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Système de Management de la Qualité

certifié ISO 9001 version 2008 par


BUREAU VERITAS MAROC

Emballages
Le défi de
l’export
Conditionnement/Emballage
La révolution Pac aging
■ Une industrie peu compéti- loppement de l’agro-industrie (IAA), des facturés made in Maroc. Les gisements de les entrepôts. L’autre souci de l’industrie
pièces de rechange automobile, du textile- croissance résident aussi et surtout dans le du conditionnement est dans la gestion de
tive et à très faible valeur a ou- habillement, de l’industrie en général et changement des habitudes de consomma- l’emballage en tant que déchet. La logique
tée en Europe veut qu’une fois le packaging
dans la poubelle, il doit se jeter facilement
pour un meilleur recyclage. Le potentiel
■ L’avenir est dans l’export et du conditionnement réside aussi dans la
l’innovation filière de la sacherie. Le marché de l’en-
sachage est estimé à quelque 400 millions
de dirhams. Les grands utilisateurs sont
■ Le souci écologique encore essentiellement les cimenteries, les usines
relégué au second plan de farines (minoteries, semoulerie…). Là
aussi, cette filière recèle un gros potentiel
U NE activité transversale… C’est
de développement. Mais pour l’heure, peu
transformée, l’activité sacherie reste de très
en substance la particularité du secteur
faible valeur ajoutée. L’autre défi réside
du conditionnement et des emballages.
Une industrie qui constitue un débouché ecteur d’image
majeur des filières de la plasturgie, de la n plus des gisements d’amélioration à l’e port, les relais de croissance de l’emballage résident essen
transformation du verre, du métal, du pa- tiellement dans la capacité de c anger les abitudes d’un marc é de grande consommation, encore
pier/carton voire même du bois et tissus. dominé par le vrac ruits secs, pâtes, con iserie, c ocolaterie, olives, légumineuses, épices, semoule L ES principaux secteurs d’acti-
Au Maroc, c’est l’agroalimentaire qui tire (Ph. Fotolia) vité consommateurs de carton plat ou
le principal de l’industrie des emballages. ondulé sont l’agroalimentaire, la beau-
L’activité réalise une progression moyenne surtout le marché de la grande distribution, tion des Marocains, censés passer du vrac té (cosmétiques, maquillage, hygiène)
annuelle qui oscille entre 5 et 8% Une ten- en forte expansion. Tout l’enjeu réside dans à l’emballage (fruits secs, pâtes, confiserie, la santé ou encore l’industrie phar-
dance censée se confirmer voire croître à les relais de croissance à travers la capacité chocolaterie, olives, légumineuses, épices, maceutique. Là aussi, la tendance est
l’avenir compte tenu du potentiel de déve- de développer l’export de produits manu- semoule…). d’aller vers le bois, pour des considé-
Sur les 10 prochaines années, les ex- rations aussi bien esthétiques qu’éco-
perts européens du conditionnement an- logiques. C’est dire que l’emballage
noncent une métamorphose dans l’acte est devenu une variable stratégique,
d’emballer. L’orientation va vers le déve- au même titre que l’image de marque
loppement durable, l’utilisation de matières ou la qualité du produit. Il fait désor-
renouvelables, recyclables… Ce que les mais partie de l’image de l’entreprise,
spécialistes appellent «emballage intelli- de ses produits et services. Dans ce
gent». La tendance focalisera plus le carac- contexte précis, où le Maroc connaît
tère recyclable et écologique du contenant. une croissance sans précédent d’IDE
Sur le même registre, les règlementations et d’investissements dans le tourisme,
devront influencer la conception des em- l’offshoring, l’automobile, les fran-
ballages. L’accent sera mis sur l’origine chises, la sous-traitance, le prêt-à-
des matières premières, le côté pratique et porter, les accessoires… Souvent aux
fonctionnel ainsi que l’attrait du condition- standards internationaux ou orientées
nement export, ces activités sont très exi-
Aujourd’hui, le packaging irrigue l’en- geantes, et ont des besoins spécifiques
semble de la chaîne de production. Au en termes de conditionnement. Mais
niveau industriel, un emballage optimisé faute d’offre locale qualitative et spé-
protège le produit, offre un gain de place cifique dans l’emballage, les besoins
au stockage et au transport jusqu’aux points restent insatisfaits soit par manque de
de vente. Chez le distributeur, l’emballage produit adapté, d’effet volume/capaci-
joue le rôle de prescripteur-vendeur auprès té ou par l’absence de technologies so-
du client. Dans la mesure où il lui fournit phistiquées. Du coup, de nombreuses
de l’information marketing et lui propose activités sont contraintes d’importer le
des qualités supérieures à la concurrence. principal de leurs besoins.❏
Une fois chez le client, l’emballage efficace
simplifie la consommation et répond à des dans la structuration et la compétitivité des
qualités pratiques. Avec la culture du super- entreprises spécialisées dans le condition-
marché, la tendance aujourd’hui est d’aller nement. Le constat aujourd’hui est que les
vers un conditionnement écologique biodé- effectifs sont souvent pléthoriques, la ro-
gradable, pratique et surtout de petit format. botisation des plus faibles et l’encadrement
Le défi est d’accompagner aussi les muta- très peu technique. Autre bémol, les coûts
tions de consommation individuelle (snac- énergétiques sont prohibitifs. Du coup, les
king, grignotage…). Au lieu de s’adresser entreprises marocaines restent en retard par
à la ménagère et aux familles nombreuses, rapport aux industries de la région.❏
l’intérêt est de produire à doses réduites
(portions) et packagings individuels, plus
A
minimalistes. Ces mutations dans le condi-
Pour réagir à cet article:
tionnement permettent aussi de réduire
les volumineux stocks dans les usines et courrier@leconomiste.com

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onditionne ent E alla e
■ ltiple arri re l’interna du secteur de l’emballage est évaluée entre restent en de à des attentes des profes- sont régis par des normes tellement strictes
et par an. sionnels. Certes, une partie de la produc- que les entreprises marocaines ont du mal
tional Cette tendance devrait
se confirmer grâce notam-
ment à la bonne tenue de
■ roit de do ane trop éle é l’agroalimentaire et son
en Afri e potentiel de développe-
ment, mais aussi grâce au
secteur de la grande dis-
■ Le ar é e ropéen erro illé tribution et de l’industrie
par de nor e tri te en général.
Parmi les principaux
secteurs consommateurs
N marché extrêmement varié. L’em- d’emballage, figurent les
ballage recouvre en effet un large spectre produits secs (biscuiterie,
d’activités. Et chaque secteur a ses spécifi- pâtes, couscous, confise-
cités avec des technologies diverses: impri- rie, chocolaterie, levure...)
merie d’emballages en carton, impression à hauteur de . Ils sont
d’emballages souples (plastique) et éti- suivis par les produits
quettes. Le secteur de l’industrie des em- frais dont yaourt, marga-
ballages, toutes catégories confondues, bé- rine… ( ), les déter-
néficie du grand dynamisme des industries gents ( ), les boissons
agroalimentaires (I ). En effet, l’embal- ( ), le tabac ( ) et la
lage agroalimentaire et technique pèse pour pharmacie cosmétique
, milliards de D , selon les chiffres de la ( ). Malgré cette évo-
Fédération marocaine de plasturgie (FMP). lution de l’activité, les ne bonne partie de la production locale est exportée indirectement sous forme d emballage pour pro-
Ces cinq dernières années, la progression perspectives à l’export duits alimentaires, mais l export direct peine encore à décoller (Ph. i)

tion est exportée indirectement sous forme à suivre. Toutes ces entraves font que des
d’emballage pour produits alimentaires, pays comme la Tunisie ou l’ lgérie s’en
mais l’export direct peine encore à décol- sortent mieux. «L’ lgérie, qui s’est énor-
ler. «Nous nous activons aujourd’hui pour mément développée ces dernières années,
développer les marchés des produits de la est en train de créer une véritable industrie
plasturgie à l’international», indique M’ha- de l’emballage, car les pouvoirs publics
(Régi par la loi 15/89 promulguée par le dahir med ounes Lahlou, président de la FMP. ont protégé leur marché», tient à souligner
N° 1-92-139 du 14 rajeb 1413 (8 Janvier 1993)
Pour s’attaquer aux marchés internatio- nas Chraïbi.
naux, les entreprises marocaines doivent Pour l’heure, les entreprises sont
L’Association de la Qualité et du Management braver les multiples barrières à l’export. «En contraintes de se tourner vers un marché
l’absence d’ LE avec les pays africains, local, o la moitié des emballages est im-
Organise Les 5èmes Assises Nationales de la Qualité et de nous devons subir des droits de douane portée. «On ne peut être aussi compétitifs
la Performance sous le thème : élevés», déplore M’hamed ounes Lahlou. que des entreprises à Dubaï ou en Turquie,
Même avec des LE, la balance ne penche mais l’on peut se spécialiser en répondant
«Les démarches Qualité & Performance : un atout pour pas toujours en faveur du c té marocain. à la demande locale avec des produits qua-
titre d’exemple, les produits turcs importés litatifs et plus techniques», signale le DG
l’Entreprise face à la complexité de son écosystème» ne s’acquittent que de à D / g en de Directprint. on entreprise fabrique
Le 24 mars 2015 à l’Hotel Royal Mansour
L’éti eta e ’en ort ie x
Programme provisoire
■ C’est le secteur le mieux desservi localement avec des intervenants qui
Accueil : 8h30 – 9H proposent une production de qualité. Dans ce secteur, le Maroc exporte même une
Ouverture : 9h – 9h30 partie de sa production, estimée à .
- Mot de bienvenue de l’AQM
■ Des évolutions importantes sont attendues les prochaines années dans ce
- Mot du Ministère du Commerce, de l’Industrie, du commerce et de l’économie numérique, segment. u fur et à mesure que les industriels s’équipent en machines de dépose
-
Ministère de l’emploi et des affaires sociales
Mot de la CGEM
automatique d’étiquettes, ils abandonnent petit à petit l’étiquette papier simple
- Remise du prix du Manager au profit de l’étiquette adhésive livrée en bobine, plus adaptée aux machines
- Signature de convention de partenariats industrielles.
■ La technique du «sleeve», en pleine expansion en Europe et peu présente
Plénière (10h – 11h15) : Les écosystèmes comme nouvelle base de la stratégie industrielle au Maroc au Maroc pour l’instant, devra remplacer de nombreuses applications d’étiquettes
Ateliers : adhésives pour des raisons économiques et de visibilité du produit sur les étagères.
Atelier 1 (11h30 – 13h) : Les systèmes de management et la performance
■ Les utilisateurs existent dans tous les secteurs de l’agro-industrie, mais aussi
dans les secteurs des huiles, des hydrocarbures et du cosmétique.❏
Atelier 2 (14h30 – 16h) : La Démarche RSE pour gérer les relations de l’entreprise avec son
Ecosystème
droits de douane, contre à D / g des emballages pour des produits de luxe
Atelier 3 (16h 15 – 17h30) : La gestion des risques pour une performance durable pour les produits marocains qui pénètrent (cosmétiques…), des produits du terroir…
Assemblée Générale à 18h00 (Réservée aux membres de l’AQM) le marché turc. «De surcroît, le secteur est ainsi que des emballages spécifiques pour
grevé d’une taxe écologique que les impor- produits alimentaires (barrière à l’oxy-
Pour toute information vous pouvez nous contacter :
tateurs d’emballages finis ne paient pas», gène, à l’humidité…). Flexoprint, filiale du
Tel : 0661327912 – Email : aqm.maroc@gmail.com - site : www.aqm.ma s’indigne nas Chraïbi, DG du groupe Di- groupe Directprint, répond à la demande
rectprint. Quant aux marchés européens, ils du marché avec des changements fréquents
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L’éternel défi de l’export
de décor, des actions promotionnelles, des
changements de dernière minute avant im-
pression, du marché test sur de petits vo-
lumes… «Notre technologie, la Flexo UV, Pour faire tourner
s’est imposée dans le monde de l’embal- à plein régime des
lage souple ces dernières années, notam- machines de plus en
ment grâce à ses faibles coûts de mise en plus sophistiquées, il
œuvre, mais surtout à la qualité d’impres- faut une forte techni-
sion qu’elle permet d’atteindre», affirme le cité et un fort taux de
DG du groupe. Mais pour faire tourner ces robotisation. Le prin-
cipal du business est
machines de plus en plus sophistiquées, il
dans les emballages en
faut beaucoup de technicité. Les ressources plastique injecté (pour
humaines spécialisées font souvent défaut beurre, margarine) et
dans ce secteur. thermoformé pour les
Par ailleurs, il faut distinguer plusieurs yaourts et le flexible
types d’emballages en plastique: injecté pour biscuits
(boîtes de beurre, margarine …), ther- (Ph. L’Economiste)
moformé (yaourt, produits laitiers …) et
flexible (sachets de biscuits, chips …).
Les produits injectés/thermoformés
sont indirectement exportés via l’agroali- tique, avant d’être imprimés, puis exportés d’inciter les Marocains à investir dans la l’OPP. D’autres pays le produisent à grande
mentaire. Parmi les produits exportables à l’étranger. Cette activité représente plus fabrication du polypropylène localement», échelle comme l’Egypte, l’Inde, la Turquie
dans cette catégorie figurent les boîtes et de la moitié de l’export direct ou indirect annonce le président de la FMP. Mais le …, explique Chraïbi. ❏
présentoirs pour confiserie, les barquettes dans le secteur. Mais elle reste largement pari n’est pas gagné pour autant. Cette Aziza EL AFFAS
thermoformées, les pièces transparentes… tributaire des importations de la matière matière première, dérivée du pétrole, reste
Quant aux emballages flexibles, ils Pour réagir à cet article:
première: le polypropylène orienté (OPP). trop coûteuse à la production. Le Maroc
sont importés sur des rouleaux en plas- «Nous étudions actuellement la possibilité ne peut être compétitif pour l’extrusion de courrier@leconomiste.com

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Conditionnement/Emballage
Matériaux: Les filières en quête de maturité
■ Le papier-carton et le plas- a d’importantes variations. Sur le mar- briqué à base de pâte. Le plastique est tout des décharges, la mise en place de filières
ché local, le papier recyclé est échangé aussi avantageux sur le facteur coût de pro- de valorisation des déchets, ainsi qu’au
tique dominent le marché à 0,90 dirhams/kg, contre 5,50 dirhams/ duction. La moyenne est de 14 centimes/ financement de projets de protection de
kg à 7DH/kg pour la pâte à papier. Cette unité pour les sacs de plastique, avec des l’environnement.
L’autre mesure réglementaire qui a
■ Biodégradable, Ecotaxe…un Les trois quarts du segment papier-carton vont à l’agroalimentaire encore du mal à s’appliquer dans la pro-
cheveu sur la soupe 3%
fession, est la loi 22-10 imposant le bio-
6% dégradable dans la production des sacs en
6% plastique. Le chiffre donne froid dans le
■ 190 millions de DH de Emballages dos: à peine 4% du marché se sont pliés à
alimentaires cette nouvelle exigence. «Seuls de grands
recettes fiscales à partir du 11% groupes et quelques enseignes de la grande
Emballages
plastique pharmaceucques
distribution comme Acima, Marjane ou
encore Maroc Telecom…l’ont imposé à
Emballages
DANS le choix des matériaux, c’est
leurs fournisseurs», explique Rhim Rher-
74% cosmécques ras, directrice de Développement chez
principalement l’optimisation des coûts Eveloppes Greenberry. Cette structure développe et
de productivité et le positionnement mar- commercialise au Maroc un adjuvant, le
Autres
keting qui orientent encore le marché, au- D2W, qui accélère la dégradation biolo-
delà évidemment de la nature du produit Chiffres 2012 Source: CNCE gique du plastique. L’argument du surcoût
et de ses exigences de conservation. Le – 1 centime/sac en moyenne – est souvent
La tendance au «green» pousse de plus en plus d’industriels à se tourner vers le papier
plastique et le papier-carton occupent en- recyclé, même s’il est généralement de qualité moindre comparé au papier à base de
brandi par les fabricants de sacs plastique,
core plus de 80% du marché national de pâte à papier soucieux de conserver leur marge.
l’emballage, notamment sur le segment de Enfin, s’ils sont moins utilisés parce
la grande consommation agroalimentaire. matière première était jusque-là dominée variations fortement indexées sur les cours que généralement plus onéreux, le verre, le
Cette forte orientation répond à divers par un seul opérateur, qui ne satisfaisait des marchés internationaux. Cette matière métal et le bois se frayent de plus en plus
facteurs intrinsèques. Pour le papier-car- d’ailleurs que 50% des 400.000 tonnes es- est par contre moins recyclable en com- de place dans la structure des matériaux les
ton, en particulier, son principal atout est timées de la demande nationale. Les prix paraison au papier avec un taux de 22%. plus utilisés dans le secteur de l’emballage.
lié à son côté recyclable, qui peut consti- de vente des produits finis se situent ainsi, Son impact environnemental est par consé- Dans la pharmacie par exemple, plus de
tuer une matière première secondaire très en bout de chaîne, entre 3 et 5 dirhams/kg quent beaucoup plus important. D’où le 95% des flacons sont importés, en dépit
compétitive, comparativement à la «pâte pour le papier d’emballage recyclé, et 9 à quasi-acharnement de l’Etat à imposer des coûts que cela engendre. «La filière du
à papier». Sur le coût, par exemple, il y 10 dirhams/kg pour celui entièrement fa-
Machines et procédés
■ 96 millions de dollars pour le Maroc en 2013
Le Maroc a importé quelque 96 millions de dollars en valeur dans le seul segment
de la technologie de l’emballage, contre un peu plus de 93 millions de dollars une
S UR le segment de la fabrication des machines et des équipements industriels
destinés à l’activité, le marché commence à peine à voir émerger des spécialistes.
année auparavant. Ce chiffre place le Royaume dans le top 5 des plus gros importa-
Un seul fabricant a investi le segment depuis 2006 et occupe 15 à 20% du marché.
teurs de technologies d’emballage sur le continent africain. Il est légèrement devancé
Il s’agit de la société Kistamos. L’enseigne conçoit, développe et sous-traite la
par l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria. Le marché du matériel et des
fabrication de machines dédiées à l’emballage et à l’ensachage de divers produits
équipements d’emballage est aussi en progression quasi constante, notamment sur les
de grande consommation (agroalimentaire), mais aussi des produits agricoles et
segments du verre, du papier carton et du métal.
industriels (engrais). Ces machines sont mises sur le marché avec un prix allant de
75.000 dirhams à 2 millions de dirhams l’unité, en fonction de la taille du secteur
■ Papier-carton: Une demande en constante croissance concerné et de la nature des produits à emballer. Cette année, la baisse importante
5%... c’est le taux d’augmentation de la demande adressée au secteur de l’em- des droits de douane sur les importations du thé en vrac (de 25% à 2,5%) a dopé
ballage papier-carton à fin 2014. Cette matière occupe encore plus de 50% de la la demande dans ce secteur. «Les industriels veulent investir dans le conditionne-
consommation marocaine d’emballages. Les investissements attendus dans le secteur ment», explique Adil Gouzi, directeur technique de Kistamos. La société réalise un
devraient également connaître une progression importante, même si le segment ne chiffre d’affaires moyen annuel de 5 millions de DH, et projette de se diversifier en
représentait, en 2011, que 1,3% du total des investissements opérés dans le secteur renforçant ses investissements dans le secteur.❏
industriel. La filière a pu aussi capter, sur la même année, 3% des flux de capitaux en
provenance de l’étranger. aux fabricants et importateurs la logique verre pharmaceutique est encore très peu
du pollueur-payeur. La dernière mesure développée au Maroc. Les producteurs de
■ La tendance de l’emballage intelligent en date, qui alimente encore les débats, est verre affirment que le volume du marché
Dans les 10 prochaines années, la tendance de l’emballage sera dominée, tant en l’imposition d’une taxe environnementale n’est pas encore mature pour justifier des
Europe qu’en Amérique du Nord, par le développement durable, devançant les notions (1,5% ad valorem) sur tous les produits à investissements conséquents », explique
de coûts et de sécurité alimentaire. De l’avis d’experts, le coût de l’emballage, facteur base de plastique. « Cette mesure est au- Abdelmajid Belaiche, directeur général
dominant aujourd’hui, va voir son importance décliner dans les 10 prochaines années. jourd’hui élargie à tous les produits du cha- de l’Association marocaine de l’industrie
L’accent actuel sur « le sur-mesure », laissera place dans 10 ans aux stratégies d’uti- pitre 39 des droits de douane », explique pharmaceutique (AMIP). Dans l’agroali-
lisation de matières renouvelables, recyclables et à l’emballage intelligent- un appel Mohamed Boussaïd, ministre de l’Econo- mentaire, le segment premium des eaux
clair à l’innovation et à la collaboration à travers toute la chaîne de valeur. mie et des finances, répondant à la frus- minérales exploite de plus en plus cette
tration des fabricants locaux, liée essen- matière, pour des raisons de positionne-
■ Ecologie et cycle de vie tiellement à l’exclusion des importations ment marketing (Oulmès, Sidi Ali…).❏
Les industriels de l’emballage pensent que le consommateur donnera une valeur du périmètre d’application de cette taxe. Safall FALL
croissante à la recyclabilité et au caractère écologique perçu des emballages dans les A fin 2014, ce sont tout de même quelque
10 prochaines années. Dans le même temps, les demandes de preuves d’inscription 190 millions de DH, issus de l’écotaxe, qui Pour réagir à cet article:
dans la démarche de développement durable augmenteront de façon exponentielle sont rentrés dans les caisses de l’Etat. Ce courrier@leconomiste.com
comme par exemple les demandes d’analyse du cycle de vie de l’emballage.❏ montant sera investi dans la mise à niveau

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o ditio eme t Emballage
La omposa te mar eti g fait la différe e
■ a d le pa agi g orie te vantes et surtout capables de réduire le prix est conditionné le produit, les bouchons, l’emballage est de plus en plus utilisé par
de revient des produits. Ces mutations font l’ouverture, les matériaux utilisés…Tout ce les distributeurs et les grandes marques en
l’a at d o sommate r que l’on assiste à une réduction voire dilu- tant que moyen de communication. Il a dé-
qui est design fait désormais la différence»,
tion des frontières entre conditionnement, précise Adil Gouzi, directeur technique sormais pour rôle d’informer l’acheteur des
caractéristiques du produit, de la marque
■ Les ards dis o ters ré ol ard is o t La form le r t e dre ou encore de mettre en avant les promo-
tio e t le mar é tions, voire des messages publicitaires.

LE secteur de la grande et moyenne L A distribution Discount qui a fait son apparition au Maroc en 2009 fait partie de Autre constat, 70% des décisions d’achats
ces changements majeurs. Au même titre que les marques des distributeurs, qui entrent en grandes surfaces sont prises en magasin.
distribution vit un tournant décisif. Autre- souvent en concurrence directe avec les marques classiques ou encore le développement «Avant dans les épiceries, le client se ba-
fois maîtres de l’univers de la distribution, de la vente en ligne. La force des hard discounters comme le turc BIM est de proposer sait sur la qualité du produit pour prendre
les grandes marques subissent une pression à la fois ses propres produits et marques à des prix avantageux. Toujours soucieuses la décision d’achat. Mais avec les grandes
sans précédent. Elles sont aujourd’hui obli- de réduire leurs coûts au maximum, ces enseignes sont pionnières dans les emballages surfaces, c’est plutôt le packaging qui fait la
gées d’innover et valoriser leurs produits, novateurs. Elles optent généralement pour la formule «Prêt à vendre». Un condition- différence», explique le directeur technique
pour justifier leur place dans les rayons ou nement pratique qui facilite le remplissage des rayons tout en gardant les produits dans de Kistamos. Plusieurs changements dans
encore maximiser visibilité et rentabilité. leur emballage d’origine. L’objectif est de réduire les prix et minimiser les manipula- la grande distribution et dans l’industrie de
Dans ce contexte précis, de plus en plus in- tions lors de mise en place des produits. Ce procédé permet aux hard discounters de l’emballage redéfinissent le rôle ou encore
formé, le consommateur devient exigeant faire baisser jusqu’à 50% les coûts de réapprovisionnement, en comparaison avec les l’utilité des conditionnements utilisés par les
vis-à-vis des marques. Il est à la recherche méthodes classiques de remplissage de rayons. L’objectif étant de réduire le volume commerces.
d’assortiments aussi bien diversifiés qu’at- des emballages pour réaliser des économies d’échelle. Des multinationales comme La tendance est aussi à l’utilisation de
tractifs et surtout… au juste prix. Au Maroc Mondelez et Procter & Gamble ont anticipé cette mutation en proposant des offres matériaux plus légers comme le carton
aussi, le respect de l’environnement est en regroupées, comme par exemple la formule 2 en un (brosse à dents et dentifrice) dans ondulé. L’emballage revêt autant d’impor-
passe de devenir un critère de sélection non un conditionnement unique.❏ tance que les caractéristiques du produit lui-
négligeable. Ces mutations chez le consom- même.❏
mateur se traduisent déjà par d’importantes agencement en magasin et communication/ de Kistamos. Une entreprise spécialisée t
implications sur l’emballage, vu que la marketing. «Les donneurs d’ordre sont in- dans la fabrication de machines de condi-
pression sur les coûts oblige à concevoir Pour réagir à cet article:
traitables sur la composante marketing. La tionnement. Autrefois cantonné au condi-
des solutions de conditionnement inno- courrier@leconomiste.com
forme de l’emballage et la manière dont tionnement et à la protection des produits,

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Gsm : +212 6 70 25 30 57 - Fax: +212 5 22 61 30 32 - Email : a.gouzi@kistamos.com - www.kistamos.com

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