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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬


‫جامعة وهران للعلوم والتكنولوجيا محمد بوضياف‬
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed BOUDIAF

Faculté : science biologie


Département : biologie
Module : EDD

EFFET DE SERRE ET LE
DEVELOPPEMENT DURABLE
ENVIRONNEMENTAL

Présenté par :

• DJEBBARI HACHEMIA AICHA HAYET (groupe 08)

• KENNAN NEDJWA (groupe 11)

Section : 02

Année universitaire : 2020/2021


L'effet de serre
L'effet de serre est un phénomène naturel provoquant une élévation de la
température à la surface de notre planète. Indispensable à notre survie, ce fragile
équilibre est menacé. Les activités humaines affectent la composition chimique
de l'atmosphère et entraînent l'apparition d'un effet de serre additionnel,
responsable en grande partie du changement climatique actuel.

Les différentes composantes de l'effet de serre

Les gaz à effet de serre (vapeur d'eau, gaz carbonique, méthane…) sont
pratiquement transparents au rayonnement solaire (longueur d'onde du visible)
et opaques au rayonnement infrarouge émis par la Terre. La chaleur est piégée.
© Météo-France/François Poulain

Un phénomène naturel

Les deux tiers de l'énergie en provenance du soleil sont absorbés par


l'atmosphère, les sols et l'océan. Le tiers restant est directement réfléchi vers
l'espace par les nuages, les aérosols, l'atmosphère et la surface terrestre.
Atmosphère et surface terrestre émettent en retour un rayonnement infrarouge
que les nuages et les gaz à effet de serre (vapeur d'eau, dioxyde de carbone,
ozone et méthane pour les plus importants) absorbent et réémettent en grande
partie vers le sol. Les gaz à effet de serre ont en effet la particularité d'être
pratiquement transparents au rayonnement solaire et opaques au rayonnement
infrarouge émis par la terre. L'énergie est piégée. Ce phénomène a été baptisé «
effet de serre » par analogie avec la serre du jardinier. On estime que sans cet
effet de serre de l'atmosphère, la température moyenne à la surface de la terre
serait au plus de - 19°C au lieu des 15°C que nous connaissons.

L'effet de serre naturel déséquilibré par les activités humaines

Pour que la température du système terre-atmosphère soit stable, il faut que le


bilan énergétique au sommet de l'atmosphère et en surface soit nul. En 2009,
Kevin Trenberth* et ses collaborateurs ont proposé une estimation de ce bilan,
en additionnant et soustrayant l'ensemble des échanges d'énergie estimés à partir
d'observations et de modèles : le rayonnement solaire atteignant l'atmosphère, la
part absorbée et réfléchie, le dégagement de chaleur de la surface, etc. Au final,
ils estiment que le bilan d'énergie au sommet de l'atmosphère et en surface est
excédentaire de 0,9 (de 0,7 à 1) W/m2 (flux d'énergie par mètre carré). Selon ces
auteurs, ce surplus d'énergie, responsable d'un réchauffement du système terre-
atmosphère, proviendrait de l'effet de serre additionnel : celui qui est provoqué
par un excédent de gaz à effet de serre libérés dans l'atmosphère par les activités
humaines.

Les principaux gaz à effet de serre et leurs sources

Il existe un grand nombre de gaz à effet de serre naturellement présents dans


l'atmosphère mais dont la concentration varie du fait des activités humaines.
Leurs impacts sur le climat dépendent de leur capacité à absorber et émettre du
rayonnement infrarouge, de leur concentration dans l'atmosphère et de leur
durée de vie.

- La vapeur d'eau est responsable à elle seule de la grande majorité de l'effet de


serre naturel. Elle a également un effet de rétroaction important sur le
changement climatique : lorsque la température augmente, l'évaporation
augmente et la quantité de vapeur d'eau relâchée dans l'atmosphère aussi,
accélérant encore le réchauffement.
- Le dioxyde de carbone, ou CO2, dont la concentration peut augmenter du fait
de processus naturels comme les éruptions volcaniques et les feux de forêts ou
de brousse. Mais ce sont les activités humaines avec l'utilisation de carbone
fossile (pétrole, gaz naturel et charbon notamment pour l'industrie, le chauffage
et les transports), ou encore la fabrication du ciment et les changements
d'occupation des sols, qui sont responsables de l'essentiel de l'augmentation de
sa concentration depuis 1750.
- Le méthane est un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, mais
moins concentré. Il est souvent lié aux processus de fermentation (marécages,
décharges, digestion des ruminants, etc.). L'agriculture intensive est ainsi l'un
des responsables de l'augmentation des concentrations de méthane dans
l'atmosphère au cours des derniers siècles.
- L'ozone. Présent naturellement dans la stratosphère, vers 20 km d'altitude, il
nous protège du rayonnement solaire ultraviolet qu'il absorbe. De l'ozone est
également produit dans les basses couches de l'atmosphère à partir de composés
organiques volatiles émis par les activités humaines (transports).
- Le protoxyde d'azote, appelé également « gaz hilarant », est émis naturellement
par les sols et provient notamment de l'utilisation d'engrais azotés.

L'effet de serre additionnel : la part de l'Homme

L'effet de serre additionnel provient des activités humaines qui entraînent


l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre naturellement
présents dans l'atmosphère. Le premier responsable de cet effet de serre
additionnel, et donc du réchauffement climatique, est le dioxyde de carbone. Fin
2012, la concentration de CO2 dans l'atmosphère dépassait les 390 ppm (parties
par million), contre 280 ppm au début de l'ère industrielle. Cette augmentation
est à l'origine d'environ deux tiers de l'effet de serre additionnel accumulé depuis
1750.
L'agriculture intensive et l'élevage sont responsables de l'effet de serre
additionnel dû aux émissions de méthane et de protoxyde d'azote.
S'y ajoute la production d'autres gaz artificiels de type halocarbures n'existant
pas à l'état naturel : on les retrouve entre autres dans les systèmes de
climatisation ou les bombes aérosols.

Les aérosols, un pouvoir refroidissant

Les aérosols sont de fines particules en suspension dans l'air. Ils sont présents
naturellement dans l'atmosphère (volcanisme, incendies...) mais leur
concentration a grandement augmenté avec les activités industrielles.
Contrairement aux gaz à effet de serre, les aérosols ont un effet généralement
refroidissant sur le système terre-atmosphère. Ces poussières en suspension
absorbent et diffusent le rayonnement solaire dont une partie est renvoyée vers
l'espace. Une partie du rayonnement solaire manque donc à l'atmosphère, mais
aussi à la surface terrestre, d'où cet effet refroidissant. En plus de cette
conséquence directe, les aérosols ont un impact sur la formation, la composition
physique et l'albédo (pouvoir de réflexion) des nuages. Ces effets indirects
provoquent également un refroidissement. A l'inverse, d'autres effets de
réchauffement liés aux aérosols sont aussi possibles (en particulier pour les
aérosols carbonés et le dépôt d'aérosols sur la neige), mais les effets refroidissant
l'emportent globalement. Masquant en partie le réchauffement dû aux gaz à effet
de serre, les aérosols font l'objet de recherches pour mieux comprendre et
quantifier leur impact.
Concrètement, le développement durable est une façon d’organiser la
société de manière à lui permettre d’exister sur le long terme. Cela
implique de prendre en compte à la fois les impératifs présents mais
aussi ceux du futur, comme la préservation de l’environnement et des
ressources naturelles ou l’équité sociale et économique.
La définition “officielle” du développement durable a été élaborée pour la
première fois dans le Rapport Bruntland en 1987. Ce rapport était la
synthèse issue de la première commission mondiale sur l’environnement
et le développement de l’ONU.
Les 3 piliers du développement durable
Contrairement au développement économique, le développement
durable est un développement qui prend en compte trois dimensions :
économique, environnementale et sociale. Les trois piliers du
développement durable qui sont traditionnellement utilisés pour le définir
sont donc : l’économie, le social et l’environnement. La particularité du
développement durable est de se situer au carrefour de ces 3 piliers.

Développement durable : histoire et origine du concept de


développement durable
Quand est apparu le développement durable ?
Le mot de développement durable apparaît au début des années 1970 et
1980 dans des écrits scientifiques. L’un des premiers textes référencés
faisant usage de ce concept dans le sens actuel est le Rapport du Club
de Rome “Halte à la croissance”, mais on en trouve des occurrences
dans d’autres textes de la même époque dans des disciplines diverses.
Ce rapport publié en 1972 et écrit par deux scientifiques du MIT tentait
de questionner notre modèle de développement économique basé sur la
croissance économique infinie dans un monde aux ressources finies. Il
montrait alors les limites écologiques de notre modèle.
Au niveau international, on commence à parler de développement
durable pour la première fois dans les rapports des Congrès de l’UICN
(Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Mais bien
avant cela, le développement durable avait commencé à émerger
comme idée.
Développement durable : les causes de l’émergence du concept
L’émergence de l’idée du développement durable est concomitante avec
celle de la société industrielle. A partir de la deuxième moitié du 19ème
siècle, les sociétés occidentales commencent à constater que leurs
activités notamment économiques et industrielles ont un impact
significatif sur l’environnement et sur l’équilibre social. Plusieurs crises
écologiques et sociales vont avoir lieu dans le monde et vont faire
prendre conscience qu’il faut un modèle plus durable.
Voici quelques exemples des crises économiques et sociales qui ont
secoué le monde au XXème siècle :

▪ 1907 : crise bancaire américaine


▪ 1923 : crise de l’hyperinflation américaine
▪ 1929 : la crise financière des années 1930 commence
▪ 1968 : mouvement social de mai 1968 en France et dans le monde
▪ 1973 et 1979 : chocs pétroliers
▪ 1982 : choc de la dette des pays en développement

Et quelques exemples de crises écologiques

▪ 1954 : retombées nucléaires de Rongelap


▪ 1956 : crise du mercure de Minamata
▪ 1957 : marée noire de Torrey Canyon
▪ 1976 : catastrophe Seveso
▪ 1984 : catastrophe de Bhopal
▪ 1986 : catastrophe nucléaire de Tchernobyl
▪ 1989 : marée noire de l’Exxon Valdez
▪ 1999 : catastrophe Erika
▪ Mais aussi : le réchauffement climatique, la pollution de l’air, la
question de la couche d’ozone, la disparition de la biodiversité….

Comment le développement durable a pris de l’importance ?


Si le développement durable était une idée relativement peu connue
jusqu’à la seconde moitié du 20ème siècle, elle a rapidement pris de
l’importance face à la multiplication de ces crises écologiques et de leurs
conséquences sur les sociétés humaines. Au fur et à mesure de
l’avancée des connaissances scientifiques sur des enjeux comme la
couche d’ozone, le réchauffement climatique ou la disparition de la
biodiversité, la communauté internationale a pris conscience de la
nécessité de trouver un modèle économique susceptible de permettre
d’assurer nos besoins sans détruire notre écosystème.
La définition d’un développement plus durable, l’écologie,
l’altermondialisme et la prise en compte internationale
Le développement durable et les origines de l’écologie
Ainsi, les premiers penseurs de l’écologie vont émerger dès la fin du
XIXème siècle (Haeckel, Paul Vidal de la Blache), alors que leurs idées
ne vont véritablement prendre racine qu’au cours du XXème. Voici une
chronologie du développement de l’écologie :

▪ Années 1850-60 : développement de la pensée de l'”écologie” par


le biologiste Ernst Haeckel et le poète Henry David Thoreau
▪ 1872 : fondation du parc national de Yellowstone
▪ 1948 : fondation de l’UICN (Union Internationale de Conservation
de la Nature)
▪ 1951 : premier rapport de l’UICN sur l’environnement dans le
monde
▪ 1963 : publication de “The Silent Spring”, qui dénonce les
conséquences de la pollution
▪ 1965 : première conférence de l’UNESCO sur la biosphère
▪ 1968 – 72 : fondation du Club de Rome et publication de son
premier rapport “Les limites de la croissance”

A partir de là, un mouvement de plus en plus international se met en


place pour dénoncer les dérives de la société de consommation, de
l’industrie et de l’économie internationale. Les représentants de ce
mouvement sont notamment les altermondialistes, les écologistes, les
tiermondistes… Face à la multiplication des catastrophes écologiques et
sociales, de plus en plus d’individus et de citoyens internationaux
réclament la prise en compte de l’environnement et de la justice sociale
par les gouvernements.
La prise en compte internationale du développement durable
Progressivement, les autorités publiques vont donc inscrire ces
problématiques dans leur agenda politique, notamment avec :

▪ 1971 : création du Ministère de l’Environnement en France


▪ 1972 : premier Sommet de la Terre à Stockholm
▪ 1974 : premier candidat écologiste à la Présidence de la
République en France (René Dumont)
▪ 1987 : Commission Mondiale sur l’Environnement et le
Développement de l’ONU et publication du Rapport Brundtland sur
le développement durable.
▪ 1982 : Deuxième Sommet de la Terre à Nairobi
▪ 1992 : Sommet de la Terre à Rio
▪ 2002 : Sommet de la Terre à Johanesburg
▪ 2012 : Sommet de la Terre Rio +20

La définition du développement durable du rapport Brundtland


La Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement de
l’ONU débute en 1983. Le contexte international est de plus en plus
agité à propos des questions de justice sociale et d’environnement. 11
ans après le Sommet de la Terre de Stockholm, les choses n’ont pas
beaucoup évolué. Au contraire, ce sont des gouvernements néo-libéraux
qui sont élus aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, et qui prônent une
conception non régulée des marchés économiques et financiers. Le
second choc pétrolier a fait des ravages et on se rend compte que nous
vivons dans un monde aux ressources finies, et que notre
développement doit donc être limité. A l’époque, l’idée est de trouver un
moyen de concilier le développement économique et le développement
des marchés avec la préoccupation écologique et sociale. L’ONU vote
donc une résolution constituant la Commission afin de travailler sur cette
question.
Quatre ans plus tard, la Commission publie son rapport, intitulé Notre
Avenir à Tous (Our Common Future). C’est la première fois que le terme
développement durable est officiellement utilisé par une institution
internationale. Voici la définition qui en est donnée dans le rapport :
« Le développement durable est un mode de développement qui répond
aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité
des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont
inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus
particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il
convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que
l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la
capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
L’idée du développement durable selon la définition donnée par le
Rapport Brundtland, c’est qu’il est possible de trouver un modèle
économique qui concilie croissance des marchés et de la production,
avec le respect des limites naturelles et des droits de l’homme. Si au
départ, le rapport Brundtland n’a pas eu un écho médiatique très
important, le terme a fini par se répandre au fur et à mesure des divers
Conférences internationales sur l’environnement ou sur le climat. La