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Cours de Mécanique Quantique

Errata et addendum au tome VII


Nous nous excusons pour le problème de formatage des pages 17 à 50 qui, heureusement
n'empêche pas la lecture du texte.

Page 19.
Rappelons toutefois les difficultés soulevées dans le cadre de l'intrication quantique en relativité. La
simultanéité étant relative, la réduction de l'état des deux particules se fait différemment selon
l'observateur, ce qui ne peut que lever un doute jeter un doute sur la réalité physique intrinsèque de
la réduction bien que si on la rejette, on doive alors expliquer la raison de cette réduction
"apparente".

Addendum à la section IV.3. Expérience EPR

Page 378 Les inégalités de Bell


Un passage dans le calcul qui est présenté manque singulièrement de clarté et nécessite des
précisions.

Juste avant la formule (16), il est dit concernant l'état du coté B : "Mais ce dernier peut s'écrire dans
la même base que A, c'est le même état dans l'espace de Hilbert,"

C'est faux car la base des états de A n'est pas celle de B, ce n'est même pas le même (sous) système.
Il serait mieux de dire "analogue à A" mais même ça est imprécis car il faut préciser analogue en
quoi. L'analogue est donné par α . Ou plus précisément, la base de B pour α = 0 est analogue à la
base de A.

Soyons encore plus précis. Le sous-espace correspondant au résultat final en B est le même quel
que soit α . Ce sera un espace décrit par la base "détecté", "non détecté" ou "spin haut", "spin bas"
(par rapport à un axe donné) ou la position d'une aiguille ou du style. Le sous-espace correspondant
à la particule en B (en ignorant les détails internes tel quel le polariseur, nous allons y revenir) peut
être décrit par plusieurs vecteurs possibles a , a ′ , etc. Et le sous-espace particule en B + mesure
par les vecteurs de base a Ba , a Bb , etc. (4 en tout) ou une autre base comme a ′ Ba′ , etc.
En fait, certains vecteurs de la base, dans une décomposition d'un état quelconque, auront toujours
un coefficient 0 à cause de l'orientation α du polariseur. C'est là que jouent les détails ignorés.
Mais le sous-espace de Hilbert particule + résultat final reste le même. Seul l'état change et il est
donné par le calcul dans le texte.

La base privilégiée étant la base position à cause de la décohérence, et à cause des coefficients nuls
ou pas, cela entraîne une base particule privilégiée correspondant à la mesure effectuée avec un α
donné. Mais cela n'affecte en rien la décomposition sur une base donnée et, au moins pour le calcul
d'un vecteur d'état, on peut choisir la base qu'on veut. Attention, cela n'est vrai que parce que la
décohérence a lieu après la détection de l'état au niveau microscopique, sinon avec les corrélations
avec les états de l'environnement, une décomposition dans une base ou l'autre n'est pas innocente.
En particulier nous pouvons choisir la base a , b pour le sous-espace particule (analogue à A).
Ce qui dicte la base du sous-espace particule + mesure. En fait, il n'est même pas nécessaire d'avoir
des états de mesure macroscopique identiques selon la valeur de α (c'est clair ci-dessus puisque
nous n'avons même pas pris la peine de dire "en fait Ba est le même que Ba'" égal, par exemple, à
"aiguille en haut"). Ce qui compte c'est que la base sélectionnée est dictée par la base privilégiée et
que dans le calcul on peut choisir pour calculer les coefficients la base particule que l'on veut.

Et cela conduit au résultat du texte, sans même devoir faire intervenir la base de A CQFD.

Précision utile
On pourrait aussi se demander pourquoi ça ne marcherait pas avec les mondes multiples ?
Simplement parce que les mondes multiples provoquent le branching après la décohérence. Et donc
la partie intéressante, apparemment non locale, avec l'intrication existe avant la séparation des
mondes et une analyse rigoureuse, strictement locale et déterministe nous semble plutôt
compromise. De toute façon, elle se déclare ouvertement FAPP et donc ne recherche pas un tel
niveau de description.