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Le transport aérien et ses impacts environnementaux

Impact sur le changement climatique, en % de CO2 émis/an par la filière


Constat carbone de l’aéronautique

On part du constat de l’Impact climatique du transport aérien, empreinte carbone : 918 000 000 tonnes de C02 émises par la filière
29 000 avions civils dans le monde émettent 918 millions de tonnes de CO2 par an (2018) dont
23millions en France.
Selon l’industrie aéronautique, près de 3% des rejets mondiaux de C02 sont émis par les avions de ligne.
L’aviation est l’un des secteurs qui croient le plus depuis des années en termes de dioxyde de carbone

Airbus prévoyait avant le Covid que le nombre d’avions commerciaux en activité allait doubler entre 2010 et 2025 à plus de
30000
La FAA, l’autorité de régulation américaine, du fait de la croissance du trafic, les émissions de gaz à effet de serre vont augmenter
aux Etats-Unis de 60% sur la même période. L’avion émet entre 66 et 285 grammes de CO2 par voyageur.kilomètre (contre 3 à
14 grammes pour le train) et tout kilomètre de vol supplémentaire se traduit par du kérosène supplémentaire brûlé dans
l’atmosphère.

Pour chaque kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de C02 qui sont émis. Quand, par exemple, on fait en avion un aller retour Paris /
New York en première classe, on émet plus de 2,5 tonnes de CO2. La plupart des constructeurs et compagnies aériennes s’efforcent de se
préparer à une obligation de faible émission de C02 et donc de basses consommations de carburant.
Le secteur aérien est en pleine
croissance il double tous les 15ans

Pourquoi on veut décarboner l’avion ?

L’aviation ne contribue qu’à hauteur de 2 à 3% des émissions de CO2


à l’échelle mondiale, cette proportion a vocation à s’accroître si rien
n’est fait pour la limiter. Elle pourrait dépasser les 3 à 5% à l’horizon
2050 selon les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental
sur l’évolution du climat (GIEC)

L’exemple d’Airbus
Airbus a calculé que les 863 appareils qu'il a livrés en 2019 émettront un total de 740 millions de tonnes de CO2
au cours de leur durée d'utilisation par les compagnies aériennes, estimée à 22 ans. Sur ce total 130 millions de
tonnes proviennent des émissions liées à l'extraction, au raffinage et à l'acheminement du carburant nécessaire
à leur exploitation.
Cela représente 66,6 grammes de CO2 par passager au kilomètre, selon Airbus.
Les 566 avions livrés en 2020 -un chiffre en baisse reflétant l'impact de la crise du Covid-19- devraient eux
émettre 440 millions de tonnes de CO2 au cours de leur exploitation et 63,5 grammes par passager au kilomètre

Calcul des émissions de CO2


La combustion d'un litre de kérosène libère 2,52 kg de CO2, auxquels il faut ajouter 0,48 kg pour l'amont (l'extraction, le transport et le
raffinage), soit un facteur d'émission total de 3 kg de CO2 par litre de kérosène (ou 3,75 kg de CO2 par kilogramme de kérosène

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Adam, Jérémie, Paul et Pierre, 3ème – SVT , Collège Rodin
Le transport aérien et ses impacts environnementaux
Le fonctionnement de la filière et son lien avec les émissions de CO 2. (qui, quoi, où, comment…)

10% de la population mondiale seulement à déjà pris l’avion !!!, et ce sont pourtant ceux qui ne le
prennent pas qui souffrent en premier de ses effets et externalités négatives. (Source : Stay Grounded)

Emissions C02 sur toutes les étapes de la filière

Cela va de la fabrication des avions avec l’énergie :


de l’extraction, transformation et transport des matières premières (Cuivre, Aluminium,
Titane, matériaux fossiles, métaux rares Lithium, etc.)
des fournisseurs et équipementiers quand ils fabriquent les éléments des avions
du fonctionnement des aéroports
de l’acheminement des passagers vers les aéroports
du fonctionnement des avions

Le « flygskam », un mot de 2019


Le terme « flygskam » (la honte de prendre l’avion) s’est
largement répandu en ligne au cours de l’année 2019, il
cristallise les critiques environnementales, le secteur aérien fait
paradoxalement le plus d’efforts en la matière
Le flygskam semble avoir un impact sur le trafic domestique en
Allemagne ou en Suède, cela ne semble pas être le cas en France

Emissions de C02 comparé aux autres secteurs

Quand l'on rapporte au taux d'émission de CO2 par passager au kilomètre,


l'avion est de loin le moyen de transport le plus polluant. D'ici une
trentaine d'année, la part des émissions de CO2 des avions est estimée
entre 14 et 20 % des émissions globales des transports Les aéroports s’engagent
Comparaisons avec les autres secteurs :
14 g de CO2/passager/km pour le train
42 g de CO2/passager/km pour une petite voiture
55 g de CO2/passager/km pour une voiture moyenne
68 g de CO2/passager/km pour un bus
72 g de CO2/passager/km pour un deux roues motorisé
66 à 285 g de CO2/passager/km pour un avion

L’avion n’a cessé à travers les


années de devenir plus économe en
énergie

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Adam, Jérémie, Paul et Pierre, 3ème – SVT , Collège Rodin
Le transport aérien et ses impacts environnementaux
Les solutions techniques envisagées par la filière pour réduire sa pollution.
A quoi va ressembler l’avion vert de demain ? 7 voies de progrès
Le secteur aéronautique mise beaucoup sur l'avion 100 % électrique.
Mais cet objectif est pour le moment loin d'être réalisable à grande
échelle, faute de batteries suffisamment puissantes et légères pour
assurer le même type de liaisons actuelles. L'avenir semble se profiler
sur une motorisation hybride à court terme et à moyen terme vers
une utilisation accrue des biocarburants qui permettent une forte
réduction des émissions de carbone mais dont le coût de production
est actuellement beaucoup trop élevé.
Des matériaux plus légers (composites et titane) baisseront le poids
et donc la consommation de carburant ainsi qu’un réacteur (moteur)
plus économe

L’avion Hybride
Comme les voitures hybrides il utilise énergie
thermique fossile et électrique, des
démonstrateurs existent dont celui du français
Voltaero qui peut transporter 10 passagers
La technologie n’est pas encore certifiée
Les Biocarburants

Ils pourraient être utilisés avec les avions actuels rapidement

L’avion tout électrique


Il n’est pas pour demain car les technologies ne sont pas prêtes et les
batteries encore trop lourdes même si la piste de l’avion à hydrogène
(ou pile à combustible) est explorée par les grand avionneurs dont
Airbus et Boeing qui estiment un 100 places pour 2040 / 2050.
L'hydrogène même liquide est très volumineux et lourd (plus que le
kérosène).Il faut aujourd'hui encore beaucoup d'énergie (électrolise)
pour le produire, son bilan carbone n'est pas encore assez bon et le
volume de stockage dans les aéroports trop important.
Principal problème à résoudre: les batteries
Le challenge réside dans l’évolution des batteries, trop lourdes et pas
assez puissantes à ce jour pour faire décoller un avion de ligne. A
titre d’exemple, 150 tonnes de batteries seraient nécessaires à un
A320 de 150 passagers, alors que son poids actuel au décollage est
de 70 tonnes, kérosène compris

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Adam, Jérémie, Paul et Pierre, 3ème – SVT , Collège Rodin
Le transport aérien et ses impacts environnementaux
Les solutions comportementales envisagées par les politiques, les
associations, les ONG pour réduire la pollution
Le Climat : L’accord de Paris
• Porte une ambition inédite : il confirme l’objectif de limiter l’augmentation des températures en dessous
de 2°C et même de tendre vers 1,5°C d’augmentation.
• Est juridiquement contraignant : il a force de droit international.
• Prévoit des moyens à la hauteur des ambitions : il confirme que les financements (100 milliards dedollars mis sur la table aujourd’hui)
devront augmenter.
• Prend en compte les différences entre pays : il oblige les pays industrialisés à financer l’aide aux payspauvres sur le climat et invite les pays
en développement à contribuer sur une base volontaire.
• Est un accord rigoureux : il crée un système permettant le suivi des engagements plus fort qu’auparavant.
• Et c’est pour quand ? 55 pays représentant 55 % des émissions l’auront ratifié

La filière Pollue mais se prend en main !


Les compagnies aériennes, les aéroports ainsi que
l’industrie aéronautique se sont fixés, dès 2009, des
objectifs ambitieux et proactifs de réduction des
émissions de CO2, comme l’amélioration de l’efficacité
énergétique de 1,5 % par an jusqu’à 2020 puis la Pour parvenir à une cible de à zéro émission nette de CO2 d'ici à 2050". Il
croissance neutre en émissions de CO2 à partir de 2020 à faut des améliorations de la technologie des avions et des moteurs, tel
l'avion à hydrogène auquel travaille actuellement Airbus, ou des
travers les avancées technologiques (plan CORSIA) solutions électrifiées, un potentiel de baisse des émissions de 37% par
rapport à 2018.

Avant le covid il y a avait déjà un plan de réduction de la consommation de carburant qui est la cause d’émissions en C02.
En France mais pas que, il existe la taxe carbone sur les billets d’avion pour contribuer à lutter contre le réchauffement
climatique

La taxe Carbone

Elle permet d’intégrer dans le prix des


billets d’avion le coût que les énergies
fossiles font peser sur la société
C’est le principe du Pollueur Payeur !!!

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de 15 milliards d’euros pour soutenir le secteur aéronautique à la
suite de la pandémie de Covid-19. Cette crise va permettre une accélération de la mutation technologique du
secteur, nécessaire à la concrétisation des objectifs environnementaux
Des contreparties fortes sont demandées en demandant aux avionneurs et équipementiers de développer et
d'introduire au plus vite les nouvelles technologies indispensables à la réduction de l'empreinte carbone du
transport aérien ;

 En appelant les compagnies aériennes à se diversifier et à adapter leurs modèles économiques pour
inclure d'autres modes de transport avec, par exemple,
 la fermeture des lignes aériennes lorsqu'un transport de substitution ferroviaire à l'empreinte écologique
moindre permet de faire le voyage en moins de 2 h 30. 
 à cesser certaines pratiques commerciales favorisant les voyages d'opportunité (cartes Grand voyageur) 
 à augmenter le nombre de passagers par vol en abandonnant le système de classes,
 à abandonner d'une part le concept des compagnies low-cost faisant largement appel aux subventions, et
d'autre part, l'aviation d'affaire pour les vols aux motifs privés.

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Adam, Jérémie, Paul et Pierre, 3ème – SVT , Collège Rodin