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CELEBRER LA SEMAINE SAINTE EN FAMILLE

Avril 2020

Et si la Semaine Sainte était une occasion de vivre une expérience spirituelle forte en
famille ? Voici quelques pistes pour relever ce défi et se rapprocher de Jésus !
Invitation motivationnelle

Chacune de nos familles forme une église domestique à l’image des premières
communautés chrétiennes dans les débuts de l’Église. Certes, nous sommes
disséminés dans nos maisons, nos appartements mais nous pouvons nous unir
les uns aux autres par la foi au Christ mort et ressuscité par amour pour chacun
de nous.

Il nous est demandé de rester « chacun chez soi » mais pas « chacun pour soi
» ! Suivons Jésus de près durant cette semaine. Le pape nous invite à faire
preuve de créativité ! Préparer les jours saints ensemble, en impliquant petits et
grands, nous aidera à entrer dans ce grand mystère pascal et à le vivre
activement et consciencieusement.

« Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le


Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus
à la prière. »
Rm 12, 11-12

Décoration. Choisir un milieu qui favorise la prière, car la


beauté de cet espace, dégagé pour pouvoir s’y tenir tous
ensemble, attirera le regard et donnera envie de s’y tenir pour
méditer le mystère de notre foi. C’est autour d’un petit autel
(une table et une nappe blanche) que nous nous
rassemblerons pour prier en famille.
JEUDI SAINT
« La sainte cène »

Institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce


Nous embellirons notre petit autel (une table et nappe blanche) avec une bougie, quelques fleurs et
une croix ou une image de Jésus lavant les pieds des disciples.

Dirigeant: Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit/ Amen

B énissons Dieu le Père, qui nous rassemble au nom du Christ afin que, unis
à toute l'Église, nous soyons en communion les uns avec les autres par la
force de son Saint-Esprit.

Tous : Béni soit Dieu, maintenant et toujours !


Après un moment de silence, on récite tous ensemble

e confesse à Dieu Tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai


J péché en pensée, en parole, par action et par omission, oui, j’ai vraiment
péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et
vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
On observe un moment de silence puis on dit tous ensemble le Kyrie

Tous : Seigneur, prends pitié.


O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.
On récite ou chante Gloire à Dieu

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, Et paix sur la terre aux hommes qu’il
aime. Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous
te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel Dieu le
Père tout-puissant. Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, Seigneur Dieu, Agneau
de Dieu, le Fils du Père ; Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de
nous; Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ; Toi qui es assis à
la droite du Père, prends pitié de nous. Car toi seul es Saint, toi seul es Seigneur,
Toi seul est le Très Haut : Jésus-Christ avec le Saint-Esprit dans la gloire de
Dieu le Père, Amen.
Prière d’ouverture

T u nous appelles, Dieu notre Père, à célébrer ce soir la très sainte Cène où
ton Fils unique, avant de se livrer lui-même à la mort, a voulu remettre à
son Église le sacrifice nouveau de l’Alliance éternelle ; fais que nous recevions
de ce repas qui est le sacrement de son amour, la charité et la vie. Par le Christ
notre Seigneur. R/Amen

Première Lecture
Prescriptions concernant le repas pascal

Lecture du livre de l’Exode


12, 1-8.11-14

n ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère
E Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour
vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël
: le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec
son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez
l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un
mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez
jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté
d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on
mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On
mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans
levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les
sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la
Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai
tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre
tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le
sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang,
et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays
d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le
Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous
la fêterez ». Parole du Seigneur
Silence méditatif
Évangile
Il les aima jusqu’au bout

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


13, 1-15

vant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer
A de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le
monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis
dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus,
sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il
s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il
se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à
laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les
pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant
; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ;
non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part
avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un
bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-
mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et
c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les
pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce
que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et
vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez-vous laver les pieds les uns aux
autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. » Parole du Seigneur

Quelques recommandations pratiques

- Le Partage de l’Evangile. Quelqu’un peut faire un commentaire aux lectures du jour. Ou


simplement que chaque présent répète un mot ou une phrase de l’Evangile qu’il l’a touché.

- Le lavement des pieds en famille. Pour cela, préparer deux récipients (un vide et un autre
plein d’eau), un essuie-mains et un savon. On se lavera tour à tour un pied.

- Prier pour les prêtres. « Les prêtres sont comme des avions quand ils tombent ils font la
une des journaux ». Beaucoup les critiquent, mais très peu prient pour eux. On peut faire
cette prière :
Seigneur Jésus, daigne remplir tes prêtres du feu de ton amour, pour que leur sacerdoce révèle
ta présence dans l’Église. Puisqu’ils ne sont que des vases faits d’argile, nous demandons
que ta puissance traverse leur faiblesse. Ne permets pas qu’ils soient écrasés dans leurs
tourments. Amen

- Prier pour notre situation actuelle marquée par le COVID-19, en mentionnant les pauvres,
les personnes âgées, ceux qui vivent seuls, les médecins, les infirmières, les dirigeants ...

- On peut faire une représentation de la dernière cène : un pain pour chaque membre de la
famille et une boisson (de l’eau, du vin, du jus, etc.)

- Conclure ce moment de prière en récitant le Notre Père, puis un chant final.

- Etre disponible à servir

Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi,
vous devez-vous laver les pieds les uns aux autres.
VENDREDI SAINT
« La passion du Seigneur »

Chemin de Croix
On tachera d’utiliser le Chemin de Croix en période de Confinement élaboré par le Diacre Fabrice
Pubu, Salésien de Don Bosco. Sin on ne l’a pas, on utilisera le livret ou feuillet que l’on a à la maison
pour méditer les 14 stations du viacrucis (chemin de Croix). On peut faire ça dans la matinée ou
immédiatement avant la célébration familiale du Vendredi saint.

Célébration familiale du Vendredi saint

C’est le temps du dépouillement: on retire la nappe blanche et les fleurs, on peut allumer une bougie
que l’on éteindra au moment de la mort de Jésus, placer un crucifix avec le Christ en croix. Après un
moment de silence on lit la passion de notre Seigneur Jésus. On fait la lecture dialoguée dont les sigles
suivant désignent les divers interlocuteurs: + = Jésus ; L. = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule
; A. = Autres personnages.

Évangile

Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean


Jn 18, 1–19, 42

L. E n ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa


le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec
ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses
disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi
que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet
endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant
tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :
+ « Qui cherchez-vous ? »
L. Ils lui répondirent : F « Jésus le Nazaréen. » L. Il leur dit :
+ « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est
moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de
nouveau :
+ « Qui cherchez-vous ? »
L. Ils dirent : F. « Jésus le Nazaréen. »L. Jésus répondit :
+ « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux
que tu m’as donnés. » Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le
serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur
était Malcus. Jésus dit à Pierre :
+ « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je
refuser de la boire ? »
L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le
ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était
grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce
conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-
Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu
du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait
près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand
prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des
disciples de cet homme ? »
L. Il répondit D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Les serviteurs et les gardes se
tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se
réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre
interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit :
+ « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la
synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai
jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit,
demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en
disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » L. Jésus lui répliqua :
+ « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu ? »
L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était
donc en train de se chauffer. On lui dit : A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses
disciples ? » L. Pierre le nia et dit : D. « Non, je ne le suis pas ! » L. Un des
serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista : A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » L.
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus
de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené
n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger
l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : A. « Quelle
accusation portez-vous contre cet homme ? » L. Ils lui répondirent : F. « S’il
n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » L. Pilate leur
dit: A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » L. Les Juifs lui
dirent : F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » L. Ainsi
s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de
mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui
dit : A. « Es-tu le roi des Juifs ? » L. Jésus lui demanda :
+ « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
L. Pilate répondit : A. « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands
prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » L. Jésus déclara :
+ « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux
Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
L. Pilate lui dit : A. « Alors, tu es roi ? » L. Jésus répondit :
+ « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans
le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient
à la vérité écoute ma voix. »
L. Pilate lui dit : A. « Qu’est-ce que la vérité ? » L. Ayant dit cela, il sortit de
nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous
relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi
des Juifs ? » L. Alors ils répliquèrent en criant : F. « Pas lui ! Mais Barabbas !
» L. Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit
flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent
sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient : F. « Salut à toi, roi des Juifs ! » L. Et ils le giflaient. Pilate, de
nouveau, sortit dehors et leur dit : A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que
vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » L. Jésus
donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate
leur déclara : A. « Voici l’homme. » L. Quand ils le virent, les grands prêtres et
les gardes se mirent à crier : F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif
de condamnation. » L. Ils lui répondirent : F. « Nous avons une Loi, et suivant
la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » L. Quand Pilate
entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à
Jésus : A. « D’où es-tu ? » L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors
: A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te
relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » L. Jésus répondit :
+ « Tu n’aurais aucun pouvoir sur-moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est
pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : F. «
Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur
une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la
Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs
: A. « Voici votre roi. » L. Alors ils crièrent : F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le
! » L. Pilate leur dit : A. « Vais-je crucifier votre roi ? » L. Les grands prêtres
répondirent : F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » L. Alors, il
leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même,
portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit
en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de
chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer
sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de
Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était
proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les
grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais
: “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” » L. Pilate répondit : A. « Ce que
j’ai écrit, je l’ai écrit. » L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses
habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la
tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort
celui qui l’aura. » L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont
partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent
les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa
mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère:
+ « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
+ « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant
que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au
bout, Jésus dit :
+ « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une
éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa
bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
+ « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.
L. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait
pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était
le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les
corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les
jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils
arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du
sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est
véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela,
en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils
ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais
en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de
Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème
– celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il
apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent
donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon
la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il
y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait
encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme
ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. Acclamons la Parole de
Dieu

Silence méditatif

Après un moment de silence nous nous avancerons l’un après l’autre vers le crucifix sur lequel
est cloué Jésus et l’embrasser avec respect.

Une fois terminée la vénération de la Croix, de manière libre et spontanée on priera pour:

1- Pour la Sainte Eglise


2- Pour le Pape
3- Pour le clergé et le peuple fidèle
4- Pour les catéchumènes
5- Pour l’unité des chrétiens
6- Pour les Juifs
7- Pour ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ
8- Pour ceux qui ne croient pas en Dieu
9- Pour les pouvoirs publics
10- Pour tous les hommes dans l’épreuve

11- « Prions pour tous ceux qui souffrent des conséquences de la pandémie
actuelle: que Dieu notre Père accorde la santé aux malades, la force au
personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes
qui ont trouvé la mort.

Tous prient en silence puis le dirigeant dit:

Dieu éternel et tout-puissant, refuge de ceux qui souffrent, regarde avec


compassion la détresse de tes enfants atteints par cette pandémie, soulage la
douleur des malades, donne la force à ceux qui les soignent, accueille dans ta
paix ceux qui sont mort, et, en ce temps d’épreuve, accorde à tous le réconfort
de ta miséricorde. Par le Christ, notre Seigneur. R/. Amen »

- Conclure ce moment de prière en récitant le Notre Père

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ».


SAMEDI SAINT
« Vigile de Pâques »

Résurrection du Seigneur

Quelques considérations pratiques

- En ce jour on commencera la célébration un peu plus tard, quand il commence à noircir. On fera
une petite pérégrination. Ce faisant, on cherchera un endroit où l’on allumera le cierge pascal. Si on
n’a pas de cierge pascal, on utilisera une bougie normale. Chaque membre de la famille aura une
bougie que l’on allumera progressivement pendant qu’on marchera vers l’autel.

- On commencera avec un autel (table) sans nappe ni fleurs. Ces éléments (Nappe blanche, fleurs)
seront progressivement placés au fil de la célébration. On les mettra de préférence durant le chant de
Gloria.

Prière pendant qu’on allume le cierge pascal ou la bougie

S eigneur Jésus, nous sommes ici rassemblés comme famille et unis à tous
ceux qui partagent avec nous la joie de Pâques pour te prier afin que cette
lumière soit pour nous source de vie, d'espérance et d'amour. Aide-nous à te
suivre dans les jours heureux comme dans les moments difficiles que nous
traversons. Puissions-nous t’être fidèles à toi qui nous conduits des ténèbres à
la lumière admirable. Que cette nuit de Pâques soit pour nous un nouveau départ
vers toi qui es la lumière qui ne s'éteint jamais. Amen

Première Lecture
Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer

Lecture du livre de l'Exode


14, 15-31 ; 15

E n ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne
aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras
sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer
à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront
derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de
ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur,
quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses
guerriers». L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha
à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à
l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la
fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent
se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute
la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les
fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une
muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les
chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au
milieu de la mer. Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis
la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire.
Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui
combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur
la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers
! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ;
dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au
milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers,
toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il
n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu
de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-
là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens
morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur
avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le
Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent
ce cantique au Seigneur :

Tous : Chantons pour le Seigneur ! Eclatante est sa gloire.

Silence méditatif

Deuxième Lecture
Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau

Du livre du prophète Ézéchiel


36, 16-17a.18-28

a parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens


L d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs
actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé
dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai
dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon
leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils
ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils
sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens
d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la
maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je
vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané
dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi
les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations
sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je
manifesterai ma sainteté à leurs yeux.
Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je
vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous
serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai
de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai
en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez
mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos
pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. Parole du
Seigneur

Silence méditatif

On chante ou récite Gloire à Dieu

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, Et paix sur la terre aux hommes qu’il
aime. Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions, nous
te rendons grâce pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel Dieu le
Père tout-puissant. Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, Seigneur Dieu, Agneau
de Dieu, le Fils du Père ; Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de
nous; Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ; Toi qui es assis à
la droite du Père, prends pitié de nous. Car toi seul es Saint, toi seul es Seigneur,
Toi seul est le Très Haut : Jésus-Christ avec le Saint-Esprit dans la gloire de
Dieu le Père, Amen.

Troisième Lecture (Épître)


Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus

Lettre de saint Paul apôtre aux Romains


6, 3b-11

rères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa
F mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui
nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous
menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-
puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à
lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une
résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui
est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à
rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort
est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet :
ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir
sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez
que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. Parole du
Seigneur

On chante l’Alléluia, alléluia, alléluia !

Évangile
Il est ressuscité et il vous précède en Galilée

Évangile de Jésus Christ selon saint Mathieu


28, 1-10

près le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la


A semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le
sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur
descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de
l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte
qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit
la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous
cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait
dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il
est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous
le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la
nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je
vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent
devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes
frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Acclamons
la Parole de Dieu

On renouvelle les promesses baptismales en rejetant Satan et en professant notre foi.


Dirigeant : Chers frères, par le baptême, nous avons pris part au Mystère pascal
du Christ; c'est-à-dire que, par le baptême, nous avons été enterrés avec lui dans
sa mort pour nous élever avec lui vers une vie nouvelle et éternelle. Ainsi donc,
célébrer la Pâque du Seigneur, c'est célébrer notre propre Pâques. Pour cette
raison, après nous être préparés pendant le Carême pour célébrer Pâques, voici
venu le moment de renouveler les promesses de notre baptême, avec lesquelles
un jour nous avons rejeté Satan et ses œuvres et nous nous sommes engagés à
servir Dieu, dans la sainte Église catholique. Renouvelons donc nos promesses
de baptême, en disant :

Je renonce à Satan, à toutes ses œuvres et à toutes ses séductions

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre. Et


en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-
Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été
crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième
jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de
Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion
des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie
éternelle. Amen.

Si nous avons de l’eau bénite, nous pouvons nous asperger un peu puis terminer avec le Notre Père.
Puis un chant de Pâques.

« Il n'est pas ici ; mais il est ressuscité ».


DIMANCHE DE PÂQUES
« Jésus est vraiment ressuscité Alléluia, Alléluia »

Dirigeant: Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit/ Amen

B énissons Dieu le Père, qui nous rassemble au nom du Christ afin que, unis
à toute l'Église, nous soyons en communion les uns avec les autres par la
force de son Saint-Esprit.

Tous : Béni soit Dieu, maintenant et toujours !


Après un moment de silence, on récite tous ensemble

e confesse à Dieu Tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai


J péché en pensée, en parole, par action et par omission, oui, j’ai vraiment
péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et
vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
On observe un moment de silence puis on dit tous ensemble le Kyrie

Tous : Seigneur, prends pitié.


O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.
Prière d’ouverture

ujourd’hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire
A de ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa résurrection. Que ton Esprit fasse
de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans
la lumière de la vie. Par le Christ notre Seigneur. R/ Amen.

Évangile
Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


20, 1-9

L e premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand


matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée
du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que
Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous
ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour
se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre
disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se
penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il
aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de
Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors
qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il
crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon
l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Acclamons la Parole de
Dieu

- Le Partage de l’Evangile. Quelqu’un peut faire un commentaire aux lectures du jour. Ou simplement
que chaque présent répète un mot ou une phrase de l’Evangile qu’il l’a touché.

- On renouvelle les promesses baptismales en rejetant Satan et en professant notre foi.

Dirigeant : Chers frères, par le baptême, nous avons pris part au Mystère pascal
du Christ; c'est-à-dire que, par le baptême, nous avons été enterrés avec lui dans
sa mort pour nous élever avec lui vers une vie nouvelle et éternelle. Ainsi donc,
célébrer la Pâque du Seigneur, c'est célébrer notre propre Pâques. Pour cette
raison, après nous être préparés pendant le Carême pour célébrer Pâques, voici
venu le moment de renouveler les promesses de notre baptême, avec lesquelles
un jour nous avons rejeté Satan et ses œuvres et nous nous sommes engagés à
servir Dieu, dans la sainte Église catholique. Renouvelons donc nos promesses
de baptême, en disant :

Je renonce à Satan, à toutes ses œuvres et à toutes ses séductions

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre. Et


en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-
Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été
crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième
jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de
Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion
des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie
éternelle. Amen.

Si nous avons de l’eau bénite, nous pouvons nous asperger un peu puis terminer avec le Notre Père.
Puis un chant de Pâques.
Par Emmanuel L et Victor M