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Département Génie Mécanique

Classe : 2AGM
Procédés de Mise en Forme des Matériaux

Tarek MABROUKI

tarek.mabrouki@enit.utm.tn

2019-2020
Introduction générale
Procédé de mise en forme
♦ Donner une forme déterminée à un matériau tout en lui imposant une certaine
microstructure et des dimensions spécifiques (Qualification)

Produire des pièces, tout en respectant un ensemble de contraintes :


- Économique
-Technique
- Etc.

♦Exigences accrues imposées sur les structures mise en place de nouvelles


méthodes de production
Des efforts de rationalisation :
-réduction du temps de fabrication (équipement, préparation annexe, etc.)
-amélioration de la qualité, etc.

Via : CN, systèmes de transport, manutention, etc.


aussi via :
l’amélioration du processus de fabrication :
Temps d’exécution ↓ (en augmentant les vitesses)

2
Introduction générale
Procédé de mise en forme

Energie Machine

Outil

Interaction

Pièce
Support

3
Choix d’un procédé

Le choix d’un procédé a une incidence directe sur les caractéristiques


morphologiques et mécaniques des pièces
il est nécessaire de connaître les principes physiques et les
moyens technologiques afin de concevoir efficacement nos produits

Exemple : Procédé de fabrication retenu :

• Fabrication d’un essieu de camion :


amélioration des caractéristiques mécaniques de la pièce finale forgeage

4
Choix d’un procédé

Exemple : Procédé de fabrication retenu :


• Fabrication d’une coque de téléphone portable :
grande cadence de production à faible coût injection plastique

Les procédés peuvent être associés


Frittage de poudre métallique + usinage D2 / / s1 A

Φ2 s2 Φ1

D1,t1 D4,t4

D2,t2 D3,t3
A

X
Φ3,
τ3
Synchroniseur de BV Φ2,
τ2
automobile (Doc- Φ1, Φ4,
τ1 τ4
Fédéral Mogul)
Z

1 2 3 4 5 6
5
Classification générale des
procédé de mise en forme
Avec enlèvement de matière
Mode HDE (Thermique) Laser
Mode électrochimique Usinage chimique, électrolytique
Mode Mécanique Jet eau abrasif, Meulage, Rectification, Abrasion, etc.
Mode Thermomécanique Usinage par outil coupant

Avec ajout de matière (empilement de couches successives)


Mode fusion (puis)solidification Fabrication Additive
Mode frittage Fabrication Additive
Mode chimique (photochimique) Dépôt chimiques, polymérisation (surtout par photo-
polymérisation) ou réticulation (surtout par photo-
réticulation) (impression 3 D)

Sans enlèvement de matière


Mode fusion Fonderie (moulage), Plasturgie
Mode déf. Plastique (MISE en FORME) Formage par emboutissage, pliage, etc.

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Les concepts de vulgarisation (de base)
en plasticité

-Tous les métaux présentent d’abord une phase élastique.

-Dissipation d’énergie : un fil métallique chauffe lorsqu’on le pli

-Etat de déformation plastique permanent

7
Les concepts de vulgarisation (de base)
en plasticité
Les matériaux concernés par le phénomène de plasticité

Les métaux (la plupart), matières plastiques, roches et céramiques (à


chaud), bétons (en phase de prise), les biomatériaux, etc.

Certains matériaux ne présentent pas de plasticité : verre, céramiques,


aciers trempés, etc. Ils sont élastiques fragiles. D’autres (bétons, etc.)
sont quasi-fragiles.

La plasticité consomme énormément d’énergie : c’est le


mécanisme qui permet aux métaux de résister
aussi bien aux chocs, une des raisons majeures
de leur utilisation massive.
8
Objectifs généraux du module
- Découvrir quelques procédés industriels de mise en forme

- Associer un procédé aux principaux phénomènes physiques de mise en

forme

- Identifier les paramètres pertinents qui contrôlent le procédé

optimisation du processus d’élaboration

Acquérir des éléments théoriques nécessaires


pour décrire les transformations qui se
produisent lors de la mise en forme des métaux.

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Planning de cet enseignement
Déroulement

7 séances (cours +TD)

Dernière séance : le 3 mars 2020 (2AGM-1 et 2AGM-3)


le 4 mars 2020 (2AGM-2)
Supports des enseignements : -vos notes des séances présentielles,
-diapositives et cours en pdf,
-documents scientifiques et techniques.

Toute absence doit-être Justifiée (sinon module non validé)

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Evaluation
Réalisation d’une mini-étude bibliographique
Présentation : 7 min (maxi) puis 5 min de questions.
-Principe, techniques, machines, outillage,
-Ordre de grandeurs (capacité, efforts, vitesse, déformation, T(°C), etc.)
-Avantages (rapidité, qualité, forme complexes, intégrité, rigidité, etc.)
-Inconvénients et limitations (défauts, coût, temps, etc.)
-Conclusion
Pendant la dernière séance : le 3 mars 2020 (2AGM-1 et 2AGM-3)
le 4 mars 2020 (2AGM-2)

Email de correspondance : tarek.mabrouki@enit.utm.tn


Note TEST (40 %) : [ (qualité diapositives) (20 %) + (qualité d’exposé) (20 %) ]
Examen (2 heures) : session P3
Moyenne module : Examen (60 %)+Test (40 %)
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Séance TP

Ce module sera suivit par des séances de TP : Exploitation d’un outil de

modélisation numérique

Identifier et comprendre la physique de la mise en forme par

plastification optimiser le processus de la mise en forme des métaux.

Prédire et optimiser un procédé de mise en forme (état de

contrainte, déformation, efforts, etc.)

Chaque binôme effectuera 3 séances de TP (ABAQUS)

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Mini-étude bibliographique : procédés de mise en
forme des métaux
Votre choix peut être effectué parmi les procédés suggérés suivants :
(Equité tirage-au-sort)

1. Le formage des tubes métalliques


2. Le laminage
3. L’emboutissage des tôles
4. Le forgeage de l’acier
5. Le frittage des métaux
6. Le procédé « microPIM : Micro Powder Injection Molding »
7. Le pliage
8. L’extrusion des métaux
9. L’emboutissage incrémental
10. La fabrication additive
11. L’hydroformage
12. Le formage des matériaux composites
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Mots clés

Français Anglais Français Anglais

Charnière Hinge Forgeage liquide Squeeze casting or


(à très HP) squeeze forming
Découpage, ébavurage Trimming
Détourage Blanking Forgeage par martelage Hammer forging
Emboutissage profond Deep drawing Laminage circulaire Ring rolling
(étirage) Matrice Die
Estampage Stamping Pliage de bord Flanging
Etirage des métaux Metal drawing process Poinçon Punch
Flexion, pliage Bending Rabattage Hemming
Forgeage libre Open die forging Serre-flan Blank-holder

14
15
1. Sollicitations appliquées sur un solide

Pour déterminer les champs de contraintes ou de déplacements dans une structure


ou un système :

on fait recours aux lois générales de la physique.

En se référant à la MMC, il est possible de


dresser un ensemble d’équations qui traduisent :

les 6 relations entre déformations et


déplacements :

les 3 équations d’équilibre, qui sont présentées par :

15 inconnues

16
1. Sollicitations appliquées sur un solide

Par conséquent, un déficit du nombre d'équations (6 éqts) vis-à-vis du


nombre d'inconnus :

relations (corrélations) : essais expérimentaux de caractérisation des


matériaux

« Comportement du matériau » ou Loi constitutive)

Contraintes = f(déformations)

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2. Essais de caractérisation mécanique
2.1. Nature des lois de comportement

Réaliser des expériences caractériser les lois de comportement des matériaux

En pratique (essai de traction) : la loi de comportement traduit une relation entre

« force-déplacement » obtenues en une relation « contraintes-déformations » lois

qualifiés de phénoménologiques car ils traduisent un comportement

macroscopique (global) de la matière vis-à-vis des sollicitations.

Notons aussi que les notions de déformation et de contrainte ont en réalité un

aspect tridimensionnel relations entre tenseurs.

18
2. Essais de caractérisation mécanique
2.2. Nature des lois de comportement

D’autres approches de caractérisations sont qualifiées de «microscopiques »


modéliser une loi de comportement (considérations « atomiques »).

La déformation d’une pièce dépend de sa géométrie et des chargements


extérieurs
normaliser les essais (éprouvette normalisée) : représenter au moins
par un élément de volume « représentatif » du matériau (dit encore
volume élémentaire représentatif (VER))
respecter les hypothèses MMC :
-homogénéité de la matière,
-variabilité progressive des propriétés sans discontinuités
matérielles
19
2. Essais de caractérisation mécanique
2.3. Nature des lois de comportement

Le Tableau 1 aide à appréhender « la taille caractéristique minimale » d’une


éprouvette selon le type du matériau à caractériser.

Type et taille des Elément de volume


Type du matériau
hétérogénéités caractéristique

Métaux et alliages Grain : 0,001 à 0,1mm 0,5 × 0,5 × 0,5mm

Polymères Molécule : 0,01 à 0,05mm 1 × 1 × 1mm


Bois Fibres: 0,1 à 1mm 10 × 10 × 10mm
Béton Granulats : 1 × 1 × 1mm ≈ 10mm 100 × 100 × 100mm
Tableau 1 : Taille minimale d’une éprouvette selon le type du matériau à caractériser [Fortunier (2018)]

20
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Grâce au déplacement de l’éprouvette calculer la déformation


nominale dite encore déformation conventionnelle ou encore
déformation technique (au sens de l’ingénieur (engineering
∆ l
strain)) ou encore « extension »

l0 l
La contrainte nominale dite encore
contrainte conventionnelle (engineering stress)

S0: surface de la section initiale de l'éprouvette.


Notons que la méthode de calcul de la déformation nominale est
valide pour les phénomènes régis par les hypothèses de petites
perturbations (HPP).

21
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Dans le cas de grandes déformations, on parle de déformation rationnelle. Notons


que la section initiale, So varie dans ce cas de façon remarquable.
Exemple: cas de la traction : la déformation longitudinale infinitésimale, à un
instant donné, est calculée comme suit :

La déformation longitudinale, ε, est dite encore déformation vraie (True strain)


(ou déformation logarithmique). Elle doit tenir compte du cumul des incréments de
déformations (elle est appelée encore déformation cumulée).

Exercice : déterminer ε en fonction de εn

22
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Correction : déterminer ε en fonction de εn

Dans le cas où la configuration initiale et nettement différentes de la


configuration finale :

Soit : cette grandeur est appelée l’allongement subi par le métal. Grandeur
intéressante permettant de caractériser le procédé de mise en forme

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2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

Essai de traction : éprouvette cylindrique (dimension initiale 100 mm)


∆l (mm) εn (%) ε (%)
0,1 0,10% 0,10%
1,0 1,00% 1,00%
1,2 1,20% 1,19%
2,8 2,80% 2,76%
3,7 3,70% 3,63%
4,6 4,60% 4,50%
5,0 5,00% 4,88%
10,0 10,00% 9,53%
20,0 20,00% 18,23%
30,0 30,00% 26,24%
60,0 60,00% 47,00%
80,0 80,00% 58,78%
90,0 90,00% 64,19%
100,0 100,00% 69,31%
24
2. Essais de caractérisation mécanique
2.4. Déformation conventionnelle et déformation rationnelle

la déformation conventionnelle SURESTIME en général l’état de déformation


Elle est valide que pour les hypothèses de petites perturbations (HPP).
Comparaison entre déformations conventionnelle/rationnelle
100,00%
Déformation logarithmique (rationnelle) %
90,00%
80,00%
Déformation conventionnelle %
70,00%
Déformation %

60,00%
50,00%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
0,0 20,0 40,0 60,0 80,0 100,0
Incrément de déplacement (mm)
25
2. Essais de caractérisation mécanique
2.5. Contrainte rationnelle

Dite encore contrainte vraie (True Stress) :

S : étant la section de l’éprouvette à un instant donné.

Exercice : déterminer, σ, en fonction de (σn, εn).

Correction
Nous supposons ici la conservation du volume de la partie utile de l’éprouvette (résultat
qu’on démontrera aussi dans la suite, en raison de l’incompressibilité plastique et du fait que
les déformations élastiques sont négligeables devant les déformations plastiques).
Cela signifie :

σ = σn . λ
26
2. Essais de caractérisation mécanique
2.5. Contrainte rationnelle

Dite encore contrainte vraie (True Stress) :

27
2. Essais de caractérisation mécanique
2.6. Instabilité plastique

σn M

εe
εp εn
MR: domaine d’instabilité plastique, l’écoulement plastique n’est plus continu

28
2. Essais de caractérisation mécanique
2.6. Instabilité plastique

L’instabilité plastique se manifeste lorsqu’il ya écoulement de matière



(sans chargement) dF=0. Exercice : Montrer dans ce cas que : σ =

Correction
dσ dS
D’une part, F = σ*S dF = S dσ + σ dS =−
σ S
D’autre part, S.l = constante dσn
=0
d εn

dS dl
S dl + l dS = 0 = − = − dε
S l
L’instabilité plastique
correspond au point de

la loi de comportement σ=
tel que: dε
29
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques

Souvent les essais expérimentaux sont effectués sur des éprouvettes


standardisées déformation uniforme dans la zone utile.
Essentiellement (traction ou en traction-compression) établir la relation :

Essai d’écrouissage

Vitesse de déformation imposée Résultat


ε σ 1
1

2
2
Temps ε

30
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques
Essai de fluage

Contrainte imposée Résultat : durcissement,


ε viscosité :
σ
1 1
2
2
Temps Temps

Essai de relaxation
Résultat :relaxation des
Déformation imposée
ε contraintes
σ
1
1

2
Temps Temps
2
31
:
2. Essais de caractérisation mécanique
2.7. Essais classiques

D’autres essais de caractérisations peuvent être réalisés selon les objectifs à atteindre.
En d’autres termes, selon les phénomènes qui régissent le processus qu’on souhaite
comprendre : traction-torsion, cisaillement-traction, processus thermo-élasto-visco-
plastique, etc. Cela implique la réalisation d’un ensemble d’essais complexes de
caractérisation et multiaxiaux.

Caractéristique temporelle Vitesse de Sollicitation


Effet de la température
des processus (s) déformation (s-1) mécanique
106 10-6 Statique Isotherme
104 à 102 10-4 à 10-2 Quasi-statique Isotherme
1 1 Intermédiaire Intermédiaire
Couplage
10-4 à 10-2 104 à 102 Dynamique
thermomécanique
10-6 106 Crash et impact Adiabatique
32
2. Essais de caractérisation mécanique

2.7. Importance des lois de comportement pour la mise en forme des matériaux
prédire les efforts nécessaires et choisir de façon optimale les outillages et la
presse nécessaires à cette mise en forme.

Parfois il n’est pas vraiment nécessaire de chercher à identifier des lois de


comportement compliquées. Nous pouvons faire référence à quelques lois simples
issues d’essais de traction telles que les lois de :

Holloman Ludwik Swift

33
2. Essais de caractérisation mécanique

2.7. Importance des lois de comportement pour la mise en forme des matériaux

Modèle de Johnson-Cook
Ce modèle caractérise le comportement des matériaux régies par des phénomènes à
grandes vitesses de déformation.

A, B, C, n et m des constates provenant de l’expérience.


: vitesse de déformation de référence

34
2. Essais de caractérisation mécanique

2.8. Modèles analogiques

Les modèles définissant les lois de comportement peuvent être des modèles
mathématiques ou aussi analogiques composés de connexions en série et/ou
parallèle de composants élémentaires (ressort, amortisseur, patin). Aussi,
quelques lois sont implémentées dans des logiciels de calculs numériques facilite
la mise en œuvre de la modélisation dans certains cas.

E
σ
ε

Modèle du comportement Modèle du comportement Modèle du comportement


élastique (ressort) visqueux (amortisseur) purement plastique (patin)

35
2. Essais de caractérisation mécanique

2.8. Modèles analogiques

Des règles de calculs à retenir se présentent comme suit :

Eléments en série Eléments en parallèle


Contrainte(s) sont identiques dans chaque totale est égale à la somme des
élément contraintes subies par chaque
branche
Déformation(s) totale est égale à la somme des sont identiques dans chaque
déformations élémentaires branche
dans chaque élément
σ1
E σ2 σ1 ε1

ε2 σ2 σtot = Σ i σi
1
ε = ε1 = ε2
σ = σ1= σ2 2

ε tot= Σ i ε i
36
3. Quelques comportements des matériaux

La plasticité des métaux correspond à une apparition de phénomène irréversible en


dépassant la limite élastique. Nous distinguons plusieurs formes de comportement
plastiques des métaux.

3.1. Comportement solide rigide parfaitement plastique (RPP)


Modèle analogique associé
σ

σ0

ε σ0 : Seuil d’écoulement de la matière


Ici la déformation est arbitraire.
Applications : peut être exploitable en : mécanique des sols, mise en forme de
certains métaux.

37
3. Quelques comportements des matériaux
3.2. Comportement élastique lineaire parfaitement plastique (EPP)

σ
Modèle analogique associé
σ0
E σ, ε

ε
εp : déformation plastique
Modèle de Saint-Venant (dit encore le modèle de Prandtl),
arbitraire

3.3. Comportement élastoplastique écrouissable

σ
σ0 Le modèle analogique associé
: des ressorts et des Patins
(série et parallèle) .

ε
38
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Comportement viscoélastique

Exercice

La plupart des polymères et des caoutchoucs ont un comportement


viscoélastique dont certains peut être traduit par le fameux modèle de
Kelvin-Voigt (K-V).

Déterminer la réponse du modèle K-V sous une sollicitation de fluage.

39
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Exercice
M
Au cours d’un essai de
traction sur une éprouvette
cylindrique, nous avons
enregistré la courbe
expérimentale suivante
(Force-déplacement) à vitesse
de traction imposée

Montrer que la vitesse qui induit la déformation plastique de l’éprouvette (qu’on


notera ) dépend des pentes et de VC.

40
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

Mors sup Mors sup

Vc

VB

Mors inf Mors inf

41
3. Quelques comportements des matériaux
3.3. Caractéristiques d’un essai de traction

Correction

42
3. Quelques comportements des matériaux
3.4. Définition : Isotropie /Anisotropie

Isotropie : invariance des propriétés physiques d’un milieu vis-à-vis de la

direction matériel. En réalité tous les matériaux sont anisotropes.

Néanmoins, l’ingénieur essaye dans des cas précis (sous certaines

hypothèses) d’idéaliser le comportement de ces matériaux.

Il est à noter que l’anisotropie peut être dues, entres autres, à la structure

intrinsèque du matériau (cas des composites) (ou/et) au procédé

d’élaboration et de la mise en forme (exemple du laminage des tôles).

43
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux

Dans l’étude de la mise en forme par plasticité suite à des

phénomènes d’irréversibilités d’ordre thermodynamiques du

processus des sollicitations nous supposons que les dommages du

matériau ne sont pas atteints. Nous supposons que l’élasticité est

considérée linéaire. Nous supposons que la viscosité est négligeable.

Seul le comportement élasto-plastique est considéré.


44
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état de contraintes

L’ état de contrainte est représenté par un champ tensoriel c’est pour cela

on parle souvent d’un champ de contrainte (tenseur d’ordre 2).

Nous considérons que l’état de contrainte est celui de Cauchy pour sa

simplicité et dont converge différents tenseurs (Piloat-Kirchoff-1, Piloat-

Kirchoff-2, Boussineq, etc.). Ce tenseur de Cauchy est valide dans le cas des

hypothèses de petites perturbations (HPP)

45
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes

Soit un tenseur de contrainte représenté dans une base quelconque B par :

Dans une base principale , BX = , ce tenseur est représenté par :

BX

46
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.1. Invariants du tenseur de contrainte

Les invariants , Ii, d’un tenseur de contrainte sont des caractéristiques de

ce tenseur et ils possèdent des valeurs qui sont invariants par changement de

base. Pour les définir nous devons écrire l’équation caractéristique du

tenseur de contrainte, sous la forme de l’expression suivante :

47
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.1. Invariants du tenseur de contrainte

Exercice

Déterminer les invariants , Ii, du tenseur de contrainte,


en fonction de σij.

Correction

48
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Le tenseur peut se décomposer comme suit :

tenseur sphérique dit encore tenseur hydrostatique (ou encore pression hydrostatique)
avec :

tenseur déviateur

49
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Le tenseur peut se décomposer comme suit :

Exercice Calculer :

Réponse

50
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Par analogie au tenseur des contraintes, nous pouvons aussi définir des invariants
pour le tenseur déviateur (ici dans une base principale) :
J1 1er invariant
J2 2nd invariant
J3 3ème invariant

Exercice Exprimer J2 en fonction de σij

Réponse

51
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Il est à noter que les invariants, J1, J2 et J3, sont utiles pour définir le domaine
élastique et la contrainte de comparaison (ou la contrainte équivalente).

Exercice Déterminer le 2nd invariant J2 dans le cas d’un essai de traction uniaxiale

Réponse

Essai de traction uniaxiale D’où :

De façon pratique la contrainte de comparaison, dite encore contrainte


équivalente, est une valeur calculée à partir du tenseur des contraintes et elle
est fonction de J2, définie par :
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Exercice Soient les états de contraintes suivants :


2σ -σ
1) 2)
Déterminer pour chacun des états,
σ -2σ
σ −2 σ
le tenseur de contrainte associé
x3
Déduire le tenseur déviateur de x2
σ x1 -2σ/3
3) 4)
contrainte
-σ/3
Déduire la contrainte équivalente -σ/3

Conclure
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Réponse
2σ -σ
1) 2)
σ -2σ
σ −2 σ

x3
x2
σ x1 2σ/3
3) 4)
-σ/3
-σ/3
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Réponse

σ σ
σ
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.1. Rappel sur l’état des contraintes
4.1.2. Invariants du tenseur déviateur (tenseur de contrainte déviatorique)

Le tenseur :

D’après l’expérience (BRIDGMAN 1933) :


Un élément de matière homogène isotrope (cas des métaux) conserve un
comportement élastique quelque soit l'état de contrainte hydrostatique qui lui
est appliqué.
Or un état de contrainte hydrostatique, correspond à un déviateur des
contraintes nul les critères d'élasticité des métaux ne dépendent que du
déviateur des contraintes.

Notez que pour des matériaux poreux ou endommagés (béton, sable, sol , etc.)
ne peuvent pas être assimilés à un solide homogène isotrope les critères
d'élasticité seront fonction du premier invariant "pression hydrostatique ».
56
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation
(Pré-requis : cours de MMC (2AGM))
En ce qui concerne l’état de
déformation, il est à rappeler qu’en HPP
on a :

Cette relation n’est plus valide dans le cas de la mise en forme car les
déformations sont non-linaires (cas des grandes déformations, etc.).

Définitions :

tenseur gradient de déplacement

tenseur gradient de la transformation

57
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation
(Pré-requis : cours de MMC (2AGM))

tenseur gradient de la transformation

peut se décomposer en :

(Décomposition multiplicative
reformulée par Lee (1967))

tenseur gradient de la transformation élastique

tenseur gradient de la transformation purement plastique

58
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation
(Pré-requis : cours de MMC (2AGM))

σ
εe εp

Etat de référence Etat actuel

C0 C

Cp
εp εe ε
Etat relaxé

Schématisation des référentiels de déformation

59
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation
(Pré-requis : cours de MMC (2AGM))
Définitions :
Tenseur gradient de déplacement

Tenseur des déformations de Green-Lagrange (symétrique) sous la forme


suivante :

En adoptant l’hypothèse des petites perturbations (HPP) ( linéarisé) :

Tenseur de dilatation de Cauchy-Green :

60
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation

Exercice
Dans le cas d’une traction uniaxiale homogène, déterminer dans la direction de
l’allongement principal l’expression de la déformation de Green-Lagrange E11.

Réponse
Dilatation de Cauchy-Green

Lorsque alors Déformation


conventionnelle

61
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation
Déformation Déformation Déformation
Cas d’une Conventionnelle Logarithmique Green-Lagrange
traction
uniaxiale
homogène

Compraison : mesures déformations


Comparaison entre différent mesures de déformations (strain measure)
0,7
en
0,6
e
Déformations

0,5
E11
0,4

0,3

0,2

0,1

6E-16
1 1,05 1,1 1,15 1,2 1,25 1,3 1,35 1,4 1,45 1,5
-0,1

λ
62
4. Quelques éléments sur la plasticité des métaux
4.2. Rappel sur l’état de déformation

Entre deux instants [t, t+δt] correspondant à deux configurations intimement


proches, il est possible de caractériser l’état de déformation par une approche
incrémentale en se basant sur les considérations adoptées en HPP. Pour cela
nous pouvons écrire le tenseur des incréments actuels, comme suit :

Notation tensorielle

Notation indicielle d’Einstein)

63
5. Critères de plasticité
5.1. Observations sous chargement uniaxial
Partition de la déformation

incrément (ou
accroissement)
de la
déformation
effective

incrément de la
déformation
purement plastique

incrément de
la déformation
élastique

64
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique
σs La déformation plastique
d’un métal évolution de
sa limite élastique.

Cette nouvelle limite


d’élasticité est aussi
appelée seuil de
plasticité,σs .

La déformation plastique
ne peut évoluer que
lorsque σ=σs ou autrement
lorsque la fonction :

f(σ ,σs ) = σ - σs =0

65
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique
Pour un chargement multiaxial et dans un cadre d’une approche incrémentale
de calcul de la déformation, il est possible d’écrire :

Les incréments des déformations


élastiques (loi de Hooke) :

avec :

Dans la suite, nous allons démontrer comment on peut déterminer


les incréments des déformations plastiques, , dans le cas de la
plasticité isotrope.
66
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique
F

Soit un essai de traction-Torsion C


(chargement multiaxial) sur un tube
métallique d’épaisseur de paroi :
(e = Rext–Rint), (e étant faible devant Rexte t Rint).

A chaque essai, nous essayons d’observer


l’effet des chargements sur la géométrie du
tube.

L’expérience montre qu’il est possible via les


essais expérimentaux d’illustrer l’état des
déformations dans le tube par l’intermédiaire
des points issues des mesures. Ces derniers
correspondent à chaque association de (C, F)
Schématisation d’un essai de
représentant chaque essai. chargement multiaxial (traction-Torsion)

67
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique

Soit un essai de traction-Torsion


(chargement multiaxial) sur un tube C
métallique d’épaisseur de paroi :
(e = Rext–Rint), (e étant faible devant Rexte t Rint).

A chaque essai, nous essayons d’observer


F
l’effet des chargements sur la géométrie du
tube.

L’expérience montre qu’il est possible via les


essais expérimentaux d’illustrer l’état des
déformations dans le tube par l’intermédiaire
des points issues des mesures. Ces derniers
correspondent à chaque association de (C, F)
représentant chaque essai.

68
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique

Par expérience il existe un lieu géométrique dans l’espace des contraintes

délimitant les états de contraintes générant un comportement élastique de

celui impliquant un comportement anélastique (plastique). Ce lieu

géométrique est appelé « la surface de charge » appelée aussi « surface de

plasticité ». Cette surface de charge peut être représentée par les composantes

représentant le tenseur des contraintes et aussi un paramètre caractérisant

l’écrouissage de la matière.

69
5. Critères de plasticité
5.2. Loi d’écoulement plastique

Soit f(σij, σy) une fonction de charge, définie comme suit :


f(σij, σy) = 0 ⇒ début de l’écoulement de la matière (bord du domaine)
f(σij, σy) < 0 ⇒ zone élastique (à l’intérieur du domaine)

La déformation plastique ne peut évoluer que lorsque l’état de contrainte


est au niveau d’un état seuil. Le premier état seuil est celui correspondant à
l’état de la contrainte qui est au voisinage de la limite élastique initiale.
On trouve dans la littérature, plusieurs formulations pour cette fonction
critère.
Dans la suite, nous présenterons les critères : (von-Mises et Tresca)
(matériau isotrope) : deux critères qualifiés d’indépendants vis-à-vis de la
pression hydrostatique.
70
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises

Energie de déformation emmagasinée pour un solide à comportement élastique


linéaire occupant un volume V :

Soient :
Tenseur de contrainte Tenseur de déformation
Déviateur du tenseur Déviateur du tenseur

Tenseur unité

Autrement dit, la densité


volumique d’énergie est :
(Notation d’Einstein)

71
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises

et puisque le produit contracté : est linéaire

Nous allons
l’exprimer
autrement
72
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises
λ : 1er coefficient de Lamé).
nous avons : µ : module de cisaillement (appelé 2nd
coefficient de Lamé). Parfois il est
aussi noté G.

Alors :

donc :

redevient :

Egale à

73
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises

W = Wh + Wc
Wh : énergie de déformation volumique ou hydrostatique ou dilatation : c’est
l’énergie dédiée au changement de volume sans changement de forme.
Wc : énergie de distorsion élastique ou énergie élastique de cisaillement :
c’est l’énergie dédiée au changement de forme sans changement de volume.

Pour une transformation à volume constant, au dela de l’élasticité, on a :

= 0 W = Wc = =
74
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises

Exercice
Revenant à notre notation adoptée au du début du cours. On aura :

En considérant un état équivalent de traction uniaxiale, montrer que

si on exploite l’énergie de distorsion élastique, Wc , et si on se place

dans le cas ou cette contrainte de traction est au niveau de la limite

d’élasticité initiale, σy, alors la fonction de charge s’écrit comme suit :

75
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de von-Mises
Définie comme suit :

Avec :

Un peu de physique :

L'expérience montre qu'un élément de matière homogène isotrope

(métaux) conserve un comportement élastique quelque soit l'état de

contrainte hydrostatique qui lui est appliqué. Le critère de plasticité de

von-Mises (métaux) dépend du déviateur des contraintes.

76
5. Critères de plasticité
5.2. Critère de Tresca

se base sur la contrainte de cisaillement maximal, τmax, (selon une direction donnée) :

Soient :
σi les contraintes principales (par exemple : σ3 <σ2 <σ1 )
τy la contrainte de cisaillement critique
Selon Tresca la plastification se réalise lorsque : τmax = τy
Cela signifie que :

En traction uniaxiale et au voisinage de la limite d’élasticité initiale :

Dans un cas plus général, la fonction de charge, f (selon Tresca) s’écrit :

77
5. Critères de plasticité

Exercice
Comparer les critères de von-Mises et de Tresca dans le cas d’une éprouvette
soumise à la traction et au cisaillement puis à une traction biaxiale

σ33 x3
σ3
σ23
x2
x1
σ1

78
5. Critères de plasticité
Réponse σ33
σ23 x3
Eprouvette soumise à la traction et au cisaillement x2
x1
Critère de von-Mises

79
5. Critères de plasticité
Réponse σ33
σ23 x3
Eprouvette soumise à la traction et au cisaillement x2
x1
Critère de Tresca

80
5. Critères de plasticité
Réponse Comparaison critères de von-Mises et de Tresca : cas d’une
éprouvette soumise à la traction et au cisaillement

0,07735
0,6

0,5

0,4

0,3 C-vM
C-T
0,2

0,1

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1

81
5. Critères de plasticité
C-vM
Réponse C-T
σ23
σ11
σy

−σy
σ33 σ33
−σy σy σy

−σy

Cas de la traction-cisaillement Cas de la traction biaxiale

82
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge

Nous souhaitons dans la suite montrer que la fonction de charge ne peut


être que convexe. Ce résultat a des conséquences importantes sur
l’écoulement plastique de la matière.

Pour cela, nous allons nous appuyer sur le principe de Hill (1951) qui stipule
que : « l’état de contrainte réellement admissible est celui pour lequel le travail
plastique est maximal ».

Notons qu’il est difficile d’appréhender la notion des lieux géométriques


des surfaces de charge. C’est pour cela et aussi pour des raisons
pédagogiques que nous allons considérer un point pour représenter un
état de contraintes.

83
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge
(point N)
état de contrainte sur la
Surface de charge surface de charge
suite à un initiale
chargement δσij

Surface de (point M)
charge initiale état de contrainte
O élastique

(O, M et N) (point O )
des états de état de
contraintes contrainte nulle

accroissement de contrainte qu’on


lui associe un accroissement de
déformation plastique
84
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge
(point N)
état de contrainte sur la
Surface de charge surface de charge
suite à un initiale
chargement δσij

Surface de (point M)
charge initiale état de contrainte
O élastique

En adoptant le principe de Hill,


(O, M et N) (point O )
des états de état de
contraintesil est possible d’écrire que : contrainte nulle

accroissement de contrainte qu’on


lui associe un accroissement de
déformation plastique

85
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge

Ou encore :

En adoptant cette notion de point caractérisant un état de contrainte, nous


pouvons dire que dans l’espace des contraintes, la quantité représente
les composantes du vecteur de contrainte :

86
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge

Afin de montrer que le vecteur est perpendiculaire à la tangente de la


surface de charge (en un point N), nous considérons l’illustration géométrique :

Les points (M et M’)


caractérisant les états de
contraintes sont supposés
infiniment proches de N :

Portion de
la surface de Un plan (π)
charge
En appliquant le principe
de Hill, on peut écrire que :

87
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge

Le vecteur est orthogonal au plan (π) : c’est la règle de la normalité


de la déformation plastique par rapport à la surface de charge (règle
d’écoulement plastique).

On en déduit aussi que le gradient de la fonction de charge f est colinéaire à


l’incrément de la déformation plastique. Cela se traduit par l’équation qui suit :
appelée la loi de la normalité :

δλ : coefficient (>0) en présence d’un


écoulement plastique. Il est appelé le
« multiplicateur plastique »
88
5. Critères de plasticité
5.2. Convexité de la fonction de charge

il est important de montrer aussi que la surface


Portion de
de charge ne peut être que convexe. la surface de
charge
Afin de bien fixer les idées, nous allons nous
référer à une portion de la surface supposée Un plan (π)
une surface de charge non convexe

Figure ce qui est en contradiction


avec la loi de normalité et par conséquent le principe de
Hill. Pour cela, la surface de charge ne peut être que
convexe.
89
5. Critères de plasticité
5.3. Autres expressions de la loi de normalité pour un matériau isotrope

Exercice Montrer que :

Noter que :

90
5. Critères de plasticité
5.4. Incompressibilité plastique

Exercice
Soit un élément de volume soumis à un chargement provoquant sa plastification.
Démontrer que le taux de la variation volumique : =0
∆V = Vf - V0 : variation entre le volume final et le volume initial, V0
Réponse
et

z
En négligeant les termes du 2nd ordre,
∆y
nous aurons : ∆x y
x
∆z

91
5. Critères de plasticité
5.5. Expression du multiplicateur plastique

Exercice

En exploitant la règle de normalité et du fait que travail plastique peut

être représenté par un état équivalent (de point de vue énergétique) comme suit :

: incrément de déformation plastique actuelle équivalente

Déterminer l’expression du multiplicateur plastique, δλ, en fonction de :

et

92
5. Critères de plasticité
5.5. Expression du multiplicateur plastique

Réponse : Règle de
normalité :

Or, le travail plastique peut être représenté par


un état équivalent (de point de vue énergétique) comme
suit :

: incrément de déformation plastique actuelle équivalente


Aussi, nous
avons :
avec :

Cela emmènera vers l’expression


du multiplicateur plastique :

93
5. Critères de plasticité
5.6. Expression de l’incrément de la déformation plastique actuelle
équivalente

: incrément de déformation plastique actuelle équivalente ?

Règle de
normalité :

En multipliant l’expression précédente par , on aura :

94
5. Critères de plasticité
5.6. Expression de l’incrément de la déformation plastique actuelle
équivalente

: incrément de déformation plastique actuelle équivalente ?

En écriture
tensorielle :

La déformation plastique actuelle cumulée :


95
5. Critères de plasticité

Exercice
Essai de traction sur une éprouvette cylindrique
de longueur initiale, l0. Nous supposons qu’à un I
δ lp
instant, t, l’éprouvette atteint une longueur, l,
avec une plastification homogène. l II
l0
1. Ecrire les tenseurs et dans la base
principale (I, II, III)
2. Déterminer les incréments des déformations
plastiques (i=I, II, III )en fonction de ,l , et
l’incrément de déplacement plastique
3. Déterminer l’expression de en fonction
de ,l , et

96
5. Critères de plasticité

Réponse
I
δ lp

l II
l0

97

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