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Année universitaire 2015 - 2016

Financement des PME en Afrique Subsaharienne : Cas


Transports J RENALDO

Rédigé par : ADAMAH KANKOE NEVA


Sous la direction de : JOSEPH ATTILA
Entreprise d’accueil : TRANSPORTS J.RENALDO

Mémoire pour l’obtention du diplôme de Master


Université d’Artois – Faculté d’économie – Arras – France
Ecole Supérieur de Gestion, d’informatique et des Sciences – Lomé - Togo
Financement des PME en Afrique Subsaharienne cas Transports J.RENALDO

DEDICACE

Je dédie ce travail à ma famille :

A mon père Gentil ADAMAH,

A ma mère Dina GOKA,

Pour leurs soutiens et leurs prières.

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REMERCIEMENTS

Je remercie vivement :

Le Dieu tout puissant pour la force qu’il m’a donné durant tout ce parcours,

L’administration d’ESGIS, de l’Université d’Artois ainsi que tout le corps professoral pour la
qualité des enseignements reçus,

Le Directeur Général de Transports J.Renaldo et son personnel pour l’accueil durant ma


mission,

Le Directeur Général de CONSULT SERVICES pour son management et la qualité de son


encadrement,

Mon Directeur de Mémoire, Monsieur Joseph ATTILA pour sa disponibilité et ces conseils,

Toute la promotion de MBFA 2015-2016 pour ce formidable esprit d’équipe.

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LISTE DES ABREVIATIONS

ANPGF : Agence Nationale de la Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI

AO : Activité Ordinaire

ASS : Afrique Sub-saharienne.

BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

BFR : Besoin en Fonds de Roulement

BIC : Bureau d’Information sur le Crédit

BRVM : Bourse Régionale des Valeur Mobilière

BTP : Bâtiment et Travaux Public

BVMAC : Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale

CAF : Capacité d’Autofinancement

CAFG : Capacité d’Autofinancement Globale

CFE : Centre de Formalité des Entreprises

DAS : Déclaration Annuelle de Salaire

FAEJ : Fonds d’Appui aux Initiatives des Jeunes

FCFA : Francs de la Communauté Financière d’Afrique

FNFI : Fonds National de Finance Inclusive

FPE : Fonds de la Promotion Economique

FR : Fonds de Roulement

GSE : Ghana Stock Exchange

HAO : Hors Activité Ordinaire

NSE : Nigeria Stock Exchange

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OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires

ONECCA : Ordre National des Experts Comptables et Comptable Agrée

OTR : Office Togolais des Recettes

PIB : Produit Intérieur Brut

PME : Petite et Moyenne Entreprise

PMI : Petite et Moyenne Industrie

SYSCOA : Système Comptable Ouest Africain

SYSCOHADA : Système Comptable OHADA

TAFIRE : Tableau Financier des Ressources et des Emplois

TJR : Transports J .Renaldo

UEMOA : Union Economique Monétaire Ouest Africaine

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SOMMAIRE

Dédicace………………………………………….…………………………….………….…..2

Remerciement……………………………………………………………………………….…3

Liste des abréviations…………………………………………………………………….…….4

Sommaire………………………………………………………………………………………6

Chapitre I : Généralités sur les PME d’Afrique Subsaharienne…………….…………….….12

Section I : Définition de quelques concepts……………………………….………………....13

Section II : Le poids des PME dans l’économie des pays de l’Afrique Subsaharienne

…………………………………………………………………………..……………………13

Chapitre II : Importance de la comptabilité………………………….……………………….24

Section I : SYSCOHADA et organisation comptable………………..………………………24

Section II : Les parties prenantes de la comptabilité…………….…………………… ……38

Chapitre III : Mise en place de la gestion comptable à Transports J.Renaldo

…………………………………………………………………………..………..……..……50

Section I : Mise en place de la gestion de la gestion comptable……………………………..50

Section II : Insuffisance et solutions…….…………………………………….……………..61

Conclusion Générale……………………….…………………………….……………….…..64

Référence bibliographique………………………………………………………...………….67

Annexe…………………….…………………………………………………………………70

Table des matières…………….………………………………………………………… …80

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INTRODUCTION GENERALE

Les pays africains ont connu au cours de ces dernières décennies une grande expansion
économie due à l’ascension rapide du secteur privé. Ainsi pour maintenir et accroître le
niveau économique, les entreprises ont besoin de financement pour survivre et se développer.
Et pourtant ces entreprises rencontrent d’énormes difficultés et ces difficultés pèsent
indéniablement sur le développement économique de la région.

Cependant, les difficultés de financement et la compétitivité ont limité les grandes entreprises
de faire face à la concurrence sur l’échiquier mondial. Ceci a permis l’éclosion des PME, un
développement remarquable dans le tissu des entreprises et représente la plate-forme sur
lequel s’appuie toute croissance économique mais surtout un levier puissant du secteur privé
et qui a un impact sur le développement des Pays en Développement notamment ceux de
l’Afrique Subsaharienne (Ass).

Ainsi de nos jours la mondialisation des économies, l’évolution des marchés, la rapidité des
progrès techniques et le développement conduisent les entreprises de l’Afrique Subsaharienne
à un rythme d’évolution et exigent de leurs dirigeants le point sur leurs entreprises pour
assurer leurs croissances et leur financement. La plupart des PME de l’Ass sont risquées à
financer en raison du manque d’informations sur leur capacité de remboursement 1. La
difficulté la plus courante est celle liée à l’analyse du risque associée aux prêts et la majorité
des PME n’arrive pas à fournir les informations nécessaires à cette analyse décisive.

Ainsi pour optimiser la rentabilité et améliorer le financement, la gestion des entreprises de


l’Afrique subsaharienne doit intégrer harmonieusement toutes les fonctions de l’entreprise à
savoir, la fonction technique, commerciale, financière, de sécurité, comptable et enfin la
fonction administrative 2.

La comptabilité organe de vision de toute entreprise (H.Fayoll ; 1916) et base de la fonction


financière est indispensable dans l’amélioration du financement de l’entreprise car elle joue
un rôle prépondérant en tant que système d’information sûr et fiable à destination des divers
partenaires économiques.

1 : Céline Kauffmann, Fnancement des Entreprises, Repères n°7


2 :H.FAYOLL, Administration Industrielle et Générale, 1916, (Dunod)

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Aussi pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, cet organe implique, le


respect des procédures, une organisation répondant aux exigences de collecte, de tenue, de
contrôle, de présentation, de communication et de vérification.

A ceci l’indifférence dans laquelle on le tient dans la plupart des PME en Ass, prouve qu’on
ne se rend pas compte des services qu’il offre à l’entreprise et son absence créerait des
problèmes internes et surtout lorsque l’entreprise cherchera des ressources pour financer ces
actifs.

L’amélioration de l’environnement des affaires passe inlassablement par le biais de


l’information, facteur clé de la prise de décision de prêt. Ainsi le financement des PME n’est
qu’une prise de décision des acteurs financiers surtout sur la base des informations recueillies
sur ces dernières.

Les PME d’ASS conscientes du rôle de l’information dans le financement, produisent des
états financiers à chaque utilisateur du document par rapport à leur intérêt, et cela crée
l’asymétrie d’information entre les dirigeants des entreprises et les acteurs financiers.

L’asymétrie d’information constitue un facteur essentiel aux difficultés que rencontrent les
PME dans l’accès au financement et ralentie l’économie de pays de l’ASS.

Conscients de ce fléau, les Etats se regroupent en communauté et signent des traités pour
mettre sur place des réglementations comptables communes aux pays adhérents.

Ces traités ont permis la création des groupes de cabinet comptable compétent et crédible,
servant d’intermédiaire entre les acteurs financiers et les entreprises et participant à la
diffusion de l’information sur la solvabilité des entreprises et contribuent ainsi à la diminution
du taux d’asymétrie d’information.

L’OHADA l’un des traités inédit en ASS compte parmi ces adhérents le TOGO,
l’environnement dans lequel l’entreprise TRANSPORTS J.RENALDO œuvre.

L’article 2 de l’Acte Uniforme Portant Organisation et Harmonisation des comptabilités des


Entreprises du 23/03/2000, portant adoption d’un référentiel comptable commun au sein de
l’UEMOA dénommé : SYSCOA, fait l’obligation « à toutes les entreprises soumises aux
dispositions du Droit commercial, les entreprises publiques, parapubliques, d’économie mixte,
les coopératives et, plus généralement, les entités produisant des biens et des services
marchands ou non marchands, dans la mesure où elles exercent, dans un but lucratif ou non,

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des activités économiques à titre principal ou accessoire qui se fondent sur des actes répétitifs,
(1)
à l’exception de celles soumises aux règles de la comptabilité publique » de tenir une
comptabilité . TRANSPORTS J. RENALDO, une entreprise œuvrant dans le secteur du
transport routier a sollicité le cabinet Consult Services pour la tenue de sa comptabilité afin de
disposer d’un système d’information financière fidèle à l’image de l’entreprise et respectant
les normes prédéfinies par l’OHADA car les remarques faites furent les suivantes :

- L’absence d’un service comptable


- L’absence d’une comptabilité suivant les normes OHADA,
- L’impossible à Transports J. Renaldo de déposer les états financiers annuels suivant le
référentiel français au Togo
L’absence d’analyses et des synthèses pertinentes du au fait de la cohérence maximale établit
par le SYSCOAHADA entre l’analyse du bilan, du compte de résultat et du Tafire par la mise
en évidence, des masses ou flux liés aux activités ordinaires et des masses ou flux liés aux
activités non ordinaires.

La prise en considération de ces remarques nous amène donc à choisir pour thème : « LE
FINANCEMENT DES PME EN AFRIQUE SUB SAHARIENNE ». A cet effet il est
primordial de savoir si l’organisation de leur système d’information et de gestion ainsi que la
production des états financiers annuels fiables existent-ils pour permettre aux banques
d’évaluer à bon escient leur capacité d’endettement et de remboursement des crédits lors de la
demande de financement.

C’est la raison pour laquelle on est amené à poser la question suivante :

« Comment les systèmes d’information et le recours à un cabinet comptable pour la


production des états financiers permettent-ils d’améliorer le financement des PME cas
Transports J.RENALDO? »

Deux questions essentielles se dégagent de la problématique de cette gestion comptable.

La générale est : comment mettre en œuvre une comptabilité conforme à la norme en vigueur
dans la zone UEMOA au sein de TRANSPORTS J. RENALDO (T.J.R) ?

La spécifique est : comment est perçue la gestion comptable à TJR ?

(1) :O.Sambé &I.Diallo,le praticien comptable ,page 942

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L’objectif général poursuivi est celui d’améliorer la qualité de l’information comptable au


sein de TJR.

L’objectif spécifique est de permettre aux dirigeants de prendre de meilleures décisions.

La démarche méthodologique a consisté à :

- Prendre connaissance de l’existant,


- Créer un plan comptable dans le système informatique,
- Régulariser le traitement comptable.
Ce document sera présenté en quatre chapitres.

Le chapitre I présentera les PME d’Afrique Subsaharienne et leur financement.

Le chapitre II exposera l’approche théorique de la comptabilité en mettant en exergue


l’importance de la comptabilité dans le financement.

Le chapitre III l’impact de l’information dans la décision de prêt.

Le chapitre IV arborera les étapes de la mise en place de la gestion comptable à


TRANSPORTS J. RENALDO ainsi que les recommandations élaborées sur la base des
insuffisances relevées.

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES PME D’ASS

A travers ce chapitre, nous présenterons des PME en Afrique Subsaharienne. Après la


définition des PME et son poids dans l’économie, nous montrerons ces caractéristiques et
contraintes inhérentes, en fin nous présenterons les difficultés et les approches pour
l’amélioration de leur financement.

SECTION I : DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTS

1/ Concept de la PME en Afrique Subsaharienne

De nombreux analystes considèrent la PME comme une entreprise à ambiance conviviale, le


vivier sur lequel toutes les sociétés modernes doivent s’appuyer pour transformer le
capitalisme ancien en un capitalisme entrepreneurial.

La PME, c’est l’entreprise qui investit, qui embauche et qui innove. La diversité des cas est
telle qu’il convient de dire les PME car il est impossible de donner une seule image tant les
représentations diffèrent selon les pays et selon les organismes. 3

En se référant à la définition de la BCEAO est considérée comme PME toute entreprise dont
l’encours est inférieur à trente millions de FCFA.

Au Sénégal une PME est caractérisée par les critères et seuils suivant :

Effectif inférieur à 250 (deux cent cinquante mille) employés

Tenue d’une comptabilité selon le système normal en vigueur au Sénégal et certifiée par un
membre inscrit à l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agrées (ONECCA)

Le chiffre d’affaires annuelles doit être compris entre cinquante et quinze milliards de FCFA.

Au Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR) appelle par PME, toute entreprise dont le
chiffre d’affaires annuelle hors taxe est compris entre cinquante millions et cinq cent millions
FCFA.

La charte des PME de l’UEMOA, propose une définition précise et consensuelle. Dans
l’article 2 de cette charte nous allons voir la définition des micros entreprises, des petites
entreprises et des moyennes entreprises.

3 :Olivier Torres,Les PME,Dominos Flamarion

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II/ Charte des PME de l’UEMOA

La notion de PME inclut celle de PMI.

Au titre de la présente Charte, on entend par Petite et Moyenne Entreprise, toute personne
physique ou morale, productrice de biens et/ou services marchands, immatriculée au registre
du commerce ou des métiers selon les pays, qui est totalement autonome et dont l’effectif ne
dépasse pas deux cent (200) employés permanents et le chiffre d’affaires hors taxes annuel
n’excède pas un milliard (1000 000 000) de F CFA, avec un niveau d’investissement inférieur
ou égal à deux cent cinquante millions (250 000 000) F CFA.

L’entreprise doit être légalement déclarée et doit tenir une comptabilité régulière.

La PME comprend la Micro Entreprise, la Petite Entreprise, la Moyenne Entreprise.

II-1/Micro - entreprise

La Micro – Entreprise est définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de
dix (10) personnes et qui réalise un chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à trente
millions (30 000 000) F CFA, avec un niveau d’investissement inférieur ou égal à trois
millions (3 000 000) CFA. Elle tient une comptabilité allégée de trésorerie.

II-2/ Petite entreprise

La Petite Entreprise est définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de
cinquante (50) personnes et qui réalise un chiffre d’affaires hors taxes supérieur à trente
millions (30 000 000) F CFA et inférieur ou égal à cent cinquante (150 000 000) F CFA avec
un niveau d’investissement inférieur ou égal à cinq millions (5 000 000) F CFA. Elle tient une
comptabilité en interne ou par un Centre de Gestion Agréé ou toute autre structure similaire
reconnue dans l’Etat membre concerné.

II-3/ Moyenne entreprise

La moyenne entreprise est définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de
deux cent (200) personnes et qui réalise un chiffre d’affaires hors taxes supérieur à cent
cinquante millions (150 000 000) FCFA et inférieur ou égal à un milliard (1000 000 000) avec
un niveau d’investissement inférieur ou égal à deux cent cinquante millions FCFA. Elle tient
une comptabilité selon le système normal en vigueur dans l’espace UEMOA.

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Au titre de la présente Charte, lorsqu’une entreprise réalise un chiffre d’affaires supérieur à un


milliard (1 000 000 000) FCFA, indépendamment du nombre d’emplois, elle n’est plus
considérée comme une PME mais une grande entreprise.

Section II : Le poids des PME dans l'économie des pays de l’Afrique


Subsaharienne

Cette section a pour ambition de faire ressortir la contribution des Petites et Moyennes
Entreprises par rapport à l'ensemble du tissu des entreprises des pays de l’Afrique
subsaharienne. L'importance numérique des PME ainsi que leur apport en termes d'emplois,
de valeur ajoutée et de chiffres d'affaires seront précisées au niveau global mais aussi dans
chacun des quatre macros secteurs (Agro-industrie, Bâtiment et Travaux Publics, Commerce
et Services).

I/ L’importance des PME

Actuellement, les PME, de par leur importance numérique, constituent la base du tissu
économique du des pays de l’ASS. L’importance du rôle des PME dans la croissance
économique aujourd’hui ne fait plus l’ombre d’un doute. Elles représentent non seulement le
support sur lequel s'appuie toute croissance économique mais un levier puissant du secteur
privé qui a un impact considérable sur le développement de ces pays. De par leur nombre,
elles ont connu au cours de ces dix dernières années une croissance remarquable, même si
leur caractère familial fait d’elles des structures spécifiques, on estime qu’elles génèrent 22 à
50% du PIB 4.En effet, en 2003 le poids des PME dans le tissu économique Sénégalais était de
80% et représente 30% du PIB 5.Les PME représentaient pour la même année 90% des
entreprises immatriculées soit plus de 80.000 PME/PMI.

Elles constituent pour les pays subsahariens un excellent instrument de lutte contre le
chômage et la pauvreté. Ainsi Ces PME interviennent surtout dans le domaine des services en
particulier dans le commerce et dans l’agro industrie. Le Nigeria principal pays de l’ASS, les
PME occupent 95% dans l’activité manufacturière, 70% de l’emploi industrie, (Kaufmann ;
2005).

4 :Lefilleur .J« Comment améliorer l’accès au financement des PME en Afrique Subsaharienne ? »,Le monde contemporaine
5 :www.institut-numérique.org,caractéristiques,généraux des PME/PMI en Afrique,2013

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La distribution des entreprises par secteur montre que la prédominance des PME constatée
dans l'ensemble de l'économie n'est pas le fait d'un secteur particulier.

L'importance numérique des petites et moyennes entreprises dans le tissu économique des
pays de l’Afrique subsaharienne est donc largement vérifiée. Avec cette majorité écrasante
dans le tissu économique, il serait important de savoir si leur poids économique reflète bien
leur part au niveau de certains agrégats économiques.

II/La contribution des PME en emploi et en valeur ajoutée.

La contribution des PME à l’emploi et à la création de la richesse est en contraste avec leur
importance numérique dans le tissu industriel

II-1/La contribution des PME en emploi.

Les PME de pays de l’Afrique subsaharienne participent à 50% de l’emploi malgré leur grand
nombre dans l’économie. Une grande partie des emplois est assurée par les grandes
entreprises qui représentent, cependant, moins de 5% de l'ensemble des entreprises. Au niveau
sectoriel, on observe une particularité du Commerce et du BTP. Dans le commerce plus de
deux emplois sur trois sont fournis par les PME, alors que dans les BTP 21% en 2001 6. En
effet l’embauche dans le secteur des BTP est très saisonnière et dépend des contrats qui
varient d’une année à une autre.

En fin le secteur informel est souvent dans les pays d’Afrique subsaharienne la principale
d’emplois notamment pour les populations locales. Il faut cependant souligner que le regain
d’intérêt à l’égard des PME ont permis la création des ministères chargés des PME et la mise
en place et de la mise en place des politique fiscales incitatives dans l’ensemble des Etats de
l’Afrique subsaharienne.

Au Sénégal l’impôt est passé de 33% à 25% en Janvier 2007.Au Togo aussi l’impôt est passé
de 30% à 29% en 2013 7. Des mesures ont été prises pour simplifier les procédures
administratives de création d’entreprises privées avec la mise en place mise en place du centre

6 : tel que cité dans la revue de l’OCDE sur le développement, édition 2004/2(n°5), éd de l’OCDE, pages372
7 :Changement apporté dans la loi de finances gestion 2013,Code Général des Impôts.

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de facilitation des procédures administratives (CFE pour le Togo), ramenant ainsi le délai de
création d’entreprises à 48 heures. D’autres part les Etats ont mis également des structures
d’appui au financement des PME comme le FPE au Sénégal. Au Togo le Gouvernement a
développé des produits de finance inclusive pour booster l’économie à la base. On peut citer à
ce titre le FNFI, le FAEJ, l’ANPGF.

II-2/La contribution des PME en Valeur Ajoutée.

La valeur Ajoutée est l’expression de la création ou de l’accroissement de la valeur que les


PME apportent aux biens et services grâce à leur fonctionnement. Ainsi si elles représentaient
le tiers de la valeur ajoutée en 1998, la contribution des PME de l’Ass dans la création de la
richesse n'est plus que 28% et 29% respectivement en 2002 et 2003.Selon les enquêtes de
prévision macroéconomique 2015,effectuées par la Division Prévision du Ministère de
l’Economie et des Finances du Togo, la contribution des entreprises togolaise en valeur
ajoutée de 2014 et 2015 est respectivement de 1.014.250 et 1.071.397 millions de francs CFA
et une prévision 2016 de 1.121.515,ce montre les efforts des entreprises au développement de
l’économie togolaise.

SECTION 3 : LES CARACTERISTIQUES ET CONTRAINTES


INHERENTES AUX PME DE L’ASS

Les PME de l’Ass présentent des caractéristiques qui sont susceptibles d’être énumérées.

I/ Les caractéristiques des PME

Le rapport Kenya du Bureau International du travail en 1972 définit les PME par les traits
suivants : « propriétés familiales, échelle restreinte des opérations techniques à forte intensité
de main d’œuvre, qualifications acquises en dehors du système scolaire par l’apprentissage,
marché échappant à tout règlement et ouvert à la concurrence, recours aux ressources
8
locales ». Par ailleurs l’activité économique se fond dans l’activité sociale et la production
est d’avantage commandée par les besoins quotidiens de dépense du ménage que par une
stratégie planifiée.

8 : Secteur privé&Developpement, « Le financement des PME en Afrique subsaharienne »,revue de PROPARCO,numero 1 mai 2009.

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D’autre part les PME de l’Ass se caractérisent par :

L’inadéquation des équipements notamment dans le secteur d l’agro-industrie et de l’artisanat.

La faible qualité des produits couplée des problèmes de finition et d’emballage qui limitent
les PME de l’Ass d’avoir accès au marché extérieur fortement réglementé.

La difficulté de s’imposer sur le marché intérieur du fait du pouvoir d’achat trop faible de la
population et des produits importés notamment les produits chinois.

II/Les contraintes inhérentes au PME

Les PME de l’Ass souffrent de quelques contraintes qui les rendent inexistantes sur
l’échiquier international. Parmi elles on a :

Le système d'information le principal élément est le manque de transparence dans la gestion.


En effet, les PME ont généralement un système d'information et de gestion défaillant qui ne
permet pas aux structures de financement notamment les banques d'obtenir une information
financière exhaustive et fiable. On note une absence de procédures comptables claires et des
états financiers permettant de statuer sur la capacité d'endettement et de remboursement de
l'entreprise. Cette absence de transparence et d'informations fiables accroît le risque pour les
acteurs financiers.

La structure financière : l'élément déterminant est le niveau des fonds propres c'est-à-dire le
niveau de capitalisation de l'entreprise. C'est un élément important dans la mesure où il
désigne le degré d'engagement des propriétaires de l'entreprise dans la recherche de crédit.
Compte tenu de l'intérêt que les institutions financières attachent au niveau des fonds propres,
leur faiblesse limite la volonté de celles-ci d'apporter leurs soutiens au PME en matière de
financement de leur actif.

Les garanties : face à l'insuffisance des fonds propres et au manque de transparence


financière, certaines banques ferment les yeux mais exigent d'importantes garanties
notamment physiques (hypothèques) dont la plupart des PME ne disposent pas.

L’insuffisance dans la mobilisation des ressources longues :Cette insuffisance provient du


manque de développement du capital investissement, de l’absence des investisseurs
institutionnels, du manque de développement des institutions de sécurité et prévoyance
sociale, basé sur le principe de la répartition, qui contribuerai à mobiliser l’épargne. Par

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ailleurs on note un faible développement des caisses de sécurité sociales du faite de la


prééminence de l’emploi informel. Le crédit bail tarde à se répandre en Afrique subsaharienne
du faite de l’étroitesse des marchés, de l’absence d’un cadre juridique et fiscal approprié. Au
Togo moins de 1% des entreprises ont recours au crédit-bail. Le secteur d’assurance a aussi sa
part dans l’insuffisance des mobilisations des ressources longues.

L’inadéquation de l’administration de la justice : le cadre juridique est un élément clé de


l’environnement des affaires car le prêt bancaire est contrat qui nécessite autant, sinon plus de
sécurité que n’importe quel contrat et les Etats doivent affermir ce secteur pour renforcer la
confiance et promouvoir l’économie.

Le manque de professionnalisme des promoteurs : les promoteurs de projet ne sont pas bien
forés sur les techniques d’élaboration du plan d’affaire ce qui rend difficile l’analyse des ces
document par les acteurs financiers.

Section IV : Le financement des PME et leurs difficultés

Il ressort du débat sur le développement économique de l’Afrique subsaharienne (ASS) que


les autorités publiques misent plus sur la performance du secteur privé, en particulier sur celle
des petites et moyennes entreprises (PME). Cependant, l’accès au financement reste plus
difficile pour les PME en Afrique. Plusieurs études estiment que plus de 80 % des PME font
face à des contraintes de financement importantes9 ,car la reforme introduite par la BCEAO
(Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) en 1975 a supprimé la distinction entre
les banques commerciales et les banques de développement et les normes prudentielles plus
strictes leurs sont imposées suivant la nature d’activité qu’elles financent et donc de ce fait les
banques ne financent que les activités qu’elles jugent rentables et négligent davantage les
PME. Par ailleurs les banques africaines sont réticentes à accorder des concours aux PME car
pendant longtemps leur système financier ont dû faire face à des risques élevés et à des coûts
de transaction très importants lorsqu’il s’agissait de financer les PME.

9 : www.bceao.org

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Cette situation s’observe dans la majorité des pays, y compris ceux qui ont connu une forte
croissance sur la dernière décennie (Bénin, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Mali,
Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda,

Tanzanie, Zambie…) où la part des crédits octroyés par les banques au secteur privé n’a pas
dépassé 20% du PIB en 2007. 10

Le tableau ci-après présente la situation les crédits accordés par les banques au secteur privé
par rapport au PIB en (%) en 2007.

Rép Centrafricaine 38,1 44,5 Guinnée-Bissau 7,2 4,9


Tchad 3,5 2,7 Kenya 25,2 25,3
Comores 8,4 5,7 Lésotho 13,9 9
RDC 0,7 2,8 Madagascar 8,1 9
Congo 5,8 2,4 Malawi 4,6 6,2
Côte d'Ivoire 15 14,7 Mali 15 17,2
Guinée Equatoriale 2,7 2,5 Maurice 56,7 76,7
Namibie 42,3 55,6 Afrique du Sud 64,5 75,3
Niger 4,6 8,8 Tanzanie 3,9 12,4
Nigéria 10,9 18,3 Togo 16 18,8
Rwanda 9,5 10,2 Ouganda 5,5 9,6

Source :FMI, WWW.imfstatistics.org/imf/

Notons que les PME rencontrent deux grands problèmes d’ordres financiers et comptables
dans la recherche de financement. Il s’agit d’une part de l’absence du fonds de roulement et
d’autre part l’insuffisance des fonds propres (St Pierre,1994,Bruno et,1987,Laitinien 1992)11
.Pour les analystes, les dirigeants des PME ne se souciaient pas de l’équilibre de leur structure
que constitue le Fonds de Roulement (FR).Quant-aux entrepreneurs, ils se plaignaient du
refus quasi-systématique des banquiers sous prétextes d’une insuffisance de fonds propres et
des garanties éventuelles à offrir pour atténuer le risque de non remboursement.

La position des banquiers et des entrepreneurs montre à quel point les PME d’énormes
difficultés dans le processus de financement, alors qu’elles constituent le noyau du
développement du tissu économique des pays de l’Afrique Subsaharienne.

10 :cité par Emilio Sacerdoti,Conseiller au département afrique FMI,revue de proparco ;Num 1,Mai 2009

11 :Tel que cité par Dagobert Ngongang, « Le financement du haut de bilan dans les PME camerounaises et Tchadiennes »,Revue

Congolaise 2012/1 ;P45-80.

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I/La capacité d’endettement des PME de l’Afrique subsaharienne

Toute entreprise dans le cadre du financement peut recourir à des emprunts ou à ces fonds
propres. Les PME disposent d’une marge d’endettement très limitée, or la capacité
d’investissement reste liée à la capacité d’endettement.

Le choix entre le financement par capitaux propres et le recours à l’emprunt reste parfois
théorique dans la mesure où ils existent des limites d’origines bancaires aux possibilités
d’endettement qui sont-elles liées à la mauvaise organisation du système de gestion et
d’information financière et comptable qui sont des outils par excellence des analystes de
crédit. Parmi les limites d’endettement, on peut énumérer :

La limite relative à la nature et à l’importance du risque à financer. Cette limite tient du fait
que les banquiers exigent des suretés réelles afin de protéger le crédit. Ces suretés réelles
doivent dépasser le montant de l’emprunt. C’est la considération du risque qui explique en
partie la réticence des banquiers à financer l’insuffisance des capitaux propres.

La limite relative à la structure financière. Une première constitue l’endettement en long


terme par rapport aux capitaux propres. Cette limite s’exprime comme l’encours de crédit à
long et moyen terme majorée du crédit sollicité et doit être inférieur ou égal aux capitaux
propres. Elle peut s’écrire sous d’un ratio nommé ratio d’endettement à moyen et long terme :
Total des crédits à moyen et long terme/capitaux propres supérieur ou égal à un. Une
deuxième limite consiste à comparer les capitaux propres avec les dettes à long terme et
s’exprime par rapport au total passif sous de ratio : capitaux propres/total passif appelé
couramment ratio d’indépendance et ne peut être inférieur à 20%.

Pour solliciter un concours bancaire il faut faire des prévisions sur l’évolution de l’activité et
cette ne peut se faire correctement que par une bonne organisation du système d’information
sûre, fiable et conforme à l’image de l’entreprise car c’est le bon contrôle de gestion qui
permet à chaque structure de suivre l’activité et par conséquent de rembourser ces
engagements. Parce que le banquier ne manquera jamais de vérifier année par année les
informations comptables et financières regroupées dans un document appelé les états
financiers qui accompagne la demande de crédit. Ainsi la limite d’endettement qui en résulte
se traduit sous la forme de la capacité d’autofinancement (CAF) qui doit être supérieure à
l’annuité de remboursement. Les PME doit tenir compte de cette CAF afin de rémunérer le

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capital et ainsi financer l’investissement à venir ainsi que l’augmentation du besoin en fon de
roulement (BFR). L’interrogation actuelle est de savoir s’il faut privilégier les capitaux
propres ou les capitaux d’emprunts d’où l’effet de levier. L’effet de levier à une incidence sur
la rentabilité des capitaux propres ou au recours plus ou moins à l’endettement d’où un bon
contrôle de gestion s’impose au PME de l’ASS afin de suivre l’évolution de l’activité et de
permettre aux décideurs de gérer avec et efficacité et efficience les ressources de l’entreprise.

II/ Les besoin de financement des PME de l’Afrique subsaharienne.

On distingue diffèrent besoin de financement. Parmi eux on peut citer :

- Le besoin de financement lié à l’implantation (investissement et fonds de roulement de


départ)
- Le besoin de financement du développement de l’activité.
- Le besoin de financement du fonds de roulement ordinaire.
- Le besoin de financement des marchés spécifiques à la réalisation des commandes
importantes
- Ces besoins de financement se regroupent en trois catégories lors de la demande de
crédit il s’agit des :
- Crédits d’investissement
- Les crédits de trésorerie
- Les crédits ou engagement par signature (cautions).

III/Les Sources de financement possible des PME

Les PME disposent de deux principales sources de financement : le financement interne et le


financement externe.

III-1/ Le financement interne

En Afrique subsaharienne, l’essentiel des investissements proviennent de l’épargne


personnelle mais aussi des parents et amis car à la création concours bancaires sont quasiment
impossible. Le cycle d’exploitation aussi est souvent financé par les ressources personnelles et
le fonds de roulement (FR).

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12
Ce type financement est le plus usité dans notre pays le Togo soit 95% et regroupe le
financement endogène et le financement informel financement endogène concerne les fonds
propres (épargne personnelle ajoutée à celle des parents et amis). Ainsi la plupart des PME de
l’Afrique subsaharienne sont des entreprises familiales. Il existe un autre type de financement
qui consiste à mobiliser les épargnes personnelles afin d’en faire bénéficier de façon cyclique
à l’un des membres de la tontine. Néanmoins la petitesse des montants reçus pousse les
entrepreneurs à recourir au financement externe.

III-2/Le financement externe

Le financement externe peut provenir des sources comme :

2-1/Les ressources bancaires

Au cours de ces dernières décennies l’Afrique a connu un avancé remarquable dans le secteur
bancaire. Au Togo le nombre total des banque commerciales est passé à seize (13) depuis
2015.cette augmentation montre le développement de l’activité de prêt dans le pays. Les
principaux indicateurs publiés par la BCEAO permettent de constater une augmentation de
l’activité bancaire au Togo en termes de crédit octroyé à l’économie.

Le tableau ci après présente la situation des crédits octroyés à l’économie par les banques
togolaise de 2012 à 2015 en millions de FCFA.

Libellé 2012 2013 2014 2015


Crédits totaux à court terme 329.409 363.340 358.108
393.143
Crédits totaux à moyen terme 239.862 286.546 338.785
416.291
Crédits totaux à long terme 11.062 12.362 17.394
28.009
Source : www.BCEAO.int

12 : concerne l’enquête effectuée par l’auteur auprès de quelques chefs d’entreprise.

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2-2/Le marché financier

En Afrique subsaharienne le marché financier est un moyen financement en plein essor. En


2012 le nombre de marché financier est passé à 23 en Afrique et plus de deux tiers des pays
africains sont couverts par une bourse régionale ou locale avec en tête de liste en Afrique
subsaharienne l’Afrique du sud, le Nigéria et le Kenya. La capitalisation boursière augmente
sans cesse à cause de la stabilité politique grandissante, un climat d’affaire favorable et une
performance remarquable des marchés financiers sur les dix dernières années. Au Nigéria, par
exemple environ 4 milliards de dollars ont été levés sur la seule bourse de Lagos en 2005 et
2008 pour recapitaliser le secteur bancaire en crise. 13

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) dont le siège se trouve à Abidjan
regroupe les pays de l’UEMOA et la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale
(BVMAC) où le siège se trouve à Libreville et regroupe cinq (5) pays. La BRVM et la
BVMAC sont les bourses régionales, par ailleurs on dispose des bourses locales comme la
Ghana Stock Exchange (GSE), La Nigéria Stock Exchange (NSE) qui sont très actives.

2-3/La Micro finance

Les opérateurs à faible revenu non servis par le secteur bancaire représentent une part
importante de la population de la zone francs. Pour satisfaire cette demande, des services
financiers se sont développés dans cette zone. Ces institutions de microcrédit se sont imposées
et constituent aujourd’hui un circuit de financement alternatif pour une portion non
négligeable de la population entreprenante n’ayant pas accès aux crédits classiques. Leur
suivi, fondé sur la réglementation des Systèmes Financiers décentralisés (SFD) est assuré par
la direction nationale de la BCEAO.

Par ailleurs il parait de plus en plus claire qu’il être une réponse efficace et durable à la
problématique du financement des entreprises car les taux d’intérêt pratiqués par les
institutions de micro finance sont trop élevé, souvent proche de l’usure, pour garantir une
bonne compétitivité des projets, les maturités sont plutôt courtes et les montants des prêts peu
élevés, ce qui limite leur impact même leur nombre augmente de façon considérable.

13 : Secteur Privé & Développement, la revue de PROPARCO, Numéro 5. Mars 2010

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L’amélioration du financement en Afrique subsaharienne ne peut se faire que par


l’amélioration du climat d’affaire, du système juridique, de l’Etat à travers le soutien de la
Chambre du commerce dans la formation des dirigeants d’entreprises, et dans la création des
Centre de Gestion Agrée ,du soutien du Bureau d’Information du Crédit (BIC) inauguré par la
BCEAO en juin 2016 et enfin du système d’information afin de faciliter l’analyse des
documents comptables par les investisseurs et les bailleurs de fonds.

CHAPITRE II- IMPORTANCE DE LA COMPTABILITE

Ce chapitre nous permettra de voir la comptabilité comme système d’information et outil de


décision au sein d’une entreprise. En premier lieu, nous parlerons du SYSCOHADA et de la
comptabilité dans sa généralité. En second lieu, nous présenterons les acteurs de la
comptabilité.

SECTION I. SYSCOHADA ET ORGANISATION COMPTABLE

Dans l’optique d’instaurer des pratiques comptables uniformes dans la région de l’Afrique de
l’Ouest et de l’Afrique Centrale et de disposer des données homogènes sur les entités
produisant des biens et services, il a été adopté, un référentiel comptable nommée
SYCOHADA, le 1er janvier 2001 pour les comptes personnels des entreprises et le 1er janvier
2002 pour les comptes consolidés et les comptes combinés.

Selon l’article 1 du référentiel du SYSCOHADA : « toute entreprise ... doit mettre en place
une comptabilité destinée à l’information externe comme à son propre usage. » Pour mieux
percevoir la portée de cet article, nous arborerons quelques définitions de la comptabilité.

I/. Définition de la comptabilité

Mémoire, sans laquelle le bon fonctionnement de l’entreprise pourrait être remis en


cause14, la comptabilité est définie de plusieurs manières par d’autres auteurs. Nous allons
présenter certaines de ces définitions.

Selon Colasse (1996), la comptabilité est « un système d’information ayant pour objet, à des
fins multiples et mal connues du comptable lui-même, de représenter l’entreprise. »

14 : SAMBE O. & DIALLO M.I. (2003), Le Praticien Comptable Système Comptable OHADA, 3ème Edition comptable et Juridiques, Dakar-SENEGAL 1055p

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Pour Marques (1985) « la comptabilité est un système d’organisation de l’information


financière permettant ; de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées ; de fournir
après traitement approprié, un ensemble d’informations conforme aux besoins des divers
utilisateurs intéressés ».

Maeso, Philipps et Raulet (1996), vont jusqu'à comparer l’entreprise à un être humain. Pour
lui : « sans comptabilité, l’entreprise est privée de mémoire, d’une partie de ses facultés de
raisonnement, et elle est amputée des principaux organes de son système sensoriel ».

Jacques et Pauline de Saint-Front présentent la comptabilité comme une discipline pratique,


consistant à schématiser, répertorier et enregistrer les données chiffrées permettant de refléter
et de qualifier, pour un agent ou une entité, aussi bien l'ampleur de son activité économique
que ses conséquences sur l'inventaire de son patrimoine. Dans le domaine commercial et
administratif, cette discipline est mise en œuvre par le comptable ou l'agent-comptable.

La comptabilité peut être définie comme une : « discipline permettant de répertorier tous les
mouvements de flux, les dépenses et les recettes de l’entreprise. Bien comprendre le
fonctionnement et les enjeux de la comptabilité est donc primordial pour bien gérer sa
société.

Par ailleurs, la comptabilité d’une entreprise est prépondérante car elle permet de connaître les
performances et l’état général de l’entreprise et donc de pouvoir analyser les stratégies. Elle
pourra alors être considérée comme un outil de gestion.

Pour Sere, Konate et Ekon (2008), la comptabilité est un système cohérent d’informations et
de communications au service de l’entreprise, aussi bien sur le plan interne (information des
dirigeants) que sur le plan externe (information des banques, du public, des administrations,
des investisseurs potentiels)2.

Construction humaine finalisée, la comptabilité est conçue et aménagée pour fournir des
informations quantitatives, en termes monétaires, sur l’entité qu’elle décrit dans sa structure et
dans ses activités : il s’agit donc d’une technique, d’un outil qui doit être adapté à cette
finalité qui est sa seule justification.3

2 SERE S., KONATE S., EKON S. (2008), Pratique et actualités du système comptable OHADA, Séminaire de
formation, professionnelle du 17 au 19 mars 2008 à l’hôtel IBIS-Lomé(TOGO).

3 : SYSCOA (1996), Plan Comptable Général des entreprises, édition de Foucher, Paris N°12274

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Le dictionnaire petit Larousse 2010 définit la comptabilité comme technique de mesure de


l’activité d’un agent économique.

Pour d’autres auteurs, la comptabilité se définit encore comme un processus qui permet de
satisfaire les besoins en informations des tiers, internes (dirigeant, cadres, …) ou externes
(banquiers, actionnaires, fournisseurs, …) à l’entreprise.

Ces informations leur permettront d’analyser la situation de l’entreprise et de prendre des


décisions.

Notons, qu’il existe deux types de comptabilité à savoir : la comptabilité financière ou


générale et la comptabilité de gestion ou analytique.

Selon Pigé (2000) : « la comptabilité générale , sous ses différentes formes, constitue, cet
outil irremplaçable pour non seulement disposer d’une information synthétique et globale sur
les transactions réalisées au cours d’une période par une entité déterminée, mais aussi pour
évaluer et justifier à une date donnée la situation des avoirs et des dettes de cette même
entité. » 4Oui, La comptabilité financière est orientée vers l'information externe. Elle permet
de répondre aux obligations légales (présentation des comptes annuels, déclarations fiscales et
sociales…) et élabore des documents synthétiques permettant de retracer la situation
financière de l'entreprise au moins une fois par an. Les documents de synthèse feront l'objet
d'une analyse financière permettant aux gestionnaires de prendre les bonnes décisions.

L’encyclopédie de la comptabilité de COLASSE (2000), nous dit que : « l’idée d’une


comptabilité de gestion littéralement, d’une comptabilité représentative de l’activité de ceux
qui gèrent, se confond historiquement avec l’émergence de la comptabilité générale, puisque
cette dernière, construit, avec le compte de résultat, une image globale de la performance
organisationnelle. Fondamentalement cette image exprime en effet le degré de respect du
principe de gestion essentiel qu’est le maintien de l’organisation. 5»

En effet, la comptabilité de gestion est, orientée vers l'information interne. Elle regroupe le
calcul des coûts indispensables pour déterminer le caractère bénéficiaire ou déficitaire d'une
activité, la prévision et le contrôle de gestion pour confronter prévisions et réalisations, et les
analyses statistiques permettant d'analyser le degré de réalisation des objectifs. C'est un
instrument de prévision et d'orientation.

4
Benoît PIGE(2000) de la Comptabilité générale, éditions EMS, ISBN : 2-912647-54-1
5
COLASSE B., (2000) Encyclopédie de la comptabilité, Contrôle de gestion et Audit, Edition Economica

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II/ Rôle et Objectif

La comptabilité est un système finalisé, c'est-à-dire qu’elle tend vers un but. Elle se fixe des
objectifs à atteindre, et elle met en œuvre les moyens nécessaires pour y arriver. Nous allons
sur ce, voir le rôle et les objectifs de la comptabilité.

II-1/ Rôle de la comptabilité

Le rôle de la comptabilité se résume dans le tableau N° 1ci-après.

Tableau N° 1 : Rôle de la comptabilité

Source : Tableau présente par ERVEY TOKOU ;Chef de mission ,cabinet Consult Services.

II/.2. Objectif de la comptabilité

Le système comptable est l’un des plus importants parmi les systèmes d’information
quantitative dans presque toutes les organisations. Ce système a pour objet de fournir de
l’information aidant à poursuivre des objectifs.

Parmi les objectifs de la comptabilité, nous pouvons citer :

La mesure et l’analyse du patrimoine de l’entreprise,

La mesure et l’analyse de la variation du patrimoine de l’entreprise.

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L’obligation légale et réglementaire de publication.

Des textes légaux et réglementaires prescrivent souvent les méthodes comptables à appliquer.
Les documents financiers sont communiqués par certaines organisations des actionnaires qui
prennent des décisions d’acheter, de conserver ou de vendre les actions de la société.

III/. Principes comptables

Le SYSCOHADA a retenu neuf (9) principes comptables. Les huit (8) premiers font
l'unanimité dans les normes internationales. Ces principes sont les suivants :

- La prudence,
- La permanence des méthodes,
- Correspondance bilan d'ouverture bilan de clôture,
- Indépendance des exercices,
- La continuité de l'exploitation,
- Le Coût historique,
- La transparence,
- Importance significative,
- Prééminence de la réalité sur l'apparence.
III-1/ Le principe de prudence

Ce principe est défini comme l’appréciation raisonnable des faits, afin d’éviter le risque de
transfert, sur l’avenir, d’incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le
résultat de l’entreprise.6 Il s’illustre par les articles suivants :

L’article 3 du droit comptable SYSCOHADA :« La comptabilité doit satisfaire, dans le


respect de la règle de prudence, aux obligations de régularité, de sincérité et de transparence
inhérente à la tenue, au contrôle, à la présentation et à la communication des informations
traitées. »,

L’article 6 :« La règle de prudence est destinée à protéger les utilisateurs externes et les
dirigeants contre les illusions qui pourraient résulter d'une image non prudente ou trop
flatteuse de l'entreprise. »

6
O.SAMBE&M.I.DIALLO (2003) Le Praticien Comptable Système Comptable OHADA, 3 ème Edition
comptable et Juridiques, Dakar-SENEGAL1055p

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Au terme de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s’ils sont définitivement
acquis à l’entreprise, les charges sont comptabilisées dès lors qu’elles sont probables, les
moins-values sont toujours enregistrées comme charges et les plus-values constatées entre les
valeurs actuelles et les valeurs d’entrée des éléments de l’actif ne sont pas comptabilisées.

III-2/ Le principe de la permanence des méthodes

Il est illustré par l’article 40 du règlement du SYSCOHADA : « la cohérence des évaluations


au cours des exercices successifs implique la permanence dans l’application des règles et des
procédures les concernant. »

Selon ce principe l’entreprise doit établir ses états de synthèse en respectant les règles et
méthodes d’évaluation et de présentation d’une année à l’autre. Cette constance dans
l’application des méthodes permet d’assurer la comparabilité de l’information dans le temps
et dans l’espace. Ce principe admet, toutefois, des changements motivés par la recherche
d’une meilleure image du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise.
Les circonstances de telles modifications sont limitativement prévues.

Dans tous les cas, les changements de méthodes ayant une incidence sur le résultat doivent
être indiqués dans l'état annexé.

III-3/ Le principe de correspondance bilan d'ouverture bilan de clôture

Ce principe est rappelé à l'article 34 du droit comptable SYSCOHADA. Le bilan d'ouverture


d'un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l'exercice précédent. Ce principe,
classique mais d'application délicate, a pour principale conséquence le fait que l'on ne puisse
imputer directement :

Ni les incidences (gains ou pertes) des changements des méthodes comptables ;

Ni les produits et les charges relatives à des exercices précédents qui auraient été omis.

Ces corrections doivent transiter par le compte de résultat du nouvel exercice.

III-4/ Le principe d'indépendance des exercices

Ce principe, prévu à l'article 50 du règlement du SYCOHADA, est d'application universelle.


Selon ce principe, il faut rattacher à chaque exercice tous les produits et les charges qui les

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concernent et ceux-là seulement. Ce qui signifie qu'en fin d'année, une régularisation doit être
faite car le résultat ne doit inclure que les charges et les produits de l'année.

III-5/ Le principe de la continuité de l'exploitation

Ce principe est énoncé dans l'article 34 du règlement du SYCOHADA.

Tout utilisateur des états financiers doit intégrer ce principe dans son raisonnement.

L’entreprise est présumée poursuivre ses activités sur un horizon temporel prévisible. Lorsque
la continuité d’exploitation n’est plus assurée, les méthodes d’évaluation doivent être
reconsidérées. Il en est de même en cas de non continuité d’utilisation d’un bien.

L'une des principales applications de ce principe réside dans la définition du plan


d'amortissement des immobilisations.

III-6/ Le principe du coût historique

Les états financiers sont établis selon le principe du coût historique. Les biens acquis sont
enregistrés à leur coût d'acquisition à la date d'entrée dans le patrimoine.

Les exceptions au principe du coût historique ont pour origine :

Soit la recherche d'une meilleure information financière ;

Soit la loi ou les décisions d'une autorité compétente en matière de normes comptables.

III-7/ Le principe de la transparence

La mise en œuvre de ce principe permet à l’entreprise de donner une présentation claire et


loyale de l’information. La transparence est également désignée comme étant le principe de
bonne information ou principe de sincérité ou principe de régularité.7

On peut rattacher à ce principe les deux « règles » suivantes :

La règle de non- compensation


Une compensation entre certaines pertes et certains produits fausserait la comptabilité. Dans
le bilan, une compensation entre des actifs et des passifs, et notamment des créances et des
dettes, fausserait l'analyse de la situation financière.

7
O.SAMBE&M.I.DIALLO (2003) Le Praticien Comptable Système Comptable OHADA, 3ème Edition
comptable et Juridiques, Dakar-SENEGAL1055p

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La règle d'exhaustivité
Elle prohibe toute omission d'information d'importance significative ; de telles omissions
pouvant porter atteinte à la pertinence et à la fiabilité des informations.

III-8/ Le principe de l'importance significative

Ce principe est énoncé dans l'article 33 du droit comptable SYSCOHADA : « les états
financiers annuels, précédemment décrits, sont accompagnés d’un état annexé qui est
simplifié dans le cas où l’entreprise relève du Système allégé. L’état annexé comporte tous les
éléments de caractère significatif qui ne sont pas mis en évidence dans les autres états
financiers et sont susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des documents
peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entreprise. Il en est
ainsi notamment pour le montant des engagements donnés et reçus dont le suivi doit être
assuré par l’entreprise dans le cadre de son organisation comptable. Toute modification dans
la présentation des états financiers annuels ou dans les méthodes d’évaluation doit être
signalée dans l’état annexé. »

Selon ce principe les états de synthèses doivent révéler tous les éléments dont l’importance
peut affecter les évaluations et les décisions. Ces états ne doivent faire apparaître que les
informations d’importance significative, c’est-à-dire celles qui sont susceptibles d’influencer
l’opinion que les lecteurs peuvent avoir sur le patrimoine, la situation financière et les
résultats de l’entreprise.

III-9/ Le principe de la prééminence de la réalité sur l'apparence

Ce principe résulte d’un arbitrage entre le choix juridique (l’apparence juridique) et le choix
économique (la réalité économique). Cela se traduit par la possibilité d’inscrire :

- à l'actif du bilan du preneur, des biens faisant l'objet d'un contrat de crédit-bail,
- à l'actif du bilan de l'acheteur des biens faisant l'objet d'une clause de réserve de
propriété,
- à l'actif du bilan du concessionnaire, des biens donnés en concession,
- à l'actif du bilan des effets remis à l'escompte et non encore échus ou honorés,
Dans les charges de personnel des redevances versées au titre du personnel extérieur.

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A l'exception du dernier et pour partir du coût historique, tous ces principes sont retenus par le
SYSCOHADA. Leur application correcte doit conduire à obtenir dans les états financiers, une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entreprise.

IV/ Plan des comptes

La comptabilité est un droit autonome, avec des règles précises de vocabulaire (terminologie)
et de présentation de l’information financière. Cette présentation, est basée sur un objectif
essentiel qui est de donner une image fidèle et ainsi fournir aux lecteurs et utilisateurs une
information utile et sincère sur la situation de l’entreprise et des opérations qu’elle réalise.

Ainsi, un plan comptable est un ensemble de règles et de principes qui permettent d’élaborer
l’information financière et d’assurer la transparence d’une entreprise.

Pour parler du classement et de la codification des comptes, nous dirons que, les comptes sont
identifiés par un numéro auquel est rattaché un intitulé. Ces deux identifiants sont nécessaires
pour enregistrer et suivre les opérations en comptabilité.
Le Système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf
classes ayant les codes 1 à 9. Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité
générale tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion
se partagent la dernière classe.

Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :

Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières),

Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations


incorporelles, corporelles et financières),

Classe 3 : comptes de stocks,

Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant),

Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires


et caisse).

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Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits ;

Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges


financières),

Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits


financiers),

Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs,
subventions d’équilibre, etc.),

Classe 9 : elle a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la


comptabilité analytique de gestion.

Le plan de comptes du Système comptable OHADA est l'ensemble des comptes définis et
identifiés par un numéro et un intitulé. 8

Toute entreprise non financière exerçant des activités au sein de l'espace économique formé
par les Etats-Parties, dit espace OHADA, doit recourir au plan de comptes normalisés dont la
liste figure dans le Système comptable OHADA. Suivant l’article 18 de l'Acte Uniforme, le
plan de comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre
l'enregistrement des opérations.

V/. Etats financiers

Une meilleure fiabilité des états financiers résulte :

- L’existence de trois niveaux de présentation de ces états, dans le cadre des


trois « systèmes » comptables retenus par le SYSCOA : Système normal, Système
allégé, Système minimal de trésorerie ;
- La stricte application des principes comptables affirmés, notamment ceux de
transparence, de non compensation et de régularité, obligation rappelée à l’article 34
du règlement.9

8
Société Générale de Formation (2012)Référentiel Comptable OHADA Edition SGF, Bibliothèque Nationale du
Bénin, N°6189
9
SYSCOA Système comptable Ouest-africain(1996), - Plan comptable général des entreprises, édition de
Foucher, Paris N°12274

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Le tableau suivant va nous présenter les critères de choix du modèle des états financiers du
SYSCOHADA.

Tableau N°2

CRITERES DE CHOIX DU MODELE D'ETATS FINANCIERS DU SYSTÈME


COMPTABLE OHADA

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Source : Plan des comptes et états financiers du Système Comptable OHADA SYSCOHADA

VI/. Organisation comptable

Pour garantir l'authenticité des écritures de façon à ce que la comptabilité puisse servir à la
fois d'instrument de mesure des droits et obligations des partenaires de l'entreprise,

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d'instrument de preuve, d'information des tiers et de gestion, SYSCOA a édicté plusieurs


articles de 14 à 24 qui sont les suivants :

Article 14 : l'organisation comptable mise en place dans l'entreprise doit satisfaire aux
exigences de régularité et de sécurité pour assurer l'authenticité des écritures de façon à ce que
la comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations des
partenaires de l'entreprise, d'instrument de preuve, d'information des tiers et de gestion.

Article 15 : l'organisation comptable doit assurer :

Un enregistrement exhaustif, au jour le jour, et sans retard des informations de base ;

Le traitement en temps opportun des données enregistrées ;

La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais légaux fixés pour
leur délivrance.

Article 16 : pour maintenir la continuité dans le temps de l'accès à l'information, toute


entreprise établit une documentation décrivant les procédures et l'organisation comptable.
Cette documentation est conservée aussi longtemps qu'est exigée la présentation des états
financiers successifs auxquels elle se rapporte.

Article 17 : l'organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de


sécurité suivante :

La tenue de la comptabilité dans la langue officielle du pays et en francs CFA,

L’emploi de la technique de la partie double, qui se traduit par une écriture affectant au moins
deux comptes, l'un débité et l'autre crédité. Lorsqu'une opération est enregistrée, le total des
sommes inscrites au débit des comptes doit être égal au total des sommes inscrites au crédit
d'autres comptes ;

La justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un ordre défini
dans le document décrivant les procédures et l'organisation comptable, susceptibles de servir
comme moyen de preuve et portant des références de leur enregistrement en comptabilité ;

Le respect de l'enregistrement chronologique des opérations : les mouvements affectant le


patrimoine de l'entreprise sont enregistrés en comptabilité, opération par opération, dans
l'ordre de leur date de valeur comptable. Cette date est celle de l'émission par l'entreprise de la

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pièce justificative de l'opération, ou celle de la réception des pièces d'origine externe. Les
mouvements sont récapitulés par période préalablement déterminée qui ne peut excéder un
mois. Une procédure destinée à garantir le caractère définitif de l'enregistrement de ses
mouvements devra être mise en œuvre ;

L’identification de chacun de ces enregistrements précisant l'indication de son origine et de


son imputation, le contenu de l'opération à laquelle il se rapporte ainsi que les références de la
pièce justificative qui l'appuie ;

Le contrôle par inventaire de l'existence et de la valeur des biens, créances et dettes de


l'entreprise. L'opération d'inventaire consiste à relever tous les éléments du patrimoine de
l'entreprise en mentionnant la nature, la quantité et la valeur de chacun d'eux à la date de
l'inventaire. Les données de l'inventaire sont organisées et conservées de manière à justifier le
contenu de chacun des éléments recensés du patrimoine ;

Le recours pour la tenue de la comptabilité de l'entreprise, à un plan de comptes normalisé


dont la liste figure dans le SYSCOA ;

La tenue obligatoire des livres ou autres supports autorisés ainsi que la mise en œuvre de
procédures de traitement agréées, permettant d'établir les états financiers annuels.

Article 19 : les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :

Le livre-journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de l'exercice enregistrés en


comptabilité, dans les conditions exposées au quatrième point de l'article 17 ;

Le grand livre, constitué par l'ensemble des comptes de l'entreprise, où sont reportés ou
inscrits simultanément au journal, compte par compte, les différents mouvements de
l`exercice ;

La balance générale des comptes, état récapitulatif faisant apparaître, à la clôture de l'exercice,
pour chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur, à l'ouverture de l'exercice, le
cumul depuis l'ouverture de l'exercice des mouvements débiteurs et le cumul des mouvements
créditeur, le solde débiteur ou le solde créditeur, à la date considérée ;

Le livre d'inventaire, sur lequel sont transcrits le bilan et le compte de résultat de chaque
exercice, ainsi que le résumé de l'opération d'inventaire.

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L'établissement du livre-journal et du grand-livre peut être facilité par la tenue de journaux et


livres auxiliaires, ou supports en tenant lieu, en fonction de l'importance des besoins de
l'entreprise. Dans ce cas, les totaux de ces supports sont périodiquement et au moins une fois
par mois respectivement centralisés dans le journal et dans le grand livre.

Article 20 : les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc ni altération
d'aucune sorte.

Toute correction d'erreur s'effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments
erronés ; l'enregistrement exact est ensuite opéré.

Article 21 : les entreprises qui relèvent du système minimal de trésorerie tiennent une simple
comptabilité de trésorerie dans les conditions fixées par le SYSCOA. Les états financiers dans
ces entreprises ainsi que leurs règles d'établissement font l'objet d'une édition distincte.

Article 22 : lorsqu'elle repose sur un traitement informatique, l'organisation comptable doit


recourir à des procédures qui permettent de satisfaire aux exigences de régularité et de
sécurité requises en la matière de sorte que :

Les données relatives à toute opération donnant lieu à un enregistrement comptable


comprenant, lors de leur entrée dans le système de traitement comptable, l'indication de
l'origine du contenu et l'imputation de ladite opération et puissent être restituées sur papier ou
sous une forme directement intelligible ;

L’irréversibilité des traitements effectués interdise toute suppression, addition ou modification


ultérieure d'enregistrement ; toute donnée entrée doit faire l'objet d'une validation, afin de
garantir le caractère définitif de l'enregistrement comptable correspondant ; cette procédure de
validation doit être mise en œuvre au terme de chaque période qui ne peut excéder un mois ;

La chronologie des opérations écarte toute possibilité d'insertion intercalaire ou d'addition


ultérieure ; pour figer cette chronologie, le système de traitements comptables doit prévoir une
procédure périodique (dite « clôture informatique ») au moins trimestrielle et mise en œuvre
au plus tard à la fin du trimestre qui suit la fin de chaque période considérée ;

Les enregistrements comptables d'une période clôturée soient classés dans l'ordre
chronologique de la date de valeur comptable des opérations auxquelles ils se rapportent ;
toutefois, lorsque la date de valeur comptable correspond à une période déjà clôturée,

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l'opération concernée est enregistrée au premier jour de la période non encore clôturée ; dans
ce cas, la date de valeur comptable de l'opération est mentionnée distinctement ;

La durabilité des données enregistrées offre des conditions de garantie et de conservation


conforme à la réglementation en vigueur. Sera notamment réputée durable toute transcription
indélébile des données qui entraîne une modification irréversible du support ;

L’organisation comptable garantisse toutes les possibilités d'un contrôle éventuel en


permettant la reconstitution ou la restitution du chemin de révision et en donnant droit d'accès
à la documentation relative aux analyses, à la programmation et aux procédures de traitement,
en vue notamment de procéder aux tests nécessaires à l'exécution d'un tel contrôle ;

Les états périodiques fournis par le système de traitement soient numérotés et datés. Chaque
enregistrement doit s'appuyer sur une pièce justificative établie sur papier ou sur un support
assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de son contenu pendant les délais
requis.

Chaque donnée, entrée dans le système de traitement par transmission d'un autre système de
traitement, doit être appuyée d'une pièce justificative probante.

Article 23 : les états financiers annuels sont arrêtés au plus tard dans les quatre mois qui
suivent la date de clôture de l'exercice. La date d'arrêté doit être mentionnée dans toutes les
transmissions des états financiers.

Article 24 : les livres comptables ou les documents qui en tiennent lieu, ainsi que les pièces
justificatives sont conservées pendant dix ans.

SECTION II : LES PARTIES PRENANTES DE LA COMPTABILITE

I/. Les personnes soumises à la comptabilité

Il est indispensable que le droit comptable soit en phase avec l’ensemble de l’ordonnancement
juridique positif (l’acte uniforme de l’OHADA). A ce titre, il est impératif d’identifier les
personnes soumises à la comptabilité.

Les personnes juridiques sont des sujets de droits, c'est à dire les êtres humains et
groupements aptes à acquérir des droits et à être soumis à des obligations. Un certain nombre

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de facteurs (taille, chiffre d'affaires annuel, etc.) permet de connaître le système comptable qui
doit être appliqué pour l'élaboration des états financiers. C'est ainsi qu'on parle de système
normal, de système allégé et de système minimal de trésorerie. Toutefois, certaines personnes
ne sont pas soumises à la tenue de la comptabilité. Les personnes concernées par la
comptabilité sont : les personnes morales et les commerçants.

I-1/ Les personnes morales

Une personne morale est une personne juridique, qui sans avoir une existence physique,
acquiert des droits et assume des obligations conformément aux lois en vigueur. A l'instar des
personnes physiques, les personnes morales s'identifient à travers un nom (raison sociale), un
domicile (siège social). Les personnes morales agissent par l'intermédiaire de leurs
représentants. Elles ont un patrimoine indépendant du patrimoine propre de chacun des
associés. Les personnes morales sont soumises à des systèmes comptables différentes pour
l'établissement de leur états financiers compte tenues de leur taille et de leurs chiffres
d'affaires. On distingue de ce fait le Système Normal, le Système Allégé, et le Système
Minimal de Trésorerie.

I-2/ Les commerçants

« Sont commerçants tous ceux qui accomplissent des actes de commerces et en font leur
profession habituelle ».

Suivant l’article 13 de l’acte uniforme de l’OHADA du 17 avril 1997 relatif au Droit


Commercial Général, l'obligation de tenir une comptabilité est imposée à tout commerçant. Ils
sont obligés de tenir un certain nombre de documents à savoir :

Le livre journal : qui enregistre jour par jour les opérations commerciales

Le grand livre : qui regroupe l'ensemble des comptes, avec une balance générale
récapitulative.

Le livre d’inventaire : qui regroupe les données de l’inventaire ; il fait l'état descriptif et
estimatif des éléments de l'actif et du passif.

Par ailleurs suivant l’article 14 de l’acte uniforme de l’OHADA du 17 avril 1997 relatif au
Droit Commercial Général, le livre journal et le livre d'inventaire doivent être établis sur des
registres cotés et paraphés par le président du tribunal. On doit y mentionner le numéro

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d'immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier. Ces livres doivent être


tenus sans blanc, ni d'altération d'aucune sorte.

II/.Les utilisateurs de l’information comptable

Le but de toute l’information comptable est de fournir à l’utilisateur des données pertinentes
en temps opportun pour une prise de décision efficace. Qui sont les utilisateurs de
l’information comptable et quelles décisions ont-ils besoin de prendre en analysant les états
financiers ?

Les utilisateurs de l’information comptables sont :

- Les entreprises,
- Les partenaires commerciaux directs de l’entreprise,
- Les partenaires financiers,
- Les partenaires sociaux : le personnel,
- L’état,
- Centrale des bilans,
- Les partenaires de l’entreprise situés dans ou l’extérieur de l’UEMOA.
- Voyons en détails ces utilisateurs ainsi que leurs besoins.
II-1/ Entreprises

Les Etats financiers sont conçus pour répondre d’abord aux besoins propres des entreprises,
en leur fournissant une information sur elles-mêmes.10

L’entreprise a besoin de l’information comptable pour les décisions de gestion à court terme,
par exemple celles qui concernent l’équilibre de la trésorerie, le crédit à accorder aux
différents clients etc. Les décisions d’investissement et de financement s’appuient aussi sur
l’information comptable.

Les Directeurs et les superviseurs dans l’entreprise. Chacun d’eux a besoin d’avoir accès à
différentes parties de l’information financière pour pouvoir faire son travail correctement. On
peut penser à l’atteinte des objectifs de rentabilité par exemple.

10
SYSCOA Système comptable Ouest-africain(1996), Plan comptable général des entreprises, édition de
Foucher, Paris N°12274

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II-2/ Partenaires commerciaux directs de l’entreprise

Ces partenaires commerciaux directs sont composés des fournisseurs et des clients.

2.1. Les fournisseurs

Ils doivent être en mesure d’évaluer si leurs clients actuels ou futurs sont solvables pour
pouvoir fixer leurs politiques et leurs limites de crédit. Ils utiliseront les états financiers des
dernières périodes ainsi que des prévisions financières pour évaluer la solvabilité du client.

2.2. Clients

Les clients d’une entreprise utiliseront son information comptable pour réduire les risques liés
à l’approvisionnement et à s’assurer que son fournisseur est en mesure de continuer à vendre
son produit dans le futur.

2.3. Partenaires financiers

Les partenaires financiers de l’entreprise sont classés par catégories. Il s’agit des associés et
investisseurs, des prêteurs, des banques et de l’institut d’émission(BCEAO).

a/ Les associés et investisseurs

A ce niveau, nous avons les associés des petites sociétés et les actionnaires de grandes
sociétés

b/ Les associés des petites sociétés

Les associés des petites sociétés de capitaux s’intéressent à l’aspect gestion de leur société, de
sa structure économique, de ses performances ainsi qu’au résultat net.

c/ Les actionnaires de grandes sociétés

Ils s’intéressent plus à l’aspect financier de l’entreprise. Les actionnaires des sociétés cotées
dans une bourse de valeur seront influencés dans deux grandes décisions. La première
décision étant le choix de rester des investisseurs de la société et la deuxième de savoir s’ils
augmentent ou diminuent cette participation. Ils utiliseront principalement les données sur la
performance financière de l’entreprise et sa position par rapport à la concurrence pour prendre
ces décisions.

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e/ Banques

Les banques étudient la santé financière prévisionnelle de l’entreprise (endettement, garanties,


liquidités, bénéfice net) pour prêter à cette dernière et définir les clauses du contrat. Une
banque ne prêtera pas à une entreprise qui a des risques de ne pas rembourser le prêt.

f/ Institut d’émission(BCEAO)

La Banque Centrale de Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est directement concernée par
le contenu et la qualité des états financiers des entreprises de la zone, entreprises qui reçoivent
l’essentiel des crédits distribués par le système bancaire.11

2-4/ Partenaires sociaux : le personnel

Les salariés sont amenés dans le cadre légal ou contractuel à examiner avec la direction le
résultat et les performances, et à étudier avec elle les évolutions envisagées. Le support de ces
échanges est les états financiers.

A l’embauche, le futur salarié a intérêt à connaître la situation économique et financière de


l’entreprise pour apprécier le risque qu’il encourt.

2-5/ L’Etat

L’Etat est partie prenante de l’information financière à trois titres :

- Du point de vue fiscal, il est intéressé par la fiabilité des enregistrements et des
procédures ;
- du point de vue statistique il utilise l’information financière tant pour la statistique
générale que pour la comptabilité nationale ;
- Du point de vue de son action économique, il veut savoir la réalité économique des
entreprises des différents secteurs, avant de définir sa politique économique et
budgétaire.
-
2.6. La centrale des bilans

Elle fournit à tous les acteurs les informations globales et sectorielles attendues, faute
desquelles tout jugement est difficile, voire impossible.

11
E.VETEAU, V.RAFFY, Y.DIALLO (1997) Gestion Comptable 2 synthétiser, Edition FOUCHER, Paris,
ISBN2-216-03376-6, 192 P

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2.7. Les prêteurs et les partenaires de l’entreprise situés dans ou l’extérieur de


l’UEMOA

Ils sont constitués par des particuliers, des établissements financiers ou par des investisseurs
étrangers. Leurs besoins se situent au niveau de la solvabilité de l’entreprise et de celui de sa
pérennité sur un horizon au moins égal à la durée des prêts consentis. Ainsi, ils ne peuvent
prendre leur décision d’investir dans la zone UEMOA que s’ils disposent d’une information
financière présentant toute garantie de conformité aux normes internationales.

Ce paragraphe met fin à l’utilité de la comptabilité et nous donne l’opportunité de passer à la


présentation de l’impact du système d’information dans les décisions de financement.

Section II : Impact du système d’information dans la prise de décision du


financement.

Le domaine comptable a évolué depuis un certain nombre d’années. L’impact de


l’information comptable et financière sur le jugement et la décision des utilisateurs externes
des états financiers a commencé à faire l’objet d’une attention particulière. Le développement
du système comptable a des effets aussi bien sur le contenu informationnel que du format de
présentation de l’information sur les décisions des utilisateurs de l’information comptable et
financière. Dans cette partie nous présenterons l’impact du système comptable OHADA sur
les jugements et décisions du financement en abordant le modèle décisionnel général en suite
le contenu informationnel et le format de la décision de financement et enfin la décision de la
banque.

I-1/Modèle général de prise de décision

Le modèle de la prise de décision général du jugement de l’information comptable et


financière s’appuie sur trois éléments : Les inputs, le processus décisionnel lui-même et les
outputs. La prise de décision en comptabilité financière peut être regroupée en deux
catégories : La première concerne la partie inputs du modèle général de prise de décision à
savoir l’étude de l’impact de l’information comptable sur les décisions des utilisateurs
externes des états financiers. La deuxième catégorie se concentre sur le processus et les
outputs et elle permet d’examiner les décisions et les décisions réelles.

Le schéma ci-après présente le modèle simplifié de traitement de l’information de la prise de


décision.

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Inputs Processus Outputs

Source : Mémoire d’HAMIDOU DICKO SAIDATOU

1-1/Les inputs

Les inputs comprennent les éléments de base nécessaire à la prise de décision. Ils constituent
les premières données à réunir par le décideur, afin de faciliter son processus décisionnel et
d’obtenir les décisions optimales. Les inputs comprennent les informations, leur format de
présentation et ont un impact aussi bien sur le processus décisionnel lui-même que sur les
outputs. La collecte des informations se fait grâce au pièce justificatives (factures, chèque).
Ces informations sont souvent mémorisées à l’aide d’outils informatiques (logiciel
comptable) et sont ensuite traitées et apparaissent dans des documents de synthèse comme les
états financiers.

1-2/Le processus décisionnel

Le processus décisionnel est le traitement des inputs lors du processus à l’aide de moyens
(personnel, équipements). La comptabilité est un système d’information traitant de
l’information financière. C’est un système d’information car il existe un ensemble de
ressources permettant d’acquérir, de traiter, de stocker et de diffuser les informations
financières. C’est une suite ordonnée d’actions destinée à produire un résultat. Il existe deux
types de processus :

-le processus métier : ce processus soutient délivre un bien ou un service (vente, prestation,
fabrication)

-le processus support : ce processus soutient le processus métier et ne délivre pas de bien ou
service. La gestion et la finance sont des processus supports.

1-3/Les outputs

Les outputs font allusion aux jugements et décisions prises par le décideur, en tenant
compte des étapes. Ainsi les jugements et les décisions sont prises en fonctions des états
financiers et dans ce contexte les états financiers selon les normes OHADA.

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Par ailleurs l’information comptable et financière peut affecter la décision de l’utilisation des
états financiers et les effets intentionnels et non intentionnels. L’effet intentionnel c’est
lorsque l’utilisateur des états financiers prend en compte l’information disponible dans son
jugement et ce parce qu’il a perçu correctement ou non, l’utilité et la fiabilité de l’information.
Par contre l’effet non intentionnel de l’information amène à en prendre compte sans même en
avoir perçu l’utilité.

II/La précise de décision des banquiers.

Cette partie met en lumière le processus décisionnel de l’octroi de crédit ainsi que les
informations qu’ils ont besoin, ainsi que les démarches sur lesquelles se basent l’évaluation
du risque crédit aux entreprises.

II-1/Le processus décisionnel

Le dénouement du processus décisionnel des banquiers en matière d’octroi de crédit se


résume en deux possibilités : l’acceptation ou le rejet de la demande de prêt.

L’évaluation du risque de crédit aux entreprises repose sur plusieurs étapes. Le schéma ci-
dessous décrit La démarche d’une banque voulant se former une opinion sur une PME avant
d’octroyer un prêt.

Source : www.actufinance.fr

* Une première estimation

Dans une étape, le banquier est amené à faire ces premières analyses par l’étude des
informations et des documents comptables recueillies auprès de l’entrepreneur. Cette
technique permet aux banquiers d’appréhender les besoins et les spécificités de l’entreprise.

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*L’analyse de l’entreprise

Cette étape va permet au banquier d’avoir un aperçu sur l’ensemble des spécifiés de
l’entreprise. Elle ne se limite pas aux aspects financiers de l’entreprise, mais prend aussi les
aspects économiques. Une analyse swot de l’entreprise et de son environnement s’avère
nécessaire pour anticiper les éventuelles difficultés. Toutes ces informations sont requises par
une banque afin de réduire le risque de non remboursement en cas d’octroi de crédit.

Par l’analyse détaillée permettra à la banque de faire ses premières conclusions. Ces
premières observations sont d’une importance capitale à la décision de l’établissement de
crédit.

*Les relations bancaires

La décision d’octroi de crédit est aussi fonction de l’historique de ses relations avec les
dirigeants de l’entreprise qui ont prouvés ou non leurs capacités à mener à bien leurs
différents projets.

Aussi les garanties professionnelles et/ou personnelles des associés ou du dirigeant sont des
éléments qui contribuent à recevoir une décision favorable de la part banque sollicitée.

*La décision

La décision finale est prononcée qu’après synthèse du dossier de l’entreprise. Cette synthèse
est communiquée au comité de crédit, à qui il revient la responsabilité d’accorder ou non le
financement demandé par l’entreprise. Par ailleurs le chargé de clientèle est susceptible d’être
sollicité afin de fournir de amples informations et des éclaircissements nécessaire, le cas
échéant, l’entreprise.

Toutes ces étapes peuvent se résumer en la collecte des informations et le traitement de ces
informations afin de prendre une décision. Pour la collecte des informations il s’agit des états
financiers dans ce contexte présentés suivant les normes du SYSCOHADA. Les états
financiers comprennent le bilan, le compte de résultat, le tableau financier des ressources et
des emplois (TAFIRE) et les états annexés. Le traitement de ces documents comptables par
les agents de prêt commence par l’analyse de la rentabilité, de la structure financière, en suite
les jugements principaux concernant le risque encouru et au final les décisions d’octroi de prêt
et de fixation du taux d’intérêt.

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Ainsi l’impact des informations comptables et financières sur la décision de financement se


fait sur la base des états financiers. Le Togo faisant partie de l’OHADA, fait obligations à
toutes les entreprises sur le territoire de présenter les états financiers selon le SYSCOHADA.

Par ailleurs l’analyse des agents de prêt notamment les banquiers tiennent compte de chaque
document comptable composant les états financiers.

C’est ainsi que le bilan permet aux agents de prêt d’analyser la capacité d’exploitation,
d’investissement financière à long terme grâce au poste d’actif. Il permet également d’évaluer
grâce au passif le degré d’endettement, l’accroissement des ressources et les engagements
envers l’Etat. En ce qui concerne le compte de résultat, il permet aux banquiers d’évaluer la
progression de l’activité et la rentabilité à travers les soldes intermédiaire de gestion. Le
TAFIRE est un document très important dans l’analyse du dossier de financement comportant
les éléments importants à savoir la Capacité d’autofinancement globale (CAFG),le Besoin en
fonds de roulement d’exploitation et hors exploitation, l’excédent brut d’exploitation, les
acquisitions, les désinvestissements, les ressources net de financement et la trésorerie net. Le
TAFIRE permet aux banquiers d’appréhender la trésorerie provenant ou affectée
l’exploitation, la trésorerie provenant ou affectée aux investissements, de comprendre la
contribution ou le prélèvement des associés dans la trésorerie au cours de l’exercice et indique
au final la trésorerie apportée ou remboursée aux bailleurs de fonds au titre de l’exercice.

Pour ce qui concerne les états annexés, ils apportent des informations d’ordre significative sur
les immobilisations, les amortissements, les provisions, les biens pris en crédit-bail, la
consommation intermédiaire, les créances et les dettes, la répartition et l’affectation des
résultats inscrits au bilan.

L’information comptable et financière étant très importante dans le processus décisionnel des
banquiers et des études ont démontré que le format de présentation ainsi que l’information
elle-même ont un impact sur la décision de financement et leur amélioration s’avère
importante. C’est ainsi que les PME afin de pallier au rejet de leur demande financement font
recours au cabinet d’expertise pour un meilleur traitement et une bonne présentation de leur
information comptable tout gardant l’image fidèle de leurs entreprises à des fins utiles pour
les divers utilisateurs de ces informations à l’instar des partenaires financiers, l’Etat, les
fournisseurs etc.…

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La partie suivante présentera les normes de traitement et de présentation de l’information


comptable et financière selon le Système comptable OHADA de l’entreprise Transports J
.RENALDO et les effets positifs que le respect de ces normes a sur le financement de cette
entreprise.

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CHAPITRE III. MISE EN PLACE DE LA GESTION COMPTABLE A


TRANSPORTS J. RENALDO

Dans ce chapitre nous exposerons les démarches de la mise en place de la comptabilité à


T.J.R, présenterons quelques insuffisances observées à TJR en matière de Gestion comptable
et proposerons des approches de solutions.

SECTION I. MISE EN PLACE DE LA GESTION COMPTABLE

Dans cette mise en place, nous verrons d’abord l’aspect technique et présenterons les
difficultés y afférente.

I/Démarche adoptée

La démarche méthodologique a consisté à :

- Prendre connaissance de l’existant,


- Créer un plan comptable dans le système informatique,
- Régulariser le traitement comptable.
II/ Processus de mise en place de la gestion comptable

La mise en place de la gestion comptable a commencé en 2010 et s’améliore à chaque


exercice. En rappel TJR a été admis dans les grandes entreprises par la DGI en fin 2009. La
conséquence logique de cette admission est la présentation d’un état financier suivant le
système Normal.

La démarche de mise en place a consisté à :

II-1/La prise de connaissance de l’existant

Elle a concerné les éléments suivants :

1.1. La comptabilité à TJR

Absence d’un service comptable. Cependant le directeur assure sa propre comptabilité pour
suivre l’activité. Cette dernière est informatisée. Aussi, c’est la comptabilité générale qui est
pratiquée dans l’entreprise. Quant à la comptabilité analytique elle n’est pas pratiquée.

Le Logiciel utilisé est le logiciel EBP Comptabilité PRO V12.1 (logiciel conçu suivant le
référentiel PCG). Exemple de compte de ce logiciel contre celui du Syscohada :

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Le compte 459 pour la TVA pour le 443 et 445 dans le plan Syscohada.

Le compte 410 pour les fournisseurs contre 4011.

Le compte 400 pour les clients contre le 4111.

1.2. La situation globale à TJR

Il s’agit des informations sur la situation du patrimoine de l’entreprise, des créances, des
dettes, et des soldes banques et caisses.

1.3. L’existence de pièces comptables

Nous avons récupéré les pièces comptables existantes, de même que les états financiers
précédents avec les livres d’inventaires et les avons examinés.

Les documents comptables obtenus sont :

- les factures d’achats,


- les factures des ventes,
- les factures des acquisitions des immobilisations.
- les factures de consommation d'eau, d'électricité et de téléphone,
- les factures d'achats de fournitures de bureau
- les factures d'achats de petits matériels et outillages
- les factures de transports sur plis
- les factures des frais de mission
- les décharges
- les pièces de caisse
- les factures clients comprenant les factures fournies aux clients à la fin de la prestation
de services rendue.
- les reçus de consommation de carburant utilisés par les chauffeurs dans l'exécution de
leurs tâches.

II-2/ Prise en compte du plan comptable dans le système informatique

La prise en compte du plan comptable dans le système informatique a consisté à la saisie du


plan comptable SYSCOHADA dans le logiciel EBP, à la création des comptes, des libellés et
des différents journaux.

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2-1/ Saisie du plan comptable dans le logiciel EBP Comptabilité

Le référentiel en vigueur au Togo est le SYSCOHADA. Ceci nous a amené à recourir au plan
de comptes normalisés dont la liste figure dans le SYSCOA et à les saisir dans le logiciel.

L’article 18 du référentiel SYSCOHADA, nous a imposé des règles à respecter.

Les comptes de l’entreprise doivent être identifiés par un numéro et un intitulé. Le plan
comptable de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre
l'enregistrement des opérations. Le SYSCOA distingue trois (03) types de comptes à savoir
les comptes de bilan, les comptes de gestion et les comptes des engagements hors bilan.

Lorsque les comptes prévus par le SYSCOA ne suffisent pas à l'entreprise pour enregistrer
distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir toutes subdivisions nécessaires.

Inversement, si les comptes prévus par ce référentiel s'avéraient trop détaillés par rapport aux
besoins de l'entreprise, elle peut les regrouper dans un compte global de façon à permettre
l'établissement des états financiers annuels.

2-2/ La création des comptes et des libellés

En plus des comptes du SYSCOHADA, nous avons créé d’autres comptes avec leurs libellés
pour répondre aux réalités de TJR en tant qu’une entreprise de prestation de services. Nous
avons en l’occurrence créée :

Le compte 61226 frais de péages : ces frais concernant les sommes payées aux différents
postes de péages que rencontrent les véhicules de TJR au cours de leur trajet pour la livraison
des produits pétroliers.

Le compte 62425 réparation des citernes et des tracteurs : ce compte concerne les réparations
effectuées sur les tracteurs et les citernes en dehors du garage.

2-3/ La création des différents journaux

Le journal est un livre coté et paraphé par les autorités compétentes dans chaque Etat dont la
loi impose la tenue à tout commerçant. Il est destiné à enregistrer, sans blanc, ni altération,
dans un ordre chronologique, tous les mouvements affectant le patrimoine de l'entreprise.
Selon son organisation comptable propre, l'entreprise peut utiliser des journaux auxiliaires. Le
tableau ci-dessous illustre les différents journaux crées.

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Tableau 3 : journaux auxiliaires

Journaux Opérations enregistrées

Journal Achat (AC) Les achats de fournitures, les transports les réparations et les
autres services.
Journal vente(VE) Enregistre les prestations réalisées.

Journal banque (BP ; BS) Enregistre les opérations liées à la banque.les opérations avec la
BIA s’enregistrent dans le journal BP : banque principale ,et les
opérations avec la BTCI s’enregistrent dans le journal BS :banque
secondaire.
Journal caisse (CA) Enregistre les opérations d’encaissement et de décaissement en
espèce.
Journal des opérations Enregistre toutes les opérations exceptionnelles ou qui ne
diverses (OD) surviennent qu’une seule fois dans le mois comme la constatation
de salaire
Journal des Report à Il enregistre les reports à nouveau générés en année N suite à la
Nouveaux(RAN) clôture des comptes de N-1

Source : l’auteur.

II-3/ Régulariser le traitement comptable

Cette régularisation du traitement comptable a consisté en premier lieu à l’établissement d’un


bilan d’ouverture et en second lieu au traitement comptable usuel.

3-1/ Bilan d’ouverture

a/ Composition du bilan d’ouverture

Le bilan d’ouverture est composé de la situation, des immobilisations, des stocks, des
créances clients, des dettes fournisseurs, du capital, des soldes banque et caisse.

b/ La création du bilan d’ouverture

La création du bilan d’ouverture a consisté à :

Récupérer des informations y afférente,

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Traiter ces informations en les saisissant sur fiche Excel pour vérifier l’équilibre de la partie
double (vérification de l’égalité du solde débit et crédit),

Saisir ces données dans le Journal A Nouveau (AN) en année N-1 en l’occurrence en 2009.
Cet exercice comptable ne comportera uniquement que le bilan d’ouverture.

Cette étape est suivie immédiatement par celle de la clôture de l’exercice en cours.

c/ Clôture d’exercice

Après la saisie des données d’un exercice, il est impératif de clôturer l’exercice afin d’en
ouvrir un autre dans l’optique de passer à la gestion comptable usuelle. Cette clôture a été
réalisée en suivant les indications proposées par le logiciel. Chaque clôture d’exercice exige
normalement des entreprises la production d’états financiers.

Dans le cas de TJR, pour avoir effectués moins d’un mois d’exercice aucun état financier n’a
été produit.

Cette clôture a automatiquement généré des reports à nouveaux dans le nouvel exercice . Par
ricochet, elle a généré le bilan d’ouverture en report à nouveau dans l’exercice suivant.

3-2/ Traitement comptable usuel.

Le traitement comptable est un moyen utilisé par l’entreprise pour que, les opérations
nécessaires à la tenue des comptes et à l’obtention des états de synthèse soient effectuées dans
les meilleures conditions d’efficacités. Cela, ne fait pas pour autant obstacles au respect par
l’entreprise de ses obligations légales et règlementaires. Ainsi, l’organisation du traitement
informatique doit obéir aux principes de chronologie des enregistrements, d’irréversibilité des
traitements effectués et de durabilité. Chaque donnée, entrée dans le système de traitement,
doit être appuyée d’une pièce justificative probante. Nous allons présenter le traitement
comptable suivant la périodicité et nous aurons à cet effet, le traitement comptable quotidien,
mensuel et annuel.

a/ Le traitement comptable quotidien

Il se résume en ces éléments suivants :

- La récupération ou la réception des pièces comptables,


- La vérification des pièces justificatives,

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- L’imputation des pièces comptables,


- La saisie des pièces comptables,
- Le contrôle des saisies,
- Le classement des pièces comptables.

b/ La récupération ou la réception des pièces comptables

Cette phase consiste à récupérer les pièces comptables. A TJR, un bac est installé dans le
bureau du directeur général pour toutes les factures et pièces comptables à traiter.

c/ La vérification des pièces justificatives

Le contrôle s’effectue sur toutes les pièces justificatives en provenance de l'extérieur ou des
services internes de l'entreprise. Il concerne notamment :

- L’existence des cachets et signatures ;


- L’existence d’entête sur les factures d’achat ;
- La justesse des calculs ;
- la concordance entre factures, bon de commande et bordereaux de livraison s'il y'a lieu.

Lorsque des anomalies sont décelées sur les pièces vérifiées, le comptable demande leurs
corrections auprès des émetteurs avant leur enregistrement dans la comptabilité.

d/ L’imputation des pièces comptables

Suite à la vérification des pièces comptables, les pièces justificatives sont imputées à l'aide
d'une fiche d’imputation comptable (Annexe 2).

L’imputation consiste à la recherche des comptes qui doivent être utilisés au regard des
informations que la pièce comptable a fourni.

Les informations ci-après doivent figurer sur la pièce d'imputation comptable :

- date comptable

- numéro et intitulé du journal ;

- numéro de la pièce comptable ;

- numéro de compte ;

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- libellé de l'opération ;

- montant débit et crédit.

e/ La saisie des pièces comptables

Juste avant les saisies, les pièces sont rangées par ordre chronologique et suivant les journaux
auxiliaires où la saisie aura lieu.

La saisie des pièces consiste à insérer dans le logiciel comptable, les informations se trouvant
sur les fiches d’imputations. Elle se fait à partir des pièces d'imputations comptables et par
journal. Afin d'éviter toute confusion entre les saisies et les non saisies, il sera apposé le nom
de celui qui a fait la saisie en stylos de couleurs distinctes sur toutes les traitées, ainsi que les
numéros de saisie du logiciel.

Les pièces comptables doivent être saisies sans retard dans la chronologie des opérations.

f/ Le contrôle des saisies


A partir des brouillards des journaux, le comptable procède au contrôle des saisies en faisant
le rapprochement avec les fiches d’imputations. Les éventuelles erreurs de saisie constatées
seront corrigées avant l'édition des journaux définitifs.

g/ Le classement des pièces comptables


Les pièces justificatives auxquelles sont agrafées les pièces d'imputations comptables ayant
fait l'objet de saisie doivent être rangées dans des classeurs par ordre chronologique, suivant
le numéro d’imputation ou soit par rapport à la date.

h/ Le traitement comptable mensuel

A la fin de chaque mois, l'entreprise TJR effectue un état de rapprochement bancaire, (ceci à
partir du relevé bancaire délivré par la banque mensuellement et le brouillard du compte
banque de l'entreprise). Elle fait une analyse des comptes et procède aux déclarations fiscales.

i/ Le traitement comptable annuel

Ce traitement se résume en la présentation des états de synthèses de fin d’année. L'entreprise


TJR est soumise au "Système Normal" et suivant sa structure juridique, elle dépose les états
financiers au plus tard le 31 mars de l’année N+1

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En rappel, la réglementation du SYSCOHADA impose l'établissement annuel pour chaque


exercice (12 mois) des documents d'informations dénommés « états financiers annuels ». Ces
états concernent chaque exercice, lequel est défini de façon uniforme dans la région UEMOA,
comme coïncidant avec l'année civile (1er janvier au 31 décembre sauf exception dûment
motivée. Exemple : coopérative agricole).

Suivant les critères définis par le référentiel comptable SYSCOHADA,

Les entreprises assujetties au « système normal » (droit commun) sont tenues de présenter les
états suivants :

- Le bilan,
- Le compte de résultat,
- Le tableau financier des ressources et des emplois,
- L’état supplémentaire (obligatoire, mais ne fait pas partie des états financiers : tableau
12 donnant respectivement la production de l'exercice et les achats destinés à la
production en quantité et en valeur).
II-4./Rappels des composantes des états financiers.

4-1/ Le Bilan

Le bilan permet de présenter la situation (ou image) du patrimoine de l'entreprise à une date
donnée. Il décrit séparément et selon un classement fonctionnel les éléments de l'actif ou
emplois (utilisation des ressources) et ceux du passif ou ressources (origines des
ressources) (Annexe 3).

Le bilan est complété par des documents apportant une information significative et qui
figurent dans l'état annexé : tableau de l'actif immobilisé, tableau des amortissements.

a/ L'Actif

L'actif regroupe par poste, les comptes à solde débiteurs des classes 2 à 5 du plan comptable.
Ces postes sont classés par ordre de liquidité croissante en trois catégories dont l’actif
immobilisé, l’actif circulant et la trésorerie-actif.

L’actif immobilisé : Ce sont des biens affectés durablement à l'entreprise. Ils sont A.O.
(Activités Ordinaires) et H.A.O. (Hors Activités Ordinaires).

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L’actif circulant : Ce sont les stocks et les créances des A.O. et des H.A.O. du cycle
d'exploitation.

La trésorerie-actif : Ce sont les disponibilités y compris les titres qui seront réalisés à court
terme. Il y a aussi les écarts de conversion-actif qui représentent les pertes probables de
change.

L'actif regroupe également, au titre de l'actif soustractif, les comptes d'amortissements et de


provisions à solde créditeur. Ce qui fait que l'actif du bilan soit composé de trois (3) colonnes.
Ces colonnes permettent de faire apparaître pour chaque poste, la valeur d'origine ou brute, la
somme des amortissements et des provisions pratiquées au cours de l'exercice et la valeur
nette ou actuelle à la clôture.

b/ Le Passif

Le passif du bilan regroupe, par poste, les comptes à solde créditeur des classes 1, 4 et 5 du
plan comptable. Ces postes sont classés par ordre d'exigibilité croissante (du moins exigible :
les dettes ou découverts bancaires) et en quatre catégories. Nous avons à cet effet, les capitaux
propres et ressources assimilées, les dettes financières et ressources assimilées, le passif
circulant et la trésorerie-passif.

Les capitaux propres et ressources assimilées et les dettes financières et ressources assimilées
constituent les ressources stables de l'entreprise.

Le passif circulant représente des dettes des activités ordinaires et des activités hors activités
ordinaires.

La trésorerie-passif est constituée par les découverts bancaires et les crédits de trésorerie.

Il y a enfin les écarts de conversion-passif qui sont les gains probables de change.

4-2/ Le compte de Résultat

Il présente les charges et les produits organisés selon qu'ils concernent les activités
d'exploitation, financières ou hors activités ordinaires (H.A.O).

Le compte de résultat permet également de déterminer les soldes significatifs de gestion ainsi
que le résultat net. Nous le verrons en Annexe 4.

La structure du compte de résultat se présente comme suit :

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- Les activités d'exploitation,


- Les activités financières,
- Les activités hors activités ordinaires,
- Les participations des travailleurs,
- Les impôts sur le résultat.
Composé de vingt (20) postes de charges et 18 postes de produits, le compte de résultat
permet d'obtenir neuf (09) soldes significatifs de gestion.

4-3/ Le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE)

Le Tableau Financier des Ressources et des Emplois est un outil d'analyse stratégique
révélatrice de la politique financière suivie par les dirigeants de l'entreprise. Il permet aussi de
visualiser les flux de trésorerie de l'entreprise au cours de l'exercice. Il fait partie des états
financiers annuels obligatoires. Nous le verrons en Annexe 5.

4-4 /L’Etat Annexé

L'état annexé est en quelque sorte le mode d'emploi et complément nécessaire à la


compréhension des autres états financiers dont il est une partie intégrante. Il concourt à
donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entreprise
en indiquant par exemple les modes d'évaluations, l'état des provisions et des amortissements.

L'état annexé est rendu obligatoire par le SYSCOA et est exigé dans les deux (02) systèmes
plus évolués (normal et allégé). Il comprend onze (11) tableaux à savoir :

Tableau 1- Actif immobilisé

Tableau 2- Amortissements

Tableau 3- Plus- values et moins values sur cessions d'immobilisations

Tableau 4- Provisions

Tableau 5- Biens pris en crédit-bail et contrats assimilés

Tableau 6- Echéance des créances à la clôture de l'exercice

Tableau 7- Echéance des dettes à la clôture de l'exercice

Tableau 8- Consommations intermédiaires de l'exercice

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Tableau 9- Répartition du résultat et autres éléments caractéristiques des cinq (05)


dernières années.

Tableau 10- Projet d'affectation du résultat de l'exercice

Tableau 11- Effectif, masse salariale, personnel propre à l'entreprise et personnel


extérieur.

4-5/ L’Etat Supplémentaire

L'état supplémentaire est obligatoire dans le système normal et ne fait pas partie des états
financiers annuels. Il fournit des informations additionnelles. Son élaboration vise à satisfaire
les besoins d'informations de certains partenaires de l'entreprise (administrations, banques,
représentants du personnel.)

L'état supplémentaire doit être cohérent avec les autres états financiers annuels car il se situe
dans le prolongement des informations produites par ces états. Il se rapporte aux achats
destinés à la production et à la production de l'exercice en quantité et en valeur.

Grâce à toutes ces améliorer apporter au système comptable de TJR par le cabinet consult
service, le Directeur suit davantage l’activité et procède de plus en plus à l’utilisation efficace
et efficiente de l’entreprise. Ceci a permis d’être en règle avec l’état sur le plan fiscal, de
dégager un bonne capacité d’autofinancement ce qui lui permet de financer la plupart de es
investissement et cette meilleur gestion comptable lui permet en outre de gagner la confiance
de ces fournisseurs d’investissement car le délai de règlement sont toujours respectés. En effet
le reste de l’investissement est financé par le crédit fournisseurs. Par ailleurs disposant d’une
organisationnelle performante, TJR arrive à satisfaire au mieux ces clients et son chiffre
d’affaires varie de façon croissante chaque exercice.

Malgré tous ces efforts pour l’amélioration de son système d’information, TJR reste confronté
à certaines difficultés qui sont susceptibles d’être énumérées.

3. Difficultés à utiliser le logiciel comptable en cas de rupture de contrat d’assistance


comptable

Le logiciel compta EBP est très facile à utiliser. La société a à sa disposition un manuel
d’utilisation de ce logiciel. En cas de rupture de contrat d’assistance il n’y aura pas de
difficulté majeure à utiliser le logiciel.

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Cette difficulté constatée est de l’ordre du paramétrage et se présente de la suivante :

Après chaque clôture d’exercice, le logiciel EBP considère les comptes des autres charges et
autres produits de la classe 8comme des comptes de bilan et les ramène en report à nouveau
en année N+1.

Le résultat de l’exercice N, en début de N+1 est mis sur le compte 120 (compte de report à
nouveau).et est diminué du montant des comptes de la classe 8.

Cette situation pourrait être régularisée par une écriture comptable à chaque début d’année, ou
résolut facilement par le concepteur du Logiciel EBP. A cet effet, il suffit pour l’entreprise de
renouveler le contrat d’assistance en maintenance avec le concepteur du logiciel.

Suite à cette difficulté, nous allons présenter les insuffisances liées au traitement comptable et
à la mise en place de la Comptabilité. Ensuite, allions nous proposer des solutions.

SECTION II. INSUFFISANCES ET SOLUTIONS

Le système de gestion comptable des opérations à TJR présente néanmoins quelques


insuffisances que nous allons donc découvrir. Dans l’optique d’améliorer la qualité de
l’information comptable au sein de TJR et d’aider les dirigeants à une meilleure prise de
décisions, nous allons proposer des actions correctives.

I/. Insuffisances relevées

Les insuffisances se relèvent sur le niveau des procédures et ensuite sur le niveau de
l’organisation de la société.

I-1/ Problèmes liés aux procédures comptables

1-1/ La vérification des pièces justificatives

Le problème se situe au niveau de la vérification de la concordance des factures, bons de


commande et bordereaux de livraison. Les bons de commandes et bordereaux de livraison ne
sont pas accessible par la comptabilité. Cette tâche qui incombe la comptabilité est dévolue à
la direction générale.

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1-2/ Classement des pièces comptables et leurs saisies

Le classement des pièces comptables se fait généralement à partir du numéro attribué à la


pièce, lequel numéro tient compte du mois et de l'ordre d'arrivée cette dernière. A TJR ce
classement se fait à partir du mois et de la date de d’établissement de la facture ou pièce
comptable, et non à partir de l’ordre d’arrivée de la pièce au sein de l’entreprise.

La conséquence de cette situation est qu’une facture datée du 08/05/16 et qui arrive au sein de
TJR le 30/07/16 est mise dans le classeur des factures de Juillet. Ceci entrainant des numéros
des pièces comptables non chronologiques.

1-3/ L’absence de Manuel de procédure.

La méconnaissance des renseignements nécessaires aux services comptables, due à l'absence


d'un manuel de procédure, entraîne le stockage d’informations par les services opérationnels
et administratifs. Ces informations étaient pour autant indispensables à un suivi et traitement
comptable corrects.

II-2/ Problèmes liés à l’organisation de l’entreprise

2-1/La gestion des pièces détachées obsolètes

Notre passage dans le magasin des pièces détachées achetées et stockées pour la réparation
des camions lors de l’inventaire en fin d’année montre d’une part que le magasin est mal
rangé et les familles mal organisées. D’autre part nous avons noté dans les magasins, la
présence des pièces détachées vétustes, de camions qui n’existent plus dans le parc
automobile Ceci crée une confusion lors de l’inventaire et rend difficile la gestion.

Par exemple, les modifications faites sur les factures de vente ne sont pas toujours signalées
par le service facturation au service comptable.

2-2/ Les Etats Financiers

Les états financiers sont établis manuellement malgré l’existence d’un logiciel comptable.
Ceci montre une utilisation sous optimale ou partielle de ce logiciel.

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2-3/ L’établissement de l’état vert

La déclaration annuelle de salaire (DAS) est effectuée par le service comptable. Le logiciel de
paie à Transports J. Renaldo a un problème de paramétrage. Certains traitements sont faits
manuellement entrainant, une difficulté pour le comptable dans l’établissement de la DAS.

II/ Recommandations

II-1/ Sur le plan organisationnel

Pour résoudre le problème lié au magasin nous proposons l’évaluation des pièces détachées
vétustes et leur sortie du stock car ils sont pas considérées dans l’inventaire et donc
constituent une perte pour l’entreprise.

II-2/ Sur le plan des procédures

Nous proposons plus d’implication du comptable dans la gestion quotidienne de ses tâches.
Nous proposons également la mise en place d’un manuel de procédure qui définira clairement
les fonctions, les tâches et les responsabilités des différents salariés de l’entreprise.

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CONCLUSION GENERALE

Le présent travail qui a porté sur « Comment améliorer l’accès au financement des
PME en Afrique subsaharienne : cas Transports J .Renaldo ? » a été l’occasion de faire une
étude sur les PME de l’Afrique subsaharienne.

C’est pourquoi dans ce travail nous avons fait ressortir l’importance du secteur de la PME,
son poids économique ainsi que ces contraintes d’accès au crédit pour financer ces projets.

Dans la seconde partie de l’étude nous nous sommes intéressés sur le rôle de la comptabilité
car la base du difficile accès au financement est la mauvaise circulation de l’information
financière. L’étude nous a permis de découvrir que le format de présentation et le contenu
informationnel des états financiers ont un impact sur le jugement et la prise de décision des
utilisateurs externes des états financiers, enfin le processus décisionnel des banquiers sur la
décision d’octroi de crédit.

Dans la troisième partie qui est consacrée à l’étude de cas. Par ailleurs l’harmonisation des
référentiels comptables dans le monde est aujourd’hui au cœur des débats. A la question de
savoir son importance dans la gestion des activités d’une nation, nous disons que la
mondialisation des économies conduit tous les pays vers une gestion de ses ressources et la
recherche d’un développement durable. Ces dernières s’illustreraient par la performance des
sociétés d’un pays donnée. Il s’agit de savoir apprécier cette performance s’il y a une pluralité
de normes.

Toutes ces questions, ont conduit les pays Africains surtout ceux de la zone UEMOA à
réfléchir sur la normalisation comptable. Cette dernière a conduit à l’harmonisation des
normes comptables nationales ou régionales.

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Dans l’espace UEMOA, cette harmonisation a conduit au référentiel comptable


SYSCOHADA. Ce référentiel comptable fait obligation à toutes entreprises sur le territoire
pré nommé, de tenir une comptabilité suivant les normes.

Transports J. Renaldo une entreprise œuvrant dans le secteur du transport routier a choisi de
se conformer à la réglementation en vigueur.

Longtemps, l’entreprise a perçu la comptabilité comme outils de gestion au service de la


direction général. A cet effet, la comptabilité à TJR a été longuement assumée par le directeur
mais suivant le référentiel P.C.G.

Elle a donc recouru à un cabinet comptable pour la mise en place, en son sein, d’une gestion
comptable suivant le référentiel SYSCOHADA.

Son objectif était de se donner un outil pour une meilleure prise de décision, améliorer la
qualité de l’information comptable en son sein et de se conformer aux normes afin
d’améliorer son financement.

Ainsi, un contrat d’assistance comptable a été signé, nous donnant l’opportunité de


développer notre sujet de mémoire qui est la mise en place de la gestion comptable à TJR.

Notre préoccupation consistait à savoir comment serait perçue cette gestion comptable. En
réponse aux préoccupations, la mise en place de la gestion comptable a été effective et nous
avons réalisé que la comptabilité générale à TJR est perçue comme l’a défini Pigé B. :« un
outil irremplaçable pour non seulement disposer d’une information synthétique et globale sur
les transactions réalisées au cours d’une période par entité déterminée, mais aussi pour
évaluer et justifier à une date donnée la situation des avoirs et dettes de cette même entité. »

En bref, la mise en place a permis la prise de meilleures décisions. Quoi que bénéfique pour
l’entreprise, nous avons constaté quelques insuffisances que nous avons relevées et auxquelles
nous avons donné des approches de solutions.

A cet effet et citant quelques-unes, T.J.R. doit revoir, dans le cadre du système de traitement
de l’information, le paramétrage de son logiciel EBP pour palier en premier lieu aux
problèmes des comptes de la classe 8 qui reviennent après clôture de l’exercice en report à
nouveau. En second lieu, résoudre le problème de l’établissement manuel des états financiers.

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Le paramétrage du logiciel de la paie devrait aussi être révisé afin de faciliter le traitement de
la Déclaration Annuelle des Salaires (DAS) et éviter les erreurs dans ce traitement.

Les magasiniers de T.J.R. devraient améliorer le rangement dans les magasins afin de
permettre aux chargés des inventaires de retrouver des pièces détachées à leurs positions
suivant la fiche de Stock. La direction quant à elle devrait évaluer et procéder aux déstockages
des pièces désuètes ou inutilisables afin de faciliter les inventaires de fin d’année.

Il est important, pour la société, d’établir un manuel de procédure définissant et clarifiant les
fonctions, les tâches et les responsabilités des différents agents de l’entreprise. Ce manuel
devra être connu de tous.

A la suite de Maeso R. qui comparait la comptabilité à un être humain, il va s'en dire que les
efforts des états africains de relever les entreprises africaines au rang des performantes,
devraient être soutenus par les entreprises elles-mêmes. Ceci en soignant les différentes
fonctions de l’entreprise mais en particulier la comptabilité pour qu’elle serve d’aide à la prise
de décision et soit par ricochet ce système d’information entre l’entreprise et les parties
prenantes.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Mémoires utilisés

La gestion comptable et fiscale d’une officine par un cabinet d’expertise comptable : cas de
Tate & Associés présenté par Akim Ladi BANG’NA

La mise en place d’une comptabilité dans un cabinet d’architecture : cas du cabinet sphère.
Présenté par PELEI Hodalou Médoussiwé.

L’impact du nouveau système comptable OHADA sur les jugements des décisions des agents
de prêt : le cas du Cameroun.Présenté par Hamidou SAÏDATOU.

Organisation comptable d’une entreprise commerciale : cas de « sodexo-gamba » présenté par


Mlle Sitou Edwige Vanessa.

2. Site internet :

www.csc.mg: conseil supérieur de la comptabilité de Madagascar

www.l-expert-comptable.com/faire-sa-comptabilite publié le 29/06/2011.

www.memoireonline.com/08/1470/ mise en place-comptabilité-entreprise-12/12/2013

www.memoireonline.com/05/12/5850/m_Lorganisation-comptable-de-Ed-PA-SARL8.html

www.newafrika.org/IMG/pdf/syscohadacomptes.pdf

www.ohada.com/actes.../693/.../chapitre-ii-organisation-comptable.html

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www.Sg F conseils.org

www.unit.eu/cours/kit-gestion-ingenieur/Chapitre.../ING-P3-01.pdf

3. Ouvrages :

Casey,Cornelium J.Jr,(1978). The Effect of accounting Information Load on Bank Loan


Officers Predictions of Bankruptcy .The journal of Commercial bank Lending,vol 60 n°
12,P46-60.

Colasse B., (1996); Comptabilité générale, 5ème Edition Economica, paris,

Colasse B., (2000), Encyclopédie de la comptabilité, Contrôle de gestion et Audit, Edition


Economica,

Dyckman, (1982),Accounting,Organisations and Society,Vol 14 n° 3,P235-246.

De Saint-Front Jacques, de Saint-Front Pauline, Schoun Gérard, Veillard Michel (2012),


Manifeste pour une comptabilité universelle; Un autre regard, Edition Paris School of
Business, 132 P,

Fayol H., (1918), Administration industrielle et générale, Edition Dunod.

Fayolle. A, (2007), L'art d'entreprendre, Coédition Les Echos Éditions - Village Mondial.

La Société Générale de Formation (2013), Référentiel Comptable OHADA Edition SGF,


Espagne, 904 P

Maeso.R, Philipps.A, Raulet.C, (1996); Comptabilité générale, 5ème Edition, Dunod, Paris,

Marques E., Comptabilité générale, Edition Nathan, 1985,

Sambe O. & Diallo M. I. (2003) Le Praticien Comptable Système Comptable OHADA, 3ème
Edition Comptables et Juridiques, Dakar-Sénégal 1056p

Sambe O. & Diallo M. I. (2003) Le Praticien Plan des Comptes et Etat Financier du Système
Comptable OHADA, 3ème Edition Comptables et Juridiques, Dakar-Sénégal, 74p

Sere S., Konate S., K. Ekon S.K., (2008), Pratique et actualités du système comptable
OHADA, Séminaire de formation, professionnelle du 17 au 19 mars 2008 à l’hôtel IBIS-
Lomé(TOGO).

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SYSCOA Système comptable Ouest-africain(1996), Plan comptable général des entreprises,


édition de Foucher, Paris N°12274

SYSCOA Système comptable Ouest-africain (1997), Guide d'application Edition Foucher.

4. Revues

Causse Génévive.(2002),Vingt ans de Normalisation Comptable et de PCG-son Influence


dans les Pays d’Afrique Francophone.Revue Africaine de Gestion.

Dagobert Ngongang, « le financement du haut de bilan dans les PME camerounaise et


tchadiennes. »Revue congolaise,2012/1 (numero 15-16),p 45-80.

Julien Lefilleur « comment améliorer l’accès au financement pour les PME d’Afrique
subsaharienne ? »Afrique contemporaine 2008/3 (n°227),P 153-174.DOI
10.3917/afco227.0153

Mathurin Founanou,Zaka Ratsimalehelo, « Financement des petite et moyennes entreprises en


Afrique subsaharienne.faut-il restaurer les banques de developpement ? »La revue des
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Secteur privé&Developpement, « Le financement des PME en Afrique subsaharienne »,revue


de PROPARCO,numero 1 mai 2009.

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ANNEXES

Annexe1

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Annexe 2

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Annexe 3

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Annexe 4

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Annexe 4

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Annexe 5

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Tables des Matières

Dédicace………………………………………….…………………………….………….…..2

Remerciement……………………………………………………………………………….…3

Liste des abréviations…………………………………………………………………….…….4

Sommaire………………………………………………………………………………………6

Chapitre I : Généralités sur les PME d’Afrique Subsaharienne………………………………12

Section I : Définition de quelques concepts………… ………………… …………………..12

I : Concept de la PME en Afrique Subsaharienne…………...…………………………….... 12

II :Charte des PME de l’UEMOA…………………….………………………………………13

Section II :Le poids des PME dans l’économe des pays de l’Afrique Subsaharienne

……………………………………………………………………………………….……….14

I :L’importance des PME…………………………………………………………….……….14

II :La contribution des PME en Emplois et en Valeur Ajoutée………………………………15

Section III : Caractéristiques et contraintes inhérents aux PME……………………………..16

I :Les caractéristiques des PME………………………………………………………………16

II :Les contraintes inhérentes aux PME……………………………………………...……….17

Section IV :Le financement des PME et leurs difficultés…………………………………….18

I :La capacité d’endettement des PME de l’Afrique Subsaharienne……....………………….20

II :Les besoin de financement des PME de l’Afrique Subsaharienne………..……………….21

III :Les sources de financement possible des PME…………………………………………..21

Chapitre II :Importance de la Comptabilité………...………………………………………...24

I :Définition de la comptabilité………………………………………….……………………24

II :Rôle et Objectif……………………………………………………………………………27

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III :Les principes comptables…………………………………………………………………28

IV :Le plan des comptes………………………………………………………………………32

V :Les Etats Financiers………………….……………………………………………………33

VI :Organisation comptable…………………………………………………………………..35

Section II : Les parties prenantes de la comptabilité… ………………………….…………37

I :Les personnes soumises à la comptabilité………………………………………………….39

II : Les utilisateurs de l’information comptable………………………………………………41

Section III : Impact du système d’information dans la prise de décision de financement

..........................................................................................................................................…....44

I : Modèle général de prise de décision……………………………………………………….44

II : La prise de décision des banquiers…………………………………………….………….46

Chapitre III : Mise en place de la gestion comptable à TJR………………………………….50

Section I : Mise en place de la gestion comptable……………………………………………50

I : Démarche adoptée…………………………………………………………………………50

II : Processus de mise en place de la gestion comptable……..……………………………….50

Section II : Insuffisances et recommandations……………….………………………………61

I : Insuffisances relevées……………………………….……………………………………..61

II : Recommandations…………………………………………..…………………………….63

Conclusion générale………………………………………………………….……………….64

Référence bibliographique……………………………………………………………………67

Annexes…………………………………………………………………….…………………69

Table des matières……………………………………………………….................................79

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