Vous êtes sur la page 1sur 52

Cours Complet Pompes et

stations de pompage

https://agronomies.blogspot.com
CHAPITRE I

RAPPELS-POMPES HYDRAULIQUES

I. Constitution d’une pompe centrifuge et principe de fonctionnement.


Une pompe centrifuge est construite pour répondre à des conditions précises de fonctionnement :
débit Q à élever à une hauteur H.
D’une façon générale, une pompe comporte :
 Un organe mobile, la roue, ou turbine, ou impulser ou rotor.
Des organes fixes, à savoir :
 Un diffuseur ou stator
 Des canaux de retour.
Cette disposition se rencontre dans les pompes dites multicellulaires ou l’ensemble roue-
diffuseur-canaux constitue une cellule.

Fig. 1 : Coupe d’une pompe multicellulaire.

Toutes les roues sont alors calées sur le même arbre. Lorsqu’elle comporte une seule cellule
elle dite monocellulaire et se compose d’une roue et d’une volute, ou corps de la pompe qui joue
le rôle du diffuseur.
La roue est formée d’aubage dont la concavité de la courbure est dirigée à l’opposé du sens
de rotation. Une roue est caractérisée par les angles de ses aubages, par ses diamètres, sa largeur et
enfin la vitesse à laquelle elle tourne.
Des flasques latéraux enserrent les aubages délimitant ainsi les canaux de la roue
Le diffuseur est aussi formé par des aubages offrant à l’eau un passage à section constante.
Les canaux de retour présentent une section constante, sauf s’ils font la diffusion.
1
Toutes ses sections sont rectangulaires ou carrés sauf celles de la volute qui sont circulaires ou
trapézoïdales.

Fig. 2 : Coupe d’une pompe centrifuge

Le principe de fonctionnement d’une pompe centrifuge est le suivant :


Lorsque la pompe est pleine d’eau et sous l’effet de la rotation de la turbine entrainée par le
moteur, l’eau arrive dans la région axiale, ou œillard est projeté à la périphérie et de ce fait,
engendre une dépression ce qui provoque un appel des tranches suivante et, par suite un
écoulement continu de la veine liquide, laquelle est recueillie par la volute ou par le diffuseur et
dirigée dans la conduite de refoulement.

Fig. 3 : Fonctionnement-pompe monocellulaire

II. Théorie de fonctionnement - Rôle des différents organes de la pompe.


a. Role de la turbine.
Une pompe centrifuge se compose :
1. Un distributeur, sorte de tubulure profilé qui sert à conduire l’eau avec une vitesse et une
direction convenable dans l’axe de la pompe ou « ouïe » ou « œillard » de la roue.
2. Une roue, ou turbine, ou rotor constitué par un moyen porté par un arbre et muni d’aubes
tournant à l’intérieur de deux coquilles formant le corps de la pompe. Les aubes peuvent être fixes
sur un ou deux cotés à des disques. On distingue ainsi des rotors ouverts, semi ouverts ou fermés.

2
Fig. 4 : Organes internes d’une pompe centrifuge

Fig. 5 : Types de roue ou rotor.


3. La théorie du fonctionnement montre qu’entre l’entrée et la sortie de la roue, l’énergie est
mécanique totale de la veine fluide est augmentée. Cette augmentation provient :
 D’une part d’un accroissement de l’énergie de pression (potentielle) ;
 D’autre part d’un accroissement de l’énergie cinétique.
Cette dernière est transformée en énergie de pression par le ralentissement progressif qui est
obtenu par une pièce placée à l’extérieur de la roue et qui, suivant le cas, peut être :
a. Un diffuseur lisse ;
b. Un diffuseur à ailettes ;
c. Un colimaçon ou volute.
Dans tous les cas, cette pièce se termine par un cône divergent qui contribue encore à
ralentir la vitesse du fluide et, partant, à récupérer sous forme de pression l’énergie cinétique
correspondante.
En définitive, dans ce type de pompe le plus courant, l’eau entre par le centre de la roue et sort à la
périphérie, décrivant une trajectoire centrifuge d’où le nom donné à ces machines.
Fonctionnement :
Le fonctionnement de la pompe peut se schématiser comme suit :

3
a. Des l’amorçage a eu lieu, le liquide pénètre dans la roue ou il acquiert une vitesse
supérieure, il en résulte à l’entrée de l’ouïe, une dépression qui entretien l’amorçage.
b. Par suite du tracé centrifuge des aubes le liquide est soumis dans le rotor à une vitesse
circonférentielle croissante d’où l’augmentation de la vitesse absolue par ailleurs sous
l’action de la force centrifuge, le liquide tend à être compressé à la périphérie d’où
augmentation de la pression.
c. Dans le diffuseur, le liquide abandonne une partie de sa vitesse qui se transforme en
pression, le liquide recueilli par la bâche (volute) pénètre dans le tuyau de refoulement ou
il monte jusqu'à une hauteur représentant la pression acquise.
Il apparait donc qu’une roue doit tourner d’autant plus vite que la hauteur d’élévation est
plus grande.
Théorie (Rappels) :

Travail : le travail d’une force est le produit de cette force par le déplacement effectué par cette
force :

 
W  F  l  produit scalaire   Fl cos 
 joules ( N ) ( m)

Le travail d’une force F constamment tangente à une circonférence :

  F.AB  F  r  
W  F.AB

W   W   F  r.  F.r.    M F.  C . 
 j  Nm  rd 

La puissance moyenne d’une force F est le quotient du travail quelle produit par le temps qu’elle
met pour l’effectuée :
dW d  Fl cos  
P    F . v .cos 
W  dt dt  N   m s
dW d  C  d
P   C  C 
 
W dt dt dt  Nm  rd s

4
Vitesses et angles de la turbine :

Fig. 6 : triangles des vitesses et angles caractéristiques.


ω : La vitesse angulaire de la roue (Rd/s).
V : vitesse absolue (m/s) ;
U : vitesse d’entrainement, dirigée suivant la tangente de la roue au point considéré (m/s) ;
W : vitesse relative par rapport à la roue (m/s)
Vu : vitesse circonferentille (projection de V sur la tangente de la roue) ;
Vr :vitesse radiale (projection sur le rayon r) ;
Vz : vitesse axiale (projection de lavitesse absolue sur l’axe de la machine) ;
C’est ainsi qu’aux point 1 et 2, on aura :
 A l’entrée de l’aubage, en 1, les vitesses U1, W1 et V1 ;
 A la sortie de l’aubage, en 2, les vitesses U2, W2 et V2 ;
Pour que l’écoulement s’effectue sans heurts, W1 et W2 devront être tangents à l’aubage,
respectivement à l’entrée et la sortie, ce qui permettra de tracer l’aubage.

A l’entrée de la roue, l’eau pénètre à peu près radialement dans la turbine. En conséquence, sa vitesse
absolue V1 formera, avec U1, un angle α1 très voisin de 90° et W1 sera déterminé par la règle du
parallélogramme.
L’homologue, à la sortie de la roue, de l’angle α1 est α2 . Sa valeur permettra de tracer l’aubage du
diffuseur. Pour que l’écoulement s’effectue sans chocs il faut que V2 à la sortie de la roue soit tangent à
l’entrée dans le diffuseur.
Dans le triangle des vitesses on peut écrire :

5
  
V  U W
   
V  Vr  VU  V Z
 
Vr  V sin α
 
VU  V cos α
Appliquons au mouvement absolu de l’eau entre les aubages le théorème des moments des
quantités de mouvement par rapport à l’axe de la pompe.
Théorème : « La dérivée par rapport au temps du moment cinétique d’un système mécanique par rapport à un
point fixe ou au centre d’inertie du système est égal au moment résultant par rapport au même point de toutes les
forces extérieures appliquées à ce système. »
Le moment cinétique des actions exercées par les aubes de la roue sur le liquide qui la traverse c'est-à-
dire le couple C qu’il faut appliquer sur l’arbre de la pompe en négligeant les frottements mécaniques
et hydrauliques est donné par :
L’entrainement de la roue produit un couple de force entre l’entrée et la sortie de la roue :
  
C  M Fext  F2 r2  F1 r1
 

 d mV 2
F2 
 ;

 d mV 1
F1 

dt dt
     
V 2  V 2U  V 2 r V 1  V 1U  V 1r
 dm  dm    dm  dm  
F2 
dt
V2 
dt
 
V 2U  V 2 r ; F1 
dt
V1  
dt
V 1U  V 1r 
   dm    dm   
C  M Fext  F2 r2  F1 r1 
dt
 
V 2U  V 2 r r2 
dt
 
V 1U  V 1r r1

dm   dm   
 
V 2 r r2 et V 1r r1  0 (V 1r etV 2 r ) passant par le centre.
dt dt
Alors le couple est égal à :
dm   dm   dm    
C  M Fext  V 2U r2  V 1U r1  V 2U r2  V 1U r1 
dt dt dt  
   
V 2U  V 2 cos α2 V 1U  V 1 cos α1
on sait aussi que :
dm  ρdV  ρQdt
dm     ρQdt        
C V 2U r2  V 1U r1   V 2 cos α2 r2  V 1 cos α1 r1   ρQ V 2 cos α2 r2  V 1 cos α1 r1 
dt   dt    
On a le moment cinétique ou bien couple (valable pour les pompes et les turbines) :
   
C  ρQ V 2 r2 cos α2  V 1 r1 cos α1  (1)

La puissance appliquée à l’arbre s’écrit :


P  Cω (2)
D’autre part on sait :
       
r1ω  U 1 ; r2ω  U 2 ; V 1 cos α1  V 1U ; V 2 cos α2  V 2U
Il vient :

6
       
P  Cω  ρQ V 2 r2ωcos α2  V 1 r1ωcos α1   ρQ V 2U U 2  V 1U U 1 
Alors :
   
P  γQ
V 2U U 2  V 1U U 1  (3)
g
γ : est le poids volumique.
   
Dans cette dernière formule
V 2U U 2  V 1U U 1  est homogène à une hauteur, on l’appelle hauteur
g
effective d’élévation ou hauteur engendrée d’une pompe.
   
H eff 
V 2U U 2  V 1U U 1  (4)
g
C’est l’équation d’Euler, si α1  90 qui est généralement le cas, et en utilisant l’expression de la vitesse
V2U on a :
V2U 2 cos α2
H eff  (5)
g
Pour une turbine :
   
V 1U U 1  V 2U U 2 
H eff   (6)
g
Or, dans le triangle des vitesses on a :
W22  U 22  V22  2U 2V2 cos α2
Donc :
V22  U 22  W22
H eff 
2g
Si nous retranchons et ajoutant V12 l’expression d’Euler devient :

V22  V12 V12  U 22  W22


Ht  
2g 2g
Le premier terme c’est une augmentation de l’énergie cinétique par suite une augmentation de la
vitesse. On démontre que le deuxième terme représente un accroissement la pression.
Caractéristiques d’une pompe idéale :
On a trouvé que l’énergie fournie à l’eau est :
   
V 2U U 2  V 1U U 1 V2U 2 cos α2  VU
1 1 cos α1
H eff  
g g
Cette énergie est donnée par l’expression (5) si α1  90 et que α2 sera petit.
De l’examen de l’expression (5), on peut constater pour une même vitesse de rotation U2 et un même
angle α2 H eff croit avec l’angle β2 , puisque V2 passe à V2'  V2 pour β2'  β2 figure ci dessus ;
,

7
Si pour une même vitesse U2, le débit Q passe à Q’ avec Q’<Q dans ce cas α'2  α2 car la section de
passage reste la même et β2 ne change pas W2"  W2

La relation (5) peut s’écrire :


H eff
g  V2 cos α2
U2
En divisant par U2 on a :
H eff V2 cos α2 Ak
g 2
  (a)
U 2
U2 AU 2
'
Ak AU 2 V2 Ak Ak' V2' cos α2 H eff
      g '2 (b)
Ak' AU '2 V2' AU 2 AU '2 U '2 U2
'
Si H eff est la hauteur correspondant à V2' cos α2 .
En conséquence, on tire de (a) et (b) :
2
U 
'
H eff
  2'  (7)
H eff  U2 
Le débit qui sort de la roue est égal au produit de section de sortie πD2 L2 ou L2 est la largeur de la
roue, par la vitesse radiale Vr :
Q  πD2 L2Vr (8)
Vr  V2 sin α2
D’après la figure des triangles des vitesses (fig.4),
Vr
t gβ2 
U 2  V2 cos α2
Donc :
 gH eff 
Q  πD2 L2 U 2  V2 cos α2  tgβ2  πD2 L2 U 2   tgβ2 (9)
 U2 
Or pour une roue donnée, ou D2, L2 et 2 sont données, U2 a une valeur constante pour une vitesse de
rotation fixée. En conséquence, dans un système de coordonnées QH, l’expression (9) traduit
l’équation d’une droite de coefficient angulaire négatif (droite 1 fig. 5), puisque 2 < 90° :

8
U2  Q 
H eff  U 2   C’est l’équation de la caractéristique d’une pompe centrifuge idéale, cette
g  πD2 L2tgβ2 
équation est une droite dont la pente dépend de 2

Fig. 7 : Caractéristiques effectives et hauteur nette en fonction du débit

U 22
Cette droite coupe l’axe OH au point H eff  et l’axe horizontal OQ au point Q  πD2 L2U 2tgβ2
g
On a trois cas :

β2  90  tgβ2  0 β2  90  tgβ2  0 β2  90  tgβ2  0

U2  Q 
L’équation de la caractéristique d’une pompe centrifuge est H eff  U 2  
g  πD2 L2 tan β2 
1
Si l'on pose : K 
πD2 L2 tan β2
U2
On a : H eff  U 2  KQ 
g

9
Fig. 8 : Caractéristiques de la hauteur effective pour différents angles β2 .

Les courbes 1 sont les meilleurs pour les rendements. En pratique on utilise β2  30
.
Fonctionnement en régime optimal – rendement manométrique
 Passage à un nombre fini d’aube :
Pour nous rapprocher du cas réel, habituellement le rotor d’une pompe possède un nombre fini
d’aubes (6 à 12), dans ce cas l’écoulement entre les aubes n’est pas strictement affilé comme il est
supposé dans la théorie, la répartition des vitesses dans la section transversale n’est régulières :

Fig. 9 : influence du nombre d’aubes- Rotation à débit nul.

Sur la surface d’une aube + la pression est plus elevée et la vitesse est plus faible, alors que la surface –
la pression est plus faible et la vitesse plus grande.


La dimunition de la composante tangentielle V 2U , qui caracterise le passage à un nombre fini d’aubes,
entraine la dimunition de la hauteur créeee par la pompe.
Soit H eff .Z est la hauteur theorique correspondant à un nombre fini d’aubes.

10
 
V '2U U 2
H eff .Z 
g
H eff .Z
Convenant d’appeler le rapport le coefficient d’influence du nombre d’aubes.
H eff .
    
H eff .Z V '2U U 2 g V '2U U 2V 2U
μ       H eff .Z  μH eff .  μ
H eff . V 2U U 2 g V 2U g
L’etude theorique montre que les coefficients μ dependent de la forme du rotor et il est constant pour
un rotor donné. Il est calculé par la formule :
1
μ ψ   0,55  0,65  0,6 sin β2

1
Z 1   r1 r2  
2
 
Pour r1 r2  0,5 et β2  30
Z 6 8 10 12 … 
μ 0,714 0,768 0,806 0,834 … 1
Alors :
 
U 2V 2U
H eff .Z μ (10)
g
 Influence de la perte de charge à l’interieur de la pompe :
Tracé de la carcteristique réelle :
La hauteur réelle de la pompe est H p ets moins élevée que H eff .Z :
H p  H eff .Z  Σpdc
Les pertes de charges dans une pompes se composent de deux pertes :
 Les pdc dues aux frottements liquides entre eux et contres les aubages (roue et diffuseur) , une
partie due aux tourbillons, le regime étant turbulent on ecrit :
hp1  k1Q²
k1 dépend de la dimension de lapompe.
 Les pdc dues aux chocs, à l’entrée du rotor et dans la bache spirale. Ceci est du à la non
concaordance des directions des fillets. Si la viteese relative W1 est tangente aux aubes, cela
signifie que le liquide rentre dans le rotor sans chocs et sans tourbillons

Fig. 10 : influence de la vitesse relative W1 sur les p.d.c.

11
Mais ce cas n’est pas réel, la vitese W1 ' forme un angle  ou - ,. Aussi le debit réel Q est different du
debit normal Q0 , on admet que les pdc dues aux chocs sont proportionnels au carré de la difference
entrze le debit réel et le debit normal :
hp 2  k1  Q  Q0  ²
Les pdc totales sont alors :
hp  hp1  hp 2
Le rapport :
Hp H eff .Z  Σpdc
  ηh (11)
H eff .Z H eff .Z
est appellé rendement hydraulique, ηh   0,72  0,92  .
Dans la fig. 5 on a :
La coube 1 represente H eff .  f  Q  ;

La courbe 2 represente H eff .Z  f  Q  ;


La courbe 3 les pdc dues aux chocs ;
La courbe 4 represente les pdc dues aux frottements dans les aubages ;
La courbe 5 est la courbe réelle de H=f(Q)
Generalement la courbe caracteristiques est determinée experimentalement.
 Pertes volumetriques :
Ces pertes d’ebergie sont dues à l’interieure de lapompe des fuites du liquide à travers les joints
(points d’etanchietes entre riotor et corps de la pompe)
On definit le rendement volumetrique :
Q Q
ηV   (12)
Q' Q  q

Fig. 11 : pertes d’énergie due aux fuites à travers les joints.


 Pertes mecaniques :
Pertes dues aux frottements mecaniques dans les presses etoupes et le spaliers de lapompe

12
P0  Pmec Ph
ηmec   (13)
P0 P0
P0 est la puissance totale consommée par la pompe ; Pmec est la puissance perdue par les frottements
mecaniques ; Ph est la puissance hydraulique et ηmec est le rendement mecanique.
La puissance hydraulique Ph s’exprime par :

Ph  γ  Q  q  H eff .Z
Le rendement total est le rtapport entre la puissance fourbnie à la puissance consommée :
P γQH p
ηh  
P0 P0
Alors on :
PPh γQH p Ph Q H p Ph
η    ηV ηh ηmec
P0 Ph P0 γ  Q  q  H eff .Z Q  q H eff .Z P0

Le rendement manometrique total est :


η  ηV ηh ηmec
H
η (14)
H eff
C’est le rendemnt total pour une pompe centrifue il varie entre 0,70 et 0,88.
Courbes caractéristiques d’une pompe centrifuge :
La puisance absorbée est :
gQH
P  Kw   (15)
η
Avec :
Q : debit de lapompe (m3/s).
H =hauteur manometrique totale (m).
 : rendement de lapompe
La forme de la courbe QH dépent de l’angle 2

Fig. 12 : Courbes caractéristiques d’une pompe centrifuge.

13
Fig. 13 :Types de courbes caractéristiques

14
Bibliographie :
- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE Tome II (Ouvrages de transport Elevation et distribution des eaux), Editions EYROLLES, 1979

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE-Excercices et projets, Editions EYROLLES, 1980

- Association Générale des Hygiènistes et Techniciens Municipaux, LES STATIONS DE POMPAGE D'EAU, LAVOISIER-TEC & DOC, 1991

- La Société Grenobloise d'Etudes et d'Applications Hydrauliques SOGREAH, LES POMPES ET LES PETITES STATIONS DE POMPAGE,
Collections « Techniques rurales en Afrique », Novembre 1978

15
CHAPITRE II

COUPLAGE DES POMPES EN SERIE ET EN PARALLELE

1. Pompes identiques et non identique en parallèle


Le groupement de 2 pompes en parallèle consiste à ce que chaque pompe refoule dans un collecteur
unique. L’aspiration peut se faire d’un endroit unique ou deux endroits différents.
Pour une hauteur donnée H le débit total’ à la sortie du collecteur, est la somme des débits
QT  Q1  Q2 (Fig. 1)

Fig. 1 : Groupement de pompes en parallèle

Fig. 2 : Groupement de pompes en parallèle


(a) pompes différentes (b) pompes identiques

 Soit deux pompes avec les courbes caractéristiques I et II (Fig. 2-a)


La construction de la courbe caractéristique de deux pompes groupées en parallèle est basée sur le
Principe : Pour une hauteur de refoulement quelconque h à la sortie du collecteur, le débit total QT
(point 3’) est égal aux débits de la pompe1 Q1 (point1) + le débit de la pompe Q2 (point 2) (voir Fig. 2-a),
(ligne horizontale h, 1, 2, 3’)
On répétant la procédure en variant h on trace plusieurs points qui formeront courbe caractéristique
(I+II)// (en pointillé sur le graphe).
 Si les deux pompes sont identiques (Fig. 2-b)
Pour une hauteur de refoulement quelconque h à la sortie du collecteur, le débit total QT (point 2’) est égal à
deux fois le débit de la pompe1 Q1 (point2), (ligne horizontale h, 2, 2’)
On répétant la procédure en variant h on trace plusieurs points qui formeront courbe caractéristique
(I+I)// (en pointillé sur le graphe). (Fig. 2-b)
2. Pompes identiques et non identique en série

Fig. 3 : Groupement de pompes en série

Fig. 4 : Groupement de pompes en série


(a) pompes différentes (b) pompes identiques

Le groupement de 2 pompes en série consiste à installer les pompes de manière que la pompe
P1 aspire d’un lieu et refoule dans l’ouïe de la pompe P2 (fig. 3).
La hauteur d’élévation totale est égale à la somme des hauteurs des pompes 1 et 2, le débit reste
inchangé et traverse la pompe P1 et la pompe P2 (ce groupement pour augmenté la hauteur de
refoulement pour un débit constant, ce mode est très peu utilisé)
La construction de la courbe caractéristique de deux pompes groupées en série est basée sur le
Principe :
Pour un débit de refoulement quelconque q à la sortie, la hauteur totale HT (point 3’) est égal a
la hauteur de la pompe1 H1 (point2) + la hauteur de la pompe H2 (point 1) (voir Fig. 4-a), (ligne
verticale q, 2, 1, 3’)
On répétant la procédure en variant q on trace plusieurs points qui formeront courbe caractéristique
(I+II) série (en pointillé sur le graphe).
 Si les deux pompes sont identiques (Fig. 4-b)
Pour un débit de refoulement quelconque q à la sortie, la hauteur totale HT (point 2’) est égale à deux fois
la hauteur de la pompe1 H1 (point2), (ligne verticale q, 2, 2’)
On répétant la procédure en variant q on trace plusieurs points qui formeront courbe caractéristique
(I+I) série (en pointillé sur le graphe). (Fig. 4-b)
3. Points de fonctionnement
 Cas de pompes différentes associées en parallèles (Fig. 5-a):
Le point de fonctionnement P obtenu par l’intersection de la courbe caractéristique (I+II)// des pompes
associées en parallèle et la courbe caractéristique du réseau C donne un débit totale Qf et une hauteur
Hf.

Fig. 5 : Points de fonctionnement


(a) pompes différentes (b) pompes identiques

P (Qf, Hf) : La pompe I (q1, Hf) - la pompe II (q2, Hf) - Qf = q1+q2


 Cas de pompes identiques associées en parallèles (Fig. 5-b):
Le point de fonctionnement P obtenu par l’intersection de la courbe caractéristique (I+I)// des pompes
associées en parallèle et la courbe caractéristique du réseau C donne un débit totale Qf et une hauteur
Hf :
P// (Qf, Hf) : La pompe I (Q=Qf/2, Hf) - la pompe II (Q=Qf/2, Hf) - Qf = 2x (Q/2)
Si une seule pompe fonctionne le point de fonctionnement passe de (P//) à P et le débit sera (Q1p, hp)
On constate que Q1p < Qf/2 (c.-à-d. que si les deux pompes fonctionnent normalement et donne un débit
Qf, et si une pompe tombe en panne le débit qui sortira sera inferieur au débit Qf/2)

 Cas de pompes différentes associées en série (Fig. 6-a):

Fig. 6 : Points de fonctionnement


(a) pompes différentes (b) pompes identiques

Le point de fonctionnement P obtenu par l’intersection de la courbe caractéristique (I+II)série des


pompes associées en série et la courbe caractéristique du réseau C donne un débit totale Qf et une
hauteur Hf :
P (Qf, Hf) : La pompe I (Qf, h1) - la pompe II (Qf, h2) - Hf = h1+h2

 Cas de pompes identiques associées en série (Fig. 6-b):

Le point de fonctionnement P obtenu par l’intersection de la courbe caractéristique (I+I)série des


pompes associées en série et la courbe caractéristique du réseau C donne un débit totale Qf et une
hauteur Hf :
Ps (Qf, Hf) : La pompe I (Qf, h1) - la pompe II (Qf, h2) - Hf =2h1=2h2 ( h1=h2)
Exemple d’application n° 1 :
Pompes-Couplage de pompes
Deux pompes dont les caractéristiques
(QH) et (  Q) sont données, sont appelées
à débiter dans une conduite de 800 mm de
diamètre posée sur 6000 m de longueur et
qui débouche dans un réservoir à 68 m au-
dessus du plan de pompage.
Il ya la possibilité de grouper soit en série
soit en parallèle.
Quels seraient les points de
fonctionnement de chacune de ces pompes
dans les deux hypothèses de groupement et
quelles seraient les puissances absorbées par
l’ensemble des pompes.
La conduite d’aspiration est courte
( J a  0 ), la rugosité   2mm

Solution :
Déterminons pour les differents debits la HMT correspondante :

Q (l/s) R R barre f f (c- p.d.c HMT


0 0 0 0 (Ac 0 wh 0 68
100 159 155 102 605 0,025822 0,025825 0,41 68,41
ho ite)
200 318 310 203 229 0,025362 0,025363 1,61 69,61
300 477 465 303 758 ur)
0,025203 0,025204 3,60 71,60
400 636 620 404 251 0,025122 0,025122 6,39 74,39
500 795 775 504 723 0,025073 0,025073 9,96 77,96
600 954 930 605 184 0,025040 0,025041 14,32 82,32
Traçons les caractéristiques résultantes
dans chaque hypothèse de fonctionnement
(pour le groupement en parallèle et celui en
série)
 groupement en // (H=76 m Q2=142
l/s (point a) ; Q1=305 l/s(point b) Qt=447 l/s
(point c))
Répéter l’opération  courbe (1+2)// (……)
 groupement en série (Q = 360 l/s H1=58,5
m (point e); H2=65 m (point f) Ht=123,5 m
(point g).
Répéter l’opération  courbe (1+2) série (---)
Points de fonctionnement :
Groupement en parallèle.
L’horizontale passant par P// donne Q=448 l/s

Pour la pompe 1 : Q1=305 l/5 ; HMT=76 m ;   80%


Pour la pompe 2 : Q2=143 l/5 ; HMT=76 m ;   64%
Puissance absorbée :
 10QH   10QH 
P   
   P1    P 2
 10  0.305  76   10  0.143  76 
    459,56 KW
 0.80   0,64 
Groupement en série
L’horizontale passant par Ps donne Q=480 l/s
Pour la pompe 1 : Q1=480 l/5; HMT=36.5 m ;   46%
Pour la pompe 2 : Q2=480 l/5 ; HMT=44.5 m ;   50%
Puissance absorbée
 10QH   10QH 
P   
   P1    P 2
 10  0.480  36.5   10  0.480  44.5 
    808.07 KW
 0.46   0,50 
les p.d.c. dans la conduite d’aspiration sont
négligeables car la conduite est courte, alors
NPSHd est égale à :

 Si ha=3 m NPSHd=10-3=7 m
Groupement en parallèle
Pour la pompe 1 : NPSHr=3.6 m (NPSHd>NPSHr)
Pour la pompe 2 : NPSHr=3.4 m (NPSHd>NPSHr)
PAS DE CAVITATION
Groupement en série
Pour la pompe 1 : NPSHr=3.4 m (NPSHd>NPSHr)
Pour la pompe 2 : NPSHr=8.9 m (NPSHd>NPSHr)
Cavitation pour la pompe 2
 Si ha=4.5 m NPSHd=10-4.5=5.5 m
Groupement en parallèle : PAS DE CAVITATION.
Groupement en série : CAVITATION pour 2
pompes.
Le groupement en serie n’est possible que
pour le cas ou ha= 3 m et ou la pompe 1 aspire et
refoule dans l’aspiration de la pompe 2.
La courbe caractéristique C de la conduite de
Si la hauteur ha passe à 4.5 m, ce
refoulement est tracé avec les points du tableau ci-
groupement n’est pas possible.
dessus (Q, HMT)
On choisira le groupement en parralele car les
risque de cavitaion ne sont pas à craindre, de plus
la puissance absorbée est bien inferieur à celle du
groupement serie
4. Recherche de la réalisation du point désiré.
Cette recherche est basée sur des considérations économiques et techniques.
 Les premières permettent de trouver le diamètre de la conduite de refoulement le mieux adapté
au débit Q à relever. En appliquant pour les petits projets la relation de Bresse :   Q , mais pour
des projet consistants il y a lieu de faire une étude complète décrite sur le graphe suivant :

Fig. 7 : détermination du diamètre optimum

 Mettre en place la caractéristique C de la conduite de manière à passer par P. mais il est rare que
(QH) passe par P. il faut que (QH) passe à gauche de I, sinon on ne peut assure le débit Q

Fig. 8 : Solutions pour obtenir le point désiré.


Solutions :
1. Pomper au débit Q’ et diminuer le temps de pompage. Eviter la marche en cavitation. Le
rendement doit être satisfaisant.
2. Accepter QH et vanner sur le refoulement. Mauvaise solution et onéreuse (chute de rendement),
vibration de l’opercule de la vanne (point de fonctionnement incorrect).
3. Rogner la roue afin de passer QH par P.
4. Les trois solutions se rapportent à une vitesse de rotation constante. Si l’on veut changer la
vitesse pour obtenir le débit désiré, cette vitesse sera déterminée par :
n1 Qd Qd
  n1  n2
n2 QP ' QP '

Exemple d’application n° 2:
Un groupe électropompe refoule dans un réservoir situé à On donne la courbe NPSH requis fournie par
2000 m un débit journalier de 22500 m3. Le niveau le constructeur, la hauteur d’aspiration sera
d’aspiration est constant à la cote 35,00. Le niveau à prise égale à 0,5 m, la rugosité des conduites
atteindre au réservoir par la conduite de refoulement est à (aspiration et refoulement) est égale à 2 mm.
la cote 105.00 m. l’exploitation s’effectue d’une manière
continue, elle pourrait, toutefois, s’accommoder
éventuellement d’une marche inferieur à 24 h par jour.
On sait par ailleurs que la conduite d’aspiration mesure
500 m de longueur et a un diamètre de 500 mm. On donne
la courbe QH de la pompe pour une vitesse de 950 tr/min
ainsi que les courbes équi-rendements pour des rognages
divers de la roue. Le rendement du moteur est de 85%.
1. Déterminer le diamètre économique de la conduite de
refoulement (on prendra le diamètre standard immédiatement
supérieur au diamètre théorique).
2. Tout en conservant la même vitesse de rotation
indiquée les solutions possibles pour adapter la pompe aux
conditions de refoulement imposées. Faire tous les
commentaires nécessaires. Donner le % de rognage de la
roue. Le critère de choix sera donné par le minimum de
dépense d’énergie consommée par jour.
3. Déterminer pour chaque cas examiné, la position de
l’axe de la pompe de manière qu’il n’y ait aucun risque de
cavitation pour le débit refoulé.
Solution :
Le débit désiré est : Qd= 22500x103/3600/24=260 l/s.
Courbe caractéristique de la conduite :
Le diamètre économique est : D  0.260  0, 510 m  600 mm

8.4  fl asp 8.4  fl ref


H  Hgéo  p.d .c  Hgéo  Q2  Q2
 gD
2 5
asp  gD
2 5
ref

8.4  500 f asp 8.4  2000 f ref


 (105  35)  Q2  Q2
  9.81 0.5
2 5
 2  9.81 .65
Q(l/s) Rasp R bar asp f Achour hfasp Rref R bar ref f Achour href H
0 0 0 0,00000 0,00 0 0 0,00000 0,00 70,00
100 254648 173406 0,02885 0,40 212207 141250 0,02755 0,61 71,02
200 509296 345251 0,02864 1,59 424413 280782 0,02726 2,43 74,02
300 763944 517038 0,02856 3,57 636620 420245 0,02716 5,45 79,02
400 1018592 688802 0,02853 6,34 848826 559679 0,02711 9,68 86,01
500 1273240 860552 0,02851 9,89 1061033 699099 0,02708 15,11 95,00
Point de fonctionnement :
Q=308 l/s; H=79,5 m ;   82% ; NPSHr=6,8 m

1° solution : Accepter ce point de fonctionnement


et diminuer le temps de pompage, ce temps sera :
22500
T  20 h / jour
0.308  3600
Eviter la cavitation :
NPSH d  NPSH r  10  ha  p.d .casp  NPSH r
 ha  10  p.d .casp  NPSH r
8.4  fl  asp
 ha  10  Q 2  NPSH r
 2 gDasp
5

8.4  0.0271  500


 ha  10   0.3162  6,8
 2  9.81  0.55
 ha  0.36 m
La cote de l’axe de la pompe :
N=35-0.36=34.64 m
QH 0.308  79.50
P  10  10  299Kw
 0.82
2° solution : Vanner sur le refoulement :
Q=260 l/s ; H=84.6 m ;   77.5% ; NPSHr=5.2 m
Eviter la cavitation : NPSH d  NPSH r
8.4  0.02513  500
 ha  10   0.262  5.2
  9.81  0.5
2 5

 ha  2.71m
La cote de l’axe de la pompe : N=35-2.71=32.29 m
La puissance est :
QH 0.260  84.6
P  10  10  284 Kw
 0.775
3° Rognage de la roue :
Qd H d 260 76.8
  m2    0, 929  m  0, 964
Qr H r 280 82.5
Soit un rognage de 3.6% ce qui est acceptable.
Q=260 l/s ; H=76.8 m ;   78.5% ;NPSHr=5.2 m.
QH 0.26  76.8
P  10  10  254 Kw .
 0.785
La cote de l’axe de la pompe : N=32.29 m
4° Changement de vitesse :
Qd nd Q 260
  nd  n p d  950  802 tr / min
Qp n p Qp 308
2 2
H d  nd  n 
La hauteur H sera :    Hd  H p  d 
H p  n p   np 
 

2
 802 
Soit : H d  80    57 m  H geo  70 m La solution inadéquate.
 950 

Bibliographie :

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE Tome II (Ouvrages de transport Elevation et distribution des eaux), Editions EYROLLES, 1979
- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE-Excercices et projets, Editions EYROLLES, 1980
- Association Générale des Hygiènistes et Techniciens Municipaux, LES STATIONS DE POMPAGE D'EAU, LAVOISIER-TEC & DOC, 1991
- La Société Grenobloise d'Etudes et d'Applications Hydrauliques SOGREAH, LES POMPES ET LES PETITES STATIONS DE POMPAGE,
Collections « Techniques rurales en Afrique », Novembre 1978
CHAPITRE III

LOIS DE SIMILITUDES DANS LES POMPES A FLUIDE INCOMPRESSIBLE

1- Introduction
La théorie des turbos machines appliquée aux pompes centrifuges montre que, pour une
pompe donnée fonctionnant à différentes vitesses et en des points de fonctionnement homologues
(c'est-à-dire tels que les triangles des vitesses soient semblables d’un régime de fonctionnement à un
autre aussi bien à l’entrée qu’a la sortie de la roue) :
1. le débit est proportionnel à la vitesse;
2. les hauteurs Heff et Hn sont proportionnelles au carré de la vitesse;
3. le rendement manométrique est indépendant de la vitesse;
4. la puissance absorbée sur l’arbre de la pompe est proportionnelle au cube de la vitesse.
2- Etude théorique de la similitude
a) Pompes semblables-Généralités.
Pour obtenir les dimensions finales de l’objet, on multiplie les dimensions de la maquette par un facteur
k d’homothétie : l’objet est dit semblable à la maquette.
On applique ces principes dans les pompes pour les dimensions :
 Diamètre de la roue,
 Largeur de la roue,
 Diamètres des orifices d’entrée et de sortie de l’eau,
Ces dimensions présentent entre elles un rapport k constant, les angles  et  étant, par ailleurs
conservés.
Les pompes ainsi obtenues sont dites semblables entre elles.
b) Lois de similitude applicables aux pompes centrifuges.
Soit :
 une première pompe, dont la roue, le diamètre extérieur D, de largeur L, tourne à une vitesse N
et débite un débit Q pour une hauteur nette hydraulique H, avec un rendement H et une
Ht
puissance absorbée P.
 une deuxième pompe semblable, à la première ou les valeurs correspondantes dont d, l, n, h et
p pour le même rendement.
Les pompes sont semblables entre elles, les angles α et β sont conservés et :
D’après l’expression (7-§1), les rendements étant identiques :
2 2 2 2
H H eff  U   πDN   D   N 
 '         (16)
h H eff  u   πdn   d   n 
D’après l’expression (8.§1) :
Q πDLVr V U DN
 ; mais comme : r  
q πdlvr vr u d n
2
Q D L N
  (17)
q d l n
La puissance P étant proportionnelles à QH, on aura :
4 3
P  D L N 
    (18)
p d l n
Soit le facteur d’homothétie :
D L
k  (19)
d l
An conséquence on peut écrire :
Qn
k (20)
qN
n H
k (21)
N h
Deux cas particuliers :
Pour une machine hydraulique spécialement pour une pompe tournant à 2 vitesses différentes N et n
nous pouvons écrire :
(D=d)
La relation (16) donne :
2
H N
  (16a)
h n
La relation (17) donne :

Q N
 (17a)
q n
La relation (18) donne :
3
P N
  (18a)
p n
3-Vitesse spécifique d’une pompe centrifuge :
Pour illustrer tout un groupe de pompe semblables entres elles, on utilise la notion de vitesses
spécifiques qui est défini comme suit :
La vitesse spécifique est le nombre de tours par minute auquel devrait tourner la roue d’une pompe
centrifuge qui débiterait 1 m3/s à 1 m de hauteur.
Elle est calculée par le rendement maximal de l’engin, donc par point Q, H biens définis et les mieux
adaptées pour la pompe.
Sa valeur est obtenue à partir (16), (17) et (19) :
2
H N
 k2   (22)
h n
Q N
 k3 (23)
q n
En élevant (23) au carré et (22) à la puissance 3, k se trouve éliminé :
Q2 H 3 n4
 3  4 (24)
q2 h N
On tire
NQ1 2 nq1 2
34
 3 4  C te (25)
H h
Cette constante est appelée vitesse spécifique et est représentée par ns , donc
NQ1 2
ns  (26)
H3 4
N est exprimé (tr/mn) ; Q (m3/s) ; H en (m).
On en déduit :
1. que la vitesse spécifique est la même pour un groupe de pompes semblables entre elles ;
2. Que la vitesse spécifique d’une pompe est indépendante de sa vitesse de rotation.
Cas considérations montrent que, pour le constructeur qui doit établir une pompe devant satisfaire à un
débit Q (m3/s) à une hauteur H (m) et devant tourner à une vitesse N (tr/min), il suffit :
 De calculer la vitesse spécifique de l’engin demandé par le client,
 De rechercher, dans la gamme des pompes fabriquées celle dont la vitesse spécifique est la plus
approchante.
Elle exprimé en tr/min ou sous forme homogène ns (adimentionnel) il faut que :

N  tr s  ; Q  m3 s  ; ( H( m ) =Hg); g  m s 2 
Cette pompe prototype étant trouvée et, de plus, bien connue par ses performances (débit q, hauteur h
pour le maximum de rendement, vitesse n), le constructeur calcule le rapport d’homothétie (21) :
Qn
k et multiplie par cette valeur les dimensions principales du prototype pour avoir celles de la
qN
pompe désirée.
4- Influence de la vitesse de rotation sur les caractéristiques de la pompe

Pour une même pompe ( D d  1 ) tournant à deux vitesses : les relations (16a), (17a) et (18a) sont
applicables
Soit H=f(Q) et   f(Q) pour une vitesse n =1500 tr/min=157,08 rd/s

(Pour les besoins d’explication Soit H  0,0003Q 2  104,39 )


On se propose de calculer la vitesse n1 à laquelle doit tourner cette pompe pour fournir un débit Q1
sous une charge H1, le point (Q1 H1) n’étant pas sur la caractéristique H=f(Q).
Sur la figure 1 ci-dessous le point M de coordonnées Q1 et H1 (par exemple Q1=260 l/s, H1=70 m)
par lequel devra passer la nouvelle caractéristique ; par hypothèse M n’est pas sur la courbe H=f(Q)
correspondant à la vitesse n1. Nous allons chercher le point homologue de M à la vitesse n1.
Fig. 1 : Influence de la vitesse de rotation sur les conditions
de fonctionnement d’une pompe centrifuge
D’après les lois de similitude nous savons que pour les points homologues du fonctionnement de la
pompe, on a :
Q H b 2
 cte  a  cte  b on éliminant n  H Q
n n2 a2
C’est l’équation d’une famille de paraboles ; pour obtenir celle passant par M Q1 , H1  il faut faire

b 2 b H1
H1  Q1 ou 
a2 a 2 Q12
b 70
(notre cas  2
  0,0010355)
a 2602
Et l’équation de la parabole (P) passant par M est :
H1 2
H 2
Q  0,0010355Q 2
Q1
Cette parabole coupe la caractéristique H=f(Q) au point K de coordonnées Hk et Qk à la vitesse n1 qui
est l’homologue de M.
D’après les lois de similitude, ou peut écrire :
n Qk Q
  n1  n M
n1 QM Qk
On aura de même :
2
n Hk HM
    n1  n
 n1  HM Hk
Conformément aux lois de similitude le rendement reste le même si la hauteur varie comme le carré de
la vitesse et le débit comme la vitesse, autrement dit la parabole (P) est une courbe joignant les points
d’égal rendement (ou courbe équi-rendement). Le rendement au point M sera donc le même que celui
au point K situé sur la même courbe équi-rendement, ce sera dons n1.
Le point K est l’intersection entre la courge H=f(Q) et la courbe P (H=0,0010355Q²)
On déduit K (Q2=280.64 l/s et H2 =81,55 m) est l’homologue du point M (Q1=260 l/s et H1=70 m)

HM 70
n1  n  1500  1390 tr min
Hk 81,55
QM 260
n1  n  1500  1390 tr min
QK 280,64
On voit donc qu’une pompe centrifuge peut conserver un excellent rendement en fournissant un débit
et une hauteur différents, a conditions de modifier la vitesse de rotation.
Parmi les solutions techniques susceptibles d’être adoptées pour modifier la vitesse de rotation d’une
pompe centrifuge est l’entrainement par les moteurs à vitesse variable.

Figure 2 : Réseau de caractéristiques d’une pompe centrifuge à différentes vitesses


Courbes équi-rendements
Traçons maintenant la courbe caractéristique de la conduite. Supposons une marche à n5=1500 tr/min
Le point de fonctionnement P (q=275 l/s, H=64 m, n5, =68%), si l’on diminue le débit de 50% environ
(P’’ (q1=150 l/s, H =49 m, n3<n<n4,  =67%)
Nous pouvons avoir ce débit avec la même vitesse initiale n5, avec un serrage de la vanne sur le
refoulement on aura point P’ (q1=150 l/s, H=79 m, n5, =64%)
On constate une chute de rendement (3%) et une p.d.c h = (79-64)=15 m
Donc une énergie plus importante, le changement de vitesse est meilleur.
5- Influence du diamètre de la roue sur les caractéristiques de la pompe

Le diamètre extérieur D2 est calculé à partir de la constante de vitesse KU, H ayant la valeur déterminée
à partir des p.d.c ( H  H geo   pdc ).
La constante de vitesse défini par Stepanoff
U2
KU  (26a)
2 gH
πD2 N
Comme U 2  (U2 en m/s, N en tr/min)
60
84,5Ku H
D2 ( m )  (27)
N
On remarque que la vitesse de rotation élevée diminue l’importance de la pompe
Le diamètre D0 à l’œillard est déterminé par rapport à la valeur trouvée pour D2. La largeur L1 de la
roue à l’entrée des aubages résulte de D1, de la vitesse V1 ( 1  90 ) et de la constante de débit Kq1 :
V1
K q1 
2 gH (28)
D1, est environ égal D0 pour les faibles valeurs de ns ; pour avoir une entrée sans chocs D1 est parfois
pris inferieur à D0 ; le bord d’attaque des aubes s’allonge dans l’œillard, c’est le cas lorsque ns est grand.
La largeur L2 de la roue a la sortie des aubages résulte de D2, la vitesse radiale VR et la constante des
débits Kq2
Q
VR  ; (29)
πD2 L2
VR
Kq 2  (30)
2 gH
ns Ku K q1 Kq2 D0
25 1.00 0.15 0.11 D2
0.43
50 1.05 0.21 0.16 0.61
75 1.10 0.26 0.21 0.76
Valeurs des constantes de Stepanoff pour 2  2230 valables pour un rendement maximal et pour 25< ns < 75
La figure ci contre donne des courbes pour N =1460 tr/min et  2  30 permettant de trouver D2
directement

6- Classification des pompes à aubes suivant leur vitesse spécifique

On choisira :

Pour : 20 <s < 100 pompes monocellulaires

Pour : s < 20 pompes multicellulaires.

Pour les pompes de faible hauteur d’élévation ns sera grande pour des Q grands et présenteront

D2  D1 et proche de D0, la largeur sera grande.

20  ns  100

160  ns  350

90  ns  180
ns  pompe à une entrée 
ns  pompe à double entrée  
2

ns  20

7- Influence du diamètre de la roue sur les caractéristiques de la pompe


Si seulement le diamètre de roue change les expressions (16), (17) et (18) deviennent respectivement
pour L  l et N  n :
2
H D
  (31)
h d
2
Q D
  (32)
q d
4
P D
  (33)
p d 
Ce changement de diamètre intervient dans le sens de la diminution ce qui est connu sous le
nom de rognage, ceci est valable pour des faible taux de rognage, il ne faut guerre dépasser 20%.
Dans l’exemple d’application n°2 du chapitre II on trouvera un exemple de calcul du % de rognage
pour adapter la pompe aux conditions de pompage
Théoriquement, les courbes équi rendements sont des droites passant par l’origine, alors si n est
constant on a les courbes pour différents diamètres comme le montre la figure ci-dessous :
Fig. 3 : Courbes caractéristiques pour différents diamètres de roue pour une pompe donnée

Bibliographie :

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE Tome II (Ouvrages de transport Elevation et distribution des eaux), Editions EYROLLES, 1979

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE-Excercices et projets, Editions EYROLLES, 1980

- Association Générale des Hygiènistes et Techniciens Municipaux, LES STATIONS DE POMPAGE D'EAU, LAVOISIER-TEC & DOC, 1991

- La Société Grenobloise d'Etudes et d'Applications Hydrauliques SOGREAH, LES POMPES ET LES PETITES STATIONS DE POMPAGE,
Collections « Techniques rurales en Afrique », Novembre 1978
CHAPITRE V

CLASSIFICATION ET ENTRETIEN DES STATIONS DE POMPAGE

1. INTRODUCTION
L’importance de l’eau dans la vie courante a incité l'homme à réaliser des machines permettant son
extraction de la source naturelle et son transfert jusqu'au point éventuel d'utilisation ou de rejet.
Apres les connaissances acquises dans les précédents chapitres et ceux dispensées en Licence
concernant les théories, les installations, le dimensionnement, le choix des pompes. Le présent cours
traitera les installations modernes de pompes et stations de pompage utilisées dans les projets
d'aménagements d’alimentation en eau potable, hydro-agricoles et d'hydraulique pastorale, villageoise ou
urbaine.
Afin de faciliter le choix des divers équipements (pompes, moteurs, etc.) et de clarifier les différents
problèmes relatifs aux stations de pompage (emplacement de la station, régulation, etc.) le cours se propose
de montrer comment les principaux problèmes sont résolus dans leurs applications les plus courantes :
adduction, assainissement, irrigation.

2. CLASSIFICATION ET ENTRETIEN DES STATIONS DE POMPAGE

Les développements de l’informatique ont permis la mise au point de techniques d’étude très
puissantes avec lesquelles on peut simuler de très nombreuses hypothèses d’équipements et de
fonctionnement pour connaitre rapidement les résultats d’exploitation et les consommation d’énergie.
Une station de pompage réunit en générale dans le même bâtiment :
- Bâche d’arrivée ou bâche d’aspiration,
- Salle des machines,
- Salle des installations électriques
- Salle de traitement (stérilisation pour AEP) et comptage
- les annexes (magasin, atelier des réparations, bureaux, etc...).
Les constructions doivent être durables à murs épais avec isolation thermique. Les locaux doivent être
éclairés et chauffés en hiver.
Chaque station doit faire l’objet d’une étude spécifique (la salle d’arrivée d’eau peut être supprimée
si l’aspiration se fait sur un ensemble de puits).
Choisissez une zone non inondable, prévoir route d’accès, trottoir et plate forme des bâtiments
surélevée de 50 cm par exemple.
2.1. Conception architecturale de la station et annexes
2.1.1 Le bâtiment
Les éléments de nature à influencer la conception architecturale des stations sont liés principalement à
l'importance de la station et aux conditions climatiques. Pour les stations fixes, quelle que soit leur
importance, les groupes et les appareillages divers devront être protégés contre les intempéries ou contre
les rigueurs du climat. Les stations qui nous intéressent : celles des pays chauds, auront une superstructure
susceptible de résister aux vents et dégradations d'origine diverse; il faudra préférer des ossatures
métalliques. Il faut permettre une ventilation naturelle et l'évacuation des quantités de chaleur produite par
les groupes. Le toit sera souvent pour de grosses stations, sera composé d'une dalle B. A. classique. Il
convient de signaler cependant, que certains groupes électropompes, spécialement protégés contre les
intempéries, pourront être utilisés à ciel ouvert. Dans ce cas, le bâtiment de la station, construit à l'écart des
groupes, aura pour seul but de protéger l'équipement électrique et les divers appareillages (figure ci-
dessous)

Fig 1 : Station de pompade Outdoor


2.1.2 Eclairage
La superficie des fenêtres ou ouvertures devra valoir au moins les 1/7 de la superficie couverte.
2.1.3 Ventilation
La salle des pompes est projetée de manière à ce que toute la chaleur produite par les moteurs soit évacuée
à l'extérieur. La différence de température admissible entre l'air intérieur et extérieur ne doit pas dépasser :
• 5° présence permanente du personnel. • 10° présence accidentelle du personnel.
2.1.4 Appareils de levage
Ils sont choisis en fonction du poids des pompes et des moteurs (éléments fournis par les constructeurs) :
• P < 0,5 t : trépied mobile,
• 0,5 t < P < 2 t : monorail,
• P > 2 t : pont roulant, avec P poids à soulever.
2.1.5 Postes de transformation
Leur emplacement est choisi à proximité de la station (si elle est unique), ou bien au centre de
gravité de l'ensemble des stations. Le poste peut être monté sur poteau pour des puissances inférieures à
100 kVa, ou bien installé avec les divers appareillages HT et BT dans un bâtiment. Les figures (a, b, c, d, e)
ci-dessus illustrent, suivant la puissance du poste, les dispositions concernant leur installation. Le bâtiment
de poste doit avoir deux buts principaux : l'étanchéité et la ventilation. L'intérieur du bâtiment doit rester
toujours sec.
(a) (b)

(d) (e)

(f)
Fig 2 : Poste de transformation electrique selon les puissances
Alimentation en antenne

2.2. Schemas et regles d’installations hydrauliques

En vue d'éviter de graves incidents de fonctionnement tels que : cavitation, désamorçage..., il


convient, au niveau de la conception ou de la réalisation des installations (tuyauterie, chambres
d'aspiration, disproportion des groupes), d'observer un certain nombre de règles ou de principes. Les
figures ci-dessus illustrent les règles générales d'installation des pompes centrifuges et hélices.
Fig. 3 : Conditions générales d’installation d’une pompe centrifuge
(a) (b) (c)
Fig. 4 : Pompes Hélices-Conditions générales d’installation.
(a) pompe avec eau non chargée (b) pompe avec eau contenat gravier. (c) plusieurs pompes

Fig 5 : Raccordement des pompes aux conduites d’aspiration et de refoulement


En règle générale il faudra :
• Pour les pompes centrifuges.
Eviter les points hauts sur la canalisation d'aspiration, l'air qui s'y accumulerait, causerait un désamorçage
de la pompe. Raccorder la pompe à la conduite d'aspiration par des tronçons convergents à génératrice
supérieure horizontale, et des coudes à fort rayon. Ce dernier point est surtout à considérer pour les
pompes à double entrée, un coude à faible rayon de courbure risquant d'entraîner une dissymétrie dans
l'alimentation de la pompe. Dans le cas de plusieurs pompes débitant en parallèle sur une même conduite
de refoulement, cette dernière devra faire un angle de 45° avec le tronçon de raccordement à la pompe.
• Pour les pompes hélices (les règles d'installation hydraulique étant beaucoup plus simples que
pour les pompes centrifuges), il est nécessaire que la roue de la pompe soit nonseulement immergée, mais,
noyée sous une hauteur d'eau égale à son diamètre. Dans le cas de plusieurs pompes installées sur une
même bâche d'aspiration, des cloisons devront être installées, de façon à éviter les interactions entre les
pompes, susceptibles de perturber l'aspiration.
Vitesses admissibles dans les conduites.
Pompes centrifuges 1.
Conduites d'aspiration :
 < 250 mm V = 1 à 1,2 m/s ,
 > 250 mm V = 1,2 à 1,6 m/s.
Conduites de refoulement :
 < 250 mm V = 1,5 à 2 m/s,
 > 250 mm V = 2 à 2,5 m/s
2.3. Alimentation des stations de pompage
Schémas types d'alimentation. Prises d'eau
Construction en fonds de rivieres

Fig 6 : Construction en fonds de rivieres


Fig 7 : Au voisinage du plan d’eau à pomper

Fig 8 : Eloigné du plan d’eau, alimenté par un canal, avec grilles contre corps etrangers

Fig 9 : Eloigné du plan d’eau, alimenté en siphon


Fig 10 : Eloigné du plan d’eau, alimenté par conduite 50 l/s < Q < 500 l/s

Fig 11 : Eloigné du plan d’eau, alimenté par un canal, avec grilles et batardeau pour assecher et devaser la bache.

Fig 12 : Refoulement des eaux d’un barrage (installation importante 6 à 7 m d’eau en aspiration).
Fig 13 : Refoulement des eaux d’un barrage (installation de faible importante).

Fig 14 : Refoulement avec groupes flottants (amenagemnt hydro agricole).

Fig 15 : Installation en surpression (amenagemnt hydro agricole).


Fig 16 : Installation avec tour de prise et grilles (amenagemnt hydro agricole).

Fig 17 : Installation pour AEP (prise sur zone les plus oxygée).

2.4. Equipement électrique. Régulation. Signalisation et protections


Deux dispositions différentes peuvent être envisagées :
• Equipement commun aux divers groupes de pompage, avec équipement de secours.
• Equipement individuel par groupe, le groupe de secours éventuel ayant son équipement propre.
La deuxième disposition permet d'avoir une indépendance totale des groupes.
l'équipement électrique, comprend essentiellement.
Haute tension
Cellule d'arrivée et de protection générale haute tension constituée par :
 un sectionneur tripolaire à commande mécanique,
 un disjoncteur avec relais de disjonction temporises
 un parafoudre
 Cellule de comptage électricité.
 un sectionneur tripolaire à commande mécanique,
 un coupe-circuit à fusible,
 un transformateur de potentiel,
 un transformateur d'intensité,
 un compteur triphasé actif,
 un compteur triphasé réactif.
Poste de transformation.
Ce poste comprend plusieurs cellules. Suivant la disposition adoptée, nous trouvons soit une cellule par
groupe (et éventuellement une cellule de secours), soit une cellule principale, avec un transformateur de
puissance égale à la puissance maxima nécessaire, lorsque tous les groupes sont en fonctionnement (et
également un transformateur de secours). Chaque cellule comprend :
• un sectionneur tripolaire sur haute tension,
• un transformateur de puissance appropriée.
Basse tension
Pour chaque groupe, l'appareillage est constitué par :
 un sectionneur tripolaire permettant d'isoler l'appareillage du transformateur,
 un contacteur de ligne tripolaire à soufflage magnétique d'une puissance appropriée, avec relais de
protection magnétothermique,
 une armoire de démarrage du moteur, avec :
 contact d'accélération (élimination des résistances),
 relais thermiques de protection des résistances de démarrage,
 coupe-circuits fusibles,
 jeu de résistances,
 un ampèremètre,
 un voltmètre et son commutateur de phases.
Les relais de protection principaux sont :
 un relais de protection contre le manque de tension sur une phase ou l'inversion de phases,
 un relais wattmétrique, avec relais de déclenchement définitif, pour la protection contre le
désamorçage du groupe en marche.
Tableau de commande et de régulation
 compteurs,
 ampèremètre,
 Voltmetre
 les appareils de mesure et d'enregistrement (débitmètres, manomètres, totalisateurs de débits, etc.),
 les appareils de commande et de régulation
 les compensateurs d'énergie réactive,
 le câblage,
 le commutateur d'inversion de l'ordre de mise en route des groupes,
 divers relais de sécurité complémentaires
 les mises à la terre.
2.5. Grilles et Degrilleurs
Les caractéristiques des grilles dépendent du service qu'elles ont à assurer. Leurs fonctions sont les
suivantes :
• arrêter les corps flottants ou entre deux eaux,
• empêcher les poissons d'atteindre les pompes,
• accessoirement, empêcher les cailloux de rentrer dans les dérivations.
L'espacement des barreaux de la grille est défini d'après la taille des objets que les pompes peuvent
absorber. A noter que les objets allongés ont une aptitude toute particulière à traverser les grilles. Une fois
la grille colmatée, un appareillage, le dégrilleur, enlève les corps étrangers plaqués sur la grille.
Ils existent les degrilleurs fixes et les degrilleurs mobiles

3. STATIONS DE POMPAGE TYPES.

3.1. Dispositions générales des groupes

Deux cas principaux sont à envisager :


a) installation immergée.
La pompe est montée verticalement. Le corps de pompe est immergé à un niveau inférieur à celui des plus
basses eaux.

Fig. 18 : Installations immergée (stations classiques)

b) Installation à l'abri des eaux.


La pompe étant montée verticalement ou horizontalement dans un local spécial dit chambre des pompes,
le puisage se fait, soit par une tuyauterie d'aspiration si la pompe est installée au-dessus du niveau de l'eau,
soit par une tuyauterie d'alimentation si la pompe travaille en charge.
Fig. 19 : Installations immergée (pompes à hélices)
Fig. 20 : Installations à l’abri des eaux (stations classiques)

Fig. 21 : Installations à l’abri des eaux (stations classiques)


Quelques photos de Station de pompage :

Station de pompage « Outdoor » pour irrigation

Station de pompage sur forrage AEP

Station de pompage pour eaux usées

Grandes installations de station de pompage


Bibliographie :

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE Tome II (Ouvrages de transport Elevation et distribution des eaux), Editions EYROLLES, 1979

- André DUPONT, HYDRAULIQUE URBAINE-Excercices et projets, Editions EYROLLES, 1980

- Association Générale des Hygiènistes et Techniciens Municipaux, LES STATIONS DE POMPAGE D'EAU, LAVOISIER-TEC & DOC, 1991

- La Société Grenobloise d'Etudes et d'Applications Hydrauliques SOGREAH, LES POMPES ET LES PETITES STATIONS DE POMPAGE,
Collections « Techniques rurales en Afrique », Novembre 1978

Vous aimerez peut-être aussi