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Techniques bancaires des entreprises

Introduction
La banque peut être définie comme un établissement financier dont l’activité principale est de d'affecter l’épargne à
des financements productifs. Depuis quelques années, le métier a évolué à travers la création de filiales spécialisées
dans le crédit à la consommation, le crédit bail, la gestion des moyens de paiement, l’intermédiation en bourse, les
opérations de change et de couverture, le courtage et le consulting.
L'entreprise constitue une clientèle privilégiée de la banque, elle se définit comme étant une unité économique qui
produit des biens et des services en vue de les vendre afin de couvrir ses charges et de dégager un profit.
La notion d’entreprise recouvre des entités très différentes.
Sur le plan économique
On peut distinguer :
• les entreprises industrielles qui produisent les biens qu’elles vendent ; elles transforment la matière;
• les entreprises commerciales qui vendent des biens qu’elles n’ont pas produits ; leur seul rôle étant celui
d’intermédiaire entre producteurs et consommateurs
• les entreprises de services qui vendent non plus des biens matériels, mais des biens immatériels appelés couramment
services (ex. : transport, banque, assurance, tourisme, etc.).
On peut aussi classer les entreprises selon le secteur dans lequel elles évoluent : commerce, industrie ou services ou
encore selon la taille : multinationales, grandes entreprises, PME-PMI et très petites entreprises.
Sur le plan juridique
On peut distinguer :
• les entreprises individuelles dans lesquelles le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel sont confondus
(artisans, commerçants, professionnels libéraux et agriculteurs) ;
• les sociétés dans lesquelles le patrimoine de l’entreprise et celui des associés sont bien séparés et qui ont pour
vocation de rechercher le profit.

Relation : banque-entreprise
Le premier contact de l'entreprise avec la banque s'effectue à l'occasion de l'ouverture d'un compte bancaire dit
courant, ce dernier sera le support des produits et services offerts par la banque à sa clientèle des entreprises
particulièrement dans le domaine de financement de son cycle d'exploitation et celui des investissements.
Les différents besoins de l’entreprise et la réponse de la banque en termes de produits et services sont repris dans le
graphique suivant :
Chapitre 1 : le compte courant

I-Caractéristiques du compte courant


Comme elle le fait pour le particulier, la banque est tenue d’offrir aux entreprises un service de caisse, c’est-à-dire un
certain nombre de facilités pour la manipulation de leurs fonds.
Pour ouvrir un compte, une entreprise doit fournir des renseignements beaucoup plus nombreux qu’un simple
particulier ; en effet, les modalités de constitution sont plus complexes et le compte d’une entreprise sera souvent le
support d’opérations de crédit d’où un risque plus important pour le banquier.
La nature de ce compte qui est ouvert aux entreprises est différente de celle du compte de dépôts de fonds ou compte
de chèques ouvert aux particuliers. De plus, Il faut que les deux parties, en l’occurrence le client et son banquier, se
fassent réciproquement des remises, c’est-à-dire que celles-ci figurent alternativement au débit et au crédit de chacun
d’eux afin qu’ils soient tour à tour créanciers et débiteurs l’un de l’autre.
Les comptes courants reçoivent les mêmes opérations que les comptes de dépôts. De plus, ils offrent à leurs titulaires
la possibilité d’opérations de crédit telles que les remises d’effets à l’escompte, les facilités de caisse, les avances de
fonds, etc.
II-Les opérations de caisse spécifiques au compte courant
En plus des services habituellement rendus aux particuliers (versements et retraits d’espèces, paiements et
encaissements de chèques, virements, etc.), la banque rend aux entreprises des services spécifiques.
 Encaissement des effets
Comme pour les chèques, la banque peut se charger d’encaisser les effets que lui aura remis l’entreprise. Lors de la
remise, l’entreprise endosse l’effet au moyen d’un endos d’encaissement.
 Domiciliation des effets
Pour faciliter l’encaissement des fonds par le porteur d’un effet, la plupart du temps celui-ci est domicilié c’est-à-dire
qu’il est payable par l’intermédiaire d’un tiers, généralement une banque.
Lorsque l’entreprise domicilie ses effets, elle charge donc son banquier de les payer, pour que le banquier puisse
payer, il lui faut un mandat de son client que l’on appelle un avis de domiciliation, l’autorisant à payer par le débit du
compte de l’entreprise.

III-Fonctionnement du compte courant


Une des caractéristiques du compte courant est de pouvoir fonctionner en sens créditeur et débiteur, contrairement au
compte chèque du particulier qui ne peut fonctionner qu’en sens créditeur, les banques accordent, pour cela, aux
entreprises des autorisations de découverts qu'elles surveillent pour s'assurer du bon usage de ces autorisations.
Les graphiques ci-dessous montrent différents types de comptes courants en fonction de leurs usages des autorisations
de découvert :
Remarque : ouverture d’un accréditif
Si une entreprise a besoin de gérer des dépenses dans une autre ville que celle où elle est installée, son agence bancaire
entrera en contact avec le guichet de la place concernée pour l’accréditer (lui ouvrir un accréditif) lui permettant ainsi
de pouvoir faire des retraits sur son compte courant jusqu’à un montant limite et une date limite.

IV-Autres types de comptes dédiés aux entreprises

 Comptes en dirhams convertibles


Les entreprises étrangères ou non peuvent ouvrir ce type de comptes. Il s’agit d’un compte qui ne peut être alimenté
que de la contrevaleur de cession de devises rapatriées ou d’un virement provenant d’un compte de la même catégorie
ou d’un compte en devises.
Il fonctionne en dirhams et pourra être transféré sans autorisation de l’office de changes soit :
 Au crédit d’un autre compte en dirhams convertibles
 Par transfert en devises au profit du titulaire du compte ou à un bénéficiaire désigné.
 Compte en devise
Les entreprises étrangères ou non étrangères peuvent ouvrir sans autorisation cette catégorie de compte.
Ce compte ne peut être alimenté que par devises provenant de l’étranger ou d’un virement provenant de la même
catégorie de compte peuvent les transférer à l’étranger sans aucune autorisation préalable de l’office de change.
 Compte convertible de promotion des exportations
Dans le cadre de la promotion des exportations, les entreprises exportatrices bénéficient d’une dotation en devises à
hauteur de 50% du produit d’exportation rapatrié au Maroc.
Chapitre 2 : les effets de commerce

Les règlements entre les professionnels s’effectuent souvent au moyen d’effets de commerce, ce qui permet à un
fournisseur de consentir à son client des délais de paiement tout en détenant des titres de créances négociables.
Les trois effets de commerce utilisés au Maroc sont :
 La lettre de change
 Le billet à ordre
 Le Warrant
I-La lettre de change

La lettre de change est un écrit par lequel une personne (le tireur = le créancier) donne à une autre personne (le tiré =
le débiteur) l'ordre de payer une certaine somme à une troisième personne (le bénéficiaire) à une certaine échéance (le
bénéficiaire peut être le tireur lui-même ou bien une tierce personne).
La lettre de change est généralement établie par le tireur lui-même ; il transmet éventuellement ce document à son
client débiteur (le tiré) s'il souhaite que cet effet de commerce soit accepté ou avalisé, ou bien il le remet directement à
sa banque pour encaissement ou escompte. La banque peut se charger elle-même de faire accepter ce document au
tiré.
Pour être valable, la lettre de change doit comporter obligatoirement un certain nombre d'indications :

 la date et le lieu de création (ici Casablanca, le 16/09/2012) ;


 l'expression « lettre de change » dans le corps du titre ;
 l'ordre de payer une certaine somme (en chiffres et en lettre, ici 1300) ;
 le nom de celui qui doit payer le montant de la lettre de change (le tiré, ici la société SOTEXIL) ;
 le lieu de paiement, c'est-à-dire « la domiciliation » (compte bancaire ou postal dont le tiré est titulaire, ici banque
générale) ;
 l'échéance prévue pour le paiement (ici 30/11/2012) ;
 le nom du bénéficiaire (qui peut être le tireur lui-même via sa banque (ici banque marocaine) ou un tiers différent
du tireur à l'initiative de qui a été émise la lettre de change) ;
 la signature du tireur (manuscrite ou sous forme de cachet, ici TEXMA).

 L'acceptation d'une lettre de change


Accepter une lettre de change (matérialisation par la signature manuscrite du tiré) correspond à l'engagement formel
du tiré de payer une certaine somme à son échéance. Lorsque l'échéance se présente sous la forme d'un certain délai de
vue, la signature d'acceptation doit être précédée de la date de cette acceptation.
 L'aval d'une lettre de change
Afin de se prémunir contre le risque de défaillance du tiré, le tireur peut solliciter la garantie supplémentaire d'une
tierce personne (l'avaliseur), formulée sur la lettre de change elle-même ou sur un acte séparé et adjoint. Cette tierce
personne devient solidaire du tiré et s'engage à payer la somme due à l'échéance si le tiré ne peut pas payer (ou refuse
de payer).
 L'endossement d'une lettre de change
Le bénéficiaire d'une lettre de change peut désigner un autre bénéficiaire pour le paiement de la somme due.
II- Le billet à ordre
Le billet à ordre est un écrit par lequel une personne (le souscripteur = le débiteur) s'engage à payer une certaine
somme à l'ordre d'une autre personne (le bénéficiaire = le créancier) à une certaine échéance.
Le billet à ordre est généralement émis par le souscripteur : ceci est un inconvénient pour le bénéficiaire qui ne peut
pas mobiliser sa créance tant que le souscripteur n'a pas pris l'initiative d'émettre le billet.

III-Le Warrant
Pour comprendre le warrant, il est nécessaire de comprendre le rôle des magasins généraux qui sont des entrepôts
agrées par arrêtés ministériels, habilités à conserver des matières ou marchandises des entreprises et don ils assurent la
garde sous leur responsabilité contre délivrance d’un titre (warrant).
Le warrantage est un crédit qui consiste pour le banquier à escompter un warrant pour mettre à la disposition de
l’entreprise le produit de cet escompte.
Chapitre 2 : Financement à court terme

Ce sont des financements destinés à couvrir le cycle d'exploitation de l'entreprise (Besoin en Fond de Roulement
(BFR). Ces financements peuvent se traduire soit par les décaissements (crédits de trésorerie) soit par des garantis
(crédits par signature).

I-Crédits par trésorerie

-Facilité de caisse : La facilité de caisse est destinée à faire face au besoin temporaire de trésorerie, dû
essentiellement à un décalage de courte durée entre les encaissements et les décaissements. L’autorisation de
la facilité de caisse est déterminée en fonction du mouvement créditeur du compte courant, elle est de courte
durée et ne peut excéder quinze jours du chiffre d’affaires (parfois un mois pour les affaires anciennes qui
présentent un intérêt commercial pour la banque), par contre ;

-Le découvert : a une durée d’utilisation plus longue et d’un montant beaucoup plus élevé que celui de la
facilité de caisse. Généralement, ce crédit est accordé soit pour un achat massif (et d'opportunité) de
marchandises en vue de satisfaire une commande particulièrement importante, soit à des paiements élevés
pour faire démarrer certains travaux et pour lesquels il n'y a pas de crédit bancaire spécifique.

-Escompte commercial : il s’agit d’avance de fond garantie par des effets de commerce dont l’usance maximale est
de 120 jours. L’opération d’escompte consiste à prélever des commissions selon la formule des intérêts simples. Cette
opération permet à la banque de détenir une somme garantie : celle du client immédiat et de l’émetteur de l’effet voire
même les endosseurs.
 Application : l'escompte commercial

Le 24 septembre, M.Benjelloun , grossiste de textile à Casablanca, titulaire du compte n° 123 D chez la banque
populaire, présente à l’escompte les effets suivants :

Lieu de paiement Montants échéances

Agadir 12747,70 30.10

Agadir 3000 30.10

Casablanca 7000 20.10

Casablanca 6667,28 20.11

Marrakech 8680,57 15.10

Marrakech 1941,78

Meknès 4387,57

Conditions d’escompte :

 Taux d’escompte : 14%

 Commission de manipulation : 1 dh/effet

 Décompte des nombres de jours à partir du 18.9


Le bordereau d’escompte récapitulant les opérations d’escompte est envoyé par la banque à son client :
Souvent les banques accordent aux entreprises des autorisations d’escompte que celles-ci peuvent utiliser tant qu’il n’y
a pas d’impayé, sinon il y a blocage de la ligne d’escompte jusqu’à résorption de l’impayé.

 Application : mode de calcul des autorisations d’escompte


Soit une entreprise XERO qui réalise un Chiffre d’affaires annuel de 3.500.000 dhs composé comme
suit :

 30% à crédit pour un délai de 30 jours


 40% à crédit pour un délai de 60 jours
 10% à crédit pour un délai de 90 jours
 20% comptant
Quelle est l’autorisation théorique de l’escompte commercial dont peut bénéficier cette entreprise ?
Le CA à crédit est égal à 3.500.000 dhs *80% soit de 2.800.000 dhs
Le délai client moyen = (30js+60js+90js)/3=60 jours
L’autorisation théorique d’escompte = (2.800.000*60js)/360= 466.666,67 soit : 470.000 dhs
- Crédit spot (escompte financier) : il s’agit d’une avance de fonds en faveur des clients à fort potentiel sur une courte
durée (généralement : un mois). Il se matérialise par la souscription par le client d’un billet à ordre de la banque
comportant une échéance fixe.
C’est un crédit offert pour une durée courte, pour un bon client, pour un montant élevé, ce qui lui permet d’être le
crédit le moins cher au Maroc avec un taux d’intérêt très réduit, qui est proche des taux monétaires.

-Crédit de compagne : il s’agit d’un financement qui convient à une activité dont le cycle d’exploitation est irrégulier
(activité saisonnière). Il s’agit soit d’activité dont les achats sont concentrés sur une courte période, et les ventes sont
étalées sur l’exercice (cas des conserves végétales : concentré de tomate), soit d’activité dont les achats et les ventes
sont concentrés (cas des jouets, des glaces …).

-L’avance sur marchandise (ASM) : il s’agit d’un financement d’un stock de produits finis dans l’attente de la vente
(cas des fournitures scolaires). Pour bénéficier de cette facilité, le client doit produire un état de stock mis à jour ainsi
que des prévisions de ventes.

-Avance sur marché public nanti : les entreprises engagées sur des marchés publics souffrent de problèmes de
trésorerie en raison du poids des dépenses d’une part et de l’incertitude au règlement du trésor d’autre part, donc
l’entreprise aurait besoin d’avances garanties par un lotissement du marché.
La banque consentira des avances en attendant les virements du trésor afin de ne pas retarder les travaux.

-Préfinancement à l’export : il s’agit d’avance de fonds accordée à une entreprise ayant une commande ferme à
l’export et la production d’un budget de trésorerie.
Généralement, pour se protéger contre le risque d’impayé, la banque exigerait à ce que la commande assortie d’un
crédit documentaire (Credoc) irrévocable et confirmé.

-Avance sur créance née à l’étranger (ACNÉ) : il s’agit d’une mobilisation de facture en devise assimilée à
l’escompte en devise.

II-Crédits par signature


Il s’agit de facilités, comportant la garantie de la banque, données au profil des tiers. On distingue trois catégories de
crédit : les cautions, le crédit documentaire et les avales.

 Cautions :
On distingue trois catégories de cautions : les cautions administratives, les cautions douanières et les cations diverses.
 Cautions administratives :
Les cautions administratives sont délivrées au client pour lui permettre de participer et d’exécuter un marché public.
- Les cautions provisoires : délivrées au client pour lui permettre de soumissionner à un marché public d’une valeur de
1,5% du montant du marché.
- Les cautions définitives : elles sont appelées à succéder à la caution provisoire et elles doivent permettre de protéger
l’administration contre la défaillance du promoteur (faillite, décès …).
- Les cautions pour retenu de garantie : elles sont exigées pour garantir la bonne exécution du marché, d’une valeur de
10% du marché et elle sera conservée par l’administration pendant une durée allant de un à deux ans.
- Les cautions pour restitution d’acompte (avance) : elles garantissent le remboursement de l’avance que
l’administration a dû octroyer au promoteur avant le commencement des travaux.

 Cautions en douane :
Ce sont des cautions délivrées à un client pour lui permettre de différer ou de suspendre les droits de douane.
On distingue les cautions suivantes : le crédit d’enlèvement, l’admission temporaire, l’importation temporaire,
l’exportation temporaire, l’obligation cautionnée, la caution de transit (acquit à caution).

- Crédit d’enlèvement : pour permettre à un client de prendre possession de sa marchandise après visite de celle-ci
par la douane (contrôle de conformité) et avant le calcul des droits et taxes. Pour garantir le paiement de ses droits, la
douane exige une caution bancaire (crédit d’enlèvement) permettant d’assurer le paiement des droits après leur calcul.
D’une durée de 15 à 30 jours, elle est délivrée au client donnant des garanties à la banque.
- Admission temporaire : il s’agit d’une caution permettant de suspendre le paiement des droits et taxes applicables à
des matières destinées à subir une transformation avant d’être réexportée dans un délai de rigueur de 6 mois. La
douane accorde toutefois à l’entreprise une prospection variable de 5 à 10% à titre de déchets.
L’importateur peut réexporter par tranches, mais il n’obtiendra la main levée définitive qu’après avoir soldé son
compte vis-à-vis de la douane.
- Importation temporaire : il s’agit d’une caution permettant le passage en douane d’un bien destiné à séjourner
provisoirement au Maroc et sans subir de transformations (le cas de la marchandise destinée à des foires, ou des
matériels pour un chantier …).
- Exportation temporaire : c’est une caution destinée à assurer une exportation temporaire de biens en assurant le
retour (la réimportation) en franchise de droits et taxes.
- Cautions de transit (acquit à caution) : c’est une caution permettant la circulation de la marchandise entre deux ports
de douane sans qu’elle soit soumise aux vérifications d’usage.
- Obligation cautionnée : c’est une caution permettant de différer le paiement de droits et taxes sur une durée pouvant
atteindre 120 jours. Dans ce cas, la douane comptabilise des intérêts de retard sur cette période à un taux fixé par le
ministère de finance. Cette caution prend la forme d’un billet souscrit par le client à l’ordre du service de douane et
avalisé par la banque.

 Cautions diverses :
- Caution solidaire : elle permet de garantir le client auprès des tiers. Exemple de la lettre de garantie pour absence de
connaissement (délivrée à la compagnie maritime en substitution d’un connaissement égaré et ce afin de prendre
possession de la marchandise).
- Caution pour différé des impôts : dans l’attente de leur recalcule par le fisc.

 Crédit documentaire (CREDOC) :


Cette modalité de paiement constitue le mode le plus sûre. Il fait intervenir quatre parties : le client, la banque du
client (banque émettrice), le vendeur et la banque du vendeur (banque notificatrice).
Il implique le respect de l’ensemble des closes qui sont inscrites (le non respect d’une virgule peut engendrer le non-
paiement par la banque émettrice ou par le client). Pour se faire, on doit suivre cette démarche :
- Demande d’ouverture d’un crédit documentaire (établie par l’acheteur et faite à sa banque) ;
- Cette demande doit comporter toutes les clauses du contrat d’achat.
-Le crédit documentaire doit être irrévocable ;
- Confirmation par la banque locale du vendeur ;
- La banque émettrice transmet le crédit documentaire à la banque du vendeur qui le lui notifie au vendeur.
Il est important de respecter toutes les conditions exigées (mais négociées au préalable) par le client dont les
documents doivent être présentés à la banque notificatrice qui les remet à la banque émettrice pour paiement.

 Application : fonctionnement d’un crédit documentaire (CREDOC)


La société de textile « CASATEX » représentée par M.Slimani souhaite acheter de nouvelles machines à coudre. Pour
cela, elle établit un contrat avec « NIPPON MACHINERY », fabricant Japonais représenté par M.PÔ. Ce dernier, ne
connaissant pas son client M.Slimani, exige l’ouverture d’un crédit documentaire en sa faveur auprès de sa banque
Tokyo Bank.

Termes du contrat :

Livraison : 15 mai 2013

Vendeur : NIPPON MACHINERY. P.O box 5437, Tokyo-Japan

Acheteur : CASATEX SA, Q.I Aïn Sebaa, Casablanca-Maroc

Marchandises : 10 machines référence : A300

Prix unitaire : 1000 USD, C/F Casablanca port. Expédition par mer au plus tard 30 juin 2013.

Paiement : CREDOC auprès de Tokyo Bank.

CREDOC ouvert par CASATEX auprès de sa banque BMCE en faveur de NIPPON MACHINERY
Remarque : la remise documentaire (REMDOC)

fonctionnement d’une remise documentaire

 Aval:
Il s’agit d’une garantie délivrée à un client en faveur d’un fournisseur ou d’une banque. Il se matérialise soit par un
acte séparé sous forme d’attestation, soit sous forme d’un cachet et de deux signatures sur le verso de l’effet suivi de la
mention « bon pour aval ».

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