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INGENIERIE DES TELECOMMUNICATIONS

LA COMMUTATION
Généralités

Définition

Commuter, c’est organiser un ensemble de voies et de moyens pour pouvoir réaliser une
liaison temporaire on distingue trois grands types de commutation :

a. Commutation de circuits (Commutateur uniquement)


b. Commutation de messages (Commutateur)
c. Commutation de paquets (Commutateur, Routeur)

Commutation de paquets

Initialement spécialisée pour la transmission de données, la commutation de paquets est


utilisée aujourd’hui pour le transport de la voix des données et de l’image.

Dans ce mode de communication, toutes les informations à transporter sont découpées en paquets pour être
acheminées d’une extrémité à une autre du réseau. Les avantages du découpage en paquets sont les
suivants :
- Utilisation de la même ligne pour plusieurs communications simultanées
- Intégration de services et multimédia possible.

Dans un processus de commutation, les paquets suivent le même chemin jusqu'à la fin de la
communication. Ce chemin s’appelle un circuit. Ce dernier est dit virtuel s’il véhicule
plusieurs communications à la fois. Le commutateur mobilise ses ressources et ne les relâche
qu’une fois la communication achevée. La table de routage est statique. Le paquet allégé
d’une en tête volumineuse ne porte que des indications sur le circuit emprunté (voie logique).

Routage

Dans un routeur le chemin suivi est recalculé pour chaque paquet. La table de routage peut
changer en permanence (routage dynamique). Le paquet doit toujours disposer des adresses
départ et destination, et d’un numéro de séquence pour la restitution correcte de l’information
à destination.

Comparaison entre commutation et routage

1. Le commutateur fait moins de calcul et est dimensionné (ressources disponibles) pour


un nombre précis de communications. De ce fait, il véhicule de 6 à 10 fois plus vite
l’info numérique.
2. En commutation les paquets sont spécialisés. On distingue par exemple un type de
paquet pour l’appel, un autre pour les données et un autre pour la déconnexion.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 1 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Organisation générale du réseau téléphonique circuit

Réseau de commutateurs et numérotation

Dans un pareil réseau, les nœuds sont des unités de commutation tandis que les
liaisons inter-nœuds sont appelées circuits.

01 00
02 00
Ligne
03
Ydé Jonction Dla
23 42
04 05

05

06
09 09

Baf
44

Chaque ligne du commutateur est identifiée par un numéro unique qui comporte
au maximum 4 chiffres. De même chaque commutateur est identifié par un
numéro qui fait 2 chiffres au maximum. Le réseau de l’opérateur est identifié,
ainsi que la zone géographique.
Le plan de numérotation résultant est :

Avec :
 CC : Country Code
 NDC : National destination code
 PQ : Numéro de commutateur
 MDCU : Numéro de ligne

Dans le NDC on trouve :

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 2 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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 un champ exploitant E
 un champ zone géographique Z et parfois
 un champ zone départementale AB

Une structure complète du numéro devient : CCC EZAB PQ MCDU

Exemple : CAMTEL → 237 22 23 04 11

Le Country code ( CC ) pour le Cameroun est : 237

Organisation hiérarchique du réseau téléphonique commuté

Ce type de représentation parfois appelé plan d’acheminement met en évidence la


structure arborescente du réseau téléphonique.

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Les commutateurs (centres) sont fonctionnellement de deux types, les centres


d'abonnés et les centres de transit.
• Les centres d'abonnés sont les centres qui permettent le rattachement des
abonnés. Ils sont différentiés en deux types:
- Les centres à autonomie d'acheminement CAA qui sont capables d'analyser
les numéros qu'ils reçoivent et les traduire en un itinéraire parmi ceux possibles
pour acheminer la communication vers l'abonné demandé.
- Les centres locaux CL qui ne sont pas capables d'analyser la numérotation ou
ils sont seulement capables d'analyser les numéros des abonnés qu'ils
desservent, les autres sont tous acheminés vers une seule direction. S'ils n'ont
aucune intelligence et leur rôle se limite à la concentration, on les appelle aussi
centres auxiliaires. Par exemple le CL de Rey Bouba au nord Cameroun raccordé
au central CAA de Garoua.
• Les centres de transit permettent de connecter les commutateurs qui n'ont
pas de liaison entre eux. Cette hiérarchie permet d'avoir un réseau étoilé plus
facile à gérer et moins onéreux. Les centres de transits sont aussi différentiés
en deux types, les centres de transit secondaires et les centres de transit
principaux. Les centres de transit permettant de connecter les réseaux de deux
pays sont appelé centres de transit internationaux.
Remarque : un centre peut assurer simultanément la fonction de rattachement
d'abonnés et de transit.

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Commutation de circuits

1. Commutation manuelle

2. Commutation automatique analogique

Invention de Strowger. Au départ limité à l’urbain, l’interurbain et l’international faits


manuellement.

Le commutateur rotatif : Fonctionne à l’aide de sélecteurs Technologie électromécanique

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Le commutateur crossbar : utilise essentiellement des relais et des contacteurs technologie


électromécanique

3. La Commutation numérique

Apparu avec les techniques de numérisation du signal analogique et la poussée de


l’électronique. On distingue :
- L’électronique Spatial
- Le temporel
- La commutation de cellules et de paquets

Registre à décalage
Entrée pour conversion
série série parallèle

Sortie
série

Buffer d’entrée Buffer de sortie


port 0 port 0

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Presentation des grandes entites fonctionnelles

Abonnés Abonnés
RCX

UC

L’unité de commande UC : commande et instruit le RCX selon le chemin analysé,


supervise la com puis fournit les données nécessaires à la taxation.

Les organes de relation ou d’interface : servent à recevoir et transmettre les info


(signalisation et alimentation du poste)

 Joncteurs si circuits. Les joncteurs abonnés (Jab) se nomment équipements


d’abonnés
 Circuits de commutation locale (CCL)

Le réseau de connexion RCX : positionne les éléments en vue de la connexion

On en distingue deux types :


 Les réseaux de connexion spatiaux
 Les réseaux de connexion temporels

NATURE DU TRAFIC COMMUTE

Abonné

Ta=TaD+TaA TaD TI TaA


TD D
TA

TE TT TS

Circuit arrivée Circuit départ


Ecoulement du trafic

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 Trafic local (TI)

Cas d’un abonné qui joint un autre dans le même commutateur. Nous avons donc ici un
réseau de connexion local ou interne

 Trafic départ (TD)


Cas d’un abonné du commutateur qui désire joindre un autre ne se trouvant pas sur le même
commutateur. Nous avons donc ici un réseau de connexion départ

 Trafic arrivée (TA)


Nous avons donc ici un réseau de connexion arrivée

 Trafic transit (TT)


Nous avons donc ici un réseau de connexion transit

Remarque :
o Il existe des commutateurs ne traitant que du transit pur. Ce commutateur ne comporte
que des circuits.

LES RESEAUX DE CONNEXION SPATIAUX

Dans ce type de réseau de connexion, la connexion physique (parfois appelée


métallique) est maintenue jusqu’à la fin de la communication

Le réseau de connexion va servir à établir des liaisons entre organes de rendement


différent ( ligne d’abonné : 0,1 E et circuit 0,5 0,7 ou 0,8 E ). Ainsi on distingue :

(e) < (s) (e) = (s) (e) > (s)

d d
o i d d
o i d d
o i

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Dans un réseau spatial l’unité de base est appelée matrice de connexion. Elle est
représentée de façon suivante :

Exemple de matrice de base

1 Vertical n
es
1

Horizontal
es
m

Matrice de base à relais

Matrice unique

Peut-on réaliser tout un central avec une seule matrice de connexion ?

Exemple : Un central qui gère 10000 abonnés et 1500 circuits donne 15 000000 points de
connexion. Impossible à réaliser pratiquement et problème pour l’UC de gérer un nombre de
points très élevé.

Avantages
 simplicité
 fluidité

Inconvénients
 pratiquement impossible à construire à cause de l’encombrement qui est élevé
 Gestion pratiquement impossible

La gestion des points de connexion en temps réel nécessite une grande puissance de
traitement, par conséquent, on cherche à avoir le moins de points de connexion possible
(moins de relais ).

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Les réseaux maillés

les réseaux à un étage

il faudra que x  mq
y  nq

Avantage : Réduction de l’encombrement grâce au fonctionnement modulaire

Inconvénients : L’accessibilité est partielle. Une entrée d’un module n’a pas accès à la
sortie d’un autre module.

le réseau à deux étages

exemple : réalisation d’un réseau 12entrees 12 sorties en 2 étages

Mailles ou Jonctions d’accès

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si c’était une matrice seule on devait avoir 144=12*12 points de connexion.


Dans ce cas nous avons 16*3 +9*4 =84 points de connexions.

Avantages

 Modularité
 nombre de connexion inférieure au nombre théorique (84 au lieu de 144)

Inconvénients

 Blocage : dès qu’un brasseur est utilise il est impossible de passer par le même circuit

Solutions :
 On peut réaliser un réseau à 1 étages sans blocage mais l’on démontre que le nombre
de points de connexion d’un tel réseau est supérieur à celui d’une matrice unique.
 On peut adjoindre un troisième étage.

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Réseaux à 3 étages sans blocage

Etage B

Etage A Etage C
Matrice 1

m entrées l sorties
n sorties

a
Matrice l

Réseau à 3 étages A, B, C ayant au total M entrées et N sorties.

Le nombre de blocs « b » de l’étage B est égal au nombre sorties de l’étage A


Le nombre d’entrées d’un bloc de l’étage B est égal au nombre de blocs « a » de l’étage A
Le nombre de sorties d’un bloc de l’étage B est égal au nombre de blocs « c » de l’étage C
Le nombre d’entrées d’un bloc de l’étage C est égal au nombre de blocs de l’étage B

La matrice de base de l’étage A comporte m entrées


La matrice de base de l’étage C comporte n sorties
Combien faut-il de blocs à l’étage B pour réaliser un réseau sans blocage

Le cas le plus défavorable se présente lorsque:


 (m - 1) sorties d’une matrice Ai sont occupées
 (n - 1) entrées d’une matrice Cj sont occupées

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 Et lorsqu’on désire relier la dernière entrée libre de la matrice Ai à la dernière sortie


libre de la matrice Cj.

Dans ces conditions, il est nécessaire d’avoir au moins (m-1) + (n-1) + 1 matrices dans
l’étage B

soit : b ≥ (m + n - 1)

le nombre de points de connexion ou la taille de ce réseau est de :

X=a (m b) + b (a c) + c (b n)

X= (a m + a c+ c n) b

Exprimons X en fonction des entrées et sorties uniquement :


M N
Si b = (m + n - 1) avec : a  c
m n
Le nombre de points de connexion d’un pareil réseau est de:

MN
X  (n  m  1)( M  N  )
mn

Un réseau de Clos N entrées N sorties est t’il plus économique qu’une matrice unique NxN ?
Calculons le nombre X de points de croisement d’un tel réseau de Clos :
N2
X  (m  n  1)(2 N  ) (2)
mn
Cherchons la configuration qui offre le X minimum pour cela, on cherche le nombre
minimum d’étages a et c en annulant les dérivées partielles de X par rapport à a et c

En sachant que m est fonction de a et n de c on remplace m et n et (2) donne :


N N
X  (   1)(2 N  ac)
a c
2
2N 2N 2
   2 N  cN  aN  ac
a c
X 2N 2
  2  N c  0
a a
2N 2
a2 
N c
X 2N 2
  2  N a 0
c c
2
2N
c2 
N a

Si a et c sont petits devant N

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N
ac 2N Sachant que a 
m
N
nm (3)
2

Reprenons (2) en remplaçant m par n et avec (3), nous trouvons que ce réseau optimum a un
nombre de points de croisement
N2
X  (2n  1)(2 N  2 )  4 N ( 2 N  1)
n
X 4N 2N (4)

Réseau de Clos minimum

Un réseau de clos N x N a strictement les mêmes propriétés qu’une matrice carré N x N


unique. Cependant pour des petites valeurs de N le réseau de clos se trouve être moins
économique qu’une simple matrice. Prenons par exemple N= 8. Le réseau de clos
nécessiterait X  4*8( 2*8  1)  32*3  96 points de croisements alors qu’une matrice
carré 8 x 8 simple ne demande que 64 points de croisements.

3
Cependant la croissance du réseau de clos (4) est en N2 alors que la croissance d’une
2
matrice unique est en N . A partir d’une certaine taille de réseau, le réseau de clos est
forcement plus économique.

Quelle est cette taille minimale d’intérêt du réseau de clos ? Nous l’obtenons en posant
l’inégalité

X 4N 2N  N 2
32N 3  N 4
N  32

Le réseau de Clos est utilisé pour les applications militaires. En général on préfère les
réseaux à 2 étages à cause du coût malgré le risque de blocage.

Construction d’un RCX

a. On travaille avec des matrices de base pour la modularité


b. On construit au moins sur 2 étages
c. On part des étages à faible rendement vers ceux à rendement plus élevé.
Comme dans un ordinateur, le microprocesseur doit être occupé à plein
temps même si les périphériques sont à l‘arrêt.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 14 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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ELABORATION DU SHEMA BLOC DU RCX SPATIAL

RCX écoulant du trafic Départ (Chaîne Départ ou Sélection Départ)

Etage de Etage de
raccordement raccordement
d’abonné de circuit

JD
n

RCX écoulant du trafic Arrivée (Chaîne Arrivée ou Sélection Arrivée)

Etage de Etage de
raccordement raccordement
de circuit d’abonné

1
1

JA
m

RCX écoulant du trafic de Transit (Chaîne de Transit)

Etage de
raccordement
de circuit JD

1
1
JA

m
n

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RCX écoulant du trafic Départ Arrivée et Transit

Logique du RCX spatial

Etage de raccordement
d’abonné

ESL
Lignes CCL Lignes
locales locales

Jonctions Jonctions
ESG
arrivée départ

JA JD
Etage de raccordement
de circuit

Une communication locale venant d’une ligne téléphonique traverse le concentrateur,


passe par un étage de sélection de circuits appelé « étage de sélection de groupe ESG » et
boucle dans le CCL pour retourner vers le même étage de sélection et ressortir sur le
concentrateur de départ ou un autre appelé « étage de sélection de ligne ESL» tandis qu’une
communication de transit passe directement de l’étage arrivée vers l’étage départ.

Remarque :
Un circuit de connexion locale CCL peut être vu comme un joncteur départ bouclant sur un
joncteur arrivée. Lorsqu’un commutateur est pourvu de CCl (par exemple le CP 400), il n’a
pas de joncteur de ligne et réciproquement (par exemple le Pentaconta). Dans ce second cas,
les appels locaux sont commutés par les ESG avant de retourner aux étages de raccordement
des abonnés ESL

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 16 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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UNITE DE COMMANDE (commutateurs analogiques)

Deux principes sont possibles pour automatiser la commutation, ce n’est que récemment que
la commande à contrôle commun s’est imposée partout

Commutation téléphonique pas à pas C’est l’usager lui-même qui par les impulsions de son
cadran, commande le mouvement des sélecteurs dans le réseau. L’acheminement d’un point à
un autre du réseau est donc strictement déterminé par l’adresse de la destination. De plus la
longueur du numéro est variable.

Commande contrôle commun, Une unité de contrôle dotée d’un enregistreur garde le
numéro composé puis à l’aide des marqueurs, commande les sélections dans le réseau après
traduction du numéro composé. La longueur du numéro est fixe

Plan usager Plan usager

Moteur pas à pas Enregistreur

Plan de contrôle Plan de contrôle

Composition de l’unité de commande analogique

Dans les systèmes électromécaniques, l’unité de commande ést composée de :

L’enregistreur : Pièce importante de l’unité de commande, il peut être doté d’un séquenceur
qui fait l’ordonnancement des opérations. Il comporte aussi une zone mémoire qui enregistre
le numéro du demandé et du demandeur.

Il assure 3 fonctions essentielles :


 Réception du numéro du demandé et de la catégorie du demandeur
 Enchaînement des travaux nécessaires à l’établissement de la communication
 Mise en place du réseau de connexion (présélection) à l’aide des marqueurs

Remarques:

1) Dans les petites unités de commande, l’ensemble des fonctions de l’unité de


commande est regroupé dans l’enregistreur.
2) Il y a beaucoup moins d’enregistreurs que de lignes (60 enregistreurs pour 4000
lignes), car l’enregistreur est occupé pendant un temps plus faible que la durée de la
communication. Il est donc raccordé à la ligne à travers un étage de concentration
parfois appelé chercheur d’enregistreurs.

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3) Les premiers enregistreurs étaient conçus pour recevoir une numérotation à impulsions
(rupture de la ligne). Depuis la signalisation multifréquences, ils sont assistés par des
organes appelés récepteurs d’abonnés (RXA)

Le récepteur d’abonnés (RXA) est là pour traduire les signaux multi fréquences envoyés par
le poste téléphonique en signaux décimaux. Il a la fonction de la partie démodulateur d’un
modem.

Le traducteur est un auxiliaire de l’enregistreur. A l’aide d’une table de routage, il analyse le


numéro du demandé pour déterminer le faisceau de jonctions apte à acheminer l’appel. Le
traducteur envoie ces informations à l’enregistreur et ce dernier établit la connexion à l’aide
des marqueurs.

Le traducteur fonctionne en logique combinatoire; aussitôt il reçoit l’information qu’il la


traite. Ainsi il y a moins de traducteurs que d’enregistreurs (rapport de 2 traducteurs pour 150
enregistreurs). D’où l’existence d’un autre étage de concentration entre le traducteur et
l’enregistreur.

Les signaleurs multifréquence (SMF) : Sont aussi appelés « envoyeurs ». Lorsque


l’enregistreur du central A appelle celui du central B, les données à envoyer traitées par
l’enregistreur en code par impulsions sont préparées dans un envoyeur afin d’être expédiées
en code MF. Il joue le rôle de modulateur dans un modem.

Les marqueurs Ce sont les organes qui assurent la mise en place d'un itinéraire dans le réseau
de connexion pour satisfaire un appel donné. Leur rôle est d'une part, la désignation
(marquage) des points de connexion à établir à partir des informations binaires décrivant
l'itinéraire, et d'autre part, l'envoi des commandes de mise en place de l'itinéraire ainsi marqué
à la matrice de connexion. La recherche de l'itinéraire est effectuée dans la mémoire de l'unité
de commande et cette dernière fournit aux marqueurs les informations décrivant l'itinéraire.
La recherche peut aussi être réalisée par les marqueurs eux même, l'unité de commande se
contentant alors à indiquer le point d'entrée et le point de sortie à relier.

Chercheur
d'enregistreur

SMF
Récepteur Enregistreur RXA
Envoyeurs

Traducteur

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PHASES D UNE COMMUNICATION

Le traitement d’appel

Le traitement d’appel est un processus temps réel appelé aussi séquence POTS qui organise
le déroulement d’un appel étape par étape. Les principales tâches à accomplir par le traitement
d’appel sont :

Phase 1 : Présélection

C’est toute la phase comprise entre le décrochage du poste demandeur et l’invitation à


numéroter (tonalité).

L’organe de détection de décrochage (relais de supervision) prévient le séquenceur dès le


décrochage de la ligne. Ce dernier commence par analyser la catégorie du demandeur
(autorisé ou non) ensuite il actionne les marqueurs afin de connecter la ligne à un récepteur
libre.
Une fois le récepteur trouvé, il est connecté au demandeur par l’intermédiaire du réseau de
connexion. Il envoie ensuite la tonalité d’invitation à numéroter si le demandeur est un
abonné. Si le demandeur est un circuit un signaleur SMF remplacera le RXA et une invitation
à transmettre sera envoyée.

Dans le schéma ci-dessous, l’étage de présélection cherche un circuit de connexion locale. Le


circuit passe ensuite par un étage de connexion afin de chercher un enregistreur. Ce dernier
cherche un récepteur et envoie ensuite l’invite à numéroter.

ESL ESG

CCL
JL / JE

MQ MQ
1 2
Chercheur d’enregistreur

ENR RXA
MQ
2

Voies de marquage

ESL : Etage de Sélection de Ligne, Etage de Présélection ou Etage Abonnés


ESG : Etage de Sélection de Groupe
CCL : Circuit de connexion locale

Pour les équipements modernes, l’unité de commande est un ordinateur. Selon le schéma ci-
dessous, au décrochage de l’usager, son téléphone crée une boucle. Cette boucle provoque un
changement d’état de la fonction de supervision du joncteur de ligne.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 19 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Jonction
D’accès
ESG
Tonalité
Tonalité
JL Tonalité

Décrochage RXA

Explorateur
Marquage
Recherche
RXA libre

Zone enregistrement vide

UNITE DE CONTROLE

Présélection

La détection du courant de ligne est effectuée à l’aide d’un photo-coupleur.

L’explorateur d’abonnés est un microcontrôleur chargé de scruter cycliquement, un par un,


toutes les lignes dont il a la charge. Lorsqu'un changement d'état remarquable intervient sur
l'équipement d'abonné examiné, il interrompt son exploration, en avertit l'unité de contrôle,
puis il reprend son exploitation à l'endroit où elle s'est arrêtée.

Chaque équipement d'abonné appelé aussi joncteur de ligne est scruté par l’explorateur toutes
les 10 millisecondes. A la détection du changement d’état, l’ordinateur instancie le
programme de traitement d’appel en ouvrant une nouvelle zone d’enregistrement.

Le traitement d’appel choisit une jonction d’accès libre (s’il y en a), un récepteur d’abonné
RXA libre (s’il y en a). Il réserve les chemins correspondants dans les réseaux de connexion

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 20 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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du concentrateur et de l’étage sélection et donne les ordres de marquage pour établir les
connexions.

Quand ces connexions sont effectivement réalisées, le traitement d’appel active la fonction
d’envoi de la tonalité d’invitation à transmettre du RXA. Cette tonalité, qui constitue ce que
les informaticiens appellent une invite (prompt), prévient l’usager qu’il peut composer son
numéro.

La présélection est un processus avec attente.

Phase 2 : Réception de la numérotation


Durant cette phase, l’enregistreur reçoit et enregistre le numéro, par la suite, il fera appel au
traducteur pour l’interpréter. A la fin de cette étape le récepteur pourra être relâché.

ESG

136
JL 136
136
RXA

Explorateur
136
Marquage

Zone enregistrement

UNITE DE CONTROLE 2 2 0 0 0 1 3 6

Enregistrement du numéro

Phase 3 : Traduction

A chaque évènement ‘arrivée chiffre’ le séquenceur lance l’opération de traduction qui peut
avoir 2 résultats possibles:

1. Il n’y a pas assez de chiffres reçus pour tirer une conclusion, l’enregistreur attend un
nouveau chiffre.
2. Il y a suffisamment de chiffres reçus pour tirer une conclusion quand à la route à
suivre. Cette conclusion s’appelle un résultat d’analyse qui se décline en 2 parties
abrégées RI et CI.

RI (Route index) : Acheminement


- Numéro du faisceau (de circuits) sortant si appel Départ ou transit
- Numéro du faisceau de débordement (éventuellement)
- Méthode de signalisation

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 21 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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- Nombre de chiffres à envoyer


CI (Charge index) : (Palier de taxe)
- Tarif

ESL ESG

CCL
/ JE

ENR RXA
MQ
2

TRA

Phase 4 : Recherche du numéro demandé – Sélection

La sélection de groupe

A la fin de la traduction, le traitement d’appel connaît l’acheminement pour cet appel. Le


numéro de téléphone a été traduit en numéro de ressource physique (numéro de faisceau).
L’événement résultat d’analyse déclenche une nouvelle tâche: la sélection.

La sélection consiste à raccorder l’usagé demandé à partir du moment où sa localisation est


acquise (indiquée par la traduction).

La sélection consiste à faire:


 Le choix de la ressource appelée (choix ligne ou circuit),
 La connexion de la signalisation (SMF) sur la ressource appelée,
 La connexion à la ressource appelée (prise si circuit).

1. choix de la ressource appelée

A la sortie d’un étage ESG, on retrouve tous les faisceaux spécialisés départ. Il faut raccorder
un joncteur libre choisi parmi le groupe des k joncteurs libres du faisceau demandé.

 Dans le cas d’un appel départ ou transit, le traitement sélectionne l’étage ESG, puis le
faisceau désigné par le traducteur et cherche ensuite un circuit libre dans le faisceau
(groupe de circuits).
 Dans le cas d’un appel arrivée le traitement d’appel exécute une sélection de ligne
c'est-à-dire sélectionne l’ESL de la ligne du demandé puis sélectionne la ligne.

La sélection de groupe consiste à rechercher une jonction libre dans le faisceau


correspondant au résultat d’analyse. Elle est caractérisée par le fait que tous les joncteurs

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 22 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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disponibles du faisceau conviennent aussi bien, et qu’il faut donc en choisir un parmi
plusieurs.

JD

ESG
Ebolowa
JL

SM
F

Eléments à choisir

Elément à choisir en sélection de groupe

Les critères de choix varient selon la technologie de commutation utilisée. Ainsi, dans les
anciens commutateurs électromécaniques, on utilisait une rotation de priorité pour ne pas
toujours user les mêmes circuits. En électronique, cette rotation de priorité n’est pas
nécessaire. De toute façon on vérifiera avant de choisir une jonction dans le faisceau, qu’il
existe bien un chemin libre dans le réseau de connexion entre elle et l’usager et entre elle et
un signaleur (SMF).

Par opposition à la sélection dite pas à pas, on appelle sélection conjugué une sélection de
groupe ou la condition d’existence de chemins de raccordement disponibles est bien vérifiée
préalablement au choix de la jonction.

La sélection de groupe inclut le choix d’une jonction dans un faisceau de débordement en cas
d’impossibilité de prendre une jonction du faisceau direct (alternate routing). Au cas où il n’y
aurait pas, non plus, de jonction disponible dans l’acheminement de débordement, l’appel est
perdu. Il convient alors de prévenir l’abonné en lui envoyant une tonalité d’encombrement
qui, dans beaucoup de réseaux est différente de la tonalité d’occupation.

ESL ESG

JD

MQ MQ
1 1

SMF ENR RXA


Q2 MQ
2

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 23 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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2. La connexion de la signalisation (SMF) sur la ressource appelée


Les UC connectent de part et d’autre des équipements signaleurs multifréquence SMF,
afin d’assurer la transmission du numéro.

3. La connexion à la ressource appelée


Après avoir trouvé un circuit libre dans le faisceau sortant, l’unité de commande effectue
la prise du circuit. C’est la fermeture du contact situé dans le joncteur départ afin
d’alimenter le circuit. Cette opération correspond au décrochage d’un poste téléphonique
pour le central distant. Dans les anciens systèmes le dernier central amorçait un processus
de présélection qui aboutissait même à l’envoi d’une seconde tonalité, (cas de
l’international). Elle est suivie de l’envoi du numéro à l’enregistreur distant.

Signalons enfin que la sélection est un processus à perte

Phase 5 : Test de la ligne du demandé – Sonnerie

L’explorateur de la ligne du demandé renseigne sur l’état de la ligne afin de savoir si elle est
libre ou occupée. Si elle est libre l’unité de commande du demandé injecte la sonnerie sur la
ligne sinon elle en informe l’unité de commande du demandeur et injecte éventuellement la
tonalité d’occupation sur le cicuit vers le demandeur.

Phase 6 : Réponse du demandé, Passage en métallique, Supervision

L’explorateur supervise la communication afin d’en détecter la fin.

Phase 7 : Libération après raccrochage

Relâchement de tous les organes

Phase 8 : Taxation,

LES JONCTEURS

Le poste téléphonique comporte des équipements qui font :

- La conversion 4 fils 2 fils


- Assurent la jonction entre la signalisation et la conversation qui seront acheminés sur
la même ligne
- Assurent la protection ainsi que l’adaptation électrique à l’extrémité de la ligne

C’est un équipement terminal, ces 3 éléments en font un « joncteur ». Dans un central


analogique, un équipement faisant les opérations inverses est nécessaire.

Joncteur de ligne

L'équipent d'abonné ou équipement de ligne assure l'interface entre la ligne


d'abonné et le reste des équipements du commutateur. Il est raccordé d'un coté au
répartiteur général où arrivent toutes les lignes d'abonnés, et de l'autre aux
équipements du commutateur qui ont la charge de traiter les appels téléphoniques
(alimentation, explorateurs, distributeurs matrice de connexion).

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 24 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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D'une manière générale, l'équipement d'abonné réalise les fonctions


"BORSCHT". Il est constitué des équipements qui réalisent les fonctions
suivantes:
 Battery feed : Alimentation de la ligne d'abonné
 Overvoltage protection : Protection contre les surtensions
 Ringing:Iinjection de la sonnerie sur la ligne
 Signaling: Interfacer la ligne avec les auxiliaires de signalisation
 Coding: Numérisation du signal (cas d'un autocommutateur numérique).
 Hybrid: Interfaçage 2 fils / 4 fils pour la séparation du signal reçu et le
signal émis.
 Test: Isolation de la ligne d'abonné dans un but de test
Sonnerie
80 V eff 50 Hz

Detecteur DC
DC

CTP

Z equilibrage
Alim ligne

Eclateur
S

CTP

Test ligne Test équipement

Joncteur de ligne

Le schéma ci-dessus décrit les fonctions de base du joncteur de ligne appelé aussi équipement
d’abonné pour un système analogique.

La fonction de conversion 2 fils 4 fils est de préférence réalisée à l’aide d’un transformateur.
Ce dispositif garantit en plus une isolation galvanique du commutateur.

Un inverseur permet de basculer la ligne vers le dispositif d’injection de sonnerie. Le courant


de sonnerie comporte 2 composantes : Une composante alternative et une composante
continue de 48 V qui servira à l’arrêt de la sonnerie. Au décrochage, cette source continue
génère un courant de ligne. Ce dernier sera détecté et le relai du sélecteur basculera de
l’équipement de sonnerie vers le commutateur.

Un autre schéma fonctionnel du joncteur lignes est représenté ci dessous

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Le joncteur de ligne ou le circuit de connexion locale est le seul équipement qui reste en
veille quand tous les autres de l’UC sont relâchés. Il supervise ainsi la communication afin
d’en détecter la fin.

Joncteur de circuit

Le fonction principale d’un joncteur de circuit est d’assurer la transmission de la


signalisation sur le circuit de la parole. Dans le cas ou la signalisation se fait sur un canal
dédié, on peut se passer de cet équipement. C’est le cas pour les commutateurs
numériques.

Composition de l’unité de commande numérique

Système à 2 calculateurs travaillant en :

a) Micro-synchronisme
Exécution du même programme par les 2 calculateurs mais seul un calculateur
contrôle le réseau de connexion.
Av : Reprise immédiate des communications en cas d’erreur
Inc : Blocage des 2 logiciels si bug logiciel

b) Partage de charges
Exclusion d’un calculateur par rapport à l’autre
Av : Résistance aux fautes logicielles
Inc :
- Création des abonnés dans les 2 calculateurs
- En cas de panne, il y a arrêt de toutes les communications gérées par le calculateur
en panne

Elle se compose au moins d’une unité de contrôle des appels et d’une unité d’administration

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Etages abonnés + Etage de sélection = RCX

JD

Joncteu JD
r de
Ligne
Signalisation
Etages abonnés Etage de NNI (ligne)
sélection

JA

JA

Signalisation
NNI (ligne)

CCL Circuit de connexion


locale

Signalisatio
n UNI
CCL

Signaleur
multifréquences

SMF RXA

SMF RXA Récepteur


d’abonné

Signalisation NNI
(enregistreurs)

Marquag Marquag
e e

LAN

Unité de commande
Traitement d’appel (Contrôle)

Administration

Diagramme d’un commutateur spatial

RESEAU INTELLIGENT ou IN

Fonctions de l’unité de commande

Pour établir une communication, deux types de fonctions sont nécessaires : les fonctions
d’accès et les fonctions de transport (marquage et connexion). Toutes deux sont programmées
dans l’unité de commande. Nous verrons que la technologie " Réseau Intelligent" rajoute
d’autres fonctions dans un commutateur : les fonctions d'intelligence (ou de réseau intelligent).
Avant d’aborder ces nouvelles fonctions d'intelligence nous rappelons la nature des fonctions

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d'accès et de transport.

Fonctions d'accès
Les fonctions d'accès peuvent être elles mêmes classées en 2 parties : l'accès demandeur et
l'accès demandé. L'accès demandeur est exécuté au moment où un utilisateur du réseau se
porte présent (login procedure), c'est à dire au décrochage pour un téléphone fixe ou à
l'allumage du poste pour un téléphone mobile. L'accès demandeur est constitué par les
fonctions de localisation, d'authentification et d'acquisition du profil. L'accès demandé est
exécuté au moment où il faut localiser un abonné demandé. Il s'agit essentiellement de la
traduction nom/adresse (numéro de téléphone et références de la ligne demandeur)

Dans le réseau fixe la fonction d'accès demandeur est exécutée dans le central de
rattachement, au moment du décrochage (présélection) pour obtenir le profil de l’abonné
(droits, numéro de téléphone, etc.). Dans le réseau mobile la fonction d'accès demandeur est
réalisée par le MSC (Mobile Switching Center) visité et sa VLR (Visited location Register)
puis la HLR (Home location Register) afin d’authentifier l’abonné mobile et de renvoyer à la
VLR et au MSC le profil de l'abonné.

Dans le réseau fixe la fonction d'accès demandé est exécutée dans le central d'arrivée pour
traduire le numéro de téléphone (nom) en numéro d'équipement (adresse) ou références de la
ligne demandé. Dans le réseau mobile la fonction d'accès demandé est réalisée par le premier
MSC (Mobile Switching Center) sur lequel est présenté l'appel pour interroger la HLR (Home
location Register) afin de transformer le numéro MSISDN (Mobile System ISDN Number) de
l'abonné demandé (nom) en MSRN (Mobile System Roaming Number) permettant de router
l'appel (adresse).

Fonctions de Transport : le traitement d’appels ou service POTS


Les fonctions de transport, dans le réseau téléphonique sont des fonctions de connexion. La
fonction de connexion est réalisée de proche en proche et chaque commutateur du réseau a
donc une fonction de contrôle de connexion. Cette fonction est réalisée par une séquence
d’actions élémentaires de connexion.

Pour une première approche, nous pouvons trier ces actions de connexion élémentaires
selon le classement suivant :

- Connecter l’utilisateur à un récepteur de numérotation


- Connecter l’utilisateur à un générateur de tonalité ou d’annonces vocales
- Envoyer un prompt sous la forme d’une tonalité sonore (présélection).
- Recevoir les caractères composés par l’utilisateur (Enregistrement)
- Traduire un appel (traduire une numérotation reçue en numéro de route sur lequel
l’appel doit être acheminé . Traduction)
- Connecter une entrée du commutateur à une sortie (Sélection).
- Après vérification du profil demandé, mettre le demandé en sonnerie (test et sonnerie)
- Superviser les événements se produisant sur une ligne d’abonné (Supervision)
- Déconnecter une connexion établie
- Libérer des ressources affectées (Libération)
- Mettre en place une taxation pour un appel
- Faire payer un appel (Taxation)

Il y aurait bien des façons différentes d’enchaîner ces actions élémentaires de connexion pour

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établir une communication. Il se trouve que, depuis l’origine du téléphone, les opérateurs se
sont mis d’accord sur une façon commune d’enchaîner les actions élémentaires de connexion
pour réaliser le service ordinaire d’appel téléphonique. Nous dénommerons cette séquence
particulière : Traitement d’appels ou service POTS (Plain Old Telephone Service ou Bon
Vieux Service Téléphonique Ordinaire). La séquence du service POTS est ainsi la séquence
par défaut programmée dans les commutateurs des réseaux téléphoniques.

Or l’arrivée du mobile au début des années 80 a fait apparaitre un certain nombre de services
nouveaux. On peut citer :

• Services de Carte Prépayée :


- Prepaid Calling Card (PCC) avec carte téléphonique
- Prepaid Telephony (PTT) avec le poste fixe du domicile
- Prepaid Sim Card (PPS) avec le poste mobile

• Services de Messagerie
- Messagerie Vocale (VM)
- Sonneries normales et musicales.
- Short Message System (SMS)
- Messagerie Unifiée (UMS)

• Services de Translation et Routage


Qui permettent la numérotation abrégée, le payement PCV…
- Advance Free Phone Service (AFS)
- Universal Access Number (UAN)
- Premium Rate Service (PRS)

Plateformes de service et services réseaux intelligents

Comme nous l'avons souligné, la séquence POTS d'actions élémentaires de connexion,


programmée par défaut dans les commutateurs du réseau téléphonique, n'est pas la seule
séquence possible. D'autres séquences seraient possibles aboutissant à un service différent du
POTS. Par définition, nous disons qu'un réseau est intelligent s'il est possible de substituer à
la séquence de connexion par défaut des commutateurs (service POTS) une autre séquence
programmée dans une autre plateforme dite plateforme de service appelée aussi Point de
Contrôle du Service ou en anglais SCP : Service Control Points. En d’autres termes un
"Réseau Intelligent" est un réseau qui permet à un ordinateur extérieur (SCP) de programmer
comme il lui convient une séquence d’actions du traitement de connexion et un "service
réseau intelligent" est un traitement de connexion substitutif.

Le SCP possède un traducteur unique qui dessert tous les commutateurs du réseau de sorte
que lorsqu’un numéro ne peut être traduit localement (s’il n’est pas conforme au plan de
numérotation), le traducteur du SCP après traitement transmet le numéro correspondant,
conforme au plan de numérotation à l’unité de commande locale et l’acheminement peut
démarrer.

De plus le réseau intelligent possède un serveur de voix humaines préenregistrées qui confère
à l’utilisateur du confort du point de vue ergonomique.

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Un bon exemple de "service réseau intelligent" est fourni par les numéros en libre appel
(numéros 800, numéros d’urgence, numéros mobiles tels *175*12# pour bénéficier de
faveurs spécifiques) où :

1. Le numéro est significatif et abrégé


2. la tarification est imputée au demandé alors que la séquence par défaut du traitement
d'appel l'impute normalement au demandeur.

L’implémentation de services spéciaux ou la modification de numéros dans toutes les unités


de commande serait fastidieux d’où la nécessité d’une centralisation.

Figure 1 : commutateurs et plateformes de service dans le réseau intelligent

Le plan fonctionnel réparti Q1214

Environnement d’exécution de service

Le plan service et le plan fonctionnel global étaient concernés par la définition des services. Le
plan fonctionnel réparti (Distributed Functional Plane) définit une architecture fonctionnelle
d’exécution de service, c'est-à-dire des fonctions logicielles appelées "entités fonctionnelles"
(FE) constituant un environnement d’exécution de tout type de service défini en conformité
avec les méthodes spécifiées dans les plans supérieurs.
Dans d’anciennes normes, on parlait de SLEE (Service Logic Execution Environment),

Une entité fonctionnelle (FE) est un groupe spécifique de fonctions localisées dans un même
emplacement et constituant un sous-ensemble de toutes les fonctions nécessaires à la
fourniture d'un service. Du point de vue de la répartition des Entités Fonctionnelles dans les
Entités Physiques (du plan physique), il est à noter que :

- une entité fonctionnelle correspond entièrement à une entité physique spécifique et ne

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peut donc être répartie sur plusieurs entités physiques


- des entités fonctionnelles différentes peuvent par contre être regroupées sur une même
entité physique toute interaction de deux entités fonctionnelles qui communiquent entre
elles est appelée « flux d'information ».

Les relations entre entités fonctionnelles sont donc définies par des flux d'information qui sont
normalisés

SMAF

Gestion
SMF
Signalisation
SCEF
Media

SDF
SCF

SRF

SSF SSF

CCAF CCF CCF CCF CCAF

Figure 2 : Architecture fonctionnelle du réseau intelligent

L’architecture fonctionnelle d’exécution de service du réseau intelligent est indiquée sur la


figure 2. Dans ce diagramme, on trouve deux types d'entités fonctionnelles : celles qui sont
relatives à l'exécution des services et celles relatives à la création et la gestion des services.
Les fonctions relatives à l'exécution des services sont les suivantes :

- La Call Control Agent Function (CCAF) représente le traitement d’appel d’un PABX
RNIS qui traite la signalisation avec la CCF et qui assure une exploitation de type
PABX à l’utilisateur.

- La fonction de contrôle d'appel (CCF pour Call Control function). Il s'agit du logiciel
de traitement d'appel des commutateurs.

- La fonction de commutation de service (SSF pour Service Switching Function) est la


fonction qui détecte que les critères de débranchement vers un service substitutif sont
vérifiés. Cette entité assure l'ensemble des fonctions nécessaires à l'interaction avec les
entités CCF et SCF en particulier l’insertion de points de reprise dant le traitement

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d’appel ainsi que la détection des points de déclenchement du service (d'appels à la


SCF) et l'interprétation des commandes de la SCF

- La fonction de commande de service (SCF pour Service Control Function) réalise le


traitement d'appel substitutif pour les demandes de services RI. Elle dispose de la
logique et de la capacité nécessaires au traitement des services RI.

- La fonction données de service (SDF pour Service Data Function) base de données qui
regroupe les données utilisateurs et réseau auxquelles la SCF doit accéder en temps
réel pour l'exécution d'un service RI.

- La fonction ressource spécialisée (SRF pour Service Resource Function) est la


fonction de contrôle des ressources spécialisées (essentiellement des serveurs vocaux)
nécessaires à l'exécution des services assurés par le RI (réception de chiffres,
passerelles,...).

Les fonctions relatives à la gestion / création des services sont les suivantes :

- La fonction gestion de services (SMF pour Service Management Function) permet


l'installation puis l’exploitation et la surveillance de services RI

- La fonction agent d'accès de service (SMAF pour Service Management Access


Function) assure l'interface entre le personnel chargé de la gestion de services et
l'entité SMF

- La fonction environnement de création de services (SCEF pour Service Creation


Environment Function) permet de définir, créer et tester des services assurés par le RI
puis de les transférer dans l'entité SMF

Le plan physique du modèle conceptuel du réseau intelligent décrit des scénarios pour
implanter les différentes entités fonctionnelles du plan fonctionnel réparti dans des machines
physiques. Le plan physique correspond donc à l'architecture matérielle d'un réseau structuré
en RI. La norme impose de respecter les règles suivantes :

 la même entité physique (machine) peut inclure plusieurs fonctions (entités


fonctionnelles)
 une entité fonctionnelle ne peut pas être répartie dans plusieurs machines
 il est possible d’inclure une même fonction dans des machines de types différents, par
exemple une machine sous Unix ou sous Windows

Le scénario le plus simple, très souvent retenu, consiste à faire correspondre une machine à
une fonction. Dans ce cas la machine est identifiée par le même nom que la fonction qu’elle
embarque en remplaçant la lettre F (Fonction) par la lettre P (Point).

Il y a une exception notable à cette règle pour la machine embarquant la SRF (en général un
serveur vocal). Il est convenu d’appeler cette machine un "IP" (Intelligent Peripheral) au lieu
de SRP.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 32 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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La figure ci après décrit ce scénario.

SMP
SMAP

Gestion
Signalisation
SMAF SMF
Média

SDF SDP
SCP SCF

Réseau de signalisation SS7

IP
SSF SRF SSF

CCF CCF

SSP SSP

Figure 3 : Le scénario le plus simple d’architecture physique du réseau intelligent

Nous indiquons les diverses entités physiques PE (machines) que nous obtenons dans le cas
de ce scénario. Le Commutateur d'Accès au Service (SSP pour Service Switching Point) est
l'un des commutateurs du réseau téléphonique, vers lequel l'appel de type RI est acheminé. En
général les SSP sont des centres de transit. On peut penser qu'à terme une majorité des
commutateurs du réseau seront des SSP.

Le Point de Contrôle de Service (Service Control Point ou SCP) contient les programmes qui
exécutent la logique du service réseau intelligent. Typiquement, un SCP est composé d'une
SCF et éventuellement d'une SDF. Le SCP est connecté aux SSP via le réseau sémaphore et le
protocole de signalisation INAP et peut aussi être connecté à des IP (serveurs vocaux).

Le Point de Données de Service (Service Data Point ou SDP) contient les données utilisées
par les programmes de logique de service pour assurer les services. Typiquement, un SDP
contient une SDF et communique avec des SCP, SMP voire d'autre SDP,

Le périphérique intelligent (Intelligent Peripheral ou IP) contient des ressources matérielles


spéciales nécessaires aux services. Ce sont souvent des Organes Serveurs Vocaux OSV qui
permettent d'envoyer des indications vocales aux usagers d'un service. Typiquement, un IP est

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composé d'une SRF et est relié à un SSP. Un IP peut par exemple être un générateur de
tonalité, ou une passerelle d'audioconférence.

Le point de gestion de service (Service Management Point ou SMP) effectue les commandes
de gestion, c’est à dire de création de paramétrage, d’exploitation et de supervision des
services. Typiquement un SMP contient une SMF et éventuellement une SMAF. Il peut
accéder à toutes les autres entités physiques,

Le point d'accès à la gestion de service (Service Management Access Point ou SMAP) permet
aux concepteurs ou aux exploitants de services d'accéder au SMP.

Le point d'environnement de création de service (Service Creation Environment Point ou


SCEP) sert à définir, élaborer, valider les services RI et à les introduire via le SMP dans les
autres machines.

LES SYSTEMES NUMERIQUES

Eléments de transmission Numérique de l’information

Numérisation de la parole

La voix humaine couvre un spectre qui s'étend de 100Hz à 8kHz avec une prédominance dans
la bande 250Hz à 500Hz c’est la zone ou se retrouve la plus grande partie de l’énergie, ceci
pouvant varier entre hommes et femmes et d'un individu à l'autre. En télécoms, dans le souci
de l’économie des ressources, la voix humaine est tronquée entre 300 et 3400 Hz.

Le signal de parole est analogique, c'est-à-dire qu’il est continu dans le temps. Quand on le
fait passer par un convertisseur analogique Numérique (CAN) obtient une information
discrète à deux niveaux.

Selon Shannon, si l’on transmet uniquement des échantillons également espacés d’un signal
analogique, on peut reconstituer ce signal à l’arrivée pour peu que le temps entre deux
échantillons successifs soit assez petit.

La numérisation d’un signal analogique comporte trois étapes principales qui sont :

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1) L’échantillonnage

La règle de Shannon stipule que l’on peut retrouver le signal original à partir
d’échantillons si ces derniers sont prélevés à une fréquence: f e ≥ 2 B
Avec B : la fréquence de l’harmonique la plus élevée du spectre du signal.

La voix est découpée dans la bande comprise entre 300 et 3400 Hz.
On choisit : B= 4000 Hz, en appliquant la règle de Shannon, on trouve une fréquence
d’échantillonnage de :
= 2 * 4000 = 8 KHz

La période entre deux échantillons est alors égale à :

= = 125 μs

2) La quantification : Se fait selon la loi A ou la loi Mu sur 256 niveaux

3) Le codage : 256 niveaux correspondent à 8 bits de code de longueur fixe

Après codage, on a : 8000 * 8 = 64 Kb/s selon la norme G 711 (UIT)

Multiplexage temporel TDM

Les deux types d’organisations concernant le multiplexage temporel sont :


 P.D.H (Faisceaux Hertziens)
 S.D.H (Faisceaux Hertziens et fibre optique F.O )

1. PDH (Pléisochrone Digital Hiérarchy)

En tirant profit du temps mort d’une durée de 125 microsecondes entre 2 échantillons
successifs, on peut insérer d’autres échantillons. On peut envoyer ainsi 30 communications
sur un seul canal de transmission.

Après codage sur 8 bits, on obtient ainsi 30 intervalles de temps IT ou time slot. On ajoute un
IT de début de trame ainsi qu’un IT pour la signalisation canal sémaphore et on obtient ainsi
une trame MIC européen

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 35 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Com 1

t T0 = 125 μs

Com 2 Com 1
Com 2

Com 30

Com 30

Définition d’une trame MIC

Train MIC : Système européen

IT IT IT IT1 IT31
0 1 2 125 μs 6

- Dans le système européen, la trame MIC appelé aussi E1contient 32 IT.


On distingue :

Le flag signale le début de trame et sert à la synchronisation

IT 0 Flag

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IT 1 à IT 15 et IT 17 à IT 31 canaux vocaux
IT 16 utilisé pour la signalisation

- Dans le système américain et japonais, la trame MIC appelée aussi T1 contient 24 IT

La fréquence d’une trame MIC européen est par conséquent de :

8000.8.32=2048 Kbps

Résumé des caractéristiques

On transmet 30 voies (24 voies USA) sur une paire (MIC) + 2 voies de signalisation le
débit est de 2048 Kbits /s. soit une période de 125 s.

Le codage canal est du type HDB3, statistiquement, la somme des impulsions positives =
la somme des impulsions négatives.

Avantages du système MIC

 Envoi sur la ligne de deux signaux « 1 » , « 0 »


 Signaux faciles à régénérer
 Le bruit, la diaphonie, l’atténuation sont indépendantes de la longueur de la ligne
 Possibilité d’intégrer sur le même support la voix, les données et la vidéo

LES RESEAU DE CONNEXION TEMPORELS

Réseau de connexion à 1 étage temporel

Un multiplexeur temporel aligne le MIC correspondant à ses 30 voies d’entrée sur sa ligne de
sortie. Les IT sont alignés séquentiellement de la voie 1 jusqu’à la voie 30 puis sont repris
dans le même ordre par le démultiplexeur et envoyés sur les 30 voies de sotie.

Commuter c’est inter-changer l’ordre d’arrivée ou la position dans le temps des IT. Cette
opération est réalisée par un organe appelé Etage T. Dans le schéma suivant, on voit comment
cet étage contribue à changer la séquence d’IT du MIC à son entrée

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 37 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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4 3 2 1 2 4 3 1
Ligne 1 Ligne 1
MIC entrant MIC sortant

U U
R Etage R
A A
T
D 125s D
Ligne 30 Ligne 30

Principe de base d’une mémoire temporelle à Commande Aval

Mémoire de données

1
A1
T4 T3 T2 T1

A4 A3 A2 A1 2
A2 A2 A4 A3 A1

Inscription A3
3

cyclique Lecture
commandée

A4 4

Tn + …. + T4 + T3 + T2 + T1 = 125 s
1
3
4
Mémoire de Ctrl
2

Le schéma ci-dessus est une explication mécaniste de la mémoire temporelle à commande aval.
Elle est composée de deux mémoires ; Une mémoire de données et une de contrôle.

Les données s’inscrivent de manière cyclique dans la mémoire de données. Dans la mémoire de
contrôle on inscrit la séquence de lecture sous la forme des adresses de la mémoire de données. Les
IT du MIC sortiront dans l’ordre dans lequel la fonction de la mémoire de contrôle ordonne la lecture.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 38 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Schéma Logique

Entrée série Sortie série


Mémoire Tampon
1 1

2 2

3 3

4 32 mots de 8 bits 4

5 5

6 6

7 R R 7
E S
8 8

DECODEUR

Ecriture cyclique

Ecriture Adresse mot i

Lecture
Cyclique

Mémoire de Commande

BASE DE TEMPS

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 39 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


INGENIERIE DES TELECOMMUNICATIONS

Réseaux à N étage temporels

Le schéma suivant montre que l’accessibilité est partielle. En effet, si l’on doit commuter
plusieurs trains MIC. Les IT des différents MIC ne peuvent pas être inter-changés. Par
exemple, les IT du MIC 1 ne peuvent pas commuter avec ceux du MIC 3 et réciproquement.

Ligne 1 Ligne 1

U
R MIC 1 U
A Etage R
D T A
1 125s D
Ligne 30 Ligne 30

N étages temporels

Ligne 1 Ligne 1

U
R U
A Etage R
D T A
n D
Ligne 30 Ligne 30

Pour pallier à ce problème on fait appel à quelques techniques supplémentaires.

Réseau temporel à 1 étage T étendu

MIC 1 MIC 1

Porte commandée

MIC N MIC N

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 40 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


INGENIERIE DES TELECOMMUNICATIONS

Les IT de toutes les mémoires sont commutées par une seule commande aval, l’IT
sélectionné au temps i est véhiculé sur un même bus et se présente sur toutes les sorties. La
sortie choisie est ouverte et laisse passer l’IT.

On remarque que le système est sans blocage. Une réalisation de ce système sans les
portes commandées en sortie est montrée ci après.

n 30 IT 3 2 1

Entrée 1 1 2 3 Sortie 1

2 5 3 Sortie N

n 30 IT 3 2 1

Entrée N

Dans ce montage les mémoires sont dupliquées et la commande aval est commune à chaque
bloc. Comme dans un bloc se trouve représenté tous les IT de tous les MIC, une lecture
judicieuse permet la commutation voulue

Limites du système

 Il faut NxN mémoires or à l’époque la mémoire vive était complexe et coutait très cher

 Il faut lire toutes les mémoires tampon en 125 s le système commence à avoir des
problèmes au delà de 32 MIC soit environ 1000 communications.

Une solution à ces problèmes est exposée ci après

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 41 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


INGENIERIE DES TELECOMMUNICATIONS

Etage Spatial (S)

MIC entrant 1

MIC sortant 1
MIC entrant 2

MIC sortant 2

0 3

Comm Comm
ande ande

L L

E E

Ce montage peut être représenté de la manière suivante :

0 1
MIC entrant 1 MIC sortant 1
1

MIC entrant 2 MIC sortant 2

0 0

L’étage spatial ne peut pas intervertir la position temporelle des IT, mais il permet d’échanger
des IT de même rang temporel entre des MIC différents. Par exemple l’IT0 du MIC 1 entrant
se retrouve IT 0 du MIC 2 sortant tandis que l’IT0 du MIC 2 entrant se retrouve IT0 du MIC 1
sortant.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 42 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Réseau à 2 étages TT

Un tel ensemble est composé de 2 étages comprenant chacun k systèmes à mémoire T.


Suivant le type de commande retenu pour chaque étage, on distinguera les commandes
Aval-Aval, Aval-Amont, Amont- Aval, Amont- Amont

Etage T

MIC 1
Sorties
MIC N

Etage

MIC 1

MIC N

Est un cas particulier de réseau TST avec étage S câblé sans changement possible

Réseau TST à plusieurs mémoires temporelles

Les structures précédentes ont l’inconvénient majeur d’être limitées en nombre de


communications, par conséquent on leur préfère des structures TST ou leur dérivés.

T S T

MIC 1 T T MIC 1

MIC 2 T T MIC 2

MIC N T T MIC N

La structure TST ou une de ses dérivées est de très loin la structure la plus utilisée. Son
équivalent spatial est un réseau à trois étages de Clos.

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Architecture du commutateur électronique

EQUIPEMENTS
INDIVIDUELS
DE LIGNE

EQUIPEMENT
RESEAU DE
ABONNES
CONNEXION

URA ou
URAD MIC
CŒUR DE
CHAINE
Logique de
marquage
Explo Distri
rateur buteur

Signalisation
Par canal Signalisation
sémaphore voie par voie

COMMANDE

MEMOIRES

PERIPHERIQUES
DE RELATION
HOMME MACHINE

Figure : Blocs fonctionnels d’un autocommutateur électronique

Les blocs fonctionnels, matériels et logiciels.

En dépit de la diversité des systèmes, il est possible de reconnaître une découpe commune, en
se tenant au niveau macroscopique des blocs fonctionnels. Comme l’indique la figure ci
dessus, on distingue beaucoup plus nettement qu’en électromécanique :

1. les équipements individuels de ligne permettant le raccordement soit des postes


téléphoniques, soit des circuits (joncteurs).

2. le réseau de connexion (spatial ou temporel selon le cas) qui possède généralement ses
propres organes de commande (marqueurs ) et peut éventuellement être éclaté (étages
de sélection de lignes distants se composant comme des satellites ). Dans le but d’avoir

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une figure générale tous les accès au réseau sont représentés du même côté, mais le
réseau peut être unidirectionnel ou bidirectionnel (réseau dit replié).

3. les organes de collecte et de distribution des informations (explorateurs et


distributeurs) sont intermédiaires entre les équipements de ligne et la commande, ils
traitent en particulier la signalisation voie par voie , tandis que la signalisation par
canal sémaphore est traitée par un bloc fonctionnel distinct.

4. la commande comprenant essentiellement des processeurs et des mémoires dans des


organisations variées (centralisées ou décentralisées).

5. les périphériques de type informatique qui servent aux relations avec le personnel
d’exploitation et d’entretien.

CONCEPTS GENERAUX SUR LA SIGNALISATION DE


RESEAUX DE CIRCUITS

I. DEFINITION

La signalisation désigne l’ensemble des informations de service nécessaires à l’établissement,


au déroulement et à la supervision d’une communication sur un réseau. La signalisation fait
ainsi référence à l’échange d’informations entre les équipements du réseau pour fournir et
maintenir un service de télécommunications.

En téléphonie, il faut toutefois distinguer trois catégories de signalisation :

 La signalisation terminale, utilisée sur la boucle locale d’abonnés (Dialogue entre


poste téléphonique et commutateur); (UNI, Network User Interface).
 La signalisation au sein d’un même organe de commutation. En général un contrôleur
gère les unités périphériques de l’organe de commutation.
 La signalisation inter-commutateurs, échangée sur les circuits et dont il est ici
question. (NNI)

II. LES TYPES DE SIGNALISATION NNI

La signalisation NNI peut être scindée en deux catégories :

 La signalisation en bande de base; (Systèmes analogiques. Utilise les modems SMF)


 La signalisation hors bande. (Canal sémaphore, ou 30 communications se multiplexent une seule
voie de signalisation IT 15 dans un MIC)

II.1. LA SIGNALISATION EN BANDE DE BASE

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Dans ce mode de signalisation, les signaux permettant d’établir un service de


télécommunications sont véhiculés dans le même canal que celui utilisé pour le transport de la
voix ou des données. La téléphonie traditionnelle fonctionnait de cette façon avec des
systèmes de signalisation tels que les codes MF SOCOTEL, CCITT N°5 et R2 (dont certains
sont encore en usage) utilisant le principe « voie par voie ». Dans cette technique de
signalisation, chaque voie de parole possède et véhicule sa propre signalisation. Cette
signalisation prend la forme d’une série d’impulsions multifréquences (MF), un peu comme la
tonalité de composition du numéro sur un poste mais entre les commutateurs. Il faut
cependant distinguer deux catégories de signaux, fonctions des organes entre lesquels ils
s’échangent:

Les signaux de ligne :


Ce sont essentiellement les signaux de prise et de relâchement de circuits inter commutateurs.

Ils sont échangés et exploités par les organes d’extrémité, notamment entre unités de
raccordement et joncteurs de départ et d’arrivée. Ces signaux sont utilisés pour la supervision
de la communication. Ce sont par exemple les signaux relatifs à l'engagement de la jonction
entre autocommutateurs comme, les signaux de prise, de libération, de supervision (réponse et
raccrochage du demandé), et parfois certains signaux relatifs à l'état de la ligne du demandé. (
Injectés au niveau des joncteurs)

Les signaux d’enregistreurs :


C’est principalement la transmission des signaux de numérotation transportés sur la voie de
parole.

Ils sont échangés entre unités de commande et de traitement d’appel. (Appelés aussi signaux
Network Network Interface ou NNI, transmis par SMF)

Les signaux d'enregistreurs comportent en général :


• Des signaux de demande chiffre
• Des signaux de numérotation
• Des signaux indiquant l'aboutissement de la tentative d'établissement d'appel.

Joncteur Joncteur
de ligne Joncteur Joncteur de ligne

RCX RCX

SMF SMF

Unité de commande Unité de commande

Signalisation voie par voie

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Figure 1.2 : Signalisation bande de base

II.2. LA SIGNALISATION HORS-BANDE (Un canal de signalisation pour +sieur voies, il faudra
étiqueter les messages pour se retrouver)

La signalisation hors-bande ou signalisation par voie commune est une signalisation qui ne
s’effectue pas sur le même canal de communication que la voix ou les données. En effet, cette
signalisation nécessite l’établissement d’un canal numérique pour l’échange des informations
de signalisation. Ce canal est appelé lien de signalisation. Les liens de signalisation sont
destinés à véhiculer tous les messages de signalisation nécessaires entre les nœuds du réseau.
Ainsi lorsqu’un appel est lancé, le numéro composé et les informations nécessaires à son
établissement et à sa supervision sont envoyés entre les commutateurs en utilisant leurs
propres liens de signalisation, plutôt que les liens qui vont, à la suite, véhiculer la
communication. Aujourd’hui, les liens de signalisation véhiculent les informations avec des
débits de 56 ou 64 Kbits/s selon les standards américain ou européen. Le système de
signalisation N°7 est un exemple de signalisation hors-bande. Il faut cependant noter que ce
système est uniquement utilisé pour la signalisation entre les éléments du réseau.

Joncteur Joncteur
de ligne de ligne
Circuit n° 1

Circuit n° 2

RCX RCX

Circuit n° 30

Canal sémaphore IT 16

Unité de commande SP SP Unité de commande

Signalisation voie par canal sémaphore

La signalisation hors-bande a plusieurs avantages qui font qu’on la préfère à la signalisation


en bande de base :

 Gain de temps à cause de l’existence de canaux dédiés


 elle permet une signalisation à tout moment pendant toute la durée de la
communication ;
 elle permet le transport d’une quantité de données plus importante et à des débits plus
élevés ;

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 elle permet la signalisation entre des éléments du réseau qui ne partagent pas de canal
direct de connexion.

Il existe trois types de signalisation hors-bande :

II.2.1. LA SIGNALISATION ASSOCIEE (IT 16 du MIC)

C’est le mode le plus simple. Dans ce mode, le canal sémaphore est parallèle au circuit de
parole ou de données pour lequel il permet l’échange de signalisation. Il est forcément établi
entre deux points sémaphores (PS ou SP, Signaling Point). Les messages de signalisation
suivent alors la même route que la voix ou les données mais sur des supports distincts (IT 16)

La signalisation associée est efficace aussi longtemps qu’un équipement de réseau a besoin
d’échanger de la signalisation avec un autre équipement auquel il est directement connecté.
La principale limite réside dans le fait qu’elle ne permet pas l’échange de signalisation entre
deux équipements non reliés.

II.2.2. LA SIGNALISATION SUR RESEAU DEDIE (On n’utilise plus l’IT 16 par exemple liaison
HLR et VLR avec l’IN)

Elle repose sur une architecture qui définit un réseau de signalisation complètement séparé,
superposé au réseau de voix ou de données. Le réseau est constitué de commutateurs de
paquets STP (Signaling Transfer Point) interconnectés par des liens de signalisation.
Utilisation de comme commutateurs de paquets. On gagne en liaisons car on utilise une seule
liaison jusqu’au STP vers différentes directions après le STP.

II.2.3 LE MODE QUASI-ASSOCIE

Le mode quasi-associé est à cheval entre le mode associé et le mode non associé. Cependant,
à l’inverse du mode non associé, un nombre minimum (au maximum 2) de PTS est traversé
pour atteindre la destination finale. C’est le mode le plus utilisé afin de minimiser le temps
nécessaire à l’acheminement du message. Par ailleurs, les messages acheminés vers une
destination donnée empruntent tous la même route.

Figure 1.8 : Le mode quasi-associé

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III. EVOLUTION DES CODES DE SIGNALISATION

Le code de signalisation est le langage codé utilisé pour véhiculer les informations de
signalisation entre différentes extrémités. L’augmentation sans cesse du nombre de signaux
rend plus complexe les installations de télécommunications et ne facilite pas
l’interfonctionnement des équipements de différents fabricants d’où la nécessité d’une
normalisation des codes. Les codes de signalisation ont connu plusieurs évolutions eu égard
aux mutations dans les réseaux de télécommunications. C’est ainsi qu’on rencontre différents
codes de signalisation :

 les codes à impulsions (code décimal),


 les codes multifréquences ( MF SOCOTEL, R2, …) et aujourd’hui
 la signalisation sémaphore.

III.1. LE CODE MF SOCOTEL

Le système de signalisation multifréquence SOCOTEL a été créé et mis au point par le


groupement de l’administration et des constructeurs au sein de la SOCOTEL (Société Mixte
pour le développement de la Technique de la commutation dans le domaine des
Télécommunications) qui a pris en compte les recommandations du CCITT. Le code MF est
un code multifréquence. Il comprend deux types de signaux :

 Les signaux de ligne:

 Les signaux d’enregistreurs :

Chaque signal est constitué par la superposition de 2 fréquences (appartenant à la bande


téléphonique) prises parmi 5, un poids étant affecté à chaque fréquence. Les fréquences sont :
f0=700, f1=900, f2=1100, f4=1300 et f7=1500 Hz avec des poids respectifs de 0, 1, 2, 4, 7.

Chaque combinaison significative est asservie par une fréquence de contrôle fc=1900 Hz,
elle-même asservie par la suppression du signal initial. On distingue principalement deux
modes de fonctionnement pour les unités de commande : le tandem (section par section
commutateur et le suivant, niveau 2 des couches OSI) et le transit (bout en bout).

III.2. LE CODE CCITT N° 5

Le système de signalisation N°5 est aussi un système multifréquence, expérimenté en 1963,


qui convient aussi bien en exploitation automatique que semi-automatique. Il exige une
signalisation sur quatre (4) fils et permet une exploitation bidirectionnelle. Cette signalisation
est utilisée en grande partie pour les liaisons par satellite et les systèmes de transmission
spatiaux.

III.3. LE CODE R2

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Le code R2 a été normalisé par le CCITT en 1968, après une idée originale de la Bell
Telephone Manifacturing Company en 1957. Le système R2 est utilisé comme système de
signalisation internationale. Il peut aussi servir à une signalisation nationale et convient à
l’exploitation aussi bien automatique que semi-automatique. Il assure une très grande fiabilité
dans la transmission des informations nécessaires à l’établissement d’une communication et
prévoit un nombre suffisant de signaux dans les deux sens pour permettre la transmission de
toutes les informations relatives aux lignes d’abonnés. Le système R2 peut être utilisé sur des
circuits à 2 ou 4 fils et permet un interfonctionnement normal avec les autres systèmes de
signalisation du CCITT.

III.4. LE CODE CCITT N° 6

L’évolution des matériels et des méthodes d’échange d’informations a permis de concevoir


des systèmes dans lesquels les voies de signalisation et de conversation sont séparées. La
signalisation emprunte ainsi une voie commune à tout le faisceau de circuits considéré
appelée canal sémaphore.

Le système n°6 utilise une liaison de données sémaphores à 2,4 Kbits/s. Il s’adapte à
l’exploitation tant automatique que semi-automatique. Les signaux sont classés en trois
catégories :

 Les signaux téléphoniques


Ils peuvent être des messages simples composés d’une seule unité de signalisation de
28 éléments binaires (réponse ou raccrochage du demandé, encombrements divers,
dérangements, raccrochage demandeur, libération…), ou des messages multiples
pouvant contenir jusqu’à six (6) unités de signalisation en tandem et transportant les
adresses (numéros d’abonnés, codes opératrices ou codes de pays).
 Les signaux de commande du système de signalisation
Ils ne jouent pas sur la communication téléphonique mais sur le bon fonctionnement
de la liaison. Ce sont tous des messages simples tels que : accusé de réception,
synchronisation, transfert de liaison, passage sur réserve, etc.
 Les signaux de gestion
Ils peuvent se rapporter aux signaux de gestion du réseau de conversation, à la
maintenance de celui-ci ou alors au réseau de signalisation.

Cependant, le débit de 2.4 Kbits/s étant incompatible avec la généralisation de la voie à 64


Kbits/s, le système de signalisation n°6 a été remplacé par le code CCITT N°7 qui fait l’objet
du chapitre suivant.

LE RNIS ou ISDN

Standardisé à la fin des années 80, le canal D RNIS étend le concept de signalisation hors-
bande à l’interface entre l’usager et le commutateur. En effet, avec le service RNIS, la
signalisation qui doit être échangée entre le poste de l’usager et le commutateur local est
véhiculée sur un canal numérique séparé, appelé canal D. La voix ou les données qui
constituent l’appel sont transportées sur un ou plusieurs canaux B.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 50 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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On peut voir l'architecture RNIS comme une évolution entièrement numérique des réseaux
téléphoniques plus anciens, conçue pour associer la voix, les données, la vidéo et toute autre
application ou service.

Une connexion RNIS donne accès à plusieurs canaux logiques tous numériques : les canaux
de type B (64 kbit/s en Europe, 56 kbit/s en Amérique du Nord) et les canaux de type D
(16 kbit/s). Les canaux B servent au transport de données et peuvent être agglomérés pour
augmenter la bande passante. Les canaux D servent à la signalisation des communications
mais peuvent également servir pour le raccordement de terminaux de paiement comme
Banksys. Ces derniers utilisent une bande passante de 4 kbit/s.

Les interfaces standard RNIS


 Une interface d'accès à un réseau RNIS est une association de canaux B et D. Il existe
deux interfaces standard. Elles correspondent à deux catégories d'utilisation
distinctes :
 Résidentielle : utilisation simultanée des services téléphoniques et d'une connexion
Internet.
 Professionnelle : utilisation d'un commutateur téléphonique (PABX) et/ou d'un routeur
d'agence.
 Dans les deux cas, le nombre de canaux utilisés peut varier suivant les besoins, le débit
maximum étant fixé par le type d'interface.

Accès de base
L'accès de base ou Basic Rate Interface (BRI ou T0) comprend 2 canaux B et un canal D pour
la signalisation : 2B+D.

Accès primaire
L'accès primaire ou Primary Rate Interface (PRI ou T2) comprend 30 canaux B et un canal D
(En fait il s’agit d’un MIC) à 64 kbit/s en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud, au
Moyen-Orient, en Asie (hors Japon) : 30B+D. Aux États-Unis, au Canada et au Japon la
définition est différente : 23B+D. Seule la protection des marchés explique les différences de
définition entre l'Europe, les États-Unis, le Canada et le Japon. Cet accès est l'équivalent
RNIS des liaisons T1/E1 à 1 544 kbit/s et 2 048 kbit/s.

LA SIGNALISATION SEMAPHORE - LE CODE C.C.I.T.T. N°7

I. HISTORIQUE ET DEFINITION

I.1. HISTORIQUE

Corrélativement à la numérisation du réseau téléphonique commuté, la nécessité d’améliorer


la rapidité des échanges de signalisation a été ressentie. En effet des services supplémentaires
comme le transfert d’appel ont été ouverts. Ils peuvent nécessiter un échange de signalisation
sans établissement réel d’un circuit de communication. Il a donc fallu séparer la signalisation
de la transmission et faire transiter cette signalisation sur des liaisons spécifiques. C’est la
signalisation par canal sémaphore (CCS, Common Channel Signalling). Les études sur le
système CCITT n°7 qui est le second système de signalisation par canal sémaphore ont débuté
en 1973. Ce système a été conçu pour être particulièrement adapté aux réseaux numériques
avec intégration de services, et optimisé pour travailler sur des voies au débit de 64 Kbits/s.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 51 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Les spécifications du système de signalisation n°7 ont été publiées en 1981 à Genève, à l’issu
de la septième assemblée plénière. Cette définition fut complétée quatre ans plus tard à
l’occasion de la huitième assemblée plénière qui s’est tenue à Malaga en octobre 1984.

I.2. DEFINITION

Le système de signalisation par canal sémaphore n°7 ou SS7 (Common Channel Signaling
System N°7) est une norme globale pour les télécommunications définie par l’UIT-T qui
décrit les procédures et protocoles par lesquels les éléments du réseau public commuté
échangent des informations en utilisant un réseau numérique de signalisation. La définition de
SS7 par l’UIT-T autorise des variantes nationales comme les normes de l’ANSI (American
National Standards Institute) et de Belcore (Bell Communications Research) utilisées en
Amérique du Nord et celles de l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute)
utilisées en Europe. Les normes CCS7 d’AT&T, C7 en Europe et SS#7 de l’ANSI sont les
différentes déclinaisons de la norme.

La signalisation SS7 est un moyen d’échanger des informations entre les éléments du réseau
de télécommunications.

C’est une méthode de signalisation qui utilise la commutation de paquets. En effet le canal
sémaphore (CS ou SL pour Signalling Link) achemine sous la forme de messages appelés
trames sémaphores l’information de signalisation se rapportant à des circuits ou à des
messages de gestion et de supervision. SS7 est une signalisation hors-bande caractérisée par
un débit de transmission élevé qui est de 56 ou 64 Kbits/s. Il est utilisé pour :
• l'établissement d'appels basiques, leur gestion, et la libération de la ligne ;
• les services des réseaux mobiles tels que le roaming, l’authentification d'abonné ;
• les services liés aux numéros spéciaux (numéros verts) ;
• les services complémentaires comme le transfert d’appel, l’identification de l’appelant,
la conférence à trois…

II. PRINCIPE ET MODELE DE REFERENCE

II.1. PRINCIPE

Le principe de la signalisation sémaphore, code CCITT N°7 est de dissocier les voies de
signalisation des voies de communication : c’est un système de signalisation par canal
sémaphore (CCS, Common Channel Signaling). La signalisation par canal sémaphore est une
méthode dans laquelle le canal sémaphore (CS ou SL, Signaling Link) achemine, sous la
forme de messages étiquetés appelés trames sémaphores, les informations de signalisation.
Ces informations se rapportent à des circuits ou constituent des messages de gestion et de
supervision du réseau. Les trames sémaphores sont de longueur variable et se composent de
deux parties :

1. Un domaine d’information de signalisation de longueur variable (272 octets maximum),


qui contient les informations émises par un utilisateur ;

2. Deux domaines de longueur fixe (7 octets en tout) qui contiennent les informations
nécessaires à la commande du transport des messages.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 52 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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L’ensemble des canaux sémaphores forme un réseau spécialisé dans le transfert de la


signalisation appelé réseau sémaphore numéro 7. Ce réseau a pour but d’acheminer des
informations de contrôle entre les éléments d’un réseau de télécommunications, tels que les
centraux téléphoniques, les bases de données et les serveurs.

Figure 1.5 : Principe de la signalisation sémaphore numéro 7

II.2. MODELE DE REFERENCE OSI (Open System Interface)

La structure du code CCITT N°7 repose sur le modèle OSI (Open System Interconnection) de
l’Organisme International de Normalisation ( ISO, International Standard Organization). Ce
modèle est conçu pour l’interconnexion des systèmes ouverts. Un système ouvert est un
système qui peut être interconnecté avec d’autres systèmes, conformément à des procédures
normalisées d’échanges d’informations. Le modèle de référence OSI définit les systèmes
comme étant composés de sous-systèmes ou couches. Les couches du modèle OSI sont au
nombre de sept (7) :

• La couche 1 appelée couche physique (physical) : C’est la plus basse couche. Elle assure le
transport de l’information en mettant en œuvre un ensemble d’éléments tels que le support de
transmission, les interfaces normalisées, les systèmes de codage, etc… Elle s’occupe des
problèmes mécaniques, électriques ou électroniques liés au média physique.

• La couche 2 nommée couche liaison de données (data link) : Elle est responsable de la
transmission sans erreur des données entre les deux extrémités de la liaison, et à ce titre
effectue un contrôle systématique de la validité des données.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 53 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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• La couche 3 ou couche réseau (network) : Elle assure l’acheminement des données jusqu’à
l’entité destinataire. Leur trajet peut transiter par un ou plusieurs nœuds à l’intérieur du
système OSI. A ce niveau, les données sont structurées en paquets et subissent un contrôle de
flux qui là aussi, permet de garantir la validité des informations transmises. Cette couche
donne également un numéro de séquence au paquet.

• La couche 4 dite couche transport assure le contrôle de bout en bout du transport de


l’information. Elle garantit ainsi que les informations sont bien parvenues à leur destinataire
final. C’est également à ce niveau que s’effectuent l’assemblage et le désassemblage des
paquets.

• La couche 5 encore dénommée couche session permet la mise en place du dialogue entre les
tâches distantes. Elle intervient par exemple lorsque plusieurs utilisateurs veulent avoir accès
à la même ressource logicielle. Elle joue en quelque sorte un rôle de synchronisation entre les
événements qui se déroulent aux deux extrémités. Elle introduit enfin des points de reprise.

• La couche 6 est la couche présentation : Elle est responsable de la présentation des données
échangées par les applications. Elle traite ainsi tous les problèmes liés au graphisme, à la
sémantique, au code, etc…

• La couche 7 appelée couche application est la couche supérieure du modèle de référence.


C’est ce niveau qui rend possible la compréhension et l’exécution des process d’application.

III. APPLICATIONS ET AVANTAGES DU CODE C.C.I.T.T. N°7

III.1. APPLICATIONS

Le code CCITT N°7 permet la mise en œuvre de plusieurs applications :

• Gestion des appels de base (établissement, maintenance, rupture)


• Gestion de la mobilité dans les réseaux GSM : roaming, identification, authentification
et localisation des usagers mobiles.
• Acheminement de messages courts (SMS).
• Applications RI (Réseau Intelligent) :
• Gestion de numéros spéciaux,
• Services complémentaires : transfert d’appels, conférence à 3,
• Gestion de réseaux privés virtuels (VPN),
• Portabilité de numéros (Local Number Portability, LNP),
• Gestion de cartes prépayées

III.2. AVANTAGES

Les avantages du code CCITT N°7 sont multiples :

• Transfert de signalisation pure indépendamment de l’établissement d’un circuit : les voies de


signalisation et de parole sont dissociées et le transfert de signalisation se fait à fort débit
pendant la communication sans que l’utilisateur ne soit gêné.

• Vocabulaire de signalisation plus riche et extensible ce qui permettra de couvrir des besoins
ultérieurs en gestion et en maintenance.

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• Amélioration de la qualité du service offert à l’usager notamment par :


- un gain en vitesse réduisant l’émission des messages et le temps d’établissement par la
même occasion,
- possibilité de renvoi temporaire élargi,
- identification des appels malveillants,
- consultation de bases de données centralisées,
- intégration de nouveaux services.

• Sécurité et fiabilité de la signalisation par transmission de données : la détection et la


correction d’erreurs se font par utilisation d’éléments binaires de contrôle. On prévoit un
canal sémaphore de secours en cas d’interruption du canal normal afin d’assurer une
permanence de service.

• Optimisation de l’exploitation du réseau de télécommunications :


- diminution du taux d’occupation des faisceaux et donc du taux de blocage,
- diminution du trafic inefficace,
- test du demandé avant commutation,
- exploitation bidirectionnelle grâce à une suppression des joncteurs, ce qui permet une
économie de matériel contrebalancée par une croissance de logiciel …

• Elargissement des possibilités de supervision et de maintenance du réseau.

• Système universel, normalisée au niveau international et compatible avec tous les autres
codes.
Toutefois, ces fonctionnalités entraînent une plus grande complexité qui se traduit par une
nécessité de mettre en place des fonctions de tests des circuits et une plus grande sensibilité
aux pannes. Ainsi, des mécanismes de défense sont à prévoir. En effet, la rupture d'un canal
sémaphore entraîne l'impossibilité d'établir les communications sur l'ensemble des circuits et
la duplication du canal entre les commutateurs devient, par conséquent, indispensable.

STRUCTURE DU RESEAU SEMAPHORE

I. ELEMENTS CONSTITUTIFS

Les différentes entités communicantes dans un réseau sémaphore numéro 7 sont :

• Les Points Sémaphores (PS ou SP, Signaling Point) : Ce sont des terminaux sémaphores
capables de traiter la signalisation SS7 ;

• Les Points de Transfert Sémaphores (PTS ou STP, Signaling Transfer Point) : Ce sont les
commutateurs de paquets du réseau SS7. Ils reçoivent et routent les messages de signalisation
entrants vers la destination appropriée.

• Les Points de Commutation de Service (SSP, Service Switching Point) ou Commutateurs


d’Accès au Service (CAS) : Ce sont des commutateurs à autonomie d’acheminement équipés
de logiciels compatibles SS7 et reliés aux extrémités des liens de signalisation, permettant
l’établissement des appels, des services à valeur ajoutée et des échanges avec des bases de
données ;

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 55 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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• Les Points de Contrôle de Service (SCP, Service Control Point) : Ce sont les bases de
données qui fournissent l'information nécessaire aux fonctions avancées de traitement des
appels tels que les numéros spéciaux.

• Les serveurs de mobile tels HLR et VLR

La disponibilité du réseau SS7 est indispensable pour le traitement des appels. Si deux SSP ne
peuvent plus échanger de signalisation, ils ne peuvent pas mener à bien un appel entre deux
commutateurs. Pour cette raison, le réseau SS7 utilise une architecture ultra redondante. Les
STP et les SCP sont déployés en paires et fonctionnent en redondance.

III. LES CANAUX ET LES FAISCEAUX SEMAPHORES

III.1. LES CANAUX SEMAPHORES

Un canal sémaphore est un support bidirectionnel qui permet le transport fiable des messages
sémaphores entre deux entités sémaphores directement reliées. Les extrémités des canaux
sémaphores implantent les fonctions du niveau 2 (voir chapitre 4). Les canaux sémaphores
fonctionnent à 56 Kbits/s aux Etat-Unis et à 64 Kbits/s dans pratiquement le reste du monde.

III.1.1. LES TYPES DE CANAUX SEMAPHORES

Les canaux sémaphores sont labellisés à partir de leur fonction dans le réseau sémaphore. On
distingue ainsi six types de canaux sémaphores dans le réseau sémaphore :

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 56 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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1. Les canaux de type A (Access Link) : Ce sont les liens qui relient un PTS et un PS ou un
SSP d’une part ou un SCP et un PTS d'autre part ; ils sont également appelés points
terminaux de signalisation. Les liens A sont dédiés à la fourniture de la signalisation vers
ou depuis les points de signalisation terminaux. La signalisation qu'un PS, un SSP ou un
SCP veut envoyer vers un autre nœud est acheminée sur l'un de ces liens A vers son PTS
père qui se charge de traiter ou de router le message. De même, un message destiné à un
PS, à un SSP ou à un SCP sera routé vers l'un des ses PTS pères, qui le communiquera au
nœud adressé à travers le lien A correspondant.

2. Les canaux de type B (Bridge Link) : Ils ont pour fonction de transporter les messages de
signalisation depuis leur point d'entrée initial dans le réseau de signalisation vers leur
destination finale. Le B de " Bridge " (pont en français) décrit un quarteron de liens
permettant l'interconnexion de deux paires de PTS de même niveau hiérarchique (deux
paires de PTS régionaux par exemple).

Figure 1.9 : Configuration en quarteron des liens B

3. Les canaux de type C (Cross Link) : Ces liens relient les PTS jumeaux. Ils sont destinés à
assurer la fiabilité du réseau, pour notamment faire face aux pannes de liens.

4. Les canaux de type D (Diagonal Link) : Ils relient des PTS de niveaux hiérarchiques
différents (local et régional, régional et national). Ils ont la même configuration que les
liens B.

5. Les canaux de type E (Extended Link) : Lorsqu’un PS ou un SSP est connecté à sa paire
de PTS père par des liens A, la fiabilité peut être augmentée par un ensemble de lignes
supplémentaires reliées à une seconde paire de PTS. Ces liens E constituent un back-up
dans le cas où la première paire de PTS ne peut pas être atteinte via les liens A. Le
déploiement de ce type de liens est facultatif.

6. Les canaux de type F (Full-associated Link) : Ce sont des liens qui relient directement
deux PS ou deux SSP. Ils ne supportent que la signalisation associée (mode associé).

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 57 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Figure 1.10 : Types des canaux sémaphores

III.1.2. DIMENSIONNEMENT DES CANAUX SEMAPHORES

Les canaux sémaphores doivent être disponibles en permanence pour prendre en charge le
trafic de signalisation. Lorsqu’un canal chute, les autres canaux du même faisceau doivent
prendre en charge son trafic. Aussi lorsqu’un PTS est hors service, l’autre PTS de la paire doit
traiter le trafic dérouté. Un canal peut donc soudainement avoir à traiter en situation anormale
plus de trafic qu’en situation normale. La valeur limite de la charge ne doit pas dépasser 0.2
Erlang, ceci étant une valeur moyenne prise dans un sens.

III.2. LES FAISCEAUX SEMAPHORES

Les canaux sémaphores sont placés dans des groupes, appelés faisceaux sémaphores (linkset).
Tous les canaux appartenant à un même faisceau doivent avoir le même nœud adjacent. Un
faisceau sémaphore comprend seize canaux sémaphores au maximum.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 58 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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CHAPITRE 4 : FONCTIONS ET PROTOCOLES DE SS7

I. VUE D’ENSEMBLE

Comme précédemment énoncé (au chapitre 2), la structuration du réseau SS7 en couches est
influencée par le modèle OSI (Open Systems Interconnection). Le code CCITT N°7 est ainsi
divisé en quatre (4) niveaux fonctionnels :

• Le Niveau 1 correspond à la couche physique ;


• Le Niveau 2 est équivalent à la couche liaison de données ;
• Le Niveau 3 correspond à la couche réseau ;
• Le Niveau 4 représente la partie utilisateur et englobe les couches supérieures du
modèle OSI.

Figure 1.6. Modèle OSI et modélisation du code CCITT N°7

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 59 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Les niveaux 1 à 3 prennent en charge le transfert de messages de signalisation entre nœuds du


réseau SS7, et ce, de façon fiable. Ils fournissent par ailleurs l’ensemble des fonctions
nécessaires afin de gérer le réseau. Les niveaux 1 à 3 sont appelés Sous-Système de Transfert
de Messages SSTM ou MTP, Message Transfer Part.

Le niveau 4 concerne les services de signalisation. Plusieurs blocs fonctionnels au niveau 4


représentant des applications spécifiques utilisent les services du MTP. Plusieurs parties
utilisateurs peuvent exister simultanément au niveau 4. Des exemples de parties utilisateur
sont :

• ISUP (ISDN User Part) ou SSUR (Sous Système Utilisateur RNIS)


Il offre le service de base d’établissement et de libération de circuits ainsi que des services
complémentaires (identification de la ligne appelante, renvoi d’appel sur occupation, renvoi
d’appel inconditionnel, etc…).

• TCAP, Transactions Capabilities Application Part) ou SSGT (Sous Système de Gestion des
Transactions qui offre les services d’invocation à distance. Un exemple d’invocation est
l’interrogation d’une base de données de numéro vert afin d’obtenir la traduction entre un
numéro vert et le numéro physique correspondant (service libre appel). Différentes
applications utilisent les services de TCAP. Parmi celles-ci, figurent les suivantes :

• INAP (Intelligent Network Application Part) est le protocole permettant l’exécution de


services à valeur ajoutée (numéro vert, réseau privé virtuel, carte prépayée, etc…)

• MAP (Mobile Application Part) offre le service de mobilité du terminal ainsi que des
services complémentaires

• OMAP (Operations Maintenance and Administration Part) offre un service de gestion du


réseau sémaphore N°7

Le Sous Système de Contrôle des Connexions Sémaphores SSCS ou SCCP, Signaling


Connection Control Part est aussi un utilisateur de MTP. Le SCCP peut être considéré comme
un enrichissement du MTP. Il fournit avec le MTP les fonctionnalités offertes par les trois
couches basses du modèle de référence OSI. Le SCCP à son tour sert des utilisateurs du
niveau 4, notamment le TCAP. Le ISUP peut être un utilisateur du SCCP ou directement un
utilisateur du MTP. La pile complète de protocole SS7 est mise en œuvre dans les SP. Par
contre les STP n’implantent que la partie MTP et éventuellement le SCCP.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 60 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Figure 1.12 : La pile de protocole SS7

TRANSPORT DE MESSAGES ENTRE NIVEAUX

Le message est d’abord généré par l’utilisateur de niveau 4 et délivré au niveau 3 pour
routage. Le niveau 3 sélectionne un niveau 2 permettant d’atteindre le PS destinataire. Le
message transite sur la liaison physique de niveau 1 pour atteindre le niveau 2, extrémité de la
liaison de signalisation. Le message est ensuite délivré au niveau 3 du STP qui analyse le code
du point sémaphore de destination contenu dans l’étiquette d’acheminement du message. Le
STP, après analyse des informations, en déduit que le message doit être à nouveau présenté
dans le réseau. Enfin, le message parvient au niveau 3 du PS destinataire qui l’achemine au
sous-système utilisateur concerné.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 61 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Figure 1.13 : Transport des messages sémaphores entre niveaux

II. LE SOUS SYSTEME TRANSFERT DE MESSAGES

Le Sous-Système de Transfert de Messages (MTP) est constitué de trois entités situées aux
trois premières couches de la pile de protocole SS7. Les principales fonctions de ces entités
sont présentées ci-après.

Le MTP1 correspond à la liaison sémaphore de données (LSD ou SDL, Signaling Data Link)
qui consiste en une paire de canaux de transmission numériques opérant à 56 ou 64 Kbits/s.
la liaison sémaphore de données transporte les unités de données SS7 entre deux points
sémaphores. Plusieurs supports physiques peuvent être considérés.

Le MTP2 concerne la procédure de contrôle de ligne nécessaire afin de fiabiliser la


transmission des messages sémaphores. Il est matérialisé par le canal sémaphore (CS ou SL,
Signaling Link) qui est constitué du terminal sémaphore et de la liaison sémaphore de
données.

Le MTP3 est l’interface entre le MTP et ses utilisateurs (les protocoles de niveau supérieur) à
un point sémaphore.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 62 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Il assure les fonctions de :

a) Orientation des messages de signalisation

Les fonctions d’orientation des messages à la couche MTP3 sont au nombre de trois (3). Il
s’agit de:

1. La fonction de discrimination des messages ;


2. La fonction de distribution des messages ;
3. La fonction d’acheminement des messages.

Lorsqu’un message est reçu par un point sémaphore (SP), la fonction de discrimination
compare le code du point de destination (DCP) présent dans l’étiquette d’acheminement du
message avec le code du SP. S’ils sont identiques, la fonction de discrimination conclut que
ce message est destiné à ce même SP. L’étape suivante consiste à remettre le message au
sous-système utilisateur approprié. Cette tâche est accomplie par la fonction de distribution.
Si la valeur du DCP est différente de celle du code du PS, la fonction de discrimination
considère que le message n’est pas destiné à ce SP. Lorsque le SP a la fonctionnalité STP, le
message doit alors être transféré à la fonction d’acheminement des messages.

b) Gestion du réseau sémaphore

La gestion du réseau sémaphore fournit deux principales fonctions :


1. reconfiguration en situation de défaillance
2. gestion du trafic en situation de congestion.

Des défaillances peuvent se présenter sur tous les éléments constituant un réseau SS7 : les
canaux sémaphores, les SP et les STP. Une route sémaphore est composée de ces éléments et
la défaillance d’un de ces composants rend la route indisponible, ce qui provoque le
détournement du trafic sémaphore vers d’autres routes. Une congestion peut apparaître sur
une partie du réseau sémaphore. Il s’agit alors de réduire temporairement le trafic en l’élément
encombré. Sur la base de ces considérations, la gestion du réseau sémaphore est décomposée
en trois fonctions :

• La fonction de gestion des canaux sémaphores (Signaling link management) Cette fonction
fournit les procédures nécessaires à la gestion des canaux sémaphores rattachés à un point
sémaphore donné : activation, rétablissement, désactivation. Ces canaux sont contrôlés
individuellement.
• La fonction de gestion du trafic sémaphore (Signaling trafic management) Lorsqu’un point
sémaphore devient indisponible à la suite d’une défaillance, il est nécessaire de détourner le
trafic acheminé par le canal indisponible sur d’autres canaux disponibles. De même
lorsqu’une route vers une destination donnée devient indisponible, il est nécessaire de
détourner le trafic sur d’autres routes vers cette destination. Le redéploiement du trafic est
aussi exigé à la suite d’une désactivation d’un canal ou d’une route. En cas d’encombrement
en un point sémaphore, le trafic vers ce point doit être ralenti temporairement. Le trafic doit
être détourné lors de la défaillance d’un point sémaphore et lors de son rétablissement. La
gestion du trafic sémaphore fournit un ensemble de procédures de détournement de trafic
sémaphore suite à l’indisponibilité de canal, de route ou de point sémaphore.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 63 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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• La fonction gestion des routes sémaphores (Signaling route management) Cette fonction
assure la disponibilité et la fiabilité des routes sémaphores entre deux points sémaphores. Elle
se rapporte uniquement au mode de fonctionnement quasi-associé du réseau SS7.

Figure 1.28 : Fonctions du niveau 3

MTP est t’il orienté connexion ou non connexion ? Cette question n’a pas de sens car le MTP
n’est pas un réseau de paquets ; on ne segmente pas les messages. La problématique « orienté
connexion ou sans connexion » ne se pose que lorsque l’on segmente les messages (savoir si
les paquets ou segments d’un même message suivent le même chemin).

III. LE SOUS SYSTEME UTILISATEUR Couches supérieures (4 à 7)

Le réseau sémaphore est multiservices. Il comporte ainsi plusieurs Sous-Systèmes Utilisateurs


(SSU) exploitant les services offerts par le Sous-Système Transport de Messages. Parmi les
SSU on peut citer :

• Le Sous-Système Utilisateur pour la Téléphonie (SSUT ou TUP, Téléphone User Part)


• Le Sous-Système Utilisateur pour le RNIS (SSUR ou ISUP, ISDN User Part)
• Le Sous-Système Utilisateur pour les Données (SSUD ou DUP, Data User Part)
• Le Sous-Système Utilisateur pour le Mobile (SSUM ou MAP, Mobile Application Part)

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 64 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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• Le Sous-Système pour l’Exploitation et la Maintenance (OMAP, Operations


Maintenance&Administration Part)

III.1. LE SOUS SYSTEME COMMANDE DES CONNEXIONS SEMAPHORES (SSCS OU


SCCP, SIGNALING CONNECTION CONTROL PART)

En réalité MTP3 correspond tout au plus aux sous couches basses du niveau 3 modèle OSI.
Déjà, le niveau 3 permet la commutation de paquets de alors que MTP3 route des messages de
longueur variable.

Le SCCP fournit des services supplémentaires au MTP afin de supporter des services de
réseau en mode connecté entre nœuds SS7, à la différence de MTP3 qui ne fournit des
services qu’en mode non connecté.

MTP3 délivre ses messages au point code de destination (DPC) et les aiguille (comme UDP-
TCP) vers un sous utilisateur déterminé de la couche supérieure qui peut être TUP, ISUP ou
SCCP, selon la valeur du champ SIO. Mais il ne peut adresser que 16 utilisateurs MTP (dont
SCCP) grâce au champ SER.

Le SCCP a aussi son adressage de sous système. En effet, son champ SSN identifie un sous
utilisateur dans sa couche supérieure. Parmi les sous utilisateurs de SCCP figurent la gestion
SCCP elle-même, l’ISUP, l’OMAP, le MAP qui gère les serveurs HLR, VLR et autres
Le numéro SSN est similaire au champ SIO mais SSN permet d’adresser 255 sous systèmes
(8 bits) alors que MTP3 ne peut adresser que 16 utilisateurs grâce au champ SIO (4 bits)

Le NSS est similaire au champ SER mais le SCCP permet d’adresser 255 sous-systèmes dans
un PS grâce au NSS alors la couche 3 du MTP ne peut adresser que 16 utilisateurs MTP (dont
SCCP)

III.2. LE SOUS SYSTEME UTILISATEUR POUR LE RNIS (ISUP, ISDN USER PART)

Le sous-système utilisateur pour le RNIS (SSUR ou ISUP, ISDN-User Part) est le protocole
de signalisation numéro 7 qui fournit les fonctions de signalisation nécessaires à la prise en
charge des connexions dans les réseaux à commutation de circuits nationaux et internationaux
(établissement, libération de circuits de supervision ; blocage, déblocage, interrogation,
réinitialisation de circuits). Comme son nom ne l’indique pas, le ISUP peut être utilisé aussi
bien dans des réseaux RNIS que dans des réseaux analogiques ou encore des réseaux mixtes
analogiques/numériques. Le ISUP utilise les services du MTP niveau 3 et dans certains cas,
ceux de SCCP. Il supporte par ailleurs un ensemble de services complémentaires dont les
suivants :

• Signal d’appel (CW, Call Waiting)


• Transfert de communication (CT, Call Transfer)
• Présentation d’identification de la ligne appelante (CLIP, Calling Line Identification
Presentation)
• Restriction de la ligne appelante (CLIR, Calling Line Identification Restriction)
• Communication conférence (CONF, Conference)
• Mise en garde (HOLD)
• Rappel automatique sur occupation (CCBS, Completion of Calls to Busy Subscriber)

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 65 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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• Renvoi d’appel inconditionnel (CFU, Call Forwarding Unconditional)


• Renvoi d’appel sur occupation (CFB, Call Forwarding Busy)
• Renvoi d’appel sur non réponse (CFNR, Call Forwarding No Reply)

III.3. LE SOUS SYSTEME APPLICATIONS DE GESTION DES TRANSACTIONS


(TCAP, TRANSACTIONS CAPABILITIES APPLICATIONS PART)

Le gestionnaire de transactions (TC, Transaction Capabilities) fournit les primitives


permettant l’échange d’informations entre deux applications. Le TCAP est structuré en deux
sous-couches :

• Une sous-couche Composant


• Une sous-couche Transaction

Figure 1.29 : Les sous couches de TCAP

III.3.1. LA SOUS-COUCHE COMPOSANT (TCAP)

Un composant consiste en un lancement, un résultat positif ou négatif, ou un rejet d’opération.


La sous-couche composant offre un service de gestion de composants. A l’intérieur d’un
dialogue établi, ce service modélise l’interaction entre deux entités à l’aide du concept
d’opération. Une entité émettrice demande à l’entité réceptrice l’exécution d’une opération ;
l’entité réceptrice interprète la demande, exécute l’opération si l’interprétation a été possible,
et rend compte éventuellement du résultat qui peut être positif ou négatif de cette exécution.

III.3.2. LA SOUS-COUCHE TRANSACTION (TCAP)

La sous-couche transaction offre un service de gestion de dialogue. Ce service permet à deux


entités distantes d’ouvrir, de poursuivre et de terminer des dialogues, et d’interagir entre elles
à l’intérieur d’un dialogue établi en échangeant des composants.

III.4. LE PROTOCOLE D’APPLICATION DU RESEAU INTELLIGENT (INAP,


INTELLIGENT NETWORK APPLICATION PROTOCOL)

Le protocole INAP est un protocole d’application utilisé dans le réseau intelligent. Il permet le

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 66 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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transport des messages entre les entités du RI, notamment entre le Point de Commutation de
Service (SSP, Service Switching Point) et le Point de Contrôle de Service (SCP, Service
Control Point), pour la fourniture de services du RI.

III.5. LE PROTOCOLE D’APPLICATION DU MOBILE (MAP, MOBILE APPLICATION


PART)

MAP est un protocole utilisé dans les réseaux mobiles. Les messages MAP envoyés entre les
commutateurs et les bases de données (HLR, VLR) pour supporter l’authentification des
usagers, l’identification des équipements et le roaming, sont transportés dans les réseaux
mobiles par le TCAP. Lorsqu’un abonné mobile se déplace et pénètre dans une zone couverte
par un autre MSC, le VLR intégré demande des informations sur le profil de l’abonné à son
HLR d’origine en utilisant des informations MAP véhiculées dans les messages TCAP.

III.6. LE PROTOCOLE D’EXPLOITATION ET DE MAINTENANCE (OMAP,


OPERATIONS MAINTENANCE & ADMINISTRATION PART)

Le protocole OMAP fournit les procédures de gestion et de supervision du réseau sémaphore.


Il définit les protocoles d’application et les procédures de monitoring, test et contrôle des
ressources SS7. Les procédures OMAP assurent entre autres les fonctions suivantes :

• Vérification des routes SSTM, détection de boucles, délais excessifs, et indisponibilité


des PTS ;
• Vérification des routes SCCP et gestion du routage ;
• Analyse de trafic ;
• Gestion des liens.

ARCHITECTURE DES RESEAUX

Un réseau quel qu’il soit est fondamentalement constitué de nœuds chargés du routage, de la
commutation des informations et de la gestion ou pilotage.

L’agencement physique de ces nœuds caractérise l’architecture physique du réseau, tandis


que l’organisation des règles de routage donne l’architecture logique du réseau. Une même
infrastructure physique pourra se partager entre réseaux logiques différents (réseaux
téléphonique, de données, etc…) d’architectures logiques différentes.

Constituants du réseau

On distingue cinq grands ensembles :

1. Le CPE : (Customer Premises Equipment): ou équipement terminal d’usager: C’est


l’équipement que l’abonné détient chez lui.

2. L’AN : (Access Network), ou réseau d’accès : C’est la partie du réseau qui permet la
connexion de l’usager au réseau cœur. Les réseaux d’accès sont partagés par un
nombre limité d’abonnés.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 67 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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3. Le Core Network appelé aussi backbone, ensemble des équipements qui permet
l’interconnexion de tous les AN entre eux, permet le transfert des information à haut
débit.

4. L’unité de contrôle : effectue toutes les fonctions du traitement des appels. Il peut faire
l’objet d’un réseau à part entière (réseau sémaphore)

5. L’unité d’administration : alors que le contrôle traite appel par appel, l’administration
porte sur les données et non sur les actions et manipule des données plus ou moins
permanentes

Contrôle

A A
c Coeur
c
c c
è è
s s

Administration

CPE CPE

Entités fonctionnelles

Les deux grandes fonctions qui vont engendrer du trafic dans le réseau sont :

 Les services : Le transport de la voix, des images, des données sont les principaux
services qui génèrent du trafic.

 Le contrôle ou la gestion technique (différente de la gestion commerciale fichiers


abonnés, production de factures): consiste principalement en les fonctions pour le
traitement de l’appel appelées signalisation,

L’introduction des règles de routage, l’ajout et le retrait des abonnés, l’extension du réseau
l’observation du trafic, la maintenance font partie des tâches d’administration du réseau.

Exemple : Dans une liaison poste téléphonique central, la numérotation la sonnerie les
tonalités font partie du plan contrôle tandis que la conversation constitue le service.

Topologies des réseaux

 Réseau en étoile

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 68 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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 Réseau maillé N (N-1)/2 liaisons

 Réseau en bus ou en anneau

Typique d’un back bone SDH. Les ADM (Add Drop Multiplier) permettent d’ajouter
ou d’extraire les communications

ADM ADM
ADM
ADM

 Réseaux en arbre

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 69 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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a.) Structure hiérarchisée (RTC 2G)

Commutateur de transit international

Commutateur de transit national

Centre d’abonnés

Concentrateur

Architecture arborescente hiérarchisée RTC

b.) Structure à passerelles (IP)

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 70 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Système autonome AS1

IGP

Routeur passerelle
d’accès
Routeur inter réseau

Routeur principal

EGP

Système autonome AS2

Architecture en arbre du réseau


Internet

Le protocole de routage à l’intérieur d’un système autonome est du type IGP (Interior
Gateway Protocol) tandis que le routage inter systèmes se fait avec des routages de type EGP
(Exterior Gateway Protocol)

Réseau de transport MPLS

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 71 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Dimensionnement d’un réseau de petits commutateurs

Soit N commutateurs de P ports divisés en l lignes et j jonctions chacun.

Nous supposons que toutes les lignes et jonctions sont toujours occupées. Donc les j jonctions
occupent j lignes et il nous reste ( l – j ) lignes pour ( l – j )/2 communications locales.
La condition d’équiprobabilité octroie à un commutateur du réseau, le même nombre de
j
circuits de jonction vers chacun des autres commutateurs. jc  ,
N 1
l j
que le même nombre de possibilités pour les communications locales
2

j l j
Soit : 
N 1 2

l jP

La résolution de ce système conduit à :

P 1
l (1  )
2 N
P 1
j  (1  )
2 N

On trouve par conséquent :

1. Le nombre de jonction entre deux commutateurs


j P
jc   Ce nombre décroît avec N
N 1 2N

2. Le nombre total de terminaux reliés au réseau

PN 1 P
U  l .N  (1  ) Soit : U ( N  1)
2 N 2

3. Extension maximale du réseau :

Elle est obtenue quand le nombre de jonctions entre deux commutateurs devient égal à 1.
C’est le cas pour les petits commutateurs de réseaux informatiques.

C'est-à-dire :
P P
jc  1 A ce moment N max 
2 N max 2

Ce résultat traduit le fait fondamental que le nombre maximum de commutateurs qu’on


peut installer est égal à la moitié du nombre de ports.

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 72 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


INGENIERIE DES TELECOMMUNICATIONS

En remplacent Nmax dans les équations précédentes on obtient :

Un nombre maximum de terminaux pour l’ensemble du réseau de :

P P
U max  (  1)
2 2

Un nombre de lignes et de jonctions par commutateur de :


P
lmax   1
2
P
jmax   1
2

A l’extension maximale, il y a pratiquement autant de lignes que de jonctions.


La différence de 2 ports sert au trafic local

Réseaux NGN

Ce sont des systèmes qui intègrent les voix, les données, les images

COMB POT ADS


O L Termina l
intelligent

MSAN
MSAN MI
MGW C

INTERN Switch PSTN


ET Ethernet
SS

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 73 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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ACCES :

TG : Raccordement des circuits E1


SG : Raccordement de la signalisation SS7
AG : PABX, postes ordinaires individuels (POTS) et ADSL
BGW : Raccordement des réseaux informatiques d’entreprise en FE ou GE
Intelligent Terminals : Terminaux SIP et H 323 sont raccordés directement sur le Switch

Un équipement qui réalise les fonctions TG et SG se nomme Médiagateway

On trouve aussi :
IAD : Petit AG avec un nombre limité d’accès

Chez les constructeurs on trouve :


1. Des équipements que l’on peut configurer en Médiagateway. Ex le MSG 9000 de ZTE
2. Des équipements d’accès appelés MSAG (Multi service Acces Gateway) dans lesquels
fonctionnent des cartes d’accès faisant office de AG BGW …Par exemple le MSAN
5200 de ZTE

La Multi Service Acces Gateway

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 74 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Sorties : FE GE 10 GE SS

CNIC Ethernet
Switch
Ethernet

Multicast
Control
Module MFP MFP
R R

ALC
Switch
GILC TSLC
TDM
Bus TDM
…12 cartes accès… 1 carte test ICS

Schéma logique de MSAN

Le MSAN est basé sur 2 switchs : Un Ethernet et un TDM. Le passage du bus


TDM vers le bus IP est assuré par les cartes VoIP. Un équipement fait office de
contrôle. La carte CNIC permet le natage des adresses

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 75 Yaoundé denisakam@yahoo.fr


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Bibliographie

La commutation électronique Tomes 1 et 2 Grinsec Eyrolles

Denis AKAM :Enseignant à l’ENSP 76 Yaoundé denisakam@yahoo.fr

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