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Partie N°3 

:
Etude qualitative

Chapitre N°1 : Béton frais

I. Généralité
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L’étude d’une composition du béton consiste à rechercher conjointement
deux qualités essentielles la résistance et l’ouvrabilité.
Dans l’étude du béton la recherche de la meilleur ouvrabilité devra être
une préoccupation aussi importante que l’obtention d’une bonne
résistance mécanique.
II. L’ouvrabilité
L’ouvrabilité est une qualité primordiale du béton frais, elle permet une
bonne mise en œuvre du béton est un remplissage correct du coffrage et
du ferraillage.
L’ouvrabilité donne au béton ses qualité essentielles est en particulier :
o Une bonne compacité
o Une bonne résistance mécanique
o Un parfait enrobage des armatures
o Une fiable ségrégation

III. L’étude du béton frais


Il existe de nombreux méthode de teste permettant la mesure de
certaines caractéristiques dont la mesure de l’ouvrabilité en fait partie.
1. Définition de la méthode de cône d’Abrams
La méthode consiste à mesurer l’affaissement ‘a’ d’un cône de béton.
Cet essai est l’un des plus fréquemment utilisé, il ne nécessite pas un
matériel couteau et peut être exécuté par un personnel peut hautement
qualifiés.
2. Matériel
o Un moule de tôle tronconique ayant 20cm de diamètre à la base et
10cm de petite diamètre et 30cm de hauteur, la tôle ayant une
épaisseur de 1mm et munie de deux poignées.
o Une tige d’acier de 16mm de diamètre appelé tige de piquage.
o Béton frais à utiliser.
3. Manipulation
o Fixer le cône sur la plaque.
o Remplir le cône avec du béton frais en trois fois, chaque couche
est piquée par 25 coups à l’aide de la tige.
o Araser le cône avec la tige.

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o Lever le cône immédiatement, verticalement et doucement en la
tournant un peu pour la démouler.
o Mesurer l’affaissement.

4. Résultat
Béton Affaissement en Propreté du béton
cm
Béton de propreté 12.3 Très plastique, très humide et à
maniabilité élevée
Gros béton 7.8 Plastique, à humidité moyenne et à
maniabilité moyenne
Béton banché 6.6 Plastique, à humidité moyenne et à
maniabilité moyenne
Béton de fondation 7.2 Plastique, à humidité moyenne et à
maniabilité moyenne
Béton d’élévation 7.6 Plastique, à humidité moyenne et à
maniabilité moyenne

Chapitre N°2 : Béton durci

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Lors de la réalisation d’une poutre en béton armé quatre semaines plus
tôt six éprouvettes de diamètre 16 cm et de hauteur 32 cm ont été
préparées. Elles sont destinées aux essais de caractérisation mécanique
du béton.
I. Essai de fendage
Un essai de fendage est réalisé sur trois éprouvettes cylindriques. Cet
essai permet de déterminer expérimentalement la résistance en traction
du béton.
1. DESCRIPTION
L’essai de fendage est un essai de traction indirect consistant à
comprimer radialement l’éprouvette, créant alors, par effet Poisson, des
contraintes de traction horizontales au sein du matériau. Cet essai
fonctionne à condition que l’effet Poisson provoque la rupture du
matériau avant les contraintes de compression. On considère en général
que la résistance à la traction du matériau doit être plus de trois fois
inférieure à sa résistance en compression pour que cet essai permette
d’estimer la résistance en traction. C’est le cas pour les bétons ordinaires
où le rapport est généralement d’environ dix.

Environ 80 % de la section de l’éprouvette est soumise à des contraintes


de traction. La fissure de l’éprouvette s’initie au centre de celle-ci dans le
plan d’application des efforts. On obtient ainsi un faciès de rupture plan,
hormis aux zones d’application du chargement, où l’on observe des
irrégularités en raison de zones de compression localisées. Ces zones
se situent au niveau des interfaces éprouvette/presse : elles subissent
donc directement les contraintes de compression appliquées par la
machine.

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À partir de la charge maximale moyenne à la rupture F rupt,moy, la
résistance moyenne à la traction du béton Fctm peut être calculée à l’aide
de la formule suivante déduite d’un résultat analytique :

NB : Mis en évidence (analytiquement) par Siméon Denis Poisson, le


coefficient de Poisson (aussi appelé coefficient principal de Poisson)
permet de caractériser la contraction de la matière perpendiculairement
à la direction de l'effort appliqué.
2. DEROULEMENT
La machine hydraulique qui génère l’effort de compression est équipée
de support en V permettant de centrer l’éprouvette. Des baguettes en
bois léger sont installées au fond du V et sur le dessus de l’éprouvette
afin d’éviter les concentrations de contraintes dues aux imperfections de
l’éprouvette.
À noter qu’il est nécessaire, avant la réalisation de l’essai, de s’assurer
que l’éprouvette soit parfaitement centrée. En effet, si le chargement est
excentré, l’essai peut donner des résultats aberrants et non exploitables.
On pourra en complément vérifier après rupture que les deux parties de
l’éprouvette fendue sont bien symétriques, et de mêmes dimensions.

La machine est chargée et l’essai se déroule jusqu’à rupture.


3. ALLURE DU FACIES DE RUPTURE

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Dans les sections de rupture des trois éprouvettes, on observe différents
types de dommages :
o rupture de granulats.
o rupture de la pâte de ciment.
o granulats déchaussés à l’interface entre la pâte de ciment et les
granulats (notamment les plus gros).

On observe également que l’intérieur de la section de l’éprouvette est


encore humide, au-delà de 1 cm d’épaisseur. Le béton, âgé d’environ 28
jours au moment de l’essai, n’a donc pas terminé son hydratation, ni son
séchage. Le séchage complet d’un béton est un processus diffusif très
lent, environ vingt-cinq années sont nécessaires pour obtenir l’équilibre
hydrique d’une éprouvette de ce type dans un milieu possédant une
humidité relative de 35 %.
Néanmoins, cette propriété donne au béton des caractéristiques
intéressantes. En effet, lors de la prise, on estime que pour un béton
ordinaire environ 15 % du ciment utilisé n’est pas hydraté. Ce
pourcentage augmente pour les bétons à hautes performances. Ce
ciment sera progressivement hydraté au cours du temps, grâce aux
transferts hydriques au sein du matériau. Ce phénomène apporte au
béton sa propriété d’auto-cicatrisation. L’ouverture d’une fissure peut en
effet permettre à de l’eau de pénétrer et d’hydrater progressivement le
ciment encore anhydre.
II. Essai de compression
Un essai de compression est réalisé sur trois des éprouvettes
cylindriques afin de déterminer la résistance en compression moyenne F
cm du matériau, ainsi que son module d’élasticité longitudinal, ou module
d’Young Ecm.

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1. DESCRIPTION
Cet essai consiste à appliquer une contrainte de compression sur les
éprouvettes cylindriques posées verticalement. Les éprouvettes sont au
préalable surfacées afin que le contact avec les plateaux de la presse
engendre le moins de frottements possible. L’objectif est d’appliquer une
contrainte homogène dans toute la section durant l’essai. Le risque de
voir apparaître des concentrations de contraintes, pouvant causer une
rupture prématurée de l’éprouvette, est ainsi limité. Le surfaçage permet
ainsi d’assurer la reproductivité et la fiabilité de l’essai et surtout de
diminuer l’effet de frettage. Cet effet est dû à la diminution de l’effet de
Poisson due aux frottements entre les plateaux de la presse et
l’éprouvette. Les parties en contact se retrouvent ainsi en tri-
compression, or une éprouvette en béton résistera mieux à une
sollicitation en tri-compression qu’en compression uni-axiale. L’objectif
étant ici d’estimer la résistance à la compression uni-axiale, il faut
logiquement essayer de diminuer au maximum ce biais.
Les mesures au cours de l’essai de compression sont assurées par les
trois capteurs de déformation de la cage extenso-métrique développée
au sein du Département Génie Civil dans les années 70. L’éprouvette est
installée dans la cage encore munie de d’entretoises assemblant
provisoirement les deux anneaux de la cage. Les entretoises permettent
de garantir la distance initiale entre les plans passant par les pointeaux.
Le déplacement relatif entre ces plans est mesuré avec trois capteurs de
déplacement permettant de calculer la déformation moyenne sur la
hauteur de mesure. La cage et l’éprouvette sont centrées à l’aide de
pointeaux.

L’ensemble éprouvette et cage est alors installé sur le plateau de la


machine de compression, parfaitement centré à l’aide d’un dispositif puis

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les capteurs sont câblés et enfin les entretoises sont ôtées. L’essai peut
alors commencer.

L’essai est piloté en effort et reste dans le domaine élastique du béton,


l’éprouvette ne sera pas détruite. L’identification du module d’Young du
matériau se base sur le domaine élastique, où l’évolution des contraintes
est linéaire par rapport aux déformations et obéit à la loi de Hooke:

Afin de s’assurer d’être dans le domaine de validité de la loi de Hooke, le


module est calculé sur l’intervalle de contraintes limité par :

À l’aide de capteurs de déplacement permettent de calculer la


déformation longitudinale moyenne, l’évolution de l’effort appliqué par la
presse sur le matériau en fonction de sa déformation longitudinale, est
mesurée. Le diagramme contraintes/déformations du béton
peut ainsi être tracé.

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Une fois le module élastique estimé, soit la cage est laissée afin de
tracer le diagramme jusqu’à rupture (possible uniquement avec des
bétons ordinaires) soit la cage est retirée afin de pouvoir mener l’essai
jusqu’à rupture. C’est le cas notamment pour les bétons hautes
performances qui vont exploser et risquerait d’endommager la cage
extenso-métrique.
L’essai terminé, les entretoises sont remises en place et l’ensemble
éprouvette et cage extrait de la machine. Le retrait des pointeaux de la
cage extenso-métrique permet de sortir l’éprouvette endommagée.

2. ALLURE DU FACIES DE RUPTURE


Durant la mise en charge de l’éprouvette, de nombreuses fissures
apparaissent sur sa surface latérale. Ces fissures sont dues aux
contraintes de tractions développées par effet poisson. En effet, le béton
possède une résistance en traction très inférieure à sa résistance en
compression. Les déformations radiales, pourtant moins importantes que
les déformations longitudinales, génèrent donc des contraintes de
traction qui entraînent l’apparition des premières fissures. Il est important
de noter que si le matériau était parfaitement homogène, et s’il n’y avait
aucun frottement aux interfaces plateau/éprouvette, il y aurait
théoriquement des déformations dues à l’effet Poisson mais aucune
contrainte de traction ! Concrètement, localement les déformations dues
à l’effet Poisson vont générer des contraintes de traction au niveau des
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interfaces granulats/pâte de ciment où les microfissures sont s’amorcer
Lors du chargement, ces fissures se propagent, amenant
progressivement à la ruine la matière. La rupture de l’éprouvette en
compression est donc indirectement due à des contraintes de traction.
Au cours de l’essai les éprouvettes se déforment en « tonneau »
s’élargissant à mi-hauteur, ce phénomène est dû à un effet de frettage.
En effet, les déformations aux bases de l’éprouvette sont gênées en
raison des frottements avec les plateaux de la presse. Les déformations
radiales sont donc maximales à mi-hauteur de l’éprouvette cylindrique,
où la ruine du matériau sera plus importante. S’il n’y avait aucune
adhérence entre l’éprouvette et les plateaux de la presse, on observerait
alors une rupture dans le sens longitudinal. Si l’essai est mené
suffisamment loin pour provoquer la ruine de l’éprouvette, on observe
alors des cônes de fissuration et une rupture conique des deux
morceaux de l’éprouvette.

Allure du faciès de rupture des éprouvettes cylindriques


a avec frettage, apparition des premières fissures
b avec frettage, apparition des cônes de fissuration
c avec un dispositif éliminant le frettage, fissuration verticale

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À noter que ce faciès de rupture est également différent lorsque l’on
ajoute des fibres à la pâte de ciment (fibres de verre, métalliques,…). En
effet, les fibres vont reprendre les efforts de traction causés par la
déformation radiale, et ralentir l’apparition de fissures. La rupture
s’effectue alors dans le sens longitudinal de l’éprouvette.
On comprend alors ici pourquoi un béton paraît avoir une résistance
supérieure lorsque l’essai est effectué sur une éprouvette cubique (essai
standard dans les pays anglo-saxons) par rapport à un essai effectué sur
une éprouvette cylindrique ayant un élancement de deux (rapport
géométrique entre la hauteur et le diamètre).

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Chapitre N°3 : Ciment
I. Description
Les ciments sont les liants hydrauliques qui sont malaxés avec l’eau
donnant une pâte capable de durcir et de lier entre les matériaux. Pour la
réalisation des logements N°8 et 9 on utilise le ciment portland artificiel.
Le ciment Portland gris est obtenu par la mouture de clinker Portland. En
fonction de la finesse de mouture, le ciment est produit dans la classe de
résistances 42,5 ou 52,5. Au sein de sa classe de résistance, ce ciment
est caractérisé comme ayant une résistance normale ou élevée à court
terme. Le ciment Portland répond aux exigences de la norme
européenne EN 197-1, annexe A1 incluse. Cette norme définit la
composition, les spécifications chimiques, mécaniques et physiques ainsi
que les critères de conformité des ciments courants.
II. Composition
Les exigences en matière de composition sont exprimées en pourcents
de la somme des constituants principaux et secondaires, avant ajout de
la quantité de sulfate de calcium destiné à réguler la prise.
Type de ciment Constituant principaux Constituant
(٪ en masse) secondaires
Clinker Portland (k) (٪ en masse)
CEM I 95 _ 100 0_5

III. Exigences mécaniques et physiques


La classe de résistance d’un ciment exprime la résistance minimale qu’il
développe après 28 jours sur prismes de mortier normalisé. Selon la
résistance obtenue à jeune âge, on distingue la classe ordinaire de
résistance à court terme, notée par la lettre N et la classe élevée, notée
par la lettre R. Le temps de début de prise illustre le délai de mise en
œuvre avant durcissement de la pâte de ciment. La conformité à
l’exigence de stabilité confirme que la pâte de ciment n’est pas sujette à
expansion.
Classe Résistance à la compression (MPa) Temps de Stabilité
de Résistance à court Résistance courante début de (mm)
résistanc terme prise
e 2 jours 7 jours 28 jours (min)
42.5 N ≥ 10 _ ≥42.5 ≤ 62.5 ≥ 60 ≤ 10

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Chapitre N°4 : Etanchéité

I. Etanchéité mural
1. Définition
Pour l’étanchéité murale on utilise Sikalastic-220 W qui est une
membrane mono-composante, à base de résine en phase aqueuse,
prête à l'emploi, appliquée sous forme liquide, pour des chambres
humides. Offre une finition étanche à adhérence totale, prête pour la
pose de carrelages. Épaisseur> 0,5 mm. Usage à l'intérieur.
2. Description du produit
Base chimique Dispersion de résine synthétique à base d'eau
Conditionnement Seau de 7 et 16 kg
Couleur Bleu gris
Durée de 12 mois à partir de la date de production
Conservation
Conditions de Le produit doit être conservé dans son emballage d'origine,
Stockage non ouvert et
non endommagé, dans un endroit sec à des températures
comprises entre
+5°C et +35°C. Toujours se référer à l'emballage.
Densité ~1,6 g/cm³

3. Informations techniques
Epaisseur du film sec ≥ 0,5 mm épaisseur
Capacité de Pontage des Epaisseur de couche de Catégorie
Fissures Sikalastic-220 W
0.5 mm Cat 2 (0,75 mm)
Test fait à 23 °C
Résistance chimique Cat. de résistance à l'alcalinité Cat: 2
Perméabilité à la Vapeur sd = 18 m
d’Eau
Imperméabilité Étanche à l'eau (pression 1,5 bar)
Réaction au Feu Class E

4. Renseignement sur l’application


Consommation ~1,35 kg/m² en total, appliqué en deux couches

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Épaisseur de la Couche ▪ Épaisseur du film humide pour chaque couche
appliquée – min 0,45 mm
▪ Épaisseur du film sec pour le système complet
- min 0,5 mm
Température de l'Air Ambiant min. +5 °C, max. +35 °C
Température du Support min. +5 °C, max. +35 °C
Qualité du Support Humide Se reporter à la fiche produit du primaire
spécifique.
Les chapes de ciment doivent avoir été coulées
au moins 28 jours auparavant
et avoir une humidité résiduelle ≤ 2,0 CM-% ; les
chapes en sulfate de
calcium doivent avoir une humidité résiduelle ≤
0,5 CM-%
Délai d’attente / Recouvrement Avant d'appliquer la première et la seconde
couche, attendre :
~3 heures pour les murs
~5 heures pour les sols
Les délais sont approximatifs et seront
influencés par les conditions environnantes
et du support qui peuvent changer, en particulier
la température
et l'humidité relative.

II. Etanchéité de toiture


1. Définition
La membrane d'étanchéité Derbigum SP4 mm s'utilise pour l'étanchéité
d'une toiture-terrasse. C'est une membrane bitumineuse, renforcée par
deux armatures distinctes, un voile de verre en surface et un non-tissé
de polyester décentré vers le haut.
2. Mise en œuvre
DERBIGUM SP4mm est mis en œuvre principalement :
• Par soudure à la flamme sur support en béton ou sur panneaux isolants
« SOUDABLES ».
Pour assurer une parfaite adhérence de la membrane au support, il est
important de prévoir un primaire d’accrochage DERBICOTE et de bien
chauffer la sous face protégée par le film thermo fusible, en veillant
particulièrement au recouvrement.
• Par collage à froid avec DERBICOL sur isolant liège, laine de roche …
Dans ce cas préalablement à la pose, le film thermo-fusible de la sous
face de DERBIGUM SP4 doit être éliminé.
~ 81 ~
Se référer au cahier de charge DERBIGUM AFRIQUE dernière version.
3. Précaution d’emploi
La mise en œuvre ne doit jamais avoir lieu par temps de pluie ni à une
température ambiante inférieure à 5°C.
En cas de température non adéquate un léger préchauffage au
chalumeau permet de dérouler le rouleau sans encombre.
Les rouleaux DERBIGUM SP4mm doivent être impérativement
transportés et stockés debout sur une hauteur maximale de deux
rouleaux.
4. Caractéristiques physiques
Composition de produit
Masse d’enrobage Bitume
modifié APP
Caractéristiques thermique
Point de ramollissement (méthode bille à anneau) NF T 66-008 ≥140°C
Pénétration à 25°C (NF T66-004) 15 dmm
Ecoulement à la chaleur ≥140°C
Pliage à froid à +5°C Positif
Caractéristiques mécaniques/physiques
Résistance à la traction Longitudinale(NT 21.214) 47Kg/5cm
Résistance à la traction transversale (NT 21.214) ≥30Kg/5cm
Allongement à la rupture Longitudinale(NT 21.214) ≥30%
Allongement à la rupture transversale (NT 21.214) ≥30%
Masse surfacique (NT 21.214) 5.2
kg/cm±10%
Epaisseur (NT 21.214) 4mm±5%
Perméabilité à l’eau nulle
Perméabilité à l’eau sous pression (DIN 16935) nulle
Perméabilité à la vapeur d'eau après (192h) nulle
Perméabilité à l'O2 nulle
Perméabilité à l'air après 100h d’essais nulle
Solubilité dans l’eau en mg/cm2 0,019
Poinçonnement statique (P84-352) 20daN
Présentation du produit
Longueur du rouleau ≥10m
Largeur du rouleau ≥1m
Poids du rouleau 52kg±10%
stockage Debout

Chapitre N°5 : Analyse granulométrique

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I. Définition
L’analyse granulométrique permet de déterminer la quantité d’élément fin
dans un sable dans des tamis spécifiques.
Un sable doit avoir un module de finesse 2.2 ≤ MF ≤ 2.8.
o Si MF ≤ 2.2 : la majorité de sable sont des éléments fin et très fin
donc il faut ajouter plus d’eau au dosage.
o Si MF ≥ 2.8 : la majorité de sable sont des éléments grossiers
c’est-à-dire le sable manque des éléments fin d’où le béton per
l’ouvrabilité.
II. Analyse granulométrique (exemple de sable de béton de propreté)
1. Matériel utilisé
o Tamis : 0.16/0.25/0.4/0.63/1/1.6/2.5/4/6.3/8/10/12.5/16/20/25
o 300g de sable utilisé pour le béton de propreté
2. Résultat
Les résultats obtenus après le tamisage sont comme suit :
Maille de tamis Poids de refus Refus cumulée Refus cumulée
(mm) (g) (g) (٪)
25 0 0 0
20 20 20 6.66
16 24 44 14.6
12.5 10 54 18
10 50 104 34.6
8 8 113 37.6
6.3 35 148 49.3
4 9 157 52.3
2.5 0 157 52.3
1.6 20 177 59
1 15 192 64
0.63 0 192 64
0.4 6 198 66
0.25 0 198 66
0.16 0 198 66

Après le tamisage et le remplissage de tableau des données on peut


déterminer le module de finesse de ce sable de la manière suivante :

MF=
∑ refus cumulée(٪ )= 6.66+34.6+ 52.3+64+66 =2.23
100 100

3. Courbe granulométrique

~ 83 ~
D’après les résultats obtenus du tamisage on obtient la courbe
granulométrique suivante :

Courbe granulométrique
120

100

80

60

40

20

0
0 5 10 15 20 25 30

Verticale : Tamisât (٪)

Horizontale : Tamis (mm)

4. Interprétation
La forme de la courbe granulométrique obtenue apporte les
renseignements suivants :
o D=25mm et d=0.16mm or si d < 2mm alors d/D=0/20mm
o La granularité de ce sable est continue
o MF > 2.2 donc on parle d’un bon sable

~ 84 ~

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