Vous êtes sur la page 1sur 31

Département Technique de Management

Filière : Technique de Management

Rapport de stage d’initiation


Sous le thème :

Le secteur industriel

Réaliser par : EL Bousaady Oussama

Année universitaire : 2019/2020

P a g e 1 | 31
P a g e 2 | 31
Remerciement
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidée lors
de la rédaction de ce rapport.

Je voudrais dans un premier temps remercier, mon chef de


département Monsieur Mimoun Benzaouagh pour sa patience, sa
disponibilité et surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué à
alimenter ma réflexion.

Je remercie également toute l’équipe pédagogique de notre


Ecole et les intervenants professionnels responsables de ma
formation, pour avoir assuré la partie théorique de celle-ci.

À tous ces intervenants, je présente mes remerciements,


mon respect et ma gratitude.

P a g e 3 | 31
Dédicace

A nos chers parents


Pour leur soutien à la fois moral et matériel durant toute notre carrière et surtout
durant les moments difficiles.

A nos amis
En témoignage de l’amitié sincère qui nous a li et des bons moments que nous
avons passés ensembles. Je vous dédie ce travail en vous souhaitant un avenir
radieux et plein de bonnes promesses.

A tous nos proches


Pour leur aide afin de réaliser ce travail et à tous ceux que nous aimons et qui
nous aiment.

P a g e 4 | 31
Table d’abréviation

Abréviation Signification
E/se Entreprise
PIB Produit
intérieur brut
P° Production
Va Valeur ajoutée

P a g e 5 | 31
Table des figures
Figure 1 : Part de l’industrie dans l’économie nationale.............................................................12

Figure 2: PIB par branches industrielles durant la période 1985-2016........................................13

Figure 3: Evolution de la production industrielle durant 2000-2016...........................................14

Figure 4 : Evolution de la production industrielle par région durant 1985-2014.........................15

Figure 5 : Evolution des exportations industrielles (1998-2016)..................................................16

Figure 6 : Evolution des exportations industrielles par branche (1998-2016)..............................16

Figure 7: Evolution de l’effectif employé par branche industrielle durant 1985-2014.................17

Figure 8 : Evolution du taux de couverture par branche industrielle durant 1998-2016..............19

P a g e 6 | 31
Sommaire
Remerciement..............................................................................................................................3
Dédicace.......................................................................................................................................4
Table d’obréviation......................................................................................................................5
Table des figures..........................................................................................................................6
Sommaire.....................................................................................................................................7
I. Introduction générale.......................................................................................................8
Chapitre I :....................................................................................................................................9
Présentation de secteur industriel................................................................................................9
1. Description du secteur industriel :...............................................................................10
2. Les caractéristiques du secteur industriel....................................................................11
2.1 Part de l’industrie dans l’économie nationale......................................................11
2.2 La production industrielle....................................................................................13
2.3 Exportations industrielles....................................................................................15
2.4 Emploi industriel..................................................................................................17
2.5 Le commerce extérieur........................................................................................17
3. L'importance économique du secteur industriel au niveau régional (Souss-Massa)....20
4. Conclusion...................................................................................................................21
Chapitre II :.................................................................................................................................23
Présentation de l’entreprise Renault..........................................................................................23
1. Description de l’entreprise Renault.............................................................................24
1.1 Son histoire.........................................................................................................24
1.2 Renault et ses activités........................................................................................25
2. La forme juridique, chiffre d’affaire, le capital, Les principaux actionnaires, Les
principaux concurrents de Renault.....................................................................................26
3. La structure et le mode organisationnel du Renault....................................................28
II. Conclusion générale........................................................................................................31

P a g e 7 | 31
I. Introduction générale
Dans le cadre de notre formation en première année Technique de
Management nous sommes amenés à réaliser un rapport de stage d’initiation,
notre rapport consiste à choisir un secteur d’activité, faire une description,
présentation de ses caractéristiques et la présentation de son importance
économique au niveau régional.

Puis choisir une entreprise appartenant à ce secteur, une présentation de


sa forme juridique, son capital, sa structure, le mode organisationnel et son mode
de management.

Selon le sommaire présenté ci-dessus, ce rapport s’oriente autour de deux


axes principaux :

 Le premier chapitre comporte une présentation générale du secteur


industriel, Savoir en premier temps une description du secteur, ses
caractéristiques. Ensuite l’importance économique au niveau régional
(Souss-Massa) de ce secteur.

 Le deuxième chapitre comporte une présentation générale de l’entreprise


Renault afin de la décrire.

En fin une conclusion générale qui dresse un bilan global sur ce travail.

P a g e 8 | 31
Chapitre I :
Présentation de secteur
industriel

P a g e 9 | 31
L'objectif de ce chapitre est de présenter le secteur industriel, en parlant de
sa description, ses services et son rôle important.

1. Description du secteur industriel :


L’industrie regroupe l’ensemble des activités économiques qui produisent
en série des biens matériels, par la transformation de matières première ou de
matières ayant déjà subi une ou plusieurs transformations, et l’exploitation de
sources d’énergies.

Historiquement, le terme ‘Industrie’ a d’abord désigné l’habileté à faire


quelque chose puis désigné la pratique d’une activité manuelle. Le sens s’est
ensuite élargi pour englober toute forme d’activité productive.

L’industrie a repris sa place dans le débat public. Il faut le saluer, car


l’avenir de notre pays, son économie, ses emplois, sont fortement dépendants de
la capacité productive de l’industrie sur le territoire national. Si certaines
annoncent une reprise globale, d’autre soulignent cependant avec raison que le
Maroc ne semble pas encore en bénéficier à plein. L’état de son appareil
industriel, l’absence d’anticipation des formations et qualifications nécessaire ainsi
que le défaut d’investissement, provoquent un accroissement des importations
pour répondre à la demande et donc contribue à accentuer le déséquilibre de la
balance commerciale. Cette période doit être mise à profit pour élaborer une
stratégie et tracer les perspectives qui simuleront l’activité industrielle, dans un
objectif de développement durable de la société.

L’industrie doit être entendue au sens large, tenant compte de l’imbrication


de plus en plus forte avec les services qui lui sont associés nécessairement.
Comme le rapport l’a souligné, les services tendent à s’industrialiser en adoptant
des processus de création de valeur inspirés du modèle industriel, tandis que les
entreprises industrielles développent des modèles économiques reposant son
seulement sur la production de biens manufacturés mais aussi sur la
commercialisation de biens et services associés. Si ce développement de services
a été poussé par la volonté d’externaliser des parties du processus de production,
il a été dans certain cas la conséquence d’un choix stratégique favorable au
développement de l’économie de l’usage.

P a g e 10 | 31
2. Les caractéristiques du secteur industriel

La part du secteur industriel dans le PIB n’a pas pu atteindre la place qui lui
échoit dans l’économie marocaine et le niveau escompté par les différents plans
de développement industriel lancés par le Maroc depuis l’indépendance.

Au cours des dix dernières années, le Maroc est à la recherche d’une


nouvelle politique industrielle et s’est engagé dans des réformes ambitieuses
visant à mieux s’intégrer dans l’économie mondiale, à faire de l’industrie le fer de
lancer de la croissance économique nationale dans les années à venir et à réduire
la dépendance de l’économie des aléas climatiques.

2.1 Part de l’industrie dans l’économie nationale


 Durant la période 1991 à 2001

Durant cette période, il nous parait clairement que l’industrie continue à


contribuer le plus à la formation de PIB par rapport aux autres secteurs avec une
moyenne de plus de 18%, même si cette part a diminué de 3% par rapport à la
période 1980-1990, suivie de l’agriculture (16.6%), dont la part a augmenté de
2.6% par rapport à la décennie précédente et connu des fluctuations importantes
pour atteindre son pic le plus haut en 1996 (20.5%) et le plus bas en 2000
(13.3%).

Quant à la part du commerce dans le PIB, elle s’est élevée à 12% durant la
période 1991-2001, avec une baisse de 2.5% par rapport à 1980-1990, alors que
celle de BTP a atteint 4%, soit presque le même niveau que la période
précédente.

La phase de 1995-2005 a connu le début de relance de l’industrie nationale


impulsée par la volanté des pouvoirs publics de renouer avec une croissance
soutenue et un programme ambitieux de mise à niveau des entreprises, mais
cette relance demeure en deçà des attentes, en témoigne sa contribution dans la
formation du PIB qui reste depuis 1997 aux alentours de 17%.

 Durant la période 2002 à 2016

P a g e 11 | 31
Durant cette période, l’industrie continue à se placer en tête des 4 secteurs
en termes de contribution au PIB avec une moyenne de plus de 17.7%, soit
presque le même niveau que la période 1991-2001, même si cette période a été
marquée par des chocs extérieurs à cause de la crise économique internationale.

Pour sa part, la part de l’agriculture s’est établie à 13.4% en moyenne par


an durant la période 2002-2016, soit une régression de 3.2% par rapport à la
décennie précédente, sous l’effet des conditions climatique qui ont prévalu durant
les compagnes agricoles de cette période.

Quant à la part du commerce dans le PIB, elle s'est élevée à 9.85% en


moyenne par an durant la période 2002-2016, soit le niveau le plus bas durant
toute la période de l’étude.

Pour ce qui est de la part du secteur du BTP dans le PIB, elle a atteint
5.77% par an durant 2002-2016, en hausse de 1.8% par rapport à 1991-2001, un
dynamisme qui s’explique par la réalisation des programmes de construction de
logements et des grands chantiers d’infrastructure qui ont permis ainsi d’améliorer
la contribution du secteur au PIB, en passant de 3.8% en 1998 à 5.7% en 2016.

Figure 1 : Part de l’industrie dans l’économie nationale

Si on procède à une analyse du secteur industriel à part entière et le PIB


par branche d’activité industrielle, on va constater une divergence de la
contribution de chaque branche et ses potentiels de croissance.

P a g e 12 | 31
Figure 2: PIB par branches industrielles durant la période 1985-2016

Ce graphique fait ressortir la contribution importante des industries


agroalimentaires avec une tendance haussière depuis les années 1985 jusqu’à
2016.

Nous pouvons également remarquer les potentiels de croissance


remarquables des industries chimiques, et celles mécaniques, métalliques et
électriques sur lesquelles le Maroc mise dans son plan d’accélération industrielle
pour renforcer sa valeur ajoutée industrielle, ses exportations et la compétitivité de
son industrie.

Et de noter la croissance timide des industries du textile et du cuir même si


le Royaume dispose des avantages comparatifs dans ce domaine, sauf qu’il
manque d’une vision stratégique à même de renforcer son attractivité et sa
compétitivité.

Quant aux autres industries manufacturières hors raffinage de pétrole, elles


ont connu en général une progression, à l’exception des années 1998, 2000, 2011
et 2014 ou elles ont accusé des légères baisses, alors le secteur du raffinage de
pétrole et autres produits d’énergie a connu une hausse en dents de scie durant la
période 1985-2016.

2.2 La production industrielle


Selon les chiffres du HCP disponibles, la production industrielle globale a
connu durant la période 2000-2016 une progression continue, à l’exception de
l’année 2009 où elle a accusé une baisse remarquable due à la crise économique
P a g e 13 | 31
de 2008, pour reprendre par la suite son rythme haussier, à l’exception d’une
légère baisse en 2013 et 2015 (-3%).

Figure 3: Evolution de la production industrielle durant 2000-2016

Source : HCP

 Par branche industrielle

Les statistiques font ressortir une prédominance des secteurs


agroalimentaire, du textile et cuir et du mécanique, métallique et électrique dans la
production industrielle globale durant la période 2000-2016, avec des parts
respectives de 31%, 15.7% et de 16%, suivis de ceux des autres industries
manufacturières (14%) et de la chimique et la parachimie (11%). Les industries
extractives et le raffinage de pétrole ne représentent que 7% et 6% de la
production industrielle globale durant cette période.

 Evolution de la production industrielle par région

Par région, les chiffres révèlent la prédominance de la région du Grand


Casablanca en s’accaparant 61% de la production industrielle nationale durant la
période 1985-2014.

P a g e 14 | 31
La région du Grand Casablanca est suivie par les régions de Tanger
Tétouan (7%), Rabat-Salé-Zemmour-Zaer et Chaouia Ourdigha (5%) et de
Doukkala-Abda et Souss Massa-Daraâ (4).

Figure 4 : Evolution de la production industrielle par région durant 1985-2014

Source : Enquêtes annuelles du ministère de l’Industrie et calculs des auteurs

2.3 Exportations industrielles


Les exportations du secteur industriel durant la période 1998-2016 (selon la
disponibilité des données) ont connu une tendance haussière, à l’exception d’une
légère baisse de 1.2% en 2003 et 2013, alors que l’année 2009 a été marquée par
une chute de 29%des exportations industrielles, qui aurait été due à la crise
économique mondiale et ses répercussions sur les échanges commerciaux du
Royaume, pour renouer avec la croissance à partir de 2010.

A noter que la baisse des exportations du Royaume en 2009 s’explique en


grande partie par le recul des dépenses touristiques non-résidents de 6.8% et le
fléchissement des exportations des produits miniers (45.1%). Des produits
agricoles (13.6%) et du textile et habillement de 9.4%.

P a g e 15 | 31
Figure 5 : Evolution des exportations industrielles (1998-2016)

Source : HCP

 Evolution des exportations par branche industrielle (1998-2016)


Les chiffres font ressortir la prédominance des branches "mécanique,
métallique et électrique" et du "textile et du cuir" dans les exportations industrielles
globales avec une part de 27% chacune durant la période 1998- 2016, suivies des
industries chimiques et para chimiques (19%), de l’agroalimentaire (13%), des
industries d’extraction (8%) du raffinage du pétrole (4%) et des autres industries
manufacturières (3%).

Les statistiques révèlent également une tendance haussière des


exportations des industries mécaniques, métalliques et électriques, en particulier à
partir de 2009, dans la mesure où elles ont enregistré une hausse de 43% en
2010, soit 40% des exportations industrielles globales.

Ces chiffres laissent présager un avenir prometteur à la branche


mécanique, métallique et électrique, sur laquelle le Maroc peut tabler pour
développer davantage ses exportations.

Toutefois, l’agroalimentaire qui est le secteur le plus producteur avec 31%


de la production industrielle nationale durant la période 1985-2016 ne contribue
qu’avec 13% aux exportations industrielles nationales, ce qui peut être expliqué
par le fait que cette production s’adresse en premier lieu au marché intérieur et
témoigne de la faible compétitivité des produits agroalimentaires marocains et du
manque de différenciation de la gamme des produits agricoles transformés.

Figure 6 : Evolution des exportations industrielles par branche (1998-2016)

Source : HCP
P a g e 16 | 31
2.4 Emploi industriel
L’effectif total employé par les industries de transformation a connu une
hausse progressive durant la période 1985-1997 pour connaitre par la suite une
évolution fluctuante jusqu’à s’établir à 597.441 employés en 2014.

 Par branche industrielle


Par branche, les chiffres montrent une prédominance du secteur du textile
et cuir avec 39% de l’effectif total employé dans les industries de transformation
durant la période 1985-2014, mais sa part a connu une baisse progressive à partir
de 2002 où elle a atteint sa valeur la plus importante, à savoir 46% des emplois
industriels, en raison notamment de la baisse du nombre d’entreprises dans le
secteur.

Le secteur du textile est suivi par l’agroalimentaire avec une part de 25% en
2014, la chimie et la parachimie (21%), les industries métalliques et mécaniques
(11%) et l’électrique et l’électronique (15%). Le secteur de la chimie est classé en
troisième position malgré qu’il soit le deuxième en termes du nombre
d’entreprises, qui peut s’expliquer par la nature du secteur qui est fortement
capitalistique et se base dans une large mesure sur les nouvelles technologies et
des machines sophistiquées.

Figure 7: Evolution de l’effectif employé par branche industrielle durant 1985-2014

Source : Enquêtes annuelles sur les industries de transformation

2.5 Le commerce extérieur


P a g e 17 | 31
 Le taux de couverture du secteur industriel (1998-2016)
Taux de couverture = Exportations / Importations

Selon les chiffres dont nous disposons sur les exportations et les
importations du secteur industriel, le taux de couverture des importations
industrielles par les exportations reste en dessous des 100%, plus encore il a
accusé une baisse en passant de 67% en 1998 à 47% en 2013, avant d’entamer
une trajectoire haussière jusqu’au atteindre 57% en 2016.

Cette hausse peut s’expliquer par une montée en puissance de certaines


branches industrielles, en affichant même un solde commercial positif ou proche
de l’équilibre. C’est ce que nous allons analyser par la suite.

 Le taux de couverture par branche industrielle (1998-2016)


Pour les industries extractives, son taux de couverture est en dessous de
100% durant toute la période 1998-2016, plus encore ce taux a connu une
dégradation en passant de 74% en 1998 à 25% en 2013.

Cette situation s’explique par la forte dépendance du Maroc de l’étranger en


matière des produits énergétiques et miniers, alors que ses exportations restent
cantonnées dans des produits limités, notamment les phosphates et des produits
miniers bruts.

Concernant le secteur du textile et cuir, ses exportations couvrent


largement ses importations, en affichant même un excédent commercial.
Cependant, son taux de couverture a connu une chute, en passant de 169% en
1998 à 116% en 2016, ce qui témoigne de la concurrence internationale
acharnée.

Pour sa part, la branche de l’agroalimentaire a vu ses exportations couvrir


largement ses importations jusqu’à 2006, où la tendance commence à baisser
avec une hausse plus importante des importations par rapport aux exportations,
avant d’emprunter une trajectoire haussière à partir de 2015.

La branche de la chimie et la parachimie a, quant à elle, vu son taux de


couverture passer de 78% en 1998 à 137% en 2008, puis il a baissé à 66% en
2009, à cause des répercussions de la crise économique mondiale sur les
exportations marocaines. En 2010, les exportations de la branche ont renoué avec
P a g e 18 | 31
la croissance avec un taux de couverture de près de 110%, de 114% en 2011 et
de 115% en 2012.

S’agissant de la branche mécanique, métallique et électrique, son taux de


couverture a augmenté progressivement durant la période 1998-2002, avant
d’enregistrer une évolution mitigée pour emprunter une trajectoire haussière à
partir de 2008 jusqu’au atteindre 50% en 2015, ce qui témoigne de la montée en
puissance de cette branche

Figure 8 : Evolution du taux de couverture par branche industrielle durant 1998-2016

Source : HCP

P a g e 19 | 31
3. L'importance économique du secteur industriel au
niveau régional (Souss-Massa)
Le Souss Massa dispose d’un tissu industriel dynamique, principalement
concentré dans les provinces et préfectures d’Agadir – Ida Outanane, Tiznit et
Inezgane – Aït Melloul.

Le secteur industriel, dont la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires s’élèvent


respectivement à 4,3 et 10,6 MMDhs, compte près de 437 unités industrielles qui
emploient plus de 33 000 personnes. Ce secteur a connu une réelle croissance
depuis 2005 : son chiffre d’affaires a augmenté de 80 %, sa valeur ajoutée de 90 
% et ses emplois ont plus que doublé.

Le secteur de l’agroalimentaire est particulièrement dynamique dans la


région : avec 14 MMDhs de chiffre d’affaires annuel généré par les unités de
transformation, le Souss Massa occupe la seconde place agroalimentaire au
niveau national, après le Grand Casablanca. Arrive ensuite l’industrie chimique et
para chimique, qui affiche un chiffre d’affaires annuel de près de 5 MMDhs (24 %
du chiffre d’affaires industriel régional).

Afin d’accélérer le développement du secteur, la région a procédé à la


création de nouvelles zones industrielles à Ouled Teïma et Sidi Bibi et à la
réhabilitation des zones industrielles de Tassila, Aït Melloul et Tiznit. Le montant
total des travaux de réhabilitation de ces trois zones s’élève à près de 90 MDhs.

Dans le cadre de la stratégie intégrée pour le développement de la


compétitivité logistique, une plateforme logistique est prévue à Aït Melloul afin
d’optimiser la distribution (conditionnement, transport…) de la production
industrielle régionale, en sus des deux pôles de compétitivité agropole et
haliopole.

P a g e 20 | 31
4. Conclusion
L’analyse descriptive des indicateurs du secteur industriel révèle que
l’industrie contribue le plus à la formation du PIB avec une moyenne d’environ
19% durant la période 1985-2016, suivie de l’agriculture (15%), du commerce
(12%) et du Bâtiment et travaux publics (5%).

La branche chimique et para chimique est placée en première position en


termes d’investissements industriels engagés durant la période 1985-2014 avec
une part de 33%, alors qu’elle ne contribue qu’avec 11% à la production
industrielle nationale.

Malgré que les exportations de la branche du “textile et cuir“ couvrent


largement ses importations, son taux de couverture a connu une chute en passant
de 169% en 1998 à 116% en 2016, ce qui témoigne de la nécessité de réguler
cette industrie à même qu’elle soit capable d’affronter la concurrence en ayant une
position de gagnant.

Pour sa part, la branche de l’agroalimentaire a vu ses exportations couvrir


largement ses importations jusqu’à 2006, où la tendance commence à baisser
avec une hausse plus importante des importations par rapport aux exportations,
ce qui nous pousse à s’interroger sur la compétitivité de cette industrie et sa
capacité à redynamiser ses exportations, tout en répondant à la demande
intérieure

P a g e 21 | 31
S’agissant de la branche mécanique, métallique et électrique, son taux de
couverture est passé de 21% en 1998 à 50% en 2015, ce qui témoigne de la
montée en puissance de cette branche durant ces dernières années et de ses
perspectives prometteuses pour l’industrie marocaine

A cet égard, le Maroc doit développer des avantages "compétitifs" forts


plutôt que des avantages "comparatifs" dans ses branches industrielles, à travers
la promotion de la recherche et développement dans le système productif
industriel.

Par région, les chiffrent révèlent la prédominance de la région du Grand


Casablanca en termes d’entreprises créées, de la production industrielle
nationale, d’exportations industrielles et d’effectifs employés durant la période
1985-2014, avec une montée en puissance de la région de Tanger-Tétouan ces
dernières années.

P a g e 22 | 31
Chapitre II :
Présentation de l’entreprise
Renault

P a g e 23 | 31
Ce chapitre a pour but de faire une présentation de l’E/se Renault en
parlant de sa description, sa forme juridique, sa structure et le mode
organisationnel.

1. Description de l’entreprise Renault


1.1 Son histoire
L’entreprise Renault est chargée d’histoire. Fondée en 1898 à Billancourt,
la petite société familiale a de suite trouvé sa voie et s’est spécialisé dans la
construction de voiture et dans l’analyse des brevets d’invention. C’est ainsi
qu’elle explore la première boite de vitesse à prise directe. Sa notoriété grandit
rapidement grâce à la participation à des événements sportifs tels que des
courses automobiles. Renault comprend très vite l’importance et l’impact que peut
avoir la publicité.

Durant la première guerre mondiale, elle produit de nombreux camions,


moteurs d’avions et construit des chars plus légers que ceux habituels. Dès 1922,
elle devient une entreprise très influence sur le marché de l’automobile, c’est alors
qu’elle devient une société anonyme. En janvier 1945, celle-ci se nationalise
prenant ainsi le nom de Régie Nationale des Usines Renault. A ce moment, sa
production se concentre sur la 4CV.

Le début des années 80 commence très mal pour Renault. En effet,


l’entreprise subit une crise financière importante. Des plans de licenciement sont
mis en place et des changements de stratégies se doivent d’être faits. Le PDG fut
alors remplacé et les sociétés annexes abandonnées. C’est alors qu’est choisie
une stratégie de diversification et d’internationalisation.

Les années 90 ont été actrices de nombreux rebondissements pour Renault


: sa privatisation en juillet 1996, l’ouverture du techno centre de Guyancourt et
d’une usine de carrosserie/montage au Brésil à l’occasion de son centième
anniversaire, et l’alliance historique avec Nissan à Tokyo. Au même moment, elle
acquiert Dacia avec une participation à 80,1%.

Début des années 2000, Renault et Volvo deviennent la deuxième plus


grande puissance de l’automobile dans le monde. Avec 20% du capital de Volvo,
P a g e 24 | 31
Renault devient son actionnaire principal. D’autre part, l’alliance Renault/Nissan se
renforce en 2002 avec la création d’un pôle stratégique commun. La participation
de Renault dans le capital de Nissan se trouve entre 36.8% et 44.4% tandis que la
participation de Nissan dans le capital de Renault s’élève à environ 15%. A ce
moment, l’Etat français réduit peu à peu sa participation dans le capital de
Renault.

En 2003, l’entreprise se concentre sur la production Mégane avec cinq


modèles en plus des deux déjà présents. Cette marque devient alors le modèle le
plus vendu en Europe.

1.2 Renault et ses activités


Pour avoir un panel de l’activité de Renault, nous allons chaque gamme.
Dans chacune d’elle, on entend aborder voitures particulières qui sont des
véhicules à moteur ayant au moins quatre roues, affectés au transport de
personnes, comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au
maximum. Il est aussi important de retenir le slogan actuel de la marque : «
changer de vie, changé d’automobile ».

 Les véhicules utilitaires : dans cette gamme de véhicule, on trouve


trois modèles, le Kangoo, le master et le trafic. Ces modèles
concernent essentiellement les professionnelles.

 Les véhicules sport : ce type de produit compte aujourd’hui différents


modèles de Twingo, de Mégane et de Clio. Le cotés sport de ces
modèles répond aux besoins de certains consommateurs à avoir un
véhicule tendance, à la pointe de la technologie où on prendra plaisir
à conduire.

 Les véhicules de société : tout comme les véhicules sport, les


véhicules de sociétés ont des modèles de Twingo, de Mégane et de
Clio. Cette gamme de produit se positionne sur le confort et la
simplicité.

P a g e 25 | 31
2. La forme juridique, chiffre d’affaire, le capital, Les
principaux actionnaires, Les principaux concurrents
de Renault

P a g e 26 | 31
P a g e 27 | 31
3. La structure et le mode organisationnel du Renault

Cet organigramme nous renvoi à la structure divisionnelle et notamment


divisionnelle par produit. Nous faisons recours type de structure lorsque
l’entreprise produit plusieurs marques mais à base de la même matière première,
et c’est le cas pour Renault (Dacia, Nissan…)

La structure de Renault a été modifiée en 2006. Il a été mis en place une


structure matricielle.

Justification : cette structure est matricielle parce qu’elle combine deux


dimensions. D’une part, une dimension divisionnelle par région et d’autre part une
dimension divisionnelle par programme (par véhicule)

P a g e 28 | 31
Le découpage par division se fait au niveau du groupe en fonction des
régions du monde. Il y en a cinq. Ces divisions (comité de management de région)
disposent d’une autonomie en matière de gestion et sont libres de déterminer leur
« business plan ».

Le découpage par division se fait également au niveau du groupe en


fonction des différents programmes. Les Directeurs de programme ont en charge
la gestion du cycle de vie d’un véhicule. Le mode de coordination dominant des
divisions correspond à une standardisation des résultats.

Les salariés (notamment ceux du technocentre de Renault-Guyancourt) ne


sont pas affectés à une fonction uniquement, ils sont également affectés à des
projets qui peuvent être d’une durée variable. L’objectif est de faire travailler les
salariés dans des équipes pluridisciplinaires sur un projet spécifique.

L’existence de 11 équipes transversales donne une troisième dimension à


cette organisation qui pourrait être qualifiée d’hybride.

Cette structure comporte certains avantages :


 Le caractère divisionnel correspondant à un découpage par région
permet de bénéficier d’une structure décentralisée. Cette
décentralisation va permettre de valoriser les équipes et les salariés
en leur donnant une certaine autonomie (analyse de Sloan et de
Drucker). On constate notamment que cette structure va permettre la
mise en œuvre d’une direction par objectifs source de motivation
selon Drucker. Les théories sur les sources de motivation du
personnel pourront être abordées dans ce domaine (facteur de
motivation de Herzberg, la satisfaction des besoins de Maslow, …).

 L’efficacité des équipes du technocentre s’est accrue. La durée pour


concevoir un modèle a été divisée par plus de deux, ce que
permettent les équipes pluridisciplinaires qui favorisent dès la
conception la prise en compte des contraintes de chacun des
services

P a g e 29 | 31
 Ce type de structure facilite la communication entre les salariés et
les services source indispensable d’efficacité. Cela permet
notamment de valoriser les synergies au sein de l’entreprise.

 Cette structure est sensée assurer la flexibilité de l’entreprise. En


effet le découpage par division va permettre d’adapter la structure de
chacune des divisions aux caractéristiques de son environnement.
Ainsi, le degré de différenciation (selon l’analyse de Lawrence &
Lorsch) va permettre une adaptation aux contraintes de chacun des
espaces géographiques. De plus, le travail en équipes
pluridisciplinaires permettra d’accroître le degré d’intégration au sein
de l’entreprise (concept développé par Lawrence & Lorsch) et
notamment une meilleure coordination. L’ensemble de ces éléments
devrait donc conduire à une plus grande adaptation aux
caractéristiques du marché.

Cette structure doit donc permettre une meilleure adaptation aux facteurs
de contingence de l’entreprise (son âge, sa taille, sa stratégie, ses
environnements, la structure du pouvoir, le système technique, …).

Cette structure comporte certaines limites :


 Risque de contradiction entre les liaisons hiérarchiques et
fonctionnelles

 Coût, gaspillage, perte de temps en réunion, en coordination,


lourdeur de fonctionnement

 Perte d’unité, de cohérence dans le fonctionnement global de


l’entreprise

Les modes de coordination :

 Premièrement, la coordination à l’intérieur de la division : à


l’intérieur, de chaque division de Renault (DACIA, NISSAN …) il y a
une sous structure qui régit les relations entre le personnel de la
division. Soit fonctionnelle ou hiérarchique.

P a g e 30 | 31
 Deuxièmement, Entre les divisions pour se conseiller pour gérer les
projets en communs.

 Troisièmement, entre la direction générale de la société Renault SA


et les directeurs des divisions pour les orienter vers l’objectif et les
plans fixer par la direction générale.

II. Conclusion générale


Ce rapport de stage d’initiation a été très positif et m’a permis d’enrichir
mes connaissances et mes savoir-faire. Ainsi, la réalisation de ce projet m'a
permis d’acquérir des nouvelles connaissances.

La recherche s’est déroulée en deux majeures parties, la première c’était


l’étude du secteur industrielle, la deuxième comporte sur la présentation générale
de l’entreprise Renault.

Enfin, je souhaite, que ce rapport soit en mesure de satisfaire mes


professeurs et récolter ainsi leurs félicitations.

P a g e 31 | 31

Vous aimerez peut-être aussi