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DEVOIR MAISON Nº 5 – LA PROCREATION (CHAPITRE 3)

Partie I : Restitution organisée de connaissances

Chez les femmes, à partir de la puberté, les activités ovariennes et utérines sont cycliques au cours du temps.

Présentez le rôle des œstrogènes dans le fonctionnement de l’utérus et la régulation du cycle ovarien.

Votre réponse comportera une introduction, un développement structuré et une conclusion. Un schéma bilan est
attendu

Partie II – exercice 1 : Exploitation de documents

À partir de l'exploitation du document, montrez que le signal à l'origine de l'ovulation est donné
par le follicule ovarien.
Partie 2.2 : Enseignement obligatoire- Procréation

Une jeune fille de 16 ans, de caryotype XX présente les symptômes suivants :


- Pas de développement des seins.
- Une absence de menstruations (aménorrhée primaire).

A partir des informations fournies par les documents mises en relation avec vos connaissances,
proposez une explication à l'origine de ces symptômes.

document 1 : données morphologiques et histologiques

L'échographie révèle deux ovaires de taille normale. La biopsie des ovaires de la patiente à diverses
reprises ne présente que les structures ci-contre.

document 2 : dosages hormonaux durant 28 jours


Dans le sang d'une femme témoin
Dans le sang de la patiente
ne présentant pas ces troubles.

Phase folliculaire: 1.5 à 10


LH
20 à 22 Pic ovulatoire : 18 à 90
en UI.L-1
Phase lutéale: 1 à 16

Phase folliculaire : 2 à 17
FSH
< 0,5 Pic ovulatoire : 9 à 26
en UI.L-1
Phase lutéale : 2 à S

Phase folliculaire : 30 à 90
Oestrogène (oestradiol)
24 à 26 Pic preovulatoire : 90 à 400
en pg.mL-1
Phase lutéale : 50 à 20
document 3 : Mesures effectuées lors d'un test hormonal de stimulation pratiqué sur la patiente
On réalise une injection de 100 microgrammes de GnRH.
CORRECTION DU DEVOIR A LA MAISON N° 5
LE FONCTIONNEMENT D’UN SYSTEME DE REGULATION

Partie I – Restitution organisée de connaissances

L´appareil reproducteur chez la femme est caractérisé par un fonctionnement cyclique de la puberté à la ménopause.
Dans ce devoir, nous chercherons à montrer le rôle joué par les œstrogènes, hormones ovariennes dans le contrôle du
fonctionnement des structures utérines ainsi que dans le mécanisme de régulation du cycle ovarien.
Pour cela, nous étudierons dans une première partie leur action du premier au 12ème jour du cycle, dans une deuxième partie,
leur action du 12ème au 14ème jour et enfin, dans une troisième partie, leur rôle du 14ème au 28ème jour du cycle.

- I - Le rôle des œstrogènes du premier au 12ème jour du cycle :

Des sécrétions hypophysaires de FSH entraînent la maturation du follicule tertiaire ou cavitaire en follicule mûr. Cette
phase dans l´ovaire est qualifiée de phase folliculaire.

Schéma d´un follicule mûr.

Pendant cette phase, la thèque interne et la granulosa du follicule (cellules endocrines) produisent des hormones, les
œstrogènes. La production est relativement faible jusqu'au 12ème jour.
En début de cycle, les œstrogènes en faible quantité agissent sur le complexe hypothalamo-hypophysaire en inhibant la
production de GnRH et de gonadostimulines FSH et LH par l'hypophyse : c'est le rétrocontrôle négatif;
Pendant cette phase, les œstrogènes sécrétés stimulent leurs cellules cibles et entraînent ainsi la reconstitution de la muqueuse
utérine (épaississement progressif de l´endomètre, reformation des glandes en tube et des vaisseaux sanguins) détruite pendant
les règles qui ont marqué le début du cycle. Il y a donc un synchronisme entre la maturation du follicule dans l´ovaire et la
reformation de l´endomètre utérin. Ce synchronisme est dû à la sécrétion d´œstrogènes.

- II - Le rôle des oestrogènes du 12ème au 14ème jour :

À partir du 12ème jour avec le développement du follicule mûr, le taux d´œstrogènes augmente très fortement.
La sécrétion d'œstrogènes en forte quantité, au-delà d´un seuil pendant quelques heures, stimule cette fois-ci le complexe
hypothalamo-hypophysaire et provoque le pic de LH qui déclenche l´éclatement du follicule mûr, l'ovulation : c'est le
rétrocontrôle positif.
Le pic d´œstrogènes qui précède celui de LH est responsable du relâchement de la glaire cervicale, permettant ainsi le passage
éventuel de spermatozoïdes.

- III - Le rôle des œstrogènes du 14ème au 28ème jour du cycle :

Après l´ovulation, le reste du follicule mûr éclaté se transforme en corps jaune qui va sécréter de la progestérone surtout
mais aussi des œstrogènes. Ce couple hormonal est responsable de la transformation de la muqueuse en dentelle utérine
(glandes en tubes formées de nombreux replis, vaisseaux sanguins spiralés, sécrétion d´un mucus nourricier), une structure
permettant une nidation d´un embryon éventuel.
Durant cette phase, ce couple hormonal est responsable d´un rétrocontrôle négatif permanent sur le complexe hypothalamo-
hypophysaire, ce qui conduit à des chute des taux de FSH et de LH et donc à une régression du corps jaune si la fécondation
n´a pas eu lieu. Cela se traduit en fin de cycle par une chute des taux de progestérone et d´œstrogènes qui aboutit à une
destruction de la dentelle utérine. Un nouveau cycle commence.

Conclusion : Les œstrogènes, hormones ovariennes sont donc responsables du synchronisme entre les cycles ovarien et utérins,
mécanisme nécessaire au moment de l´ovulation à une éventuelle fécondation suivie d´une nidation. En outre, cette hormone
participe, par un jeu de rétrocontrôles négatifs et positifs exercés sur le complexe hypothalamo-hypophysaire, à la régulation
du cycle ovarien responsable de son propre taux.
C´est sur la connaissance de ces mécanismes de rétrocontrôles positifs et négatifs que reposent des techniques de maîtrise de la
procréation (contraception ou procréation médicalement assistée).
Partie II – Exercice 1
Le premier document proposé présente l´évolution des taux de LH et d´oestradiol chez une guenon durant un cycle.
L´autre précise les variations du taux de LH chez une guenon sous l´effet d´injections répétées d´oestradiol entre le 7ème et le
10ème jour du cycle.
A l´aide de ces deux documents nous allons chercher à montrer que le signal à l´origine de l´ovulation est donné par le follicule
ovarien.

L´analyse du premier document nous permet d´étudier la chronologie des évènements hormonaux précédant
l´ovulation qui chez cette guenon se produit le 14ème jour du cycle.
Durant les 7 premiers jours du cycle, le taux d´oestradiol augmente très légèrement. Il passe de 60 à 80 pg.mL-1
Sur cette même période, le taux de LH diminue légèrement et passe de 5 à 4 ng.mL-1
Dans le document, il est précisé que l´oestradiol est produit par les follicules. On en déduit que l´augmentation du taux
d´oestradiol est due à la maturation des follicules ovariens. La légère baisse du taux de LH qui accompagne cela s´explique par
le rétrocontrôle négatif croissant exercé par l´oestradiol sur le complexe hypothalamo-hypophysaire qui voit son activité
freinée.
Entre le 7ème et le 10ème jour, le taux d´oestradiol commence à augmenter plus fortement et passe de 80 à 160 pg.mL-1
Cette augmentation est due à l´accélération de la maturation des follicules et notamment du follicule dominant. Sur cette
période le taux de LH continue de baisser au même rythme pour la raison évoquée plus haut.
A partir du 10ème jour, l´augmentation du taux d´oestradiol s´accélère et la sécrétion de cette hormone se fait sous la forme d´un
pic qui atteint la concentration de 310 pg.mL-1 le 12ème jour.
A partir du 11ème jour, le taux de LH commence lui aussi à augmenter brusquement. Il passe de 4 à 17 ng.mL-1 entre le 11ème et
le 13ème jour. Le taux maximum de LH est atteint quelques heures avant l´ovulation.
Ce pic de LH est qualifié de décharge ovulante. C´est le facteur hormonal déclenchant l´éclatement du follicule mûr donc
l´ovulation.
On remarque donc que quand le taux d´oestradiol dépasse la valeur de 300 pg.mL-1 le 11ème jour, le taux de LH commence à
augmenter. Cela signifie que l´axe hypothalamo-hypophysaire (CHH) au lieu d´être fortement inhibé va être stimulé ce qui se
traduit par une augmentation de la sécrétion de LH dont le taux va augmenter fortement.
Donc entre le 11ème et le 13ème jour, l´œstradiol produit en très grande quantité par le follicule mûr stimule le CHH. A cette
stimulation, on donne le nom de rétrocontrôle positif. Plus le taux d´oestradiol est élevé, plus la stimulation du CHH est
importante donc plus le taux de LH sécrété est élevé donc plus la stimulation ovarien est importante, plus la maturation du
follicule mûr est forte, plus le taux d´oestradiol est important.

En étudiant le 3ème graphique, on constate que l´injection répétée d´oestradiol à fortes doses entre le 7ème et le 10ème jour
d´clenche chez une guenon un pic de LH qui culmine le 12ème jour (au lieu du 13ème dans un cycle normal) et l´ovulation se
déroule quelques heures après ce pic. Elle est donc anticipée. Cela prouve bien que c´est la seule augmentation du taux
d´oestradiol qui déclenche le pic de LH qui lui-même déclenche l´ovulation.

On peut donc conclure en disant que le follicule ovarien, lorsqu´il arrive à maturité, produit une forte quantité
d´oestradiol qui va, par rétrocontrôle positif, stimuler le CHH qui répond à cela en augmentant sa production de LH (pic de
LH) dont le taux maximum est atteint quelques heures avant l´ovulation. Ce pic de LH est le facteur déclenchant l´éclatement
du follicule parvenu à maturité. C´est donc bien le follicule qui est à l´origine du signal déclenchant l´ovulation, le pic
d´œstradiol qui provoque le pic de LH.
Partie II - Exercice 2

Document 1 : que des follicules primaires et absence de follicules cavitaires.

Pas de croissance folliculaire

Document 2 :
hormones pas de variation;
valeurs faibles.

Pas de FSH → absence de développement folliculaire


Pas d'oestradiol
- pas de Caractères sexuels secondaires
- pas de développement utérin et menstruations

Document 3 : après injection de GnRH :


- le taux de LH augmente très fortement;
- le taux de FSH reste très inférieur celui de la femme témoin.

Les cellules hypophysaires sécrétrices FSH ne répondent pas;


Les cellules sécrétrices LH répondent.

Synthèse : Résistance GnrH → pas de FSH → pas de développement folliculaire → pas de production
d'oestradiol → pas de Caractères sexuels secondaires ni de développement cyclique de la muqueuse
utérine.