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Université Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem

Département de Génie Electrique.


Niveau : 3ième année LMD.
Module : Travaux avant-Projet.

Chapitre 1. Techniques du dessin en électronique &. Technologie de réalisation de


schémas électroniques

[PARTIE I: LES COMPOSANTS


ELECTRONIQUES DE BASE.]
Rappels sur les composants passifs et actifs, principes et propriétés, caractéristiques
technologiques, domaines d’utilisation.

[REFERENCE. 1.1]
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1. LES RESISTANCES

1.1. Définition
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Une résistance R est un dipôle (composant à deux bornes) linéaire passif tel que la tension u(t) à ses
bornes est proportionnelle au courant i(t) qui le traverse (loi d’Ohm) : u(t) = R.i(t)

La résistance dépend à la fois des dimensions du conducteur et de sa nature.


Ex. : La résistance d’un fil de longueur l et de section S : R = ρ. l/S, avec ρ est la résistivité du conducteur.
On définit également souvent la conductance G =1/R.

Effet Joule
Un phénomène important dans une résistance est l’effet Joule.
Un conducteur parcouru par un courant consomme une énergie électrique et la transforme en chaleur.
La puissance correspondante (qui correspond à un débit d’énergie) s’exprime par l’une des trois formules,
équivalentes grâce à la loi d’Ohm : Pd = UI = RI2 =U2/R
3ième année LMD – Département G.E.

La puissance dissipée par effet Joule dans un composant est un problème important en électronique.
Tout d’abord, il s’agit d’une puissance perdue pour le circuit électrique et qui doit donc lui être fournie, et
ensuite, il se pose souvent un problème d’évacuation de la chaleur créée car les petites dimensions des
montages rendent difficiles les échanges thermiques.

Comportement réel : Une résistance n’est jamais pure : elle est légèrement capacitive, ou légèrement
inductive, ou les deux à la fois. La fréquence, la résistance voire l’inductance devront être choisie pour que
l’impédance de la résistance réelle soit proche de la valeur R souhaitée.
Responsable du module : Mme A.MEHIDI : Université de Mostaganem

1.2. Caractéristiques principales des résistances

Les principales caractéristiques des résistances :


 Valeurs ohmiques les plus utilisées entre ~ qqs. 10Ω à qqs. 1MΩ
→ Il existe néanmoins des valeurs en dehors de cette plage
 La tolérance et précision, exprimée en %;
 Valeurs normalisées (séries Exx.)
 Dissipation de puissance
 Coefficient de température ; α
 Technologies.

Fig. 1.1 : Comportement réel des résistances.

• α décrit les variations d’une propriété physique (ici la résistance R) en fonction de la température T :
• Si α peut raisonnablement être considéré comme constant dans l’intervalle [T0 ; T], il vient : R(T) = R(T0) (1 + αT)

1.3. Technologie

Les différentes technologies de base des résistances sont les suivantes :


1.3.1. Résistances à couche de carbone :
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Les résistances à couche de carbone ont longtemps été les plus répandues, mais elles sont
actuellement supplantées par les résistances à couche métallique. Elles se reconnaissent par leur forme plus
épaisse sur les bords.

Principe de fabrication : Les résistances à couches de carbone se font par pyrolyse en atmosphère
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d’hydrocarbure (méthane, butane ou benzène) et d’argon. Le carbone se dépose sur de petits bâtons isolant
servant de support, ensuite on fixe aux extrémités des broches de connexion.

La valeur de la
résistance est obtenue
en retirant une partie
de la couche résistive
en spirale.

FIG.1.2 : Constitution d’une résistance à couche de carbone


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Les Avantages :
 Leurs performances sont correctes et leur prix est faible.
 Relativement robustes mécaniquement, économiques et disponible en série 10%, 5% et 2%
 La dissipation maximale peut aller jusqu’a 2 W (on trouve 1/4 W, 1/2 W, 1 W et 2 W).
Ces résistances sont toujours marquées par le code des couleurs.

1.3.2. Résistances à couche métallique


Les résistances à couche métallique ont des caractéristiques supérieures, mais leur prix est un peu
plus élève. Elles sont destinées aux applications professionnelles et elles occupent une grande part de la
marche.

Principe de fabrication : Les Résistances à couche métallique, l’élément résistant est obtenu par la pose
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d’une couche d’env. 0,1mm d’un alliage sur un substrat en céramique ou en quartz. Ce type de résistances a
un petit coefficient de température.

Les Avantages :
 Leur précision est bonne : parfois 5 %, mais aussi 2 % ou 1 %.
 Ces résistances ont une bonne stabilité.
 La dissipation maximale peut aller jusqu'à 1 W ou 2 W.
Le marquage est souvent effectue avec le code des couleurs (Vert clair, bleu pâle, vert fonçé, jaune, etc),
mais les séries de précision sont parfois marquées en clair : la valeur et la tolérance sont indiquées en chiffres
sur le corps du composant (par exemple 1 kΩ ± 1 %).

Tolérance de 2% Tolérance de 1%

1.3.3. Résistances bobinées


Pour des puissances plus élevées, on dispose de résistances bobinées (FIG.1.3). On rencontre
différentes présentations suivant les puissances et les performances : résistances moulées, vitrifiées...

Principe de fabrication : Le plus souvent constituée d'un fil enroulé sur un mandrin isolant en matière
réfractaire et recouverte d'une couche de protection (vernis, émail, ciment ou verre). Leur inductance propre
en interdit l'usage en hautes fréquences.
Les Avantages :
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 Les dissipations sont de quelques watts, quelques dizaines de watts ou plus.


 Le marquage est en clair. Les tolérances sont assez moyennes (10 %, 5 %...) bien qu’il existe
des séries de bonne précision, mais a des prix élèves.
FIG.1.3 Résistance bobinée
N.B. : Il existe des résistances bobinées de forte puissance ~ 5W à qqs. 1kW.
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1.3.4. Résistances CMS


Les résistances existent aussi comme Composants Montes en Surface (CMS). Cette technologie
occupe la plus grande part de marche pour les résistances de faible puissance. La caractéristique principale
des CMS réside dans le fait qu’il ne possède pas de broches de connexion et qu’ils sont en fait soudés
directement sur la surface du circuit imprimé.

Le marquage est en clair les chiffres significatifs et la puissance de 10 sont indiques sur
le boitier avec la lettre R signifiant ohm (FIG.1.4).
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FIG.1.4 Résistance CMS


1.3.5. Réseaux de Résistances
Les réseaux de résistances comportent plusieurs conducteurs ohmiques places dans un même boitier.
Les résistances sont souvent de même valeur et elles peuvent être indépendantes ou posséder un point
commun (FIG.1.5).

FIG.1.5 Réseau de résistances à un point commun


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Il existe néanmoins des réseaux de résistances différentes dans des configurations plus particulières
comme le diviseur de tension (FIG 1.6). Il existe aussi des réseaux de résistances CMS.

N.B : Sur les composants il y a un point de couleur pour repérer la broche n° 1.

FIG.1.6 Réseau de résistances en pont diviseur


Les Avantages
 Implantation des composants plus facile et plus rapide (un seul composant à placer au lieu de 4, 7 ou 8),
 moins de pattes à souder,
 facilite le routage du circuit imprimé,
 gain de place,
 réduction du bruit sur le circuit électronique…

1.4. Codage

Les résistances sont souvent identifiées par différents anneaux de couleur traces sur le corps du
composant qui indiquent la valeur nominale et la tolérance. On distingue le code de couleurs à quatre
anneaux destiné au marquage des résistances classiques et le code de couleurs à cinq anneaux destiné au
marquage des résistances de précision (voir Tab. 1).
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1er chiffre 1er chiffre


2ème chiffre 2ème chiffre
3ème chiffre
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Coef. de multiplication
Tolérance Coef. de multiplication

Tolérance

FIG.1.7 Marquage classique d’une résistance FIG.1.8 Marquage d’une résistance de précision

Remarque : Maintenant le moyen mnémotechnique pour retenir le code des couleurs, il suffit de se souvenir
de la phrase :
Ne Manger Rien Ou Jeûner, Voila Bien Votre Grande Bêtise.

Ne Manger Rien Ou Jeûner Voila Bien Votre Grande Bêtise


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Noir Marron Rouge Orange Jaune Vert Bleu Violet Gris Blanc

Exemple de calcul d’une résistance


o Le premier anneau indique le premier chiffre de la valeur Ex : Vert = 5
o Le second anneau indique le second chiffre de la valeur Ex : Bleu = 6
o Le troisième anneau indique le coefficient multiplicateur Ex : Rouge : 100
o Le quatrième anneau indique la tolérance de la résistance Ex : Or  5%

Code couleur
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Premier chiffre Deuxième chiffre Coefficient de Tolérance


Couleur significatif significatif multiplicateur

Noir 0 0 1 .
Marron 1 1 10  1%
Rouge 2 2 100  2%
Orange 3 3 1000 .
Jaune 4 4 10 000 .
Vert 5 5 100 000 .
Bleu 6 6 1000 000 .
Violet 7 7 . .
Gris 8 8 . .
Blanc 9 9 . .
Or . . 0,1  5%
Argent . . 0,01  10%
Rien . . .  20%

Tab.1 : Codage des résistances


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Remarque : Les résistances CMS sont quant à elles marquées d’un code numérique de trois ou quatre
caractères :
• Marquage à trois caractères : les deux premiers sont les chiffres de la valeur, le troisième est le chiffre du
multiplicateur en puissance de dix ;
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Ex. : ’R01’ → 0,01Ω, ’1R5’ → 1,5Ω, ’151’ → 150Ω, ’152’ → 15 kΩ, ’156’ → 15MΩ

• Marquage à quatre caractères : les trois premiers sont les chiffres de la valeur, le quatrième est le chiffre
du multiplicateur en puissance de dix ;

Ex. : ’0R01’ → 0,01 Ω, ’1R50’ → 1,5Ω, ’15R0’ → 150 Ω, ’1501’ → 15 k Ω, ’1505’ →15M Ω

1.5. Normalisation des valeurs des résistances

La fabrication des résistances obéit à de normes bien précises, on regroupe ainsi des séries en
fonction des tolérances. La précision des valeurs des résistances varie en fonction des applications.
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→ C'est la raison pour laquelle la fabrication des résistances est organisée en série
N.B : Les valeurs normalisées des résistances : 10 ohms et 1 M ohms.

1.5.1. Organisation des valeurs des résistances

Afin de standardiser les valeurs possibles des résistances, il existe des séries de “valeurs normales”
pour résistances. Ces valeurs normalisées sont définies par la norme CEI 60063 (série E3 à E192). En
fonction de la précision (en %), pour chaque décade on choisit une valeur parmi une série de N valeurs
données par :

1.5.2. Série et décade


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 Une décade est un ensemble de valeurs dont les valeurs de résistance sont comprises entre un multiple
de 1 et un multiple de 10 de l'unité considérée.
Exemple : 1 à 10 ohms ; 10 à 100 ohms ; 10 à 100 Kohms...

 Une série représente le nombre de valeurs différentes que l'on dispose à l'intérieur d'une décade.
Exemple : Pour la série E3 nous avons trois valeurs possibles dans une décade : 1,0 ; 2,2 ; 4,7.
Soit : 1,0 ohm ; 2,2 ohms ; 4,7 ohms - 10 ohms ; 22 ohms; 47 ohms - 100 ohms - 220 ohms ...

Le Tab.2 fournit les valeurs comprises entre 10 et 100, mais il suffit de multiplier par une puissance de 10
pour obtenir toutes les résistances possibles.

Tolérance  5% 10 ;11 ;12 ;13 ;15 ;16 ;18 ;20 ;22 ;24 ;27 ;30 ;33 ;36 ;39 ;43 ;47 ;51 ;56 ;62 ;68 ;75 ;82 ;91 ;100
Série E24
Tolérance  10% 10 ; 12 ; 15 ; 18 ; 22 ; 27 ; 33 ; 39 ; 47 ; 56 ; 68 ; 82 ; 100
Série E12
Tolérance  20% 10 ; 15 ; 22 ; 33 ; 47 ; 68 ; 100
Série E6
Tab.2 : Valeur normalisées des résistances pour une décade.

Remarque : Ex où x est le nombre de valeurs par décades. Plus x est grand, plus la précision augmente ... et
le prix aussi.

Série E6 tolérance ± 20%, série E12 tolérance ± 10%, série E24 tolérance ± 5%, série E48 tolérance ± 2%,
série E96 tolérance ± 1%, série E192 tolérance ± 0,5%.
→ Les séries les plus courantes sont la E12 et E24.
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1.6. Les résistances variables

1.6.1. Définition

Une résistance variable est une résistance dont la valeur peut être modifiée (rhéostat,
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potentiomètre, etc.…).

1.6.2. Potentiomètres de réglage

Ces éléments sont utilises lorsque l’on veut pouvoir régler manuellement un paramètre électrique de
façon régulière.

1.6.2.1 Potentiomètre rotatif :


Un potentiomètre est constitué d’une piste résistive terminée par deux bornes, et d’un curseur qui se
déplace sur cette piste quand on règle la résistance sur une échelle de 0 Ω à une Valeur max.

Symbole associé :
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Modèle rotatif

1.6.2.2 Potentiomètre à glissière :


On utilise aussi parfois des potentiomètres à glissière, notamment sur
certains appareils audio. La piste de carbone est rectiligne au lieu d’être
circulaire. Le curseur se déplace simplement en translation le long d’une
glissière.
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N.B : Dans sa forme boîtier, le potentiomètre peut être de type rotatif, à forme circulaire, ou de type
linéaire à glissière. De plus un nouveau critère, la loi de variation peut être Linéaire (lin A) ou
logarithmique (log B).

1.6.2.3 Potentiomètre bobiné


Pour des puissances plus élevées, on trouve des potentiomètres bobines. Les
dissipations sont de quelques watts ou quelques dizaines de watts, parfois plus. Les
valeurs sont en général celles de la série E3.

1.6.2.4 Potentiomètre multi-tour


Lorsqu’une grande précision de réglage est nécessaire, on fait appel à un
potentiomètre multi-tour. L’axe commande une vis à faible pas. On y adapte
éventuellement un bouton compte-tours qui permet de bien repérer une valeur de
réglage. Ces composants sont évidemment d’un cout beaucoup plus élève que les
résistances variables ordinaires et leur emploi est limite.

1.7. Autres exemples de composants résistif

 Les Photo résistances dont la valeur de la résistance dépend de l'éclairement et sont constituées d'inclusions
de sulfure de cadmium dans du plastique.
 Les Thermistances dont la valeur de la résistance dépend de la température.
 Les Varistances (en anglais voltage dépendent resistor), dont la valeur de la résistance est fonction de la
tension appliquée.
2. LES CONDENSATEURS FIXES
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2.1. Définition
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Un condensateur est un dipôle linéaire passif constitué de deux armatures séparées par un
diélectrique. Sous l’action d’une tension u(t) des charges vont s’accumuler les unes en face des autres.

Le condensateur est caractérisé par le coefficient de proportionnalité entre la quantité


de charge emmagasinée et la tension : i(t) = C du /dt

La capacité C dépend à la fois de la géométrie des armatures et de la nature du diélectrique.

Ex. : La capacité d’un condensateur plan de section S dont le diélectrique possède une épaisseur e : C=ɛ.S/e
ɛ= ɛ0ɛr est la permittivité du diélectrique.

Comportement réel : Un condensateur ne présente jamais une capacité pure. En particulier, il y a toujours
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des pertes dans le diélectrique. Ces pertes sont modélisées en première approximation par une résistance R
placé soit en série, soit en parallèle de la capacité C.

2.2. Matériaux constituant les diélectriques

Les diélectriques sont réalisés à l'aide des matériaux suivants :


 air : condensateurs non polarisés ajustables de très faibles capacités, (utilisés dans le domaine des
fréquences hautes),
 verre : condensateurs non polarisés d'excellente qualité, (utilisés dans le domaine des fréquences hautes),
 céramique : condensateurs non polarisés de très bonne qualité, (utilisés dans le domaine des fréquences
moyennes et hautes),
 film plastique : condensateurs non polarisés de bonne qualité, (utilisés dans le domaine des fréquences
basses et moyennes),
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 tantale goutte : condensateurs polarisés de faibles dimensions, (utilisés dans le domaine des fréquences
basses),
 électrolytique aluminium : condensateurs polarisés de plus grandes capacités et tensions de service, donc
de plus grandes dimensions. (utilisés dans le domaine des fréquences basses),

2.3. Caractéristiques nécessaires au choix d'un condensateur

Caractéristiques principales des condensateurs :


 Capacité (en pF, nF ou µF)
 Tension de service (en V)
 Tolérance (en %)
 Coefficient de température (en ppm/°C)
 Polarité éventuelle (condensateurs polarisés)
 Type de diélectrique -pertes

Les caractéristiques essentielles d’un condensateur dépendent de sa technologie. Le choix d’un type de
condensateur se fait en fonction de son utilisation

Le condensateur est utilisé principalement pour :


 stabiliser une alimentation électrique (il se décharge lors des chutes de tension et se charge lors des pics
de tension) ;
 traiter des signaux périodiques (filtrage…) ;
 séparer le courant alternatif du courant continu, ce dernier étant bloqué par le condensateur ;
 Stocker de l'énergie, auquel cas on parle de super-condensateur.
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2.4. Type des condensateurs

2.4.1. Condensateurs à diélectrique solide

 Condensateurs au mica.
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 Condensateurs céramique.
 Condensateurs au papier.
 Condensateurs à films plastique.
 Condensateurs à diélectrique verre.

2.4.2. Condensateur électrolytique

1.2.1.1 A électrodes d’alumine


 Condensateur pour radiotélévision.
 Condensateur industriels.
1.2.1.2 A électrodes tantale
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 Condensateurs bobinés.
 Condensateur à anode massive.
 Condensateur spirales.

2.5. Marquage

La valeur des condensateurs peut être indiquée de plusieurs façons : soit en clair, soit en code chiffré,
soit en code de couleurs.

2.5.1. Affichage en code de couleurs


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Tab.3 : Code des couleurs des condensateurs

Exemples :
2.5.2. Affichage en code chiffré
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2.5.2.1 Condensateurs polyesters


Les capacités de ce type des condensateurs peuvent être exprimées en « picofarad, nanofarad ou
microfarad ».
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Types de diélectrique :
 Polyester (1nF→10µF, 50V→ 600V, ±10%)  Non polarisés
Les plus courants. Liaison, découplage  Capacités de 1nF à 10 µF environ
 Polypropylène (1nF→1μF, → 2000V, ±10%)  Réalisés par bobinage d’un film
Stables et précis. Très bon comportement impulsionnel plastique entre deux films
 Polycarbonate (1nF→10µF, 50V→ 400V, ±10%) métalliques.
Stables, précis et fiables. Accord, filtres, liaison
 Polystyrène (1nF→100nF, 50V→ 250V, ±5%)
Très stables en température. Accord, liaison
Les condensateurs polyesters
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Exemples :

102M pF 1n 2 nF .001 µF

1er chiffre
ème
2 chiffre
Multiplication
Tolérance Ce type est en
C = 1,2 (nF) (on remplace n
par une virgule). microfarad (µF).
C = 10*102 (pF) = 103 pF A la place de n on peut
M une tolérance de 20 % trouver p (picofarad) ou µ
(microfarad).
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Remarque : Les lettres M, K et J qui suivent la valeur de la capacité indiquent la tolérance : M = 20%, K =
10% et J = 5%.

2.5.2.2 Condensateurs céramiques


Les condensateurs céramiques sont des composants bon marché très répandus dans les appareils et
dans tous les domaines. Il en existe une grande variété, tant par les caractéristiques que par les méthodes de
fabrication.

Types de diélectrique
 Non polarisés
• COG : Très stable, précis, coefficient de température défini
 Capacité de 0,5 pF à 0,5µF
Capacité : 0,5 pF à 10 nF. Accord, liaison, filtre...
 Tension de service de 50V à 200V
• X7R : Stable, varie avec la température (±15% entre -55°C et +125°C)  Disque céramique métallisé ou
Capacité : 100pF à 1µF. Liaison, découplage... multicouche
• Z5U : Instable dans le temps et en température.  Caractéristiques très dépendantes
Capacité de 1nF à 4,7µF. Découplage, filtrage... du type de diélectrique

Les condensateurs céramiques plaquettes

4.7 4p7 n47

C = 4,7 pF C = 4,7 pF C = 0,47 nF


2.5.2.3 Condensateurs électrolytiques
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Le condensateur électrolytique et un composant qui permettant le passage du courant électrique par


déplacement d'ions quand il est à l'état liquide ou en solution. Autrement dit il s'agit de substances chimiques
comme le sel, les acides et les bases qui, en se dissociant dans l'eau, acquièrent la capacité de conduire un
courant électrique.
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o Ce sont des condensateurs polarisés.


o Capacités de 1 à 100 000 µF
o Large tolérance ±20%
o Tension de service de 10V à 500V
o Utilisation : Filtrage, liaison

Les condensateurs électrolytiques aluminium

-
47000µ 50v 25°c
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+
Capacité = 4700 µ F Température = 25°c

Tension max = 50v

2.5.2.4 Condensateurs CMS


Les boîtiers sont très nombreux en ce qui concerne ce type de composants. Sont disponibles : les
condensateurs électrolytiques et tantales (valeurs de 0,1µF à 220µF), céramiques (valeurs de 0,47pF à 10µF).
Le choix du composant dépend bien sûr des applications, mais plus la tension d’utilisation et la capacité
seront élevées, plus le condensateur sera volumineux.

Les condensateurs non polarisés ont les mêmes boîtiers que les résistances.
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• Pour les polarisé, le côté ’+’ est indiqué par une ligne blanche ou un ’M’ blanc.

Les différents symboles des condensateurs


3. BOBINE
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3.1. Définition

Une bobine, self, solénoïde, ou auto-inductance est un composant courant en électrotechnique et


électronique. Une bobine est constituée d'un bobinage ou enroulement d'un fil conducteur
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éventuellement autour d'un noyau en matériau ferromagnétique. Ce noyau est également appelé dans la
langue courante "noyau de ferrite".
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Une bobine torique - Un fil isolé est enroulé autour d'un noyau de ferrite

3.2. Caractéristiques d’une inductance

 Valeur de l’inductance (µH, nH, mH, H)


 Résistance ohmique
 Courant admissible (saturation magnétique)
 En HF, coefficient de surtension (Q = Lw/R)

3.3. Utilisations

Une bobine peut être employée pour diverses fonctions :


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• assurer l'élimination des parasites d'une alimentation électrique ou d'un signal analogique, elle joue
alors le rôle d'impédance ;
• raccourcir une antenne (la bobine joue le rôle d'amplificateur de signal) ;
• accorder en impédance un circuit ;
• créer un filtre pour une fréquence ou une bande de fréquences particulière ;
• lisser les courants continus (le bruit est éliminé) ou contrôler la croissance des courants dans les
dispositifs d'électronique de puissance ;
• stocker de l'énergie électromagnétique (magnétique en l'occurrence) sous la forme :
W=1/2.L.i². Il faut alors que sa résistance soit très faible. En fait l'énergie est entièrement stockée
dans le champ magnétique dans le noyau de la bobine. En comparaison, l'énergie électromagnétique est
purement stockée dans le champ électrique d'un condensateur, un autre type de composant de circuit.
Des bobines en supraconducteur, appelées SMES (Superconducting Magnet Energy Storage) sont utilisées
pour cette application.

3.4. Utilisations Modèles de la bobine réelle

La bobine idéale est modélisée par une auto-inductance notée généralement L. Mais la bobine
réelle (particulièrement si elle est bobinée autour d'un matériau ferromagnétique) est un dipôle
complexe possédant de nombreux paramètres et aussi le siège de phénomènes physiques dont certains sont la
cause de non-linéarité.
3.5. Code de couleurs des bobines
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Afin de marquer la valeur de l'inductance d'une bobine, il est parfois utilisé un code de couleur
normalisé. 'Code de couleur pour les bobines selon la norme CEI 62-1974'
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Le troisième chiffre est optionnel.


4. LES DISPOSITIFS A SEMI-CONDUCTEURS
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4.1. Les diodes

4.1.1. Principe
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Considérons une jonction PN schématisée à la Fig.4.1 .Les électrons libres du cristal N représentés
par les signes (-) et les lacunes du cristal P par les signes (+) sont animés d’un mouvement désordonné en
l’absence de champ extérieur.

P N_ _ _ P N
P
__
N
__ _ ++ ++ + ______ + +++++___ ___ _ _
++ ++ ++++ _____ ++++ ___ ___ _
+ + _ _ _ + _
+ + _
_
_
_ _
++++++ _____ + __
++ ++ ++__ _
+ + _ _
_ + + _
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Fig.4.1 Jonction PN en l’absence


de champ extérieur. Fig.4.2 Jonction soumise à Fig.4.3 Jonction soumise à
une tension inverse. une tension directe.
Si on applique une tension inverse (Fig.4.2) les électrons libres et les trous attirés par les polarités de
sens contraire s’écartent de la jonction.
Si au contraire, on applique une tension directe (Fig.4.3) les porteurs majoritaires sont repoussés en
grand nombre vers la jonction. Les polarités étant de signes contraires chaque coté de la jonction, les
électrons traversent en grand nombre la barrière de potentiel et viennent combler les trous qui se reforment
constamment du fait du déplacement des électrons en sens contraire.

4.1.2. Symbole d’une diode

P N
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A K A K
Sens direct Sens inverse Diode passante Diode bloquante

Fig.4.4 Diode à jonction

4.1.3. Caractéristiques technologiques

Caractéristiques principales des diodes :


 Courant admissible (If) ;
 La tension inverse maximale (Vr) ;
 Puissance de dissipation ;
 Rapidité : temps de recouvrement inverse, temps de commutation ;
 Capacité ;
 Le type de diode. . .

Une des principales applications de la diode est le redressement (Fig.4.5). Il y a deux types principaux
de diodes de redressement : la diode standard pour le redressement secteur classique, et la diode rapide pour
les alimentations à découpage.
Ve
Vs

+ +
Ve ~ Vs t
R _

Fig.4.5 Le redressement monophasé


4.1.4. Les diodes LED
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4.1.4.1 Descriptions
Les D.E.L (Diode Electro Luminescente) ou en Anglais : L.E.D (Light Emitting Diode) éclairent
lorsqu' elles sont parcourues par un courant de l'anode vers la cathode.
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4.1.4.2 Symboles

4.1.4.3 Unités ; Formules


La tension de seuil dépend de la couleur et donc de la composition chimique du dopage.
3ième année LMD – Département G.E.

Exemple : calcul de la résistance pour une LED rouge


Responsable du module : Mme A.MEHIDI : Université de Mostaganem

R1 = (V-Vf) / If, donc R1= (12 - 1,8) / 0,02 = 510 Ohms,


bien souvent ont utilise une résistance de 470 ohms I LED = (12 - 1,8)
/ 470 = 0,21 mA

4.1.4.4 Utilisations
L’avantage d' utiliser des LEDs est qu'elles ne s'usent pas , elles sont moins chère
que des voyants, elles consomment moins d'énergie . Mais l'inconvénient et qu'elles
ne peuvent fonctionner qu'avec une faible tension, et qu' elles n' éclairent pas
beaucoup par rapport aux ampoules classiques. Il faut donc ajouter une résistance en
série pour utiliser un LED.

4.1.5. Diodes de signal

 Faible intensité (jusqu’à 100 mA)


 faible tension inverse (jusqu’à 100V)
 souvent très rapides (trr <10ns)
 boîtier verre (ou CMS)
 L’anneau repère la cathode
 Marquage le plus souvent en clair
4.1.6. Diodes de redressement
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 Forte intensité (1 à plusieurs centaines d’Ampères)


 Tension inverse élevée (jusqu’à 1500V)
 Normales ou rapides
 Boîtiers plastique à fils : 1 à 5 A
Module : Travaux avant-Projet.

 Boîtiers sur radiateur : 5 à 100A


 Utilisation : redressement, diode de roue libre

4.1.7. Autres diodes

Symbole de la diode classique


Symbole, actuellement en vigueur, de la diode Zener
Ancien symbole de la diode Zener
Symbole de la diode Zener non normalisé (cette diode est appelée diode à effet de claquage)
3ième année LMD – Département G.E.

Stabistor (sorte de diode Zener faible tension)


Diode Zener programmable
Double diode Zener (deux diodes Zener mises tête bêche)
Diode Schottky
Diode varicap (diode = condensateur variable)
Diode électro-luminescente ou DEL (L.E.D. en anglo saxon)
Diode à effet tunnel

4.2. Les transistors

Le transistor est un composant clé de l’électronique. Le terme transistor provient de l’anglais transfer
resistor (résistance de transfert).
Responsable du module : Mme A.MEHIDI : Université de Mostaganem

En particulier, le transistor est un composant électronique actif non-linéaire utilisé :


• comme interrupteur dans les circuits logiques (essentiel pour l’électronique numérique) ;
• comme amplificateur de signal ;
• pour stabiliser une tension, moduler un signal ainsi que de nombreuses autres utilisations.

Les transistors sont des semi-conducteurs avec trois bornes. Il existe sous différentes formes :
• soit comme composant discret ; • soit sous forme de circuit intégré (CI),
• soit faisant partie d’un circuit plus complexe, allant de quelques unités (eg., AOP) à quelques millions de
transistors par circuit (eg., microprocesseurs)
Ils servent à l‘amplification ou à la commutation de signaux.

On distingue deux grandes familles de transistor/

1. les transistors bipolaires à jonction (BJT) ; est constitué de deux jonctions PN en série (Fig.4.6). Il y a
donc deux types de transistors : NPN et PNP, suivant le dopage de la région centrale appelée base. Les
régions extérieures sont appelées collecteur et émetteur et ne sont pas interchangeables car elles ont des
dopages différents.
Deux jonctions tête-bêche ne laisseraient passer aucun courant, car en opposition. Dans le transistor, la base
est, par construction, très étroite et c'est cette proximité qui permet l'effet dit "effet transistor": le passage
d'un courant dans la jonction base-émetteur a pour effet d'abaisser la barrière de potentiel de la jonction base-
collecteur qui devient conductrice "en inverse", c'est-à-dire qu'elle laisse passer un courant de même sens que
le courant base-émetteur, pourvu qu'une tension convenable existe entre le collecteur et l'émetteur. Ce
courant, qui s'ajoute au courant base-émetteur est important et proportionnel au courant base-émetteur.

2. les transistors à effet de champs (FET), répartis eux-mêmes dans plusieurs types (JFET, MOSFET,
etc.).
Ils agissent (en 1ère approx.) comme une source de courant commandé
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• transistor bipolaire : commandé par un courant


• transistor à effet de champ : commandé par une tension ;

E N P N C E P N P C
Module : Travaux avant-Projet.

Emetteur Collecteur

B B
Base
C C
IC IC

IB IB
B VCE IB << IE et IB << IC B
IC = IB + IE = αIE (α ≈1)
VBE IE IC = βIB IE
E C C E

B
3ième année LMD – Département G.E.

E E
Transistor NPN Transistor PNP
Fig.4.6 Transistor PNP et transistor NPN

4.3. Codage

Les semi-conducteurs d’usage courant sont désignés par deux lettres suivies de trois chiffres.
Les semi-conducteurs pour usage professionnel sont désignés par trois lettres suivies de deux chiffres.
La signification des lettres est la même dans les deux cas.
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1er lettre 2ème lettre Group final


Type Fonction Numéro de série
A Diode et transistor au Ge A Diode de détection et commutation
1 lettre et 2 chiffres : Usage professionnel.

B Diode et transistor au Si B Varicaps (BF)


C Diode et transistor au GaAs C Transistors AF de faible puissance
3 chiffres : usage courant.

D Diode et transistor à l’InSb D Transistors AF de puissance


E Matériau semi-conducteur E Diode tunnel
pour cellules photoconductrices F Transistors RF de faible P
et générateurs à effet Hall L Transistors RF de P
P Photodiodes
R Thyristor faible P
S Transistors de commutation
T Thyristors forte P
U Transistors de commutation, forte P
Y Redresseurs de P
Z Diodes régulatrices

Exemples AA 199
Diode au Ge Numéro de série
Diode de détection et de commutation
BDX 20
Transistor au Si Numéro de série

Transistor A.F de puissance


5. LE CIRCUIT INTEGRE NE 555
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5.1. Définition

Le NE555 (plus couramment nommé 555) est un circuit intégré utilisé pour la temporisation ou en
Module : Travaux avant-Projet.

mode multivibrateur, il a été créé en 1970 par Hans R. Camenzind et commercialisé en 1971 par Signetics.

5.2. Schéma équivalent et brochage en boîtier DIL 8 broches


3ième année LMD – Département G.E.

On peut voir à partir du schéma ci-dessus les différents composants du NE555 comme le suivant :
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 2 comparateurs.
 3 résistances configurées en diviseur de tension.
 1 bascule SET-RESET contrôlée par les comparateurs.
 1 inverseur.
 1 transistor pour décharger le condensateur de temporisation.

5.2.1. Description du brochage

Broche 1 : Masse

Broche 8 : Alimentation
La tension entre la broche 8 et la broche 1 (masse) doit être comprise entre 4,5V et 16V.

Broche 3 : Sortie
Prend l'état haut (Valim) ou bas (0 V). Fournit une intensité maximale de 200 mA.

Broche 4 : RAZ
Met au repos de la bascule RS (sortie Q à l'état bas, et donc sortie -Q à l'état haut), si on applique un potentiel
<0,7V. Lorsque cette broche n'est pas utilisée, il est conseillé de la relier à Valim afin d'éviter les mises au
repos parasites.

Broche 7 : Décharge
On place un condensateur entre cette broche et la masse. En mettant à l'état haut la sortie de la bascule RS,
on commande la décharge quasi instantanée du condensateur dans le transistor.
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Broches 2 : (Déclenchement), et Broches 6 : (Seuil)


On y applique des potentiels Vdecl et Vseuil pour commander l'état de la sortie (état haut ou bas) et l'état du
transistor (bloqué ou passant).

Broche 5 : (Tension de Référence)


On a deux possibilités :
Module : Travaux avant-Projet.

 Si cette broche est inutilisée (reliée à la masse par un condensateur de filtrage de 10 nF) alors Vseuil
est comparé à 2/3 Valim et Vdecl est comparé à 1/3 Valim.
 Si cette broche est utilisée (on y applique un potentiel Vref) alors Vseuil est comparé à Vref et Vdecl est
comparé à 1/2 Vref.

Nom Description
1 GND Masse
2 TRIG Gâchette, amorce la temporisation
3 OUT Signal de sortie
4 RESET Remise à zéro, interruption de la temporisation
5 CONT Accès à la référence interne (2/3 de VCC)
3ième année LMD – Département G.E.

6 THRES Signal la fin de la temporisation lorsque la tension dépasse 2/3 de VCC


7 DISCH Borne servant à décharger le condensateur de temporisation
8 VCC Tension d'alimentation, généralement entre 5 et 15V

5.3. Principe de fonctionnement


Responsable du module : Mme A.MEHIDI : Université de Mostaganem

1. La charge de la capacité démarre à la mise sous tension du circuit et elle continue jusqu'à ce que la
tension à ses bornes atteigne 2/3 Vcc. Cette tension de seuil est déterminée à partir des 3 résistances en série
représenté en rouge sur la gauche du CI.

2. Lorsque la tension aux bornes de C atteint 2/3 Vcc, la sortie du comparateur COMP1 bascule au niveau 1
ce qui place la sortie de la bascule R-S au niveau 1.

3. Le transistor T est alors commandé à l'état passant ce qui entraîne la décharge de la capacité C au travers
de RB jusqu'à atteindre la tension de basculement du comparateur 2 COMP2, c'est à dire 1/3 Vcc.

4. La sortie de la bascule est alors remise à zéro et le transistor est à nouveau bloqué et le cycle reprend.

Remarque :
La sortie - broche 3 - du NE555 est inversé par rapport à la sortie de la bascule R-S et elle peut
délivrer un courant de l'ordre de 200 mA.
Chronogrammes
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Les chronogrammes ci-dessous montrent l'allure de la tension aux bornes de la capacité et la tension
de sortie du NE 555.
Module : Travaux avant-Projet.
3ième année LMD – Département G.E.

5.4. Les montages

Montage monostable Montage astable


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VC VC

t
t
VS T VS T
t1 t2

t t
T= t1 + t2

T= RC. ln3 (R (Ω) et C (Farad)) Temps de charge : t1 = (R1 + R2)C. ln2


Temps de décharge : t2 = R2C. ln2
6. LES AFFICHEURS 7 SEGMENTS
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6.1. Présentation

Les afficheurs 7 segments sont des afficheurs numériques composés de segments que l'on allume ou
non pour afficher un nombre décimal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ou des lettres pour l'hexadécimal : a, b, c, d, e,
Module : Travaux avant-Projet.

f. Il existe aussi des versions avec un ou deux points. Les afficheurs 7 segment utilisent des LEDs, ainsi ils
sont très simple d'utilisation.
3ième année LMD – Département G.E.

Afficheur 7 segments avec deux points

On associe chaque segment à une lettre de la manière suivante :

Ainsi pour faire un ''1'', on allumera les segments B et C :


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Et pour faire un ''A'' on allumera les segments A, B, C, E, F et G :

Remarque :
Sachez qu'il peut y avoir un point en plus des segments A, B, C, D, E, F, G... Souvent, la LED qui
allume le point se note dp.

6.2. Fonctionnement et type

Il existe deux types d'afficheurs 7 segments :


- Afficheurs à anode commune.
- Afficheurs à cathode commune.
Il faut savoir que l'on utilise les afficheurs 7 segments, de la même manière qu'une LED.
6.2.1. Les afficheurs à anode commune
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Voici le principe des afficheurs à anode commune : (Schéma de l'intérieur du boitier)


Module : Travaux avant-Projet.

Comme vous l'avez remarqué, toutes les anodes sont reliées ensemble.

o Pour utiliser ses afficheurs, il faudra toujours respecter les consignes d'alimentation des LEDs. C'est à dire
3ième année LMD – Département G.E.

le + de l'alimentation sur l'anode et le - sur la cathode.

o Tout comme les LEDs, il faudra toujours ajouter une résistance pour réduire le courant sur chaque segment
de l'afficheur. Voici comment les câblés :
Responsable du module : Mme A.MEHIDI : Université de Mostaganem

La valeur des résistances dépend de la valeur de l'alimentation. Voici l'équation permettant de trouver la
valeur de la résistance en fonction de notre alimentation :
R= (Alim-1,5)/0.016

Exemple : Alim. : 12V, R= (12-1,5)/0.016 = 656,25 Ohm

Sachant que les résistances ont des valeurs normalisées, les valeurs les plus proches sont : 560 ou 680 Ohm.
Il faut savoir qu'avec une résistance de 560 Ohm, les Leds éclaireront beacoup plus que la normal, et qu'avec
une résistance de 680 elles éclaireront légèrement moins (680 étant plus proche de la valeur cherché...) je
choisisrai donc une résistance carbone de 680 Ohm +/- 10%.

6.2.2. Les afficheurs à cathode commune

Voici le principe des afficheurs à cathode commune : (Schéma de l'intérieur du boitier)


Comme vous l'avez remarqué, toutes les cathodes sont reliées ensemble.
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o Pour utiliser ses afficheurs, il faudra toujours respecter les consignes d'alimentation des LEDs. C'est à dire
le + de l'alimentation sur l'anode et le - sur la cathode.

o Tout comme les LEDs, il faudra toujours ajouter une résistance pour réduire le courant sur chaque segment
de l'afficheur. Voici comment les câblés :
Module : Travaux avant-Projet.
3ième année LMD – Département G.E.

6.3. Le décodeur

Pour nous aidé à utiliser les afficheurs 7 segments, il existe ce que l'on appelle des décodeurs. Ces
convertisseurs servent à convertir une information binaire en une information qui affichera un nombre sur
notre afficheur. Voici un dessin explicatif :
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Cela permet de simplifier l'utilisation des afficheurs.

6.4. Principe de l'affichage

Pour utiliser un afficheur 7 segments il est nécessaire de disposer d'un décodeur qui traduit le code
BCD en code d'allumage des segments de l'afficheur.

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