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TDs ANALYSE 1

SMAI 2019 – 2020


FSSM-MARRAKECH
https://sites.google.com/site/saborpcmath/
COURS DE SOUTIEN
SMPC SMAI ENSAM ENSA FST
Résumé des cours, corrigé des exercices et
des examens, pour les étudiants niveau
universitaire
‫ تصحيح المتحانات‬+ ‫ تمارين شاملة‬+ ‫ملخص شامل للدروس‬
PHYSIQUE :
Mécanique & Thermodynamique & Electricité &
Optique & Electrocinetique & Electronique
MATH :
Analyse & Algèbre & Probabilité & Statistique
CHIMIE :
ORGANIQUE &ATOMISTIQUE&CRISTALLOCHIMIE
THERMODYNAMIQUE ET CINETIQUE

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Exercices du Cours d’Analyse 1
Filière SMIA
Suites numériques et Fonctions

Mme S. AMRAOUI

2019 / 2020
2
Table des matières

I Enoncés des exercices 5

1 Nombres réels 7

2 Suites numériques 9

3 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable


réelle 13

II Corrigé des exercices 17

4 Nombres réels 19

5 Suites numériques 27

6 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable


réelle 33
4 TABLE DES MATIÈRES
Première partie

Enoncés des exercices

5
Chapitre 1
NOMBRES RÉELS

Exercice 1.
1. Montrer que si x 2 Q et y 2= Q, alors que x + y 2= Q.
2. Montrer que si x 2 Qn f0g et y 2= Q, alors que xy 2= Q.
3. La somme de deux nombres irrationnels est -il toujours un nombre irra-
tionnel ?
Même question pour le produit.
p p
4. Soient x et y deux rationnels positifs tels que x et y soient irrationnels.
p p
Montrer que x + y est irrationnel.

Exercice 2. Les ensembles suivants ont-ils une borne supérieure, un plus


grand élément, une borne inférieure, un plus petit élément, dans Q, dans R ?
1 1
1.[0; 3[, 2. f0g[[1; 2] , 3. Q \ 0; , 4. x; 9n 2 N ; x = et 5. x 2 Q; x2 < 2 .
3 n

1
Exercice 3. Soit I = x2R ; 2<x+ 2 .
2x
1
1. Déterminer les x 2 R tel que 2 < x + .
2x
1
2. Déterminer les x 2 R tel que x + 2:
2x
3. Montrer que I est la réunion de deux intervalles.
4. Déterminer (s’ils existent) : les majorants, les minorants, la borne supé-
rieure, la borne inférieure, le plus grand élément, le plus petit élément de I.

Exercice 4 . Soient A et B deux parties non vides et bornées de R telles


que A B.
Comparer inf A; sup A; inf B et sup B:

Exercice 5 .
Soient A et B deux parties de R non vides et bornées
8 Nombres réels

1. Montrer que A [ B est une partie de R non vide et bornée


2. Montrer que sup(A [ B) = max(sup A; sup B):
3. Montrer que inf(A [ B) = min(inf A; inf B).
1
4. Application : Quelles sont les bornes inférieure et supérieure de + ( 1)n ; n 2 N .
n
3. Montrer que si A \ B 6= ?, alors max(inf A; inf B) sup(A \ B)
min(sup A; sup B) et
max(inf A; inf B) inf(A \ B) min(sup A; sup B) :

Exercice 6.

Soit A une partie de R majorée et on note M = supA: On suppose que M 2 = A.


Montrer que, pour tout " > 0, l’intervalle ]M "; M [ contient une in…nité d’éléments
de A.

Exercice 7.
p n p n
Soit n 2 N . Véri…er que 2 + 3 + 2 3 est un entier pair. En déduire
p n
que la partie entière de 2 + 3 est un entier impair.

Exercice 8.

Soit x,y des réels. Montrer que


1: x y ) E(x) E(y):
2: E(x) + E(y) E(x + y) E(x) + E(y) + 1:
3:8a 2 Z; E(x + a) = E(x) + a:
4. E(x) + E(x + y) + E(y) E(2x) + E(2y).

Exercice 9. Soit n 2 N et pour i = 1; :::; n; xi 2 [ 1; 1] tels que x1 + x2 +


::: + xn = 0.
n2
Montrer que jx1 + 2x2 + ::: + nxn j E .
4

Exercice 10.
E(nx)
Soit n 2 N ; x 2 R. Montrer que : E( ) = E(x):
n

Exercice 11.

Montrer que l’ensemble r3 ; r 2 Q est dense dans R.


Chapitre 2
SUITES NUMÉRIQUES

Exercice 1. Soient (un ) et (vn ) deux suites convergentes. Etudier la conver-


gence de la suite (wn ) dé…nie par wn = max(un ; vn ):

Exercice 2.
1. Montrer qu’une suite d’entiers relatifs (un ) converge si et seulement si elle
est stationnaire.
2. Soit (un ) une suite d’entiers naturels deux à deux distincts. Montrer lim un =
n!+1
+1:

Exercice 3.
1.pSoit (un ) la suite de terme général un ; dé…nie pour tout n 2 N ; par
E ( n)
un = .
n
Montrer que lim un = 0:
n!+1
2. Soit (vn ) la suite de terme général vn ; dé…nie pour tout n 2 N ; par
p 2
(E ( n))
vn = .
n
Montrer que la suite (vn ) converge et déterminer sa limite.

Exercice 4. Montrer que la suite (un ) de terme général un dé…nie par :


1 3 ::: (2n + 1)
un =
3 6 ::: (3n + 3)
est convergente et déterminer sa limite.

Exercice 5.
I. On considère la suite (un )n 2 de terme général un dé…ni pour n 2 par :
1 1 1
un = + + ::: + :
2 3 n
1. Montrer que (un )n 2 n’est pas une suite de Cauchy.
2. Montrer que lim un = +1:
n!+1
10 Suites numériques

II. On considère la suite (vn ) de nombres réels dé…nie par


1 1 1
vn = + + ::: + :
n+1 n+2 2n
1. Montrer que la suite (vn ) est croissante.
1
2. Montrer que la suite (vn ) est convergente et que sa limite l véri…e l 1:
2
Exercice 6. Déterminer si elle existent les limites des suites suivantes
p p p 1 n
1. un = n + n n, 2. un un = 1 + ;
n
3n ( 2)n sin n
3. un = n n; 4. un = ;
3 + ( 2) n + ( 1)n+1
Xn X n
1
5. un = ( 1)n k k!; 6. un = :
n2 + k 2
k=1 k=1

Exercice 7.
+ )2 an + bn
Soit (a; b) 2 (R tel que a > b , on pose a0 = a; b0 = b; an+1 = ; bn+1 =
p 2
an bn
1. Montrer que ces suites sont bien dé…nies
2. Montrer qu’elles sont adjacentes , on note par M (a; b) leurs limite com-
munes appelle moyenne arithmico - géométrique de a et b
3.Calculer M (a; a) et M (a; 0):
4. Montrer que M ( a; b) = M (a; b) pour 2 R+ :

Exercice 8.
Soit(un ) une suite réelle.
Parmi les suites ci-dessous, trouver celles qui sont extraites d’une autre :
(u2n ), (u3n ), (u6n ), (u3:2n ), (u3:2n+1 ),(u2n ), (u2n+1 ).
Soit (u'(n) ) une suite extraite de (un ) . Montrer que toute suite extraite de
(u'(n) ) est extraite de(un ).

Exercice 9.
Soit (un ) une suite convergente. La suite (E (un )) est-elle convergente ?

Exercice 10.
Soit (un ) une suite telle que (u2n ); (u2n+1 ); (u3n ) convergent.
Montrer que (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite
En déduire que (un ) converge.
Suites numériques 11

Exercice 11.
n
Quelles sont les valeurs d’adhérence de la suite ( 1)n ? de la suite cos( ) ?
3
Donner un exemple de suite qui ne converge pas et qui possède une unique
valeur d’adhérence.

Exercice 12.

Soit (un ) une suite bornée de nombre réels. Pour tout n 2 N, on pose
xn = inf fup ; p ng et yn = sup fup ; p ng.
1. Montrer que les suites (xn ) et (yn ) sont-elles bien dé…nies ?
2. Déterminer les suites (xn ) et (yn ) dans les cas suivants :
1
a. un = ( 1)n ; b. un = 1 .
n+1
12 Suites numériques
Chapitre 3
CONTINUITÉ ET DÉRIVABILITÉ DES FONCTIONS NUMÉRIQUES
D’UNE VARIABLE RÉELLE

Exercice 1 . Déterminer les limites suivantes, lorsque celles-ci existent :


1 1 E (ln x)
1. lim x sin ; 2. lim (1 + x) x ; 3. lim ;
x!0 x x!0 x!+1 x
1 1 1
4. lim E ; 5. lim xE ; 6. lim x2 E :
x!0+ x x!0 x x!0 x

Exercice 2. Soit f : R ! R une fonction paire. On suppose que f admet


comme limite l 2 R en +1. Démontrer que f admet pour limite l en 1.

p
Exercice 3. Soit f : R ! R dé…nie par f (x) = E (x) + x E (x). Étudier
la continuité de f sur R.

1 si x 2 Q
Exercice 4. Soit f : R ! R la fonction dé…nie par f (x) =
0 si x 2
= Q.
Montrer que f n’est continue en aucun point.

Exercice 5. Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par continuité


sur R ?
1 1 2
1. f (x) = sin x sin ; 2. g (x) = :
x 1 x 1 x2

Exercice 6. Soit f : [0; +1[ ! [0; +1[ une fonction continue, qui tend vers
0 quand x tend vers +1:
1. Montrer que f est bornée et atteint sa borne supérieure.
2. Atteint-elle toujours sa borne inférieure ?

Exercice 7. Montrer que les seules applications continues de R vers Z sont


les fonctions constantes. (On pourra utiliser le théorème de la valeur intermédiaire)
14 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle

Exercice 8.
p
1. Montrer que la fonction x 7! x est uniformément continue sur R+ :
2. Montrons que la fonction x 7! ln x n’est pas uniformément continue sur
R+ :

Exercice 9.
Soit f : R ! R une fonction telle que, pour tous x; y 2 R, jf (x) f (y)j
jsin x sin yj :
1. Montrer que f est 2 -périodique (c’est-à-dire que f (x + 2 ) = f (x) pour
tout x 2 R.
2. Montrer que f est continue sur R.
3. Montrer que f est dérivable en et calculer f 0 .
2 2

Exercice 10. Soit f : R ! R une fonction dé…nie continue telle que


lim f (x) = lim f (x) = +1:
x!+1 x! 1
Montrer que f admet un minimum absolu.

h i p
Exercice 11. Soit f : 0; ! R dé…nie par f (x) = sin x + x.
2 h i
Montrer que f réalise une bijection de 0; sur un intevalle, que l’on dé-
2
terminera. Montrer que la bijection réciproque, est continue et dérivable sur cet
intervalle.

Exercice 12.
Montrer que toute fonction polynôme de R dans R, de degré impair, s’annule
en au moins un point.

Exercice 13.
1 1
1. Montrer que 8x > 0; < ln (x + 1) ln (x) < :
1+x x
P
kn 1
2. En déduire, pour k 2 Nn f0; 1g, lim :
n!+1p=n+1 p

Exercice 14.
Soit fn : R+ ! R la fonction dé…nie, pour tout n 2 N, par :
fn (x) = ln(1 + xn ) + x 1.
1. Montrer qu’il existe cn 2 [0; 1] tel que fn (cn ) = 0.
2. Montrer que fn est strictement croissante sur R+ , en déduire que cn est
unique.
Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle 15

Exercice 15. Calculer les limites suivantes en utilisant la règle de l’Hospital


après avoir véri…é sa validité :
x 2ch2 x sh (2x) arccos x
lim p p ; lim et lim p :
x!0 1 + x2 1+x x! 1 x ln (chx) ln (2) x!1 1 x2

Exercice 16. Etablir les relations

1 x
arccos (x) + arcsin (x) = ; arctan (x) + arctan = pour x 6= 0;
2 x jxj 2
1 x
cos (arctan x) = p ; sin (arctan x) = p et
1 + x2 1 + x2
p
sin (2 arcsin x) = 2x 1 x2 :
16 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle
Deuxième partie

Corrigé des exercices

17
Chapitre 4

NOMBRES RÉELS

Exercice 1.

1. Montrons que si x 2 Q et y 2 = Q, alors que x + y 2


= Q.
Soit x 2 Q et y 2= Q. Par l’absurde : Si z = x + y 2 Q, alors par di¤érence de
deux nombres rationnels y = z x 2 Q
Or y est irrationnel donc x + y 2 = Q.

2. Montrons que si x 2 Qn f0g et y 2


= Q, alors que xy 2
= Q.
Soit x 2 Qn f0g et y 2
= Q. Par l’absurde : Si z = xy 2 Q, alors par quotient
z
de deux nombres rationnels y = 2 Q
x
Or y est irrationnel xy 2
= Q.

3. La somme et le produit de deux nombres irrationnels ne sont pas toujours


un nombre irrationnel. p p
Exemple : x = 2 2 = Q et y = 2 2
= Q alors que x + y = 0 2 Q et
xy = 2 2 Q.

Exercice 2.

1. Les majorants de A = [0; 3[ sont [3; +1[ et ses minorants sont ] 1; 0] ,


donc sa borne supérieure est 3, sa borne inférieure est 0, 3 2 = A; donc A n’a pas de
plus grand élément, 0 2 A , donc son plus petit élément est 0.
2. Les majorants de B = f0g[[1; 2] sont [2; +1[ et ses minorants sont ] 1; 0]
, donc sa borne supérieure est 2, sa borne inférieure est 0, 2 2 A; donc B a pour plus
grand élément, 0 2 B , donc son plus petit élément est 0.
1 1
3. Les majorants de C = Q \ 0; sont ; +1 et ses minorants sont
3 3
1
] 1; 0] , donc sa borne supérieure est , sa borne inférieure est 0, son plus grand
3
1
élément est et son plus petit élément est 0.
3
1
4. Pour tout n 2 N , on a 0 < 1.
n
20 Nombres réels

1
Ainsi, C = =n2N est minoré par 0 et majoré par 1. De plus, 1 2 C,
n
dont 1 est un majorant de C qui est élément de C. C’est donc sa borne supérieure
et aussi son plus grand élèment. En…n, prouvons que 0 est la borne inférieure de C.
1
Pour cela, on remarque que, pour tout " > 0, on peut trouver n 2 N tel que < ".
n
Comme 0 est un minorant de C, ceci prouve que 0 est la borne inférieure de C.

p p
5. On a x2 < 2 , 2 < x < 2 et D = x 2 Q; x2 < 2 n’est rien d’autre
p p p
que l’intervalle 2; 2 . C’est un intervalle borné, dont la borne inférieure est 2
p p p
et dont la borne supérieure est 2. 2 et 2 n’appartiennent pas à D; donc D n’a
ni plus grand élèment, ni plus petit élèment.

Exercice 3.

1
Soit I = x2R ; 2<x+ 2 .
2x
1
1. Déterminer les x 2 R tel que 2<x+ .
2x # p p "
1 2x2 + 4x + 1 2 2
Pour x 2 R ; on a 2 < x+ , >0,x2 1 ; 1+ [
2x 2x 2 2
]0; +1[ :
1
2. Déterminer les x 2 R tel que x + 2:
2x
# p #
1 2x2 + 4x + 1 2
Pour x 2 R ; on a 2 < x+ , 0 , x 2 0; 1 [
2x 2x 2
" p "
2
1+ ; +1 :
2
3. Montrer que I est la réunion de deux intervalles.
1 1
I= x2R ; 2<x+ [ x2R ; x+ 2
2x 2x
# p p " ! # p # " p "
2 2 2 2
= 1 ; 1+ [ ]0; +1[ [ 0; 1 [ 1+ ; +1
2 2 2 2
" p p #
2 2
= 1 ; 1+ [ ]0; +1[
2 2
# p #
2
4. Les majorants de I sont [0; +1[, les minorants sont 1; 1 , la
2
p
2
borne supérieure est 0, la borne inférieure est 1 ,02 = I; donc I n’a pas de plus
p 2
2
grand élément, 1 2 I; donc c’est le plus petit élément de I.
2
Nombres réels 21

Exercice 4. A et B sont des parties non vides et bornées de R donc les


bornes sup et inf considérées existent.
Pour tout a 2 A, on a a 2 B donc a sup B, donc sup B majore A. Comme
sup A est le plus petit des majorants de A, on a sup A sup B.
Pour tout a 2 A, on a a 2 B donc inf B a, donc inf B minore A. Comme
inf B est le plus grand des majorants de B, on a inf B inf A:
En…n, puisque A 6= ; ,inf A sup A:
En conclusion On a inf B inf A sup A sup B.

Exercice 5 .

1. A [ B 6= ;; car A A [ B: Si x 2 A [ B, alors x 2 A ou x 2 B; d’où


min(inf A; inf B). x max(sup A; sup B): Ainsi A [ B est borné.

2.Montrons que sup(A [ B) = max(sup A; sup B):

D’après l’exercice 4 et puisque A A [ B et B A [ B; on a sup A


sup (A [ B) et sup B sup (A [ B) :

On vient de prouver sup (A [ B) max(sup A; sup B).


Montrons que sup (A [ B) max(sup A; sup B) : soit M = max(sup A; sup B).
Pour x 2 A [ B alors soit x 2 A et alors x sup A M , ou soit x 2 B et
alors x sup B M ; donc quelque soit x 2 A [ B, x M donc M est un majorant
de A [ B, donc sup(A [ B) M:

3. Montrons que inf(A [ B) = min(inf A; inf B).

D’après l’exercice 4 et puisque A A [ B et B A [ B; on a inf A


inf (A [ B) et inf B inf (A [ B) :

On vient de prouver inf (A [ B) min(inf A; inf B).


Montrons que inf (A [ B) min(inf A; inf B) : soit m = min(inf A; inf B).
Pour x 2 A [ B alors soit x 2 A et alors x inf A m, ou soit x 2 B et
alors x inf B M ; donc quelque soit x 2 A [ B, x m donc m est un minorant
de A [ B, donc inf(A [ B) m:

4. Application : Quelles sont les bornes inférieure et supérieure de E =


1
+ ( 1)n ; n 2 N
n
1 1
On a E = A [ B avec A = + 1; n 2 N et B = 1; n 2 N
2n 2n + 1
1 5 5
Pour n 2 N ; on a 1 < +1 ; d’où inf A = 1 et sup A =
2n 4 4
1
Pour n 2 N; on a 1 < + 1 2; d’où inf B = 1 et sup B = 2:
2n + 1
22 Nombres réels

5
Ainsi sup E = max(sup A; sup B) = max( ; 2) = 2 et inf E = min(inf A; inf B) =
4
1:

5. Montrons que max(inf A; inf B) sup(A \ B) min(sup A; sup B) si


A \ B 6= ?.

D’après l’exercice 4 et puisque A \ B A et A \ B B; on a inf A


sup (A \ B) et inf B sup (A \ B) : Donc max(inf A; inf B) sup(A \ B):
De même sup (A \ B) sup A et sup (A \ B) sup B; d’où sup(A \ B)
min(sup A; sup B):

Montrons que max(inf A; inf B) inf(A \ B) min(sup A; sup B) si A \ B 6=


?:
D’après l’exercice 4et puisque A \ B A et A \ B B; on a
inf A inf(A \ B) sup(A \ B) sup A.

et inf B inf(A \ B) sup(A \ B) sup B:

inf A inf (A \ B)
) max(inf A; inf B) inf(A \ B):
inf B inf (A \ B)

inf (A \ B) sup A
De même ) inf(A \ B) min(sup A; sup B):
inf (A \ B) sup B

Exercice 6.
Soit A une partie de R majorée et on note M = sup A: On suppose que
M 2 = A. Montrer que, pour tout " > 0, l’intervalle ]M "; M [ contient une in…nité
d’éléments de A.
On raisonne par l’absurde, et on suppose que ]M "; M [ \ A est …ni. Soit
fa1 ; : : : ; ap g = ]M "; M [. Posons a = max(a1 ; : : : ; ap ). Alors a < M . On pose
= M a. On a > 0, donc il existe ap+1 2 A tel que M < ap+1 M . On a
même ap+1 < M car M 2 = A. De plus, ap+1 > M = a M ". On en déduit que
ap+1 2 ]M "; M [ et que ap+1 6= ai , i = 1; : : : ; p. Ceci contredit l’hypothèse initiale.

Exercice 7. p n p n
Soit n 2 N . Véri…er que 2 + 3 + 2 3 est un entier pair. En déduire
p n
que la partie entière de 2 + 3 est un entier impair.
p n p n
Calculons S = 2 + 3 + 2 3 à l’aide de la formule du binôme de
Newton. On trouve
Nombres réels 23

P
n p k P
n p k P
n p k
S= Cnk 2n k 3 + Cnk 2n k ( 1)k 3 = Cnk 2n k 1 + ( 1)k 3 .
k=0 k=0 k=0
p k
Maintenant, si k = 2p est pair, alors 1 + ( 1)k 3 = 2:3p est un entier
p k
pair, et si k est impair, 1 + ( 1)k 3 = 0: On en déduit que S est bien un
p
entier pair,
p comme somme d’entiers pairs. pDe plus, on a 0 < 2 p 3 < 1 et donc
n n n
0< 2 3 < 1. On en déduit que 2 + 3 < S < 1 + 2 + 3
p n
D’où S 1 2+ 3 <S
p n
ce qui prouve que la partie entière de 2 + 3 est S 1. C’est donc un
entier impair.

Exercice 8.

1: Montrons que x y ) E(x) E(y)


x y ) E(x) x y:
Donc E(x) est un entier relatif inférieur ou égal à y, Comme E(y) est le plus
grand entier relatif inférieur ou égal à y, on a donc E(x) E(y):

2: Montrons que : E(x) + E(y) E(x + y) E(x) + E(y) + 1:


Des inégalités E(x) x < E(x) + 1 et E(y) y < E(y) + 1, on en déduit
E(x) + E(y) x + y < E(x) + E(y) + 2.
Or E(x+y) est le plus grand entier n tel que n a+b. Puisque E(x)+E(y)
x + y, on en déduit qu E(x) + E(y) E(x + y). De même, E(x + y) + 1 est le plus
petit entier m tel que m > a + b. Puisque E(x) + E(y) + 2 > E(x + y), on en déduit
E(x) + E(y) + 2 E(x + y) + 1, ce qui est l’autre inégalité demandée.

3: Montrons que 8x 2 R; 8a 2 Z; E(x + a) = E(x) + a:


On traite d’abords le cas a = 1
E(x) x < E(x) + 1 ) E(x) + 1 x + 1 < (E(x) + 1) + 1
Donc E(x + 1) = E(x) + 1
Si a 2 N; E(x + a) = E(x + (a 1)) + 1 = E(x + (a 2)) + 2 = :::: = E(x) + a:
Si a < 0; E(x) = E((x + a) a) = E(x + a) ( puisque a > 0)

4. Montrons que E(x) + E(x + y) + E(y) E(2x) + E(2y).


Écrivons x = m + s et y = n + t avec m; n 2 Z et s; t 2 [0; 1[. Si s + t < 1,
alors
E(x) + E(x + y) + E(y) = n + (n + m) + m = 2n + 2m.
Puisque 2n E(2x) et 2m E(2y), le résultat est démontré.
Si s + t 1 (et dans ce cas s + t < 2), on a
E(x) + E(x + y) + E(y) = n + (n + m + 1) + m = 2n + 2m + 1:
Mais alors, on a ou bien s 2 [1=2; 1[, ou bient 2 [1=2; 1[ (il est aussi possible
1
que s et t soient dans [ ; 1[). Supposons par exemple que s 2 [1=2; 1[. Alors 2x =
2
2n + 2s = (2n + 1) + (2s 1) où 2s 1 2 [0; 1[. Ainsi, E(2x) = 2n + 1 et comme
24 Nombres réels

E(2y) 2m, le résultat est démontré. La démonstration est exactement similaire si


1
on suppose que t 2 [ ; 1[.
2

Exercice 9
On a
(x1 + 2x2 + ::: + nxn ) = (x1 + x2 + ::: + xn ) + (x2 + ::: + xn ) + (x3 + ::: + xn ) +
::: + (xn 1 + xn ) + xn ;
D’où jx1 + 2x2 + ::: + nxn j jx1 + x2 + ::: + xn j+jx2 + ::: + xn j+jx3 + ::: + xn j+
::: + jxn 1 + xn j + jxn j :
Or x1 +x2 +:::+xn = 0 et donc x2 +:::+xn = x1 ; x3 +:::+xn = x1 x2 ; ::::;
jx1 + 2x2 + ::: + nxn j 0 + jx1 j + jx1 + x2 j +
jx1 + x2 + x3 j + :::::: + jx1 + x2 + ::: + xn 1 j :
n2 n2
1er cas. Si n = 2p , alors = p2 et donc E = p2 :
4 4
jx1 + 2x2 + ::: + nxn j jx1 + x2 + ::: + x2p j+jx2 + ::: + x2p j+::::+jxp + ::: + x2p j+
jxp+1 + ::: + x2p j + ::: + jx2p 1 + x2p j + jx2p j
Or x1 +x2 +:::+xn = 0 et donc x2 +:::+xn = x1 ; x3 +:::+xn = x1 x2 ; ::::;
ainsi et puisque xi 2 [ 1; 1] ;
jx1 + 2x2 + ::: + nxn j 1 + 2 + 3 + ::: + (p 1) + p + (p 1) + :::: + 2 + 1
p (p 1) n2
D’où, jx1 + 2x2 + ::: + nxn j 2 + p = p2 = E :
2 4

n2 1 n2
2eme cas. Si n = 2p + 1 , alors = p2 + p + et donc E = p2 + p:
4 4 4
jx1 + 2x2 + ::: + nxn j jx1 + x2 + ::: + x2p+1 j + jx2 + ::: + x2p+1 j + :::: +
jxp+1 + ::: + x2p+1 j + jxp+2 + ::: + x2p+1 j + ::: + jx2p+1 j
Or x1 +x2 +:::+xn = 0 et donc x2 +:::+xn = x1 ; x3 +:::+xn = x1 x2 ; ::::;
ainsi et puisque xi 2 [ 1; 1] ;
jxp + ::: + x2p j 1 + 2 + 3 + ::: + (p 1) + p + p + (p 1) + :::: + 2 + 1
p (p + 1) n2
D’où, jx1 + 2x2 + ::: + nxn j 2 = p2 + p = E :
2 4
Dans tous les cas, on a montré que
n2
jx1 + 2x2 + ::: + nxn j E :
4

Exercice 10.
E(nx)
Soit n 2 N ; x 2 R. Montrons que : E( ) = E(x):
n
On a

E(x) x < E(x) + 1 ) nE(x) nx < nE(x) + n


) nE(x) nx < nE(x) + n ) nE(x) E(nx) < nE(x) + n
E(nx)
) E(x) < E(x) + 1
n
Nombres réels 25

Donc
E(nx)
E( ) = E(x):
n

Exercice 11. Montreons que l’ensemble r3 ; r 2 Q est dense dans R.

p p
Soient x un réel et " un réel strictement positif. On a 3px < 3 x + ". Puisque
p
Q est dense dans R, il existe un rationnel r tel que 3 x < r < 3 x + "
et donc tel que x < r3 < x + ", par stricte croissance de la fonction t 7! t3 sur
R. On a montré que
r3 ; r 2 Q est dense dans R
26 Nombres réels
Chapitre 5
SUITES NUMÉRIQUES

Exercice 1. On pose lim (un ) = l et lim (vn ) = l0


n!+1 n!+1
1
On sait que max(a; b) = ((a + b) + ja bj)
2
1 1
donc max(un ; vn ) = ((un + vn ) + jun un j) ! ((l + l0 ) + jl l0 j) = max(l; l0 ):
2 2

Exercice 2.
1. Montrons qu’une suite d’entiers (un ) converge si et seulement si elle est
stationnaire.

Si (un ) est stationnaire, il est clair que cette suite converge.


Réciproquement, supposons que (un ) est une suite d’entiers convergente et
notons l sa limite. Montrons que l 2 Z. Par l’absurde, si l 2 = Z alors E (l) < l < E (l)+1
donc à partir d’un certain rang E (l) < un < E (l) + 1.Ce qui est en contradiction
avec un 2 Z. Ainsi l 2 Z.
Puisque un ! l et l 1 < l < l+1, à partir d’un certain rang l 1 < un < l+1.
Or un 2 Z et l 2 Z donc un = l.

2. Soit A 2 R+ et soit E = fn 2 N, un < Ag : L’ensemble E est …ni car il


contient au plus E(A) + 1 éléments. Par suite il possède un plus grand élément N et
alors 8n N + 1; un 2 = A , donc un A. Par suite un ! +1:

Exercice 3.
1.pSoit (un ) la suite de terme général un ; dé…nie pour tout n 2 N ; par
E ( n)
un = .
n
Montrer que lim un = 0:
n!+1 p p p
Pour tout n 2 N , E ( n) n < E ( n) + 1
p 2 p 2
Donc (E ( n)) n < (E ( n) + 1)
1 1 1
D’où p 2 < n p 2
(E ( n) + 1) (E ( n))
28 Suites numériques

p
On multiplie ces dernières inégalités par E ( n) > 0 , car n 1; on obtient
alors : p p
E ( n) E ( n) 1
p 2 <
p
(E (p n) + 1) n E ( n)
p p p
Or n 1 < E ( n) et lim n 1 = +1; donc lim E ( n) = +1:
p n!+1 n!+1 p
E ( n) 1 E ( n)
Par suite lim p = lim p = 0:D’ où lim = 0:
n!+1 (E ( n) + 1)2 n!+1 E ( n) n!+1 n

2 2. Soit (vn ) la suite de terme général vn ; dé…nie pour tout n 2 N ; par


p 2
(E ( n))
vn = .
n
Montrer que la suite (vn ) converge et déterminer sa limite.
p 2 1 1 1
2. On multiplie par (E ( n)) les inégalités p 2 < n p 2;
(E ( n) + 1) (E ( n))
on obtient p 2 p 2
(E ( n)) (E ( n))
p 2 < n
1
(E ( n) + 1)
p 2 p 2
(E ( n)) (E ( n))
Or lim p = 1:D’
où lim = 1:
n!+1 (E ( n) + 1)2 n!+1 n

Exercice 4.
Montrer que la suite (un ) de terme général un dé…nie par :
1 3 ::: (2n + 1)
un =
3 6 ::: (3n + 3)
est convergente et déterminer sa limite.
un+1 2n + 3
Il est que clair que un > 0, la suite estdonc minorée, de plus = <
un 3n + 6
2n + 4 2
= < 1:
3n + 6 3
La suite est donc décroissante .
Donc la suite de terme général un est décroissante et minorée donc elle
converge. Soit l sa limite
2n + 3 2
On a un+1 = un : La limite véri…e donc l = l: Ainsi l = 0:
3n + 6 3
Exercice 5.
On considère la suite (un )n 2 la suite de nombres réels dont le terme général
un est dé…ni pour n 2 par :
1 1 1
un = + + ::: + :
2 3 n
1. Montrer que (un )n 2 n’est pas une suite de Cauchy.

1 1 n 1
On a u2n un = + ::: + > = :
n+1 n+n 2n 2
1
Donc pour " = ; 8n 2 N, 9 p = n n; q = 2n n et jup uq j > ":
2
Suites numériques 29

La suite n’est donc pas de Cauchy.

2. La suite (un ) n’est pas de Cauchy donc n’est pas convergente. .


De plus (un ) est croissante. Si elle était majorée , elle serait convergente donc
elle n’est pas majorée. D’où lim un = +1:
n!+1

Exercice 6.
p p p
1. un = n + n n,
p p p p
p p
q n+ n nn+ n+ n
p p
un = n+ n n= p p p
n+ n+ n
p
n 1
= p p p = r
n+ n+ n 1
1+ p +1
n
1
D’où (un ) converge vers :
2
n
1
2. un = 1+ ;
n !
1
n ln 1+
On a un = e n ! e:

2 n
3n ( 2)n 1 3
3. un = n n = 2 n
! 1:
3 + ( 2) 1+ 3

sin n
4. un =
n + ( 1)n+1
1
On a Pour n 2 N ; 0 n 1 n + ( 1)n+1 n + 1; d’où
n+1
1 1
n+1 n
1
n + ( 1)
sin n 1
Ainsi ! 0:
n + ( 1)n+1 n 1
n
X
5. un = ( 1)n k
k! = n! (n 1)! + (n 2)! + ::: + ( 1)n :
k=1
Si n est pair alors un n! (n 1)! et si n est impair alors un n!
(n 1)! 1. Puisque n! (n 1)! = (n 1) (n 2) ! +1 et n! (n 1)! 1 =
(n 1) (n 2) 1 ! +1; on a un ! +1.
n
X 1
6. un = :
n2 + k 2
k=1
30 Suites numériques

Xn
n 1 n
On a 2
n +n n + k2
2 n2 +1
k=1
Donc un ! 0:

Exercice 7. Moyenne arithmico-géometrique :


+ )2 an + bn
Soit (a; b) 2 (R tel que a > b , on pose a0 = a; b0 = b; an+1 = ; bn+1 =
p 2
an bn
1. Montrons par récurrence que an > 0 et bn > 0:
On a a0 > 0 et b0 > 0:
an + bn
Supposons que an > 0 et bn > 0 alors an+1 = > 0 et bn+1 est bien
2
dé…nie, de plus bn+1 > 0:
p x+y
2. Pour tout (x; y) 2 (R+ )2 on a xy ; en e¤et Pour (x; y) 2 (R+ )2
2
p x+y
xy , 4xy (x + y)2 , (x y)2 0:
2
On en déduit que bn an .
p p bn an
Il en résulte que : bn+1 = an bn b2n = jbn j = bn et an+1 an =
2
0:
an + bn an bn
De plus an+1 bn+1 an+1 bn = bn = :
2 2
a b a b
Ainsi par récurrence, on a an bn n
. Or an bn 0 et lim = 0;
2 n!+1 2n
donc lim an bn = 0
n!+1
Les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes , on note par M (a; b) leurs limite
communes appelle moyenne arithmico - géométrique de a et b
3.Si a = b;alors les deux suites (an ) et (bn ) sont constantes égales à a et donc
M (a; a) = a.
Si b = 0;alors la suite (bn ) est constante égales à 0 et donc M (a; 0) = 0.
e) Notons (a0n ) et (b0n ) les suites dé…nies par le procédé précédent à partir de
a0 = a et b00 = b.
0

Par récurrence, on montre a0n = an et b0n = bn donc M ( a; b) = M (a; b)


pour 2 R+ :

Exercice 8.
Pour chercher les suites extraites de (u2n ), il s’agit de trouver toutes les suites
pour lesquelles chaque terme est de la forme 2n, c’est-à-dire est pair. (u3n )ne convient
pas (par exemple, pour n = 1, u3 n’est pas un élément de (u2n ): (u6n ) est une suite
extraite de (u2n ), car chaque entier de la forme 6n s’écrit encore 2p, avec p = 3n. Il
en est de même de ((u3:2n )
Les suites extraites de (u3n ) sont (u6n ), (u3:2n ), (u3:2n+1 ) ;
Seule la suite (u2n+1 ) est extraite de (u2n )
Posons vn = (u'(n) ), et soit : N ! N strictement croissante donnant la
suite extraite considérée (v (n) ). On a alors v (n) = u'( (n)) . Or, ' est strictement
Suites numériques 31

croissante comme composée d’applications strictement croissante. La suite (v (n) ) est


donc bien extraite de (un ).

Exercice 9.
Soit (un ) une suite convergente. La suite (E (un )) est-elle convergente ?
( 1)n
Soit un = 1 + :
nn
1 ( 1) 1 ( 1)n
On a ; d’où ! 0 et donc (un ) converge vers 1.
n n n n
Soit vn = E (un )
1
Ona v2n = E (u2n ) = E 1 + = 1; d’où v2n ! 1 et v2n+1 = E (u2n+1 ) =
2n
1
E 1 = 0; d’où v2n+1 ! 0:
2n + 1
Ainsi (E (un )) n’est pas convergente.

Exercice 10.

Soit (un ) une suite telle que (u2n ); (u2n+1 ); (u3n ) convergent.
Montrons que (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite
Supposons que lim u2n = l; lim u2n+1 = l0 et lim u3n = l00 .
n!+1 n!+1 n!+1
La suite (u6n ) est extraite de (u2n ) et de (u3n ); donc l = l00 .
De même La suite (u6n+3 ) est extraite de (u2n+1 ) et de (u3n ); donc l0 = l00 .
Ainsi l = l0 = l00
Par conséquent (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite.
Montrons alors que (un ) converge.
Soit " > 0:Il existe N 2 N tel que pour tout n 2 N, n > N ) ju2n lj < " et
Il existe N 0 2 N tel que pour tout n 2 N, n > N ) ju2n+1 lj < ":
donc si m 2 N, m est soit pair ou impair,
m > max (N; N 0 ) ) jum lj < ":

Exercice 11.
1. Quelles sont les valeurs d’adhérence de la suite ( 1)n ? de la suite
n
cos( ) ?
3
La suite ( 1)n ne prend que les valeurs 1 et -1. Il est clair que toute suite
extraite ne prenant que l’une de ces deux valeurs ne pourra converger que vers 1 ou
vers -1. L’ensemble des valeurs d’adhérence est donc inclus dans f 1; 1g. D’autre part,
en notant un = ( 1)n , on a u2n = 1 et u2n+1 = 1 . Ainsi, 1 et -1 sont e¤ectivement
des valeurs d’adhérence de (un ).
n
Pour la suite(vn ) dé…nie par vn = cos( ), le même raisonnement prouve que
3
2 1 1
les valeurs d’adhérence sont cos(0), cos( ); cos( ); cos( ); c’est-à-dire 1, , et
3 3 2 2
1.
32 Suites numériques

2. Donner un exemple de suite qui ne converge pas et qui possède


une unique valeur d’adhérence.

Posons u2n = 1 et u2n+1 = n. Alors 1 est valeur d’adhérence, et la suite


(un ) est divergente. De plus, 1 est l’unique valeur d’adhérence de (un ). En e¤et,
considérons (u'(n) ) une suite extraite de (un ). Si '(n) est un entier impair pour une
in…nité de termes, alors (u'(n) ) est divergente. Si, '(n) est pair sauf pour un nombre
…ni d’entiers n et (u'(n) ) est stationnaire donc convergente vers 1.

Exercice 12.

Soit (un ) une suite bornée de nombre réels. Pour tout n 2 N, on pose
xn = inf fup ; p ng et yn = sup fup ; p ng.

1. Montrer que les suites (xn ) et (yn ) sont-elles bien dé…nies ?


Soit An = fup ; p ng :
An 6= ; puisqu’il contient un . De plus An est borné puisque (un ) est une suite
bornée. Donc (xn ) et (yn ) sont-elles bien dé…nies
2. Déterminer les suites (xn ) et (yn ) dans les cas suivants :

a. Pour un = ( 1)n ; on a An = f 1; 1g ;donc xn = 1 et yn = 1:

1
b. Pour un = 1 , la suite (un ) est croissante, donc An est minoré par
n+1
1 1
1 , et cet élément appartient à An . Donc xn = 1 .
n+1 n+1
L’ensemble An est majoré par 1, et de plus, pour tout " > 0, on peut trouver
1
p > n tel que 1 " < 1 1.
p+1
Ainsi, yn = sup An = 1.
Chapitre 6
CONTINUITÉ ET DÉRIVABILITÉ DES FONCTIONS NUMÉRIQUES
D’UNE VARIABLE RÉELLE

Exercice 1 .
1 1
1. Comme x sin jxj ; on a lim x sin = 0;
x x!0 x

x cos ex
2. Par encadrement lim = 0;
x!+1 x2 + 1

1 1
ln(1+x)
x
3. lim (1 + x) = lim e x = e;
x!0 x!0

1 1 1
4. On a E > 1; donc lim E = +1;
x x x!0+ x

1 1 1
5. On a 1<E :
x x x
1 1
Si x > 0; on a alors 1 x < xE 1 et si x < 0; 1 < xE 1 x;
x x
1
On en déduit que lim xE = 1;
x!0 x

1 1 1 1
6. Comme 1 < E ; on a x x2 < x2 E x; donc
x x x x
1
lim x2 E = 0:
x!0 x

Exercice 2.

Soit f : R ! R une fonction paire.


Soit " > 0: Comme f admet comme limite l 2 R en +1;
9A > 0 tel que (x > A ) jf (x) lj < ") :
34 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle

Soit B = A: Alors x < B ) x > A ) jf ( x) lj < ": Or est une


fonction paire, donc f ( x) = f (x) :On déduit de ce qui précéde que 9B < 0 tel que
(x < B ) jf (x) lj < ") : On a ainsi montré que f admet pour limite l en 1.

p
Exercice 3. Soit f : R ! R dé…nie par f (x) = E (x)+ x E (x). Étudions
la continuité de f sur R.

Par somme et composé, f est continue sur chaque intervalle Ik = ]k; k + 1[


avec k 2 Z: Etudions la continuité en a 2 Z: lim f (x) = a = f (a) et lim f (x) =
p x!a+ x!a
a 1 + a (a 1) = a = f (a). f est continue en a donc elle est continue à droite
et à gauche. Finalement f est continue sur R.

1 si x 2 Q
Exercice 4. Soit f : R ! R la fonction dé…nie par f (x) =
0 si x 2
= Q.
Montrer que f n’est continue en aucun point.
Puisque Q et R n Q sont denses dans R, on peut trouver pour chaque a 2 R
une suite (un ) de Q et une suite (vn ) de RnQ telles que un ! a et vn ! a. Mais, pour
chaque n, on a f (un ) = 1 et f (vn ) = 0. Les suites (f (un )) et (f (vn )) ne convergent
pas vers la même limite alors que (un ) et (vn ) convergent toutes les deux vers a. Ainsi,
f n’est pas continue en a.

Exercice 5. Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par


continuité sur R ?
1
1. f (x) = sin x sin ;
x
1
f est dé…nie et continue sur R : En 0, jf (x)j = sin x sin jsin xj ; donc
x
lim f (x) = 0: Par suite, f est prolongeable par continuité en 0 en posant f (0) = 0.
x!0
1 2
2. g (x) = :
1 x 1 x2
x 1 1
g est dé…nie et continue sur Rn f 1; 1g et on a g (x) = = :
1 x2 1+x
1 1
Par conséquent lim g (x) = . Et donc en posant g (1) = , nous dé…nissons
x!1 2 2
une fonction continue sur Rn f 1g. En 1; la fonction g ne peut être prolongée par
continuité, car en 1, g n’admet de limite …nie.

Exercice 6.

Soit f : [0; +1[ ! [0; +1[ une fonction continue, qui tend vers 0 quand x
tend vers +1:
Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle 35

1. Montrons que f est bornée et atteint sa borne supérieure.

On distingue deux cas : ou bien f est la fonction nulle, dans ce cas il n’y a
rien à montrer, ou bien f n’est pas toujours nulle, dans ce cas il existe x0 2 [0; +1[
tel que f (x0 ) > 0. D’autre part, on sait que f tend vers 0 quand x tend vers +1,
f (x0 )
donc en appliquant la dé…nition de la limite avec " = , on trouve qu’il existe
2
f (x0 )
un réel A > 0 tel que 8x 2 [0; +1[, x A ) jf (x)j
2
f (x0 )
Comme f est à valeurs dans [0; +1[, on obtient : 8x 2 [A; +1[, f (x)
2
Donc f est bornée sur l’intervalle [A; +1[. D’autre part, le théorème des bornes
montre que f est bornée sur l’intervalle [0; A], plus précisément il existe des réels
0 m M tels que f ([0; A]) = [m; M ]. Il en résulte que f est majorée sur [0; +1[ par
f (x0 )
max ; M . Or on constate que x0 2 [0; A] (sinon la propriété 8x 2 [A; +1[,
2
f (x0 ) f (x0 )
f (x) serait contredite), donc M . Il en résulte que f est majorée
2 2
par M sur [0; +1[. Or, toujours d’après le théorème de bornes, il existe c 2 [0; A] tel
que f (c) = M , donc f atteint sa borne supérieure.

2. Atteint-elle toujours sa borne inférieure ?

1
La fonction f : [0; +1[ ! [0; +1[ dé…nie par f (x) = satisfait les
x+1
hypothèses de l’énoncé, mais n’atteint pas sa borne inférieure (qui est 0).

Exercice 7.
Montrons que les seules applications continues de R vers Z sont les
fonctions constantes.

Soit f : R ! Z continue.
Par l’absurde : Si f n’est pas constante alors il existe a < b tel que f (a) 6= f (b).
Soit y un nombre non entier compris entre f (a) et f (b).
Par le théorème des valeurs intermédiaires, il existe x 2 R tel que y = f (x)
et f (x) 2
= Z.

Exercice 8.
p
1. Montrons que la fonction x 7! x est uniformément continue sur R+ :
p p 2 p p
Pour y > x > 0, y x = y + x 2 x y y x:
p p p
Donc y x y + x:
p p p
De même, par symétrie, si x > y > 0 x y x y:
p p p
Ainsi 8x; y > 0; x y jy xj:
36 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle

Soit " > 0 et soit = "2 > 0.


p p
Pour tout x; y > 0, jy xj ; x y ":
Ainsi la fonction racine carrée est uniformément continue.

2. Montrons que la fonction x 7! ln x n’est pas uniformément continue sur


R+ :
Supposons que la fonction x 7! ln x est uniformément continue sur R+ .
Pour " = 1, il existe > 0 tel que 8x; y > 0; ( jx yj ) jln x ln yj 1)
x+
Ainsi si y = x + ; ln 1:
x
x+ x+
Or lim ln = +1; ce qui est en contradiction avec ln 1:
x!0+ x x

Exercice 9.
Soit f : R ! R une fonction telle que, pour tous x; y 2 R,

jf (x) f (y)j jsin x sin yj

1. Pour tout x 2 R on a, par hypothèse appliquée à y = x + 2 ,

0 jf (x) f (x + 2 )j jsin x sin (x + 2 )j = 0


et donc f (x + 2 ) = f (x).

2. Soit x0 2 R. On veut montrer que lim f (x) = f (x0 ). Soit " > 0. Puisque
x!x0
sin est continue, il existe 0 tel que pour jx x0 j , jsin x sin x0 j ". Or, par
hypothèse, pour tout x 2 R, jf (x) f (x0 )j jsin x sin x0 j.
Par conséquent, pour jx x0 j ; jf (x) f (x0 )j ". Par dé…nition de la
limite, ceci montre que lim f (x) = f (x0 ):
x!x0

f (x) f( )
3. On veut montrer que lim 2 est un réel. Or on sait que la
x! x
2 2
sin x sin( )
fonction sin est dérivable en et sin0 = cos = 0. Donc lim 2 =
2 2 2 x
x!
2 2
0.
Et par l’hypothèse, pour tout x 6= ,
2

f (x) f( ) sin x sin( )


2 2 :
x x
2 2
Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle 37

Donc par comparaison

f (x) f( )
lim 2 = 0:
x! x
2 2

Exercice 10.

Soit f : R ! R une fonction dé…nie continue telle que


lim f (x) = lim f (x) = +1:
x!+1 x! 1
Montrons que f admet un minimum absolu.

Soit M 2 R.
Comme lim f (x) = lim f (x) = +1, il existe A; B 2 R tels que
x!+1 x! 1
8x A; 8x B, f (x) > M: Ainsi f est minorée par M sur ] 1; A[ [ ]B; +1[
. De plus , f admet un minimum sur [A; B] en un point a 2 [A; B] car continue sur
un segment. f est donc minorée sur R par min (M; f (a))
On choisit M de façon que f (0) < M: Soit par exemple M = f (0) + 1: On a
alors A 0 B car f (0) < M .
On a f (a) < f (0) car 0 2 [A; B] donc f (a) < M .
Pour tout x 2 ] 1; A[ [ ]B; +1[, on a donc f (x) > M > f (a) et pour tout
x 2 [A; B] ; on a f (x) > f (a).
Ainsi f admet un minimum absolu en a.

Exercice 11.
h i p
Soit f : 0; ! R dé…nie par f (x) = sin x + x.
2 h i
Montrons que f réalise une bijection de 0; sur un intevalle, que
2
l’on déterminera.

p
La fonction f est continue.
h i De plus les fonctions x !
7 sin x; x 7! x sont
strictement croissantes sur 0; ; La fonction f est donc strictement croissant sur
h i h i2 h i
0; à valeurs dans f 0; = 0; 1 + :
2 2 2 h i
Ainsi étant donné que f est continue et strictement croissant sur 0; ; réalise
h i h i 2
une bijection de 0; sur 0; 1 + :
2 2

h Montrons
i que la bijection réciproque, est continue et dérivable sur l’intervalle
0; 1 + .
2
38 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle
i i cos x
f est dérivable sur 0; ; de dérivée f 0 (x) = p + 1 > 0 pour tout
i i 2 h i i 2 sin x i
x 2 0; : Donc f 1 est dérivable sur f 0; = 0; 1 + .
2 2 2
Etudions la dérivabilité de f 1 en 0 :
En posant x = f 1 (h) ; on a

f 1 (h) f 1 (0) x x
= =p
h f (x) sin x + x
1 1
= p =r r :
sin x 1 sin x
x +1
+1
x x

f 1 (h) f 1 (0)
On en déduit que lim = 0 et par suite f 1 0 (0) = 0:
h!0 h

Exercice 12.

Montrons que toute fonction polynôme de R dans R, de degré


impair, s’annule en au moins un point.

Soit P (x) un polynôme de degré impair.


Comme fonction polynomiale, P est continue sur R.
Le degré du polynôme est impair, donc : lim P (x) = 1 et lim P (x) =
x! 1 x!+1
+1
Donc, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation P (x) = 0
admet au moins une solution car 0 2 ] 1; +1[.

Exercice 13.

1 1
1. Montrons que 8x > 0; < ln (x + 1) ln (x) < :
1+x x

La fonction x 7! ln (x) étant continue et dérivable sur ]0; +1[ ;on lui applique
le théorème des accroissements …nis entre x et x + 1. Il existe c 2 ]x; x + 1[ tel que
1
ln (x + 1) ln (x) =
c
1 1 1 1 1
Or x < c < x + 1 donne < < : D’où < ln (x + 1) ln (x) <
1+x c x 1+x x
.

P
kn 1
2. Montrons que pour k 2 N n f0; 1g, lim :
n!+1p=n+1 p
Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle 39

P
kn P
kn 1 P
kn 1
D’après la question 1, on a (ln (p + 1) ln (p)) < et <
p=n+1 p=n+1 p p=n+1 p
P
kn
(ln (p) ln (p 1)) :
p=n+1
kn + 1 P
kn 1
Donc ln < < ln (k)
n+1 p=n+1 p
P
kn 1
Par le théorème des gendarmes lim = ln (k) :
n!+1p=n+1 p

Exercice 14.
Soit fn : R+ ! R la fonction dé…nie, pour tout n 2 N, par :
fn (x) = ln(1 + xn ) + x 1.
1. Montrons qu’il existe cn 2 [0; 1] tel que fn (cn ) = 0.
La fonction fn est une fonction continue sur [0; 1] ; fn (0) = 1 < 0 et fn (1) =
ln (2) > 0, d’après le théorème des valeurs intermédiaires il existe cn 2 [0; 1] tel que
fn (cn ) = 0.

2. Montrons que fn est strictement croissante sur R+ , en déduire


que cn est unique.
bxn 1
La fonction fn est dérivable de dérivée fn0 (x) = + 1 > 0 pour tout
1 + xn
x 2 [0; +1[, par conséquent fn est une bijection de [0; 1] sur [ 1; ln (2)], comme 0 2
[ 1; ln (2)] ; fn admet un unique antécédent du réel 0, c’est à dire il existe un unique
cn 2 [0; 1] tel que fn (cn ) = 0.

Exercice 15. Calcul des limites suivantes :


x 2ch2 x sh (2x) arccos x
lim p p ; lim et lim p :
x!0 1 + x2 1+x x! 1 x ln (chx) ln (2) x!1 1 x2
x
lim p p
x!+1 1 + x2 1+x

x 1
lim p p = lim
x!+1 1+ x2 1+x x!+1 x 1
p p
1 + x2 2 1+x
1
= lim =1
x!+1 1 1
q p
1
+1 2 1+x
x2

2ch2 x sh (2x)
lim :
x!+1 x ln (chx) ln (2)
On simpli…e d’abord l’expression
40 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle

2
ex + e x e2x e 2x
2ch2 x sh (2x) = 2
2 2
e2x + e 2x + 2 e2x e 2x
=
2 2
= e 2x + 1:

et
ex + e x
x ln (chx) ln (2) = x ln ln (2)
2
= x ln ex + e x
=x ln ex 1 + e 2x

= x ln (ex ) ln 1 + e 2x
= ln 1 + e 2x

Ainsi
2ch2 x sh (2x) e 2x + 1 2e 2x
lim = lim = lim
x! 1x ln (chx) ln (2) x! 1 ln (1 + e 2x ) x! 1 2e 2x
1 + e 2x
2x
= lim 1 + e = 1
x! 1

1
p
arccos x 1 x2 1
lim p = lim x = lim = 1
x!1 1 x 2 x!1 x!1 x
p
1 x2

Exercice 16. Etablir les relations


arccos (x) + arcsin (x) = :
2
On pose f (x) = arccos (x) + arcsin (x)
1 1
f est dérivable sur ] 1; 1[ de dérivée f 0 (x) = p =0 +p
1 1 x2 x2
Ainsi f est constante sur ] 1; 1[, donc sur [ 1; 1] (car continue aux extrémités).
Or f (0) = arccos 0 + arcsin (0) = ;
2
Par conséquent f (x) = pour tout x 2 [ 1; 1] :
2
1 x
arctan (x) + arctan = pour x 6= 0:
x jxj 2

1
On pose g (x) = arctan (x) + arctan
x
Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle 41

g est dé…nie dérivable sur ] 1; 0[ et sur ]0; +1[ de dérivée

1 1 1 1 1
g 0 (x) = + s = = 0:
1 + x2 x2 1 2 1 + x2 1 + x2
1
x

donc g est constante sur chacun de ses intervalles de dé…nition : g (x) = c1


sur ] 1; 0[ et g (x) = c2 sur ]0; +1[. Sachant arctan (1) = et arctan ( 1) = ;
4 4
on obtient : c1 = et c2 = :
2 2
1
cos (arctan x) = p :
1 + x2

Pour rout x 2 R; on a
1
cos2 (arctan x) =
1 + x2
d’où
1
cos (arctan x) = p
1 + x2
i h i h
Or arctan (x) 2 ; et cos y 0 si y 2 ; ; donc
2 2 2 2
1
cos (arctan x) = p
1 + x2

x
sin (arctan x) = p :
1 + x2
Pour rout x 2 R; on a
1
sin2 (arctan x) = 1 cos2 (arctan x) = 1
1+ tan2 (arctan x)
1 x2
= 1 =
1 + x2 1 + x2
jxj
D’où jsin (arctan x)j = p :
2
i h +x
1 i h
Or arctan (x) 2 ; et sin y et du même signe que y sur ; ; donc
2 2 2 2
x
sin (arctan x) = p :
1 + x2

p
sin (2 arcsin x) = 2x 1 x2 :
42 Continuité et dérivabilité des fonctions numériques d’une variable réelle

Pour rout x 2 [ 1; 1] ; on a : sin (2 arcsin x) = 2 sin ( arcsin x) cos (arcsin x)


2 2 2
Or sin ( arcsin x) = x et cos
p (arcsin x) = 1 sin ( arcsin x) = 1 x ; donc
cos (arcsin 2
h x) = i 1 x
Mais arcsin x 2 ; et cos 0 sur cet intervalle, donc cos (arcsin x) =
p 2 2
1 x2 : p
Ainsi sin (2 arcsin x) = 2x 1 x2 :
:
TDs ANALYSE 1
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