Vous êtes sur la page 1sur 81

SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE) ETUDE D’IMPACT

SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT

EXPLOITATION DE CARRIERE
EXTRACTION DE GRANULATS
DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION
D’EXPLOITER UNE INSTALLATION CLASSEE

_________

COMMUNE DE ST-HILAIRE-DU-BOIS – SITE DE LA PERRIERE


[EXTENSION DE LA CARRIERE EN COURS D’EXPLOITATION]

__________
PIECE 6 : ETUDE DES DANGERS
__________

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 336
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 337
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

St-HILAIRE-DU-BOIS – MAINE-ET-LOIRE

Demande d’extension d’exploiter une carrière à ciel ouvert

Rubrique n° 2510 – 1

Installation d’une unité de concassage criblage

Rubrique n° 2515 – 1

ETUDE DES DANGERS ET NOTICE D’HYGIENE ET DE SECURITE

RESUME NON TECHNIQUE

Incendie

Le risque d’incendie pourrait venir soit d’une installation électrique, soit du fonctionnement des engins de carrière.

Pour le risque d’incendie pouvant provenir des engins de carrière, cela se limiterait aux seuls engins en question
et les risques de propagation seraient faibles en raison de la nature minérale du carreau d’extraction du site.

Au cours des 21 années d’exploitation actuelle du site de la carrière de la Perrière, aucun incendie n’est a
déploré.

Risques liés à l’extraction

Le risque d’accident est très faible et se trouve limité dans le temps en fonction des horaires et jours de travail.
Ce risque pouvant résulter de la circulation des engins, des camions (évacuation des granulats) et de la stabilité
des terrains.

Risques liés aux tirs de mines et explosifs

Aucun explosif n’est stocké sur le site.

Le risque pourra venir de l’abattage de la roche. Celui-ci sera toutefois très faible.

Il n’est possible que lors des tirs de mines et ne concerne que l’emprise de la carrière.

Les risques liés aux tirs de mines sont les suivants :

• Projections hors des limites,


• Instabilité des parois,
• Explosion (traitée dans l’étude détaillée des risques),

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 338
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Les risques de projection et d’instabilité peuvent venir de la structure du massif rocheux ou d’une erreur humaine.

Ces risques sont peu probables puisque que confiés à une entreprise sous-traitante spécialisée.

Au cours des 21 années d’exploitation actuelle du site de la carrière de la Perrière, aucun accident ou incident
n’est a déploré.

Risques externes

Ces risques ne peuvent provenir de l’installation, ils peuvent être d’origine anthropique (circulation, acte de
malveillance, ICPE,…) ou naturelle (inondation, séisme,…).

Les risques d’intrusion accidentelle, de collision avec un engin de chantier, de la chute d’un aéronef, ou de la
découverte d’un engin explosif sont très faibles et se limitent à l’emprise de la carrière.
Les risques d’origine naturel (incendie, mouvement de terrain, conditions climatiques extrêmes, etc,..) ne
concerne que le site d’exploitation.

Ils sont très faibles, le secteur n’étant pas situé dans une zone particulièrement sujette aux catastrophes
naturelles.

Risques d’explosion

Les risques d’explosion sur le site sont très faibles à nuls en raison du faible volume de stockage de carburant
sur le site ainsi que de l’absence d’explosifs.

TABLEAU RECAPITULATIF DES RISQUES ET ZONE D’EFFETS

Risques Probabilité Cinétique Zone d’effets


Déversement accidentel Peu probable Rapide Environnement du site
Incendie Peu probable Rapide Emprise du projet
Risques liés aux tirs de Peu probable Immédiate Environnement proche
mines du site

Risques liés à
l’extraction
Accident corporel Peu probable Immédiate Emprise du projet
Risques d’origine externe Extrêmement peu Rapide Emprise du projet
probable
Explosion Très improbable Immédiate Environnement proche
du site

MESURES DE MAITRISE DES RISQUES

Différentes mesures, d’ores et déjà en cours pour le site d’exploitation en cours, seront prises et/ou complétés si
besoin, compte-tenu des retours d’expérience, sur le site pour éviter les risques d’accidents :

Les engins feront l’objet d’un contrôle régulier afin d’éviter les fuites d’hydrocarbures des réservoirs
défectueux ou les ruptures de circuits hydrauliques.

Une information spécifique de comportement sera donnée aux intervenants sur le site (vitesse, attention
dans les manœuvres,…)
Des bassins sont d’ores et déjà aménagés afin de permettre la décantation des particules fines
collectées par les eaux de ruissellement

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 339
SAGE Environnement - 2015
N Zones de risques significatifs - Synthèse

RISQUE
INCENDIE
EXPLOSION

INSTABILITE
DES TERRAINS INSTABILITE
DES TERRAINS

? FAILLE

prolongation
des failles sous
l'extension ?

INSTABILITE
? DES TERRAINS

INSTABILITE
FAILLE
DES TERRAINS RISQUE
ACCIDENTS
LIES A LA
CIRCULATION

0 125 m

SAGE ENVIRONNEMENT
ANGERS - BEAUCOUZE
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 341
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

SOMMAIRE

1. DONNEES TECHNIQUES DE BASE ..................................................................... 344

2. IDENTIFICATION DES RISQUES NATURELS ET EXTERIEURS ET MESURES


PRISES POUR LES PREVENIR ET LES LIMITER .............................................. 346
2.1 RISQUES SISMIQUES ................................................................................................................................ 346

2.2 INSTABILITE DE TERRAINS...................................................................................................................... 346

2.3 RISQUES LIES A LA FOUDRE .................................................................................................................. 347

2.4 RISQUES DE VANDALISME ...................................................................................................................... 348

2.5 RISQUES LIES A LA PROXIMITE D’INSTALLATIONS DANGEREUSES ................................................ 348

2.6 SYNTHESE DES RISQUES NATURELS ET EXTERIEURS ...................................................................... 348

3. DANGERS PRESENTES PAR L'INSTALLATION................................................. 349


3.1 INCENDIE .................................................................................................................................................... 349

3.1.1 Origines possibles d'un incendie ..........................................................................................................................349


3.1.2 Propagation d'un incendie ....................................................................................................................................351
3.1.3 Conséquences d'un incendie ................................................................................................................................351
3.2 EXPLOSION ................................................................................................................................................ 353

3.2.1 Caractéristiques des explosions – généralités .....................................................................................................353


3.2.2 Les origines possibles au sein du site de la carrière de la Perrière......................................................................353
3.2.3 Conséquences d’explosion ...................................................................................................................................353
3.3 POLLUTION ACCIDENTELLE.................................................................................................................... 354

3.4 INSTABILITE DE TERRAIN ........................................................................................................................ 354

3.5 RISQUES D’ACCIDENTS LIES A LA CIRCULATION DE VEHICULES .................................................... 354

3.6 RISQUES DE NOYADE............................................................................................................................... 356

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 342
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

4. MESURES DESTINEES A REDUIRE LA PROBABILITE ET LES EFFETS


D'INCIDENTS........................................................................................................ 357
4.1 MESURES RELATIVES A L'INCENDIE ..................................................................................................... 357

4.1.1 Moyens préventifs.................................................................................................................................................357


4.1.2 Moyens curatifs.....................................................................................................................................................357
4.2 MESURES RELATIVES A L'EXPLOSION.................................................................................................. 360

4.3 MESURES RELATIVES A LA POLLUTION ACCIDENTELLE................................................................... 360

4.4 MESURES RELATIVES A LA POLLUTION CHRONIQUE DES EAUX DE RUISSELLEMENT ................ 360

4.5 MESURES RELATIVES AUX INSTABILITES DE TERRAIN ..................................................................... 361

4.6 RISQUES D'ACCIDENTS LIES A LA CIRCULATION DES VEHICULES .................................................. 362

5. ANALYSES DES RISQUES ................................................................................... 363


5.1 ECHELLES UTILISEES .............................................................................................................................. 364

5.1.1 Définition des niveaux de gravité estimée ............................................................................................................364


5.1.2 Définition des niveaux de probabilité estimée ......................................................................................................365
5.1.3 Accidentologie ......................................................................................................................................................365
5.2 SITUATIONS DANGEREUSES SUSCEPTIBLES DE SE PRODUIRE....................................................... 366

5.3 CONSEQUENCES DES SCENARII PRESENTANT DES RISQUES SIGNIFICATIFS............................... 368

5.3.1 Définition ...............................................................................................................................................................368


5.3.2 Conclusion ............................................................................................................................................................370

6. DOSSIER DE PRESCRIPTIONS ........................................................................... 371

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 343
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

PREAMBULE

Les opérations mises en œuvre dans le cadre du projet d’extraction et de traitement de matériaux relèvent de la
réglementation des installations classées et plus particulièrement du régime de l'autorisation dès lors que sont
dépassés les seuils fixés par la nomenclature des installations classées.

Dans ce contexte réglementaire, les impacts temporaires et pérennes liés au fonctionnement normal de l'activité
ont été envisagés et décrits dans l'étude d'impact jointe en pièce 5.

L’exploitation à ciel ouvert d’un gisement de roche massive éruptive (rhyolite) sur le site d’extension de la carrière
de la Perrière, objet du présent dossier, relève de la réglementation des installations classées.

La présente pièce a pour vocation de compléter ce document en examinant les dysfonctionnements pouvant
intervenir et engendrer des incidents susceptibles d'avoir des conséquences sur l'environnement et/ou la sécurité
des tiers. Ces dysfonctionnements peuvent avoir :

soit une origine dans des phénomènes naturels ou externes à l’installation


soit une origine interne à l’établissement.

Dans un premier temps, les phénomènes présentant des risques naturels ou extérieurs seront présentés, les
mesures prises pour limiter ou prévenir les risques reconnus comme importants seront précisés.

Dans un deuxième temps, les risques liés directement aux activités de l’établissement seront identifiés.

Ces risques mettront en avant des situations dangereuses qui seront quantifiées par une analyse des risques
semi-quantitative. Les effets et l’intensité des conséquences des situations dangereuses majorantes seront
étudiés.

Dans un dernier temps, cette étude des dangers exposera les moyens mis en œuvre pour réduire la probabilité
d'émergence de telles situations ou les pallier.

Il convient de souligner que l'activité principale nécessite le recours à des moyens techniques et la manipulation
de matériaux qui, dans l'ensemble, ne sont pas susceptibles de poser des problèmes du point de vue de
l'incendie, de l'explosion ou de la pollution accidentelle des eaux.

Toutefois, certaines installations connexes doivent être prises en considération, comme notamment les
stockages d'hydrocarbures.

1. DONNEES TECHNIQUES DE BASE


La SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE) exploite une carrière de roche massive éruptive avec
premier traitement de matériaux minéraux solides, au lieu-dit « La Perrière » sur la commune de St-Hilaire-du-
Bois, en Maine-et-Loire.

Le site avec son extension représente une surface de l’ordre de 17,40 hectares est localisé en position de rupture
de pente entre un plateau d’altitude de 130 NGF et une petite vallée de tête de bassin versant, marquée et
encaissée, annexe rive droite de la vallée du Lys.

L’environnement du site de carrière de la Perrière se compose (Cf. plan des abords joint en pièce 4) :

au Sud, à l’Est et à l’Ouest de terrains agricoles (prairies naturelles et cultures),


au Nord des bâtiments d’exploitation agricole de la Perrière.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 344
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Les constructions à usage résidentiel les plus proches se situent au Nord-est et au sud-est du site, et sont
représentées par les lieux-dits «la Perrière » et « La Petite Tremblaie ».

L’accès au site se fait depuis la RD 25 (Vihiers - Maulévrier) via une voie d’accès privée propriété de la SA
BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE), mais non incluse dans l’emprise de la carrière et crée en
déviation du chemin rural dit de la Petite Tremblaie afin de ne pas occasionner de gênes (passages des camions
de transport) aux habitations riveraines.

Le site de la société comprend notamment :

une voie d’accès aux zones d’extraction,


une zone d’abattage,
une zone de réception des matériaux fragmentés,
une zone de stockage des différents matériaux suivants leur granulométrie,
une chaîne de postes fixes de concassage-criblage,
un local technique ;
un pont à bascule.

Les activités sont exercées de 7h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00 du lundi au vendredi.

Les opérations d’extraction de matériaux sont prévues sur une période de 30 ans incluant la remise en état du
site. L’abattage de roche massive est effectué par la réalisation de campagnes de minage. Les matériaux
fragmentés sont déversés sur un déversoir où ils sont concassés et criblés sur des postes fixes avant d’être
stockés provisoirement sur site puis chargés sur poids lourds au gré des besoins pour être acheminés sur les
chantiers à approvisionner. Au niveau de la SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE), deux
personnes au minimum travaillent en permanence sur le site. Les campagnes de minage sont menées par des
entreprises extérieures sous-traitantes, les sociétés EPC et MAXAM, toutefois secondée sur le site par Monsieur
MAROLLEAU Guillaume (titulaire par ailleurs du poste Reprise des stocks). Ce dernier est titulaire du Certificat
de Préposé au Tir délivré par la Préfecture des Deux-Sèvres en date du 20 novembre 2012.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 345
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

2. IDENTIFICATION DES RISQUES NATURELS ET


EXTERIEURS ET MESURES PRISES POUR LES PREVENIR ET
LES LIMITER
2.1 RISQUES SISMIQUES
Le territoire national est divisé en différentes zones de sismicité croissante en fonction de la probabilité
d'occurrence des séismes.

L’évolution des connaissances scientifiques et de la réglementation parasismique à l’échelle européenne a


nécessité une réévaluation du zonage en se basant sur une approche de type probabiliste (prise en compte des
périodes de retour).

Le zonage sismique de la France est basé sur la carte d'aléa sismique présentée par le MEDAD en Novembre
2005 qui découpe le territoire en cinq zones de sismicité croissante : sismicité très faible, sismicité faible,
sismicité modérée, sismicité moyenne, sismicité forte.

Les communes associées de Vihiers-St-Hilaire-du-Bois et le Voide sont classées en zone d’aléa modéré avec
des mouvements de sol compris entre 0,7 m/s² et 1,1 m/s².

Compte tenu de la nature des activités sur la carrière et des locaux et équipements en place (absence de
stockage d’explosifs notamment), aucune mesure préventive relative aux règles de construction, d’aménagement
ou d’exploitations parasismiques n’est appliquée aux bâtiments, équipements ou installations.

2.2 INSTABILITE DE TERRAINS

Les communes associées de Vihiers-St-Hilaire-du-Bois et le Voide disposent d’un Plan de Prévention des
Risques, mais qui ne couvre pas la partie du territoire concernée par le projet.

Le site d’exploitation actuelle est limité par deux petites failles sub-verticales placées suivant une direction nord-
ouest sud-est perpendiculaire à l’allongement maximum de la carrière, favorable à la stabilité à long terme des
terrains environnants.

La première, d’une largeur voisine de 2,00 m est placée à la limite entre les plateformes d’implantation des
matériels de traitement et de l’exploitation et est confondue avec un talus. Cette petite faille est remplie d’un
matériel sableux ou mylonite (roche originelle broyée et non argilisée), valorisée et utilisée par l’entreprise pour le
sablage des canalisations. En limite d’exploitation, cette petite faille perpendiculaire aux limites d’emprise est
contenue latéralement par le massif de roche monobloc. Il n’y a donc pas de risque à la constitution d’une loupe
de glissement affectant les propriétés riveraines.

La seconde faille, placée en limite sud de l’extraction actuelle, parallèle à la précédente, est quant à elle plus
large d’une vingtaine de mètres et remplie d’un matériel argileux impropre et non exploitable (roche originelle
broyée et argilisée ou stade ultime de l’altération de la roche). Placée perpendiculairement aux limites riveraines
en limite d’exploitation, comme la précédente, Il n’y a pas de risque à la constitution d’une loupe de glissement
affectant les propriétés riveraines. Toutefois dans le cadre de l’extension, la constitution du palier 1 ou première
phase d’exploitation, dépassera cette faille, à l’encontre de matériaux exploitables. Les matériaux impropres et
non valorisables de cette faille seront joints aux terrains de découverte pour la constitution du remblai en section
nord-ouest de la zone.

L’exploitation de cette faille constituée de matériaux argileux instables nécessitera quelques précautions. On
préconisera notamment un terrassement depuis la crête du talus à un terrassement depuis le pied avec des
risques d’éboulements certains. Dans l’attente de la purge de ces deux failles, ces instabilités de terrains font

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 346
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

l’objet d’un traitement adapté avec la constitution de merlon en retrait des zones d’instabilités potentielles et de la
pose de panneaux de signalisation adéquats.

Figure 81 : Mesures prises en relation avec l’instabilité ponctuelle des terrains (petites failles argilisées). Merlons
internes à l’emprise de la carrière et signalisation adaptée.

Notons que les deux failles précédentes se prolongeront sur l’extension projetée, dans des volumes et hors
terrassements préalables, imprévisibles.

2.3 RISQUES LIES A LA FOUDRE


La foudre est un courant de forte intensité, 40 kA en moyenne avec des maximums de l’ordre de 100 kA, se
propageant avec des fronts de montée extrêmement raides entre deux masses nuageuses ou entre une masse
nuageuse et le sol.

Ce courant de foudre peut avoir des conséquences très dommageables pour les structures mêmes des
bâtiments lorsqu’elles sont directement frappées. Mais il peut également fortement endommager les équipements
électriques, électroniques et informatiques qui se trouvent à proximité du point d’impact en cherchant à s’écouler
à la terre par tous les éléments conducteurs qu’il rencontre sur son chemin.

Enfin, il engendre un champ électromagnétique très intense, lui-même générateurs de courants parasites sur les
câbles.

Un coup de foudre est composé en général de plusieurs décharges partielles s'écoulant par le même canal
ionisé.

Les principales caractéristiques d'un coup de foudre sont les suivantes :

durée totale : 0,2 à 1 seconde


nombre de décharges : 4 en moyenne
courant maximal : 200 000 Ampères
valeur maximale de dI/dT : 150 000 Ampères par microseconde
charges électriques neutralisées : jusqu'à 300 Coulombs
durée de vie d'une cellule orageuse : 2 heures
étendue du spectre : énergie nominale jusqu'à quelques MHz, spectre
s'étendant jusqu'au GHz

La consultation du réseau Météorage permet d’indiquer les données suivantes concernant la commune de
St-Hilaire-du-Bois :

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 347
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

niveau kéraunique (nombre de jour par an où le tonnerre est entendu) = moyenne française = 20 ;
densité d’arcs au sol = moyenne française = 2,52 arcs/an/km2
densité de foudroiement = moyenne française = 1,20 impacts/an/km2.

Dans le cas présent, les risques d'atteinte d'éléments techniques par une décharge atmosphérique concernent
les stockages d’hydrocarbures dans le bâtiment technique, les engins de chantier et leur réservoir
d’hydrocarbures, les explosifs lors d’opérations de minage. Un début d'incendie est alors théoriquement possible
mais peu probable.

En revanche, une explosion est à attendre en cas d’atteinte de produits explosifs. Il convient toutefois de rappeler
que les explosifs sont livrés le jour même de l’opération de tir et que celle-ci n’est pas engagée en cas de risque
d’orage.

A noter que l’exploitation des installations est soumise à autorisation sous la rubrique n° 2 515.1 « Broyage,
concassage, criblage,…. ».

A ce titre, elle n’entre pas dans le champ d’application de l’arrêté du 15 janvier 2008 relatif à la protection contre
la foudre de certaines installations classées (JO du 24 avril 2008), qui impose la réalisation d’une étude foudre
comprenant une analyse du risque foudre et une étude technique.

2.4 RISQUES DE VANDALISME


Les risques liés aux actes de vandalisme sont difficiles à maîtriser.

Néanmoins, l’accès au site est condamné en dehors des heures d’activités par la mise en place de merlons, de
clôtures barbelées, d’enrochements et d’une barrière interdisant l’entrée à tout véhicule.

Le bâtiment technique est également fermé à clef hors des heures d’activités.

2.5 RISQUES LIES A LA PROXIMITE D’INSTALLATIONS DANGEREUSES


L’environnement du site de la carrière de la Perrière ne compte pas d’installations dangereuses.

Par ailleurs, la voie communale n°6 de St-Hilaire-du-Bois au Coudray-Montbault, longeant le site dans sa section
sud, ne supporte pas de trafic de matières dangereuses. L’étroitesse de cette voie communale et le tracé sinueux
de celle-ci oblige à garder une vitesse de circulation limitée. De plus, les installations de la carrière sont placées
en retrait de la départementale 25 (Vihiers – Maulévrier).

Il s’agit donc d’un environnement ne présentant pas des risques particuliers.

2.6 SYNTHESE DES RISQUES NATURELS ET EXTERIEURS

Type de risque Conséquences principales Mesures de protection ou de prévention

Risque sismique Affaissement du terrain et des bâtiments Secteur à sismicité modéré


Glissement de terrains Court-circuit – entraînement des produits Protection contre les chutes de blocs
Risque foudre Explosion des produits de minage Faible probabilité
Dégradation du bâtiment – apport de source Site fermé durant les heures de fermetures
Risque de vandalisme
d’ignition
Risque dû à l’environnement Environnement ne présentant pas de risque
Propagation d’un incendie
immédiat particulier

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 348
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

3. DANGERS PRESENTES PAR L'INSTALLATION


3.1 INCENDIE

3.1.1 ORIGINES POSSIBLES D'UN INCENDIE


Elles sont diverses, mais peuvent se classer en :

origines externes à l'entreprise,


origines internes liées à la nature des produits manipulés, et aux conséquences éventuelles
d'incidents (court-circuit, travaux d'entretien,...).

3.1.1.1 Origine externe


Il s'agit dans le cas présent d'un incendie dont l'origine serait à rechercher aux abords du site de la carrière.

L’environnement périphérique du site de la carrière se compose exclusivement d'espaces agricoles (prairies


naturelles et terrain cultivées). Il présente un risque modéré en matière d'incendie.

3.1.1.2 Origine interne

a) Généralités sur le mécanisme et les causes d'un incendie


L'incendie est une combustion qui se développe généralement d'une manière désordonnée et sans que l'on
puisse la contrôler.

On sait qu'une combustion est une réaction chimique ; dans le cas le plus général, le combustible mis en
présence d'un comburant (l'oxygène de l'air le plus souvent) avec apport d'une flamme ou plus généralement de
chaleur, provoque l'éclosion d'un foyer d'incendie.

La combustion a lieu en général en phase gazeuse (flammes) bien que des matières comme la cellulose, le bois,
brûlent pour une part à l'état solide, en ignition (braises).

Le développement possible de l'incendie nécessite la présence de trois facteurs ci-dessus indiqués, souvent
présentés schématiquement en triangle.

Il s'éteint de lui-même s'il n'y a pas assez d'air ou d'oxygène (excepté certaines réactions chimiques
particulières), si le combustible manque, ou si le foyer est refroidi.

Il prend, au contraire, des proportions importantes si une arrivée d'air notable vient l'animer, ou bien si l'on laisse
la température du foyer augmenter. Il se produit alors des phénomènes de distillation et une libération de produits
très combustibles, souvent volatils, qui participent à la propagation du feu.

L'examen statistique des causes d'incendie connues dans les établissements industriels révèle que les plus
fréquentes, en pourcentage du total des cas, sont :

les causes indéterminées (46 %),


les installations électriques (15 %),
l'utilisation des flammes nues, les travaux par points chauds (11 %),
les imprudences des fumeurs (10 %),
la présence indésirable de matières inflammables notamment de liquides et de gaz (11 %),
les appareils de chauffage (7 %).

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 349
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Pour être complet, il faut ajouter :

les causes naturelles, telle l'action du soleil (effets de lentille de certains vitrages, échauffement
dangereux de dépôts ou stocks de produits inflammables), ou la foudre,
les échauffements mécaniques (conditions de frottement anormales), les phénomènes
d'inflammation spontanée (matières grasses, poussière de charbon), les réactions chimiques
diverses,
diverses imprudences caractérisées et la malveillance.

Si les incendies provoqués par l'électricité sont fréquents, ils le sont le plus souvent en raison de la vétusté et du
caractère improvisé des installations, de l'isolement défectueux des conducteurs, de leur surcharge, de
résistances de contact mal établies, qui provoquent des échauffements dangereux, ou par des installations non
appropriées aux atmosphères des locaux (ambiance explosive ou humide).

Dans les établissements possédant des appareils à combustion en chaufferie indépendante, les risques sont
limités. Ils sont plus importants en cas d'usage d'appareils à feu nu ou d'appareils utilisant du gaz ou du fuel
situés dans les ateliers. Ces risques proviennent aussi d'isolement insuffisant d'éléments de construction
combustibles (cloisons, planchers, charpente) et du stockage de matières inflammables à proximité de flammes,
de points chauds, de conduites véhiculant des fluides à température élevée.

L'emploi des liquides inflammables présente un danger par suite de l'inflammabilité des vapeurs produites et de
leur faculté à former avec l'air des mélanges détonants. L'incendie peut être provoqué par un stockage
défectueux, par un écoulement accidentel, par une utilisation dangereuse dans les appareils (foyers en général)
non munis des dispositifs de sécurité réglementaire ; la grande volatilité des liquides inflammables étant un
facteur propice à la propagation.

L'électricité statique est une cause indirecte d'incendie, qui se propage à la suite d'une explosion d'un mélange
détonant à la faveur d'une étincelle. Or, de nombreuses opérations sont génératrices d'électricité statique, celles
en particulier qui comportent le frottement de corps solides, liquides ou gazeux entre eux. Si l'un des corps est un
diélectrique (ou isolant), les charges électriques différentes se concentrent sur les deux parties ou organes
considérés, qui présentent alors une différence de potentiel croissante jusqu'au moment où une étincelle jaillit : si
celle-ci se produit en milieu détonant, elle provoque une explosion. C'est le cas par exemple, de transvasements
d'hydrocarbures dans des récipients qui n'ont pas été préalablement mis soigneusement à la terre.

Comme opérations génératrices d'électricité statique, signalons, outre l'écoulement des liquides inflammables,
celui des peintures employées par pulvérisation, les frottements de courroies de transmission de transporteurs à
bande, l'utilisation des tissus en fibres artificielles en particulier dans toutes les opérations d'écoulement, de
déroulement de papier,...

b) Les origines ou causes possibles d'un incendie sur le site de la carrière

Les origines possibles d'un incendie sur le site d'exploitation de la carrière sont très limitées.

b.1) Stockage de produits inflammables


Les seuls stockages de produits inflammables sur le site sont le fuel utilisé comme carburant pour les engins et
les huiles moteurs et huiles hydrauliques. Ces produits sont en réalité peu inflammables, leurs quantités sont
modérées et ils sont stockés dans des cuves ou fûts métalliques au sein d’une fosse étanche dans un bâtiment
ne renfermant pas de matières combustibles.

b.2) Travaux d'entretien et de maintenance


La réalisation de travaux de maintenance ou d'entretien des engins de chantier peut nécessiter dans certains cas
l'utilisation d'appareils à feu nu tels qu’un poste de soudure.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 350
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

b.3) Problèmes de consignes


Des consignes d'exploitation et de travail existent et visent à donner au personnel les moyens d'opérer dans des
conditions satisfaisantes de sécurité. De leur non-respect peut résulter l'émergence de situations propices à
l'incendie (remplissage d’une cuve ou d’un réservoir par exemple).

b.4) Cause naturelle : la foudre


Le courant de foudre est un courant électrique entraînant les mêmes effets que ce dernier par circulation dans les
conducteurs :

effet thermique : il est directement fonction de la résistance du conducteur et du carré de l'intensité du


courant. Un point de mauvais contact peut provoquer des dégagements de chaleur suffisant pour
enflammer des matériaux situés au voisinage ;
montée en potentiel et amorçage : en raison de sa nature impulsionnelle, le courant de foudre peut
occasionner des montées en potentiel considérables dans les circuits électriques à forte impédance. Il
peut en résulter des destructions d'équipements électriques ou électroniques, des claquages entre les
descentes de paratonnerre et les objets métalliques proches reliés au sol avec risque d'inflammation ;
effet d'induction : le canal de foudre ainsi que les éléments écoulant le courant de foudre créent un
champ électromagnétique. Des courants induits apparaissent alors dans les conducteurs proches avec
risques de montée en potentiel pouvant entraîner des claquages dans les éléments électriques ou
électroniques reliés à ces conducteurs. Ces claquages, s'ils sont de forte intensité, créent un risque
d'inflammation ou de destruction du même type que celui lié au "coup" direct.

Dans le cas présent, les risques d'atteinte par une décharge atmosphérique concernent principalement les cuves
de stockage, les engins de chantier ou véhicules, et les produits explosifs utilisés lors des opérations de minage.
Un début d'incendie est alors possible pour les stockages mais peu probable. De même, il n’est pas prévu de tir
de mine en cas de risque d’orage donc pas de livraison sur site de produits explosifs.

3.1.2 PROPAGATION D'UN INCENDIE


Le foyer d'incendie, le plus souvent peu important à l'origine, peut engendrer un incendie de grande envergure en
fonction des facteurs de propagation et de la rapidité de mise en œuvre des moyens visant à le circonscrire.

L'accumulation de matières combustibles à proximité du foyer primitif, l'existence de dispositifs pouvant servir de
conduits d'appel des fumées et gaz chauds ou de conducteurs de chaleur sont autant de facteurs favorables au
phénomène de propagation.

Dans le cas présent, la limitation des installations rend le risque de propagation du sinistre quasi nul. L'extension
du sinistre hors du périmètre de la zone d’exploitation est ainsi improbable dans la mesure où un tel phénomène
nécessite un brasier dont l'existence est subordonnée à la présence de matériaux combustibles en quantité
importante sur le site, ce qui n'est pas le cas. Le site de carrière est isolé de tous boisements périphériques (front
de taille important).

3.1.3 CONSEQUENCES D'UN INCENDIE


Les conséquences d'un incendie sont appréciées au regard de plusieurs aspects :

celui de la qualité des émissions ;


celui du voisinage ;
celui des explosions (conséquences d'un incendie) ;
celui de la pollution du réseau hydrographique superficiel voire souterrain par ruissellement des
eaux d'extinction d'incendie.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 351
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

3.1.3.1 Qualité des émissions


Dans le cas général, les émissions liées à un incendie peuvent être :

thermiques (dégagement de "chaleur") ;


gazeuses.

a. Emissions thermiques
Les émissions thermiques sont a priori modérées dans le cas de la carrière du fait des faibles quantités de
matières combustibles.

Les hydrocarbures, à fort PCI, sont présents en quantité restreinte et principalement sur la pelle mécanique. Ils
ne peuvent pas à ce titre donner lieu à des dégagements caloriques importants.

b. Emissions gazeuses
Les hydrocarbures constituent le principal combustible présent sur le site. Leur combustion donne lieu à des
dégagements de CO2 et d'H2O principalement mais également de composés carbonés, soufrés et autres
composés intermédiaires.

3.1.3.2 Sensibilité de l'environnement du site


On ne note pas, à proximité immédiate du site, de bâtiment occupé par des tiers.

Le site présente donc une sensibilité modérée au regard du voisinage.

3.1.3.3 Conséquences indirectes des incendies


Elles ont principalement trait aux éléments suivants :

a) Explosion
L'élévation de température inhérente à un incendie peut engendrer des explosions de fûts, cuve,... contenant des
produits volatils avec des conséquences notamment de souffle mécanique plus ou moins dommageable en
fonction du régime de l'explosion. On notera que ce type de risque est mineur sur le site.

a. Eaux de ruissellement
La mise en œuvre des moyens de lutte contre l'incendie entraîne généralement l'utilisation d'un important volume
d'eau visant à éteindre le foyer, d'une part, à refroidir les stockages les plus dangereux, d'autre part, afin d'éviter
ou de limiter l'extension du sinistre. Dans le cas de la carrière de la Perrière, les quantités limitées de matières
combustibles présentes limiteront considérablement les volumes d’eau nécessaires à l’extinction d’un incendie,
par ailleurs improbable sur le site.

L'eau utilisée serait a priori dirigée et stockée en fond de la carrière ou dirigée vers les lagunes de décantation
existantes.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 352
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

3.2 EXPLOSION

3.2.1 CARACTERISTIQUES DES EXPLOSIONS – GENERALITES


L'explosion d'un mélange gazeux enflammé peut prendre deux formes :

la déflagration, caractérisée par une onde de pression se développant en avant du front de flammes à des
vitesses de quelques mètres à quelques dizaines de mètres par seconde. Les surpressions engendrées,
dans un mélange initialement à la pression atmosphérique, sont de l'ordre de 4 à 10 bars ;
la détonation dans laquelle le front de flammes est lié à une onde de choc se propageant à des vitesses
élevées (supérieures à 1 000 m/s) ; les surpressions atteignent 20 à 30 bars mais en un lieu donné ne
durent qu'un temps très court ; après le passage de l'onde de choc, la pression retombe à la même valeur
que dans le cas de la déflagration.

3.2.2 LES ORIGINES POSSIBLES AU SEIN DU SITE DE LA CARRIERE DE LA PERRIERE


Elles sont liées :

l’utilisation d’explosifs pour les tirs de mine et le pétardage,


l'utilisation éventuelle de gaz comprimés pour des opérations de soudure,
l’existence des cuves ou de réservoirs d'hydrocarbures au niveau desquels les opérations de remplissage
peuvent générer un faible risque d'explosion.

3.2.3 CONSEQUENCES D’EXPLOSION


Les effets des explosions sont liés à leurs principales manifestations :

surpression maximale engendrée par la déflagration ou la détonation, la pression de cette dernière étant
nettement plus élevée et les dégâts occasionnés plus importants ;
souffle au voisinage immédiat de l'explosion;
flammes : celles-ci peuvent envahir un volume 10 fois plus grand que celui de l'atmosphère explosive qui
réagit ;
projection d'éclats et de produits;
initiation d'un incendie avec les conséquences exposées plus haut.

Dans le cas de la carrière de la Perrière, il s’agit essentiellement de projections plus ou moins importantes de
fragments de roche éruptive.

Les projections de pierres sont fonction :

de la quantité d’explosifs partant de façon instantanée,


de la hauteur du bourrage final dans les trous,
du plan de tir et des dispositions des retards,
du type d’explosifs utilisés,
du système de protection mis en place.

Notons que des campagnes de minage sont réalisées depuis plusieurs années (20 ans au total) sur le site sans
que survienne un quelconque incident lié à ce type d’opération utilisant des produits explosifs.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 353
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

De par la configuration du site et la localisation des secteurs susceptibles de devenir le siège, en situation
anormale, d’une explosion non maîtrisée, les problèmes (d’intensité modérée) se situeraient uniquement au
niveau de la zone d’abattage, en retrait des locaux et équipements de la carrière, et plus encore des zones
habitées ou aménagements hors site.

3.3 POLLUTION ACCIDENTELLE


Les risques de pollution accidentelle ne peuvent naître sur le site de la carrière que des stockages de produits
présentant un caractère toxique potentiel.

La dispersion de tels produits ne pourra résulter que d'erreurs de manipulation intervenant lors des opérations de
remplissage des cuves, ou réservoirs d’hydrocarbures des engins utilisés sur place, mais également d'une
détérioration éventuelle de ces capacités conduisant dans ce cas à une pollution plus insidieuse.

Sur le site, il ne pourra s’agir que d’huiles ou d’hydrocarbures, et en quantités limitées.

3.4 INSTABILITE DE TERRAIN


Les opérations d’abattage de roche massive peuvent être responsables d’instabilité de terrain.

Outre le fait de pouvoir occasionner des atteintes du personnel (chute, écrasement, …) et d’endommagement ou
de destruction du matériel, ces instabilités de terrains sont susceptibles d’entraîner des désordres géologiques,
hydrogéologiques, hydrauliques, …, de dégrader des biens, des zones naturelles, …. L’endommagement des
engins de chantier sur site peuvent également être à l’origine d’une pollution accidentelle (fuite d’hydrocarbures,
…).

Dans le cas présent, ce risque est modéré. La topographie du lieu est favorable puisqu’elle limite une éventuelle
propagation hors du site d’affouillement proprement dit (travail en décaissement par rapport au terrain naturel).

Enfin, le matériau est constitué de roches éruptives bien compactes, qui hormis la présente de deux petites failles
citées précédemment, présentent une structure monobloc favorable à la stabilité des talus.

3.5 RISQUES D’ACCIDENTS LIES A LA CIRCULATION DE VEHICULES


En théorie, des collisions peuvent intervenir du fait de la circulation de véhicules et engins sur le site de la
carrière. Toutefois, le parc d’engins est très réduit (un dumper), rendant ce type de risque très faible. De la même
manière, le personnel affecté à la carrière se limite à deux personnes. Ce risque apparait comme plus important
depuis les camions de transports assurant l’évacuation, vers leurs lieux d’emplois, des granulats. Pour ceux-ci,
un plan de circulation strict et quelques consignes ont été établis et affichés à l’entrée de la carrière.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 354
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Figure 82 : Plan de circulation et consignes

Une collision est également possible avec un véhicule circulant sur la voie communale. Il convient cependant de
noter que la vitesse de circulation sur cette voie communale est modérée et qu’au droit de la carrière le champ de
vision s’élargit, offrant ainsi de meilleures conditions de visibilité.

L’accès à la départementale 25, s’effectue depuis une voie d’accès créée et appartenant à la SA BOUCHET
VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE), évitant ainsi les désagréments de bruit au lieu-dit « La Petite Tremblaie ».
La voie départementale 25 à la confluence avec cette voie d’accès, est une voie rectiligne, offrant une visibilité
parfaite dans les deux sens de circulation.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 355
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Sur la voie communale et en cas de collision éventuelle, les conséquences seront limitées du fait de la vitesse de
circulation modérée, de la signalisation en place, du trafic modéré induit,… Depuis, la mise en place de la
carrière de la Perrière depuis maintenant 20 ans, aucun accident de la circulation, impliquant un camion de la
société SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE) et un tiers, n’a été enregistré sur cette voie
communale.

3.6 RISQUES DE NOYADE

Le risque noyade est présent sur les carrières qui extraient en eau ou en bordure et/ou qui disposent de bassins
d’eau claire ou de décantation.

Avant d’exposer un salarié au risque noyade, l’exploitant doit s’assurer :

Que la personne sait nager,


Qu’elle dispose d’un gilet de sauvetage,
Qu’elle a été formée à son utilisation.

Les gilets autogonflant, plus faciles à porter, font l’objet d’une vérification annuelle.

Les bottes ne sont autorisées que si elles sont suffisamment larges pour être facilement enlevées dans l'eau. En
conséquence, les bottes-cuissardes sont interdites.

Lorsque des engins circulent en bord de plan d’eau, les exigences relatives aux dimensionnements des pistes
sont renforcées : on ne peut pas rouler à moins de 4 mètres de l’eau et le merlon est obligatoire si la piste
(chemin à tracé défini) passe à moins de 10 mètres de l’eau

Dans les travaux exposant au risque de chute dans l'eau, notamment lors de l’extraction en eau à la pelle ou à la
dragline, les conducteurs doivent rester constamment visibles d'un autre membre du personnel.

Des bouées munies de touline (corde) doivent être disposées à proximité de tout lieu de travail susceptible de
présenter un risque de noyade.
Les visiteurs sont informés du risque de noyade par une signalisation implantée autour des bassins et plans
d’eau.

Sur le site de la carrière de « La perrière », le risque noyade est présent sur les bassins de décantation et dans
une moindre mesure sur le bassin de collecte des eaux de ruissellement placé sur le carreau avant exhaure. Le

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 356
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

bassin d’exhaure est régulièrement déplacé au fur et à mesure des paliers, n’est toujours positionné en un point
le plus éloigné possible des voies de circulation des engins, de plus celui-ci est ceinturé d’un merlon
périphérique.
De même, les interventions sur les bassins de décantation sont effectuées en binôme et le matériel de sécurité
positionné au plus près.

Figure 83 : Carrière de « La Perrière ».


Bouée avec touline sur installation de
pompage.

4. MESURES DESTINEES A REDUIRE LA PROBABILITE ET


LES EFFETS D'INCIDENTS
4.1 MESURES RELATIVES A L'INCENDIE
On distingue les moyens préventifs et curatifs.

4.1.1 MOYENS PREVENTIFS


Il s'agit de moyens classiques consistant principalement en la séparation des risques :

les produits combustibles, peu nombreux, doivent être éloignés des sources d'ignition ;
les stockages doivent être réduits et discrets (au sens mathématique du terme) afin de réduire les
risques de propagation du sinistre.

L'élaboration de consignes d'exploitation adaptées ainsi que les vérifications régulières des appareillages
électriques sont également des éléments favorables à la réduction de la probabilité d'émergence d'un incendie.

4.1.2 MOYENS CURATIFS


Pour attaquer efficacement un début d'incendie, il faut disposer de l'agent extincteur le plus approprié à la nature
du feu.

La norme AFNOR S 60-100 distingue quatre classes de feu :


classe A : feux de solides dits feus secs. Ce sont ceux qui intéressent généralement des matériaux à base
de cellulose, tels que bois, tissu, papier, plastiques, dont la combustion peut se présenter sous deux
formes :
− combustion vive avec flammes,
− combustion lente sans flamme mais avec formation de braises incandescentes.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 357
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Ce sont aussi les feux sur lesquels l'emploi de l'eau comme agent d'extinction se révèle le plus efficace et le
plus économique,
classe B : dits feux gras. Feux d'hydrocarbures solidifiés (paraffine, brai) ou de liquides inflammables
(essences, huiles, cétones, alcools,...) sur lesquels l'emploi de l'eau en jet plein est contre-indiqué,
classe C : feux de combustibles gazeux, par exemple ; méthane, propane, butane, gaz de ville,...
classe D : feux de métaux : sodium, magnésium, aluminium, uranium, ... (pour mémoire ici).

A chaque type correspondent des extincteurs spécialisés :

Classes de feux
Agents extincteurs Agents propulseurs
A B C
Gaz sous pression
Eau ⊗
(CO2 ou azote par exemple)
Eau avec additif (additif tensioactif à l'exclusion des Gaz sous pression

antigels et des produits anticorrosion) (CO2 ou azote par exemple)
Poudre ABC (produit pulvérulent à base de sels Gaz sous pression
× ⊗ ×
d'ammonium) (CO2 ou azote par exemple)
Poudre BC (produit pulvérulent généralement à base Gaz sous pression
⊗ ×
de bicarbonate de sodium ou de potassium) (CO2 ou azote par exemple)
Gaz sous pression
Mousse (eau + émulseur) × ⊗
(CO2 ou azote par exemple)
Dioxyde de carbone (CO2) Tension de vapeur du produit ⊗
Abréviations : ⊗ : classe préférentielle pour laquelle l'agent extincteur présente la plus grande efficacité
× : classe de feu pour laquelle l'agent extincteur peut être utilisé

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 358
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

L'exploitant disposera d’extincteurs en nombre suffisant et de type adapté aux risques : sur les engins de chantier
et dans les locaux (bâtiment technique et poste de pesage, cf. ci-dessous). Ces dispositifs seront vérifiés
régulièrement et au minimum une fois par an.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 359
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

4.2 MESURES RELATIVES A L'EXPLOSION


Les mesures mises en œuvre relativement au risque d'explosion porte principalement sur les dispositions et
précautions prises lors des opérations de minage. Elles peuvent globalement se décliner comme suit :

Pas de stockage d’explosifs sur place et livraison quotidienne en fonction des besoins immédiats,
Présence sur site de produits explosifs en quantité limitée (très légèrement excédentaire aux besoins
définis par le plan de tir) et en tout état de cause uniquement lors des opérations de minage (moins de
10 semaines par an),
Pas de tirs par temps orageux, en période de gel intense, par temps de fortes pluies,
Conditionnement approprié des produits explosifs (séparation des produits explosifs et des systèmes
détonateurs),
Intervention uniquement d’un personnel hautement qualifié d’une société spécialisée agréée,
Vérification de l’adaptation de charge à la zone d’abattage,
Dispositif de mise à feu sécurisé,
Evacuation dès le jour même des quantités excédentaires (reprise par la société assurant la livraison),
Visite détaillée et soignée des fronts d’abattage avant abattage pour détecter d’éventuelles anomalies
susceptibles de générer une situation dangereuse lors du tir.

Sont présentées en annexe, le dossier des prescriptions et consignes associées aux opérations de minage.

4.3 MESURES RELATIVES A LA POLLUTION ACCIDENTELLE


Les stockages de produits liquides pouvant porter atteinte aux eaux superficielles ou souterraines sont tous
placés dans ou au-dessus d’une fosse étanche protégée par un caillebotis et installée sur site. A ce jour, le
volume de rétention est de 3 m3 et représente 100% de la capacité totale du réservoir de stockage des huiles.

A nombre d’engins de travaux publics égal, cette capacité de rétention demeurera identique sur l’extension
sollicitée.

Les mesures préventives vis-à-vis des risques de pollution accidentelle auront également trait aux consignes qui
président aux opérations de remplissage ou vidange des réservoirs d’hydrocarbures des engins de chantier ou
de cuves.

Ces opérations sont réalisées sur une dalle bétonnée avec pente orientée vers une cuve de collecte des
égouttures installée dans la fosse de rétention bétonnée étanche.

Il s’agit également d’assurer l’entretien et la maintenance des engins de chantier pour réduire le risque
d’apparition de fuites.

Des kits anti-pollution sont à disposition dans chaque engin de chantier pour permettre une récupération
(adsorption rapide sur support adapté) rapide en cas de fuite d’huiles notamment.

4.4 MESURES RELATIVES A LA POLLUTION CHRONIQUE DES EAUX DE RUISSELLEMENT

Deux bassins de décantation pour un volume voisin de 2500 m3 sont d’ores et déjà aménagés pour l’exploitation
en cours. Un suivi de la qualité des eaux (Ph, MES, DCO, hydrocarbures totaux) est assuré semestriellement. Ce
dernier suivi (Cf. Etude d’impact – Pièce 4) indique des concentrations, avant rejet dans le milieu naturel,
inférieures (en moyenne 10 fois inférieures) aux concentrations sollicitées par l’autorisation d’exploitation en
cours. Les concentrations mesurées sur les MES et la DCO classent, en référence au tableau du SEQ Eau, les
eaux de rejets en classe bleu ou eaux de très bonne qualité.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 360
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Le nombre d’engins de chantier et les installations de traitement étant reconduit à l’identique sur la future
extension, la charge polluante future a traité demeurera globalement identique, au plus cette charge initiale sera
légèrement diluée du fait d’une surface d’exploitation augmentée. La chaine de traitement des eaux de
ruissellement, associant deux bassins de décantation en eau en cascade demeurera identique et le programme
analytique reconduit.

Notons d’autre part que l’essentiel des eaux de ruissellement sont stockées préalablement en fond de la carrière
avant exhaure vers la station de lagunage, à laquelle ces deux bassins en cascade s’apparentent. Ce stockage
préalable est favorable à la décantation des matières en suspension ou MES sur lesquelles se fixe l’essentiel des
composés polluants.

4.5 MESURES RELATIVES AUX INSTABILITES DE TERRAIN


Vis-à-vis des risques pour ce type de phénomène, certaines précautions sont prises :

analyse préalable de stabilité,


purges régulières et après tirs de mine, période de gel-dégel ou après de fortes pluies
pas d’attaque en sous-cavement mais depuis le haut par constitution de terrasses successives et
notamment au niveau ou à proximité immédiate des deux petites failles constatées,
pente d’exploitation adaptée,
retrait conséquent par rapport aux limites séparatives.

Sachant par ailleurs que le pendage vertical de la roche objet de l’exploitation et l’abattage réalisé
perpendiculairement à la microtectonique locale sont des facteurs favorables à la stabilité du massif rocheux.

Pour se protéger lors des opérations de minage, avant la réalisation du tir, l’entreprise détermine la profondeur
des forages, leur pente, le plan de tir ainsi que la quantité d’explosifs nécessaire.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 361
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

4.6 RISQUES D'ACCIDENTS LIES A LA CIRCULATION DES VEHICULES


Les mesures prises vis-à-vis des risques d'accidents liés à la circulation sur le site seront notamment :

interdiction au public d'accéder au site,


limitation de la vitesse de circulation des véhicules,
dissociation des trafics de poids lourds et du dumper (reprise des stocks), les stocks de matériaux
à exporter sont effectués en amont et en un lieu distinct de l’exploitation de la carrière sensus-
tricto,
utilisation d’avertisseur sonore en cas de manœuvre de recul des engins de manutention,
D.P,
…..

Un règlement de circulation est d’ores et déjà établi et mis à la connaissance de l’ensemble des personnes
pénétrant sur le site avec un poids lourd par un panneau de circulation positionnée à l’entrée du site.

Une signalisation adaptée au niveau de la voie communale indique la présence de la carrière et la sortie de poids
lourds.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 362
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

5. ANALYSES DES RISQUES


L’analyse des risques consiste à identifier les sources de dangers et les situations associées dangereuses
susceptibles de se produire au sein de l’entreprise et de les quantifier au moyen de deux critères principaux : la
gravité et la probabilité d’occurrence afin de définir le niveau de risque. La cinétique de la réaction sera elle aussi
évoquée.

L’identification des potentiels de dangers a été effectuée de manière approfondie dans la partie ci-dessus.
L’accidentologie détaillée ci-dessous permet d’affiner cette identification.

Les échelles de gravité et de probabilité d’occurrence utilisées (tableaux en pages suivantes) permettent de
quantifier le niveau de risque associé à chacune des situations dangereuses identifiées. Elles sont élaborées
suivant des guides de la littérature, des statistiques accidentologiques et de l’annexe 1 de l’arrêté du 29
septembre 2005 relatif à l’évaluation et à la prise en compte de la probabilité d’occurrence, de la cinétique, de
l’intensité des effets et de la gravité des conséquences des accidents potentiels dans les études de dangers des
installations classées soumises à autorisation. Elles sont inspirées des données probabilistes concernant les
erreurs humaines, la défaillance de matériel ou l’apparition d’un événement, et validées par des représentants de
la sécurité et de la production du site.

Les niveaux de gravité et de probabilité d’occurrence sont déterminés en prenant en compte les mesures de
protection et de prévention prises ou prévues par la société. A noter : les mesures de prévention réduisent la
probabilité d’occurrence des événements et les mesures de protection réduisent ou limitent les impacts.

L’évaluation des risques de chaque situation dangereuse identifiée est estimée par la matrice de criticité. Cette
matrice définit trois niveaux de risque : acceptable, critique et inacceptable.

Les conséquences des scénarii présentant un niveau significatif de risque seront ensuite évaluées.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 363
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

5.1 ECHELLES UTILISEES

5.1.1 DEFINITION DES NIVEAUX DE GRAVITE ESTIMEE


C’est le couple conséquences - limites d’étendue, qui définit la gravité et son niveau.

Gravité Matériel Personnes Environnement


Accident déclaré sans arrêt.
Dépassement limité et passager
1 Pas d’effets significatifs sur les Traitement médical. Pas de
d’une norme de rejet sans
Modéré équipements du site blessures avec arrêt. Pas d’effets
exigence de déclaration
irréversibles.
Interne : accident déclaré avec
Dépassement d’une norme de
arrêt. Blessures avec arrêt sur le
rejet exigeant déclaration aux
2 Atteintes à des équipements du site. Effets irréversibles à
autorités, mais sans
Sérieux site sans synergie d’accidents l’intérieur du site.
conséquence pour
Externe : Effets réversibles à
l’environnement.
l’extérieur.
Interne : invalidité permanente ou
Atteintes à des équipements un décès. Blessures multiples
dangereux du site sans synergie avec arrêt. Atteinte irréversible à Pollution modérée, limitée au
3
d’accidents ou à des l’intérieur du site. Effets létaux à site.
Grave
équipements de sécurité non l’intérieur du site. Mise en cause d’un produit.
critiques Externe : Effets réversibles à
l’extérieur du site.
Atteinte d’un équipement Interne : plusieurs décès.
dangereux ou d’un équipement Externe : Nombreux dommages
4 Pollution significative à l’extérieur
de sécurité critique sur le site corporels avec hospitalisation. Un
Très grave du site.
sans aggravation générale des décès ou des atteintes
conséquences irréversibles à l’extérieur du site.
Atteinte d’un bien, équipement
dangereux ou de sécurité à
l’extérieur du site Interne : nombreux décès. Pollution majeure avec
5 Atteinte d’un équipement Externe : plusieurs décès. Effets conséquences
Catastrophique dangereux ou d’un équipement létaux englobant largement des environnementales durables à
de sécurité critique sur le site zones habitées. l’extérieur du site.
conduisant à une aggravation
générale des conséquences

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 364
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

5.1.2 DEFINITION DES NIVEAUX DE PROBABILITE ESTIMEE

Probabilité Classe* Définition


Qui peut se produire plusieurs fois dans la vie d’une installation et/ou qui s’est déjà produit sur le site
Occasionnel A à plusieurs reprises.
Evénement courant.
Qui peut se produire une fois pour 10 à 20 installations similaires sur 20 à 30 ans de durée de vie.
Possible B
Evénement probable.
Qui peut se produire une fois pour 100 à 200 installations similaires sur 20 à 30 ans de durée de vie.
Rare C
Evénement qui s’est déjà produit dans la compagnie mais a fait l’objet de mesures correctives.
Evénement qui s’est déjà produit dans une industrie d’activités équivalentes mais a fait l’objet de
Extrêmement rare D mesures correctives.
Evénement très improbable.
Evénement physiquement concevable, mais qui ne s’est jamais produit.
Improbable E
Evénement spéculatif.
(*) classe de probabilité définit dans l’Annexe 1 de l’arrêté du 29 septembre 2005 relatif à l’évaluation et à la prise en compte
de la probabilité d’occurrence, de la cinétique, de l’intensité des effets et de la gravité des conséquences des accidents
potentiels dans les études de dangers des installations classées soumises à autorisation.

5.1.3 ACCIDENTOLOGIE
L’accidentologie résulte de la consultation de la base ARIA (Analyse et Recherche d’Information sur les
Accidents) du BARPI (Bureau d’Analyses des Risques et Pollutions Industrielles – Ministère de l’Ecologie et du
Développement durable – France) qui recense et analyse les accidents et incidents, survenus en France ou à
l’étranger, depuis le 1er janvier 1992 (date de création du BARPI). Les événements les plus graves qui ont pu se
produire avant 1992 sont également répertoriés.

Les recherches effectuées par cette base n’ont pas montré d’accidents ou d’incidents spécifiques aux opérations
d’extraction de matériaux et tirs de mine.

La liste des événements recensés dans la base ARIA du BARPI pour les activités de production de sables et
granulats est présentée en annexe.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 365
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

5.2 SITUATIONS DANGEREUSES SUSCEPTIBLES DE SE PRODUIRE

Eléments Situations
N Cause Origine C* Mesures de prévention Mesures de protection P* G*
considérés dangereuses
Malveillance
Fuite des réceptacles maintenance et entretien du matériel et des véhicules
1 Pollution accidentelle Perte d’intégrité des flexibles ou Lente - B 1
Engins de des fluides stockages dans rétention étanche et protégés des chocs
réceptacle, cuves
chantier et
maintenance et entretien du matériel et des véhicules
stockage / Propagation d’un sinistre extérieur
quantité de produits très inflammables limités dans un local en dur
Concassage- Présence d’une source Présence d’un feu nu
2 Incendie Lente fermé et dans une fosse bétonnée étanche limitant leur approche Présence d’un extincteur C 1
criblage d’ignition Malveillance
stockages isolés des zones boisés périphériques
Court-circuit électrique
pas de réseau électrique à proximité des stockages
Explosion des produits personnel spécialisé très qualifié
Mauvaises pratiques Protection individuelle sur site
utilisés pour le minage, procédure de tir respecté
3 Projection Produits défectueux Rapide Zone d’abattage en retrait des C 2
hors des conditions pas de stockage d’explosifs sur site
Foudre zones de présence humaine
normales contrôle préalable des produits couramment utilisés
définition préalable d’un plan de tir adapté aux conditions locales de la
Tir de mine Merlons de protection en place
zone d’abattage
sur le carreau basal et plate-forme
Réalisation défectueuse Mauvaise stratégie de tir vérification de la stabilité de la zone et de ses abords et purge si
4 Glissement de terrain Rapide intermédiaire C 2
d’un tir de mine Pratiques défectueuses nécessaire
Zone d’abattage en retrait des
vérification des forages (profondeur, inclinaison) puis des charges et
zones de présence humaine
du bourrage avant réalisation du tir
C = Cinétique ; P = Probabilité ; G = Gravité.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 366
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 367
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

La matrice de criticité ci-dessous définie le niveau de risques de chaque scénario envisagé dans le tableau
précédent.

1- Modéré 2- Sérieux 3- Grave 4- Très grave 5- Catastrophique

A -Occasionnel

B - Possible 1

C - Rare 2

D - Extrêmement rare

E - Improbable

Inacceptable
Critique
Acceptable

Suite à l’utilisation de la matrice de criticité, on s’aperçoit que tous les scénarii sont dans une zone acceptable.

5.3 CONSEQUENCES DES SCENARII PRESENTANT DES RISQUES SIGNIFICATIFS


Les conséquences d’un phénomène dangereux sont évaluées par l’intensité de ces effets et sa gravité sur les
personnes physiques.

5.3.1 DEFINITION

5.3.1.1 Intensité de effets d’un phénomène dangereux


L’intensité des effets des phénomènes dangereux est définie par rapport à des valeurs de référence exprimées
sous forme de seuils d’effets toxiques, d’effet de surpression, d’effets thermiques et d’effets liés à l’impact d’un
projectile pour les hommes et les structures. (Art 9. de l’arrêté du 29 septembre 2005 relatif à l’évaluation et à la
prise en compte de la probabilité d’occurrence, de la cinétique, de l’intensité des effets et de la gravité des
conséquences des accidents potentiels dans les études de dangers des installations classées soumises à
autorisation)

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 368
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

a) Seuils d’effets toxiques


Les valeurs de référence pour les installations classées sont les suivantes :

Seuils d’effets toxiques pour l’homme par inhalation

Types d’effets constatés Concentration d’exposition Référence

SELS (CL 5%) Seuils de toxicité aiguë


Létaux
SEL (CL 1%) Emissions accidentelles de
substances chimiques dangereuses
Exposition de 1 dans l’atmosphère. Ministère de
Irréversibles SEI
à 60 minutes l’écologie et du développement
durable. Institut national de
l’environnement industriel et des
Réversibles SER risques.

b) Seuils d’effet de surpression


Les valeurs de référence pour les installations classées sont les suivantes :

Valeurs de référence
20 hPa Seuils des destructions significatives de vitres
50 hPa Seuil des dégâts légers sur les structures
Effets sur les structures 140 hPa Seuil des dégâts graves sur les structures
200 hPa Seuil des effets domino
300 hPa Seuils des effets très graves sur les structures
Seuil des effets délimitant la zone des effets indirects par bris de vitre
20 hPa
sur l’homme
Seuil des effets irréversibles délimitant la « zone des dangers
50 hPa
significatifs pour la vie humaine
Effets sur l’homme
Seuil des effets létaux délimitant la « zone des dangers graves pour la
140 hPa
vie humaine »
Seuil des effets létaux significatifs délimitant la « zone des dangers très
200 hpa
graves pour la vie humaine »

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 369
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

c) Seuils d’effets thermiques


Les valeurs de référence pour les installations classées sont les suivantes :

Valeurs de référence
5 kW/m² Seuils des destructions significatives de vitres
Seuil des effets domino et correspondant au seuil des dégâts graves
8 kW/m²
sur les structures
Seuil d’exposition prolongée des structures et correspondante au seuil
Effets sur les structures 16 kW/m²
des dégâts très graves sur les structures, hors structure béton
Seuil de tenue du béton pendant plusieurs heures et correspondante
20 kW/m²
au seuil des dégâts très graves sur les structures béton
200 kW/m² Seuils de ruine du béton en quelques dizaines de minutes
Seuil des effets irréversibles délimitant la « zone des dangers
3 kW/m²
significatifs pour la vie humaine »
Seuil des effets létaux délimitant la « zone des dangers graves pour la
Effets sur l’homme 5 kW/m²
vie humaine »
Seuil des effets létaux significatifs délimitant la « zone des dangers très
8 kW/m²
graves pour la vie humaine »

5.3.1.2 Gravité d’un phénomène dangereux sur les personnes physiques


La gravité des conséquences potentielles prévisibles d’un accident sur les personnes physiques […] résulte de la
combinaison en un point de l’espace de l’intensité des effets d’un phénomène dangereux […] et de la
vulnérabilité des personnes potentiellement exposées à ces effets, en tenant compte, le cas échéant, des
mesures constructives visant à protéger les personnes contre certains effets et de la possibilité de mise à l’abri
des personnes en cas d’accident si la cinétique de l’accident le permet. (Art 10. de l’arrêté du 29 septembre 2005
relatif à l’évaluation et à la prise en compte de la probabilité d’occurrence, de la cinétique, de l’intensité des effets
et de la gravité des conséquences des accidents potentiels dans les études de dangers des installations classées
soumises à autorisation)

Zone délimitée par le seuil Zone délimitée par le seuil


Niveau de gravité des Zone délimitée par le seuil
des effets létaux des effets irréversibles sur
conséquences des effets létaux
significatifs la vie humaine
Plus de 10 personnes Plus de 100 personnes Plus de 1 000 personnes
Désastreux
exposées exposées exposées
Moins de 10 personnes Entre 10 et 100 personnes Entre 100 et 1 000 personnes
Catastrophique
exposées exposées exposées
Entre 1 et 10 personnes Entre 10 et 100 personnes
Important Au plus 1 personne exposée
exposées exposées
Moins de 10 personnes
Sérieux Aucune personne exposée Au plus 1 personne exposée
exposées
Présence humaine exposée
Modéré Pas de zone de létalité hors de l’établissement à des effets irréversibles
inférieure à « une personne »

5.3.2 CONCLUSION
Les opérations d’extraction de matériaux atteindront un niveau de risque aussi bas que possible compte tenu de
l’état des connaissances, des pratiques et de la vulnérabilité de l’environnement du site.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 370
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

6. DOSSIER DE PRESCRIPTIONS
Dans le cadre de la carrière de la Perrière les différents postes présentant un danger pour les employés ont été
identifiés. Chaque danger potentiel a fait l’objet d’une fiche descriptive et des consignes et des prescriptions ont
été édictés et portés à connaissance des employés, à savoir :

• Consignes précisant la conduite à tenir en cas d’accident grave ou mortel,


• Dossier de prescriptions vibrations,
• Dossier de prescriptions véhicules sur pistes,
• Dossier de prescriptions bruit,
• Dossier de prescriptions travail et circulation en hauteur,
• Dossier de prescriptions tirs de mines,
• Dossier de prescriptions équipements de protection individuelle,
• Dossier de prescriptions à l’usage des conducteurs de camion routier,
• Consigne réglementant l’installation et l’utilisation des trémies et silos,
• Consigne réglementant la prévention de noyade lors des travaux en bordure de l’eau,
• Consigne réglementant l’installation et l’utilisation des convoyeurs,
• Dossier de prescriptions Equipements de protections individuelles,
• Dossier de prescriptions Equipement de travail,
• Dossier de prescriptions Concasseur à mâchoires,
• Dossier de prescriptions Broyeurs,
• Dossier de prescriptions Cribles, sclapeurs,
• Dossier de prescriptions Bandes transporteuses,
• Dossier de prescriptions Alimentateurs,
• Dossier de prescriptions Travail en hauteur,
• Dossier de prescriptions Empoussièrage,
• Dossier de prescriptions Palans,
• Dossier de prescriptions Electricité,
• Dossier de prescriptions Explosifs,
• Dossier de prescriptions Chargeurs,
• Dossier de prescriptions Pelles hydrauliques,
• Dossier de prescriptions Tombereaux,
• Dossier de prescriptions Noyade.

On notera que certaines de ces fiches, telles que les vibrations, le bruit, sont communes avec la Pièce n° 7
suivante « Note relative à l’hygiène et à la sécurité du personnel ».

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 371
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT ETUDE DES DANGERS

SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT

EXPLOITATION DE CARRIERE
EXTRACTION DE GRANULATS
DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION
D’EXPLOITER UNE INSTALLATION CLASSEE

_________

COMMUNE DE ST HILAIRE DU BOIS – SITE DE LA PERRIERE


[EXTENSION DE LA CARRIERE EN COURS D’EXPLOITATION]

__________
PIECE 7 : NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECURITE DU PERSONNEL
__________

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 372
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT (BVE)NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

373
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

SOMMAIRE

1. PROBLEMES D'HYGIENE ET SECURITE ............................................................ 376


1.1 PRODUIT TRAVAILLE ................................................................................................................................ 376

1.2 ACTIVITE D'EXPLOITATION ET DE TRAITEMENT DES MATERIAUX.................................................... 377

1.3 CAS PARTICULIER DES EMISSIONS SONORES .................................................................................... 377

1.3.1 Les tirs de mine ....................................................................................................................................................377


1.3.2 Le bruit de l’installation d’élaboration des granulats .............................................................................................378
1.3.3 Le bruit de l’installation d’élaboration des granulats .............................................................................................378

2. MOYENS MIS EN OEUVRE ................................................................................... 378


2.1 MOYENS DE PROTECTION INDIVIDUELS ............................................................................................... 379

2.2 INFORMATION DU PERSONNEL .............................................................................................................. 379

2.3 MATERIEL - PROTECTION ........................................................................................................................ 379

2.4 MOYENS SPECIFIQUES LIES A L’EMPOUSSIERAGE ............................................................................ 379

2.4.1 Mesures ................................................................................................................................................................379


2.4.2 Suivi Médical.........................................................................................................................................................380
2.5 CONCLUSIONS........................................................................................................................................... 382

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 374
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 375
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

PREAMBULE

La présente note a pour objet de présenter, du point de vue de l’hygiène et de la sécurité du personnel, les
problèmes susceptibles de se poser dans le cadre de l’exercice des activités et les moyens mis à disposition par
l’établissement pour limiter les effets nocifs ou nuisants et assurer un suivi médical de contrôle.

 

La présente note développe successivement :

− les problèmes posés du point de vue de l'hygiène et de la sécurité du personnel :


− liés aux produits utilisés/manipulés dans le cadre des activités exercées,
− liés à l' « environnement professionnel » (= outil de travail mis à disposition : machines,
locaux, ...)
− les solutions proposées pour résoudre les problèmes rencontrés ainsi que les moyens
mis à la disposition du personnel pour limiter les effets dommageables.

1. PROBLEMES D'HYGIENE ET SECURITE


Ils sont inhérents à différents éléments que l'on peut génériquement classés en :

produit travaillé ;
activité d'exploitation et de traitement des matériaux.

1.1 PRODUIT TRAVAILLE


Le produit qui sera travaillé est constitué de matériaux éruptifs (rhyolite) fragmentés puis concassés et criblés
(production de granulats).

Ces matériaux ne présentent pas de toxicité intrinsèque.

Par ailleurs, les activités de premier traitement fixe des matériaux : concassage, criblage, ... peuvent mettre en
suspension dans l'air des particules de très faible granulométrie, potentiellement dangereuses par action sur
l'appareil pulmonaire.
Selon l’origine des matériaux, les émissions de poussières sont provoquées lors des transferts de bandes
transporteuses, du concassage, du criblage, des mises en stock des matériaux ou tout simplement par la
circulation d’engins aux alentours des installations. On appelle poussière toute particule fine qui se détache de
matériaux divers sous l’effet de chocs ou de mouvements de l’air, se trouvant à l’état libre sur une surface ou
dans l’atmosphère.

Les particules de poussières, comme pratiquement tous les polluants de l’air, sont absorbées par l’appareil
respiratoire de l’homme. Seule la partie constituées des particules les plus fines et inférieure à 3µm, donc non
visibles par l’œil humain peut atteindre les alvéoles des poumons (fraction alvéolaire). Ces particules agiront
donc principalement sur les parois alvéolaires et pourront aussi pénétrer dans le système sanguin. Deux effets
sur la santé sont donc possibles :

• Action irritative et chimique des parois alvéolaires,


• Action sur les cellules de certains organes (rein, foie, cerveau,…..

Les particules dont le diamètre est compris entre 3 et 10 µm (fraction thoracique) se déposent au niveau de
l’arbre respiratoire (trachéo-bronchique) d’où elles seront éliminées par des phénomènes naturels (toux, filtration
par les cils de l’arbre respiratoire,…). Leur effet est donc plus localisé (trachée artère, voies respiratoires
supérieures).

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 376
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

Au-dessus de 10 µm les particules sont filtrées par le système ciliaire du nez et ne pénètrent pas dans l’appareil
respiratoire. Elles peuvent toutefois être absorbées par voie digestive et par conséquent avoir des effets extra-
pulmonaires.
Les particules les plus grosses sont visibles à l’œil nu et hormis une gêne sensorielle, ces particules ne sont pas
les plus inquiétante pour la santé.

L’assainissement de l’air est une obligation réglementaire (Code du travail article R231-54 à 58) afin de répondre
à certaines obligations :

Le respect de la protection du personnel en accord avec le règlement général des industries extractives
(RGIE),
L’amélioration des conditions de travail,
La protection de l’environnement.

La concentration moyenne mesurée au poste de travail pour une journée de 8 heures doit être inférieure à 1 mg
de poussières/m3 d’air. Le décret 94-784 du 2 septembre 1994 sur l’empoussiérage complète le règlement
général des industries extractives. Ce dernier décret a pour objet de prévenir les risques de pneumoconiose à
poussières mixtes et notamment le risque de silicose en :

Réduisant les émissions de poussières dans l’atmosphère des lieux de travail,


En n’admettant que du personnel apte à travailler en milieu empoussiéré.

1.2 ACTIVITE D'EXPLOITATION ET DE TRAITEMENT DES MATERIAUX


Elle peut poser potentiellement des problèmes à différents niveaux :

la carrière présente une topographie particulière avec des parois sub-verticales (pente de 0.5/1)
susceptibles de présenter sur certains secteurs une stabilité modérée ;
les installations mécaniques de traitement de matériaux extraits posent quelques problèmes
génériques liés notamment à l’existence d’éléments en mouvements (tapis, bandes convoyeuses,
organes en rotation, …). Notons par ailleurs que les émissions sonores liées à ce type
d’installations sont souvent élevées
les risques pour le personnel sont également liés à l'utilisation d'engin de type « travaux publics ».

1.3 CAS PARTICULIER DES EMISSIONS SONORES


Les installations de carrière et de traitement de matériaux sont globalement bruyantes. Les sources de bruit
peuvent être divisées en trois catégories, selon leur origine :

• Les tirs de mines


• Le bruit des engins et des transports,
• Le bruit de l’installation d’élaboration des granulats

1.3.1 LES TIRS DE MINE


Lors des tirs de mine, l’ensemble du personnel présent sur site est positionné en retrait de la zone d’abattage,
que ces opérations ponctuelles ne durent que quelques secondes.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 377
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

1.3.2 LE BRUIT DE L’INSTALLATION D’ELABORATION DES GRANULATS

Il s’agit de tous les matériels mobiles circulant à l’intérieur et à l’extérieur de la carrière. On distinguera en
particulier :

• Les engins de chantier propres à l’installation : pelles, chargeuses, dumpers, brise-blocs,…


• Les matériels mobiles de transport : camions destinés à l’expédition des granulats fabriqués.

Ces sources sonores sont mobiles et produisent des bruits à caractères fluctuants et intermittents. La répartition
géographique de ces sources est variable et très étendue.

1.3.3 LE BRUIT DE L’INSTALLATION D’ELABORATION DES GRANULATS

Ce sont les matériels fixes d’élaboration : concasseurs, broyeurs, cribles,…


Ces appareils possèdent des bruits à caractères stables, parfois fluctuants. Il s’agit de sources fixes, à répartition
géométriques soit groupé, soit éclatée.

Les normes en vigueur et le Code du Travail référencent les obligations légales en fonction des valeurs de niveau
d’exposition sonore quotidienne en dB(A), sur 8 heures de travail.
Une valeur de niveau d’exposition équivalent à 85 dB(A) ou un niveau de crête (Lmax) inférieur à 135 dB(A) est
considérée comme le niveau limite pour l’évaluation des effets du bruit sur les salariés.

Dans le cadre de l’exploitation en cours, des mesures de bruit en limite de l’exploitation sont annuellement
réalisées (Cf. Pièce n° 4 – Etude d’Impact). Les niveaux sonores perçus, en ces deux points, sont inférieurs à 70
dB(A) et inférieurs aux valeurs limites de l’arrêté d’autorisation. Cependant, ces mesures ne sont pas
représentatives des niveaux sonores réellement perçus par les employés au contact direct des installations de
traitement et sur leur engins de travaux publics.

En l'absence de mesures spécifiques, il n'est pas possible de donner des éléments quantitatifs d'appréciation du
niveau sonore auquel sont soumis les opérateurs. On dira simplement, et de façon qualitative, que les émissions
sonores peuvent être élevées et nécessitent donc pour le personnel la prise de mesure de protection spécifique
en cas d'exposition prolongée (engins de travaux publics fermés et insonorisés, casques de protection
auditive,..).

2. MOYENS MIS EN OEUVRE


Ils sont de différents ordres et répondent aux points évoqués précédemment. Signalons que sont établis les
dossiers de prescriptions à respecter par le personnel travaillant sur le site de la carrière. Il s’agit des dossiers de
prescription suivants :

relatif aux mesures générales de sécurité et de prévention,


relatif à la visite et à la purge du front de taille,
relatif à l’emploi des explosifs et aux tirs par mines,
à l’usage des conducteurs d’engins et véhicules pour les pelles mécaniques et les véhicules sur
pistes,
pour le personnel exposé aux bruits,
pour les travaux et circulation en hauteur,
relatif à l’empoussiérage,

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 378
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

relatif aux équipements de protection individuels,


relatif aux risques de noyade.

2.1 MOYENS DE PROTECTION INDIVIDUELS


Des moyens de protection individuels sont mis à disposition du personnel : casque de protection auditive, casque
de chantier, vêtement et chaussures de sécurité, masque, harnais.

Ce personnel est bien évidemment compétent pour assurer ce type de mission. Rappelons que les opérations de
minage ne sont pas réalisées par le personnel de la carrière mais par celui des sociétés spécialisées et agréées
EPC et MAXAM, pour une période annuelle inférieure à 30 jours. Ces entreprises et pour les travaux réalisés
(forage et minage) appliquent ces propres dossiers de prescriptions.

2.2 INFORMATION DU PERSONNEL


Le personnel est informé des risques encourus dans le cadre de l'exercice de leur travail :

au niveau des matériels utilisés ;


au niveau des modalités ou procédures d'utilisation du matériel ;
au niveau des techniques d’extraction de matériaux.

Par ailleurs, des consignes d'utilisation, de conduite à tenir (au poste de travail, en cas d'incident,...) sont
affichées, portées à la connaissance du personnel et consultables à tout moment (affichage des consignes à
respecter dans la cabine d’engin de chantier et dans le bâtiment technique).

Le personnel présent sur le site dispose d’un téléphone portable fourni par l’entreprise.

2.3 MATERIEL - PROTECTION


Les installations de traitement de matériaux font l’objet d’une maintenance de la part de l’entreprise afin de
garantir au mieux la sécurité du personnel et dispose d’équipements de protection du personnel (protection vis-à-
vis des organes en mouvements, des projections, rambardes sur les passerelles d’accès, …).

Les engins de chantiers font également l'objet d'une maintenance de la part de l'entreprise afin de garantir au
mieux la sécurité du personnel. De plus, les circulations des engins et poids lourds sont organisés de telle sorte
que le personnel présent sur le site soit préservé au mieux du risque de choc avec un véhicule.

2.4 MOYENS SPECIFIQUES LIES A L’EMPOUSSIERAGE

2.4.1 MESURES

Conformément à l’arrêté d’exploitation en cours, le site de la carrière de la Perrière fait l’objet annuellement en
complément de mesure des « retombées de poussières », de prélèvement de la fraction inhalable de la pollution
particulaire aux 3 sources d’émissions principales de poussières à savoir, le concasseur primaire, le broyeur
secondaire et la circulation sur les pistes. Ces suivis sont complétés par des mesures de la fraction alvéolaire de
la pollution particulaire sur les deux employés affectés aux deux postes de travail principaux que sont la reprise
au front et la reprise des stocks.

Ces prélèvements sont réalisés annuellement en alternant successivement une campagne de mesures estivale
et une campagne de mesure hivernale.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 379
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

La justification des points de mesures, le protocole et les méthodes utilisées ainsi que le détail des analyses sont
mentionnés dans les pages suivantes et portent sur :

• prélèvement de la fraction inhalable de la pollution particulaire,


• prélèvement de Mesure de la fraction alvéolaire de la pollution particulaire

Pour la campagne de mesure estivale 2011, les concentrations de la fraction inhalable de la pollution particulaire
varient de 0,01 mg/m3 minimum (circulation sur les pistes) à 13,68 mg/m3 maximum (broyeur secondaire), et une
mesure intermédiaire à 1,16 mg/m3 (concasseur primaire).

Les mesures de la concentration de la fraction alvéolaire de la pollution particulaire, en cette période estivale
2011, varient de 0,04 mg/m3 pour le poste reprise des stocks à 0,05 mg/m3 au poste reprise au front, pour un
Emoyen (concentration moyenne de la campagne hivernale et estivale en poussières alvéolaires) variant de 0,08 à
0,12 mg/m3 pour les deux postes respectifs précédents avec un taux de quartz variant de 9,60 à 11,74 %.

En référence aux aspects réglementaires fixés par l’article 16 – Thématique empoussiérage du Règlement
Général des Industries Extractives, les Emoyens précédents classent les deux zones géographiques, reprise des
stocks et reprise au front, en classe 1.

Les zones géographiques sont réparties en trois classes en fonction de l’empoussiérage constaté avec :

• 1ère classe lorsque son empoussiérage est au plus égal à 0,25 fois l’empoussiérage de référence,
• 2nd classe lorsque son empoussiérage est au plus égal à 0,5 fois l’empoussiérage de référence et
supérieur à 0,25 fois ce dernier,
• 3ième classe lorsque son empoussiérage est au plus égal à 1 fois l’empoussiérage de référence et
supérieur à 0,50 fois ce dernier,

Les mesures identiques réalisés depuis 2005 sont du même ordre de grandeurs que l’exemple donné pour la
campagne 2011 et sont toujours demeurées très inférieure à une concentration moyenne mesurée au poste de
travail pour une journée de 8 heures de 1 mg de poussières/m3 d’air.

Ces mesures témoignent des efforts réalisés par l’entreprise du point de vue générale (arrosage des pistes de
circulation, bardage du broyeur secondaire avec injection d’eau pour l’abattage des poussières,…) pour limiter
les envols de poussières et particulier (cabines fermées et climatisées) pour la protection des employés.

2.4.2 SUIVI MEDICAL

Conformément à la réglementation en vigueur, le personnel de l'entreprise fait l'objet d'un suivi médical régulier
assuré par la médecine du travail à raison d’une visite annuelle avec examen thoracique effectué par
radiophotographie. Les deux personnes affectées à la carrière sont placées à ce jour en aptitude 1 à l’inhalation
de poussières.

Le médecin du travail fixe pour chaque personne concernée une aptitude d’affectation, à une fonction l’exposant
à l’inhalation des poussières, de valeur 1 à 4. En fonction de l’aptitude de chaque personne considérée et des
classes d’empoussiérage définies ci-dessus, des restrictions d’emplois, voir des interdictions de travail pour les
postes considérés, peuvent être prises :

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 380
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

CLASSE 1 CLASSE 2 CLASSE 3


APTITUDE 1 Oui Oui Oui
Oui si exposition
APTITUDE 2 Oui Oui moyenne sur 12 derniers
mois équivalente à celle
de la classe 2.
Oui si exposition
APTITUDE 3 Oui moyenne sur 12 derniers Non
mois équivalente à celle
de la classe 1.
Oui si exposition
APTITUDE 4 moyenne sur 12 derniers Non Non
mois équivalente à 0.05.

Selon la classe d’aptitude, les personnes doivent subir au minimum, lorsqu’elles sont reconnues :

• en aptitude 1 : un examen thoracique effectué tous les ans par radiophotographie, et en cas de doute,
par radiographie standard, soit tous les deux ans en radiographie standard,
• en aptitude 2, 3 et 4 : un examen thoracique effectué tous les ans par radiographie standard, ces
examens étant associé, à la diligence du médecin du travail, à des explorations fonctionnelles
respiratoires.

Par ailleurs, une trousse de premier secours est présente au niveau du local technique pour satisfaire aux
« urgences » ou problèmes bénins. Les numéros d’urgence et de secours y sont également affichés, pour limiter
toute perte de temps en cas d’incident.

2.1 MOYENS SPECIFIQUES LIES AU RISQUE NOYADE

Sur le site de la carrière de « La perrière », le risque noyade est présent sur les bassins de décantation et dans
une moindre mesure sur le bassin de collecte des eaux de ruissellement placé sur le carreau avant exhaure. Le
bassin d’exhaure est régulièrement déplacé au fur et à mesure des paliers, n’est toujours positionné en un point
le plus éloigné possible des voies de circulation des engins, de plus celui-ci est ceinturé d’un merlon
périphérique.

De même, les interventions sur les bassins de décantation sont effectuées en binôme et le matériel de sécurité
positionné au plus près.

Figure 84 : Carrière de « La Perrière ».


Bouée avec touline sur installation
de pompage.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 381
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

Des bouées munies de touline (corde) doivent être disposées à proximité de tout lieu de travail susceptible de
présenter un risque de noyade.

Les visiteurs sont informés du risque de noyade par une signalisation implantée autour des bassins et plans
d’eau.

2.2 CONCLUSIONS

L’ensemble des mesures collectives (rabattement des poussières, cahier de prescriptions,..) et individuelles
(insonorisation des cabines, casques de protection auditive, Equipements Individuels de Protection,..) sont
favorables, du point de vue de l’hygiène et de la sécurité du personnel, à l’exercice des activités professionnelles
exercées sur la carrière. Dans, le cadre du suivi médical, aucun employé, n’a fait à ce jour l’objet d’un
déclassement d’aptitude ou d’une perte auditive.
D’autre part et depuis l’ouverture de cette carrière, en 2002, aucun accident du travail, même mineur, n’est à
déplorer.

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 382
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 383
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT

EXPLOITATION DE CARRIERE
EXTRACTION DE GRANULATS
DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION
D’EXPLOITER UNE INSTALLATION CLASSEE
_________

COMMUNE DE ST HILAIRE DU BOIS – SITE DE LA PERRIERE


[EXTENSION DE LA CARRIERE
EN COURS D’EXPLOITATION]

__________
PIECE 8 : ENGAGEMENT A ASSUMER LES FRAIS LIES A
LA PROCEDURE DE DEMANDE D’AUTORISATION
__________

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 388
SAGE Environnement - 2015
SA BOUCHET VOIRIE ET ENVIRONNEMENT NOTE RELATIVE A L’HYGIENE ET A LA SECUTITE DU PERSONNEL

Extension du site de la Perrière - Dossier de demande d’autorisation d’exploiter une installation classée 389
SAGE Environnement - 2015