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Rapport géotechnique

PRÉSENTÉ PAR:
LAYLA NAFOURI
Demandé par:
ABDELGHAFOUR RGUIG Madame BABA Khadija
MOUAD GHALOU
MOHAMED KHATRI
Objectif de l’étude
 Dans le cadre des études techniques entamées pour le projet de construction de la
brigade de la Gendarmerie Royale à EL MENZH, région de Rabat, l’Agence de Logements
et d’Equipements Militaires « ALEM » a fait appel au laboratoire LABO CONTROL pour
l’étude géotechnique du terrain devant recevoir les fondations du futur projet.
 Ainsi, le présent rapport récapitule les résultats de la campagne d’investigations in-situ et
des essais et analyses au laboratoire y afférant. Il définit en outre :
 La lithologie du sous-sol ;
 Les caractéristiques géotechniques des sols rencontrés ;
 Le niveau d’assise et le type de fondation à adopter ;
 La contrainte admissible du sol d’assise ;
 Le dimensionnement de la structure de chaussée des voiries ;
 Les spécifications techniques des matériaux à utiliser ;
 Ainsi que, les recommandations et les dispositions constructives à prévoir.

Photo n° 1
Vue générale du terrain du futur projet
INVESTIGATIONS IN-SITU :
Le programme de reconnaissance, établi par le laboratoire, a consisté en la réalisation
de :

 Deux sondages carottés, d’une profondeur de 5,00 m/Terrain naturel ;


 La réalisation d’un sondage carotté, d’une profondeur de 10,00 m/Terrain naturel,
muni d’essais pressiométriques ;
 le relevé des coupes lithologiques mises en évidence ;
 le prélèvement des échantillons représentatifs pour essais et analyses au laboratoire.
• Coupe lithologique :
 Les coupes lithologiques rélevées sont constituées, de haut en bas, par la succession
des termes faciologiques suivants (Voir détails des coupes en annexe 2) :
COUPES LITHOLOGIQUES:

SP1 SC2 SC1


Interprétation des résultats:

 Compte tenu des coupes géologiques levées antécédemment au droit dudit projet,
le terrain montre généralement la présence, sous la couverture végétale, des
formations meubles, de nature sablo-argileuse, surmontant un grès lumachellique,
continu jusqu’au fond des sondages.
 Le toit de la nappe n’a pas été rencontré à la profondeur atteinte par les sondages le
jour de la reconnaissance
Essais pressiométriques in-situ

 L’essai pressiométrique consiste à descendre, à une profondeur donnée, une sonde


cylindrique gonflable dans un forage soigneusement calibré. On mesure ainsi la résistance du
sol vis-à-vis de la contrainte horizontale appliquée par la sonde sur les parois du forage. Les
variations de volume du sol sont mesurées en fonction de la pression radiale appliquée selon
un pas de chargement conditionné par la lithologie des terrains rencontrés.
 L’essai permet de définir conventionnellement trois caractéristiques pressiométriques ; la
pression de fluage, le module pressiométriques et la pression limite.
 Plusieurs essais ont été effectués au droit du sondage carotté à des profondeurs différentes,
pour estimer la portance des sols en question. Lesdits essais ont été effectués moyennant une
sonde en caoutchouc, et sont menés conformément au mode opératoire de la norme NF P94-
110-1 de janvier 2000 (norme en vigueur à ce jour).
JUSTIFICATION DE LA CAMPAGNE :
L’essai pressiométrique peut être réalisé dans tous les types de sol, saturés ou non.

Recommandé par l’USG dans les calculs de tassements et capacité portante.

Adaptable à tous types de sol


Pression de l’essai.

Optimisation des valeurs de capacité portante.

Seul essai qui sollicite le sol in situ des petites aux grandes déformations pour permettre
un véritable calcul de tassement.

Le choix d’essai pressiométrique :


Le choix des essais se base soit sur la nature de la zone de réalisation des ouvrages/la
géologie de sol (agressive, qui exige beaucoup de sondage on se basant sur le DTU
11.1), soit selon type de l’ouvrage.

Généralement l’essai pressiométrique est demandé par les maîtres d’ouvrage au


Maroc, dans notre cas, il est choisi pour optimisation des valeurs de capacité portante.
Les résultats obtenus sont détaillés:

Sondage
Profondeur Pl* Pf Em Coefficient
Nature sol
(m) (MPa) (MPa) (MPa) Em/Pl* rhéologique (α)

2,5 4,70 3,90 197 42 2/3

4,0 5,17 3,96 170 33 2/3

Grès
6,0 lumachellique 4,77 3,97 175 37 2/3
SP1

8,0 4,80 4,00 239 50 2/3


ESSAIS EN LABORATOIRE:
Des essais d’identification et mécaniques ont été réalisés sur des échantillons
représentatifs des formations meubles et rocheuses rencontrées sur le site. Le tableaux
suivant résument les résultats obtenus :

Essais d’identification sur sol meuble


Teneur Limites
Profondeur Granulométrie Φ % Classification
Echantillon en eau d’Atterberg
(m) W(%)
<0,08mm <2mm <20mm 𝑾𝑳% 𝑰𝑷% LCPC GMTR
SC1
Sable (1,00 – 11,6 14 85 1 22 NM Sl B5
limoneux 2,00)
SC3
(1,00 – 12,6 17 81 2 20 NM Sl B5
2,00)

Le sable limoneux présente un pourcentage des fines de 11,6% à 12,6% pour des passants
à 2 mm de 14 à 17%, une limite de liquidité WL de 20 à 22% et un indice de plasticité non
mesurable. Ce sol est classé en B5 selon la classification GMTR.
Essais sur roche:
N° de sondage SC2
Profondeur (m) 2,50

Nature Grès lumachellique

Caractéristique physiques
Masse volumique Yd(T/m3) 1,75
Identification
Indice des vide (e) 0,54
Porosité (n) 0,35
Résistance à la compression uni- axiale RC
5,6
(Mpa)

S’agissant d’une roche moyennement dense, offrant une masse volumique de 1,75 T/m3, et
une résistance à la compression faible de 5,60 Mpa
MODALITÉS DE FONDATION
 Compte tenu de ce qui précède, nous proposons de fonder le nouveau projet selon
les modalités suivantes :

❖ Sol d’assise
Selon les données lithologiques disponibles, le sol d’assise du projet correspondra au grès
lumachellique, avec un encastrement entre 1,80 et 2,00m/TN.
Dans le cas d’adoption d’un niveau de sous-sol, un ancrage de 0,30 dans le sol d’assise rocheux
serait suffisant.
Ceci devra être confirmé après ouverture des fonds de fouilles par un géotechnicien spécialiste.
Aussi, le rattrapage éventuel des niveaux sera effectué moyennant des massifs en gros béton
dosés à 250 kg/m3.

❖ Système de fondation
Le système de fondation sera de type superficiel moyennant des semelles isolées, ainsi
que des semelles filantes sous les éventuelles voiles périphériques et charges linéaires.
Taux de travail
 Taux de travail par la méthode pressiométrique:
En exploitant les essais pressiométriques conduits au droit du sondage carotté, les capacités portantes peuvent être
évalués sur la base du sondage pressiométrique, grâce à la formule de base suivante :
 ql = (Kp ∗ Ple + q0 ) / F
Avec :
q0 : Contrainte verticale effective initiale du sol au niveau de la fondation (Négligeable) ;
kp : coefficient de portance
Ple : Pression limite nette équivalente du sol ;
F : facteur de sécurité.

 Taux de travail par la formule empirique de Weibull:


On peut chiffrer le taux de travail par la formule empirique de Weibull :
 Sp = 1/F [1.67Rc (h/B) 1/2]
Rc : résistance à la compression simple de la roche h : hauteur de l’échantillon;
B : largeur de la semelle;
 F : facteur de sécurité entre 5 et 25, fonction des discontinuités présentes dans la roche.

Synthèse
En croisant les résultats des deux méthodes de calculs, nous retiendrons un taux de travail admissible de 4 bars.
Tassement par la méthode pressiométrique
 Ainsi en se référant au fascicule 62 titre V, et en se basant sur les résultats
des essais pressiométriques, le tassement total peut être estimé par la
formule de base suivante :

λc et λd : coefficients de forme fonction de la largeur et la longueur de la semelle ;


•q : surcharge nette apportée par la fondation ;
•EM : module pressiométrique du sol en place
•B : Largeur de la semelle ;
•B0 : largeur de référence égale à 0,60m ;
•α : coefficient rhéologique dépendant de l’état de serrage du sol en place.
Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant et illustrés dans l’image ci- après :

Largeur de la
contrainte de
semelle B Sc Sd S
sol
(m)

3,00 Bars 2,0 0,03 0,05 0,08


Sous ces contraintes, les tassements totaux (sphériques et déviatoriques) resteront limités,
et ne dépasseront pas 1mm. Ceci corrobore la règle qui stipule que les tassements dans
un rocher restent négligeables.
N.B :
Pour les formations rocheuses , la portance et le tassement ne pose généralement pas de
problème pour des semelle usuelles, toutefois il faut pas se contenter des valeurs de Rc ,

REUTILISATION DES MATERIAUX DE DEBLAIS EN REMBLAIS :

En se référant au guide marocain des terrassements routiers GMTR, les essais


réalisés en laboratoire, montrent que l’ensemble des formations rencontrées juste
après la terre végétale sont de classe B5. Ce sont des sols réutilisables en comme
matériau de remblai sans restriction. Cependant, il est nécessaire de déterminer
leur état hydrique pour définir les conditions particulières de réutilisation de ces
matériaux lors destravaux.
Conclusion:
A terme de cette étude géotechnique menée dans le cadre du projet de construction de la brigade
de la gendarmerie royale à EL MENZEH, région de Rabat,
Le dimensionnement des fondations du futur projet pourra se faire selon les modalités
suivantes :
RÉSULTATS DE L’ESSAI PRESSIOMETRIQUE
RÉSULTATS DES ESSAIS DE LABORATOIRE :
PROPOSITION DE OU DES SOLUTIONS DE RENFORCEMENT DANS LE CAS D’INSTABILITE :
Il est intéressant d'utiliser des techniques de renforcement de sols dans le cas d’une construction
de bâtiments ou de chaussées sur un sol n'ayant pas toutes les qualités nécessaires pour recevoir
les charges de ces ouvrages : problèmes de tassements, de portance ou de liquéfaction.
Principe
Différentes techniques vont permettre d'accroître les qualités mécaniques des sols de fondations et
assurer ainsi la pérennité de l’ouvrage. Elles sont aussi utilisées dans les structures de remblais ou de
murs de soutènement. Dans ce cas, des structures métalliques ou synthétiques sont incorporées
dans le sol pour améliorer ses propriétés mécaniques.

Les différents types de renforcements des sols


On distingue trois types de renforcements permettant d’améliorer le sol.

Par inclusions rigides :


La technique de renforcement par inclusions rigides a été utilisée pour renforcer les sols. Le
renforcement est réalisé essentiellement à l’aide de mortier, de béton ou de résines, en mettant en
place un maillage d’éléments verticaux cylindriques de diamètre 250 à 600 mm. La charge de
l’ouvrage est transférée sur un horizon porteur en profondeur, conjugué à un frottement le long de
chaque élément vertical. Cette technique est une solution alternative aux fondations profondes.
Par inclusions souples :
Les injections souples se font principalement à base de gravier ou de sable pour obtenir un sol
élastique qui résiste au cisaillement. On réalise alors des éléments verticaux de ballast dans le sol.
Pour ce faire, un tube est descendu à l’aide d’une foreuse pour injecter le ballast. L’objectif est
d’accroître la portance du sol, de réduire sa compressibilité et donc de réduire les risques de
liquéfaction.

Par amélioration dans la masse :


Ces techniques de vibrocompactage permettent de renforcer les caractéristiques mécaniques
du sol traité en changeant ses caractéristiques intrinsèques. La résistance au cisaillement des sols
compressibles est augmentée pour assurer une meilleure portance, et leur compressibilité est
réduite. Pour cela, on crée des colonnes au moyen d’une foreuse et d’un vibreur. Les vibrations
permettent de compacter le terrain existant et le ballast vient combler le vide nouvellement créé.
Cette technique est surtout utilisée sur les sols granuleux.
RENFORCEMENT PAR INCLUSIONS :

C'est la technique du clouage des pentes instables. On a deux catégories d'inclusions :


Clous et micro pieux : Ils sont constitués d'une armature de faible inertie et d'un coulis
d'injection, placés obliquement ou verticalement ;
Pieux et barrettes : Ce sont des éléments de grande rigidité, mis en place verticalement.
Le clouage des glissements par des pieux ou des barrettes ont tous les deux un rôle de
stabilisateurs de terrain
Le clouage est un mécanisme d’accrochage des parties instables sur la partie stable du
sol.

Exemple de clouage d’un glissement de terrain


REMODELAGE DU PROFIL INSTABLE

Cette technique, appelées aussi terrassement, a pour but d'améliorer les conditions
d'équilibre par déchargement des
masses poussantes au profit des masses butantes .On peut distinguer trois groupes de
méthodes de stabilisation
par terrassement:
· Les actions sur l'équilibre des masses : allégement en tête et remblai en pied ;
· Les actions sur la géométrie de la pente : purge et reprofilage ;
· Les substitutions partielles ou totales de la masse instable.

Exemple de remodelage du profil instable des talus routiers


TERRE ARMÉE :
La technique originelle de sol renforcé

Les structures en Terre Armée associent un remblai granulaire sélectionné et contrôlé, des
armatures résistantes en acier ou synthétiques et un système de parement modulaire
généralement constitué de panneaux en béton préfabriqué, de treillis soudés ou de
panneaux en acier semi-elliptiques.

Cette combinaison idéale crée une structure de soutènement gravitaire durable.


Cette technique est adaptable aux murs de soutènement de toute hauteur. Elle est
également capable de supporter d’importantes charges de poids propre et de service,
imposées par les structures associées, véhicules ou autres équipements.
Les murs de soutènement qui sont considérés comme auto-stables peuvent également être
divisés en deux grandes familles :
Les murs-poids ou murs gravitaires qui acquièrent leur stabilité uniquement grâce à leur
propre masse (gabion).
Les murs lestés ou murs cantilevers. Ils peuvent être sous T renversé ou d’un L, coulés sur
place ou préfabriqués.
Mais d’une manière générale, tous les ouvrages de soutènement peuvent être différenciés
selon les critères suivants :
Leur morphologie : ouvrages massifs, ouvrages en béton armé, parois ancrées ou non, etc.
Leur méthode de dimensionnement et fonctionnement
Les méthodes employées pour leur mise en œuvre
Les matériaux utilisés : aciers, terres armées, maçonnerie, géosynthétique, béton armé ou
non, etc.
Leur domaine d’emploi spécifique
Les murs poids :
C’est le type de soutènement le plus classique, le plus anciens et le plus couramment mise en
œuvre. C’est leur poids propre extrêmement importante qui leur permet de s’opposer à la
poussée des terres.
Ce sont généralement des ouvrages rigides ou semi-rigides et sont équipés d’un système de
drainage quand ils n’ont pas pour fonction de maintenir le niveau de l’eau contenu dans les terres
à soutenir.
Ils sont employés habituellement pour soutenir des matériaux en déblai. De plus, ils ont facile à
mettre en œuvre et s’intègrent parfaitement au site dans lequel il est réalisé.
Les matériaux qui peuvent être utilisés pour leur réalisation sont :
Maçonnerie de pierre jointoyée, de béton non armé ou en béton cyclopéen (blocs de pierres ou
moellons noyés dans le béton) coulé en place
Maçonnerie de pierres sèches ou pierres non jointoyées et/ou gabion
Éléments préfabriqués en béton armé ou non (caissons remplis de terre, blocs, poutres, cellules
fleuries, etc.)
Murs en béton armé ou murs cantilever :

Ils sont très couramment employés. Ils sont caractérisés par une base élargie qui
est encastrée dans la partie supérieure du sol de fondation afin de faire
participer le remblai à soutenir dans sa stabilité.
Un voile en béton armé est encastré dans la semelle de fondation en béton
armé. Cette dernière peut être équipée d’une bêche afin de garantir la
stabilité du mur au glissement dans le cas où la résistance du sol et/ou l’emprise
imposent que la largeur de la semelle soit faible.
Murs en sol renforcé :

Ce sont des ouvrages dont le remblai est renforcé ou armé. Lors de la mise en place du
massif de remblai par couches successives compactées, on y insère les armatures ou les
éléments de renforcement. Les renforcements sont souples, résistants et extensibles. Ils
peuvent être métalliques (lanières métalliques, treillis soudés, etc.) ou synthétiques (nappes
géotextiles, bandes géosynthétiques, etc.).
Les parements ayant pour fonction de soutenir le remblai ainsi que de protéger les
renforcements peuvent être réalisés par des éléments préfabriqués en béton armé ou non.
Ils sont considérés comme des ouvrages souples résistant à la traction et supportant les
tassements différentiels du sol de fondation. Ainsi, ils peuvent être mis en œuvre même sur
un sol de mauvaise portance. Pour ce type d’ouvrage, il est nécessaire d’avoir une emprise
importante derrière le parement afin d’y mettre les renforcements ce qui n’est pas toujours
adapté dans certains cas.
Massifs cloués
Ils sont réalisés en déblai en terrassant le sol en place par tranches successives et du haut
vers le bas. Lors de leur mise en œuvre, le sol est renforcé à chaque phase de
terrassement par des barres (clous) légèrement inclinées par rapport à l’horizontale. Le
parement est généralement un voile en béton sur un treillis métallique.
Les matériaux à clouer sont des armatures métalliques qui sont scellées dans un forage par
l’intermédiaire d’un coulis en béton. Ils peuvent être également une barre ou un profilé qui
est mis en place par battage.
Ils sont employés uniquement pour soutenir des matériaux en déblais et hors d’eau. C’est
une technique qui permet également de renforcer des ouvrages existants ou de réaliser
des soutènements provisoires. Sa réalisation est assez fastidieuse et nécessite une certaine
expérience.
Voile et poutres ancrés :

Les voiles ancrés sont des ouvrages réalisés en déblai par le terrassement du sol en place en
une ou plusieurs passes. Elles sont formées d’éléments verticaux (pieux, planches ou tubes)
liées entre eux et ancrer par deux ou plusieurs tirants d’ancrage précontraints. Ils peuvent être
réalisés sur un même plan ou avec des plans décalés vers l’aval (disposition en gradin). Étant
donné que ce ne sont pas des ouvrages destinés à retenir les eaux, il est impératif qu’un
dispositif de drainage adéquat soit réalisé.
Les poutres ancrées quant à elles se différencient des voiles ancrés par le fait qu’elle est
épaisse et ne comporte qu’un seul lit de tirants d’ancrage précontraints. Ce sont des
ouvrages de soutènement en déblai et de stabilisation. Tous les types de terrains leur
conviennent. Toutefois, ils ne sont réalisés que par des entreprises spécialisées.
Rideau de palplanches métalliques :

C’est une structure chargée par la poussée des terres et de l’eau à soutenir. Il est très résistant
en flexion dont les appuis sont constitués par le sol en fiche (la partie enterrée du rideau) et
des tirants d’ancrage ou butons qui sont disposés dans la partie libre de l’écran.
Les palplanches sont des profilés que l’on obtient par laminage à chaud ou profilage à froid.
Elles sont enfoncées dans le sol par battage, vérinage ou vibrage. S’emboîtant les unes aux
autres, elles permettent la réalisation des rideaux continus très étanches qui peuvent être
rectilignes ou courbes.
Leur domaine d’utilisation est assez large du fait qu’elles permettent de construire des
soutènements aussi bien en remblai qu’en déblai. De plus, elle est relativement étanche
ce qui la rend intéressant pour des sites aquatiques (batardeau). Ainsi, elle peut être
employée pour le soutènement et défenses de berges de rivières et canaux, quais
fluviaux et maritimes. Ce sont uniquement des entreprises spécialisées qui peuvent la
réaliser.
Paroi en béton :

Que ce soit une paroi moulée, une paroi préfabriquée ou une paroi berlinoise, elles peuvent
être encastrées, ancrer ou butonner.
Une paroi moulée est obtenue par l’assemblage de panneaux verticaux en béton armé
dans un même plan. Ces derniers sont réalisés par la mise en place d’armatures dans une
tranchée avant de procéder au bétonnage grâce à un tube plongeur. Elle est spécialement
utilisée pour des travaux sous nappe.
Par contre, les parois préfabriquées sont réalisés par le scellement par l’intermédiaire d’un
coulis de ciment-bentonite des panneaux .