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« 

Car les choses et les êtres ont un grand dialogue »V. Hugo, in les
contemplations, ce que dit la bouche d’ombre. Ed. Seuil, Paris. P

Biographie

Cattelan Maurizio étant un artiste italien né à Pandoue en 1960. Sa


carrière démarre depuis 1980 Il vit et travaille à New York. C’est un
poly artiste prolifique qui a engendré énormément de succès, tel que
l’œuvre de Him publié en 2012 au ghetto de Varsovie, qui présente
dos au public de loin l’installation d’Adolf Hitler agenouillé en
costume gris. L’expression de ses mains croisées semble implorer un
pardon ou prier. Les visiteurs découvrent d’intervalle un statut à
genoux et devaient contourner le bâtiment pour deviner le visage de
l’homme. Ce qui crée un effet de surprise. Ce chef d’œuvre est vendu
pour 15 millions d’euro à un milliardaire Pinault François. En sus de
Charlie Don’t Surf, une sculpture dédiée aux élèves qui devront lutter
contre l’expérience de l’échec, est bel et bien l’identification allusive
même de l’artiste, à l’encontre de l’art qui crée confiance et
engagement.

• La « phénoménologie » du faire : Le but de l’œuvre est


d’encourager les spectateurs à se demander: Est-ce que le
monde d’art se fait-il bananer?

Le travail consiste en une banane et de son immatérialité, encerclée


autour de deux propositions, est-ce l’objet ou son (positionnement) ?

Him (2001)

C’est incontestablement l’œuvre la plus grisante. Dévoilée en 2001,


cette statuette en mode califourchon en résine de polyester
représente Hitler Adolf en costume gris. A genoux et les mains
croisées, il semble nous implorer. La statue a notamment été
installée dans l’ancien ghetto de Varsovie en 2012. Les amateurs d’art
ou les visiteurs pour déceler l’énigme, doivent contourner le
bâtiment afin de deviner le visage du dictateur, créant un effet de
surprise

La théorie retenue auprès de l’artiste est de rendre le spectacle un


scénario qui pérennise l’ultime regard que « l’attrape scandale »
propulse comme une aura vibratoire. Cette banane scotchée par un
ruban adhésif argenté sur le stand d’une galerie dans une foire d’art
contemporain est vendue à un prix exorbitant, est venue relancer ce
simulacre théorique qui dure depuis au moins un siècle. Se défaire
des clichés pour se fier au travail indéterminé de l’art jusqu’à élargir
la perception face à cette reconversion du regard, qu’il a bel et bien
opéré, tout en dégageant ses paradigmes fondamentaux. The
Comedien devient une attraction, une foule de portable se lève
fiévreusement pour la prendre en photo. Un artiste l’a même mangé
en guise de performance. Il dérive du précédent travail séminal
nommé Perfect Day dans lequel il scotche le marchand d’art Massimo
De Carlo lors d’un vernissage en 1999. Incontestablement, cette idée
postérieur lui inspiré le fruit. Selon le doxa de certains galeristes en
tant que critique d’art, le fruit fustige le prix sur le marché de l’art
jugé comme obscène. Puisque la totalité des artistes sont pauvres.
Après des heures de vente, une performance a été établie, appelé
‘’Artiste affamé’’ parmi l’un des visiteurs, un américain mange l’un
des exemplaire en diffusant en ligne sur son compte Instagram pour
prolonger le message de Cattelan.

« Le statut qu’on confère à un objet est le résultat de tout un


processus : Un sac, c’est une chose dans son contexte, mais quand il
est muséalisé il devient objet (selon André DESVALLES). Car le sac
n’est plus fonctionnel s’il est muséalisé, parce qu’il devient dans un
monde d’imagination qui n’est pas forcément le temps de sa mort
mais juste un temps contraire au monde réel, puisqu’il porte un signe
porteur de sens tout comme le mot dans un discours ».

L’objet de ce scandale est de critiquer l’art contemporain vu comme


une vaste supercherie. D’abord, on peut qualifier la banane à la
lumière d’un étant qui compose l’espace, l’étant s’emploie au sens
d’un être phénoménal selon la philosophie Heideggérienne, citation
extraite de son ouvrage phénoménologie de l’esprit. On voit combien
comment le concept derrière l’œuvre attesté notamment par le titre
nous révèle tout de suite ce qu’elle est véritablement, à savoir une
satire. L’artiste italien force le spectateur à s’interroger sur l’enjeu
capital de l’art contemporain. Au sein de cet apprentissage, irrigué
d’émotion remplis de fonction révélatrice des préférences
fondamentales. John Dewey via l’art comme expérience, quand il
affirme que l’expression artistique relève d’un désir de créer
confronté à des contraintes externes. C’est-à-dire, en reprenant les
propos de N. Heinich sur les paradigmes de l’art contemporain
« l’expression artistique relève à la fois d’un régime de singularité et
d’un régime de communauté »

Conclusion

Apparu après la Première Guerre mondiale sous l’impulsion des


dadaïstes, en réaction à la violence que l’Europe avait connue, le
culte du banal a eu bien des adorateurs durant le XXe, et ce que nous
voyons de ce XXIe commençant laisse entrevoir qu’il est encore bien
vivant. L’invention de la banalité, son instauration, se fait donc jour à
l’intérieur du champ de l’art. Dans ce terrain circonscrit, limité,
l’artiste cherche à faire vaciller toute les catégories qui balisent ce
champ.