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République Algérienne démocratique et populaire

Université de Ghardaia
Faculté de Sciences et technologie
Département de génie des procèdes

TP Adsorption de l’acide acétique sur le Charbon Actif

Module : Chimie physique


Enseignant : Mlle. Raache

étudiante de 3ème année Gp

• Amani Djillali
 Cherrad soumia
 Laiourate bouchra
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année universitaire 2020/2021


Introduction :

La purification par le charbon actif est une technique éprouvée, moderne et sophistiquée utilisée dans un grand nombre
d'applications. La découverte de ce principe est toutefois loin d'être récente et son application est attestée depuis
longtemps dans l'histoire. L'utilisation du charbon était déjà connue dans la Grèce antique pour adoucir les effets
d'empoisonnements alimentaires. Et les marins, à l'époque de Colomb, avaient coutume de noircir au feu l'intérieur des
parois de leurs tonneaux depuis qu'ils avaient appris de cette façon à préserver plus longtemps la fraîcheur de l'eau. La
propriété bénéfique des matériaux carbonisés s'explique par la tendance des agents de contamination, composés
organiques pour la plupart, à adhérer à la surface des solides - un phénomène physico-chimique très général appelé
adsorption. C'était l'adsorption des composés organiques en solution dans l'eau qui freinait le développement des bactéries
dans les tonneaux utilisés par les marins. Tout comme l'adsorption des toxines produites par les bactéries qui atténuaient
les effets d'empoisonnements alimentaires chez les Grecs anciens.

But de la manipulation :

Le but de la manipulation est de déterminé l'isotherme d'adsorption de l'acide acétique sur la charbon a une température
ambiante.

I. Partie théorique
Définition de l'adsorption :

On appelle adsorption la fixation des molécules d'un composé donné à une surface liquide-gaz, liquide-solide ou solide-
gaz.

On peut de manière plus générale la définir comme étant l'établissement d'une liaison entre un corps gazeux ou liquide
donné dit adsorbas et un solide dit adsorbant. Selon les types de liaison mises en jeu au cours du phénomène, on distingue
l'adsorption physique et l'adsorption chimique qui correspond généralement à des caractéristiques différentes.

Généralement, l'adsorption à lieu jusqu'à l'établissement d'un équilibre entre les molécules adsorbées et celles en phase
liquide ou gazeuse. L'équilibre s'établit à une vitesse qui est fonction de la température, la pression et les forces qui entrent
en jeu entre le gaz (ou liquide) et le solide, souvent le processus est très rapide (quelques secondes).

Définition de l'adsorbant :

Les adsorbants sont des solides poreux se présentent sous forme de granulés, de poudre ou du solide filé. Ils sont
caractérisés essentiellement par leur surface spécifique plus au moins grande, celle-ci détermine la capacité d'adsorption
qui n'est autre que la quantité de substance fixée par unité de masse du solide. La connaissance de la capacité d'adsorption
permet de déterminer la qualité d'un solvant.

L'élution ou la désorption : consiste à extraire le soluté adsorbé à l'aide d'un solvant appelé éluant.

Les différents solutés sont plus ou moins adsorbés sur la phase stationnaire, et plus ou le gaz (ou liquide) et le solide,
souvent le processus est très rapide (quelques secondes).

Définition de l'adsorbant :

Les adsorbants sont des solides poreux se présentent sous forme de granulés, de poudre ou du solide filé. Ils sont
caractérisés essentiellement par leur surface spécifique plus au moins grande, celle-ci détermine la capacité d'adsorption
qui n'est autre que la quantité de substance fixée par unité de masse du solide. La connaissance de la capacité d'adsorption
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permet de déterminer la qualité d'un solvant. L'élution ou la désorption : consiste à extraire le soluté adsorbé à l'aide d'un
solvant appelé éluant.

Les différents solutés sont plus ou moins adsorbés sur la phase stationnaire, et plus ou moins solubles dans la phase
mobile; il en résulte une migration différentielle des solutés en fonction de la résultante entre les deux forces (de rétention
et d'entraînement) et donc une séparation de ces solutés.

Le schéma ci-après résume les interactions entre le soluté, le solide adsorbant et l'éluant :

L'isotherme d'adsorption :

A température donnée, on peut déterminer la quantité adsorbée X par M grammes d'adsorbant pour différentes
concentrations :

𝑋
= 𝑓(𝐶) 𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑖𝑡𝑒 ∶ 𝐼𝑠𝑜𝑡ℎ𝑒𝑟𝑚𝑒 𝑑′𝑎𝑑𝑠𝑜𝑟𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛.
𝑀

Classification des isothermes :

De façon générale on peut classer les isothermes en cinq classes différentes :


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Dans notre étude on ne va s'intéresser qu'aux isothermes d'adsorption en monocouches.

L'isotherme de type 1: est caractérisée par la formation d'une couche mono moléculaire c.à.d. que l'épaisseur de la couche
sera d'une molécule .cette isotherme est relative à des solide microporeux (de diamètre <20 A).

Selon la température d'adsorption on peut spécifier 2 types

 Monocouche localisée si la température d'adsorption est relativement base.


 Monocouche délocalisée si la température d'adsorption est élevée.

Donc nous pouvons avoir 4 modèle qui peuvent rendre compte de l'isotherme d'adsorption de type 1:

 Monocouche délocalisée avec interaction entre les molécules adsorbées (model de VOLMER).
 Monocouche délocalisée s interaction entre les molécules adsorber (model de HENRY).
 Monocouche localisée sans interactions entre les molécules adsorbées (model de FOWLER & GRAHAM)
 Monocouche localisée avec interactions entre les molécules adsorbées (model de FRENDLICH & LANGUIR).

Dans ce dernier modèle, qui est l'objet de notre manipulation, la surface de l'adsorbant est considérée énergiquement
uniforme.

Si on porte la quantité adsorbée en fonction de la pression relative P/P, on remarque 3 grandes parties :

→ une partie linaire(AB) ou la quantité adsorbée est proportionnelle à la pression d'adsorption.

► Une 2éme partie(BC) ou la quantité adsorbée croit mais non proportionnellement à la pression.

Enfin une pente horizontale(CD) ou la quantité adsorbée ne varie plus avec la pression et qui correspond à une valeur Xm
qu'on l'appelle : « capacité de la monocouche».

De façon générale, l'adsorption d'une matière organique sur du charbon actif est régie par deux modèles théoriques :

Théories sur les mécanismes d'adsorption :

 Théorie de Freundlich (1909) :

𝑋
= 𝑘𝐶 𝑛
𝑚
X : Quantité de soluté adsorbé en moles.

C : Concentration de soluté à l'équilibre en mol/l.

m : Quantité d'adsorbant en grammes.

k, n : Constantes à déterminer en traçant -log (X/m)=f(-log(C) )

 Théorie de Langmuir (1916) :

Elle est basée sur deux hypothèses :

 L'adsorption se produit dans des centres d'adsorption déterminés dont on ne connaît pas la nature physique
 Les molécules adsorbées n’interagissent pas entre elles.

Langmuir a établi l'équation:


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𝑋 𝑎. 𝐶
=
𝑚 1 + 𝑏. 𝐶
X : Quantité de soluté adsorbé en moles.

m : Quantité d'adsorbant en grammes.

C: Concentration à l'équilibre en mol/ I.

a, b: Constantes expérimentales.

II. Partie Pratique


Protocole expérimentale :

 Les réactifs
 charbon actif granulé
 l'Acide acétique (0.5N)
 l'eau distillée

-solution de soude 0.1 N

 Les matériels est verriers


 -Becher
- 06 flacons.
- Des bouchons
- Feuille en plastique
- Papier a filtre
- Pipette
- Fiole jugée

METHODE :

 On met dans chaque flacon de charbon avec différent volume


d'acide acétique avec des bouchons couvert d'une feuille en
plastique (pour éviter l'adsorption sur les bouchons).
 On laisse les flacons à température ambiante pendant 30
minute environ.
 On agite les flacons toutes les 15 minutes.
 On laisse décompter les solutions, puis on les filtre.
 On titre ces derniers avec de la soude des échantillons de
chaque filtrat.
 On titre l'acide acétique pour connaître la concentration
exacte.
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LES RESULTETS DE L'EXPERIENCE :

La concentration de l’acide acétique :

ρ= 1.048 , d=99 ; 60 g/ mol


10.ρ.d 10×99×1,048
C acide acétique = = = 17.29 mol/l
M 60

C2 .V2 0.01×250
V1 de bécher 1 = C1 V1 = C2V2 V1(1) = = = 0.144 ml
C1 17.29

C2 .V2 0.05×250
V1 de bécher 2 = C1 V1 = C2V2 V1(2) = = = 0.723ml
C1 17.29

C2 .V2 0.085×250
V1 de bécher 2 = C1 V1 = C2V2 V1(3) = = = 1.23ml
C1 17.29

C2 .V2 0.125×250
V1 de bécher 2 = C1 V1 = C2V2 V1(4) = = = 1.81 ml
C1 17.29

C2 .V2 0.165×250
V1 de bécher 2 = C1 V1 = C2V2 V1(5) = = = 2.38 ml
C1 17.29

Bécher (1) (2) (3) (4) (5)


C(mol/l) 0.01 0.05 0.085 0.125 0.165
V1 (ml) 0.144 0.723 1.23 1.81 2.38

1) C NaOH =0.1 mol/l , V (NaOH) =0.5 l , V acide =10 ml , m = C×V×M= 0.1×0.5×40 = 2g


0.1×0.5
Bécher (1) = Ceq(1) × V1 = CNaOH × Veq = = 0.005 mol/l
10

0.1×4
Bécher (2) = Ceq(2) × V1 = CNaOH × Veq = = 0.04 mol/ l
10

0.1×6.1
Bécher (3) = Ceq(3) × V1 = CNaOH × Veq = = 0.061 mol/l
10

0.1×10.5
Bécher (4) = Ceq(4) × V1 = CNaOH × Veq = = 0.105 mol/ l
10

0.1×13
Bécher (5) = Ceq(5) × V1 = CNaOH × Veq = = 0.13 mol/ l
10
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V eq (ml) 0.5 4 6.1 10 13


C eq (mol/) 0.005 0.04 0.061 0.105 0.13

C0 −Ceq
2) Calcul la quantité Qe = m
×V

V= 50 ml = 0.05 l ,m=1g

C0(1) −Ceq(1) (0.01−0.005)


Qe(1) = ×V= × 0.05 =0.00025 mol /l
m 1

C0(2) −Ceq(2) (0.05−0.04)


Qe(2) = ×V= × 0.05 =0.0005 mol/ l
m 1

C0(2) −Ceq(2) (0.085−0.61)


Qe(2) = ×V= × 0.05 =0.0012 mol/ l
m 1

C0(2) −Ceq(2) (0.125−0.105)


Qe(2) = ×V= × 0.05 =0.001 mol/ l
m 1

C0(2) −Ceq(2) (0.165−0.13)


Qe(2) = ×V= × 0.05 =0.00175 mol/ l
m 1

Qe(1) < Qe(2) < Qe(3) < Qe(4) < Qe(5)

3) Tracer le diagramme ∶ 1 et 2 courbs

C(mol/l) 0.01 0.05 0.085 0.125 0.165


V 0.5 4 6.1 10 13

Ce 0.005 0.04 0.061 0.105 0.13

Qe 0.00025 0.0005 0.0012 0.001 0.00175

1/Ce 200 25 16.39 9.52 7.69

1/Qe 4000 2000 833.33 1000 571.42


Ln (Ce) -5.298 -3.218 -2.796 -2.253 -2.04
8

Ln (Qe) -8.294 -7.60 -6.72 -6.90 -6.34

Il ya une relation directe entre la concentration et la quantité absorbée à l’équilibre , de sorte que plus la
concentration est élevée , plus la quantité absorbée est importante , nous observons une quantité croissante
d’absorbtion Qe.

0
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0
-1

-2 y = 0.5558x - 5.4361
R² = 0.8678
-3

-4 Ln (Qe)
Ln (Qe)

Linéaire (Ln (Qe))


-5
Linéaire (Ln (Qe))
-6

-7

-8

-9
Ln(Ce)

Isotherme de Freundlish

Le pente = 0.555830072
9

4500

4000

3500 y = 16.007x + 853.09


R² = 0.8981
3000

2500
1/Qe

1/Qe
2000
Linéaire (1/Qe)
1500 Linéaire (1/Qe)

1000

500

0
0 50 100 150 200 250
1/Ce

Isotherme de Langmuir

Le pente =16.0007

4) Déduire la capacité uti


𝟏 𝟏 𝟏
= + … … . . (𝟏)
𝑸𝟎 𝑸𝟎 . 𝒌𝒍. 𝑪𝒆 𝑸𝟎

Dans la deuxieme courbe : y= 16.007x +853.09 ….. (2)


𝟏 𝟏 𝟏
(1) et (2) = 𝟖𝟓𝟑. 𝟎𝟗 𝐞𝐭 = 𝟏𝟔. 𝟎𝟎𝟗 Q0 = = 𝟏. 𝟏𝟕𝟐𝟐 × 𝟏𝟎−𝟑 𝐦𝐨𝐥/𝐠
𝐐𝐞 𝐐𝐞 .𝐤𝐥 𝟖𝟓𝟑.𝟎𝟗

Conclusion:

✓ L'adsorption de l'acide acétique sur charbon actif est une physisorption d'isotherme de type I.

✓ Les interactions intermoléculaires ont été négligées car les concentrations sont relativement faibles.

✓ Le modèle de FREUNDLICH et de LANGMUIR établis pour l'adsorption en monocouche des gaz sont
valables pour les solutions, et donnent des résultats semblables, même si celui de LANGMUIR est plus
approprié.
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✓ Les résultats montrent que le charbon actif est un très bon adsorbant, non seulement pour l'acide acétique,
mais aussi pour n'importe quel adsorbat, vu que la physisorption est non sélective.

✓ L'action du charbon actif pulvérisé augmente avec les quantités de charbon jusqu'à atteindre une limite de
saturation.

✓ Pour une éventuelle exploitation industrielle il est nécessaire d'étudier les cinétiques d'adsorption.

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