plus longues périodes d'incubation ont été observées depuis.

Les symptômes s'installent de façon progressive et s'apparentent à des syndromes grippaux


bénins. La maladie peut commencer par des symptômes peu spécifiques comme un simple
rhume avec des maux de gorge, des maux de tête, des courbatures et de la fatigue. Puis,
peuvent apparaitre les symptômes les plus courants du virus à savoir la fièvre et une toux sèche.
C'est à ce stade qu'un diagnostic peut être établi pour le différencier de la grippe saisonnière.

D'après les premières études descriptives provenant de Chine, c'est à la fin de la première
semaine en général, que la maladie peut aboutir à une infection pulmonaire avec des signes de
difficultés respiratoires et une sensation d'essoufflement. Ces anomalies pulmonaires sont
détectables radiologiquement et montrent presque toujours une pneumonie. Les cas sévères
évoluent ensuite en détresse respiratoire qui nécessite des soins intensifs (oxygénothérapie,
ventilation assistée…).
Y a-t-il un traitement pour soigner le COVID-19 ?
Il n’existe actuellement ni traitement, ni vaccin contre le COVID-19, selon le ministère de la santé.
Le traitement est donc symptomatique, c’est-à-dire qu’il consiste à soulager les symptômes en
prenant des médicaments contre la fièvre et les courbatures. 

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)


recommande de privilégier l’utilisation du paracétamol en respectant la
posologie(nouvelle fenêtre). La prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, aspirine) ou de
corticoïdes (cortisone) est formellement déconseillée car ces médicaments pourraient causer une
aggravation de la maladie. 

L’OMS met en garde contre l'automédication(nouvelle fenêtre) et rappelle notamment que les
antibiotiques sont inefficaces contre les maladies virales comme le coronavirus. Pour éviter la
consommation excessive de médicaments, le gouvernement a publié un arrêté le 17 mars 2020
qui suspend jusqu'à fin mai leur vente sur Internet (ibuprofène, aspirine, paracétamol…)
(nouvelle fenêtre). 

L’ANSM a annoncé que la vente de paracétamol serait restreinte à partir du 18 mars 2020 afin
d’empêcher un stockage abusif. Les pharmaciens pourront désormais délivrer sans ordonnance
une seule boîte de paracétamol aux patients sans symptômes, et deux boîtes à ceux qui
présentent des symptômes.
 
Où en est la recherche contre le COVID-19 ?
En Europe et partout dans monde, les chercheurs travaillent sur plusieurs pistes de traitement
contre le COVID-19. En France, vingt projets de recherche sont actuellement menés par les
institutions scientifiques comme le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le
Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l'Institut Pasteur ou encore l'Inserm.

Un grand essai clinique promu par l'Inserm(nouvelle fenêtre) va être mis en place à l’échelle
européenne pour tester l'efficacité de quatre traitements, dont deux antiviraux (le remdesivir
utilisé contre le virus Ebola et le Kaletra, une association de deux antiviraux, Lopinavir et
Ritonavir, utilisée contre le VIH). 3 200 patients européens atteints du coronavirus vont être
testés, dont 800 en France.

Un essai clinique mené à l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, portant sur la


chloroquine, un médicament utilisé dans le traitement du paludisme, a également été
jugé "prometteur" par le gouvernement. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a autorisé un essai
plus vaste dans d’autres hôpitaux et sur un plus grand nombre de patients.
SRAS, H1N1, coronavirus, quelles différences ?
Sras-Cov, Mers, Sras-Cov-2 appartiennent tous à la famille des coronavirus. La grippe de type
H1n1 n’en fait pas partie.

Il existe un grand nombre de coronavirus, la plupart n’entraînent que de simples rhumes, mais
trois d’entre eux peuvent provoquer ou ont provoqué des maladies particulièrement graves :

 le SARS-CoV : le syndrome respiratoire aigu sévère, découvert en Chine en 2002 ;


 le MERS-CoV : le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, repéré en 2012, en Arabie
Saoudite ;
 le SARS-CoV-2 : responsable de l'épidémie de COVID-19.

Tous les coronavirus ne produisent pas les mêmes effets. Dans le cas du COVID-19 comme
dans le cas du Mers, les infections déclenchent des effets très différents selon les personnes
affectées. 

Le virus A, de type H1N1 n’est pas un coronavirus. Selon l’Inserm, il est probablement issu d’un
réassortiment entre plusieurs virus d’origine porcine, aviaire et humaine. Sa période d’incubation
varie de trois à six jours alors qu’elle peut atteindre jusqu'à 14 jours pour le COVID-19. L’une des
particularités de la grippe H1N1 réside dans le fait que les formes sévères ont surtout touché les
15-64 ans. Selon l’Inserm, cette tranche d’âge représente 66% des décès contre 7% en moyenne
pour la grippe saisonnière. Depuis 2012, la souche H1N1 est intégrée au vaccin anti-grippal.

https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/273959-questions-sur-le-coronavirus-et-le-covid-19

La France face au coronavirus : une troisième


journée de confinement en résumé
Parmi les 4 461 personnes hospitalisées, 1 122 sont des cas graves, en réanimation, a annoncé
jeudi soir Jérôme Salomon, directeur général de la santé.

 LES FAITS
 SUIVEZ LE LIVE DE L’ÉVÉNEMENT

Le coronavirus en France :
 Dans un pays quasiment à l’arrêt, le gouvernement a autorisé mercredi
l’instauration d’un  « état d’urgence sanitaire  », accompagné de mesures d’urgence pour
soutenir l’économie. Le texte doit être débattu à l’Assemblée nationale jeudi en
comité « restreint ».
 Le ministère de la santé a annoncé jeudi soir que les hôpitaux accueillent
désormais 4 461 patients dont 1 122 sont en réanimation. Le directeur général de la
santé, Jérôme Salomon, a annoncé un total de 372 morts, soit 108 supplémentaires en
vingt-quatre heures.
 La pandémie de coronavirus provoquera un « coup d’arrêt puissant, massif, brutal à
notre économie » et transformera « nos habitudes de vie », a prédit jeudi Edouard
Philippe devant le Sénat.
 Depuis mardi midi, tout le pays est confiné et les habitants sont appelés à rester chez
eux, sauf raison exceptionnelle. Une amende de 135 euros s’applique désormais faute
d’attestation en règle. Pour rappel, l’attestation n’est pas valable sur smartphone, il faut
l’imprimer ou la reproduire sur papier libre. Vous pouvez la télécharger à cette adresse.
 Sur la façade atlantique comme sur les côtes méditerranéennes, les préfets de
régions interdisent peu à peu l’accès aux plages face à la présence « importante » de
personnes (promeneurs à pied ou à vélo, sportifs).
 Outre la situation difficile dans le Grand Est, le tableau se tend également dans les
hôpitaux d’Ile-de-France où un médecin estime qu’« il faut s’attendre à vivre à peu près
la même chose dans dix à quinze jours ».

Dans le monde :
 La pandémie de Covid-19, qui a encore accéléré sa progression en Europe, a désormais
tué plus de personnes en Italie qu’en Chine – le pays au monde compte 3 405 victimes.
 La Banque centrale européenne a annoncé un plan de sauvetage gigantesque  et a décidé de
mener des rachats de titres pour 750 milliards d’euros.
 La Chine n’a rapporté jeudi aucune nouvelle contamination d’origine locale  au coronavirus,
une première depuis le début de l’épidémie, mais les autorités sanitaires ont fait état de
34 cas importés supplémentaires.

Les articles du « Monde » pour suivre l’épidémie :


 Vos questions sur ce qui est autorisé pendant le confinement : Nos réponses dans cet
article
 Vos questions : Nos réponses pour mieux comprendre l’épidémie
 La carte : Visualisez la propagation dans le monde
 La vidéo : Vous pensez être infecté ou malade à cause du coronavirus : voici ce qu’il faut faire
 Les questions pratiques : Comment faire ses courses ? Quelles contagiosité et létalité ? Les
recommandations officielles ; le port du masque est-il efficace ?
 Les témoignages de malades : « Il y aura un avant et un après le coronavirus… si nous
restons en vie »
 Les fausses rumeurs : Notre guide pour les reconnaître, le coronavirus à l’heure des rumeurs
par messagerie instantanée
 Le décryptage : Quelles différences y a-t-il entre le coronavirus et la grippe ?
 L’analyse : Des modélisations montrent que l’endiguement du virus prendra plusieurs mois
 Le reportage en France : Ce jour où les Français ont voulu s’accorder un dernier moment
d’insouciance
 Le reportage en Allemagne, qui effectue un revirement majeur en se barricadant
 Le reportage en Espagne en état d’alerte : Confinement généralisé et militaires déployés
 Le reportage en Italie : A Bergame, nouvel épicentre de la crise
 Après la fermeture des écoles : L’organisation d’un « service minimum d’accueil » pose
question
https://www.lemonde.fr/planete/live/2020/03/19/coronavirus-suivez-en-direct-le-3e-jour-de-
confinement-en-france-et-l-evolution-dans-le-monde_6033622_3244.html?
forecast_method=widget&forecast_data=top_article_list

 CORONAVIRUS ET PANDÉMIE DE COVID-19

Coronavirus : en Afrique de l’Ouest,


« vivre à distance des autres est un luxe »
Distanciation sociale, quarantaine pour les cas suspects… Deux concepts
incompatibles avec la culture africaine, où l’on va saluer et aider les malades.

Par Youenn Gourlay Publié aujourd’hui à 01h03, mis à jour à 16h42

Temps deLecture 5 min.

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Dans la cour familiale d’Ousmane (en tee-shirt blanc et bleu, en arrière plan), en compagnie
de sa famille et de ses voisins, en mars. YOUENN GOURLAY

Dans la cour familiale, Ousmane s’ennuie ferme. Bloqué chez lui depuis le 16 mars et
la fermeture de tous les établissements scolaires ivoiriens pour trente jours, le jeune homme
semble paralysé par la menace du Covid-19. Il ne sort quasiment plus et dit respecter
scrupuleusement toutes les mesures décrétées par le gouvernement, dont celle
particulièrement difficile à tenir du maintien d’au moins un mètre entre chaque personne dans
les lieux publics.
Lire aussi  Coronavirus : en Côte d’Ivoire, la quarantaine en direct sur Instagram

« Je fais très attention, cette maladie me fait peur. J’essaie de m’écarter des autres mais, une
fois chez moi, dans la cour, c’est impossible. Le soir, on est plus de cent à vivre ici : les
Compaoré, les Kouanda, les Zangré », énumère le jeune Abidjanais en pointant chacune des
vingt-deux petites habitations plantées autour de cette courette. Autant de maisonnettes bien
trop chaudes et trop mal aérées pour y passer la journée.

A Abidjan, la vie se passe dehors. Les lieux de rassemblement y sont nombreux et la


promiscuité permanente : dans les centaines de wôrô-wôrô – les taxis collectifs –, mais aussi
et surtout dans les milliers de gbaka, ces petits utilitaires convertis en bus, où les passagers
s’entassent encore chaque jour pour se déplacer. Ces lieux, déjà suspectés de faire le lit des
maladies très contagieuses comme la tuberculose, sont à nouveau pointés du doigt.

« Qui nous aidera à vivre ? »


Reste que ces moyens de transport, toujours bondés, sont dix fois moins chers qu’un taxi
individuel. Alors comment faire ? Biata Compaoré, qui vit autour de la même cour
qu’Ousmane, avoue son désarroi. « Bien obligée de les prendre pour aller chercher les
marchandises au port  », justifie la commerçante, consciente des risques encourus.

Au marché d’Anono à Abidjan, où Esther, vendeuse de téléphones, s’inquiète des mesures


prises par le gouvernement et d’un potentiel confinement, en mars. YOUENN GOURLAY
Mais « en Afrique, vivre à distance des autres est un luxe, analyse Francis Akindès,
sociologue et professeur à l’université de Bouaké. Dans la Côte d’Ivoire urbaine
d’aujourd’hui, le contact est omniprésent. «  Si on ajoute qu’ici 46 % de la population vit sous
le seuil de pauvreté, vous pouvez imaginer combien de personnes pauvres au minimum ont ce
mode de vie les uns sur les autres », ajoute le spécialiste de cette société ivoirienne qui
compte quelque 25 millions d’habitants.

Lire aussi  Premier cas de Covid-19 en Côte d’Ivoire

Au marché d’Anono à Abidjan, les commerçantes peuvent encore travailler, même si les
maires de chaque commune ont désormais toute latitude pour fermer s’ils le souhaitent ces
lieux essentiels à l’approvisionnement des familles. Ce qui commence à inquiéter Esther,
vendeuse de téléphones, un masque sur le visage et une bouteille de gel hydroalcoolique sur
l’étal. «  S’ils décident de tout fermer puis de nous confiner, qui nous aidera à vivre ? Si on ne
travaille pas, l’Etat ivoirien ne pourra pas nous appuyer comme en France ou en
Italie, réalise-t-elle, effarée à cette idée. On n’a vraiment pas les moyens de rester à la
maison, ici.  »

« Tout le monde va voir le malade »


En Côte d’Ivoire, où 92 % de l’emploi est informel, c’est-à-dire sans contrat, la vie se décline
au jour le jour. La fermeture de certains lieux économiques et le potentiel confinement de la
population « seraient catastrophiques, selon l’anthropologue Issiaka Koné. En Afrique, on
n’a pas la culture du travail à domicile, les gens ne feront plus rien. Cela va gréver le budget
familial, le coût sera exorbitant pour la population ». Selon lui, ce manque à gagner pourrait
même générer du « petit banditisme » si cette population déjà fragile s’appauvrit encore un
peu.

Lire aussi  Coronavirus : entre confiance et confinement, comment l’Afrique fait


barrage à l’épidémie

Pour l’instant, dans les rues d’Abidjan, seuls quelques Ivoiriens portent un masque. « Tant
que les personnes n’ont pas un proche touché par la maladie, ils n’y croient pas. Il y a une
sorte d’incrédulité face au phénomène et les mesures ne sont pas respectées », développe
pour sa part Francis Akindès, qui se fonde sur ses recherches faites lors de l’épidémie d’Ebola
en Afrique de l’Ouest, entre 2013 et 2016.

Plus inquiétant encore à ses yeux, quand quelqu’un est malade, « tout le monde va le voir
pour lui serrer la main, pour lui souhaiter du courage et lui donner de l’argent. C’est une
culture du partage, de la parole et de la compassion. Ici, la sociabilité est partout »,
développe le sociologue. Se confiner ou se replier sur soi-même est peu admis. Ni
financièrement, ni culturellement.

« Refus du confinement »
Même pendant la crise politique de 2002 qu’a connue le pays, les Ivoiriens avaient du mal à
se confiner seuls chez eux. «  Les soldats étaient dans la rue et le couvre-feu entre 19 et
6 heures était globalement respecté. Mais la classe moyenne organisait des soirées le week-
end. Il y avait comme un refus du confinement en tant que privation de liberté. Celui qui vit
seul est très mal perçu. On dit qu’il vit “comme un Blanc”, qu’il est “humainement
pauvre” », continue M. Akindès.

« Ici, on a tendance à dire que la famille est envahissante, mais on ne peut ni ne veut faire
autrement  », poursuit Issiaka Koné, pour qui c’est profondément culturel. « La relation entre
l’individu et la communauté est une ambiguïté toute africaine : elle nous oppresse par ses
principes, mais on en a besoin quand on est affligé. On souhaite la compassion, mais on en
souffre quand le porte-monnaie est sollicité.  »

Lire aussi  Coronavirus : les pays africains multiplient les mesures bien plus
précocement que l’Europe

En cas de restrictions plus sévères, les urbains risquent une nouvelle fois d’être tentés de
retrouver leur famille au village, comme durant les différentes crises sociopolitiques des
années 2000. «  On va forcément assister à un important retour à la campagne. Le village est
beaucoup plus rassurant que la ville, la sociabilité y est maîtrisée », anticipe M. Akindès.
D’autant que si la saison est bonne, les villages peuvent aussi assurer une certaine stabilité
alimentaire grâce à l’agriculture, quand les magasins de la ville, eux, risquent de se vider.

Aujourd’hui, avec ses neuf cas de personnes contaminées confirmés, la Côte d’Ivoire n’en est
pas à un confinement total. Les cas suspects entrant sur le territoire sont théoriquement placés
en quarantaine dans les 2 000 chambres prévues à cet effet. Mais les premiers isolements sont
déjà mis à l’épreuve par le gouvernement ivoirien qui y a mis fin. Et si même l’Etat n’arrive
pas à isoler correctement 200 à 300 personnes, certains s’inquiètent déjà pour la suite.

Youenn Gourlay(Abidjan, correspondance)


https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/03/20/coronavirus-en-afrique-de-l-ouest-vivre-a-
distance-des-autres-est-un-luxe_6033747_3212.html
Responds:

2- Les pays francophones sont actuellement confrontés à la pandémie mondiale de coronavirus.


C’est dans la sixième ville chinoise, Wuhan, dans la province de Hubei à l’est du pays, que le
coronavirus a été détecté pour la première fois
Pour cette raison, le 11 février 2020, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné un nom
à la maladie provoquée par le coronavirus SRAS-CoV-2. Cette maladie s'appelle COVID-19,
abréviation de " Corona Virus Disease 2019".
Le président de la France a décrété le confinement, il a pour objectif «  contenir la dissémination
du virus et aussi de préserver les systèmes de soin". Il a été mis en place en France le 17 mars
2020 à 12 heures pour une période de 15 jours minimum, période prolongeable si la situation
sanitaire l’exige. D´autre part le ministère de la santé français a annoncé jeudi soir que les
hôpitaux accueillent désormais 4 461 patients dont 1 122 sont en réanimation. Le directeur
général de la santé, Jérôme Salomon, a annoncé un total de 372 morts, soit 108
supplémentaires en vingt-quatre heures.
En Afrique de l'Ouest, ils prévoient de graves problèmes pour contenir la propagation de la
pandémie, car il existe des pratiques culturelles profondément enracinées qui ne permettent pas
la distance nécessaire au cofinancement. A ce problème, il faut ajouter que les communautés
africaines ne sont pas habituées à travailler à domicile. Et las conditions de pauvreté et d´emploi
informel rendront la substance difficile.
3- A mon avis le président et le ministre de la santé ont eu actuations très critiquables parce
qu’ils avaient minimisé le problème de la propagation de la pandémie au début de l´arrivée des
personnes qui portaient le coronavirus. Car je croix que la conjonction de l´ opposition et le
gouvernement ont été essentiel pour contenir la pandémie, mais la sortie de la vice-présidente
avec l´objectif d´amener sa fille (accusée de corruption) il est très évident l´utilisation de cette
problème pour garantir l´impunité. Moi, J'espère que le confinement prendra fin, en attendant je
lis beaucoup, j'étudie le français et le latin, et je me suis inscrit à un cours de créativité et
illustration virtuelle dans Domestika.