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République Algérienne démocratique et populaire

Université de Ghardaia
Faculté de Sciences et technologie
Département de génie des procèdes

Exposé Sur les énergies renouvelables


Module : La pollution
Enseignant : Mme.Moulai

Les étudiants de 3ème année Gp


• Amani Djillali

• Bousba Mohammed

• Chouache salah eddine


année universitaire 2020/2021
1
sommaire
Introduction 03
I. Éléments de définitions : 04
II. Histoire 04
III. Aperçu général 06
IV. Les catégories d'énergies renouvelables :
1. Énergie géothermique 06
2. Énergie solaire directe
3. Énergie solaire indirecte
 Énergie éolienne
 Énergie hydraulique
 Biomasse
4. l'énergie de la mer
5. Énergie des animaux de trait
15
V. Avantages et inconvénients des énergies renouvelables 16
VI. Énergies renouvelables, efficacité énergétique, intermittence et 16
stockage
VII. Énergies renouvelables, métaux et terres rares 17
VIII. Le développement des EnR : emploi et métiers 17
IX. La place dans le mix énergétique global 17
Les références 18

2
Introduction
Vraisemblablement promises sur le moyen et long termes à un développement important, les technologies des
énergies renouvelables n'ont pour la plupart pas encore atteint une maturité suffisante pour entrer en
compétition avec les énergies classiques sur une grande échelle. Il existe bien sûr une exception qui est
l'hydroélectricité, ainsi que certaines formes d'énergies renouvelables qui commencent à être économiquement
viables.
Les contraintes techniques sont principalement de trois ordres :
 une densité de puissance disponible relativement faible comparativement aux énergies
non renouvelables, ce qui implique de grandes surfaces de captation et un coût matière
élevé .
 la grande variabilité de la source : l'énergie solaire ou éolienne,l'hydraulique, l'énergie
des mers fluctuent largement. Il faut capter quand l'énergie est disponible, ce qui
nécessite des régulations souvent complexes .
 la nécessité de stocker. Se présentant comme des énergies flux, elles nécessitent un
stockage pour la plupart des applications, ce qui pose problème, car on ne sait pas
aujourd'hui stocker l'énergie dans de bonnes conditions.
Les contraintes économiques sont doubles :
 un coût d'investissement élevé. Même lorsqu'elles sont bien maîtrisées, comme par exemple
l'hydroélectricité, ces technologies restent relativement coûteuses en investissement, alors que leur coût
d'exploitation est généralement faible .
 la nécessité d'un appoint. En cas d'indisponibilité de la source, il faut souvent qu'une autre énergie
prenne le relais, imposant des surcoûts quelquefois conséquents.
Leur développement passe par la maîtrise de leur complexité et des mécanismes de financement appropriés, qui
peuvent être difficiles à mettre en place au niveau décentralisé.
Selon leur origine, on peut distinguer cinq grandes catégories d'énergies renouvelables :
 l'énergie géothermique, fournie par la terre .
 les énergies solaires directes (thermique, photovoltaïque) .
 les énergies solaires indirectes (éolienne, hydraulique, biomasse) .
 l'énergie de la mer .
 l'énergie des animaux de trait.
I. Éléments de définitions :
Le Soleil est la principale source des différentes formes d'énergies renouvelables : son rayonnement est le vecteur de
transport de l'énergie utilisable (directement ou indirectement) lors de la photosynthèse, ou lors du cycle de l'eau (qui
permet l'hydroélectricité) et l'énergie des vagues (énergie houlomotrice), la différence de température entre les eaux
superficielles et les eaux profondes des océans (énergie thermique des mers) ou encore la diffusion ionique provoquée par
l’arrivée d’eau douce dans l’eau de mer (énergie osmotique). Cette énergie solaire alliée à la rotation de la Terre est à
l'origine des vents (énergie éolienne) et des courants marins (énergie hydrolienne).

La chaleur interne de la Terre (géothermie) est assimilée à une forme d'énergie renouvelable, et le système Terre-Lune
engendre les marées des océans et des mers permettant la mise en valeur de l'énergie marémotrice.

3
L'énergie solaire comme la chaleur interne de la Terre proviennent de réactions nucléaires (fusion nucléaire dans le cas
du Soleil, fission nucléaire dans celui de la chaleur interne de la Terre).

Les combustibles fossiles ou minéraux (matériaux fissiles) ne sont pas des sources d'énergie renouvelables, les ressources
étant consommées à une vitesse bien supérieure à la vitesse à laquelle celles-ci sont naturellement créées ou disponibles.

L'expression « énergies renouvelables et de récupération » (EnR&R) est parfois utilisée lorsque l'on ajoute aux énergies
renouvelables la valorisation de la chaleur produite par différentes activités productives1.

II. Histoire :
Pendant la plus grande partie de son histoire, l'humanité n'a disposé que d'énergies renouvelables pour couvrir ses
besoins énergétiques. Au Paléolithique, les seules énergies disponibles étaient la force musculaire humaine et l'énergie de
la biomasse utilisable grâce au feu ; mais de nombreux progrès ont permis d'utiliser ces énergies avec une efficacité
grandissante (inventions d'outils de plus en plus performants).

Le progrès le plus significatif a été l'invention de la traction animale, qui est survenue plus tard que la domestication des
animaux. On estime que l'homme a commencé à atteler des bovins à des araires ou des véhicules à roues durant le IVe
millénaire av. J.-C. Ces techniques inventées dans l'ancien croissant fertile ou en Ukraine, ont par la suite connu un
développement mondial2

1
« Énergies renouvelables et de récupération » [archive] [PDF], sur DRIEE Île-de-France, mars 2013.
2
Pierre Pétrequin, Rose-Marie Arbogast, Anne-Marie Pétrequin, Samuel Van Willigen, Maxence Bailly, Premiers chariots, premiers
araires : La diffusion de la traction animale en Europe pendant les IVe et IIIe millénaires avant notre ère, CNRS, coll. « Recherches
Archéologiques », 16 novembre 2006, 397 p. (ISBN 2-271-06426-0).

4
L'invention du voilier a été un progrès important pour le développement des échanges commerciaux dans le monde.

À la fin du xviiie siècle, à la veille de la révolution industrielle, la quasi-totalité des besoins d'énergie de l'humanité était
encore assurée par des énergies renouvelables. Dans un essai d'évaluation de la répartition des consommations par
source d'énergie, Fernand Braudel estime à plus de 50 % la part de la traction animale, environ 25 % celle du bois, 10 à
15 % celle des moulins à eau, 5 % celle de la force humaine et un peu plus de 1 % celle du vent pour la marine
marchande ; il renonce à chiffrer la part des moulins à vent, faute de données, tout en précisant : « les éoliennes, moins
nombreuses que les roues hydrauliques, ne peuvent représenter que le quart ou le tiers de la puissance des eaux
disciplinées »3. On peut donc, évaluer la part totale de l'énergie éolienne (voile + moulins à vent) entre 3 et 5 %. Il
mentionne pour mémoire la batellerie fluviale, la marine de guerre, le charbon de bois et de terre.

L'apparition de la machine à vapeur, puis du moteur Diesel, ont entraîné le déclin des moulins à eau et de l'énergie
éolienne au xixe siècle ; les moulins à eau et à vent ont disparu, remplacés par les minoteries industrielles. L'énergie
hydraulique a connu un nouvel âge d'or avec l'hydroélectricité, apparue en Suisse, Italie, France et États-Unis à la fin du
xixe siècle.

Au xixe siècle, François de Larderel met au point, en Italie, les techniques d'utilisation de la géothermie.

Dans les années 1910, les premiers chauffe-eau solaires individuels apparaissent en Californie. En 1911, la première
centrale géothermique est construite à Larderello.

Au milieu du xxe siècle, l'énergie éolienne n'était plus utilisée que pour la navigation de plaisance et pour le pompage
(agriculture, polders).

Puis, les éoliennes sont réapparues, bénéficiant de techniques plus performantes issues de l'aviation ; leur développement
a pris de l'ampleur à partir des années 1990. Le solaire thermique et le solaire photovoltaïque se développent au début
des années 2000. Sous l'effet des progrès technologiques et des économies d'échelle liées aux volumes croissants installés,
les filières de production d'énergie renouvelable, encore émergentes au début des années 2000, voient leurs coûts évoluer
rapidement.

Depuis la fin du xxe siècle, en réponse à un début de raréfaction du pétrole, , aux impacts climatiques et sanitaires
négatifs des énergies carbonées, ainsi qu'aux accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima, , et aux controverses sur
le traitement des déchets du nucléaire , une réorientation mondiale vers les énergies renouvelables est constatée 3.

III. Aperçu général


En 2017, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale mondiale d’énergie était estimée à 18,1 %, dont
7,5 % de biomasse traditionnelle (bois, déchets agricoles, etc.) et 10,6 % d'énergies renouvelables « modernes » : 4,2 %
de chaleur produite par les énergies renouvelables thermiques (biomasse, géothermie, solaire), 3,6 % d'hydroélectricité,
2 % pour les autres renouvelables électriques (éolien, solaire, géothermie, biomasse, biogaz) et 1 % pour les
biocarburants4.

Dans le secteur de l'électricité, la part globale en 2018 était de 26,2 %, l'hydroélectricité ayant la plus grande part avec
15,8 %14. La part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie primaire, dans laquelle les énergies
renouvelables ont tendance à être sous-représentées en raison de la méthode de calcul appliquée (voir bilan énergétique),
était de 13,7 % en 2016.5

3
« Énergies : Élisabeth Borne invite EDF à envisager un scénario « 100 % renouvelables » », Le Monde.fr,‎10 novembre 2019 (lire en
ligne [archive], consulté le 6 février 2020)
4
(en) REN21, Renewables 2019 Global Status Report, Paris, REN21 Secretariat, 2019, 336 p. (ISBN 978-3-9818911-7-1, lire en ligne
[archive] [PDF]), p. 31–32.
5
(de) BMWi, « Zahlen und Fakten Energiedaten - Nationale und Internationale Entwicklung » [archive], sur Ministère fédéral de
l'Économie (Allemagne), 9 septembre 2019 (consulté le 27 janvier 2020).
5
Afin de rattraper le retard pris par rapport aux objectifs de Rio de Janeiro et Kyoto, l'ONU a proposé en 2011 comme
objectif de produire 30 % de l'énergie utilisée en 2030 grâce à des énergies renouvelables, contre 13 % en 2010. Les
énergies renouvelables sont de différents types, décrits ci-dessous.6

Les énergies renouvelables ont plus tendance à venir s'ajouter aux énergies classiques qu'à les remplacer, en particulier
dans le domaine de l'électricité..7

IV. Les catégories d'énergies renouvelables :


1. Énergie géothermique

Origine

L'énergie géothermique provient de l'accroissement de température au fur et à mesure que l'on pénètre plus profondément
dans l'écorce terrestre, soit du fait du gradient naturel (3 °C/100 m, avec un flux moyen de 60 mW/m2), soit du fait de
singularités géophysiques (réservoirs géothermiques naturels des roches poreuses à haute température).

On a coutume de distinguer trois grandes catégories de réservoirs, en fonction de leurs niveaux de température :

la haute température (> 220 °C)

la température intermédiaire (100 – 200 °C)

la basse température (50 – 100 °C)

Dans le premier cas, le fluide géothermique peut être essentiellement constitué d'eau ou de vapeur, dans les deux autres il
s'agit d'eau, éventuellement sous pression. Une des particularités du fluide géothermique est qu'il ne s'agit jamais d'eau
pure : il comporte aussi de nombreuses impuretés, des sels corrosifs (la concentration limite pour qu'une exploitation soit
possible est égale à 1,5 mol/kg) et des gaz non condensables (GNC) en quantité variable (0,1-10 %). Nous verrons que
cette particularité impose des contraintes spécifiques quant aux cycles thermodynamiques qui peuvent être mis en oeuvre.

Geyser en Nouvelle Zélande

Pour des raisons environnementales, le fluide géothermique doit généralement être réinjecté dans le réservoir après
utilisation, mais ce n'est pas toujours le cas.

6
« Objectif 30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, selon l'ONUDI » [archive] fr.reuters.com, 2 juin 2011.
7
(en) Richard York, « Do alternative energy sources displace fossil fuels? » [« Les sources d'énergie alternatives remplacent-elles les
combustribles fossiles ? »], Nature Climate Change,‎18 mars 2012 (lire en ligne [archive]).
6
 Conversion thermodynamique

La conversion thermodynamique de l'énergie géothermique fait appel à quatre principales techniques :

les centrales dites "directes" peuvent être utilisées si le fluide géothermique est de la vapeur surchauffée qui peut être
directement détendue dans une turbine. Historiquement, c'est ce type de centrale qui a été le premier mis en oeuvre, à
Larderello en Italie dès 1904

les centrales à vaporisation par flash permettent d'exploiter les sites où le fluide géothermique se présente sous forme de
liquide pressurisé ou de mélange liquide-vapeur. C'est aujourd'hui le type de centrale le plus employé. Le fluide
géothermique commence alors par être détendu dans une chambre à pression inférieure à celle du puits, ce qui permet
d'en vaporiser une partie, qui est ensuite détendue dans une turbine

les systèmes dits binaires font appel à un fluide thermodynamique secondaire, qui suit un cycle de Rankine fermé, la
chaudière étant constituée d'un échangeur de chaleur avec le fluide géothermique

les systèmes à mélange de fluides, du type cycle de Kalina, variante des systèmes binaires où le fluide thermodynamique
n'est plus pur mais constitué de deux fluides afin de réaliser un glissement de température lors de la vaporisation

Des cycles mixtes ou combinés peuvent faire appel à la fois à un système direct ou flash et à un système binaire.

Centrale géothermique d'Imperial County, Californie Centrale électrique géothermique


(Warren Gretz / NREL)
2. Énergie solaire directe8

L'énergie solaire provient des réactions thermonucléaires qui se produisent au sein du soleil, provoquant l'émission d'un
rayonnement électromagnétique de très forte puissance, se présentant sensiblement comme un « corps noir » à 5 800 K.

Hors atmosphère, le rayonnement reçu par la terre varie selon la période de l'année entre 1 350 et 1 450 W/m2. Il est
ensuite partiellement réfléchi et absorbé par l'atmosphère, de telle sorte que le rayonnement reçu au sol comporte une
part directe et une part diffuse, le total variant entre 200 W/m2 (ciel couvert), et environ 1 000 W/m2 (au zénith par ciel
clair). L'énergie reçue par une surface donnée dépend donc des conditions climatiques du lieu ainsi que de son
inclinaison et de son orientation. Des atlas du rayonnement solaire au sol sont publiés par les services météorologiques
nationaux ou internationaux, sous forme de cartes et de tableaux, sur support papier ou informatique.

La section "Simulation de systèmes à énergie solaire" de la rubrique "Guides Méthodologiques" fournit des
méthodologies de calcul permettant d'estimer la ressource solaire.

8
https://direns.mines-paristech.fr/Sites/Thopt/fr/co/energies-renouvelables.html
7
La conversion directe du rayonnement solaire se fait de trois manières principales :

sous forme thermique .

par effet photoélectrique .

par photosynthèse.

La conversion thermique de l'énergie solaire consiste à intercepter les photons incidents sur un matériau absorbant, dont
la température s'échauffe.

Plusieurs modes de captation sont envisageables :

 l'habitat solaire passif : pour les applications au chauffage et à la climatisation des locaux, il est possible de
concevoir l'architecture des bâtiments de telle sorte qu'ils optimisent naturellement ou « passivement »
l'utilisation de la ressource solaire, sans faire appel à des fluides caloporteurs autres que l'air et à des dispositifs
annexes de captation et de stockage. L'intérêt de la conception solaire passive des bâtiments est qu'elle peut
conduire à des économies de chauffage substantielles avec des surcoûts faibles ;
 les capteurs plans utilisent généralement l'effet de serre pour limiter les déperditions thermiques de l'absorbeur.
En effet, le verre est transparent pour le rayonnement visible, et laisse donc passer l'énergie solaire incidente,
mais opaque pour le rayonnement infrarouge, ce qui a pour effet de piéger les calories absorbées. Selon les
technologies employées, les températures de fonctionnement des capteurs plans varient de 40 °C à 120 °C
(capteurs sous vide). La figure ci-dessous montre la vue en coupe d'un capteur plan. L'absorbeur est composé
d'une plaque métallique sur laquelle sont soudées des canalisations dans lesquelles circule le fluide caloporteur.
Les déperditions thermiques vers la face avant du capteur sont réduites par un ou plusieurs vitrages (2 sur la
figure) et celles vers l'arrière par un isolant ;
 les capteurs à concentration : pour atteindre des températures supérieures à environ 120 °C, il est nécessaire de
concentrer les rayons solaires par des jeux appropriés d'éléments réfléchissants (miroirs) ou de lentilles
(généralement de Fresnel). La contrainte principale, outre le coût plus élevé des dispositifs, est le système de
poursuite destiné à suivre le soleil dans sa course. Toute une série de concentrateurs a été proposée et développée
.
 la conversion thermodynamique de l'énergie solaire permet d'obtenir de l'électricité à partir d'un moteur
thermique dont la source chaude reçoit sa chaleur de capteurs, généralement à concentration. Toutefois, les coûts
de cette filière et les difficultés technologiques rencontrées limitent aujourd'hui son champ d'application.

8
Capteurs solaires sous vide

 Capteurs à concentration

L'expérience des trente dernières années montre que quatre principales technologies permettent en pratique de réaliser la
concentration du rayonnement solaire dans des conditions techniques et économiques viables :

 les capteurs cylindro-paraboliques .


 les concentrateurs à lentilles de Fresnel .
 les capteurs paraboliques .
 les centrales à tour.

Les premières technologies ne nécessitent de suivre le mouvement du soleil que selon une seule direction, mais la
concentration, et donc la température de captation, sont plus faibles (400 °C). Les deux autres nécessitent un double
mouvement de poursuite, mais permettent d'atteindre des températures beaucoup plus élevées (750 – 1000 °C).

Les capteurs cylindro-paraboliques (concentration C ≈ 40-80, figure ci-dessous) sont des cylindres de section droite
parabolique, qui permettent de concentrer le rayonnement solaire sur un tube rectiligne.

Concentrateur parabolique (SkyFuel Inc.)

Les concentrateurs linéaires de Fresnel ou CLFR (C ≈ 30, figures ci-dessous) utilisent d'étroits miroirs plans
rectangulaires pour concentrer la lumière solaire sur un absorbeur fixe constitué d'une série de tubes parallèles ;

9
Concentrateur linéaire de Fresnel (AREVA Solar)

Dans les capteurs paraboliques (C ≈ 1000-2500, figure ci-dessous), le réflecteur est un paraboloïde de révolution.

Capteurs paraboliques en Australie(Photo : Robert McConnell)

Dans les centrales à tour (C ≈ 200-700, figure ci-dessous), des milliers de réflecteurs mobiles, appelés héliostats,
redirigent le rayonnement solaire incident vers un absorbeur situé au sommet d'une tour, permettant ainsi d'obtenir à la
fois de fortes concentrations et des puissances importantes.

Solar One, Barstow, California (Photo Sandia National Laboratories)

La photo ci-dessous donne un aperçu de quelques héliostats vus de près.

10
Héliostats eSolar de la centrale Sierra SunTower (David Hicks / NREL)

La photo ci-dessous montre la tour de la centrale de Gemasolar en Espagne illuminée par les héliostats.

Centrale à tour (Photo de Greg Glatzmaier / NREL à Gemasolar)

 Électricité photovoltaïque

L'électricité photovoltaïque est obtenue grâce à des semi-conducteurs dopés qui, sous l'effet des photons incidents,
produisent un courant continu, les photons dotés d'une énergie suffisante permettant aux électrons de sauter de niveau
d'excitation (voir figure ci-dessous).

Cette photo montre une cellule photovoltaïque en cours de tests.

11
Photopile Tetra Sun (Dennis Schroeder / NRE)

Les cellules sont ensuite assemblées pour constituer des panneaux photovoltaïques.

Initialement développées pour alimenter en électricité les satellites, les photopiles trouvent de nos jours de plus en plus
d'applications terrestres, de la calculette aux générateurs solaires de puissance élevée.

Leur intérêt principal est leur simplicité d'usage : soumises au rayonnement solaire direct ou diffus, elles produisent
directement de l'électricité, sans pièce mobile, et ne requièrent qu'un entretien simple.

Champ de capteurs photovoltaïques

Les matériaux utilisés sont pour l'essentiel le silicium, qui, selon son état cristallin, conduit à des rendements variables
(20 % pour le monocristal, 15 % pour le polycristal, 8 % pour le silicium amorphe, alors que le rendement maximal
théorique est de 43,5%). D'autres matériaux comme l'arséniure de gallium sont à l'étude, et des progrès constants sont
réalisés d'année en année.

3. Énergie solaire indirecte9


 Énergie éolienne

Dans le cas de l’énergie éolienne, l’énergie cinétique du vent entraîne un générateur qui produit de l’électricité. Il
existe plusieurs types d’énergies renouvelables éoliennes : les éoliennes terrestres, les éoliennes off-shore, les
éoliennes flottantes… Mais le principe reste globalement le même pour tous ces types d’énergies renouvelables.

9
https://direns.mines-paristech.fr/Sites/Thopt/fr/co/energies-renouvelables.html
12
 Énergie hydraulique

L’énergie cinétique de l’eau (fleuves et rivières, barrages, courants marins, marées) actionne des turbines
génératrices d’électricité. Les énergies marines font partie des énergies hydrauliques.

 Biomasse

L’énergie est issue de la combustion de matériaux dont l’origine est biologique (ressources naturelles, cultures ou
déchets organiques). On en distingue trois catégories principales :

 Le bois
 Le biogaz
 Les biocarburants

13
4. l'énergie de la mer :10

L'énergie de la mer peut provenir de différentes sources :

 du soleil, soit indirectement du fait du vent qui donne naissance aux vagues, soit directement du fait du gradient
thermique existant entre la surface des mers chaudes et l'eau profonde, qui permet d'actionner un cycle
thermodynamique à bas écart de température. On parle alors de conversion de l'énergie thermique des mers
(ETM), ou en anglais d'ocean thermal energy conversion (OTEC). Les dispositifs de conversion en sont encore,
dans ces deux cas, au stade de prototypes .
 de la gravitation, du fait des mouvements relatifs de la terre, de la lune et du soleil, qui créent les marées. On
parle alors d'énergie marémotrice. Peu de sites cependant permettent de franchir le seuil de rentabilité pour ces
installations. En France, l'usine de la Rance a été mise en service en 1966. Elle dispose de 24 bulbes de 10 MW et
produit 0,5 TWh/an (figure ci-dessous).

Conversion de l'énergie thermique des mers

Les cycles ETM ou OTEC ont pour vocation de générer de l'électricité dans les eaux chaudes tropicales en utilisant la
différence de température entre les eaux de surface (26-28 °C) et en profondeur (4 à 6 °C) à partir de 1000 m (figure ci-
dessous).

Deux grands types de cycles sont utilisés : les cycles fermés et les cycles ouverts, inventés par deux Français,
respectivement Jacques d'Arsonval en 1881 et son élève Georges Claude en 1940, qui procéda à une première réalisation.

10
https://direns.mines-paristech.fr/Sites/Thopt/fr/co/energies-renouvelables.html
14
Dans tous les cas, la nécessité de véhiculer de très grands débits et de pomper l'eau froide à très grande profondeur
induit des consommations d'auxiliaires importantes. L'optimisation d'un cycle OTEC doit impérativement prendre en
compte ces valeurs.

Quoique techniquement valides, les cycles OTEC ne sont pas encore rentables sur le plan économique. Des prototypes de
diverses puissances sont envisagés, notamment à Hawaï et à Tahiti.

Les cycles fermés utilisent les eaux chaudes à environ 27 °C pour faire évaporer un liquide qui bout à très basse
température, tel que l'ammoniac ou un fluide organique. La vapeur produite entraîne une turbine, puis est condensée par
échange thermique avec de l'eau froide à environ 4 °C provenant des couches profondes de l'océan.

Le cycle thermodynamique est analogue à celui qui est utilisé dans les cycles géothermiques binaires, à la seule réserve
que l'écart de température entre les sources chaude et froide est très réduit. Le dimensionnement des échangeurs de
chaleur est bien évidemment encore plus critique compte tenu de ce très faible écart de température. Leurs surfaces
doivent être aussi grandes que possible tout en restant réalistes.

Dans les cycles ouverts, les eaux chaudes à environ 26 °C sont détendues dans une enceinte à basse pression (on parle de
flash), ce qui permet d'en évaporer une petite fraction (de l'ordre de 5 %). La vapeur produite entraîne une turbine, puis
est condensée dans une enceinte à très basse pression par échange thermique avec l'eau froide à environ 4 °C provenant
des couches profondes de l'océan. Le condensat est de l'eau presque pure, qui peut être utilisée pour l'alimentation.

Le cycle ouvert présente donc l'avantage de produire à la fois de l'électricité et de l'eau douce, mais le très faible rapport
de détente implique de mettre en œuvre des turbines de très grande dimension. Il met en jeu cinq éléments : un flash-
évaporateur, une turbine, un condenseur, un bassin de collecte de l'eau de mer utilisée, et une pompe à vide.

5. Énergie des animaux de trait11

Dans les pays en développement, la nourriture est généralement produite, traitée et transportée grâce à l'énergie des
hommes et des animaux de trait. C'est ainsi que l'énergie des animaux de trait est et continuera d'être pendant longtemps
la source d'énergie principale pour assurer les travaux de ferme et le transport dans le ces pays. L'efficacité de
conversion pourrait être fortement améliorée si on modernisait l'élevage, la nourriture, la santé et l'équipement, et si on
les intégrait dans d'autres systèmes ruraux tels que la production de céréales, de viande, de lait, de fibres, de
combustibles et d'engrais (déchets animaux).

11
https://direns.mines-paristech.fr/Sites/Thopt/fr/co/energies-renouvelables.html
15
V. Avantages et inconvénients des énergies renouvelables12
Les énergies renouvelables et les émissions de CO2

L’exploitation des énergies renouvelables génère théoriquement peu de polluants : notamment, l’électricité d’origine
renouvelable émet très peu de CO2 notamment lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour cette
raison, les EnR sont notamment un vecteur privilégié de la lutte contre le réchauffement climatique. Elles sont aussi
considérées comme un facteur de résilience car elles permettent des productions décarbonnées et décentralisées.

Pour mesurer les émissions de CO2 des énergies renouvelables, on utilise l’outil d’ACV (Analyse de Cycle de Vie) qui
permet de connaître les émissions de CO2 par kWh d’électricité produite, en intégrant les émissions de CO2 issues de la
fabrication des infrastructures, de l’extraction des ressources et de la fin de vie. D’après le rapport du GIEC (Groupe
Intergouvernemental d’Étude du Climat), les énergies renouvelables bénéficient d’ACV favorables par rapport à
beaucoup d’énergies.

Voici la liste des énergies en fonction de leurs émissions de CO2 d’après le rapport du GIEC, Annexe 3 (de la moins
polluante à la plus polluante, en valeurs médianes) :

 Éolien terrestre : 11 gCO2eq/kWh


 Nucléaire : 12 gCO2eq/kWh
 Hydroélectricité : 24 gCO2eq/kWh
 Solaire thermodynamique : 27 gCO2eq/kWh
 Géothermique 38 gCO2eq/kWh
 Solaire photovoltaïque : 41-48 gCO2eq/kWh
 Biomasse : 230 gCO2eq/kWh
 Gaz naturel : 490 gCO2eq/kWh
 Charbon : 820 gCO2eq/kWh

Toutefois, ces calculs n’intègrent pas les émissions de CO2 liées à l’infrastructure électrique, notamment le stockage.

VI. Énergies renouvelables, efficacité énergétique, intermittence et stockage


En effet, les énergies renouvelables sont parfois critiquées pour leur plus faible efficacité énergétique par
rapport aux énergies fossiles. Les coûts de production sont également souvent considérés comme plus élevés à
court terme. Mais surtout, elles sont caractérisées par une disponibilité plus aléatoire : par exemple, le solaire
et l’éolien ne produisent pas en permanence de l’électricité. On appelle ce phénomène l’intermittence : une
éolienne ne produit que par intermittence, quand il y a du vent.

De ce fait, pour être utilisables à grande échelle, les énergies renouvelables intermittentes doivent être
accompagnées d’une infrastructure de stockage d’électricité. Autrement dit, il faut être capable de stocker
l’énergie que l’on produit en surplus pendant les périodes propices (quand il y a beaucoup de soleil et de vent)
afin de la redistribuer pendant les périodes creuses, où la production est basse.

Cela implique donc de construire des batteries ou des systèmes de stockage complexes qui nécessitent de
nombreuses ressources naturelles et augmentent la pollution liée aux énergies renouvelables.

12
https://www.hellowatt.fr/blog/pays-energies-renouvelables/
16
VII. Énergies renouvelables, métaux et terres rares
Les énergies renouvelables sont aussi parfois critiquées parce qu’outre les émissions de CO2 qu’elles
permettent d’éviter, elles sont caractérisées par un certain nombre de coûts environnementaux plus ou moins
cachés ou indirects. Ainsi, les éoliennes ou les panneaux solaires dépendent de grandes quantités de ressources
finies pour être construites. C’est notamment le cas de certains métaux ou matériaux rares, dont les réserves ne
sont pas infinies. Le journaliste Guillaume Pitron a ainsi publié en 2018 un livre dénonçant “la face cachée de
la transition énergétique”, en enquêtant notamment sur les impacts environnementaux de la production
d’infrastructures de production d’EnR

VIII. Le développement des EnR : emploi et métiers13


La progression inéluctable des EnR, favorisée par les enjeux climatiques et l’évolution des réglementations,
offre des opportunités majeures et durables en termes de création d’emploi et de nouveaux métiers (recherche,
ingénierie, fabrication, installation, entretien, exploitation…)

IX. La place dans le mix énergétique global :


Si l’on excepte l’énergie hydraulique, produite depuis très longtemps et qui assure la production de quantités
importantes d’électricité, les énergies renouvelables représentent aujourd’hui une très faible part du mix
électrique mondial : moins de 5 %, l’hydraulique intervenant pour plus de 16 % et les fossiles pour plus des
deux tiers.

Leur progression est forte mais il faudra encore beaucoup de temps pour qu’elles rivalisent en quantité avec les
énergies traditionnelles, notamment fossiles.( L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE ) a élaboré plusieurs
scénarios de l’évolution prévisible du mix énergétique d’ici 2035. Le scénario moyen (« New policies scenario
») met en évidence l’augmentation de la demande en énergie primaire , qui passe de 13 000 Mtep en 2011 à 17
400 en 2035. La part des énergies fossiles (pétrole , gaz, charbon) restera largement dominante : elle passerait
de 81 % en 2011 à 76 % en 2035. Les énergies renouvelables (y compris hydraulique et biomasse ) seront en
croissance : de 13 % en 2011 à 18 % en 2035.)

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Les références :
1
« Énergies renouvelables et de récupération » [archive] [PDF], sur DRIEE Île-de-France, mars 2013.
2
Pierre Pétrequin, Rose-Marie Arbogast, Anne-Marie Pétrequin, Samuel Van Willigen, Maxence Bailly, Premiers chariots, premiers
araires : La diffusion de la traction animale en Europe pendant les IVe et IIIe millénaires avant notre ère, CNRS, coll. « Recherches
Archéologiques », 16 novembre 2006, 397 p. (ISBN 2-271-06426-0).
3
« Énergies : Élisabeth Borne invite EDF à envisager un scénario « 100 % renouvelables » », Le Monde.fr,‎10 novembre 2019 (lire en
ligne [archive], consulté le 6 février 2020)
4
(en) REN21, Renewables 2019 Global Status Report, Paris, REN21 Secretariat, 2019, 336 p. (ISBN 978-3-9818911-7-1, lire en ligne
[archive] [PDF]), p. 31–32.
5
(de) BMWi, « Zahlen und Fakten Energiedaten - Nationale und Internationale Entwicklung » [archive], sur Ministère fédéral de
l'Économie (Allemagne), 9 septembre 2019 (consulté le 27 janvier 2020).
6
« Objectif 30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, selon l'ONUDI » [archive] fr.reuters.com, 2 juin 2011.
7
(en) Richard York, « Do alternative energy sources displace fossil fuels? » [« Les sources d'énergie alternatives remplacent-elles les
combustribles fossiles ? »], Nature Climate Change,‎18 mars 2012 (lire en ligne [archive]).
8
https://direns.mines-paristech.fr/Sites/Thopt/fr/co/energies-renouvelables.html
9
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10
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11
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