Vous êtes sur la page 1sur 30

SYNTHÈSE DES RÉSULTATS

ÉTUDE DE BASE
Programme SALOHI
« Strengthening and Accessing Livelihood
Opportunities for Household Impact »

Octobre – décembre 2009


REMERCIEMENT

L’équipe SALOHI présente ses sincères remerciements à tous ceux qui


ont, directement ou indirectement, contribué à la réalisation de l’enquête
de base.
Nous voudrions spécialement présenter notre très grande reconnaissance
:
- aux membres de l’équipe de suivi et évaluation du Programme
SALOHI, qui ont assuré la progression régulière de l’enquête de
base;
- aux membres de l’équipe technique du Programme SALOHI, qui
ont activement participé à la conception des outils de collecte des
données, à la formation des enquêteurs et à l’analyse des
résultats;
- aux enquêteurs et aux superviseurs qui ont rendu possible la
collecte des données et des informations sur le terrain ;
- à l’UNICEF (merci Paola, Amal et Virginia!) pour nous avoir
prêté les instruments de mesures anthropométriques, et à
Conservation International (merci James!) pour les GPS ;
- à l’équipe du cabinet AGENCE CAPSULE pour la qualité de la
saisie des données.

Nous voudrions aussi remercier toute l’équipe de soutien logistique de


toutes les ONG (spécialement les chauffeurs), et essentiellement les
membres des communautés qui nous ont bien accueilli chez eux, et
accepté de participer à l’enquête. Enfin, nous voudrions remercier
USAID-Madagascar pour son soutien technique et FANTA-2
(spécialement Vicky et Ellen) pour leurs commentaires et suggestions
d’amélioration du processus de l’enquête de base.

----------------------------------------

2
1- CADRE GÉNÉRAL DU PROGRAMME SALOHI

En vue de contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire des


populations les plus vulnérables à Madagascar, le Programme SALOHI
« Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Household
Impact » ou « Programme de Renforcement des Conditions de Vie
des Ménages» financé par l’USAID/FFP, a été élaboré et mis en œuvre
par un consortium d’ONGs internationales, dont ADRA, CARE, et Land
O’Lakes, avec Catholic Relief Services comme chef de fil.
Il a pour but de « Réduire l’insécurité alimentaire des 98.500 ménages
répartissant dans 21 districts des parties Est et Sud de Madagascar
d’ici 2014».
Les objectifs stratégiques du Programme sont de :
 Améliorer l’état nutritionnel et l’état sanitaire de 96.000 enfants
âgés de moins de 5 ans ;
 Améliorer les conditions de vie de 82.000 ménages en situation
d’insécurité alimentaire (livelihoods) ;
 Renforcer la résilience de 544 communautés aux catastrophes
naturelles (prévention et gestion des catastrophes)

Le programme sera mis en


œuvre pour une période de
5 ans (mai 2009 – juin 2014),
dans 544 communautés
répartissant dans :
- 120 communes ;
- 21 districts ;
- et 7 régions (ANOSY,
ANDROY, ATSIMO
ATSINANANA, VATOVAVY
FITOVINANY, AMORON’I
MANIA, ATSINANANA, et
ANALANJIROFO)

3
2- OBJECTIFS DE L’ÉTUDE DE BASE ET RÉSULTATS ATTENDUS

Six objectifs principaux sont assignés à l’étude de base :


 Décrire la situation actuelle dans les communautés ciblées par
SALOHI en rapport avec les interventions du programme (santé et
de nutrition, livelihood, résilience, environnement, genre, et
gouvernance) ;
 Déterminer les niveaux actuels d’adoption des activités
proposées par le projet (pratiques de santé et pratiques
nutritionnelles, pratiques de production agricole, pratiques de
commercialisation et stratégies de prévention et de mitigation
des désastres) ;
 Collecter des données quantitative pour mesurer les
changements par rapport aux indicateurs clés durant la vie du
projet ;
 Collecter des données qualitatives pour aider le personnel du
projet à définir des approches efficaces en vue d’améliorer le
dessin et la mise en œuvre du programme ;
 Promouvoir le travail de groupe au sein de l’équipe et,
 Partager l’information sur le projet avec les communautés ciblées
et commencer le processus de planification participative, de suivi
et d’évaluation.

Les résultats spécifiques suivants sont attendus :

 La valeur de base pour chaque indicateur (y compris les


indicateurs de suivi environnemental);
 Un tableau de suivi des indicateurs de performance révisé avec
des cibles appropriées ;
 Une meilleure compréhension de la situation de sécurité
alimentaire et des pratiques pertinentes dans les zones ciblées par
SALOHI et les réponses appropriées pour réduire l’insécurité
alimentaire ; et
 Une liste d’indicateurs déclencheurs et de valeurs limites pour
chaque zone (le sud, le sud-est et l’est).

4
3- MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE DE BASE : TYPES D’ENQUÊTE

 ENQUÊTE MÉNAGE:
2.876 Chefs de famille
enquêtés, 2.876
Femmes enquêtées, et
3.876 enfants de moins
de 5 ans, répartissant
dans 2.620 ménages
touchés par les
mesures
anthropométriques
 ENQUÊTE
COMMUNAUTAIRE:
réalisée dans les 120
chefs lieux de
Fokontany ciblés

 Trois types de focus group


réalisés par ZONE: focus
group femme, focus group
homme, et focus group
communautaire
 ZONE CENTRE: 2 focus groups
 ZONE SUD: 5 focus groups
 ZONE SUD EST: 9 focus groups
 ZONE EST: 5 focus groups

5
4- PRINCIPAUX RÉSULTATS DE L’ÉTUDE DE BASE

4.1- CARACTÉRISTIQUES SOCIO-ÉCONOMIQUES DES MÉNAGES

Les ménages touchés par


l’enquête comptent en Graphe 1: SEXE DU CHEF DE MENAGE

moyenne 6 personnes. Ils


100,00%
sont essentiellement
80,00%
dirigés par des hommes
60,00%
(82%), mais dans 18% des
40,00%
cas, le Chef de famille est
une femme. Près de la 20,00%

moitié de ces femmes 0,00%


SALOHI ADRA CARE CRS LOL
sont célibataires (48%), % ménage chef de famille 81,50% 85,40% 83% 80,40% 67,70%
29% sont séparées ou HOMME

divorcées, et 20% sont % ménage chef de famille 18,5% 14,6% 17,0% 19,6% 32,3%

veuves FEMME

- Taux d’alphabétisation : 63,3% pour le chef de famille « homme » et


51,8% pour le Chef de famille « femme »

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

Taux
d'alphabétisa
61,6% 72,8% 53,6% 56,2% 55,7% 83,3% 35,0% 60,5% 68,7%
tion du Chef
de ménage

- Activités économiques : pourcentage des ménages pratiquant


chaque type d’activité

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

AGRICULTURE 93,7 95,6 86,8 96,5 83,0 97,9 88,5 92,4 97,3

ELEVAGE 68,9 73,1 64,9 69,3 55,3 86,4 66,4 62,7 66,6

PECHE 8,7 0,8 24,1 8,7 17,9 - 8,7 8,6 18,1

6
Zones d'intervention ONG Zones géographiques
SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

EXPLOITATIO 5,8 7,7 3,1 6,2 0,1 0,5 0,5 10,7 6,2
N MINIERE

ARTISANAT 18,2 16,7 20,1 15,9 32,1 24,5 18,7 14,8 18,3

BUCHERON 1,4 1,8 2,2 0,5 2,3 3,1 0,7 0,8 1,6

COMMERCE 16,9 15,2 21,7 14,6 28,0 17,1 24,7 14,7 13,4

TRAVAIL 17,9 13,2 20,6 20,7 20,4 12,9 3,0 26,8 19,8
JOURNALIER

SALARIAT 25,7 41,8 21,0 11,1 35,7 43,5 1,8 32,9 17,2
OCCASIONNEL

SALARIAT 5,2 4,9 11,4 3,5 4,6 8,2 8,8 3,3 2,5
PERMANENT

- Possession des biens : pourcentage des ménages déclarant


posséder les biens suivants

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

TERRAIN DE
92,2% 94,8% 86,9% 94,1% 79,8% 95,5% 91,3% 90,1% 94,0%
CULTURE

MAISON 94,4% 91,2% 95,4% 96,6% 94,9% 88,4% 98,4% 95,0% 94,8%

CHARETTE 8,5% 2,6% 10,1% 14,8% 0,5% 4,8% 37,1% 0,2% 0,0%

CHARRUE 9,9% 3,5% 12,2% 16,6% 0,8% 6,2% 38,8% 0,6% 3,1%

BOEUF 32,3% 33,6% 27,6% 33,9% 26,1% 47,5% 65,5% 17,3% 14,0%

PORC 22,0% 38,6% 19,5% 8,7% 20,3% 47,2% 3,5% 22,3% 15,1%

VOLAILLES 71,0% 75,6% 61,4% 71,0% 67,3% 82,1% 68,7% 70,2% 63,8%

La quasi-totalité des ménages (plus de 93 %) sont propriétaires de terrain


et de maison. Sept ménages sur 10 (71 %) possèdent de la volaille, 34 %
des bovins et 20 % des porcins. Les ménages qui possèdent davantage
de bétail sont ceux du sud et du centre. Peu de ménages possèdent des
biens d’équipements : par exemple, 40 % seulement des ménages
possèdent une radio.

7
4.2- ÉTAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS

- Taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans : retard de


croissance et insuffisance pondérale

Le retard de croissance ou
Graphe 2: % des enfants de 6 -59 mois atteints de malnutrition
chronique (taille/âge) malnutrition chronique touche
Situation par zones d'intervention ONG 44 % des enfants âgés de 6 à
60 59 mois et l’insuffisance
pondérale 35 % des enfants
40
âgés de 0 à 59 mois. La
20 malnutrition touche davantage
les garçons que les filles quelle
0 que soit la zone géographique.
SALOHI ADRA CARE CRS LOL
Elle touche davantage les
MASCULIN 46,9 59,3 47,4 38 48,1
enfants du centre, presque
FEMININ 41,7 53,6 41,3 32,9 43,3
également les enfants du sud-
TOTAL 44,4 56,6 44,4 35,6 45,8
est et ceux de l’est. Elle touche
beaucoup moins les enfants du
sud. Par exemple, le retard de
Graphe 3: % des enfants de 0 - 59 mois atteints d'insuffisance
croissance affecte 64 % des
pondérale (poids/âge) enfants du centre, 47 % des
Situation par zones d'intervention ONG
enfants du sud-est, 43 % des
60
enfants de l’est et seulement 28
% des enfants du sud. En
40 revanche, l’émaciation qui
20 n’est pas un indicateur
d’impact du Programme,
0
SALOHI ADRA CARE CRS LOL affecte davantage les enfants
MASCULIN 35,8 47,1 32,2 28,6 40,1 du sud que ceux des autres
FEMININ 33 40,9 34,9 25,5 39,3 régions : 10,2 % au Sud contre
TOTAL 34,5 44 33,5 27,2 39,7 8,9 % à l’est, 8,5 % au sud-est et
5,2 % au centre.

SALOHI CENTRE SUD SUD-EST EST

% des enfants de 6-59 mois


atteints de malnutrition 44,4 64,2 28,1 47,5 43
chronique (Taille / Age)

% des enfants de 0-59 mois


atteints d’insuffisance pondérale 34,5 46,2 22,6 39 29,8
(Poids / Age)

8
4.3- PRATIQUES NUTRITIONNELLES ET D’ALIMENTATION DES ENFANTS ET DES MÈRES

- Allaitement maternel :

Graphe 4: % des enfants de 0-24 mois allaités


Les résultats de (situation par zones d'intervention ONG)
l’enquête révèlent que
la pratique de 95,8%
96,0%
l’allaitement maternel 95,0%
est très répandue : 92 % 93,3%
94,0%
92,2% 91,8%
des enfants de moins de 93,0%
90,7%
deux ans ont été allaités 92,0%

au sein ; 71 % ont été 91,0%


90,0%
allaités dans l’heure de
89,0%
la naissance et 55 % des 88,0%
enfants de moins de 6 SALOHI ADRA CARE CRS LOL

mois sont exclusivement


allaités au sein depuis la Graphe 5: % des enfants de 0-24 mois allaités
(situation par zone géographique)
naissance (autant
pendant la journée qui a 95,3%
97,5%
précédé l’enquête). 98,0%

L’allaitement exclusif est 96,0%


92,2%
94,0%
davantage pratiqué par 89,2%
92,0%
les mères du sud-est (67 88,6%
90,0%
%) et beaucoup moins
88,0%
par celles du sud (26 %).
86,0%
84,0%
SALOHI CENTRE SUD SUD-EST EST

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST
% des enfants de
0-6 mois qui ont
été allaités dans 71,2 79,7 62,0 70,6 60,3 84,4 78,3 70,4 58,0
l'heure après la
naissance
% des enfants de
0-6 mois
exclusivement 55,4 64,5 52,4 52,2 50,7 57,0 25,6 67,6 53,1
allaités au sein
(depuis la
naissance)
% des enfants de
0-6 mois
exclusivement 55,8 63,6 47,8 52,6 59,2 57,5 26,1 67,3 55,2
allaités au sein (la
veille)

9
- Connaissance et consommation des aliments riches en Vitamine A
et en Fer par les mères enceintes et allaitantes

Graphe 6: connaissance et consommation des aliments riches en Graphe 7: connaissance et consommation des aliments riches en vitamine
vitamine A (situation zones d'intervention ONG) A (situation par zone géographique)

50,0%
60,0%
40,0%

40,0%
30,0%

20,0% 20,0%
10,0%
0,0%
0,0% SALOHI CENTRE SUD SUD EST EST
SALOHI ADRA CARE CRS LOL
- % des mères connaissant des 39,0% 48,4% 26,6% 36,0% 51,9%
- % des mères connaissant des 39,0% 33,4% 47,4% 42,3% 30,7%
aliments riches en Vitamine A
aliments riches en Vitamine A
- % des femmes ayant 36,4% 33,7% 52,6% 30,0% 35,8%
- % des femmes ayant 36,4% 30,4% 48,2% 40,5% 23,6%
consommé au moins un consommé au moins un
aliment riche en Vitamine A aliment riche en Vitamine A

Graphe 8: connaissance et consommation des aliments riches en fer Graphe 9: connaissance et consommation des aliments riches en fer
(situation zones d'intervention ONG) (situation par zone géographique)

20,0% 25,0%

20,0%
15,0%
15,0%
10,0%
10,0%
5,0% 5,0%

0,0% 0,0%
SALOHI ADRA CARE CRS LOL SALOHI CENTRE SUD SUD EST EST

- % des mères connaissant des 12,2% 8,1% 9,6% 17,4% 6,0% - % des mères connaissant des 12,2% 14,0% 15,6% 5,5% 21,9%
aliments riches en FER aliments riches en FER

- % des femmes ayant 11,2% 12,1% 10,9% 11,0% 8,7% - % des femmes ayant 11,2% 13,8% 9,0% 9,4% 14,5%
consommé au moins un consommé au moins un
aliment riche en Fer aliment riche en Fer

Les niveaux de connaissance des mères dans le domaine de la nutrition sont


très faibles : 39 % seulement d’elles connaissent au moins un aliment riche en
vitamine A et 12 % au moins un aliment riche en fer. Les niveaux de
connaissance sont relativement meilleurs dans le sud et le sud-est, par rapport
au centre et à l’est. La consommation des aliments riches en vitamine A et des
aliments riches en fer restent en conséquemment faibles : 36 % des mères
consomment au moins un aliment riche en vitamine A et 11 % au moins un
aliment riche en fer. Paradoxalement, c’est dans le sud où les niveaux de
connaissance sont les plus faibles que la consommation d’aliments riches en
vitamine A est le plus élevée.

10
4.4- SUIVI DE CROISSANCE ET PREVENTION DES MALADIES DES ENFANTS

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

% des mères ayant


déjà participé au 54,8 39,6 72,0 57,7 64,7 51,3 51,6 50,8 70,3
suivi de croissance
de leurs enfants

% des mères ayant


déjà participé aux 62,2 51,5 65,7 67,5 67,0 47,0 66,0 62,1 71,2
séances d'IEC sur
la santé

% des mères ayant


déjà bénéficié des 28,8 17,6 20,0 37,0 33,3 14,4 55,6 21,5 29,3
formations sur la
santé

% des enfants de
moins de 5 ans
ayant reçu une 90,1 92,8 93,5 86,1 93,7 93,4 78,7 92,5 94,7
dose de VIT A à 6
mois

% des enfants de
moins de 5 ans
ayant reçu un 89,0 92,1 93,1% 83,8 94,2 92,3 72,6 92,1 95,2
déparasitant à un
an

% des enfants de
moins de 5 ans
ayant dormi sous 61,1 24,3 90,8 75,6 68,9 4,1 67,3 63,1 96,5
la moustiquaire lors
de la nuit dernière

Un peu plus de la moitié des mères ayant des enfants de moins de deux ans
ont déclaré avoir fait participer leur enfant à des séances de suivi de la
croissance. Cette pratique semble davantage répandue dans la zone est (70
%), les autres zones étant à des niveaux comparables (environ 51 %). Le suivi
de croissance a eu lieu majoritairement dans des services de santé
communautaire (62 % des cas), sauf dans la zone du centre où 71 % des
mères l’ont effectué dans un service public de santé. Toujours dans le domaine
des pratiques de prévention des maladies, 90 % des enfants de 7 à 59 mois ont
reçu une dose de vitamine A à l’âge de 6 mois et 89 % des enfants âgés de 13
à 59 mois ont reçu des médicaments contre les parasites à l’âge d’un an. Par
ailleurs 61 % des enfants de moins de cinq ans ont dormi sous une
moustiquaire la veille de l’enquête.

11
4.5- PRATIQUES D’HYGIÈNE PERSONNELLE ET D’HYGIÈNE ALIMENTAIRE

Les pratiques Graphe 10: Pratiques d'hygiène personnelle et d'hygiène alimentaire


d’hygiène (situation par zones d'intervention ONG)

personnelle sont
12,0%
très faibles : 4 %
10,0%
seulement des
8,0%
mères ont
déclaré qu’elles 6,0%

lavent les mains 4,0%

aux cinq 2,0%

moments critiques 0,0%


SALOHI ADRA CARE CRS LOL
suivants (i) avant 4,4% 2,8% 6,5% 4,4% 2,2%
- % des mères qui appliquent des
de préparer les comportements appropriés

repas, (ii) avant d'hygiène personnelle (tous les


moments critiques)
de manger, (iii) - % des femmes qui adoptent les 8,6% 5,9% 6,6% 11,5% 8,6%

avant de donner comportements d'hygiène


alimentaire
à manger aux
enfants, (iv) après
Graphe 11: Pratiques d'hygiène personnelle et d'hygiène alimentaire
avoir été à la selle (situation par zone géographique)
et (iv) après avoir
14,0%
fait la toilette à un
12,0%
enfant qui a fait 10,0%
les selles. Notons 8,0%
que les mères 6,0%

n’ont pas été 4,0%


2,0%
explicitement
0,0%
interrogées sur SALOHI CENTRE SUD SUD EST EST

chacun de ces - % des mères qui appliquent des 4,4% 1,4% 1,1% 5,6% 8,5%

cinq moments ; comportements appropriés


d'hygiène personnelle (tous les
elles ont répondu moments critiques)

spontanément à - % des femmes qui adoptent les 8,6% 9,0% 6,1% 7,5% 12,8%
comportements d'hygiène
la question « à alimentaire

quels moments
vous lavez-vous
les mains ? ».

Les pratiques d’hygiène alimentaire sont tout autant faibles : 9 % seulement des
mères ont satisfait aux quatre comportements appropriés retenus, à savoir : (i)
utiliser une source d’eau potable pour la boisson, (ii) conserver les ustensiles de
cuisine dans un endroit convenable, (iii) conserver les restes d’aliments dans un
endroit convenable, (iv) réchauffer les restes d’aliment avant de les
consommer.

12
4.6- SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DES MÉNAGES

- MOIS D’APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE ADÉQUAT DES MÉNAGES

Graphe 11: NOMBRE DE MOIS Graphe 12: NOMBRE DE MOIS


D'APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE ADEQUAT D'APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE ADEQUAT
(situation par zones d'intervention ONG) (situation par zone géographique)

8,8
10,0 10,0 7,5 7,6 7,7
8,4 7,8 7,7
6,2 6,5 7,0
8,0 8,0

6,0 6,0

4,0 4,0
2,0 2,0
0,0 0,0
ADRA CARE CRS LOL SALOHI CENTRE SUD SUD EST EST SALOHI

- SCORE MOYEN DE DIVERSITÉ ALIMENTAIRE DES MÉNAGES

Graphe 13: SCORE DE DIVERSITE ALIMENTAIRE DES Graphe 14: SCORE DE DIVERSITE ALIMENTAIRE DES
MENAGES (situation par zones d'intervention ONG) MENAGES (situation par zone géographique)

6 5,5 4,8 5,3 5,4 5,5


6
4,8
5 4,3 4,4 4,4
5

4 4
3 3 2,2
2 2
1
1
0
0
ADRA CARE CRS LOL SALOHI
CENTRE SUD SUD EST EST SALOHI

D’après les réponses données par les femmes, les ménages ont un accès
relativement facile à une alimentation adéquate pendant 8 mois sur 12.
Cette durée moyenne est égale à 7 mois dans le sud et, à l’opposé, égale
à 9 mois dans le centre. Les ménages consomment en moyenne des
aliments appartenant à 5 des 12 groupes standards. Les ménages du sud
ne consomment que 2 types d’aliments alors que ceux des autres régions
en consomment plus de 5 types. Les aliments les plus consommés par les
ménages sont le riz (80 % des ménages), les tubercules (73 %), les légumes
(71 %) et, dans une moindre mesure, les boissons comme le thé ou le café
(64 %).

13
4.7- PRODUCTION AGRICOLE : CULTURES PRATIQUÉES ET RENDEMENT

- Proportion (%) des ménages pratiquant les cultures suivantes :

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

Riz 81,0 96,9 70,3 67,0 96,9 94,7 10,6 98,4 98,9

Sorgho 6,3 0,9 10,6 11,0 0,5 0,8 21,2 3,6 3,4

Mais 49,6 55,1 56,5 51,1 4,1 69,8 89,2 26,0 38,3

Manioc 83,0 80,9 81,6 85,4 82,8 73,1 87,5 88,0 77,9

Haricot 28,3 57,1 15,6 11,3 3,0 76,8 10,0 23,9 3,7

Soja 8,0 5,9 5,4 12,0 0,5 9,5 27,8 1,3 0,9

Patate 61,9 69,0 71,6 52,2 64,0 80,9 79,2 52,0 45,5
douce
Pomme de 8,7 18,9 4,7 1,7 4,9 29,6 3,8 3,2 2,9
terre
Taro 10,2 18,7 4,0 5,2 6,1 21,5 2,7 10,9 3,8

Légumes 19,9 30,7 13,8 12,5 17,4 36,7 13,1 19,9 8,4

Café 18,0 14,7 15,5 18,4 35,3 0,5 0,6 30,6 27,3

Litchi 12,5 5,3 21,3 11,7 36,2 0,0 0,7 16,2 29,5

Poivre 2,9 5,7 0,6 0,7 4,8 0,0 0,3 6,7 0,5

Autre fruits 11,6 10,1 15,3 8,1 30,9 9,3 1,7 18,7 8,8%

Les résultats de l’enquête Le manioc est cultivé en moyenne par 83


indiquent que 94 % des ménages % des ménages et par davantage de
pratiquent l’agriculture ; peu ménages du sud et du sud-est (88 %). Le riz
d’entre eux bénéficient d’un est cultivé par 81 % des ménages, par plus
système d’irrigation (24 %) et 65 % de 95 % dans les zones du centre, du sud-
ont déclaré avoir été victimes est et de l’est, et par seulement 11 % des
d’inondation au cours de la ménages du sud. Le mais est cultivé par 50
dernière campagne agricole. Peu % des ménages, davantage dans le sud
d’agriculteurs ont bénéficié d’un (89 %) et dans le centre (70 %). Le haricot
encadrement technique (10 % est cultivé par 28 % des ménages
seulement) ; mais plus de 50 % ont essentiellement par les ménages du
déclaré connaître et avoir centre (77 %). Enfin le sorgho n’est cultivé
pratiqué plusieurs techniques que par 6 % des ménages, essentiellement
modernes de production ceux du sud (21 %).

14
- Culture de riz :

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

% des ménages
riziculteurs 43,4 23,1 65,7 65,4 32,0 5,7 0,0 50,2 72,5
pratiquant le "riz
pluvial"

% des ménages
riziculteurs 87,3 87,2 92,4 82,7 99,4 98,6 92,1 86,0 78,3
pratiquant le "riz
irrigué"

% des ménages
riziculteurs 2,7 4,3 1,7 1,1 1,1 5,5 5,8 2,3 0,1
pratiquant le SRI

- Rendement des principales cultures :

Graphe 15: RENDEMENT MOYEN DES PRINCIPALES CULTURES PRATIQUEES


(situation par zones d'intervention ONG)

1500,0

1000,0

500,0

0,0
ADRA CARE CRS LOL TOTAL
Rendement moyen du RIZ (kg/Ha) 625,7 198,4 498,7 422,1 493,0
Rendement moyen du MAÏS (kg/Ha) 572,9 420,9 296,7 696,7 346,0
Rendement moyen du HARICOT (kg/Ha) 254 153,5 357,3 161,5 265,1
Rendement moyen du MANIOC (kg/Ha) 1001,2 1446 687,8 832,2 864,7

15
Graphe 16: RENDEMENT MOYEN DES PRINCIPALES CULTURES PRATIQUEES
(situation par zone géographique)

2000,0

1500,0

1000,0

500,0

0,0
CENTRE SUD SUD EST EST TOTAL
Rendement moyen du RIZ (kg/Ha) 1229,3 256,8 455,3 329,9 493,0
Rendement moyen du MAÏS (kg/Ha) 636,2 315,2 390,0 302,6 346,0
Rendement moyen du HARICOT (kg/Ha) 344,8 245,3 250,8 38,0 265,1
Rendement moyen du MANIOC (kg/Ha) 1374,6 472,2 1102,9 1561,5 864,7
Rendement moyen du SORGHO (kg/Ha) 150,0 150,0

Les superficies mises en valeur par les En général, les ménages


ménages sont très petites : la travaillent
superficie moyenne des champs individuellement. Très peu
familiaux de riz est estimée par participent à des
l’enquête à 0,75 ha ; celle du mais à organisations paysannes
0,49 ha, celle du manioc à 0,44 ha et qui pourraient leur offrir
des opportunités
celle du haricot 0,13 ha. Les
d’encadrement
rendements de toutes ces cultures
techniques et des
sont relativement faibles, voire même
opportunités de
très faibles. Le rendement moyen du commercialisation.
riz est estimé par l’enquête à 560 Environ 17 % des
kg/ha. Il est beaucoup plus élevé ménages adhèrent à une
dans le centre (plus de 1500 kg/ha) quelconque association
et beaucoup plus faible dans le sud ou organisation ; 10 %
et à l’est (moins de 300 kg/ha) ; le participent à des
rendement moyen du manioc est organisations qui
estimé à 1347 kg/ha. Ce rendement développent des activités
moyen est plus élevé dans le sud-est de production agricoles
et à l’est (plus de 2000 kg/ha), au et seulement 3 %
contraire de la zone du sud (moins participent à des
de 500 kg/ha) ; le rendement moyen organisations plus
du mais est estimé à 344 kg/ha, plus formelles de type
coopérative agricole
de 800 kg/ha dans le centre et moins
de 300 kg/ha dans le sud.

16
4.8- RÉSILIENCE DES COMMUNAUTÉS

- Catastrophes naturelle :

Les résultats de
l’enquête ont
montré que les
ménages dans la
zone SUD étaient
victimes des 3
principales types de
catastrophes
naturelles :
l’ensablement dû
au vent sec,
l’invasion
acridienne, et la
sècheresse.

Malgré la situation
géographique de la zone
centre, 70% des ménages
étaient encore victimes de
cyclone, et 63% victimes
d’inondation
(essentiellement les terrains
de culture au bas fond).
L’ensablement est dû à
l’érosion de terrain en
pente dégradé.

Graphe 19: Pourcentage des ménages victimes de catastrophes Le cyclone et


naturelles dans les zones EST et SUD EST
l’inondation sont
100,0% plus fréquents
80,0%
dans les zones EST
60,0%
et SUD EST. Dans la
zone SUD EST, plus
40,0%
de 80% des
20,0%
ménages ont été
0,0%
CYCLONE INONDATION GRELE ENSABLEMENT
GLISSEMENT touchés par le
DE TERRAIN
cyclone ou par
SUD EST 82,1% 84,8% 54,5% 3,9% 4,2%

EST 41,3% 65,4% 2,2% 7,0% 10,8%


l’inondation

17
- Impacts des catastrophes naturelles au niveau des ménages :
pourcentage (%) des ménages victimes des catastrophes selon les
types des dégâts

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

Destruction de
maison 27,3 25,7 18,9 24,1 31,4 19,4 6,6 33,4 23,9
d’habitation

Destruction de
terrain de 92,4 95,1 94,9 97,9 80,8 95,9 94,4 85,9 97,2
culture

Maladies 15,5 12,0 19,2 16,5 8,7 1,2 3,4 17,1 18,5

Perte des biens 3,1 2,4 2,8 3,3 5,9 0,0 0,3 6,1 3,1

Perte des
animaux 5,7 4,1 9,1 4,0 7,3 3,4 3,6 7,1 7.6
d’élevage
Blessures 2,0 1,0 0,9 2,9 0,5 0,3 0,2 0,8 3,3

Mort de
membre de 0,8 0,4 3,0 1,0 0,2 0,7 3,2 0,1 1,9
famille

Impacts des catastrophes Système d’alerte précoce et accessibilité aux


naturelles au niveau des communautés
communautés
Les conséquences des Plus de la moitié des communautés (55 %) ne
catastrophes sont disposent cependant pas d’un système
importantes : pertes de d’alerte précoce et il n’existe des
récoltes dans 95 % des organisations communautaires, prêtes à aider
communautés, destruction les familles, que dans 25 % d’entre elles. Plus
des terres de culture dans 57 de 44 % des systèmes d’alerte précoce
% des communautés, pertes existant sont considérés comme peu ou pas
de biens matériels dans 45 % du tout fonctionnels. Un nombre relativement
des communautés, pertes de important des communautés (71 %), parmi
bétail dans 38 % des celles qui ont été touchées par l’enquête, sont
communautés et dégâts accessibles en toute saison, notamment les
importants sur communautés du sud (83 %), à l’opposé de
l’environnement dans 35 % celles du centre et du sud-est (65 %)
des communautés.

18
4.9- ENVIRONNEMENT

- Dégradation de terrain de culture : pratiques culturales non


appropriées

Malgré le taux assez Graphe 20: Pratique de culture suivant la courbe de niveau

élevé des agriculteurs 80,0%

exploitant les terrains 60,0%


en pente (20%), 18%
40,0%
d’entre eux
seulement ont 20,0%

pratiqué les 0,0%


SALOHI CENTRE SUD SUD EST EST

techniques culturales % des agriculteurs exploitant des 20,4% 59,2% 0,2% 50,6% 40,0%

suivant la courbe de terrains en pente

% des agriculteurs exploitant des 18,3% 63,7% 2,9% 8,5% 4,1%


niveau pour réduire terrains en pente et pratiquent la

les risques d’érosion culture suiv ant la courbe de


niv eau

- Dégradation des infrastructures agricoles et ensablement de bas


fonds : manque d’entretien d’infrastructure

La proportion des
ménages bénéficiaires
du système hydro
agricole qui sont
membres des AUE
(Association d’Usager
de l’Eau) est encore
faible. D’où, manque
d’entretien périodique
des infrastructures et
risque assez élevé de
dégradation des
infrastructures
agricoles.

- Ensablement de terrains de culture au SUD : manque de dispositifs de


« brise – vent » contre le vent fort et sec « tiokatimo »

Lors du passage des catastrophes naturelles, la dégradation de


l’environnement physique des communautés est importante: non
accessibilité des sources en eau de boisson, ensablement des terrains de
culture, glissement de terrain, dégradation des forêts,….
Les mesures de la protection et de la gestion de l’environnement sont
encore insuffisantes dans les communautés cibles

19
4.10- GOUVERNANCE LOCALE ET GESTION DES COMMUNAUTÉS

- Concertation au sein de la communauté

Dans la quasi-totalité des communautés Par zone d’intervention des


(111 sur 120, soit 92,5 %) les répondant ont ONGs, on note une
attesté qu’il existait bien des instances de faiblesse relative de
concertation entre les différents groupes de l’existence des instances
leaders. Pour toutes les zones d’intervention de concertation entre
des ONGs ce pourcentage est supérieur à leaders et entre leaders et
90 %. Il faut noter toutefois que dans 9 populations dans les
communautés sur 120 il n’existerait pas de communautés couvertes
telles instances de concertation. Les par CARE. Du point de vue
instances de concertation entre leaders fonctionnalité des
communautaires sont jugées fonctionnelles instances de concertation
dans 69 communautés sur 111 (63 %) et très de tout type, les
fonctionnelles dans 27 communautés communautés couvertes
(environ 25 %). par LOL affichent des
meilleures perceptions : 32
Dans la très grande majorité des et 36 % des instances sont
communautés (110 sur 120, soit 92 %) il considérées comme très
existerait également des instances de fonctionnelles, contre
concertation entre les leaders et les moins de 20 % dans les
populations Ces instances sont jugées communautés couvertes
comme fonctionnelles (73 sur 110, soit 66 %) par CARE et CRS et moins
ou comme très fonctionnelles (20 sur 110, de 30 % chez ADRA.
soit 18 %).

- Prise en compte des opinions et des besoins des populations par les
décideurs locaux : Pourcentages des communautés dans lesquelles
existent des instances de concertation entre leaders et entre leaders
et populations. Pourcentages des instances de concertation selon le
niveau de fonctionnalité. Pourcentages des communautés dans
lesquelles les opinions et les besoins des populations sont bien pris en
compte. Pourcentages des communautés selon le niveau de
représentation des femmes dans les instances de décisions.

20
Zones d'intervention ONG Zones géographiques
SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

Concertation
92,5 93,3 90,0 93,3 93,3 88,2 92,3 92,6 95,7
entre leaders
- Pas du tout 0,9 0,0 0,0 0,0 3,6 0,0 0,0 2,0 0,0
fonctionnelle
- Peu 11,8 17,9 11,1 7,4 10,7 20,0 12,5 10,2 9,1
fonctionnelle
- Fonctionnelle 62,7 53,6 74,1 74,1 50,0 73,3 75,0 49,0 72,7

- Très 24,5 28,6 14,8 18,5 35,7 6,7 12,5 38,8 18,2
fonctionnelle
Concertation
avec les 91,7 100,0 83,3 90,0 93,3 100,0 88,5 90,7 91,3
populations
- Pas du tout 2,7 0,0 0,0 3,7 7,1 0,0 4,3 4,1 0,0
fonctionnelle
- Peu
12,7 16,7 20,0 3,7 10,7 17,6 8,7 10,2 19,0
fonctionnelle

- Fonctionnelle 66,4 73,3 68,0 74,1 50,0 76,5 78,3 59,2 61,9

- Très 18,2 10,0 12,0 18,5 32,1 5,9 8,7 26,5 19,0
fonctionnelle
Prise en compte
opinions / 93,2 100,0 86,7 89,7 96,7 100,0 88,0 94,4 91,3
besoins
Représentation
des femmes
- Pas du tout 31,4 34,5 44,8 23,3 23,3 29,4 40,0 30,2 26,1
représentées
- Peu
39,8 31,0 48,3 56,7 23,3 41,2 52,0 24,5 60,9
représentées
- Bien
représentées 22,0 24,1 6,9 16,7 40,0 17,6 4,0 35,8 13,0

- Très bien
représentées 6,8 10,3 0,0 3,3 13,3 11,8 4,0 9,4 0,0

21
- Participation des responsables et des organisations communautaires
aux instances communales : Pourcentages des communautés selon le
niveau de participation des responsables et des organisations
communautaires aux conseils communaux.

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST

Participation des responsables communautaires

- Non 31,4 46,5 40,0 16,7 23,3 26,7 30,8 29,6 39,1
- Oui, de temps
15,3 7,1 16,7 26,7 10,0 13,3 23,1 13,0 13,0
en temps
- Oui, souvent 26,3 21,4 40,0 33,3 10,0 26,7 38,5 18,5 30,4

- Oui, toujours 27,1 25,0 3,3 23,3 56,7 33,3 7,7 38,9 17,4

- Ne sait pas 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Participation des organisations communautaires

- Non 48,2 62,1 51,7 37,0 41,4 50,0 42,9 46,2 56,0
Oui, de temps
15,8 10,3 20,7 22,2 10,3 18,8 14,3 11,5 24,0
en temps
Oui, souvent 15,8 6,9 27,6 22,2 6,9 6,3 28,6 13,5 16,0

Oui, toujours 14,9 17,2 0,0 7,4 34,5 25,0 9,5 21,2 4,0

Ne sait pas 5,3 3,4 0,0 11,1 6,9 0,0 4,8 7,7 0,0

- Existence et mise en œuvre des Plans de Développement Local :


Pourcentages des communautés selon l’existence d’un plan de
développement local (PDL) et selon le niveau d’exécution du dernier
plan de développement local

Zones d'intervention ONG Zones géographiques


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL CENTRE SUD SUD - EST EST
Existence de
43,3 26,7 36,7 40,0 70,0 35,3 42,3 50,0 34,8
PDL
Niveau d’exécution du dernier PDL
- Non exécuté 25,6 - 60,0 20,0 18,8 - 45,5 20,0 33,3
- Faible niveau
44,2 57,1 40,0 30,0 50,0 66,7 45,5 40,0 33,3
d’exécution
- Niveau moyen
23,3 42,9 - 30,0 25,0 33,3 9,1 30,0 16,7
d’exécution
- Niveau élevé
7,0 - - 20,0 6,3 - - 10,0 16,7
d’exécution

22
4.11- CONSIDÉRATION DE L’ASPECT « GENRE » DANS LA VIE DU MÉNAGE

- Accès aux ressources :

- Dans la zone Sud Est, les femmes ont accès aux ressources à travers leur
participation aux différentes activités agricoles et de l’élevage de volailles ;
- Au Sud, les ressources issues de l’élevage de bovin sont gérées exclusivement
par les hommes ;
- Au Sud, l’accès des femmes et des enfants à l’alimentation est limité. Ce sont
les hommes qui mangent en premier lieu. Les enfants prennent la seconde
place, et les femmes sont les dernières servies ;
- Généralement, les femmes ont accès aux terrains tout comme leur mari. Lors
de la séparation du couple, elles ont droit au terrain
- Accès au contrôle des ressources :

- Dans la zone Sud, les hommes contrôlent exclusivement la gestion des zébus.
Les femmes ont accès au contrôle des ressources issues des produits « non
stratégiques », comme les produits agricoles et les petits élevages. Elles
pourront utiliser les recettes aux besoins quotidiens des ménages ;
- Dans toutes les zones, les hommes et les femmes ont le même accès et
contrôle sur les techniques rizicoles. Le choix de la pratique des techniques
culturales est pris ensemble

- Prise de décision au niveau des ménages

- Dans la zone Sud, les décisions liées aux dépenses pour les activités sociales
sont prises par les hommes. Les femmes sont impliquées dans le processus de
décision concernant la vie communautaire. Elles peuvent être aussi impliquées
dans les décisions concernant l’état de santé des enfants ;
- Généralement, les femmes sont responsables des décisions sur l’utilisation ou
de la destination de revenu issu de la vente des produits de pêche ;
- Les femmes ont de plein pouvoir pour le choix de type d’aliment de
consommation au niveau du ménage ;
- Dans la zone Sud, la décision sur la scolarisation des enfants est prise par les
hommes

- Accès au service de santé

- Dans la zone Sud, l’accès des femmes enceintes au service de santé est
limité, à défaut de sage femme. Elles font recours aux matrones ;
- Dans la zone Est, les femmes peuvent faire leur consultation pré natale au
Centre de santé de base le plus proche

23
- Répartition des tâches au niveau des ménages

- En général, les travaux nécessitant des forces physiques sont occupés par les
hommes au niveau du ménage ;
- Les hommes et les femmes sont impliqués dans toutes les activités liées à
l’agriculture (préparation de terrain, plantation, entretien, et récolte). Par
ailleurs, les activités de séchage et de stockage sont confiées aux femmes ;
- Les femmes et les enfants sont les premiers responsables à l’élevage et la
vente des volailles ;
- La recherche de l’eau pour les ménages est assurée par les femmes et les
jeunes filles ;
- La réalisation des activités de pêche appartient exclusivement aux hommes.
Ce pendant, les ventes des produits de pêche sont confiées aux femmes ;
- La vente des produits agricoles destinés à l’achat des produits de première
nécessité est confiée aux femmes ;
- La réalisation des achats de meubles, équipements agricoles, et bétails est
confiée aux hommes après consultation de leur femme ;
- Toutes les tâches qui sont en relation avec l’état civil sont confiées
généralement aux hommes.

OPPORTUNITÉS: CONTRAINTES:
Considération positive des femmes La majorité des femmes ont des
au sein de la communauté; difficultés dans l’acquisition des
petits matériels nécessaires pour
Existence des associations des
la préparation de leur
femmes dans certaines
accouchement;
communautés ;
La considération des femmes
Implication des groupes marginalisés
enceintes et allaitantes cmme
dans certaines associations
vulnérables au niveau du
existantes ;
ménage est limitée (priorisation
Pratique des autres activités aux aliments, répartition des
génératricesde revenu par les tâches, …)
femmes pour renforcer les ressources
financières de leur ménage
Perception positive des femmes vis-
à-vis de l’allaitement maternel

24
4.12- NIVEAUX DE RISQUE ET NIVEAUX DE RESILIENCE PAR ZONE GEOGRAPHIQUE

ZONES GEOGRAPHIQUES
Centre Sud Sud-est Est
INDICATEURS DE RISQUE NIVEAU DE RISQUE
- Malnutrition chronique Elevé Faible Elevé Faible
- Insuffisance pondérale Elevé Faible Elevé Faible
- Emaciation Faible Elevé Faible Elevé
- Incidence de la maladie Faible Elevé Elevé Faible
- Rendement du riz Faible Elevé Elevé Elevé
- Rendement du mais Faible Elevé Faible Faible
- Rendement du manioc Faible Elevé Faible Faible
- Durée de la pénurie alimentaire Faible Elevé Elevé Elevé
- Incidence des inondations Elevé Faible Elevé Elevé
- Incidence de la sècheresse Faible Elevé Faible Faible
- Incidence des cyclones Faible Faible Elevé Elevé
- Concertation leaders/populations Elevé Faible Faible Elevé
- Concertation entre leaders Elevé Faible Faible Faible
Nombre des facteurs de risque élevé 5 7 7 6
INDICATEUR DE RESILIENCE CAPACITE DE REPONSE
- Accès aux services de santé Forte Faible Forte Elevé
- Allaitement maternel exclusif Forte Faible Forte Elevé
- Participation au suivi de croissance Faible Faible Faible Forte
- Hygiène personnelle Faible Faible Forte Forte
- Hygiène alimentaire Forte Faible Faible Forte
- Accès à l’irrigation Forte Faible Faible Forte
- Techniques de production Forte Faible Faible Faible
- Diversification des cultures Forte Faible Faible Faible
- Système d’alerte précoce Faible Forte Faible Forte
- Dispositifs d’intervention Faible Forte Faible Forte
- Accessibilité en toute saison Faible Forte Faible Forte
- Prise en compte des opinions Forte Faible Forte Faible
- Représentation des femmes Faible Forte Faible Forte
- Représentation des communautés Forte Faible Forte Faible
Nombre des facteurs de résilience forte 8 4 5 8

25
5- PRINCIPAUX DÉFIS DU PROGRAMME SALOHI

 Suivi de croissance des enfants: pour bien suivre l’évolution de l’état


nutritionnel des enfants malnutris, le programme va renforcer la
sensibilisation et la mobilisation des mères à participer d’une manière
continue aux séances de suivi de croissance de leurs enfants de moins de
5 ans (55%).
 Éducation nutritionnelle des femmes enceintes et allaitantes: compte tenu
du niveau de connaissance très faible des femmes sur les aliments riches
en Vit A (39%)et en Fer (12%), l’équipe du Programme va améliorer le
processus de l’éducation nutritionnelle des mères en tenant compte leur
niveau d’instruction.
 Accès à l’eau potable: comme 50% des ménages utilisent le « cours
d’eau » comme source de boisson, l’éducation des mères à traiter leur
eau de boisson sera renforcée.
 Comportement d’hygiène: face au grand défi au comportement
d’hygiène, l’équipe du Programme va identifier et adopter des approches
efficaces dans le processus du changement de comportement d’hygiène
selon le contexte local,
 Production agricole: compte tenu des rendements très faibles de cultures
promues dans le cadre du Programme, le processus d’adoption des
techniques agricoles améliorées par les ménages agricoles sera renforcé;
 Association ou groupement des paysans: la proportion des ménages dans
des organisations paysannes est seulement de 15%, des meilleures
stratégies seront donc adoptées pour mieux mobiliser les ménages à se
regrouper d’une manière efficace;
 Prévention et préparation des catastrophes: la proportion des ménages
victimes d’inondation est considérable (70 à 85%) après le passage du
cyclone, le processus d’élaboration et de la mise en œuvre du Plan de
préparation aux catastrophes sera donc amélioré, avec une meilleure
implication des membres de la communauté de base
 Aspect genre : compte de la faible représentation des femmes dans
certaines activités communautaires, l’application effective de l’aspect
genre sera renforcée dans tous les processus de mise en œuvre des
activités du Programme SALOHI
 Environnement : compte tenu des différents dégâts causés par la
dégradation de l’environnement (ensablement, …) suite aux activités des
communautés de base, les mesures d’atténuation des impacts
environnementaux seront mise en application d’une manière effective
pour tous les sous projets communautaires

26
ANNEXES :

SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX INDICATEURS DU PROGRAMME SALOHI

NIVEAU DE BASE

INDICATEURS ZONES D'INTERVENTION DES ONGs


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL

SO1 : Etat de santé et état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans améliorés

INDICATEURS D’IMPACT

- Pourcentage des enfants de 6-59 mois


atteints de malnutrition chronique (rapport 44,4 56,6 44,4 35,6 45,9
Taille/Age < - 2 ET)

- Pourcentage des enfants de 0-59 mois


atteints d’insuffisance pondérale (rapport 34,5 44,1 33,5 27,2 39,8
Poids/Age < - 2 ET)

- Pourcentage des enfants de 0-59 mois


atteints d’émaciation (rapport Poids/Taille < 8,4 7,3 7,1 9,8 7,5
- 2 ET)

INDICATEURS D’EFFET

- Pourcentage des enfants de 0-6 mois


71,2 79,7 62 70,6 60,3
allaités dans l’heure de la naissance

- Pourcentage des enfants de 0-6 mois


55,8 64,5 52,4 52,2 50,7
exclusivement allaités
- Pourcentage des femmes qui
consomment des aliments riches en 36,4 30,3 48,3 40,5 23,5
vitamine A

- Pourcentage des femmes qui


11,2 12,1 10,9 11 8,8
consomment des aliments riches en fer

- Pourcentage des mères qui démontrent


des comportements adéquats d’hygiène 4,4 2,8 6,5 4,4 8,2
personnelle

27
NIVEAU DE BASE

INDICATEURS ZONES D'INTERVENTION DES ONGs


SALOHI
ADRA CARE CRS LOL

- Pourcentage des mères qui démontrent


des comportements adéquats d’hygiène 8,6 5,9 6,7 11,5 8,6
alimentaire

SO2 : Capacité de survie des ménages en situation d’insécurité alimentaire renforcée

INDICATEURS D’IMPACT

- Nombre moyen de mois


d’approvisionnement alimentaire adéquat 7,7 8,4 6,2 7,8 6,5
des ménages

- Score moyen de diversité alimentaire des


4,8 5,5 4,8 4,4 4,4
ménages

INDICATEURS D’EFFET

- Pourcentage des groupements de


producteurs et de coopératives ayant un 24,9 39,1 15,2 22,2 14,5
plan d’agrobusiness

- Pourcentage des ménages qui ont


emprunté de l’argent au cours de la 54,9 54,3 56 52,9 64,6
dernière année

SO3 : Résistance des communautés aux chocs de sécurité alimentaire améliorée

INDICATEURS D’EFFET

- Nombre des communautés qui ont un


53/119 2/30 16/29 17/30 18/30
système d’alerte précoce

- Pourcentage des points d’eau publics qui


44,4 28,3 69,2 58,7 79,2
sont protégés contre l’érosion

- Pourcentage des communautés qui


déclarent qu’elles disposent d’un plan de 43,3 26,7 36,7 40 70
développement local

28
VALEURS CIBLES DES PRINCIPAUX INDICATEURS DU PROGRAMME

Valeur VALEURS CIBLES


de
INDICATEURS Types base
Année Année Année Année Année Fin
1 2 3 4 5 Projet
SO1 : ETAT DE SANTE ET ETAT NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS AMELIORES
Pourcentage des
enfants de 6-59 mois IMPACT -
atteints de malnutrition Population
chronique (rapport cible 44.4% 44.4% 41.4% 36.4% 36.4%
Taille/Age < - 2 ET)
Pourcentage des
enfants de 0-59 mois IMPACT -
atteints d’insuffisance Population
pondérale (rapport cible 34.5% 34.5% 29.5% 24.5% 24.5%
Poids/Age < - 2 ET)

RI 1.1: 96.000 ménages adoptent les pratiques nutritionnelles améliorées pour les enfants
et les mères;
Pourcentage des
enfants de 0-6 mois EFFET -
allaités dans l’heure de Population 71.2% 71.2% 76.2% 81.2% 86.2% 91.2% 91.2%
la naissance cible

Pourcentage des
enfants de 0-6 mois EFFET -
exclusivement allaités Beneficiaire 55.8% 55.8% 60.8% 65.8% 70.8% 75.8% 75.8%
au sein
Pourcentage des
femmes qui
EFFET -
consomment des
Beneficiaire 36.4% 36.4% 46.4% 51.4% 56.4% 61.4% 61.4%
aliments riches en
vitamine A
Pourcentage des
femmes qui EFFET -
consomment des Beneficiaire 11.2% 11.2% 21.2% 26.2% 31.2% 36.2% 36.2%
aliments riches en fer
RI 1.2: 96.000 ménages adoptent les pratiques améliorées de prévention des maladies des
enfants
Pourcentage des mères
qui démontrent des EFFET -
comportements Population 4.4% 9.4% 14.4% 19.4% 24.4% 29.4% 29.4%
adéquats d’hygiène cible
personnelle
Pourcentage des mères
qui démontrent des EFFET -
comportements Population 8.6% 13.6% 18.6% 23.6% 28.6% 33.6% 33.6%
adéquats d’hygiène cible
alimentaire
SO2 : CAPACITE DE SURVIE DES MENAGES EN SITUATION D’INSECURITE ALIMENTAIRE
RENFORCEE
Nombre moyen de
mois IMPACT -
d’approvisionnement Population 7.7 8.2 8.7 8.7
alimentaire adéquat cible
des ménages
Score moyen de
IMPACT -
diversité alimentaire
des ménages
Population 4.8 5.8 6.8 6.8
cible

29
Valeur VALEURS CIBLES
de
INDICATEURS Types base
Année Année Année Année Année Fin
1 2 3 4 5 Projet
RI 2.1: 79.000 paysans producteurs et 3.000 éleveurs augment leur production agricole
Rendement moyen des
A
principales cultures (riz, EFFET -
METTRE
sorgho, mais, manioc Beneficiaire
A JOUR
et haricot)
RI 2.2: 24.000 paysans développent des activités d’agro-business.
Pourcentage des
groupements de
EFFET -
producteurs et de
Beneficiaire 25% 25% 30% 60% 85% 100% 100%
coopératives ayant un
plan d’agrobusiness
RI 2.3: 28.000 ménages mobilisent leur revenu à travers leur participation dans les groupes
d’épargne et crédit communautaire (VSL)..
Pourcentage moyen
des épargnes
déposées dans les EFFET -
groupes VSL qui sont Beneficiaire 0 40% 45% 50% 55% 60% 60%
utilisées comme des
prêts (Cumulative)
SO3 : LA RESILIENCE COMMUNAUTAIRE DE FAIRE FACE AUX CHOCS AUGMENTEE
RI 3.1: Les autorités dans 544 communautés sont préparées à répondre aux chocs
Nombre des
communautés qui ont EFFET -
53/119 120/544 240/544 360/544 480/544 544/544 544/544
un système d’alerte Beneficiaire
précoce
RI 3.2: 544 communautés améliorent la gestion de leur terroir, eau et/ou pistes.
Pourcentage des points
d’eau publics qui sont EFFET -
protégés contre Beneficiaire 44.4% 50% 60% 75% 80% 90% 90%
l’érosion
RI 3.3: 2,500 familles extrêmement vulnérables dans les zones urbaines ont accès aux
services critiques.
Pourcentage des
ménages cibles
extrêmement EFFET -
vulnérable ayant un Beneficiaire
0% 40% 50% 60% 80% 80% 80%
accès amélioré aux
services de base
RI 3.4 Les communautés influencent les décisions sur la sécurité alimentaire dans 120
communes
Nombre Plan
communal de
développement
EFFET -
soumis aux
Beneficiaire 0 0 45 83 93 120 120
communautés et
adoptés par le conseil
communal

30