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Un peu d’histoire sur les écoles alternatives …

Les premières écoles alternatives étaient appelés écoles actives. La première de


toutes à avoir vu le jour est L’école Noël, fondée à Beloeil par Colette Noël, en 1956. La
deuxième a été L’école Saint-Germain, à Outremont, dirigée par Denis Gaudet. On a
remarqué que dans ces écoles, la pédagogie et l’enseignement étaient complètement
différents des écoles traditionnelles. L’apparition de ces écoles s’insérait à un
mouvement, en France, qui avait été inspiré par Freinet. On venait aussi de publier le
livre Les libres enfants de Summerhill d’Alexander Neill. Pendant la Révolution
tranquille (1960-1970), le Québec était encore un apprenti en matière de relations
démocratiques et il travaillait en collaboration avec la France pour l’aider à comprendre
ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire en matière d’éducation. Étant donné que
le Québec était en relation diplomatique avec la France en ce qui concerne l’éducation, le
Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport a créé un organisme de collaboration qui
s’appelait le Conseil franco-québécois d’orientation pour la prospective et l’innovation en
éducation qu’ils ont renommés le COPIE. Le COPIE avait, pour mission d’explorer ce
qui était « porteur d’avenir » comme on le disait, à l’époque, en matière d’éducation. Il
considérait qu’échanger simplement avec les professeurs n’était pas suffisant pour faire
avancer l’éducation, ils voulaient faire des « choses sérieuses » avec la France, comme
toucher au contenu, aux valeurs et pas juste à la gestion des écoles. C’est de cette idée
qu’est venue l’idée d’aller explorer les écoles alternatives. Il a d’abord fallu convaincre
les français que c’était la bonne chose à faire et ils ont fini par se laisser convaincre. C’est
ainsi qu’ils ont formés un groupe pour aller visiter le plus d’école alternative possible,
partout à travers le monde, en passant par le Canada, les États-Unis (où ils sont allés dans
plusieurs États), la France, l’Angleterre, la Scandinavie et finalement, l’Israël. Une fois
leur mission accomplie, ils avaient un rapport à faire, qu’ils ont écrit ensemble et intitulé
Écoles de demain ? (Ce rapport est introuvable aujourd’hui puisqu’il a été tellement
vendu, qu’ils ont arrêté de le réimprimé). Ce rapport insiste sur leur philosophie qui se
résume dans le sens où au départ, ils voulaient chercher la réponse à la question : quelle
était la meilleure école à envisager pour le système éducation ? L’école régulière ou
l’école alternative ? C’est pour trouver la réponse à cette question que les français ont
acceptés d’accompagner les québécois dans leur mission. Mais, à la différence de
l’équipe des français, l’équipe québécoise n’avait pas espoir de réussir à faire inclure
l’école alternative au système de l’éducation. De cette question, ils en sont venus à une
conclusion pluraliste qui était qu’il fallait faire de l’école alternative une école vraiment
alternative, c’est-à-dire, qu’on ne devait pas créer des écoles alternatives en fonction des
faits observables en en faisant des écoles un système unique, mais qu’on devait les voir
comme une avancée dans l’évolution de l’enseignement, qui fera en sorte qu’on arrivera
un jour à comprendre quel est le bon système d’enseignement à envisager. Ils ont fini par
se dire qu’il était utopique de penser que l’on puisse avoir un seul bon système
d’enseignement, surtout au Québec, malgré la recommandation du Rapport parent et de
celui d’autres rapport parce que dans le monde de l’éducation, il y a une résistance au
changement et que l’on ne pouvait pas faire en sorte que toutes les écoles dans le monde
deviennent des écoles alternatives, il fallait donc accepter le pluralisme, c’est-à-dire le
fait qu’il existe des écoles alternatives ainsi que des écoles régulières. Cette
reconnaissance du pluralisme a apporté une exigence sociologique et philosophique,
fondée sur l’observation des faits, de la réalité du monde, de l’éducation, fondée sur le
principe le principe de liberté et du respect des forces novatrices.

Les mythes concernant l’école alternative :

1) Les écoles alternatives répondent aux besoins de tous les parents


2) Les écoles alternatives sont toutes pareilles
3) Le premier groupe auquel les enseignantes ont un sentiment d’appartenance,
dans une école alternative, c’est les enfants de leur classe et leurs parents
4) Coéduquer signifie être présent dans la classe ou à l’école
5) Le développement d’une équipe pédagogique relève de la direction de l’école
6) Les résistances à l’égard de l’école alternative sont toujours légitimes
7) L’école alternative convient à tous les types d’enfants
8) À l’école alternative, le pouvoir appartient aux enfants et aux parents !
9) L’école alternative est un lieu d’expérimentations des nouveautés en
pédagogies
10) Le climat de travail, dans les écoles alternatives, a une influence directe sur la
qualité des apprentissages et sur la réalisation des objectifs

Avenir pour les écoles alternatives :

Les auteurs sont convaincus que l’école alternative sera plus avantageuse, dans
notre avenir, pour l’éducation des enfants, car elle est centrée sur des valeurs qu’ils jugent
être plus importantes que celles qui sont dans les écoles publiques ordinaires : la valeur
de la solidarité sociale (à la place de l’individualisme), la valeur de l’humanisme (plutôt
que celle de l’économisme), la valeur du pluralisme (qui est présent partout dans la
société) et la valeur démocratique (qui est profondément vécue)