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SANTE

– SECURITE – ENVIRONNEMENT
CHAPITRE 1 – Santé et sécurité au travail

Auguste GANGA
Formateur
RESUME DU COURS HSE NIV. A1 - UCAC / ICAM

Chapitre 1

Index :

S 8.1 : Santé et Sécurité au travail

1. Introduction

2. Définitions
2.1 Risque professionnel
2.2 Accident du travail
2.3 Maladie professionnelle
2.4 Maladie à caractère professionnel

3. Types de risques liés à l’environnement du travail


3.1 Risques liés aux troubles musculo-squelettiques
3.2 Risques psychosociaux

4. Causes

5. Conséquences
5.1 Introduction
5.2 Conséquences administratives
5.3 Accident du travail et indemnisation du salarié
5.4 Accident du travail et licenciement
5.4.1 Conséquences en matière de protection contre le licenciement
5.4.2 Conséquences en matière d’aptitude
5.4.3 Conséquences sur le taux cotisation accident du travail

6. Données statistiques

7. Notions de coûts d’un accident du travail


7.1 Coûts directs d’un accident du travail
7.2 Coûts indirects d’un accident du travail

8. Principales instances de prévention internes et externes


8.1 Obligations de l’employeur
8.2 Droits des salariés
8.3 Missions des instances représentatives du personnel
8.4 Missions des services de santé au travail

9. Risques liés à l’activité professionnelle


9.1 Définition du risque
9.2 Définition du danger
9.3 Gestion du risque
9.4 Prévention des risques liés à l’activité professionnelle
9.5 Mise en œuvre d’actions de prévention

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1) Introduction

La prise en compte des risques liés à : la sécurité, la santé et l'environnement ne constitue pas, à elle
seule, une activité professionnelle à part entière mais elle s'intègre dans une démarche globale
d'opération de maintenance. L'apprenant du BTS trouve donc au travers des situations
d'apprentissage développées en centre de formation et lors du stage en entreprise, le contexte idéal
pour mettre en œuvre les savoirs S8.

Un technicien de maintenance à l’instar de tout autre technicien d’industrie, opère dans un milieu
présentant des risques pour la santé, la sécurité et l’environnement.
Ces risques proviennent de sa propre activité et des autres activités à risque dans l’entreprise,
auxquelles le travailleur est confronté dans une diversité de situations relatives aux opérations de
maintenance.
Il est donc nécessaire pour le technicien de maintenance, une formation à la prévention des risques
bien structurée, faisant partie intégrante de ses activités de maintenance et qui lui donne au-delà des
habilitations requises, une connaissance des risques liés à sa profession.

2) Définitions

2.1) Risque professionnel :


Il peut être défini comme l’ensemble des menaces qui pèsent sur la santé des salariés dans le
cadre de leur activité professionnelle.
Ces menaces peuvent se traduire par un accident ou une maladie dite ‘’professionnelle’’.

2.2) Accident du travail :

L’accident du travail est un évènement soudain et brutal qui occasionne des dommages
corporels survenus par le fait ou à l’occasion du travail.

On considère également comme un accident du travail l'accident de trajet, c'est-à-dire l'accident dont
est victime le travailleur alors qu'il se rend à son travail ou en revient, ou celui dont il est victime entre
le lieu de travail et le lieu où il prend habituellement ses repas.

2.3) Maladie professionnelle:


Une maladie est «professionnelle» si elle est la conséquence directe de l’exposition d’un
travailleur à un risque physique, chimique, biologique, ou résulte des conditions dans
lesquelles il exerce son activité professionnelle.

Elle peut toutefois être décrite comme la conséquence de l'exposition plus ou moins prolongée à un
risque lors de l'exercice d'une activité professionnelle. Dès leur embauche (sans délai de carence), les
travailleurs salariés ou assimilés bénéficient de la protection contre le risque professionnel.
Cette protection est également étendue à diverses catégories de personnes (élèves des établissements
techniques, les apprentis, les stagiaires, les participants à des actions d'insertion professionnelle, les
détenus exerçant un travail pénal, etc.).

2.4) Maladies à caractère professionnel


Il s’agit des maladies susceptibles d’être d’origine professionnelle, mais qui ne figurent pas dans les
tableaux de MP. Le Code de la Sécurité sociale oblige tout docteur en médecine à signaler tout
symptôme ou maladie qu’il pense être en relation avec le travail.

Ce dispositif n’entraine aucune prise en charge spécifique pour la victime et aucune conséquence pour
l’employeur.

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3) Types de risques liés à l’environnement du travail
Toute mise en place des actions de prévention, doit être précédée d’une identification des risques
professionnels encourus par les salariés.

Des études avancées mettent l’accent sur les types de risques professionnels les plus évidents dans
l’environnement du travail à ce jour (notamment en France).
Il s’agit des :
- risques liés aux troubles musculo-squelettiques ;
- risques psychosociaux.

3.1) Risques liés aux troubles musculo-squelettiques

Les troubles musculo-squelettiques, aussi appelé TMS, affectent principalement les muscles, les
tendons et les nerfs des personnes. Ils sont le résultat de la combinaison de multiples causes liées au
poste de travail et à son environnement, à l’organisation du travail, au climat social dans l’entreprise.

Cette catégorie de risques professionnels est la première cause des maladies professionnelles en
France, responsables d’une perte de 8 millions de journées de travail perdues.
Selon ces mêmes études, les troubles musculo-squelettiques augmenteraient chaque année presque de
20%.
Dans le but de réduire les risques liés aux TMS mais aussi d’améliorer la qualité de vie des salariés
ainsi que la qualité de produits ou services proposés par l’établissement concerné, une démarche sur
la prévention s’avère nécessaire.

3.2) Risques psychosociaux

Généralement liés au stress, au harcèlement moral, à la dépression, à une surcharge ou une


absence de travail ou encore à certaines violences, Les risques psychosociaux sont présents sur
l’ensemble des secteurs d’activités.

Certains signes peuvent alerter ou être à l’origine de ce type de risque professionnel. Il peut s’agir de:

- l’accident du travail,
- la maladie,
- la baisse de productivité,
- la violence de la part du salarié.

La première étape avant de formaliser des mesures de prévention, c’est d’identifier ces risques et de
les reporter sur le Document unique de l’entreprise afin de les évaluer.
Il revient donc à l’employeur de mettre en place les moyens suffisants de lutter contre ces risques, en
instaurant une démarche globale basée sur :

- l’identification des risques professionnels et prise en compte du problème


- la réalisation d’un diagnostic pour identifier les facteurs en cause
- la restitution des résultats
- l’élaboration d’un plan d’actions.

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4) Causes

Malgré les nombreuses mesures de sécurité, certains métiers et environnements de travail demeurent
vraiment dangereux. Bien sûr, qu’il est important de tenir compte des comportements de certains
employés téméraires, qui très peu réfléchissent avant d’agir.

Dès lors, il n’est pas surprenant de voir les accidents du travail se produire trop souvent.

On peut entre autres exemples, citer les statistiques sur les 10 causes d’accidents en 2011
enregistrés en Belgique sur un échantillon de 147.854 accidents (publication aout 2013):

1. Perte de contrôle d’une machine, d’un moyen de transport, d’un objet ou d’un animal :
32.481 cas soit 22%.

2. Mauvais mouvements corporels : 26.970 cas soit 18,2%.

3. Glissade, trébuchement et chute : 26083 cas soit 17,6%.

4. Soulever, pousser ou déposer une charge : 19.412 cas soit 13,1%.

5. Quelque chose qui casse, tombe ou s’effondre : 17.923 cas soit 12,1%.

6. Un produit qui se déverse (fuite, écoulement, évaporation ...) : 8.067 cas soit 5,5%.

7. D’autres événements inhabituels : 6.799 cas soit 4,6%.

8. Violence, agression, surprise et peur : 4.749 cas soit 3,2%.

9. Causes inconnues : 4.460 cas soit 3%.

10. Panne d’électricité, explosion ou incendie : 910 cas soit 0,6%

5) Conséquences d’un accident de travail


5.1) Introduction :

Un accident du travail entraîne souvent une incapacité de travail temporaire ou permanente pour
laquelle la victime obtient une indemnité. Généralement, les frais médicaux et pharmaceutiques ainsi
que les frais de déplacement découlant de l'accident sont remboursés.

En cas d’une issue fatale suite à l’accident du travail, les proches de la victime ont droit à une
indemnité pour les frais funéraires et pour les frais de transport du corps. Les proches peuvent en
outre, sous certaines conditions, prétendre à une rente ou une allocation de décès. Selon les
circonstances, celle-ci est accordée à vie ou pour une période déterminée.

Heureusement, un accident du travail n'a pas toujours de conséquences graves. Il est possible que
la personne ayant subi l’accident puisse continuer à travailler. Si les soins peuvent être administrés sur
le lieu du travail, qu'il n'est pas nécessaire de consulter un médecin, que l'accident n'entraîne pas de
perte de salaire et qu'il n'entraîne pas d'incapacité de travail, l'employeur doit simplement compléter le
registre des premiers soins. Si par contre l’état de santé du travailleur se détériore suite à l'accident, cet
accident devra quand même être déclaré en tant qu'accident du travail et l'assurance contre les
accidents du travail de l’employeur interviendra.

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Rappel !

Selon le Code du travail, « est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause,
l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à
quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise ».

Il existe plusieurs conséquences d’un accident du travail, dont les contours ont été précisés par la
jurisprudence.

5.2) Conséquences administratives

L’employeur ou l’un de ses préposés doit déclarer tout accident du travail dont il a eu connaissance
à la caisse d’assurance-maladie dont relève la victime, sous peine de sanctions, dans un délai de 48
heures (non-compris les dimanches et jours fériés) à compter du jour où il a eu connaissance de
l’accident.

À noter : Cette déclaration doit être faite même en l’absence de prescription d’arrêt de travail et
concerne tous les salariés de l’entreprise, y compris les dirigeants de société alliés au régime général.

L’employeur n’a pas à juger de la gravité de l’accident du travail ou de l’opportunité de déclarer


l’accident. Il doit, quelle que soit son opinion sur les causes de l’accident, en faire la déclaration, et
éventuellement l’assortir de réserves.

Lorsque l’accident entraîne un arrêt de travail, l’employeur doit adresser à la caisse une attestation
indiquant la période de travail ainsi que le nombre de journées et d’heures auxquelles s’appliquent la
ou les paies à prendre en considération pour le calcul des indemnités journalières.

Dès que l’employeur a connaissance de l’accident, il doit remettre la feuille d’accident au salarié.

Le comité de sécurité de l’entreprise doit être réuni à la suite de tout accident ayant entraîné ou ayant
pu entraîner des conséquences graves.

5.3) Accident du travail et indemnisation du salarié

Le salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle est indemnisé sans délai
de carence pendant la durée de suspension de son contrat de travail.
Voici comment fonctionne l’indemnisation du salarié en cas d’accident du travail :

Par la Sécurité sociale, le salarié en arrêt de travail pour accident de travail ou maladie
professionnelle perçoit une indemnité journalière égale :

Pendant les 28 premiers jours de l’arrêt de travail (il n’y a pas de délai de carence) à 60 % du salaire
de référence (par jour).

À partir du 28e jour : 80 % de ce salaire.

Par l’employeur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, l’employeur est tenu de
compléter les indemnités journalières si le salarié a 1 an d’ancienneté dans l’entreprise à raison de :

- 90 % de la rémunération brute pour les 30 premiers jours d’arrêt,


- 2/3 de la rémunération brute pour les 30 jours suivants.

Chaque période est augmentée de 10 jours par période de 5 années entières d’ancienneté en plus de la
première année d’ancienneté requise, avec un maximum de 90 jours pour chaque période.

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5.4) Accident du travail et licenciement :

5.4.1) Les conséquences en matière de protection contre le licenciement

Les cas accident du travail et licenciement sont également régulés par la législation avec
une protection contre le licenciement pour le salarié.
Pendant la période de suspension du contrat de travail, l’employeur ne peut pas rompre le contrat de
travail du salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie et ce, sous peine de nullité, sauf en
cas de faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat.
La conclusion d’une rupture conventionnelle (sauf cas de fraude ou vice de consentement) est
toutefois admise par le Droit.

À noter : À défaut de visite de reprise à l’issue de l’arrêt de travail pour accident du travail, le salarié
continue à bénéficier de la protection contre le licenciement.

5.4.2) Les conséquences en matière d’aptitude

Dans le cadre d’un accident du travail, l’employeur est tenu d’organiser une visite auprès
de la Médecine du travail après un arrêt de travail d’au moins 30 jours.
À l’issue de la période de suspension du contrat, le salarié doit retrouver dans l’entreprise son ancien
emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération équivalente, sauf s’il est déclaré inapte par
le Médecin du travail.
En cas d’inaptitude, l’employeur qui ne pourra pas reclasser le salarié accidenté lui sera redevable
d’une indemnité spéciale de licenciement dont le montant est égal au double de l’indemnité légale.
L’employeur sera également tenu au paiement d’une indemnité compensatrice de préavis.
À noter : Compte tenu des conséquences financières (notamment lorsque le salarié a une ancienneté
importante dans l’entreprise), il peut être opportun pour l’employeur de s’assurer auprès d’un
organisme spécialisé.

5.4.3) Les conséquences sur le taux cotisation accident du travail

L’employeur supporte seul la charge des cotisations dues au titre des accidents du travail et des
maladies professionnelles.
Le taux de cotisation accidents du travail et maladies professionnelles n’est pas uniforme, il tient
compte du risque engendré par l’activité principale de l’établissement et du mode de tarification
retenu.
Le mode de tarification retenu est fonction de l’effectif moyen de l’entreprise.
Il existe trois modes de tarification :

1. La tarification collective (entreprises dont l’effectif global est inférieur à 20 salariés) : application
d’un taux déterminé d’après des barèmes nationaux par branche d’activité professionnelle.

2. La tarification individuelle (entreprises dont l’effectif est au moins égal à 150 salariés): application
d’un taux calculé en fonction du coût réel du risque propre à l’établissement considéré.

3. La tarification mixte (entreprises dont l’effectif est au moins égal à 20 salariés et inférieur à 150
salariés) : il s’agit d’une combinaison, dans des proportions variant en fonction de l’effectif global de
l’entreprise, d’une fraction du taux collectif de la branche d’activité et d’une fraction du taux
individuel de l’établissement.

Pour les entreprises soumises à une tarification mixte et individuelle, c’est-à-dire les entreprises
comptant au moins 20 salariés, il existe un lien très étroit entre le taux accident du travail et les
conséquences d’un accident survenu au sein de l’entreprise.

Le nombre et la gravité des accidents du travail impactent directement les taux de cotisations à la
charge de l’employeur.

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Pour les entreprises soumises à une tarification collective (moins de 20 salariés), le taux AT est fixé en
fonction d’un barème national.
Les accidents du travail survenus n’ont pas d’incidence sur le taux.
Attention, dans les entreprises d’au moins 10 salariés soumises à une tarification collective, une
majoration de 10% peut être appliquée dès lors qu’au moins un accident du travail a entraîné la
prescription d’un arrêt de travail au cours de chacune des trois dernières années connues.
En d’autres termes, sauf dans les entreprises de moins de 10 salariés, la survenance d’un accident du
travail a une incidence directe sur le taux de cotisations à la charge de l’employeur.

Par ailleurs, l’employeur dont la faute inexcusable aurait été reconnue (par exemple en cas d’absence
ou de non mise à jour du Document unique d’évaluation des risques), supporte, sous la forme d’une
cotisation complémentaire, le coût résultant de la majoration de la rente versée directement par la
caisse d’assurance-maladie à la victime ou à ses ayants droit.
À savoir : L’employeur a la possibilité de souscrire une assurance contre ce risque,
compte tenu de la sensibilité et des impacts sociaux et financiers pour son entreprise.

6) Données statistiques
En France par exemple :

Les accidents du travail arrivent largement en tête puisqu’ils sont en cause dans 56% des cas
enregistrés, devant les accidents de trajet 34% et les maladies professionnelles 10%.

En 2016 l’assurance maladie a recensé 33,8 accidents du travail par an pour 1.000 salariés (soit :
626.227 accidents), ce qui représente une baisse de 0,3% sur un an, qui est un niveau historiquement
bas, comparé à 1946, où l’assurance maladie comptait 120 accidents par an pour 1.000 salariés.

7) Notions de coûts d’un accident


Un accident du travail survenu dans une entreprise génère à la fois des coûts directs et indirects ; les
coûts indirects sont moins facilement chiffrables.

7.1) Les coûts directs d’un accident du travail

Les dépenses versées à la caisse maladie comprennent :

- les indemnités journalières versées à l’accidenté


- les frais médicaux
- les frais de pharmacie
- éventuellement les indemnités en capital ou des rentes allouées suite à un accident.

Ces frais sont évidemment supportés par l’employeur en fonction du nombre de salariés.
Ils servent ainsi au calcul du taux de cotisation des accidents du travail et des maladies
professionnelles.

On distingue entre autres taux :


- le taux collectif : pour une entreprise de moins de 10 salariés,
- le taux mixte : si l’entreprise compte entre 10 et 199 salariés,
- le taux propre : pour une entreprise avec plus de 200 salariés.

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7.2) Les coûts indirects des accidents du travail

Ces coûts sont souvent plus abstraits et sont difficiles à être quantifiés. Ils se distinguent en :

- Coûts administratifs : on prend le cas du détachement d’employé administratif comme


consultant au sein de l’entreprise,
- Pertes de production : liés à l’arrêt du travail de l’accidenté,
- Coûts matériels : qui eux sont des coûts facilement chiffrables, ils comprennent la remise en
état et/ou la mise en conformité des équipements,
- Coûts commerciaux : ils représentent les éventuelles pénalités dues aux arrêts de production,
la perte de clientèle due aux retards de livraison des services.
- Couts répressifs : ils sont plus rares et en cas d’accident grave, l’entreprise peut se voir
infliger des sanctions pénales.

En conclusion :

Les coûts indirects sont de loin estimés 3 fois plus importants que les coûts directs.
Ainsi la prévention des risques professionnels s’avère essentiel, même pour les PME de moins de 200
salariés dont les coûts directs sont supportés de façon partielle par rapport aux coûts indirects
engendrés par un accident.

8) Principales instances de prévention internes et externes


A l’interne, comme de l’externe d’une entreprise, plusieurs acteurs interviennent dans la prévention
des risques professionnels.

Il s’agit :

- De l’employeur,
- Des instances représentatives du personnel (Comité d’entreprise, Délégués du personnel, etc.),
- Des services de santé du travail.

L’Employeur Les Salariés


(Obligation) (Droits)

Protection de la
Santé et de la
Sécurité

Les Services de la Les Instances


santé du travail représentatives
(Missions) du personnel
(Mission CHSCT/DP)

8.1) Les obligations de l’employeur :

• Application des dispositions légales sur la sécurité du travail ;


• Evaluation des risques professionnels ;
• Adoption de mesures préventives et/ou correctives ;
• Etablissement d’un règlement intérieur ;
• Définition de programme d’action : formation à la sécurité.
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8.2) Les droits des salariés :

• Formation à la sécurité ;
• Suivi médical ;
• Expression directe et collective sur les conditions de travail ;
• Alerte et retrait.

8.3) Les missions des instances représentatives du personnel :

• Suivi de l’application des règles relatives à la protection des travailleurs ;


• Analyse des risques professionnels et conditions de travail ;
• Dialogue et formulation des propositions.

8.4) Les missions des services de santé au travail :

• Analyse des situations et postes de travail selon une approche pluridisciplinaire (médicale,
technique, organisationnelle) ;
• Conseils au salarié et à l’employeur ;
• Suivi médical de l’état de santé et contrôle de l’aptitude des salariés à leur travail.

9) Les risques liés à l’activité professionnelle et leur prévention

Le risque traumatique reste le 1er risque d’accidents du travail.


Il est très étroitement lié à l’activité physique (efforts, déplacements, etc.) et peut provoquer des
atteintes lombaires , des contusions, des plaies, et coupures, des entorses, des fractures, des déchirures
musculaires ou encore des luxations.

9.1) Définition du risque :

Le risque se définit comme le produit de la probabilité qu’un évènement se produise, par la gravité de
cet évènement.

9.2) Définition du Danger :

C’est la propriété ou la capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance ou d’une méthode de
travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs.
Le danger se réfère ou se caractérise par la gravité d’un évènement potentiel.

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9.3) Gestion du Risque:

Gérer veut dire prendre des décisions. La gestion du risque dans le cadre de la Santé et de la Sécurité
au travail, consiste donc à prendre des décisions sur la base d’informations appropriées, de façon à
maintenir le risque à un niveau acceptable et garantir ainsi des conditions de travail adéquates et le
respect de l’environnement.

Ainsi donc les informations appropriées se distinguent en :

• Informations objectives, produites par une analyse de risque évaluant la gravité et la


probabilité du ou des risques.

• Informations subjectives, par simple appréciation, qui déterminera si le risque est acceptable
ou non.

9.4) Prévention des risques liés à l’activité professionnelle :

La prévention des risques professionnels est:


L’ensemble des dispositions à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs
et améliorer les conditions de travail. Elle vise à anticiper et à limiter les conséquences humaines,
sociales et économiques des accidents du travail et des maladies professionnelles.

9.5) Mise en œuvre d’actions de prévention :

La mise en œuvre d’actions de prévention, pour améliorer le bien-être et les conditions de travail, doit
répondre au plan d’action suivant :

• lutter contre les altérations de la santé des travailleurs liées aux risques professionnels et aux
mauvaises conditions de travail,
• réduire la fréquence et la gravité des accidents,
• augmenter la sécurité dans les activités professionnelles.

Réalisation possible par : Une approche collective

• les installations, les équipements, les environnements de travail,


• le management, l’organisation du travail, la formation.

Et/ou une approche individuelle

• suivi médical,
• analyse de l’activité, approche ergonomique.

Soit : une approche globale du salarié à son poste et dans son environnement de travail.

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