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III- SON ACTIVITE :

1) Le principe de la comptabilité

Pourquoi tenir des comptes ?

On peut effectivement se demander l’utilité de tenir des comptes car cette


activité prend du temps et coûte donc de l’argent à une entreprise.

Les comptes tenues par l’entreprise lui permettent de faire les prévisions les
plus fiables possibles sur la ou les années à venir. L’entreprise doit également
pouvoir comparer ses résultats actuels avec ceux des années passées. Ce sont pour
ces raisons que les entreprises font généralement appel aux experts-comptables.

Pourquoi vérifier les comptes ?

Les commissaires aux comptes les vérifient pour voir s’il y a une bonne
application des normes IFRS (normes internationales de comptabilité et de gestion
datant de 2002) imposées par le conseil et le parlement européens. Les impôts sont
calculés à partir des chiffres de la comptabilité, il parait donc évident qu’on doit les
vérifier pour éviter les fraudes. Un indicateur fiable sur la bonne gestion et la
progression de l’entreprise est indispensable pour les clients, fournisseurs,
actionnaires, etc…

2) Le métier de commissaire aux comptes :

a) Son rôle

Pour devenir commissaire aux comptes, on doit acquérir le diplôme d’expert-


comptable, puis se spécialiser en commissariat aux comptes en s’inscrivant dans
une compagnie régionale de commissaires aux comptes (elle surveille l'exercice de
la profession de commissaire aux comptes dans sa circonscription et peut, si besoin
est, saisir le syndic de la chambre de discipline des fautes professionnelles) et prêter
serment.

Le commissaire aux comptes a pour mission de vérifier, surveiller, puis


certifier, ou non, les comptes d’une entreprise et émettre une opinion sur ceux-ci
(exemple : bonne régularité des comptes, évolution des comptes corrects, etc…). Il
contribue donc à la fiabilité de l’information financière.

b) Sa mission
Un commissaire aux comptes intervient le plus souvent dans un cadre légal
très précis. Si la société est une S.A. (société anonyme) ou une S.A.S. (société par
action simplifiée), l’intervention d’un commissaire aux comptes est impérative d’après
la loi.

Il existe trois seuils qui rendent obligatoire l’intervention d’un commissaire aux
comptes, mais seulement si l’on dépasse deux d’entre eux d’après un article du code
de commerce. Un effectif supérieur à 50 salariés, un chiffre d’affaire de plus de 3,1
millions et enfin un total bilan (le bilan de l'ensemble du patrimoine de l'entreprise, de
tout ce qu'elle possède) de 1,55 millions ou plus définissent ces trois seuils.

Mais il peut être aussi appelé volontairement par un associé de la société


contrôlée (personne qui participe, au moins financièrement, à une entreprise détenue
par un nombre limité de personnes) sans rentrer dans ce cadre légal. Si l’entreprise
est de taille très importante, deux cabinets indépendants l’un de l’autre, joignant leurs
efforts pour l’occasion, doivent être nommés pour plus d’objectivité.

La démarche d’un commissaire aux comptes pour effectuer sa mission d’audit,


contrôle de gestion et de comptabilité, sera toujours la même pour n’importe quel
mandat (le mandat est la durée au cours de laquelle un commissaire aux comptes
exerce sa responsabilité) du fait de la normalisation importante du métier.

Dans un premier temps, il répartit le travail au sein de son entreprise (le plan
de travail) : ce qui sera du domaine des comptables, du chef de mission (le
commissaire aux comptes responsable de la mission) ou du gérant du cabinet. Il
envoie également une lettre de mission au client lui rappelant la tâche, les devoirs, le
mode de fonctionnement d’un commissaire aux comptes et les honoraires
demandés. Il découpera ensuite sa mission en plusieurs phases et établira une
stratégie d’audit : il s’agit du le plan de mission.

D’abord la phase préliminaire : celle-ci consiste à évaluer l’organisation du


contrôle interne de l’entreprise pour pouvoir donner un premier jugement sur la
fiabilité de l’information comptable, et pour se renseigner sur le domaine de travail du
client (réglementation, concurrence, etc…). L’organisation du contrôle interne se
base sur son organisation comptable (donc la conservation des factures, les avoirs,
l’inventaire etc…), la séparation des tâches et des fonctions (la personne qui signe
les chèques ne doit pas s’occuper de la comptabilité en même temps), Les
vérifications des comptes réalisés par l’entreprise, la classification, plus ou moins
bien effectuée, des documents liés à la comptabilité de l’entreprise. Le commissaire
aux comptes évalue le bon fonctionnement de ces différents éléments du contrôle
interne à l’aide de quatre types de contrôles :

- le contrôle d’exhaustivité qui consiste à vérifier que l’entreprise prend bien toutes
les factures en compte.

- le contrôle de réalité qui permet d’inspecter l’inventaire écrit pour voir s’il concorde
bien avec la réalité du terrain.
- le contrôle d’exactitude vérifie lui si l’écriture des factures correspond bien aux
factures originales.

- le contrôle hiérarchique qui vise à surveiller la bonne séparation des tâches et des
fonctions.

Si le commissaire aux comptes décèle des défaillances sur un des contrôles


précédents, il accentuera son audit sur ces points, pour peut-être constater des
erreurs ou des fraudes.

Pour réaliser ces vérifications, il utilise plusieurs techniques spécifiques,


notamment le test de cheminement. Ce test consiste à remonter jusqu’à la
justification d’achat ou de vente d’un produit à partir de celui-ci. On contrôle ainsi le
suivi de l‘achat ou de la vente.

Au cours de sa mission d’audit, le commissaire aux comptes doit obtenir


l’assurance raisonnable qu’il n’y a pas d’erreur significative dans les comptes, car en
réalité, le commissaire aux comptes ne peut pas tout contrôler. Il met alors en place
un seuil de signification. Il s’agit de la non détection maximum d’anomalies
significatives en K€ (kilo euro). Elle s’élève à :
- 5 à 10% du résultat courant ( les produits, source d'enrichissement de
l’entreprise, desquels on retranche les charges),
- 0,5 à 1% du chiffre d’affaire (total des ventes de biens et de services
facturés par une entreprise),
- 1 à 2% de la marge brute (la différence entre le montant des ventes de
marchandises et le coût d'achat des marchandises vendues),
- 1 à 5% des capitaux propres (ressources de l'entreprise).

Ensuite on ajuste ce calcul en fonction de la fiabilité de l’organisation


comptable de l’entreprise et du jugement professionnel du commissaire aux
comptes. Sur ce seuil de signification, on tolère une erreur de plus ou moins 50%. La
définition du seuil de signification fait aussi partie des normes professionnelles du
commissariat aux comptes.

Ensuite, le commissaire aux comptes examine plus en détail la comptabilité de


l’entreprise à travers divers programmes de contrôle. La société est priée de fournir
les comptes annuels, les salaires des 5 à 10 personnes les mieux rémunérées de
l’entreprise, les rapports antérieurs des commissaires aux comptes et de gestion.
Grâce à ces informations, il peut cerner des éléments importants et finaliser son
jugement.

Une fois tous les contrôles terminés, il rédige un rapport d’une dizaine de
pages, résumant tout le dossier de la mission, fourni au client et certifiera ou non les
comptes de l’entreprise selon leur régularité, sincérité et le respect de l’image fidèle
du patrimoine de la société. Libre cours aux actionnaires principaux de la société de
dévoiler ou non le résultat de la mission.
c) Les règles qui régissent ce métier

On dénombre dans le métier de commissaire aux comptes plusieurs règles


auxquelles celui-ci doit se soumettre.

D’abord, sur le contenu du dossier de l’entreprise qu’il contrôle. Le


commissaire aux comptes ne peut pas prendre de liberté sur la façon de le rédiger. Il
en va de même pour le rapport final. En effet, ces deux éléments répondent à des
normes strictes.

Le commissaire aux comptes doit respecter un code de déontologie précis :


intégrité, objectivité, compétence, indépendance, respect des règles professionnels,
expliqué plus haut, et le secret professionnel. Par exemple, un commissaire aux
comptes ne peut contrôler un client avec qui il possède de grandes affinités pour un
souci d’objectivité. Il doit être indépendant par rapport au client pour pouvoir apporter
un jugement objectif. Les cabinets de commissaires aux comptes sont payés par
honoraires pour garder leur indépendance.

Le commissaire aux comptes est lui même surveillé par la compagnie


régionale des commissaires aux comptes. Le secret professionnel reste un des
points les plus importants de ce code. Le commissaire aux comptes ne peut parler
de ses clients que dans son bureau. Il ne peut donc pas aborder le sujet de son
travail dans des lieux publics (compartiment de train, restaurant, etc…) et ne peut
également rien communiquer à ses proches.

Enfin, il doit consacrer au moins 40 heures par an à sa formation et à celles de


ses collaborateurs, car les normes d’audit ou de comptabilité évoluent chaque
année.

3) Le métier d’expert-comptable :

a) Son rôle

L’expert-comptable s’occupe de la comptabilité d’une entreprise. Il la contrôle


surveille, la redresse même dans certains cas. Il établit les bilans comptables de la
société et peut la conseiller, contrairement au commissaire aux comptes, en matière
de gestion. Son domaine d’activité est beaucoup plus diversifié qu’un commissaire
aux comptes. Une entreprise fait souvent appel à ses services pour plus de sécurité,
pour s’alléger de la partie comptable, ainsi que pour s’éviter d’éventuels les
problèmes lors d’un contrôle URSSAF ou social.

b) Sa mission
Mission de présentation des comptes annuels :

L’ expert-comptable présente les comptes afin d’attester la cohérence et la


vraisemblance de ceux-ci. Une société peut confier la totalité de la comptabilité à un
expert-comptable. Celui-ci conseille l’entreprise aussi bien en matière comptabilité
qu’en matière de gestion. Mais avant, il doit présenter les comptes. L’ expert-
comptable va donc collecter, répertorier, classer, vérifier, commenter toutes les
informations comptables, financières de l’entreprise, et enfin réaliser des bilans de le
tout présenté dans un dossier très rigoureusement organisé selon des normes
précises. Le personnel s’appuie sur des techniques comptables pour s’assurer de la
régularité des comptes.

Mission de WebTrust :

L’ expert-comptable peut garantir à une société la meilleure sécurité possible


sur Internet sous forme de label de certification internationale, WebTrust, pour les
sites de commerce électronique.

c) Les règles qui régissent ce métier

Comme le commissaire aux comptes l’expert-comptable doit se plier à certaines règles. Il n’a
pas le droit à l’erreur ou à des négligences sous peine de dommages importants. (par exemple,
une mauvaise réputation, une perte de la clientèle…). Il doit respecter le secret professionnel
et ne doit pas abuser la confiance des entreprises. L’ expert-comptable, tout comme le
commissaire aux comptes, doit respecter l’organisation d’écriture et la méthodologie
imposées par les normes, car si l’on trouve des fraudes de la part de la société qui n’ont pas
été détectées, on mettra en cause le non-respect des normes et donc l’ expert-comptable ou le
commissaire aux comptes.