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Université Mohammed V - Agdal -

Rabat
Faculté des Sciences Juridiques,
Economiques et Sociales

Les sociétés sans personnalité


morale

Réalisé par : Adam Lahbous


MAZIANE Oumama
LEMFADAL Laila

Encadré par : madame Hajam youssra


Année universitaire 2016-2017

1
Table des matières
Introduction………………………………………………………………..3
I) La société créée de fait……………………………………………5
A)Définition et existence de la société créée de fait…………………….5
1- Définition………………………..…………..........................................5

2- Existence de la société créée de fait………………………………………………...6

B) Le régime de la société créée de fait et sa liquidation……………….8


1-Le régime de la société créée de fait….………………………………………….....8

2- La liquidation de la société créée de fait…..……………..…………………………9

II) La société en participation……………………………………10


A)Définition et constitution de la société en participation.………….10
1- Définition………………………..………….........................................10

2- constitution de la société en participation …..……………………...12

B) Fonctionnement et dissolution de la société en participation…..13


1- Fonctionnement de la société en participation…………………………………....13

2- La dissolution de la société en participation.……………..…………………………14

Bibliographie………………………………………………………….15

2
INTRODUCTION
En matière de droit, une personne physique acquiert la personnalité physique du
fait de sa naissance. Pour une société, celle-ci acquiert la personnalité morale
après une immatriculation au registre du commerce et des sociétés. C'est la
personnalité morale qui prouve l'existence d'une société et qui lui confère sa
capacité juridique. La plupart des sociétés possèdent une personnalité morale
mais il existe des sociétés qui ne bénéficient pas de cette personnalité juridique,
il s’agit de la société en formation, la société créée de fait et la société en
participation.

Il faut ajouter que toute société est considérée comme société en formation entre
le moment où les associés décident de la constituer et l'immatriculation au
Registre du commerce et des sociétés, a ce moment la cette société ne bénéficie
pas de la personnalité juridique. Cette situation reste temporaire, et une fois cette
société est enregistrée au (RCS) la société n’est plus donc en formation est
acquiert la personnalité juridique.

La société créée de fait et la société en participation ne bénéficient pas de cette


personnalité dans tout leur moment d’existence et leur fonctionnement.

Le traitement de ce thème ne peut être sans intérêt à la fois théorique et pratique.


S’interroger sur les sociétés sans personnalité juridique n’est pas une chose
nouvelle, et elle reste toujours d’actualité dans le domaine du droit des sociétés
aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de
développement. Cela suscite d’importantes questions qui attendent des réponses
touchant les conditions et les possibilités d’innover dans les domaines
d’existence, de reconnaissance et de liquidation de telles sociétés telles que celle
créées de fait et de participation.

Plus concrètement on pourrait évoquer des questions pertinentes, à savoir :

 L’innovation dans ce domaine est elle nécessaire ?


 Quel est le mécanisme d’innovation qui favoriserait l’existence, la
reconnaissance et même la liquidation, si c’est nécessaire de pareilles
sociétés ?
 Quel est le rôle de la jurisprudence dans ce domaine ?
 Quel est le rôle des associes et des tiers ?

3
La réponse à de telles questions permet de trouver des solutions aux conflits
entre des agents économiques.

Dans ce travail nous allons essayer, dans la mesure du possible, d’apporter des
éléments de réponse aux interrogations ci-dessus. Ceci exige une réflexion
novatrice qui associe ces entreprises, leurs associes, leurs tiers et les pouvoir
publics (tribunaux, jurisprudence) afin de faire évoluer l’ensemble des acteurs
du domaine dans le sens d’une meilleure situation de ces entreprises, dans les
domaines du droit des sociétés et dans le monde socio-économique.

De ce fait, la structure de cet exposé est axée autour des deux chapitres
suivants :

 La société créée de fait.


 L a société en participation.

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I- La société créée de fait.
A) Définition et existence de la société créée de fait.

1- Définition.
La société créée de fait est la situation dans laquelle deux ou plusieurs personnes
se comportent en fait comme des associés, sans avoir exprimé la volonté de
former une société (selon Riper1 et Roblot2).

Il s’agit de l’exercice en commun par deux ou plusieurs personnes, d’une


activité au moyen d’apports avec partage des bénéfices et des pertes, sans qu’il y
ait volonté expresse de créer véritablement une société.

Cette société résulte donc du comportement de personnes qui, sans en avoir


pleinement conscience, se traitent entre elles et agissent à l’égard des tiers
comme de véritables associés.

Dans ce cas, les participants se conduisent en associés mais qu’aucune formalité


d’immatriculation ou de publicité n’a été faite à la “société“, et encore moins en
rédiger les statuts.

Il ne faut pas confondre “société créée de fait“ et “société de fait“.

Dans le cas de la “société créée de fait“ si cette société n’existe pas


juridiquement c’est par la volonté même des personnes associées.

Dans le cas de la “société de fait“, ce n’est nullement par défaut de volonté des
associés que la société n’existe pas juridiquement, mais à cause d’un vice de
constitution (de fond ou de forme) qui a conduit à l’annulation de la société et à
la non existence de celle-ci sur le plan légal.

La société créée de fait ne bénéficie d’aucun encadrement juridique. C’est une


création jurisprudentielle qui apparait, en pratique, à l’occasion de litiges, quand
un différent oppose les associés sur le règlement de leurs comptes, ou bien
quand des créanciers poursuivent en payement plusieurs personnes qu’ils
considèrent comme associés.

1
Louis Marie Adolphe Georges Ripert, né le 22 avril 1880 à La Ciotat1 et mort le 4 juillet
1958 à Paris, est un professeur de droit et homme politique français.
2
René Roblot est un juriste français, né le 28 octobre 1913 et mort en 1992, spécialiste de
droit commercial.
5
Ceci fait que la société créée de fait n’existe pas juridiquement pendant son
fonctionnement. C’est au moment de la rupture des relations entre les associés,
de la dissolution de la société ou d’une éventuelle poursuite judiciaire de tiers
(ex : créanciers) à l’encontre des associés que cette société accède à la vie
juridique.

2- Existence de la société créée de fait.


Selon l’article 982 du dahir des obligations et des contrats « La société est un
contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs biens
ou leur travail, ou tous les deux à la fois, en vue de partager le bénéfice qui
pourra en résulter. »

C’est le cas aussi pour la société créée de fait. Mais une telle société n’existe pas
juridiquement pendant son fonctionnement. C’est a location d’un litige entre les
associés ou avec les tiers que la sociétés apparaitra. D’après le même article,
trois éléments constitutifs doivent être réunis pour qu’une société soit instituée ;
il faut :

 La pluralité d’associés; A l’exception de la SARL d’associé unique une


société ne peut exister que si deux personnes au mois décident de
s’associer.

 Les apports ; qui seront :


 Soit en numéraire, c’est le cas, par exemple d’une personne qui finance
l’achat d’élément nécessaire à l’activité qui sera en fait exercée par une
autre personne.
 Soit en nature : quand une personne met à la disposition d’une autre
personne des éléments corporels ou incorporels nécessaires à l’activité
économique ;
 Soit en industrie : lorsqu’une personne ou plusieurs personnes
apportent leur savoir-faire à l’activité commune.

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 La participation au résultat de l’exploitation (aux bénéfices ou pertes).
Dans une société créée de fait comme dans toute autres société, la
recherche d’un profit ou d’une économie doit être le but poursuivi. De
même la contribution aux pertes doit être présente.
Il faut souligner que pour la participation aux bénéfices, il s’agit tout
simplement de démontrer que les ressources de la société proviennent
d’une activité commune. Cependant la participation aux pertes reste
toutefois plutôt difficile à prouver.
Ainsi, en l’absence de contribution aux pertes par un prétendu associé, il
n’y a pas de contrat de société, donc pas de société créée de fait. Alors, il
n’y a de société créée de fait que s’il y a partage de résultats entre
plusieurs personnes. Ceci n’est pas le cas par exemple :
o Lorsque des personnes louent simplement en commun un local,
chacun y exerce son activité ; il y a simplement un partage de
loyer ;
o Si une personne se contente de prêter du matériel à une autre, qui,
en contrepartie assume les frais de réparation de ce matériel.

 L’affectio societatis, qui est la volonté commune de collaborer ensemble


et de réaliser des bénéfices. Elle se manifeste par la participation active de
tous les associés à l’exploitation de l’activité. Cet élément est plus
difficile à démonter. En effet, par hypothèse, les personnes n’ont pas la
volonté connue de collaborer à l’œuvre commune. Aussi les tribunaux
devront constater si, en réalité, il y a eu participation à une activité
commune ou si le comportement des associés présumés laissait penser
qu’ils poursuivaient un objectif commun.
Aussi, pour la reconnaissance de la société créée de fait, il faudra que soient
prouvés les éléments constitutifs précités.

Bien que ne bénéficiant pas de personnalité morale, la société créée de fait


permet en pratique de donner un régime juridique équitable à ces
entreprises communes qui n’ont pas été reconnues par des statuts. La
société créée de fait n’est pas légalement reconnue à l’origine, mais il
s’agit bien d’une situation vécue, que les associés et les tiers peuvent faire
reconnaitre par les tribunaux, par tous moyens de preuve.

Il faut dire que, dès lors que l’activité est commune, la société créée de fait est
susceptible d’être reconnue en justice.

7
B) Le régime de la société créée de fait et sa liquidation.

1- Le régime de la société créée de fait.

Le régime de la société créée de fait peut être résumé dans ce qui suit :

 La société n’a pas de personnalité morale, donc pas de patrimoine, elle ne


peut être mise en redressement ou en liquidation judiciaire, elle ne peut
agir en justice et ne peut exercer aucun droit.
 La répartition des bénéfices ou pertes entre associés est proportionnelle à
leurs apports.
 La preuve de la société créée de fait par tous moyens.
 La responsabilité des associés est indéfinie : toutefois, chaque associé est
seul engagé vis-à-vis des tiers puisqu’il contracte en son nom. La
responsabilité est indéfinie et solidaire 3 si l’objet est commercial,
indéfinie et conjointe 4 si l’objet est civil.
 Concernant le régime fiscal d’une société créée de fait, les bénéfices
réalisés sont imposés selon les règles applicables aux sociétés en
participation. Ces sociétés relèvent donc du régime des sociétés de
personnes.

3 Responsabilité indéfinie et solidaire : un créancier pourra se retourner contre n'importe lequel des associés en règlement
de l'ensemble des dettes.

4 Responsabilité indéfinie et conjointe : le créancier ne pourra se retourner contre les associé que pour la part des dettes
correspondant à sa participation dans l'entité. En clair, un associé a hauteur de 30% ne sera redevable que de 30% des dettes.

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2- Liquidation de la société créée de fait.

Le plus souvent les sociétés créées de fait n’accèdent à la vie juridique


que pour disparaitre. Son existence peut être établie pour liquider les
rapports des associés qui cessent leur collaboration. La durée
d’existence de la société correspond à la durée de l’exploitation
commune. Chaque associé reste propriétaire des biens qui lui
appartenaient au moment où l’exploitation commune a commencé.
Les biens qui étaient réputés indivis le demeurent. Les bénéfices et les
pertes sont répartis entre les associés selon les modalités convenues
entre eux. Si la part de participation et de contribution ne peut être
déterminée, les bénéfices et les pertes sont répartis
proportionnellement au montant des apports des associés. La
contribution de chaque associé aux dettes sociales nées des actes
accomplis par un des associés est soumise aux mêmes règles que
celles qui sont applicables aux associés des sociétés en participation.
La dissolution de ces sociétés, obéit aux règles prévues pour la société
en participation.
Une fois dissoute, la société créée de fait est liquidée dans les mêmes
conditions que la société en participation. Reste alors aux associés de
se partager ce qui en reste proportionnellement à leurs apports.

9
II- La société en participation

La société en participation n’est pas une société comme les autres. C’est une
société simple et souple. C’est du moins, ce qui apparaitra à travers l’étude de
ses caractéristiques et de son fonctionnement.

A- Définition et constitution de la société en participation.

1- Définition de la société en participation.


La société en participation trouve son origine dans les articles 52 et 53 de
l’ancien code de commerce. Ce code l’appelle, tantôt, société en participation,
tantôt, association en participation. Mais, en dépit de la confusion caractérisant
cette dénomination, la société en participation était considérée comme une
société et non comme une association. Car, l’association suppose l’exercice
d’une activité non lucrative ce qui n’est pas les cas ici puisque l’article 52 parle
de société commerciale.

Cette confusion n’existe plus aujourd’hui, l’article 88 5 de la nouvelle législation


régissant cette société est clair, il retient la seule dénomination de « société en
participation ».

La société en participation est donc un contrat et en tant que tel est régi(en plus
des articles 88 à 91 de la nouvelle législation) par les dispositions de DOC
relatives aux sociétés (articles 982 et suivant) et par les règles
générales relatives aux contrats.
Si l’ancien code de commerce ne semble viser que les sociétés en
participation ayant un objet commercial, la nouvelle législation admet

5
Article 88
La société en participation n'existe que dans les rapports entre associés et n'est pas destinée à être connue des tiers.

Elle n'a pas la personnalité morale.

Elle n'est soumise ni à l'immatriculation, ni à aucune formalité de publicité et son existence peut être prouvée par tous les moyens.

Elle peut être créée de fait.

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l’existence d’une telle société avec un objet civil (article 89)6. Ceci
laisse dénoter au niveau de la forme de la société.
La souplesse et la simplicité permettent à la société en participation de
réaliser un certain nombre d’opérations commerciales. On peut par
exemple apporter des capitaux à un gérant qui, dans les rapports aves
les apporteurs, il doit leur rendre compte comme à des associés et
partagera avec eux les dividendes et subira les pertes le cas échéant.
La société en participation peut s’avérer utile pour des opérations de
financement, mais n’imposant pas nécessairement que chaque
apporteur doive divulguer son identité.

2- constitution de la société en participation.


Les conditions de fond :
La société en participation est un contrat ; comme telle, elle doit
satisfaire aux conditions de l’article 9827 du doc :
La pluralité d’associés : deux associés au minimum, personne physique ou
morale ;

Les apports : en nature, en numéraire ou industrie ;

La participation au résultat de l’exploitation (aux bénéfices ou pertes) ;

6
Art icle 89

Le s a sso ci é s c o nv i en n e nt l i br e m en t d e l 'o bj e t so cial, d e l eu r s d ro it s et o bli gat i on s r esp ect i fs et d es co n dit i on s d e


fo n cti o n n e m e nt d e la so c i ét é, sou s r é ser v e d e s di sp o si ti o n s i mp érat iv es con t enu es no ta mment da n s l es a rti cl es 9 8 2 ,
9 8 5 , 9 8 6 , 9 8 8 et 1 0 0 3 du da hir su svi sé for ma n t co d e d es o bl i g atio n s et co nt rat s.

A m oi n s qu 'il n 'e n soit sti pu l é a u tr e m e n t, l eu r s rap p or t s son t régi s, si la so ci ét é a u n cara ct èr e co mmer cial, par l e s
di sp o si ti o n s a p pli ca bl e s a u x so ci ét é s e n n o m c ol lecti f.

A l 'é ga r d d e s ti er s, c ha qu e a sso ci é c o nt ra ct e e n so n n o m p er so n nel. Il est seu l engagé même dans le cas où il révèle le nom
des autres associés sans leur accord. T ou t e foi s, si l e s part i ci pa nt s a gi ssent o st en si bl emen t en qu ali t é d 'a sso ci és, i l s so nt
te nu s à l 'é ga r d d e s ti e r s c o m m e d e s a sso c i é s e n n o m co ll ect i f.

7 L’article 982 du doc : La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs biens ou leur travail, ou
tous les deux à la fois, en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter.

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Affectio societatis.

La durée est libre, elle peut même être indéterminée. Dans ce dernier cas, elle
prend fin par la notification d’un associé aux autres de mettre un terme au
contrat.

Les conditions de forme :

Aucune condition n’est prescrite, mais en pratique, un écrit est rédigé


qui peut se matérialiser par un échange de lettre.
Aucune formalité n’est prescrite ; la société en participation se prouve
par tous moyens (écrits, témoignage, présomptions).
La société en participation peut être :

 ostensible : elle se dévoile alors aux tiers comme une société. Les associés
se retrouvent alors dans la situation d’une SNC ;
 secrète (ou occulte) : dans cette hypothèse (qui est la plus fréquente), la
société ne sera pas révélée aux tiers.

B- Fonctionnement et dissolution de la société en


participation.
1- Le fonctionnement de la société en participation.
Nous le savons déjà, la société en participation n’a pas de personnalité morale et
donc pas de patrimoine et par conséquent on peut lui transférer des apports.
L’article 90 8 de la législation régissant cette société dispose que les associés
dans une société en participation conserve la propriété de leur apport, mais il ne

8
Article 90 :

Sauf clause contraire, chaque associé conserve la propriété de son apport.

Toutefois, les associés peuvent convenir de mettre en indivision certains apports.

Les biens que les associés acquièrent en emploi ou réemploi de deniers indivis pendant la durée de la
société, sont réputés indivis.

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s’agit pas d’une disposition impérative, car le même article prévoit que les
statuts peuvent renfermer des clauses contraires. Il en découle qu’il y a transfert
de la jouissance des biens apportés au gérant pour lui permettre de réaliser les
affaires sociales.

Toutefois, dispose le même article (90) les associés peuvent convenir de mettre
en indivision certains apports. Mais, contrairement à ce qui se passe dans
l’indivision ici aucun associé ne peut demander le partage des biens indivis à
moins que les statuts le décident.

La loi ne le dit pas, mais il est possible, à notre avis, d’envisager les apports en
industrie dans la société en participation. Aucune contre-indication ne semble
prouver le contraire. Un associé peut, en effet, se contenter d’apporter son
activité.

Les rapports entre associés sont régis, si la société à un caractère commercial par
les dispositions applicables aux sociétés en nom collectif (art .89). Bien que ce
dernier article ne le mentionne Pas, on peut inférer de son deuxième alinéa que
si la société en participation à un caractère civil, il faut leur appliquer les
dispositions applicables aux sociétés civiles, c’est-à-dire les dispositions de droit
commun prévues dans le DOC.

2- Dissolution de la société en participation.


La dissolution de la société en participation a lieu pour les raisons
prévues par le droit commun des contrats (art 1051 9 Du dahir des
Obligation et des Contrats) si cette société a un objet civil , ou bien

9
Article 1051 DOC : La société finit : 1° Par l'expiration du terme fixé pour sa durée, ou par l'accomplissement de la
condition ou autre fait résolutoire, sous laquelle elle a été contractée ; 2° Par la réalisation de l'objet en vue duquel elle
avait été contractée, ou par l'impossibilité de le réaliser; 3° Par l'extinction de la chose commune, ou la perte partielle assez
considérable pour empêcher une exploitation utile ; 4° Par le décès, l'absence déclarée, l'interdiction pour infirmité d'esprit,
de l'un des associés, s'il n'a été convenu que la société continuerait avec ses héritiers ou représentants, ou qu'elle
continuerait entre les survivants ; 5° Par la déclaration de faillite ou la liquidation judiciaire de l'un des associés ; 6° Par la
volonté commune des associés ; 7° Par la renonciation d'un ou plusieurs associés, lorsque la durée de la société n'est pas
déterminée, soit par le contrat, soit par la nature de l'affaire qui en fait l'objet ; 8° Par autorité de justice, dans les cas
prévus par la loi.

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celles prévues pour la société en nom collectif si elle a un objet
commercial (art 9110 de la loi n°5-96).
En effet, il y a, selon l’article 1051 du DOC, huit raisons dont la
réalisation d’une d’entre elle peut entrainer la fin du contrat de la
société en participation.

Conclusion :
On peut conclure que le point commun entre la société créé de fait et
la société en participation ainsi la société en formation est que toutes
ces sociétés ne bénéficient pas de la personnalité morale puisqu’elles
ne sont pas immatriculés au registre de commerce et des sociétés
même si ces dernières sont très différentes en matière de droit la
différences entre ces sociétés se caractérise dans leurs délais . la
société en formation est dépourvue de la personnalité morale puisque
toujours en attente d’immatriculation et elle est destinée au moment
ou un autre d’être immatriculé ensuite en ce qui concerne la société
crée de fait est une société qui est ignoré de ses propres membres à la
différence de la société en formation.
Pour la société en participation, la distinction se trouve notamment
dans le fait que les partenaires de la société en participation sont au
contraire de la société en formation animés de la volonté de faire
partie d’une société non immatriculé.

10
Article 91 de la loi n°5-96 : Lorsque la société en participation est à durée indéterminée, sa dissolution peut résulter à
tout moment d'une notification adressée par l'un d'eux à tous les associés, pourvu que cette notification soit faite de bonne
foi et ne le soit pas à contretemps. Sauf stipulation contraire, aucun associé ne peut demander le partage des biens indivis
avant la dissolution de la société.

14
Bibliographie

1- « Droit des sociétés, des groupements et des entreprises en


difficulté »
France Guiramand et Alain Heraud (12eme édition; DUNOD)

2- Code des obligations et des contrats (promulgué par Dahir du 9


ramadan 1331 (12 août 1913) tel que modifié par la loi N° 53-05
relative à l’échange électronique de données juridiques).

3- Loi n° 5-96 sur la société en nom collectif, la société en


commandite simple, la société en commandite par actions, la
société à responsabilité limitée et la société en participation
(code de commerce).

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