Vous êtes sur la page 1sur 110

UFR ARTS & MÉDIAS

Département : Médiation Culturelle

MASTER 1
CONCEPTION ET DIRECTION DE
PROJETS CULTURELS

Programme des
enseignements
❖ Parcours Géopolitique de l’art et de la culture
❖ Parcours Muséologie et nouveaux médias
❖ Parcours Médiation du patrimoine et de l’exposition
❖ Parcours Tourisme culturel
❖ Parcours Médiation de la musique
❖ Parcours Médiation et création artistique
❖ Parcours Industries créatives et médiation numérique

1
2
Brochure exhaustive avec descriptifs des cours
[dernière mise à jour : 08/09/2018]

Sommaire

I. Fonctionnement du Master 1 « Conception et direction de projets culturels ».................... 4


Informations pratiques .................................................................................................... 4
Équipe du Département Médiation culturelle ................................................................ 5
Stages de M1 .................................................................................................................. 5
Mobilité Erasmus et internationale ................................................................................ 5
Affichage des informations pédagogiques ..................................................................... 6
Adresse mail universitaire .............................................................................................. 7
Charte de l’évaluation et du contrôle des connaissances ............................................... 7
II. Structure générale du Master 1 et liens avec le Master 2 ................................................... 8
Organisation des programmes d’enseignements ............................................................ 8
Objectifs professionnels ................................................................................................. 9
Admission et poursuite d’études .................................................................................. 10
Objectifs de l’année du M1 .......................................................................................... 11
III. Calendrier de l’année universitaire ................................................................................. 13
IV. Dispense de contrôle continu .......................................................................................... 14
V. Informations en direction des étudiants issus d’échanges Erasmus et d’accords
internationaux ........................................................................................................................... 14
VI. Organisation pratique des enseignements ....................................................................... 15
Cours et séminaires ...................................................................................................... 15
Stage à valider .............................................................................................................. 16
La réalisation du mémoire : une recherche exploratoire ...................................................... 22
VII. Liste des directeurs et directrices de mémoires et thèmes de recherche ....................... 24
VIII. Programmes des enseignements détaillés ..................................................................... 30
Descriptifs des UE fonctionnelles obligatoires ............................................................ 30
Programmes des dominantes ........................................................................................ 31

Parcours GEOPOLITIQUE DE L'ART ET DE LA CULTURE 32


Parcours MUSEOLOGIE ET NOUVEAUX MEDIAS 48
Parcours MEDIATION DU PATRIMOINE ET DE L'EXPOSITION 58
Parcours TOURISME CULTUREL 69
Parcours MEDIATION DE LA MUSIQUE 78
Parcours MEDIATION ET CREATION ARTISTIQUE 88
Parcours INDUSTRIES CREATIVES ET MEDIATION NUMERIQUE 100

3
I. Fonctionnement du Master 1
« Conception et direction de projets culturels »
Informations pratiques

Bienvenue !

Chère étudiante,
Cher étudiant,

Bienvenue au Département de Médiation Culturelle, au sein de l’UFR Arts & Médias, dont
voici les coordonnées précises.

Département de Médiation culturelle


Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3
13, rue Santeuil
75 231 Paris Cedex 05

Campus Censier
Bureau 209 B

http://www.univ-paris3.fr/mediation-culturelle

4
Équipe du Département Médiation culturelle

Directeur du Département : Laurent MARTIN, laurent.martin@sorbonne-nouvelle.fr


Directeur adjoint : Yves MORVAN, yves.morvan@sorbonne-nouvelle.fr

Secrétariat du diplôme : dept-mc@sorbonne-nouvelle.fr


01 45 87 42 93.

Le secrétariat de la Médiation Culturelle, se trouve dans le bâtiment principal du Campus


Censier, au 2e étage côté Sud. Bureau 209 B.
Celui-ci est ouvert :
• Tous les jours de 9h à 12h30 et de 13h30 à 16h. Fermé le mercredi après-midi.
Le secrétariat du Master 1 pourra répondre à vos questions et vous aider dans vos démarches
administratives.

Direction du Master 1 :
Cécile CAMART, cecile.camart@sorbonne-nouvelle.fr.

La responsable pédagogique du Master 1 est Cécile Camart, en charge de la commission


pédagogique pour la sélection des dossiers de candidature, ainsi que des jurys d’examen. La
direction du Master 1 peut répondre à vos questions pour tout ce qui concerne la pédagogie,
les autres questions plus techniques relevant du secrétariat.

Stages de M1

Votre année de M1 est soumise à un stage obligatoire de 150 heures minimum.

Le coordinateur des stages du Master 1 est M. Yves MORVAN :


yves.morvan@sorbonne-nouvelle.fr
C’est avec Yves Morvan que seront menées les premières démarches relatives à
l’élaboration de la convention de stage et de sa conformité avec la législation en vigueur (voir
plus loin).
La convention de stage, une fois dûment remplie et validée, sera signée par votre directeur
ou directrice de mémoire, qui sera votre enseignant référent, garant du bon déroulement de
votre stage et de sa validation après réception et lecture de votre rapport de stage.
Il est donc nécessaire d’avoir trouvé un encadrant pour vos recherches, et d’anticiper ces
démarches administratives plusieurs semaines avant le début de votre stage.
Il est également conseillé, lorsque vous passez un entretien en vue de l’obtention d’un stage,
d’entreprendre en amont et en parallèle ces démarches avec l’université afin d’être réactif en
cas de succès.

Mobilité Erasmus et internationale

La coordinatrice pédagogique du Département pour les échanges internationaux et Erasmus


est Mme Cécile CAMART (cecile.camart@sorbonne-nouvelle.fr).

5
Échanges internationaux et Erasmus - Attention !

Les possibilités de mobilité en M1 sont réservées aux étudiants qui étaient inscrits au
Département de Médiation culturelle durant leur Licence 3, car les sélections ont lieu durant
l’année antérieure à la mobilité.
Les possibilités de mobilité en Master 2, à étudier durant votre année de M1, sont réservées au
Master 2 Géopolitique de l’art et de la culture. En raison de la spécificité des autres M2 qui
nécessitent une assiduité totale et un engagement constant dans de nombreux travaux et
projets de groupe, sur une période articulée pour permettre l’alternance, il n’est pas possible
de réaliser un M2 en mobilité internationale ou européenne.

Si vous envisagez de partir en mobilité en Master 1, il convient alors de prendre contact dès
l’automne durant votre année de L3 à la Sorbonne Nouvelle, avec la coordinatrice des
échanges internationaux et Erasmus, Cécile Camart, afin d’étudier les possibilités qui
s’offrent à vous.
Le bureau du Service des Relations internationales et européennes reçoit les étudiants, tous les
après-midis du lundi au vendredi, au 3e étage du bâtiment principal (bureau 321).

La pré-sélection pour une mobilité durant l’année de M1 dépend


entièrement de l’admission en Master 1.

Il faut donc bâtir son projet en fonction du programme d’enseignement de votre


parcours de M1 et en cohérence avec votre projet de mémoire.
Cette pré-sélection ne garantit pas que vous pourrez effectivement partir, car si vous
n’êtes pas admis en M1, le projet d’échange universitaire ne pourra pas aboutir.

Affichage des informations pédagogiques

Un tableau d’affichage reprenant les dates et horaires des cours, ainsi que des informations
générales sur leur organisation est par ailleurs disposé à côté du secrétariat.
La page web du Master 1 met régulièrement à jour les documents téléchargeables en ligne,
comme c’est le cas pour la grille d’emploi du temps, et pour la brochure de programme des
cours.
Chaque nouvelle version mise à jour est datée.

Emploi du temps

Pour des raisons logistiques liées à l’occupation optimale des salles, ces grilles d’emploi
du temps sont mises à jour plusieurs fois en septembre : il convient de bien les consulter,
d’y revenir pour vérifier.
De même, les dates des séminaires en quinzaine sont à vérifier directement sur l’espace
iCampus de votre UE ou auprès des enseignants concernés.

6
Adresse mail universitaire

Nous vous demandons d’utiliser votre adresse de courriel de l’université, sur laquelle vous
recevrez régulièrement des informations utiles (comme les offres de stage que vos enseignants
reçoivent via leurs réseaux), voire indispensables (liées aux inscriptions pédagogiques, aux
examens, aux cours) pour le bon déroulement de votre année. Vous pouvez, très simplement,
rediriger les mails reçus sur votre adresse de l'université vers votre messagerie personnelle.
Notez également que le site de l’Université met à disposition des espaces en ligne et services
comme iCampus où vos enseignants peuvent déposer des ressources utiles.

Charte de l’évaluation et du contrôle des connaissances

Afin que vous soyez bien informés des modalités d’évaluation, il vous faut connaître la
Charte de l’évaluation et du contrôle des connaissances. La dernière version de la charte
est disponible sur le site de la Sorbonne nouvelle (vie de l’établissement/ Vie étudiante/
Modalités de contrôle des connaissances). Elle répond à toutes les questions que vous pouvez
vous poser sur les modalités de validation et de notation : merci de vous y référer.

Pour un bon déroulement de votre année universitaire, lisez attentivement cette brochure (et
notamment ce qui concerne le stage) : elle vous permettra de vous organiser au mieux et
d’éviter des déconvenues.

7
II. Structure générale du Master 1 et liens avec le Master 2

Organisation des programmes d’enseignements

Le Master 1 doit être dans la mesure du possible envisagé comme une première étape avant
l'année de Master 2, qui seule permet la délivrance du diplôme de Master (Bac +5).

L’organisation des enseignements du Master 1 s’appuie directement sur celle de nos Masters
2 (Recherche et Professionnel), comme le précise le schéma des Masters du Département
Médiation culturelle, introduit dans les pages suivantes.

Le Master 1 « Conception et direction de projets culturels » propose sept programmes


de cours distincts, menant chacun au Master 2 lui correspondant directement au sein de notre
formation.

Ces parcours d'enseignements spécifiques sont désignés par la nomenclature


« dominante », l’intitulé générique « Conception et direction de projets culturels
figurant toujours sur le diplôme. C’est donc ce sous-titre qui détermine la tonalité
dominante de votre programme de cours :

• Master 1 Parcours « Approche pluridisciplinaire de la médiation culturelle :


géopolitique de l’art et de la culture »
(Responsables : Bruno Nassim Aboudrar et Laurent Martin)

• Master 1 Parcours « Muséologie et Nouveaux Médias »


(Responsables : Cécile Camart et François Mairesse)

• Master 1 Parcours « Médiateur et Guide conférencier : médiation du patrimoine


et de l’exposition »
(Responsables : Sophie Ratto et Béatrice Laroche)

• Master 1 Parcours « Tourisme culturel et territoires : ingénierie de projets »


(Responsable : Joseph Ngijol)

• Master 1 Parcours « Médiation de la Musique »


(Responsables : Cécile Prévost-Thomas et Catherine Rudent)

• Master 1 Parcours « Médiation et création artistique »


(Responsables : Olivier Thévenin et Marc Boissonnade)

• Master 1 Parcours « Industries créatives et médiation numérique »


(Responsables : Fabrice Rochelandet et Nick Rees-Roberts)

Les séminaires de chaque dominante du M1, parfois communs à deux ou trois groupes,
sont conçus dans un souci de cohérence et de complémentarité, dans le but de vous
spécialiser dans un champ d’expertise et d’activité professionnelle, et de vous familiariser
avec les méthodes et outils propres à certaines disciplines, à certains secteurs culturels.

8
Ce parcours personnalisé est avant tout pensé en adéquation avec les secteurs concernés
par les M2 proposés par notre Département.

De manière générale, chaque dominante du Master 1 donne la possibilité de développer de


solides connaissances dans des champs variés tels que la sociologie, l'étude des publics,
du spectacle vivant, l'anthropologie, l'histoire, les cultural studies, l'esthétique, l'histoire
de l'art, la géopolitique de l’art et de la culture, la muséologie, la sémiologie, la
musicologie et la médiation de la musique, le tourisme, l'économie de la culture, des
médias numériques, ou encore le droit public et privé.

En Master 1, la formation est à la fois théorique et pratique : un projet culturel sera


conçu et concrètement développé dans le cadre du cours annuel de Conception et de
Médiation de projets. Plusieurs secteurs et thématiques sont envisageables pour réaliser ce
projet culturel : Spectacle vivant, Musique, Musées & expositions, Cinéma & Vidéo,
Diplomatie culturelle et francophonie, Festivals à l’international, Valorisation touristique
de projets culturels...

Enfin, l'année de Master 1 est une formation exigeante : elle repose sur l'acquisition de
compétences solides dans le domaine de l'initiation à la recherche universitaire, validées
par la rédaction d'un mémoire de M1 placé sous la direction d'un.e enseignant.e-
chercheur.e du Département de Médiation culturelle, mémoire qui a vocation à être
approfondi au cours du Master 2, avec le même enseignant.

Objectifs professionnels

• Les missions et fonctions que les futurs diplômés du Master sont susceptibles d'être
appelés à endosser concernent plus particulièrement l’organisation, la
programmation, la coordination, la valorisation, la diffusion, la gestion ou le
développement des activités culturelles dans tous les champs (musique, danse,
théâtre, arts vivants, performance, cinéma, arts visuels, littérature, patrimoine, musées,
arts plastiques, art contemporain, etc.) et sous toutes ses formes (évènements,
festivals, tournées, concerts, projections, conférences, résidences d’artistes,
expositions temporaires ou permanentes, développement touristique, etc.)

Parmi les fonctions et missions occupées par les anciens étudiants du Master 1 (ayant effectué
un M2), on peut retenir ces quelques exemples :

• chargé.e.s / responsables du pilotage, de la coordination de projets culturels


/ artistiques
• chargé.e.s / responsables de la conception, de la programmation culturelle et/ou
artistique d'un événement, d'un service, d'une structure
• chargé.e.s / responsables des publics, du développement des publics, des relations avec
le public, de l'information des publics
• chargé.e.s / responsables de la médiation culturelle, humaine, écrite, numérique
• médiateurs/trices culturels, médiateurs/trices scientifiques, médiateurs/trices du
patrimoine, guides-conférencier.e.s du patrimoine et des musées
• chargé.e.s / responsables des projets éducatifs, pédagogiques, de l'éducation artistique
et/ou culturelle, de la programmation éducative et/ou culturelle

9
• chargé.e.s / responsables du développement du patrimoine
• chargé.e.s / responsables de projets touristiques culturels, articulés à partir d’une
vision respectueuse du patrimoine et de l’environnement
• acteurs et chercheurs à même de penser les nouveaux enjeux de la culture et des
politiques culturelles et artistiques, dans un contexte économique et géopolitique en
pleine mutation.

Admission et poursuite d’études

La première année du Master (M1) est accessible :


- Après examen des dossiers, pour les étudiants qui ont obtenu une Licence (ou un
équivalent). Ils peuvent déposer leur candidature au printemps (le document
d’inscription, de même que le calendrier sont disponibles sur le site Internet aux
environs du mois de mars, pour une réponse début juillet). Compte tenu du nombre de
candidats, très supérieur au nombre de places disponibles, nous retenons
prioritairement les étudiants ayant un bon niveau académique et de langue, et qui
présentent un projet de recherche bien construit et référencé.

À compter de la rentrée 2019-2020, nos formations de Master seront réorganisées afin de


répondre au plus près aux attentes du secteur culturel.

Six spécialités de Masters seront placées sous la Mention "Direction de projets ou


établissements culturels" inscrite sur le diplôme, comportant un socle commun de formation
à la direction et à la gestion de projets culturels, adaptée au domaine de spécialité de chaque
Master (musées et nouveaux médias, médiation du patrimoine et de l'exposition, médiation et
création artistique pluridisciplinaire, médiation de la musique, tourisme culturel, géopolitique
de l'art et de la culture).

Deux autres spécialités seront placées sous la Mention "Industries culturelles" avec des
spécificités communes liées aux deux domaines concernés (industries créatives, et design de
mode). Cette perspective est dessinée dans le tableau synthétique ci-après.

10
Organisation des Masters du Département Médiation culturelle

INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU INTITULÉ DU


MASTER MASTER MASTER MASTER MASTER MASTER MASTER MASTER

Année MASTER 1 MASTER 1 MASTER 1 MASTER 1 MASTER 1 MASTER 1 MASTER 1


2018-2019 : Conception et Conception et Conception et Conception et Conception et Conception et Conception et
direction de direction de direction de direction de direction de direction de direction de
Année de projets culturels : projets projets projets projets projets projets
transition culturels : culturels : culturels : culturels : culturels : culturels : Recrutement
pour les Parcours spécifique,
étudiants en APPROCHE Parcours Parcours Parcours Parcours Parcours Parcours partenariat
Master 1 PLURIDISCIPLINAIRE MUSÉOLOGIE ET MÉDIATEUR ET TOURISME MÉDIATION DE LA MÉDIATION ET INDUSTRIES avec l’école
DE LA MÉDIATION NOUVEAU MÉDIAS GUIDE- CULTUREL ET MUSIQUE CRÉATION CRÉATIVES ET Duperré
CULTURELLE : CONFÉRENCIER : TERRITOIRES : ARTISTIQUE MÉDIATION
GÉOPOLITIQUE DE MÉDIATION DU INGÉNIERIE DE NUMÉRIQUE
L’ART ET DE LA PATRIMOINE ET DE PROJETS
CULTURE L’EXPOSITION

Année MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2 MASTER 2


2019-2020 : Direction de Direction de Direction de Direction de Direction de Direction de Industries Industries
projets ou projets ou projets ou projets ou projets ou projets ou culturelles : culturelles :
Nouvelles établissements établissements établissements établissements établissements établissements INDUSTRIES DESIGN : MODE
maquettes culturels : culturels : culturels : culturels : culturels : culturels : CRÉATIVES ET ET INDUSTRIES
de Master 2, GÉOPOLITIQUE DE MUSÉES ET MÉDIATION DU TOURISME MÉDIATION MÉDIATION ET MÉDIATION CRÉATIVES
nouvelles L’ART ET NOUVEAUX MÉDIAS PATRIMOINE ET DE CULTUREL DE LA MUSIQUE CRÉATION NUMÉRIQUE
mentions de
DE LA CULTURE L’EXPOSITION ARTISTIQUE
diplômes et
intitulés
modifiés.

11
Objectifs de l’année du M1

Le Master 1 « Conception et direction de projet culturel », offre une formation théorique et


pratique à la médiation culturelle. Le stage professionnel et le séminaire de conception de
projets culturels ont une visée professionnalisante explicite. Les autres séminaires vous
formeront à mieux appréhender l’évolution du champ culturel, les formes et les enjeux de la
médiation. La rédaction d’un mémoire de recherche exploratoire doit vous donner une
première approche des pratiques de la recherche et vous permettre de maîtriser certaines
techniques de problématisation, recherche documentaire, enquête et rédaction. La démarche
de recherche est aussi un outil pour approfondir une thématique de votre choix et compléter
ainsi votre formation par la recherche.

La réussite de l’année de M1 repose donc sur trois éléments distincts :


L’assiduité aux séminaires.
La plupart des séminaires comportent un volet d’enseignements fondamentaux de la
discipline et un volet de méthodologie. Ils font chacun l’objet d’une évaluation et d’une
validation spécifiques. Notez que le fait d'avoir d'autres activités, telles que le stage, ne
dispense pas l'étudiant de l'assiduité aux séminaires.

L’accomplissement d’un stage professionnalisant.


Choisi en accord avec Yves Morvan, enseignant responsable des stages, le stage est validé,
mais non noté, ceci pour réserver l’évaluation au champ universitaire, seul habilité, en
dernière instance, à décerner les diplômes. À l’issue du stage, l’étudiant remet à son
enseignant-référent pour le stage (qui est aussi son directeur de mémoire), son rapport et
l’appréciation de son tuteur de stage. Après étude de ces deux éléments, le stage est validé ou
non. Faire le stage est donc indispensable, mais ses aléas heureux ou malheureux sont sans
conséquence sur la note ou sur la mention du M1.

La rédaction d’un mémoire de recherche exploratoire.


Celle-ci se fait sous la direction d’un enseignant, choisi dès la rentrée. Nous recommandons
vivement aux étudiants de solliciter des rendez-vous réguliers avec leur directeur de recherche
et de valider avec lui les principales étapes de la rédaction du mémoire. Il appartient à
l’étudiant de provoquer les rendez-vous avec son directeur de recherche (et non l’inverse).
L’expérience montre que les meilleurs mémoires ont bénéficié d’un suivi régulier de la part
de l’enseignant. Il est vivement recommandé aux étudiants de commencer leur recherche (et
en particulier les lectures) dès le début de l’année universitaire.

12
III.Calendrier de l’année universitaire
Vous trouverez le calendrier (dates des débuts des cours, examens, congés, etc.) sur le site de
l’université (onglet vie de l’établissement / vie étudiante). L’année comporte deux semestres.

Quelques précisions sur les particularités du calendrier de M1 :

• La réunion de rentrée et d’accueil des étudiants de M1 a lieu le lundi 10 septembre


2018 de 14h à 16h30.

• Les inscriptions pédagogiques (choix des séminaires) se font après la réunion


générale de rentrée, par Internet, à partir du 11 septembre 2018 à 10h, à l'exception
de l'inscription à l'UE MRD « Formation à la recherche documentaire » (inscription
sur i-campus) : des informations plus précises seront affichées sur le site Internet de
l’Université et au secrétariat dans les semaines précédant l’inscription.

• Le stage doit être effectué durant l’année universitaire. Pour les étudiants issus de
la L3 de notre département, il peut aussi être effectué durant les vacances précédant
l’entrée en M1, en accord avec le coordinateur des stages.

• La remise du mémoire de recherche doit se faire mi-mai (la date précise est affichée
au début du second semestre) pour tous les étudiants.

L’année de M1 est complexe, car il s’agit de réaliser plusieurs exercices en même temps :
stage, cours et rédaction d’un mémoire. À cela s’ajoutent aussi vos activités personnelles.
Cela est réalisable à condition de bien vous organiser et de commencer à travailler à votre
mémoire dès septembre, et notamment à la lecture qu’il suppose, sans attendre.
Nous vous conseillons aussi de vous mettre à la recherche d’un stage dès la rentrée.

13
IV.Dispense de contrôle continu
Le système des examens privilégié par la Sorbonne nouvelle est le contrôle continu. Celui-ci
implique que les étudiants assistent et participent aux cours.

Les étudiants demandant une dispense de contrôle continu doivent remplir un imprimé,
disponible sur le site de l’université. Il faut le lui remettre avant une date qui sera publiée sur
le tableau d'affichage. Elle est accordée par le directeur du département de Médiation
Culturelle.
Pour les UEs de LANSAD et d’informatique, il faut déposer une demande au Bureau des
Enseignements Transversaux (BET).

Tout dossier incomplet ne sera pas examiné.

Les étudiants bénéficiant d’une dispense de contrôle continu passent leur examen terminal
lors du partiel de fin de semestre, ou un oral ou une remise de dossier suivant les instructions
de l’enseignant.

V.Informations en direction des étudiants issus d’échanges


Erasmus et d’accords internationaux

Tous nos enseignements sont accessibles aux étudiants étrangers en échange universitaire, et
inscrits au Département Médiation culturelle, dans la limite des places disponibles.

Rappel des règles s’appliquant à ces étudiants, au sein de notre département :

• L’inscription pédagogique est obligatoire avant de pouvoir se présenter en cours.


• Interdiction de changer de cours après inscription.
• Présence au cours et contrôle continu obligatoire.
• Il n’y a pas de compensation entre UE ni entre les semestres.
• Pas de stage ou d’activité venant concurrencer les enseignements obligatoires.

14
VI.Organisation pratique des enseignements

Cours et séminaires

Pour chacune des dominantes du Master 1, tous les étudiants bénéficient des cours des UE
fonctionnelles suivantes, à caractère obligatoire :

• Anglais (assurés par le BET, Bureau des Enseignements Transversaux)


• Informatique – multimédias (assurés par le BET, Bureau des Enseignements
Transversaux)
• Formation à la recherche documentaire (assurés par la DBU, Direction des
Bibliothèques universitaires)

Chaque étudiant doit suivre en outre 4 séminaires par semestre, plus un séminaire de
méthodologie au premier semestre, soient 9 UE au total. Elles sont présentées dans les
tableaux ci-dessus.

L’étudiant choisit en début d’année le séminaire qu’il souhaite suivre pour chaque UE, parmi
les options proposées.

Notons que ces choix se feront à l’aide des règles suivantes :

• Il faut suivre le séminaire de « Méthodologie : approche critique des données »


(M7M100) donné par son directeur/sa directrice de recherche (3 séances de 3h
environ)
• Le séminaire « Médiation et Conception de projets culturels » (M700) est
exclusivement annuel, il n’est pas possible de choisir 2 semestres différents.
• La poursuite en M2 requiert que certaines options du M1 aient été validées (cf.
descriptif des spécialités de M2).

Vous avez donc 5 choix de séminaires à faire au premier semestre, et 3 choix à faire au
second semestre (puisque le séminaire du groupe M7M700 est déjà choisi pour l’année
entière).

15
Stage à valider

• Généralités
En M1, vous avez l’obligation d’effectuer un stage. Ce stage vous permet de découvrir, en
situation, les métiers liés à la médiation culturelle et à la mise en œuvre de projets culturels.
Il s’agit d’établir un lien professionnel avec un organisme culturel pour un stage actif et
participatif au sein d'une équipe, sur un projet culturel clair ou pour une mission décrite
précisément, ayant un lien évident avec la Médiation Culturelle. Il ne peut en aucun cas s'agir
d'un stage d'observation. C’est un moment important de votre formation.

• Encadrement
Au sein de l’organisme d’accueil, un tuteur de stage sera chargé de vous former, de vous
guider, de vous encadrer puis de vous évaluer.
Au sein de l’université
- le coordinateur des stages de M1, Yves Morvan, est chargé de vous guider, notamment par
le biais du document que vous êtes en train de lire, jusqu’au remplissage de la convention de
stage. C’est à lui que vous présenterez votre proposition de stage, qu’il devra accepter avant
que vous puissiez faire signer les conventions ;
- votre enseignant référent pour le stage est, dans le cas général, votre directeur de
mémoire1. Celui-ci signera votre convention, avec le directeur du département. Votre
enseignant référent est votre interlocuteur pédagogique pendant le stage, c’est lui qui recevra
les questionnaires que vous remplirez en ligne en cours de stage, et c’est à lui que vous
remettrez votre rapport et la fiche d’appréciation de votre tuteur. C’est lui qui, au vu de ces
deux documents, décidera de valider votre stage.
- le responsable du bureau des stages de l’université, Valéry Le Bourdon, est le plus
indiqué pour répondre à toutes vos questions techniques, administratives ou légales :
valery.le-bourdon@univ-paris3.fr. Le site du bureau des stages est aussi très riche :
http://www.univ-paris3.fr/bureau-des-stages--92659.kjsp?RH=ACCUEIL

1 Pour les cas particuliers suivants, votre enseignant référent pour le stage sera le coordinateur des stages, Yves
Morvan :
- redoublants du M1 qui ont déjà à la fois soutenu leur mémoire et validé leur stage l’année précédente. Les
redoublants n’ayant pas encore soutenu leur mémoire peuvent faire un nouveau stage, selon les nouvelles
modalités, donc avec comme enseignant référent leur directeur de mémoire.
- demande d’équivalence en cas de CDI, CDD, service civique…, voir la procédure et les document spécifiques ;
fiches n°1 bis et 2 bis. (Remarque : en cas d’acceptation, vous perdez irréversiblement le droit de faire un stage
pendant votre année de M1.)
- mémoire dirigé par un professeur émérite (à la retraite).

16
Précautions : Ce passage en entreprise ou en organisme artistique ou culturel doit être pris
avec le plus grand sérieux. En particulier, toutes les précautions (juridiques et pédagogiques)
doivent être prises pour que tout se passe bien pour vous-même comme pour l’organisme qui
vous accueille. Cela nécessite une procédure longue et pointilleuse mais indispensable.
L’établissement et la signature des conventions, par exemple, sont des étapes très
formatrices : c’est, pour la plupart d’entre vous, votre premier contact avec le monde du
travail et ces documents sont l’équivalent de vos futurs contrats de travail. Ils doivent être
soigneusement conservés, car ils pourront, dans certains cas, être pris en compte pour le
calcul de votre retraite.

Remarque : Ce stage est le seul que vous ferez en M1, il n’existe pas de stage complémentaire
ou optionnel en M1.

Période et Durée
Le stage doit avoir lieu pendant l’année universitaire de M1, donc entre le 1er septembre et le
31 août de votre année de M1. (Exceptionnellement, les étudiants inscrits en L3 de notre
département peuvent faire ce stage de façon anticipée pendant l’été qui précède leur entrée en
M1, à partir de la mi-mai.)
Fermeture de l’université : Le suivi pédagogique et administratif des stages ne pouvant pas
être assuré pendant les périodes de fermeture de l’université, notamment pendant une partie
du mois d’août, il est conseillé de suspendre le stage pendant ces périodes. Dans le cas
contraire, l’organisme d’accueil doit être averti de l’impossibilité du suivi.

La durée minimale du stage est de 150 heures (réparties sur au moins un mois) et la
durée maximale est de 924 heures. Le stage peut donc être à temps plein ou à temps partiel,
en fonction des disponibilités de votre emploi du temps. (Il n’existe pas de dispense
d’assiduité spécifique pour cause de stage, les absences doivent être discutées au cas par cas
avec vos enseignants.)

Stages à l’étranger : Pour faire un stage à l’étranger (obligatoirement au sein de l’union


européenne), en plus de la procédure normale, il faut vous rendre sur la page spécifique du
site du bureau des stages de l'université : http://www.univ-paris3.fr/faq-stages-stage-a-l-
etranger-307734.kjsp?RH=1420797931848. Vous devrez vous inscrire sur le site Ariane,
consulter le site Conseil aux voyageurs et remplir en ligne la "fiche pays-stage à l'étranger"
puis l’imprimer pour pouvoir ensuite l’agrafer à votre convention. Vous devrez aussi joindre
l’annexe 2, que vous trouverez ici : http://www.univ-paris3.fr/convention-de-stage-mode-d-
emploi-135151.kjsp?RH=1420824080174. Pour des renseignements plus précis à ce sujet,
contactez le bureau des stages : stages@univ-paris3.fr.
Les stages hors de l’union européenne ne sont pas autorisés, sauf pour les étudiants en
Erasmus ou en échange international dans le pays dans lequel ils effectuent leur scolarité.

17
Pour l’accord préalable et les conventions, c’est dans ce cas avec la coordinatrice des
échanges internationaux et Erasmus pour le département, Cécile CAMART, qu’il faut entrer
directement en contact : cecile.camart@sorbonne-nouvelle.fr

Les étudiants étrangers en Erasmus ou autre échange international qui souhaitent faire
un stage en France doivent s’adresser uniquement à leur université d’origine, c’est elle qui
établira et signera éventuellement une convention.

• Les démarches à effectuer obligatoirement bien à l’avance


Attention ! Ces démarches prennent du temps ! Il faut prévoir au moins trois semaines
(après avoir trouvé le stage !) pour obtenir vos conventions et pouvoir commencer le
stage.
1. Vous devez d’abord, évidemment, trouver un stage dans un organisme culturel (musée,
conservatoire, théâtre, centre culturel, entreprise liée au cinéma, à la télévision, à l’édition, à
la musique, service culturel, ou tout autre organisme ou association à but artistique ou
culturel). L’organisme d’accueil doit évidemment accepter de vous encadrer, et donc vous
communiquer le nom de votre tuteur de stage au sein de l’organisme.
Des offres de stages sont envoyées régulièrement à votre adresse mail d’étudiant
( …@sorbonne-nouvelle.fr), d’autres sont disponibles sur le site du bureau des stages de
l’université http://www.univ-paris3.fr/offres-de-stage-163456.kjsp?RH=1420824172075, ou
sur la plateforme AvenirPro http://avenirpro.univ-paris3.fr/gene/main.php?base=11, mais on
trouve aussi beaucoup d’offres sur des sites privés, par exemple profilculture.com,
letudiant.fr, etc. (Attention : toutes les offres qui vous parviennent de l’université ne
conviennent pas nécessairement pour le stage de M1.)
2. Une fois le stage trouvé, vous devez obtenir l'accord préalable du coordinateur des
stages de M1, Yves Morvan. Pour cela, vous devez remplir la fiche n°1 Proposition de
stage obligatoire de M1 (téléchargeable sur la même page), la remplir sur votre ordinateur et
la lui faire parvenir (au format .doc, .docx ou .odt obligatoirement, sinon votre demande ne
pourra pas être examinée) par mail exclusivement au moins trois semaines avant la date
prévue pour le début du stage. (Attention ! Pour les stages d’été, la date limite de proposition
est le 15 juin.)
En cas d’accord, il vous renvoie la fiche n°1 acceptée, que vous devez alors imprimer.
Attention !Tous les stages de plus de 308 heures doivent obligatoirement être gratifiés. Le
montant minimum de la gratification figure sur le site : http://vosdroits.service-
public.fr/professionnels-entreprises/F32131.xhtml
3. Une fois l’accord préalable du coordinateur obtenu, vous devez vous rendre sur votre
ENT (sur i-Sorbonne) pour remplir en ligne votre convention de stage (chemin : ma
scolarité > mes conventions de stage). L’enseignant référent pour votre stage de M1 est,
dans le cas général2 votre directeur de mémoire. (C’est donc son nom que vous devez

2Rappel : dans le cas d’une équivalence de stage, ou d’un mémoire dirigé par un professeur émérite,
votre enseignant référent est le coordinateur des stages, Yves Morvan.

18
saisir sur la convention comme enseignant référent, car c’est lui qui signera votre convention,
avant le directeur.) Vous devez ensuite en imprimer trois exemplaires, puis signer chaque
exemplaire et les faire signer par le responsable de l’organisme qui vous accueille, ainsi
que par votre tuteur de stage au sein de l’organisme.
Si vous avez des questions au sujet du remplissage des conventions en ligne, adressez-vous
directement au responsable du bureau des stages de l’université, monsieur Valéry Le
Bourdon, qui pourra vous aider, car c’est lui qui s’en occupe : valery.le-bourdon@univ-
paris3.fr. Le bureau des stages peut vous fournir beaucoup de renseignements précis si vous
en avez besoin, http://www.univ-paris3.fr/bureau-des-stages--92659.kjsp?RH=ACCUEIL
Vous pouvez aussi vous rendre directement sur la page de questions-réponses du bureau des
stages de l’université : http://www.univ-paris3.fr/faq-stages--
300276.kjsp?RH=1291288200888
4. Vous déposez ensuite obligatoirement tous les exemplaires de la convention et l’accord
du coordinateur au secrétariat des M1 Médiation culturelle (bureau 209B). Le passage par le
secrétariat est indispensable et obligatoire, car c’est le secrétariat qui vérifie certains points
importants de la convention, puis qui transmet les conventions et l’accord du coordinateur à
votre enseignant référent3. Celui-ci vérifie l’accord du coordinateur, puis contrôle et signe les
conventions. (Dès que vous avez déposé les conventions au secrétariat, prévenez par mail
votre enseignant référent, afin qu’il passe les signer après leur vérification par le secrétariat.)
Les conventions sont alors transmises pour signature finale au directeur du département. Une
fois les conventions signées par tous, le secrétariat vous en renverra par la poste4 deux
exemplaires, une pour vous, l’autre pour l’organisme d’accueil. Prévoyez un délai d’au moins
deux semaines pour cette étape de contrôle, de signatures et d’envoi. Le stage ne peut pas
commencer tant que les conventions ne sont pas signées par l’ensemble des partenaires !
Attention ! L’université est obligatoirement dernière signataire : il est impératif que le
directeur de l’organisme d’accueil ait déjà signé et apposé son cachet, lorsque les
conventions sont déposées au secrétariat. Dans le cas contraire, le stage ne peut pas avoir
lieu. Aucune exception n’est possible.
• Modifications en cours de stage
Si vous souhaitez modifier les modalités de votre stage après que la convention a été signée,
cela doit se faire avec l’accord de votre enseignant référent et de votre tuteur au sein de
l’organisme. Il peut s’agir par exemple d’une modification des horaires ou des missions, ou
bien, une fois au maximum (et dans la limite de 924 heures au total), d’une prolongation de
stage. Dans tous les cas, il faut faire signer à l’ensemble des signataires de la convention un
avenant qui précise ces modifications. L’avenant doit être signé avant la date d’entrée en
vigueur des modifications.

3 Dès que vous avez déposé les conventions au secrétariat, prévenez par mail votre enseignant
référent, afin qu’il passe les signer au plus vite après leur vérification par le secrétariat. Attention !
Vous ne devez pas les lui faire signer avant !
4 Lors du dépôt, vous pouvez demander à venir récupérer vous-même les conventions, si vous le

souhaitez.

19
• Pendant le stage
Vous avez trois interlocuteurs privilégiés :
- votre tuteur au sein de l’organisme, qui vous prend en charge, vous confie des tâches et
vous forme (c’est lui-aussi qui vous évaluera en fin de stage)
- votre enseignant référent à l’université (dans le cas général, votre directeur de
mémoire), que vous devez contacter en cas de besoin (aide pédagogique, problèmes
relationnels, surcharge de travail, etc.).
- pour des questions d’ordre administratif, ou légal, (interruption de stage, absence,
maladie, avenant…) vous pouvez faire appel au responsable du bureau des stages, monsieur
Valéry Le Bourdon (valery.le-bourdon@univ-paris3.fr ).

• Suivi pédagogique en ligne (obligatoire) : au cours de votre stage, vous devez


répondre brièvement en ligne aux trois questionnaires suivants (suivre les liens) qui
parviendront à votre enseignant référent :
- Premières semaines de stage http://www.univ-paris3.fr/mediation-culturelle-stage-
questionnaire-1-361125.kjsp
- Au milieu du stage http://www.univ-paris3.fr/mediation-culturelle-stage-questionnaire-2-
361263.kjsp
- A la fin du stage http://www.univ-paris3.fr/mediation-culturelle-stage-questionnaire-3-
366766.kjsp

• A la fin du stage : rapport du stagiaire, appréciation du tuteur et validation du


stage
Dans le mois qui suit la fin du stage (sauf pour les stages d’été de fin de M1 : au plus tard
le 11 septembre) et, en général, avant le 25 juin pour permettre une validation en juillet, vous
devez transmettre par mail à votre enseignant référent votre rapport de stage, accompagné
de la fiche n°2 Attestation de stage de M1 (téléchargeable sur la même page), après l’avoir
fait remplir par votre tuteur de stage au sein de l’entreprise.

20
• Contenu du rapport de stage et validation :

Le stage n’est pas noté, mais Validé ou Non validé.

La validation est décidée par votre enseignant référent. Elle tient compte de l'appréciation
du tuteur dans l’organisme d’accueil, ainsi que de la présentation du rapport de stage. Il
s'agit d'un mémoire d'une quinzaine de pages dactylographiées (plus les annexes) et paginées,
relatant l'expérience et les enseignements tirés. Au sommaire (qui apparaît obligatoirement au
début du rapport), faites figurer notamment :
- La présentation de l'entreprise culturelle d'accueil,
- La description précise des missions et des actions que vous avez menées,
- Le bilan général (réflexions personnelles, prise de recul sur le stage, enseignements tirés,
mise en application des acquis de la formation, savoirs et compétences acquis ou sollicités,
etc.).

Ce rapport doit être envoyé par mail au format PDF à votre enseignant référent pour le
stage. La fiche n°2 doit être de préférence incluse à la fin du rapport, dans le PDF, mais
elle peut aussi être envoyée dans un fichier PDF séparé.

Le Master 1 ne peut être obtenu que si le stage est Validé par votre enseignant référent
au vu du rapport et de l’appréciation du tuteur.

21
La réalisation du mémoire de Master 1 :
une recherche exploratoire en vue du Master 2

Le mémoire de Master représente l’un des exercices classiques de la formation universitaire.


Il a longtemps constitué le principal document à rédiger pour obtenir son diplôme de fin
d’études, et il en symbolise encore l’aboutissement concret, susceptible de valider
l’acquisition de capacités rédactionnelles importantes, et d’une démarche analytique et
synthétique de qualité.
Au cours de ces dernières années, les transformations du système universitaire français –
notamment le principe d’un parcours de Master en deux ans, mais aussi les finalités de plus en
plus professionnalisantes – ont induit un certain nombre de changements relatifs à la
distinction entre un mémoire de « recherche approfondie » (qui a longtemps constitué un
exercice propédeutique avant la thèse de doctorat) et un mémoire problématisant des études
de cas (comprenant un axe théorique important, mais prenant la forme d’une « recherche
(plus) appliquée »).
Les Masters 2 du Département Médiation culturelle permettent d’adapter les exigences
attendues au profil et à la situation de chaque étudiant.e, selon qu’il ou elle souhaite
poursuivre une recherche plus directement orientée autour d’une thématique générale et
réflexive, ou ancrer son mémoire dans un cadre professionnel spécifique, notamment celui de
la réalisation de son stage, ou celui de son contrat d’apprentissage (en M2).

Quelque solution que vous choisissiez, votre mémoire constitue une véritable carte de visite,
que vous souhaitiez vous orienter dans la recherche ou que vous souhaitiez présenter ce
document à des professionnels.
Il démontre ce que vous êtes capable de réaliser et le niveau de réflexion que vous pouvez
développer en toute situation.

En Master 2, vous poursuivrez le mémoire que vous avez commencé en Master 1.

C’est ce principe que nous privilégions. Ce mémoire constitue un exercice complet, dans la
continuité entre le M1 et le M2, tout aussi cohérent pour un parcours de recherche que pour
un parcours professionnel.
Cela signifie que vous avez déjà rédigé en moyenne entre 60 et 80 pages de mémoire pour
l’étape du Master 1, et effectué notamment tout le travail se rapportant à la recherche
bibliographique, à la définition de votre problématique et exploré une partie de votre terrain.

En Master 2, vous approfondirez votre terrain, avec le ou la même directeur ou directrice de


mémoire que celui ou celle qui vous suivait l’année dernière (pour autant qu’il ou elle
enseigne dans votre parcours de Master). En concertation avec votre tuteur/trice, vous pourrez
intégrer les parties du mémoire de M1 et les relier avec les nouveaux chapitres de votre
recherche. Le mémoire présentera un caractère plus abouti que l’état inachevé dans lequel il
peut être généralement présenté à l’issue de la première année du mémoire.
Un tel mémoire « unifié » présentera donc un volume d’environ 100 à 150 pages (hors
annexes), et pourra être présenté si vous postulez par la suite pour d’autres recherches
(doctorat), mais il témoignera aussi, devant des professionnels, des connaissances dont vous
disposez et de votre maîtrise de cet exercice particulier.

22
La forme exploratoire du mémoire en Master 1 comporte les étapes de travail suivantes,
qu’il faut souvent mener en parallèle, et qu’il ne faut pas confondre avec un plan de réflexion
ni avec un sommaire :

• la définition référencée d’un objet de recherche délimité,


• l’exposé d’une problématique de recherche,
• une revue de littérature, un état des lieux bibliographique très avancé sur le sujet,
• une enquête exploratoire, dont l’étudiant expose la méthode et les résultats,
• une méthode de recherche qui pourrait être approfondie en M2, compte tenu des
enseignements de l’enquête exploratoire. Un premier repérage des sources peut être
présenté, le cas échéant.

La mise en œuvre de vos recherches et de votre plan dépend de votre sujet et des disciplines
dans lesquelles celui-ci s’inscrit.
Pour faire ce travail, l’étudiant est encadré par un directeur ou une directrice de recherche.
L’étudiant le choisit début septembre, parmi la liste présentée dans le parcours suivi, ou sur la
liste générale téléchargeable en ligne sur les pages web du Master 1.
Il suivra obligatoirement les séances du séminaire de « Méthodologie : approche critique des
données » (M7M100) dispensées par son directeur ou sa directrice de recherche.

Un Vademecum pour la réalisation de ce mémoire est disponible sur le site : à consulter


impérativement afin de comprendre l’esprit et la lettre de ce dont il est question dans cet
apprentissage à la recherche, mais à nuancer en fonction des instructions et
recommandations spécifiques de votre directeur/directrice de recherche, qu’il faut consulter
régulièrement.

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

Il n’y a pas de session de septembre :


votre mémoire devra être soutenu à la session de juin 2019, avec un dépôt définitif de
votre manuscrit à la mi-mai 2019.

L’obtention de la note minimale de 08 / 20 à l’issue de la soutenance du mémoire est une


condition nécessaire pour l’obtention du Master 1, quelles que soient vos notes obtenues
dans les autres UE.

23
VII.Liste des directeurs et directrices de mémoires
et thèmes de recherche

Bruno-Nassim Aboudrar
Disciplines : Histoire de l’art ; art et questions géopolitiques, esthétique et théorie de l’art ; art
et sciences humaines
Objets d’études principaux : Places des femmes dans le champ visuel ; Limites de la
figuration dans la peinture classique ; Art et art contemporain des mondes musulmans,
Histoire des théories artistiques.
Sélection de publications : La Médiation culturelle (en collaboration avec François Mairesse),
P.U.F, coll. Que-sais-je ? 2016 ; Qui veut la peau de Vénus ? Flammarion, 2016 ; Comment le
voile est devenu musulman, Flammarion, 2014 ; « Notes sur une résurrection ratée », in
Barbara le Maître, La nuit des morts vivants. Précis de recomposition, Le Bord de l’eau,
2016, « Vertigineuses coupoles célestes », in Bruno Nassim Aboudrar et Barbara Le Maître,
Tout ce que le ciel permet, PSN, « Théorème », 2015.

Séverine Barthes
Disciplines : sciences de l’information et de la communication ; analyse des médias ; culture
visuelle ; sémiologie ; rhétorique et stylistique.
Objets d’études principaux : séries télévisées ; télévision ; médias et nouveaux médias ;
cinéma et audiovisuel ; entertainment-education ; fictions médiatiques et sérielles ; cultures
populaires et médiatiques.
Dernières publications : « Le héros super-sériel : une arme marketing à l’ère de la peak
TV ? », Télévision n°9, 2018, p. 97-110 ; « De quoi la série originale Netflix (Netflix Original)
est-elle le nom ? », colloque du CRICIS 2018, sous presse ; chapitre « Production et
programmation des séries télévisées » dans Décoder les séries télévisées (dir. : Sarah
Sepulchre), 2e édition revue et augmentée, 2017, De Boeck, p. 49-77 ; « Extratemporanéité de
la remémoration, tempos de la narration : l’exemple de Timeless (NBC, 2016+) », 2017,
preprint disponible sur HAL ; « Le kitsch, c'est chic. Rhétorique du kitsch dans les séries du
basic cable américain », actes du colloque de Cerisy sur le kitsch, Presses Universitaires de
Strasbourg (sous presse), preprint disponible sur HAL ; « Suivez Budart : plus beau le néo-
feuilleton ? », Actes du colloque Séries et feuilletons sur les écrans de la RTF et de l’ORTF,
L’Harmattan (sous presse), preprint disponible sur HAL.
Carnet de recherche en ligne : Alerte Spoilers ! (https://seriestv.hypotheses.org)
Liste complète des publications consultable sur Google Scholar :
https://scholar.google.fr/citations?user=b7EVojMAAAAJ&hl=fr

Marc Boissonnade
Disciplines : Médiation culturelle, culture scientifique et technique, politiques culturelles
Domaines de spécialité : médiation des arts, éducation artistique, médiation des sciences et
des techniques, études d’activités culturelles (objectifs, fonctionnement, organisation,
publics), fonctionnement des politiques culturelles au sein des collectivités territoriales (ville,
département, région).

24
Cécile Camart
Disciplines : Histoire, critique et théorie de l’art contemporain (XXe-XXIe s.) ; histoire des
expositions ; muséologie de l’art ; histoire et théorie de la photographie.
Objets d’étude principaux : Espace, histoire et théorie des expositions, expologie, pratiques
curatoriales. Critique institutionnelle et musées fictifs. Formes narratives dans l’art
contemporain (fictions, stratégies identitaires, relations texte/image). Esthétique relationnelle
et scènes performatives (œuvres performées, en forme de situation, immatérielles).
Publications récentes : (dir.) Art & Alphabet. Abécédaires au fil des arts, Ligeia, 2017, 272 p.
[avec F. Maurin et C.Schenck] ; (dir.) Les Mondes de la médiation culturelle (vol. 1,
Approches de la médiation, 280 p. ; vol. 2, Médiations & Cultures, 302 p.), L’Harmattan,
2016 [avec F. Mairesse, C. Prévost-Thomas et P. Vessely] ; « Period rooms, atmosphere
rooms, making of : une collection d’ambiances au Van Abbemuseum » in Des lieux pour
penser. Musées, théâtres, bibliothèques, F. Garcin-Marrou, F. Mairesse, A. Mouton-Rezzouk
(dir.), Paris, Icom-Icofom, 2018 ; « Manifestes des avant-gardes et fables post-modernes : de
quelques pratiques des alphabets plastiques », Ligeia, janvier-juin 2017 ; « L’artiste historien
d’art en narrateur : musées clandestins et copies anonymes », Culture & Musées, n°27, juin
2016 ; « À la recherche de l’archive. Le futur antérieur de l’espace (ré)exposé », Protéus,
Cahiers des théories de l’art, n° 10, Le commissariat comme forme de recherche, juillet
2016.
[Liste sur HAL-SHS]

Béatrice Laroche
Discipline : Littérature et civilisation.
Objets d’étude principaux : Narration et storytelling : le récit et l’image (œuvres classiques,
bandes dessinées, roman graphique, œuvres transmédia), Les nouvelles écritures narratives,
Cultures populaires et médiatisation de la culture.

Albert Lavigne
Disciplines :
Histoire des élites en Europe : XIXème-XXème siècles
Histoire religieuse : XIXème-XXème siècles.

François Mairesse
Disciplines : Muséologie et économie de la culture
Objets d’étude principaux : Les conceptions et l’histoire des musées à travers le monde,
l’économie, la gestion et le fonctionnement des musées, l’expographie et l’étude des
dispositifs, les musées et les nouveaux médias, l’économie des arts et de la culture, les enjeux
de la médiation culturelle.
Derniers ouvrages parus : Enquête sur les pratiques savantes ordinaires, Lormont, Le bord de
l'eau, 2017 (avec Joëlle Le Marec) ; La médiation culturelle, Paris, Armand Colin (collection
U), 2ème éd., (avec Serge Chaumier), 2016; La médiation culturelle, Paris, Presses
universitaires de France (Que sais-je), 2016 (avec B Nassim Aboudrar) ; Gestion de projets
culturels, Paris, Armand Colin, 2016 ; Économie des arts et de la culture (avec Fabrice
Rochelandet), Paris, Armand Colin, 2015 ; Le culte des musées, Bruxelles, Académie royale
de Belgique, 2014.

25
Laurent Martin
Discipline : Histoire culturelle
Domaines de spécialité : histoire culturelle contemporaine ; politiques culturelles locales,
nationales, internationales ; culture et politique ; médias et communication, censure ; relations
culturelles internationales ; histoire des intellectuels ; histoire de l'Europe ; arts et littératures
de l’imaginaire (fantastique, science-fiction, fantasy).
Exemples de sujets possibles pour un mémoire : les représentations de la révolte et de la
révolution dans l’art et/ou les médias ; contre-culture et presse alternative ; culture et
immigration ; diversité et droits culturels ; l’éducation populaire aujourd’hui ; diplomatie
culturelle et softpower de tel ou tel pays, etc.
Blog : laurentmartinblog.wordpress.com
Derniers livres parus : (dir.) Les censures dans le monde, XIXe-XXIe siècles Presses
universitaires de Rennes, 2016 ; L'Enjeu culturel. La réflexion internationale sur les
politiques culturelles, 1963-1993 La Documentation française, 2013. A paraître (dir.)
: Culture, Médias, Pouvoirs aux Etats-Unis et en Europe occidentale, 1945-1991 (Atlande,
2018).

Stéphanie Molinero
Disciplines : Sociologie de l’art et de la culture, sociologie de la musique
Domaines de recherche : musique, spectacle vivant, politiques culturelles, publics.
Méthodes d'enquête quantitative et qualitative.
Publications récentes : « Rap audiences in France : Towards a diversification and
heterogenisation of the appeal of rap music ? », Made in France, Studies in Popular Music,
Gérôme Guibert and Catherine Rudent (dir.), London, Routledge, “Global Popular Music
Series”, 2016. En collaboration : « Diversité musicale et répartition territoriale dans les
théâtres de ville franciliens, Arcadi Île-de-France, Mai 2016. « Pour une nécessaire
redéfinition du « populaire » en sociologie de la musique. Retour sur l’hypothèse
d’incommensurabilité des genres musicaux sous le rapport « savant/populaire » et sur la
théorie de la légitimité culturelle », dans 25 ans de sociologie de la musique en France, Tome
1 : Réflexivité, écoutes, goûts, Brandl Emmanuel, Prévost-Thomas Cécile et Ravet Hyacinthe
(dir.), Paris, L’Harmattan, 2012. Les publics du rap. Enquête sociologique, Paris,
L’Harmattan, 2009.

Joseph Ngijol
Disciplines : Management et économie du tourisme et de la culture.
Objets d’étude principaux : l’économie, la gestion et le fonctionnement des organisations du
tourisme culturel, les enjeux de l’innovation et du numérique dans le champ du tourisme et de
la culture.
Sélection de publications : Le tourisme de mémoire entre tradition et modernité : une analyse
conventionnelle à partir des funérailles camerounaises (avec B. Temgoua et C. Clergeau),
Actes du Colloque de l’Association Francophone du Management du Tourisme, 2017, La
Rochelle ; Israel M. Kirzner, Les opportunités au cœur de la dynamique entrepreneuriale,
Revue de l’Entrepreneuriat, n°4, p. 99-115, 2015.

26
Cécile Prévost-Thomas
Disciplines : Sociologie des musiques (pratiques, discours, représentations), histoire et
sociologie de la chanson francophone.
Axes de recherche : médiation de la musique, chanson francophone, musique et politique,
musique et genre, publics de la musique, patrimoine musical, institutions musicales, musique
et territoires, géopolitique de la musique.
Ouvrages : (dir.) International Relations, Music and Diplomacy, Sounds and Voices on the
International Stage (avec Frédéric Ramel), New York, Palgrave MacMillan, à paraître ; (dir.)
Arts, culture, mémoire (avec Bruno Péquignot) Paris, L’Harmattan, 2017 ; (dir.) Les mondes
de la médiation culturelle, Vol. 1 & 2, (avec Cécile Camart, François Mairesse, Pauline
Vessely), Paris, L’Harmattan, 2016 ; (dir.) 25 ans de Sociologie de la Musique en France,
Tome 1 & 2, (avec Emmanuel, Brandl et Hyacinthe Ravet, Paris, L’Harmattan, 2012 ; (dir.)
La chanson francophone contemporaine et engagée, (avec Lise Bizzoni), Montréal,
Triptyque, Montréal, 2008.

Sophie Ratto
Discipline : Langues et littératures de l’antiquité ; archéologie (études étrusco-italiques)
Objets d’étude principaux : Art et histoire de l’antiquité grecque et romaine ; littérature
française ; mythes anciens et modernes ; le roman policier.

Nick Rees-Roberts
Disciplines : Cinéma, Culture, Communication, Medias
Objets d’étude principaux : Cultural Studies ; Histoire et culture de mode ; genre et
sexualités; représentations culturelles et visuelles; histoire et théories du cinéma; cultures
numériques; intermedialité.
Derniers ouvrages parus : French Queer Cinema (2008/2014) ; Homo exoticus : race, classe
et critique queer (2010), Alain Delon : Style, Stardom and Masculinity (2015) ; à paraître :
Fashion Film : Art, Advertising, Documentary (2017)

Fabrice Rochelandet
Discipline : Economie de la culture et du numérique
Objets d’étude principaux : les industries culturelles et créatives face au numérique (la
diversité culturelle, le crowdfunding, la critique en ligne, le droit d'auteur…) ; les territoires
créatifs et les politiques publiques locales (quartiers artistiques et clusters culturels ; lieux
intermédiaires et friches culturelles…) ; les médias numériques (la presse en ligne, les réseaux
sociaux numériques, les comportements contributifs...) ; la question des données personnelles
(les modèles d’affaires numériques des monopoles de l'internet, la protection de la vie
privée…). Coordination de projets de recherche sur ces différentes thématiques, financés par
le ministère de la Culture et l’Agence Nationale de la Recherche.
Derniers ouvrages parus : Médias, Culture, Numérique. Approches socioéconomique (avec
Gérôme Guibert et Franck Rebillard), Paris, Armand Colin ; Économie des arts et de la
culture (avec François Mairesse), Paris, Armand Colin, 2015 ; Économie des données
personnelles et de la vie privée, La Découverte - Repères, 2010.
Page personnelle : http://www.univ-paris3.fr/rochelandet-fabrice--
170203.kjsp?RH=1179925961149

27
Catherine Rudent
Discipline : Musicologie, popular music studies.
Axes de recherche : musicologie des « musiques actuelles » ; voix (styles, utilisation, analyse)
en popular music ; mélanges de genres et de styles musicaux dans les musiques populaires,
notion d'influence ; rôle que jouent les représentations sociales dans les genres et les styles
musicaux ; catégorisations musicales et biais de représentation dans la presse et les médias.
Possibilité de direction de mémoires en géopolitique de la musique et en musique « savante »
occidentale, selon le sujet.
Publications : L'album de chansons. Entre processus social et œuvre musicale, Honoré
Champion, 2011 ; avec Gérôme Guibert, Made in France : Studies in French Popular Music,
Routledge, à paraître en 2018 ; « Transigeance musicale et abrasion stylistique. Une définition
musicale de la variété », 2016, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-
01477117v2/document; « Les stéréotypes de genre dans la presse rock : Musiciennes et
musiciens dans Les Inrockuptibles en 2010 », 2014, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-
01477115/document; « La voix chantée en popular music studies », Musicologies (Paris-
Sorbonne, OMF), n° 10, 2013, p. 47-71.
http://www.academia.edu/5808885/la_voix_chant%C3%A9e_en_popular_music_studies

Serge Saada
Domaine de spécialité : Théâtre et spectacle vivant ; Médiation culturelle, et plus
spécifiquement la médiation culturelle dans le champ social.
Objets d’étude principaux : L’esthétique théâtrale et ses modes de réception, la médiation
culturelle dans le champ social et les techniques d’accompagnement des publics.
Dernier ouvrage paru : Et si on partageait la culture ? Essai sur la médiation culturelle et le
potentiel du spectateur. Editions de l’Attribut. 2011. Co- rédacteur : Le guide de la médiation
culturelle dans le champ social, Paris, Association « Tous bénévoles » et Cultures du Cœur,
2015. Co-fondateur : L’observatoire de la médiation culturelle dans le champ social.
cultureducoeur.org/observatoire, mise en ligne 2017.

Olivier Thévenin
Disciplines : Sociologie des arts et des publics de la culture, sociologie du cinéma et de
l’audiovisuel, sociologie de la culture et des médias
Objets d’étude principaux : Identité et réputation artistique ; publics de la culture et politiques
culturelles ; festivals de films et études médiatiques ; cinéphilie/sériephilie et plateformes
numériques ; articulation entre pratiques de sociabilités et pratiques culturelles et
médiatiques ; étude des relations entre culture et communication à la lumière des
transformations structurelles générées par l’économie des contenus numérique, les industries
culturelles et les pratiques digitales.
Derniers ouvrages parus : Sociabilités et transmissions dans les expériences de loisir, en col.
avec P. Marcotte, l’Harmattan, 2014, 184 p. ; Les Territoires de la démocratisation culturelle,
en col. avec O. Moeschler, l’Harmattan, 2009, 206 p. ; La S.R.F. et la Quinzaine des
Réalisateurs : une construction d’identité collective, Aux lieux d’être, 2008, 262 p.
Sélection de publications sur : HAL-SHS et Research Gate

Fabien Van Geert


Disciplines : Muséologie, anthropologie culturelle, études postcoloniales.
Objets d’étude principaux : musées ethnographiques et de société ; patrimoine et diversité
culturelle ; politiques culturelles et crise économique ; musées et monde hispanophone.
Publications récentes: Du musée colonial au musée des diversités. Intégrations et effets du
multiculturalisme sur les musées ethnologiques actuels. Rennes: Presses Universitaires de
28
Rennes, à paraître; "Du musée ethnologique au musée multiculturel? Bilans et enjeux d’une
rénovation institutionnelle. Le cas du Musée de la culture mondiale de Göteborg",
Muséologies, vol. 8, 2017; "Légitimer la prédation? Entre colonialisme et approche
multiculturelle des collections ethnographiques", ICOFOM Study Series, vol. 45, 2017;
Construint el territori: arquitectura tradicional i paisatge a Catalunya (avec F. Estrada).
Barcelone: Departament de Cultura, Generalitat de Catalunya, 2017; Usos políticos del
patrimonio cultural (avec X. Roigé et L.Conget), Barcelone: Publicacions i Edicions de la
Universitat de Barcelona, 2016; "The Recognition of Migrations in the Construction of
Catalan National Identity? Representations of the History of Migrations and Cultural
Diversity in Catalan Museums (1980-2012)", Museums and Migration: History, Memory and
Politics, Gourievidis, L. (ed.). Londres: Routledge, 2014.

Pauline Vessely
Disciplines : Sociologie des arts et de la culture, sociologie de la danse, sociologie des
inégalités, études de genre.
Domaines de recherche : danse et genre, publics et pratiques de la médiation de la danse,
publics et pratiques de la médiation de la musique, formations artistiques professionnelles,
genre et inégalités dans les arts et l’accès aux formations artistiques.
Publications récentes : Art.School.Differences, Researching Inequalities and Normativities in
the field of Higher Art Education, (avec Philippe Saner et Sophie Vögele) Berne, Peter Lang,
novembre 2016 ; Les Mondes de la médiation culturelle, Volume 1 : Approches de la
médiation ; Volume 2 : Médiations et cultures, (avec Cécile Camart, François Mairesse,
Cécile Prévost-Thomas, (dir.) Paris, L’Harmattan, Coll. « Les cahiers de la médiation »,
2016 ; « Du musicien médiateur au médiateur musicologue. Entre intégration sociale et
socialisations musicales », (avec Cécile Prévost-Thomas), dans Les médiations culturelles et
artistiques. Quels processus d’intégration et de socialisation ? (dir.), Frédérique Montandon
et Thérèse Pérez-Roux, Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques sociales », Série « Études
culturelles », 2014.

***

29
VIII. Programmes des enseignements détaillés

Les enseignements sont classés par bloc d’UE suivant une codification propre à chaque bloc.
Les choix possibles sont précisés pour chacun de ces blocs.

Dans la version simplifiée de cette brochure, seuls les intitulés des séminaires figurent : les
descriptifs de chaque cours sont intégrés dans la version complète de la brochure,
téléchargeable à la rentrée sur la page web du Master 1 et dans la rubrique générique « Les
brochures du Département ».

Descriptifs des UE fonctionnelles obligatoires


(communes à toutes les dominantes)

• M7M500 ANGLAIS

Bureau des enseignements transversaux – Céline Thurel


L’enseignement des langues – ici de l’anglais – constitue une priorité au sein de votre
formation. Il obéit à une logique particulière. Accueillant un public au niveau hétérogène en
anglais, l’équipe enseignante a pour objectif de perfectionner les compétences linguistiques
des étudiants, tout en apportant des connaissances et des compétences en matière littéraire,
civilisationnelle et culturelle.
Attention, il n’existe pas de cours d’anglais pour débutant. Tous les cours proposés
nécessitent un niveau B2 minimum.
Le descriptif des cours peut être consulté sur les pages du BET : www.univ-paris3.fr/bet
Les cours sont dispensés sous le régime du contrôle continu mais un contrôle terminal intégré
est possible pour les étudiants ayant obtenu une dérogation auprès du BET. Dans ce cas, ils
passeront leur examen lors du partiel de fin de semestre. Le contrôle continu suppose une
assiduité aux cours et une participation active en classe.
L’attention des étudiants est attirée sur le fait qu’il n’existe pas d’épreuve de rattrapage en
anglais pour non spécialistes au niveau du Master. Toute absence aux épreuves entraînera
donc la note de 0/20.

• M7M800 INFORMATIQUE et MULTIMEDIAS

Bureau des enseignements transversaux – Baptiste Bohet.


Voir le site Internet (BET)

30
• MRD FORMATION A LA RECHERCHE DOCUMENTAIRE

La recherche documentaire vise à vous former à trouver des références scientifiques sur un
sujet, de manière exhaustive et méthodique. La maîtrise de la recherche documentaire vous
sera indispensable pour réussir votre première année de Master, et votre mémoire en
particulier.

L'UE est assurée par la Direction des Bibliothèques Universitaires (DBU).


Obligatoire pour tous les M1 de l'Université, l’UE de MRD se compose de 12h, dont :
deux TD de 2h, en salle informatique. Ils auront lieu au premier semestre.
quatre sections de cours en ligne sur iCampus
quatre tests d’évaluation

L’inscription obligatoire aux TP, les cours en ligne et les évaluations se feront entièrement sur
iCampus, au cours M7EMRD. Pour y accéder, il suffit de vous connecter grâce à vos
identifiants iSorbonne. Vous devez ensuite choisir vos deux séances de TP sur cet espace,
étudier les sections et valider les tests.
Validation : Quatre tests d’évaluation seront à valider sur iCampus, à la fin de chaque section
de cours.

Programmes des parcours de M1

31
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours APPROCHE PLURIDISCIPLINAIRE DE LA MEDIATION


CULTURELLE / GEOPOLITIQUE DE L’ART ET DE LA CULTURE
(Responsables : Bruno Nassim Aboudrar et Laurent Martin)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : 1 séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les 3 séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
M7M112 Histoire culturelle et cultural studies : 2 3
2 enseignants distincts
M7M113 Esthétique et analyse de l'image : 2 3
2 enseignants distincts
M7M108 Muséologie, histoire de l’art et étude de 2 3
dispositifs

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents) :


suivre obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire

M7/ M8M204 Questions approfondies d’esthétique 2 3


M7/ M8M205 Anthropologie culturelle 2 3
M7/ M8M217 Géopolitique de la musique 2 3
M7/M8M213 Histoire culturelle 2 3
M7/M8M212 Politique de la culture au XXe siècle 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

M7/ M8M302 Économie de la culture 2 3


M7/ M8M303 Économie du tourisme culturel 2 3
M7/ M8M304 Économie des médias numériques 2 3
M7/ M8M317 Droit international de la culture 2 3

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents) : suivre obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de
mémoire

M7/ M8M406 Cultural studies 2 3


M7/ M8M417 Géopolitique des arts et de la culture 2 3

32
e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

M7/ M8M711 Projets en diplomatie culturelle et 2 3


francophonie
M7/ M8M717 Projets de festivals à l’international 2 3

f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS / DIRECTRICES DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE


VOTRE MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux ou de Formation à la spécialité assuré par votre
directeur/directrice de
mémoire

• Bruno-Nassim ABOUDRAR - Disciplines : Histoire de l’art ; art et questions


géopolitiques, esthétique et théorie de l’art ; art et sciences humaines
• Cécile CAMART - Disciplines : Muséologie ; histoire, critique et théorie de l’art
contemporain (XXe – XXIe s.)
• Béatrice LAROCHE - Discipline : Littérature et civilisation.
• Laurent MARTIN - Disciplines : Histoire culturelle ; Relations culturelles
internationales ; Politique et diplomatie culturelles
• Nick REES-ROBERTS - Disciplines : Cinéma, Culture, Communication, Médias
• Catherine RUDENT - Disciplines : Musicologie, popular music studies.
• Fabien VAN GEERT - Muséologie ; anthropologie culturelle ; études postcoloniales

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

À titre exceptionnel, il est possible de conduire sa recherche sous la direction d’un.e autre
directeur.trice de mémoire ne figurant pas dans cette liste, après avoir consulté
préalablement les enseignants responsables de ce parcours par courriel.

33
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M112 - HISTOIRE CULTURELLE ET CULTURAL STUDIES

Enseignants : Laurent Martin et Nick Rees-Roberts

Histoire culturelle avec Laurent Martin :


Domaines de recherche : histoire culturelle ; relations culturelles internationales ; politiques
culturelles ; culture et politique ; médias ; censure.
Quatre séances de méthodologie de deux heures chacune seront organisées, les trois premières
au premier semestre, la quatrième au second semestre.

La troisième séance sera l’occasion d’évaluer le rendu des ébauches de bibliographies, de plan
et d’introduction demandés aux étudiants dont je suivrai le mémoire cette année.

Domaines de recherche : histoire culturelle ; relations culturelles internationales ; politiques


culturelles ; culture et politique ; médias ; censure.

Exemples de sujets possibles pour un mémoire : la filiation créatrice, création et génération (la
relation maître et disciple, parent/enfant artistes etc.) ; les émissions culturelles à la télévision ;
les représentations de la révolte et de la révolution dans l’art et/ou les médias ; contre-culture
et presse alternative ; le bilan de la politique culturelle de François Hollande ; le projet
d’exposition universelle 2025 ; l’éducation populaire aujourd’hui ; Une Villa Medicis en
banlieue ? ; diplomatie culturelle et softpower de tel ou tel pays, etc.

Bibliographie indicative : CHAUBET François et MARTIN Laurent, Histoire des relations


culturelles internationales dans le monde contemporain, Armand Colin, 2011 ; COHEN
Evelyne et al. (dir.), Dix ans d’histoire culturelle, Presses de l’ENSSIB, 2011 ; DELPORTE
Christian et al. (dir.), Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine, Presses
universitaires de France, 2010 ; MARTIN Laurent et VENAYRE Sylvain (dir.), L’Histoire
culturelle du contemporain Nouveau Monde éditions, 2005 ; ORY Pascal, L’Histoire
culturelle, Presses universitaires de France, 2015 ; POIRRIER Philippe, Les Enjeux de
l’histoire culturelle, Seuil, 2004 et L’Histoire culturelle : un tournant mondial dans
l’historiographie ? Editions universitaires de Dijon, 2008.

Cultural Studies, avec Nick Rees-Roberts :


Quatre séances de méthodologie de deux heures chacune seront organisées, la première au
début du premier semestre, la deuxième à la fin du premier semestre, la troisième au milieu du
deuxième semestre. La première servira à présenter les travaux et les méthodes des Cultural
Studies ; la deuxième et la troisième à vérifier le bon avancement du mémoire des étudiants.
La deuxième séance sera l’occasion d’évaluer le rendu des ébauches de bibliographies, de plan
et d’introduction demandés aux étudiants.
Bibliographie indicative pour les Cultural Studies :
Chris Barker and Emma A. Jane, Cultural Studies: Theory and Practice. Sage, 2016; Maxime
Cervulle et Nelly Quemener, Cultural studies: théories et méthodes. Armand Colin, 2015 ;
Stuart Hall (ed.) Representation: Cultural Representations and Signifying Practices. London
and Thousand Oaks, CA: Sage, 1997; David Morley and Kuan-Hsing Chen (eds), Stuart Hall:
Critical Dialogues in Cultural Studies. Routledge, 1996.

34
• M7M113 - ESTHÉTIQUE ET ANALYSE DE L'IMAGE

Enseignants : Bruno Nassim Aboudrar et Béatrice Laroche


En se fondant sur des cas pratiques, présentés de préférence par les étudiants eux-mêmes, le
séminaire de méthodologie abordera les problèmes liés à la constitution d’un corpus
iconographique, à la description des œuvres ainsi qu’à leur interprétation. Parallèlement, le
séminaire se veut un moment où les difficultés rencontrées, le cas échéant, par les étudiants
dans l’élaboration de leur mémoire peuvent faire l’objet d’un suivi collectif.

• M7M108 – MUSÉOLOGIE, HISTOIRE DE L’ART ET ÉTUDE DE


DISPOSITIFS

Enseignants : Cécile Camart, François Mairesse ou Fabien Van Geert


Les séances seront organisées suivant 3 modules de 3 heures : les étudiants suivront
obligatoirement les séances organisées par leur directeur ou directrice de mémoire.
Les séances animées par Cécile Camart porteront sur les outils et méthodes de recherche
propres à l’histoire de l’art (notamment des XXe-XXIe s.) et à l’histoire des expositions
permettant de penser les processus de création, de fabrication, d’exposition, d’interprétation,
de diffusion et de réception, en tenant compte des approches discursives de l’art : connaissance
des ressources en art spécialisées, identification des registres théoriques, des sources
historiques et iconographiques, maniement des catalogues et bases de données liés aux
collections publiques et privées, construction d’un corpus d’œuvres / d’expositions / de
dispositifs liés au musée, veille scientifique propre à la discipline. Ces méthodes seront
articulées aux étapes de l’élaboration du mémoire (problématiques, objets et sujet de la
recherche, construction d’une bibliographie, structure et plan, analyse d’œuvres, d’expositions,
etc.)
Les séances animées par François Mairesse ou Fabien Van Geert porteront sur les méthodes de
recherche générales utilisées en muséologie: bibliographie de base et outils documentaires,
méthodes de recherche documentaire, méthodes d'enquêtes et d'analyse des publics ou
d'entretiens dans les musées, analyse des dispositifs, analyse quantitative, etc.
Les séances porteront également sur les questions de revue de littérature, mais aussi sur la
définition d'une problématique, la mise en place d'une hypothèse, la réflexion autour de la
méthodologie adéquate, la définition d'un corpus, la planification et étapes de la rédaction, etc.

Bibliographie :
ARBORIO, A.-M. & FOURNIER, P. (2010). L'observation directe. L'enquête et ses
méthodes. Paris: Armand Colin (4e édition).
MARTIN, O. (2012). L'analyse quantitative des données. Paris: Armand Colin (3e édition).
CHASSEY E. DE, Pour l’histoire de l’art, Arles, Actes Sud, 2011.

Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M204 - QUESTIONS APPROFONDIES D’ESTHÉTIQUE

Enseignant : Bruno Nassim Aboudrar


Les œuvres d’art sont sollicitées par divers discours constitués qui prétendent chacun à une
forme de vérité. Ainsi en va-t-il de l’histoire de l’art, de la philosophie et de l’esthétique, ou
encore de la critique. Le séminaire tente de faire ressortir les traits constitutifs de ces discours,
par ailleurs variés dans le temps et les motifs, et prête une attention particulière au rapport
qu’ils entretiennent à leur objet, paraissant tantôt le refléter, tantôt le définir ou le normer. En
marge de ces discours, les arts produisent d’eux-mêmes des représentations réflexives qu’il est
intéressant de leur comparer. Les textes sont distribués au cours du séminaire. Ce séminaire

35
s’intéressera à diverses pensées de l’art qui ont traversé la fin du XIX e siècle et le XXe siècle.
Comment penser l’art quand on peut le (re)produire en série ? Comment interpréter la relation
entre l’œuvre et son spectateur ? Suffit-il de dire « c’est de l’art » pour que ce le soit ?
Comment apparaît un nouveau champ artistique quand la technologie évolue ? Voici quelques-
unes des questions que nous nous proposons d’aborder à travers la lecture de textes de
philosophie, de critique, d’histoire ou de littérature, éventuellement en regard d’œuvres d’art
permettant une meilleure contextualisation de ces textes. Les textes seront distribués au cours
du séminaire.

• M7/ M8M205 - ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

Enseignant : Fabien Van Geert


Le projet de l’anthropologie est de comprendre la diversité des cultures humaines et, en même
temps, au-delà de cette diversité, l’unité du phénomène humain. Au cours de ce séminaire,
nous aborderons, dans un premier temps, les grands questionnements et notions qui sont au
fondement de cette discipline (rapports nature/culture, altérité et ethnocentrisme, identité…). Il
s’agira ensuite d’explorer certains grands champs de l’anthropologie actuelle qui sont autant
d’outils pour comprendre le monde contemporain en général (à l’heure de la « mondialisation
de la culture »), ainsi que le domaine des arts en particulier. Enfin, nous nous intéresserons à la
méthodologie de l’observation participante, propre de l'Anthropologie, ce qui donnera lieu à
une mise en application pratique de la part des étudiants.
Bibliographie :
Augé, M. et Colleyn, M. (2009). L'Anthropologie. Paris: PUF.
Copans, J. (1996). Introduction à l’ethnologie et à l’anthropologie. Paris: Nathan.
Cuche, Denys (2016) [1996]. La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La
Découverte.
Laburthe-Torla, Ph. et Warnier, J.-P. 1997 [1993]. Ethnologie anthropologie. Paris: PUF.

• M7/ M8M217 - GÉOPOLITIQUE DE LA MUSIQUE

Enseignantes : Cécile Prévost-Thomas (M7M217) et Catherine Rudent (M8M217)

Cécile Prévost-Thomas (1er semestre – M7M217)


Au premier semestre, ce séminaire propose à la fois de découvrir ce champ de recherche
récent, son ancrage disciplinaire pluriel (géographie, politique, relations internationales,
sociologie de la musique, musicologie), son écho institutionnel (État, Institut français,
Francophonie, ONU, ONG, etc.) les enjeux qu’il soulève (politique étrangère, diplomatie
culturelle, gestion des conflits, processus de paix) et les acteurs qu’ils mobilisent (musiciens,
diplomates, chefs d’états, populations, publics) à partir de différents terrains d’observation
contemporains mais aussi de comprendre quelle sont les spécificités de la musique pour penser
la géopolitique.

Bibliographie : Ahrendt R., Ferraguto M. et Mahiet D. (dir.), Music and Diplomacy. From the
Early Modern Era to the Present, New York, Palgrave MacMillan, 2014 ; Fléchet A. et Marès
A. (dir.) : « Musique et relations internationales I », Relations internationales, 2013, n° 155 et
« Musique et relations internationales II », Relations internationales, 2014, n° 156 ; Gienow-
Hecht J. (dir.), Music and International History in the Twentieth Century, New York/Oxford,
Berghan Books, 2015 ; Grassy E. et Sklower J. (dir.), Politiques des musiques populaires au
XXIe siècle, Nantes, Éd. Mélanie Seteun, 2015 ; Ramel F., Prévost-Thomas C. (dir.), Music
and Diplomacy – Sounds and Voices on the International Stage, New-York, Palgrave
Macmillan, 2017 (en cours de publication).

36
Catherine Rudent (2d semestre - M8M217)
Ce séminaire approfondira la géopolitique de la musique, dans le prolongement du cours de
premier semestre. Il montrera comment les pratiques musicales sont toujours inscrites dans un
espace géographique, qui est aussi un espace politique. De ce fait, la musique rencontre ou
affronte les mécanismes de pouvoir et de contre-pouvoir. Ainsi, les questions de
standardisation et de globalisation de la musique, d’expressions musicales locales, d’identités
culturelles et nationales, de genres musicaux seront évoquées. On prendra des exemples de
musiques savantes (opéra, musiques de cour, musiques de rituels religieux), de musiques de
tradition orale et de musiques populaires (blues, punk, reggae, hip hop, controverse sur les
« musiques noires », cas de la « global pop », etc.)
Bibliographie : Luc Charles-Dominique, Musiques savantes, musiques populaires. Les
symboliques du sonore en France 1200-1750, CNRS Editions, 2006 ; Tia DeNora, Beethoven
et la construction du génie, Fayard, 1998 ; Marybeth Hamilton, In Search of the Blues. Black
Voices, Whites Visions [A la recherche du blues. Voix noires, visions blanches], Jonathan
Cape, 2007 ; Dick Hebdige, Sous-culture. Le sens du style, Zone, 2008 ; Dick Hebdige, Cut
'n'Mix. Culture, Identity and Caribbean Music, Routledge, 2000 ; Richard A. Peterson,
Creating Country Music. Fabricating Authenticity [La création de la country. Fabriquer
l'authenticité], The University of Chicago Press, 1997 ; John Seabrook, Hits ! Enquête sur la
fabrique des tubes planétaires, La Découverte, 2016 ; « Peut-on parler de musiques noires ? »,
Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 8-1, 2011 ; « Sonorités du hip-hop. Logiques
globales et hexagonales », Volume ! 2004-2.

• M7/ M8M213 – HISTOIRE CULTURELLE

Enseignants : Albert Lavigne (M7M213) et Laurent Martin (M8M213)

Premier semestre (Albert Lavigne – M7M213) :


Depuis la fin des années 1990, une partie des peuples européens semble tentée par un retour à
des traditions plus ou moins fantasmées. L'aspect religieux occupe une place prépondérante
dans cette nostalgie des « racines ». Ce courant donne naissance à des discours, des projets de
réformes sociales, des rituels, souvent nés seulement au XIXème siècle, de plus en plus
conservateurs (cf. décisions du gouvernement polonais, Manif pour tous...). Ce phénomène,
qui concerne de façon inégale les trois monothéismes, trouve ses origines dans les
bouleversements idéologiques du XIXème siècle liés aux conséquences de la Révolution
française et de la Révolution industrielle.
En effet, après l'effondrement des monarchies absolues (1789 , 1848) et l'avancée des idées
démocratiques fondées sur la notion de droit naturel, les religions paraissaient promises à une
rapide disparition. Le Scientisme triomphant du XIXème siècle semblait confirmer encore
l'apparente inadéquation de ces dernières à la modernité. Mais, en réalité, la France et
l'Europe connurent à partir des années 1820 plus d'un siècle d'une extraordinaire vitalité
religieuse tant dans le domaine des pratiques, encadrant de plus en plus étroitement les
fidèles, que des combats sociaux et politiques. L'Eglise catholique tout particulièrement s'est
alors voulue la forteresse de la Contre-Révolution, luttant contre les courants d'idées issus de
la Révolution industrielle ( Saint-Simonisme, Marxisme..). Sa position violemment
antidreyfusarde fut l'illustration la plus célèbre de cette référence au passé et notamment à une
Chrétienté médiévale idéalisée.
Le Judaïsme, victime de la « culture du mépris » catholique qui explique grandement
l'antisémitisme du régime de Vichy, et le Protestantisme, dès l'origine impliqué dans la vie de

37
la cité, adhérèrent au contraire, dans leur majorité, aux avancées scientifiques et
démocratiques. Ce clivage dans l'attitude des différentes religions a marqué jusqu'à nos jours
les pays occidentaux et explique en grande partie, non seulement les différences de
développement économique, souvent soulignées, mais aussi de conception des rapports
sociaux, en fait d'univers mental dans les régions du nord et du sud de l'Europe. Il convient
aussi de souligner l'importance de la participation du monde religieux au mouvement colonial,
notamment au travers du développement spectaculaire des missions, tant catholiques que
protestantes, et de leur rhétorique de « croisade » dont les conséquences transparaissent dans
les rapports actuels de l'Occident avec l'Islam salafiste.
Ce séminaire se propose donc de mettre en lumière ce volet religieux de la culture occidentale
au XIXème siècle jusqu'à la Première Guerre Mondiale, essentiel pour comprendre les débats
contemporains. Cette étude se fera notamment au travers de l'analyse des nouvelles pratiques
de l'époque : culte de la personnalité (début de la « papolâtrie »), diffusion de la presse
d'opinion à grand tirage, phénomènes de masses (pèlerinages, manifestations de rues...).
Bibliographie :
KERTZER David, « Pie IX et l'enfant juif », Perrin, 2001.
LAGREE Michel, « La bénédiction de Prométhée : religion et technologie : XIXème-XXème
siècles », Fayard, 1999.

Second semestre (Laurent Martin – M8M213) : Histoire culturelle de l’Europe aux XXe-
XXIe siècles
Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2

Présentation :
L’objectif de ce cours est de brosser le portrait culturel de l’Europe du début du XXe siècle à
nos jours. À la croisée de l’histoire des arts, de l’histoire des idées et de l’histoire politique,
nous reviendrons sur quelques grands thèmes sans ambition d’exhaustivité mais avec le souci
de remettre en perspective un savoir souvent disparate sur la culture européenne et les cultures
en Europe. Cet enseignement trouvera son aboutissement dans le cours de deuxième année
« Europe, institutions, culture » qui s’attachera plus particulièrement aux aspects actuels et
institutionnels de la politique culturelle de l’Europe et en Europe.

Plan de cours :
1. Arts et culture en Europe avant 1914
2. Des cultures coloniale et impériale au tournant postcolonial et multiculturel
3. Cultures de guerre : la guerre civile européenne 1914-1945 et la culture de guerre
froide 1945-1990
4. L’idéal européen des intellectuels et la construction européenne
5. La civilisation des loisirs
6. Tous post-modernes ? Arts et culture en Europe à l’ère du relativisme
7. Examen.

L’évaluation prendra la forme d’un devoir sur table.

Bibliographie :

AUTISSIER Anne-Marie, Europe et culture : un couple à réinventer ? Toulouse, éd. de


l’Attribut, 2016.
BITSCH Marie-Thérèse, Histoire de la construction européenne, Paris, Complexe, 2006.
LOYER Emmanuelle, Une brève histoire culturelle de l’Europe, Paris, Flammarion, 2017.

38
SASSOON Donald, The Culture of the Europeans from 1800 to the Present, London,
HarperPress, 2006.
L’évaluation prendra la forme d’un devoir sur table.

Bibliographie :
AUTISSIER Anne-Marie, Europe et culture : un couple à réinventer ? Toulouse, éd. de
l’Attribut, 2016.
BITSCH Marie-Thérèse, Histoire de la construction européenne, Paris, Complexe, 2006.
LOYER Emmanuelle, Une brève histoire culturelle de l’Europe, Paris, Flammarion, 2017.
SASSOON Donald, The Culture of the Europeans from 1800 to the Present, London,
HarperPress, 2006.

• M7/M8M212 - POLITIQUES DE LA CULTURE AU XXE SIÈCLE

Enseignant : Laurent Martin


M7M212 (1er semestre) : Histoire des politiques culturelles en France, de la Révolution
française aux années 1990

Six séances de trois heures au semestre 1

Plan de cours :

1. De la révolution française à la IIIe République (1789-1870)


2. IIIe République et Etat français (1870-1944)
3. De la Libération aux années Malraux (1944-1969)
4. Les années 1970 (1968-1981)
5. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (1)
6. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (2)

Présentation :

L’intervention des pouvoirs publics dans le domaine culturel est ancienne en France. Sous
l’ « Ancien régime », avant la période révolutionnaire ouverte en 1789, la monarchie organise
le champ des arts et lettres par la censure, le mécénat, le système des académies, la politique
de la langue. Ces dispositifs sont en partie repris et réorientés par les révolutionnaires et par
les régimes, monarchistes, républicains, impériaux, qui se succèdent tout au long du XIXe et
du XXe siècles. Réguler et contraindre, reconnaître et labelliser, soutenir et financer,
enseigner et diffuser, les dimensions de l’intervention publique sont multiples et les objectifs
variés : protéger le patrimoine, encourager la création vivante, renforcer la cohésion sociale et
nationale, démocratiser la culture. Le lien ancien entre culture et nation, le rôle de la culture
dans la construction nationale, les rapports étroits et souvent conflictuels entre culture et
politique, autant de raisons qui justifient de revenir sur cette histoire ancienne dont nous
sommes les héritiers.

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :

DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand


ministère, Paris, Gallimard, 2009.

39
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La Documentation
française, 2013.

M8M212 (2e semestre) : Les politiques de la culture en France aujourd’hui : nouveaux


enjeux de l’action culturelle

Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2

Présentation :
L'expression « action culturelle » signifie, au sens étroit et daté du terme, une politique de
mise en présence d'un public et d'une œuvre sans préparation ni pédagogie préalables (c'est la
doctrine de Malraux du « choc esthétique », par opposition à des formes d'animation socio-
culturelle, d'éducation populaire ou à l'approche en termes de « développement culturel ») ; au
sens large et constant depuis la création du ministère des Affaires culturelles en 1959,
l'intervention des pouvoirs publics dans le champ de la culture afin d'en soutenir les acteurs,
d'en diffuser les créations, d'en protéger les acquis, d'en renouveler le contenu. Dans les deux
cas, il s'agit d'envisager une collaboration qui peut tourner à la confrontation entre les sphères
du culturel et du socio-politique, un rapport qui pose également un certain nombre de
questions d'ordre éthique : pourquoi, comment, jusqu'où organiser l'accès aux professions
artistiques et culturelles ? Dans quelle mesure les industries culturelles et la culture de grande
diffusion reposent-elles la question de la hiérarchie des valeurs et de la légitimité culturelle ?
Comment a évolué la tension, constitutive de l'action culturelle en France, entre démocratie et
démocratisation culturelles ? Quels problèmes pose la mise sous tension politique et
mémorielle du patrimoine, quels nouveaux rapports se tissent entre histoire savante et
mémoires particulières ?

Plan de cours :
1. Les professions artistiques et culturelles
2. Exception, identité et diversité culturelles
3. Institutions culturelles, collectivités territoriales et identités culturelles locales
4. Du Patrimoine aux patrimoines
5. Démocratisation et démocratie culturelles, la question des droits culturels
6. L’éducation artistique et culturelle
7. examen sur table
Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
DONNAT Olivier (dir.), Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique, Paris, La
Découverte, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
MOULINIER Pierre, Les politiques publiques de la culture en France Paris, Presses
universitaires de France, 2010.

40
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La Documentation
française, 2013.

Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents)

• M7/ M8M302 - ÉCONOMIE DE LA CULTURE

Enseignant : Fabrice Rochelandet


Les activités artistiques sont portées par les interactions entre le travail créatif présent ou passé
des auteurs et les pratiques culturelles des consommateurs. Ces interactions sont rendues
possibles à travers l'activité économique de nombreux agents et lieux : producteurs et éditeurs,
intermédiaires marchands, salles de spectacle, musées, financeurs publics et privés de la
création et du patrimoine, prescripteurs, sites internet… Les technologies et les usages
numériques transforment les conditions dans lesquelles s’opèrent ces interactions et les
politiques culturelles qui les régulent. Ce cours aborde précisément la manière dont la théorie
économique analyse le fonctionnement des activités culturelles.
Premier semestre :
- Valeur marchande des œuvres, créativité et conventions artistiques
- Pratiques de consommation culturelle et usages numériques.
Second semestre :
- Industries culturelles et stratégies des acteurs de l’internet.
- Star system et diversité culturelle.
Bibliographie : F. Mairesse, F. Rochelandet, Économie de la culture et des arts, Armand
Colin, 2015 ; F. Benhamou, L’économie de la culture, La Découverte, 6ème éd., 2008 ;
V.Ginsburgh, D. Throsby, Handbook of the Economics of Art and Culture, Elsevier, vol. 1,
2006; R.Towse, A textbook of Cultural Economics, Cambridge university Press, 2010.

• M7/ M8M303 - ÉCONOMIE DU TOURISME CULTUREL

Enseignant : Joseph Ngijol


À partir d’une perspective à la fois macro, méso et micro-économique, l’enseignement
dispensé au premier semestre vise à :
- Montrer en quoi les concepts issus de l’analyse économique fournissent des grilles de
lecture ou des cadres d’analyse qui permettent d’aider à comprendre le fonctionnement de
l’industrie du tourisme en général et du tourisme culturel en particulier ;
- Aider les étudiants à élargir leur culture générale ayant trait au monde des affaires en
général notamment en leur donnant les moyens d’appréhender la manière dont la révolution
numérique transforme les pratiques des acteurs du tourisme culturel.
Au second semestre, nous dirigerons notre attention plus spécifiquement sur l’analyse
stratégique des acteurs du tourisme culturel, en mettant un accent particulier sur les tour-
opérateurs spécialisés dans la conception de voyages culturels. Cette focalisation sur l’acteur
pivot de la filière touristique, qu’est le voyagiste, permettra de présenter les outils analytiques
permettant de penser notamment la démarche stratégique des entreprises ainsi que les grandes
catégories de stratégies qu’elles mettent en place face à la concurrence.
Bibliographie : Origet du Cluzeau C. et Michaud J.-L., Le tourisme culturel, De Boeck, 2013

41
(1998) ; Clergeau C., Management des entreprises du tourisme, Dunod, 2014 ; Maresca B., Le
voyage en France – Esquisse d’un modèle prédictif des flux touristiques étrangers dans les
lieux culturels, Cahier de recherche du CREDOC, 2010.

• M7/ M8M304 - ÉCONOMIE DES MÉDIAS NUMÉRIQUES

Enseignant : Fabrice Rochelandet

M1, Cours commun cinéma/communication/médiation culturelle


Usages et business models (premier semestre) :
Les usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) influencent les
pratiques de consommation de la culture et des médias et la manière dont les firmes opérant
dans ces secteurs peuvent innover et générer des revenus. En particulier, les médias sociaux,
les pratiques de partage, les réseaux contributifs et les usages liés à la mobilité jouent un rôle
de plus en plus prépondérant dans la conception des services, la distribution des contenus et
leur valorisation. Nous procédons d'abord à une analyse socioéconomique de l'entrelacement
des usages des TIC et des pratiques culturelles pour ensuite comparer les modèles d'affaires
des acteurs traditionnels des industries culturelles et de la communication (livre, cinéma,
musique, audiovisuel, presse) à ceux des acteurs issus de l'internet (en particulier, Apple,
Google, Amazon, Spotify…).
Stratégies des firmes et régulations (second semestre) :
Les stratégies des groupes de communication, mais également celles des acteurs du numérique
(les "pure players" : Google, Facebook, Amazon, Spotify, etc.) provoquent une restructuration
des industries culturelles et de la communication. Ces changements ont des effets majeurs sur
la manière dont ces activités sont régulées, en particulier s'agissant de la diversité culturelle et
du pluralisme des médias, du droit d'auteur, du soutien à la créativité et l'innovation
numérique, de la chronologie des médias, du respect de la vie privée… Dans le contexte de la
révolution numérique, les effets de ces différentes régulations peuvent être contradictoires (par
exemple, le droit d'auteur peut contraindre l'innovation numérique) et leur efficacité remise en
cause par les stratégies des acteurs du numérique. Ce peut être par exemple le cas de
l'exploitation intrusive par Facebook des données personnelles de ses utilisateurs ou encore
celui des menaces qu'Amazon représente pour le tissu économique des libraires et des éditeurs
dans l'industrie du livre. Ce cours permet à l'étudiant de mieux cerner les enjeux et les
mécanismes économiques caractérisant les changements provoqués par cette révolution
numérique.

42
• M7/ M8M317 - DROIT INTERNATIONAL DE LA CULTURE

Enseignants : Lily Martinet (M7M317) et Vincent Négri (M8M317)

1er semestre, 12 séances de 1h30 (Lily Martinet) ; 2nd semestre, 6 séances de 3h00 (Vincent
Négri).
Modalités d’évaluation : prise en compte positive de la participation orale et rédaction d’un
dossier à partir d’une étude de cas.

Plan du cours :
I. Le droit international de la culture dans le droit international général
A. Le droit international & le droit de la culture
B. Les sujets du droit international
C. Les sources du droit international
D. L’application du droit international
II. La construction idéalisée d’un patrimoine commun
A. Le patrimoine mondial
B. Le patrimoine culturel immatériel
C. Différences et convergences entre la Convention de 1972 et celle de 2003
III. Les patrimoines partagés et la protection de la diversité des cultures
A. La dispersion et la restitution des biens culturels
B. La protection de la diversité des cultures
IV. Les cultures en conflits
A. La mise en jeu d’un principe d’immunité des biens culturels dans les conflits
armés
B. La destruction intentionnelle du patrimoine culturel
V. Conclusion
- L’inclusion des biens culturels dans l’action normative du Conseil de sécurité
comme symptôme d’une conversion du droit international de la culture ?
- L’émergence de l’intérêt général de l’humanité à la protection du patrimoine
culturel
-
Orientations bibliographiques :
ABI-SAAB Georges, Le développement du droit international, PUF, 2013 ; ALBERT Marie-Theres
(ed.), Perceptions of Sustainability in Heritage Studies, Berlin, De Gruyter, 2015 ; ALEDO Louis-
Antoine, Le droit international public, Paris, Dalloz, 2014 ; ANATOLE-GABRIEL Isabelle, La
fabrique du patrimoine de l’humanité, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016 ;
BHABHA Homi K., Les lieux de la culture, Paris, Payot, 2007 ; BLAKE Janet, Commentary on the
2003 UNESCO Convention on the safeguarding of the intangible cultural heritage, Leicester,
Institute of Art and Law, 2006 ; BLAKE Janet, International Cultural Heritage Law, Oxford
University Press, 2015 ; BORIES Clémentine, Le patrimoine culturel en droit international : les
compétences des États à l’égard des éléments du patrimoine culturel, Paris, Éditions Pedone, 2011 ;
BORTOLOTTO Chiara (dir.), Le patrimoine culturel immatériel : enjeux d’une nouvelle catégorie,
Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2011 ; BRUMANN Christoph & BERLINER
David (eds), World Heritage on the Ground, Ethnographic Perspectives, Oxford, Berghahn Books,
2016 ; CORNU Marie, FROMAGEAU Jérôme et WALLAERT Catherine (dir.), Dictionnaire
comparé du droit du patrimoine culturel, CNRS éditions, 2012 ; CORNU Marie, FROMAGEAU
Jérôme & HOTTIN Christian (dir.), Droit et patrimoine culturel immatériel, Paris, L’Harmattan,
2013 ; DUPUY Pierre-Marie et KERBRAT Yann, Droit international public, Paris, Dalloz, 2016 ;
FORREST Craig, International Law and the Protection of Cultural Heritage, Routledge, 2010 ;
FRANCIONI Francesco (ed.), The 1972 World Heritage Convention : a commentary, Oxford
University Press, 2008 ; FRIGO Manlio, Circulation des biens culturels détermination de la loi
applicable et méthodes de règlement des litiges, Recueil des cours de l’Académie de droit

43
international de la Haye, t. 375, 2015 ; JOHANNOT-GRADIS Christiane, Le patrimoine culturel
matériel et immatériel : quelle protection en cas de conflit armé, LGDJ/Schulthess, 2013 ; KOUBI
Geneviève & JOUANJAN Olivier (dir.), Sujets et objets universels en droit, Presses universitaires
de Strasbourg, 2007 ; LANKARANI Leila & FINES Francette, Le patrimoine culturel immatériel et
les collectivités infraétatiques, Paris, Éditions Pedone, 2013 ; LE BRIS Catherine, L’humanité saisie
par le droit international public, LGDJ, 2012 ; LIXINSKI Lucas, Intangible cultural heritage in
international law, Oxford University Press, 2013; LOCHAK Danièle, Le droit et les paradoxes de
l’universalité, Coll. Les voies du droit, PUF, 2010 ; MARTINET Lily, Les expressions culturelles
traditionnelles en droit international, Thèse Paris 1, Ecole doctorale de droit de la Sorbonne, juin
2017 ; MURPHY Bernice L. (ed.), Museums, Ethics and Cultural Heritage, London, Routledge,
2016 ; NAFZIGER James & SCOVAZZI Tullio (eds), Le patrimoine culturel de l’humanité,
Leiden, M. Nijhoff, 2008 ; NEGRI Vincent (dir.), Le patrimoine culturel, cible des conflits armés.
De la guerre civile espagnole aux guerres du 21ème siècle, Bruylant, 2014 ; NEGRI Vincent,
« Destructions intentionnelles du patrimoine culturel et responsabilités collectives en droit
international », in Daech et le droit (A. Casado & F. Safi, dir.), éd. Panthéon-Assas, 2016, pp. 145-
156 ; NEGRI Vincent & SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.), MIMESIS. La formation du droit
international entre mimétisme et dissémination, éd. Pedone, 2016 ; NEGRI Vincent (dir.) La
diversité dans la gouvernance internationale. Perspectives culturelles, écologiques et juridiques,
Bruylant, 2016 ; PAPAUX Alain & WYLER Eric, L’éthique du droit international, Coll. Que sais-
je ?, PUF, 1997 ; PERROT Xavier, « Jalons pour une histoire de la protection du patrimoine culturel
en cas de guerre », in Les droits de l’homme face à la guerre. D’Oradour à Srebrenitsa (H. Pauliat
& J.-P. Marguénaud, dir.), Dalloz, 2009, pp. 141-173 ; SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.),
Altérite et droit. Contributions à l’étude du rapport en droit et culture, Bruylant, 2002 ;
SIMMONDS Julia, « UNESCO World Heritage Convention », Art, Antiquity and Law, 1997, vol. 2,
nº 3, pp. 251-281 ; STIG SØRENSEN Marie-Louise & VIEJO-ROSE Dacia (eds), War and
Cultural Heritage, Cambridge University Press, 2015 ; SUPIOT Alain, Homo juridicus, Essai sur la
fonction anthropologique du droit, éd. du Seuil, 2005 ; SUPIOT Alain (dir.), La Solidarité, Enquête
sur un principe juridique, éd. Odile Jacob, 2015 ; TANCHOUX Philippe, « Aux origines
européennes de la Convention de 1972 », in Patrimonium espaces patrimoniaux : enjeux juridiques,
politiques et environnementaux : actes de colloque de Clermont-Ferrand, 26 au 28 septembre 2012
(A. Antoine A. & F. Garnier, dir.) Clermont-Ferrand, Centre Michel de L’Hospital, 2013, pp. 143-
144 ; TOMAN Jiři, La protection des biens culturels en cas de conflit armé, Commentaire de la
Convention de La Haye du 14 mai 1954, Éditions UNESCO, 1994 ; TOMAN Jiři, Cultural Property
in War: Improvement in Protection, Commentary on the 1999 Second Protocol to the Hague
Convention of 1954, UNESCO Publishing, 2009.

Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel ou 2


semestres différents)

• M7/ M8M406 - CULTURAL STUDIES (cours dispensé en anglais)

Enseignante : Eve Bennett


This module will be taught in English and, as such, will require a good knowledge of this
language to begin with. However, the module aims to deepen students’ familiarity with
Anglophone approaches to thinking about culture and cultural theory and thus improve their
ability to write and speak about these subjects in English.
In 1964 at the University of Birmingham, UK, a revolutionary research centre was established:
the Birmingham Centre for Contemporary Cultural Studies. Whereas previously the academic
study of cultural works had been largely restricted to ‘high’ art, the members of the CCCS set
out to analyse culture in a much broader sense: what Raymond Williams described as ‘a
particular way of life, whether of a people, a period or a group’ and including previously
denigrated phenomena such as popular culture and the mass media.
Although the classic works of cultural studies have some unifying features, such as a left-wing
perspective, it is an excitingly heterogeneous field with an extremely wide reach in terms of

44
objects of study: from fashion to TV soap opera to music-based subcultures. It also draws on a
range of transdisciplinary approaches, including social theory, economics, politics, history and
literary theory, among others. Cultural studies encourages us, in the words of Douglas Kellner,
‘not [to] stop at the border of a text, but [to] see how it fits into systems of textual production,
as well as articulating discourses in a given socio-historical juncture’.
Through the study of work by leading early figures in the field, such as Williams, Richard
Hoggart and Stuart Hall, the first term of this module will explore the history of the British
cultural studies tradition and its key concepts. In the second term, we will expand our focus to
look at more recent and international developments. We will also ‘do’ some cultural studies
ourselves.
Mode d’évaluation : analyse écrite d’un texte à rendre (premier semestre) ; exposé oral en
groupe (deuxième semestre).

The set texts for this course will be provided; students will be asked to read them in advance
and come to class ready to participate in discussion. However, a short bibliography is below:

HOGGART, R. (2009 (1957)) The Uses of Literacy: Aspects of Working-Class Life. London:
Penguin Classics; WILLIAMS, R. (2003 (1974)) Television: Technology and Cultural Form.
London: Routledge; DU GAY, P. et al. (eds.) (2013 (1996)) Doing Cultural Studies: The Story
of the Sony Walkman. London: SAGE Publications; HALL, S., EVANS, J. and NIXON, S.
(eds.) (2013 (1997)) Representation: Cultural Representations and Signifying Practices.
London: SAGE Publications. MCROBBIE, A. (2000) Feminism and Youth Culture: Second
Edition. London: Routledge; HEBDIGE, D. (2011 (1979)) Subculture: The Meaning of Style.
London: Routledge.

• M7/ M8M417 - GÉOPOLITIQUE DES ARTS ET DE LA CULTURE

Enseignants : Laurent Martin (M7M417) et Catherine Bertho-Lavenir (M8M417)


Six séances de trois heures au semestre 1

Plan de cours (semestre 1) :


1. Géopolitique de l’art et de la culture : concepts, espaces, enjeux
2. Aperçus sur l’histoire culturelle inter- et transnationale
3. Le rôle des Etats ; l’exemple de l’action culturelle française à l’étranger
4. Les villes dans la mondialisation culturelle
5. Les organisations culturelles internationales
6. Présentation des travaux d’étudiants

Présentation :
Au premier semestre, le cours portera sur quelques-unes des principales dimensions des
relations culturelles internationales, intégrant la géopolitique de l'art dans l'ensemble plus vaste
d'une géopolitique de la culture. Il s'agira de montrer les interactions entre l’art et les relations
internationales, à savoir, dans le monde globalisé, les usages (ou les visées) politiques de l’art
autant que les enjeux culturels de l’action politique. En interrogeant des concepts précis (tels
que l’ « exception culturelle », le « soft power » ou l’hypothèse d’un « patrimoine mondial de
l’humanité »), en distinguant des pratiques et des projets (tels que les expositions universelles
ou le tourisme culturel), nous nous efforcerons de repérer les différents acteurs des relations
internationales culturelles (Unesco, Etats souverains, ONG, entreprises, artistes, sociétés…),
de comprendre les modes de leur collaboration ou les significations de leurs antagonismes.

L’évaluation portera sur des dossiers de recherche sur des sujets touchant à la géopolitique de

45
l’art et de la culture, qui seront présentés à l’oral lors de la dernière séance et rendus à
l’enseignant sous forme électronique.

Bibliographie :
CHAUBET François et MARTIN Laurent, Histoire des relations culturelles internationales
dans le monde contemporain, A. Colin, 2011.
CHAUBET François, La mondialisation culturelle, Puf (Que sais-je?), 2013.
FLÉCHET Anaïs et LÉVY Marie-Françoise (dir.), Littératures et musiques dans la
mondialisation, XXe-XXIe siècles, Publications de la Sorbonne, 2015.
MARTEL Frédéric, Mainstream. Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias,
Paris, Flammarion, 2011.
MATTELART Armand, Diversité culturelle et mondialisation, La Découverte (Repères),
2007.
SINGH J.P., Globalized Arts : the Entertainment Economy and Cultural Identity, Columbia
University Press, 2011.

Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

• M7/ M8M711 - PROJETS EN DIPLOMATIE CULTURELLE ET


FRANCOPHONIE

Enseignante : Sarah Ghannam (Institut du Monde Arabe)

1er semestre - M7M711


Six séances de trois heures dont l’une se déroulera dans un lieu culturel.
Le premier semestre comportera six séances, dont cinq porteront sur des apports
méthodologiques et des retours d’expériences sur la conception et le développement de projets
culturels dans un contexte interculturel. La sixième séance permettra aux étudiants d’assister à
une manifestation culturelle pour en observer l’organisation et d’en discuter avec le porteur du
projet.
Tout au long du premier semestre, il sera demandé aux étudiants, en groupes, de concevoir un
projet culturel dans le champ culturel de leur choix sur la base d’un cahier des charges
commun. Un pré-projet à présenter par groupe fera l’objet d’une évaluation.
Déroulé des séances :
1. Présentation générale du cours, retours d’expériences et ressources documentaires.
2. Qu’est-ce qu’un projet culturel ? Définition et phases d’un projet culturel, formats et types
de projets et d’événements culturels, etc.
3. Pour qui concevoir un projet culturel ? Les acteurs du système culturel, la notion de
maîtrise d’ouvrage et de cahier des charges, les critères de réussite etc.
4. L’ingénierie culturelle dans un contexte interculturel : l’étude de définition et l’étude de
faisabilité d’un projet avec prise en compte des éléments du contexte interculturel, etc.
5. Séance dans un lieu culturel : observation de l’organisation d’une manifestation culturelle.
6. Présentations orales des pré-projets de groupe.
2nd semestre - M8M711
Six séances de trois heures dont l’une se déroulera dans un lieu culturel.
Le second semestre sera consacré à la réalisation d’un projet culturel dans un contexte
interculturel, à travers des études de cas concrets portant sur la réalisation de projets dans
différents champs culturels. L’une des séances permettra aux étudiants d’assister à une

46
manifestation culturelle pour en observer l’organisation et d’en discuter avec le porteur du
projet.
Au cours du second semestre, l’évaluation des étudiants portera sur le développement des
projets culturels qu’ils ont conçus durant le premier semestre. Un dossier et une présentation
orale seront demandés aux groupes à la fin du semestre.
Déroulé des séances :
1. Aspects budgétaires : mobilisation de financements (mécénat), budgets, contrôle des coûts.
2. Aspects organisationnels : gestion du public, aspects techniques et aspects logistiques.
3. Plan et outils de communication, communication digitale, etc.
4. Aspects juridiques et comptables : contrats, règlement des artistes, etc.
5. Séance dans un lieu culturel : observation de l’organisation d’une manifestation culturelle.
6. Présentations orales des projets de groupe.
Bibliographie et sitographie indicatives :
MOLLARD, Claude. L‘ingénierie culturelle, 4e éd, Paris, Presses universitaires de France
(Que sais-je ?), 2012 ; NERE, Jean Jacques. Le management de projet, Paris, Presses
universitaires de France (Que sais-je ?), 2015 ; Institut du monde arabe : www.imarabe.org,
Agence d’ingénierie culturelle Le troisième pôle : www.letroisiemepole.com; Université
internationale de Rabat : www.uir.ac.ma; Fonds de dotation Agnès B : www.fondsagnesb.co ;
Résidence d’entrepreneurs culturels Créatis : www.residencecreatis.com; agence régionale du
Centre pour le livre, l'image et la culture numérique: www.ciclic.fr

• M7/ M8M717 - PROJETS DE FESTIVALS À L’INTERNATIONAL

Enseignante : Laure Tarnaud (Festival Côté Court)

Dans ce séminaire, nous créerons un concours international de films ouverts à tous les
étudiants en cinéma francophones. Une fois posé le cadre du concours (durée, date, et thème
des films acceptés), nous définirons ensemble les grands éléments constitutifs du concours : le
mode de sélection, la composition du jury, la nature du prix remis et la date et le lieu de la
cérémonie. Nous mettrons ensuite en œuvre ce concours, en répartissant les rôles de chacun
puis en cherchant des partenaires nécessaires à la réalisation de notre projet, tels que les
instituts français à l’étranger, une salle de cinéma partenaire, des partenaires de
communication, etc.

47
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours MUSEOLOGIE ET NOUVEAUX MEDIAS


(Responsables : François Mairesse et Cécile Camart)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les 3 séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire.

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
M7M108 Muséologie, histoire de l’art et étude de 2 3
dispositifs :
3 enseignants distincts
M7M113 Esthétique et analyse de l'image : 2 3
2 enseignants distincts

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents ; un


semestre obligatoire d’Histoire et théorie de l’art contemporain en vue du M2 ; suivre
obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire)

M7/ M8M204 Questions approfondies d’esthétique 2 3


M7/ M8M206 Histoire et théorie de l’art contemporain : 2 3
au moins 1 semestre obligatoire
M7/ M8M205 ? Anthropologie culturelle 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

M7/ M8M302 Économie de la culture 2 3


M7/ M8M303 Économie du tourisme culturel 2 3
M7/ M8M304 Économie des médias numériques 2 3
M7/ M8M305 Comptabilité, finances, contrôle de 2 3
gestion appliqués
M7/ M8M317 Droit international de la culture 2 3

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

M7/ M8M404 Muséologie 2 3

48
e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

M7/ M8M712 Projets en musées et expositions 2 3

f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou semestre Intitulé Coefficient par ECTS


semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS / DIRECTRICES DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE


VOTRE MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux ou de Formation à la spécialité assuré par votre
directeur/directrice de mémoire

• Bruno-Nassim ABOUDRAR - Disciplines : Histoire de l’art ; art et questions


géopolitiques, esthétique et théorie de l’art ; art et sciences humaines

• Cécile CAMART - Disciplines : Muséologie ; Histoire, critique et théorie de l’art


contemporain (XXe-XXIe s.)

• François MAIRESSE - Disciplines : Muséologie et économie de la culture

• Fabien VAN GEERT - Disciplines : Muséologie, anthropologie culturelle, études


postcoloniales.

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

49
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M108 – MUSÉOLOGIE, HISTOIRE DE L’ART ET ÉTUDE DE


DISPOSITIFS

Enseignants : Cécile Camart, François Mairesse ou Fabien Van Geert


Les séances seront organisées suivant 3 modules de 3 heures : les étudiants suivront
obligatoirement les séances organisées par leur directeur ou directrice de mémoire.
Les séances animées par Cécile Camart porteront sur les outils et méthodes de recherche
propres à l’histoire de l’art (notamment des XXe-XXIe s.) et à l’histoire des expositions
permettant de penser les processus de création, de fabrication, d’exposition, d’interprétation,
de diffusion et de réception, en tenant compte des approches discursives de l’art : connaissance
des ressources en art spécialisées, identification des registres théoriques, des sources
historiques et iconographiques, maniement des catalogues et bases de données liés aux
collections publiques et privées, construction d’un corpus d’œuvres / d’expositions / de
dispositifs liés au musée, veille scientifique propre à la discipline. Ces méthodes seront
articulées aux étapes de l’élaboration du mémoire (problématiques, objets et sujet de la
recherche, construction d’une bibliographie, structure et plan, analyse d’œuvres, d’expositions,
etc.)
Les séances animées par François Mairesse et Fabien Van Geert porteront sur les méthodes de
recherche générales utilisées en muséologie: bibliographie de base et outils documentaires,
méthodes de recherche documentaire, méthodes d'enquêtes et d'analyse des publics ou
d'entretiens dans les musées, analyse des dispositifs, analyse quantitative, etc.
Les séances porteront également sur les questions de revue de littérature, mais aussi sur la
définition d'une problématique, la mise en place d'une hypothèse, la réflexion autour de la
méthodologie adéquate, la définition d'un corpus, la planification et étapes de la rédaction, etc.

Bibliographie :
ARBORIO, A.-M. & FOURNIER, P. (2010). L'observation directe. L'enquête et ses
méthodes. Paris: Armand Colin (4e édition).
MARTIN, O. (2012). L'analyse quantitative des données. Paris: Armand Colin (3e édition).
CHASSEY E. DE, Pour l’histoire de l’art, Arles, Actes Sud, 2011.

• M7M113 - ESTHÉTIQUE ET ANALYSE DE L'IMAGE

Enseignants : Bruno Nassim Aboudrar et Béatrice Laroche


En se fondant sur des cas pratiques, présentés de préférence par les étudiants eux-mêmes, le
séminaire de méthodologie abordera les problèmes liés à la constitution d’un corpus
iconographique, à la description des œuvres ainsi qu’à leur interprétation. Parallèlement, le
séminaire se veut un moment où les difficultés rencontrées, le cas échéant, par les étudiants
dans l’élaboration de leur mémoire peuvent faire l’objet d’un suivi collectif.

50
Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M204 - QUESTIONS APPROFONDIES D’ESTHÉTIQUE

Enseignant : Bruno Nassim Aboudrar


Les œuvres d’art sont sollicitées par divers discours constitués qui prétendent chacun à une
forme de vérité. Ainsi en va-t-il de l’histoire de l’art, de la philosophie et de l’esthétique, ou
encore de la critique. Le séminaire tente de faire ressortir les traits constitutifs de ces discours,
par ailleurs variés dans le temps et les motifs, et prête une attention particulière au rapport
qu’ils entretiennent à leur objet, paraissant tantôt le refléter, tantôt le définir ou le normer. En
marge de ces discours, les arts produisent d’eux-mêmes des représentations réflexives qu’il est
intéressant de leur comparer. Les textes sont distribués au cours du séminaire. Ce séminaire
s’intéressera à diverses pensées de l’art qui ont traversé la fin du XIX e siècle et le XXe siècle.
Comment penser l’art quand on peut le (re)produire en série ? Comment interpréter la relation
entre l’œuvre et son spectateur ? Suffit-il de dire « c’est de l’art » pour que ce le soit ?
Comment apparaît un nouveau champ artistique quand la technologie évolue ? Voici quelques-
unes des questions que nous nous proposons d’aborder à travers la lecture de textes de
philosophie, de critique, d’histoire ou de littérature, éventuellement en regard d’œuvres d’art
permettant une meilleure contextualisation de ces textes. Les textes seront distribués au cours
du séminaire.

• M7/ M8M206 – HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ART CONTEMPORAIN

Enseignante : Cécile Camart (M7 et M8M206)

L’art exposé de sa critique à sa réexposition


Séances de 3 heures en quinzaine.
À l’intersection entre le champ de l’histoire et de la théorie de l’art contemporain, et celui de la
muséologie, il s’agira d’explorer la scène des arts plastiques telle qu’elle se structure du début
des années 1960 jusqu’à nos jours, dans le contexte de la mondialisation, et de l’essor des
biennales internationales (Venise, Documenta…). Il s’agira de se demander, en d’autres
termes, « ce que l’art contemporain fait au musée ». En effet, le cadre muséal, marchand et
médiatique d’un certain nombre de pratiques artistiques s’est trouvé modifié par ces dernières,
tout comme leurs conditions de visibilité et de monstration. Comment se constituent les
premières collections d’art moderne puis contemporain, aux États-Unis et en Europe ? Quels
modèles se confrontent au cours du XXe s. ? Quelles sont les visées et les choix
muséographiques assumés par les conservateurs et les historiens d’art ? À partir des années
1970, l’idée de « musée d’art contemporain » soulève de nombreux paradoxes dont ne
manquent pas de s’emparer les historiens et théoriciens de l’art, mais aussi les artistes, à leur
tour théoriciens et producteurs de « récits autorisés ». D’autres phénomènes qui s’inscrivent
dans cette continuité, interrogent « ce que le musée fait à l’art contemporain ». À ce titre, le
courant de la critique institutionnelle engage de nouvelles perspectives depuis discutées et
réinterprétées. Ce terme, qui trouve son ancrage dans de nombreuses propositions
conceptuelles d’artistes américains actifs au milieu des années 1960, désigne ainsi une
première génération, suivie de deux autres jusqu’à nos jours, actrices d’une véritable «
pratique critique » qui place au centre de sa réflexion les modalités de la production artistique,
et en dénonce les dispositifs institutionnels, politiques, économiques. Cet angle d’approche
permettra, par rebond, d’interroger les postures de l’artiste médiateur, commissaire,
collectionneur, historien et chercheur. Les propositions de ré-exposition de l’art, entre
réécriture d’un récit historique et fictionnalisation de l’espace d’exposition, ouvriront enfin de
nouvelles pistes pour débattre.

51
Bibliographie :
ALTSHULER B. (ed.), Collecting the New. Museums and Contemporary Art, Princeton,
Princeton University Press, 2005 ;
BAWIN J., L’artiste commissaire. Entre posture critique, jeu créatif et valeur ajoutée, Paris,
Ed. des archives contemporaines, 2014 ;
BISHOP C., Installation Art. A Critical History, Londres, Tate Publishing, 2005 ;
BISHOP C. (ed.), Participation. Documents of Contemporary Art, Londres, Whitechapel
Gallery/The MIT Press, 2006 ;
BUREN D., Les Écrits, 1965-1995 (vol. 1), Paris, Flammarion, 2012 ;
CAILLET E. et PERRET C. (dir.), L’art contemporain et son exposition, t.1 et 2, Paris,
L’Harmattan, 2010 ;
DERIEUX F. (dir.), Harald Szeemann, méthodologie individuelle, Zürich, jrp/ringier, 2007 ;
GLICENSTEIN J., L’invention du curateur. Mutations dans l’art contemporain, Paris, PUF,
2015 ;
GREENBERG R., FERGUSON W. B., NAIRNE S. (eds.), Thinking about Exhibitions, New
York, Routledge, 1996 ;
LORENTE J. P., Les musées d’art moderne et contemporain : une exploration conceptuelle et
historique, Paris, L’Harmattan, 2009 ;
O’DOHERTY Brian, White Cube, l’espace de la galerie et son idéologie, Zürich, jrp/ringier,
2008 ;
POINSOT J.-M., Quand l’œuvre a lieu. L’art exposé et ses récits autorisés, Genève, Mamco,
2008 (1999) ;
PUTMAN J., Le musée à l’œuvre : le musée comme médium dans l’art contemporain, Paris,
Thames & Hudson, 2002 ;
WEIBEL P. & BUDDENSIEG A. (eds.), Contemporary Art and the Museum. A Global
Perspective, Ostfildern, Hatje Cantz, 2007.

• M7/ M8M205 - ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

Enseignant : Fabien Van Geert


Le projet de l’anthropologie est de comprendre la diversité des cultures humaines et, en même
temps, au-delà de cette diversité, l’unité du phénomène humain. Au cours de ce séminaire,
nous aborderons, dans un premier temps, les grands questionnements et notions qui sont au
fondement de cette discipline (rapports nature/culture, altérité et ethnocentrisme, identité…). Il
s’agira ensuite d’explorer certains grands champs de l’anthropologie actuelle qui sont autant
d’outils pour comprendre le monde contemporain en général (à l’heure de la « mondialisation
de la culture »), ainsi que le domaine des arts en particulier. Enfin, nous nous intéresserons à la
méthodologie de l’observation participante, propre de l'Anthropologie, ce qui donnera lieu à
une mise en application pratique de la part des étudiants.
Bibliographie :
Augé, M. et Colleyn, M. (2009). L'Anthropologie. Paris: PUF.
Copans, J. (1996). Introduction à l’ethnologie et à l’anthropologie. Paris: Nathan.
Cuche, Denys (2016) [1996]. La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La
Découverte.
Laburthe-Torla, Ph. et Warnier, J.-P. 1997 [1993]. Ethnologie anthropologie. Paris: PUF.

52
Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres
différents)

• M7/ M8M302 - ÉCONOMIE DE LA CULTURE

Enseignant : Fabrice Rochelandet


Les activités artistiques sont portées par les interactions entre le travail créatif présent ou passé
des auteurs et les pratiques culturelles des consommateurs. Ces interactions sont rendues
possibles à travers l'activité économique de nombreux agents et lieux : producteurs et éditeurs,
intermédiaires marchands, salles de spectacle, musées, financeurs publics et privés de la
création et du patrimoine, prescripteurs, sites internet… Les technologies et les usages
numériques transforment les conditions dans lesquelles s’opèrent ces interactions et les
politiques culturelles qui les régulent. Ce cours aborde précisément la manière dont la théorie
économique analyse le fonctionnement des activités culturelles.
Premier semestre :
- Valeur marchande des œuvres, créativité et conventions artistiques
- Pratiques de consommation culturelle et usages numériques.
Second semestre :
- Industries culturelles et stratégies des acteurs de l’internet.
- Star system et diversité culturelle.
Bibliographie : F. Mairesse, F. Rochelandet, Économie de la culture et des arts, Armand
Colin, 2015 ; F. Benhamou, L’économie de la culture, La Découverte, 6ème éd., 2008 ;
V.Ginsburgh, D. Throsby, Handbook of the Economics of Art and Culture, Elsevier, vol. 1,
2006; R.Towse, A textbook of Cultural Economics, Cambridge university Press, 2010.

• M7/ M8M303 - ÉCONOMIE DU TOURISME CULTUREL

Enseignant : Joseph Ngijol


À partir d’une perspective à la fois macro, méso et micro-économique, l’enseignement
dispensé au premier semestre vise à :
- Montrer en quoi les concepts issus de l’analyse économique fournissent des grilles de
lecture ou des cadres d’analyse qui permettent d’aider à comprendre le fonctionnement de
l’industrie du tourisme en général et du tourisme culturel en particulier ;
- Aider les étudiants à élargir leur culture générale ayant trait au monde des affaires en
général notamment en leur donnant les moyens d’appréhender la manière dont la révolution
numérique transforme les pratiques des acteurs du tourisme culturel.
Au second semestre, nous dirigerons notre attention plus spécifiquement sur l’analyse
stratégique des acteurs du tourisme culturel, en mettant un accent particulier sur les tour-
opérateurs spécialisés dans la conception de voyages culturels. Cette focalisation sur l’acteur
pivot de la filière touristique, qu’est le voyagiste, permettra de présenter les outils analytiques
permettant de penser notamment la démarche stratégique des entreprises ainsi que les grandes
catégories de stratégies qu’elles mettent en place face à la concurrence.
Bibliographie : Origet du Cluzeau C. et Michaud J.-L., Le tourisme culturel, De Boeck, 2013
(1998) ; Clergeau C., Management des entreprises du tourisme, Dunod, 2014 ; Maresca B., Le
voyage en France – Esquisse d’un modèle prédictif des flux touristiques étrangers dans les
lieux culturels, Cahier de recherche du CREDOC, 2010.

53
• M7/ M8M304 - ÉCONOMIE DES MÉDIAS NUMÉRIQUES

Enseignant : Fabrice Rochelandet


M1, Cours commun cinéma/communication/médiation culturelle, 2h/s
Usages et business models (premier semestre) : Les usages des technologies de l'information
et de la communication (TIC) influencent les pratiques de consommation de la culture et des
médias et la manière dont les firmes opérant dans ces secteurs peuvent innover et générer des
revenus. En particulier, les médias sociaux, les pratiques de partage, les réseaux contributifs et
les usages liés à la mobilité jouent un rôle de plus en plus prépondérant dans la conception des
services, la distribution des contenus et leur valorisation. Nous procédons d'abord à une
analyse socioéconomique de l'entrelacement des usages des TIC et des pratiques culturelles
pour ensuite comparer les modèles d'affaires des acteurs traditionnels des industries culturelles
et de la communication (livre, cinéma, musique, audiovisuel, presse) à ceux des acteurs issus
de l'internet (en particulier, Apple, Google, Amazon, Spotify…).
Stratégies des firmes et régulations (second semestre) : Les stratégies des groupes de
communication, mais également celles des acteurs du numérique (les "pure players" : Google,
Facebook, Amazon,Spotify, etc.) provoquent une restructuration des industries culturelles et
de la communication. Ces changements ont des effets majeurs sur la manière dont ces activités
sont régulées, en particulier s'agissant de la diversité culturelle et du pluralisme des médias, du
droit d'auteur, du soutien à la créativité et l'innovation numérique, de la chronologie des
médias, du respect de la vie privée… Dans le contexte de la révolution numérique, les effets de
ces différentes régulations peuvent être contradictoires (par exemple, le droit d'auteur peut
contraindre l'innovation numérique) et leur efficacité remise en cause par les stratégies des
acteurs du numérique. Ce peut être par exemple le cas de l'exploitation intrusive par Facebook
des données personnelles de ses utilisateurs ou encore celui des menaces qu'Amazon
représente pour le tissu économique des libraires et des éditeurs dans l'industrie du livre. Ce
cours permet à l'étudiant de mieux cerner les enjeux et les mécanismes économiques
caractérisant les changements provoqués par cette révolution numérique.

• M7/ M8M305 - COMPTABILITÉ, FINANCES, CONTRÔLE DE GESTION


APPLIQUÉS

Enseignants : Vincent Lamy et Aurélien Guinard


Deux intervenants experts-comptables spécialisés dans la gestion des entreprises culturelles,
animeront ce cours. Fort de leurs expériences auprès de structures culturelles de toutes tailles
(Association / Société, Compagnie / Lieu), les intervenants auront à coeur de partager une
vision terrain du métier. Ce cours propose une mise en pratique de la gestion financière d'un
projet culturel en lien avec la gestion comptable des projets.
A l'issue de la formation l'étudiant devra être en mesure de pouvoir construire le budget d'un
projet culturel, suivre un prévisionnel de trésorerie, mettre en place une gestion comptable
analytique, lire et analyser les comptes d'une structure culturelle quel que soit sa taille.
Les outils pédagogiques utilisés seront basés sur les expériences des deux intervenants illustrés
par les cas traités chez leurs clients.

Plan du cours :

1. Rappel de connaissances / Introduction à la fiscalité (3H)


2. Gestion budgétaire (13H30)
3. Gestion de trésorerie (4H30)
4. Comptabilité Analytique (4H30)
5. L'analyse des états financiers (9H)

54
Bibliographie :

Edition Brochet: Fiscalité des associations


Francis Lefebvre: Memento Fiscal
Edition IRMA: Profession entrepreneur de Spectacles
Fiches WEKA: Direction et gestion d’une entreprise Culturelle
Fiches WEKA: Manager vos projets culturels

• M7/ M8M317 - DROIT INTERNATIONAL DE LA CULTURE

Enseignants : Lily Martinet (M7M317) et Vincent Négri (M8M317)

1er semestre, 12 séances de 1h30 (Lily Martinet) ; 2nd semestre, 6 séances de 3h00 (Vincent
Négri).
Modalités d’évaluation : prise en compte positive de la participation orale et rédaction d’un
dossier à partir d’une étude de cas.

Plan du cours :
VI. Le droit international de la culture dans le droit international général
A. Le droit international & le droit de la culture
B. Les sujets du droit international
C. Les sources du droit international
D. L’application du droit international
VII. La construction idéalisée d’un patrimoine commun
A. Le patrimoine mondial
B. Le patrimoine culturel immatériel
C. Différences et convergences entre la Convention de 1972 et celle de 2003
VIII. Les patrimoines partagés et la protection de la diversité des cultures
A. La dispersion et la restitution des biens culturels
B. La protection de la diversité des cultures
IX. Les cultures en conflits
A. La mise en jeu d’un principe d’immunité des biens culturels dans les conflits
armés
B. La destruction intentionnelle du patrimoine culturel
X. Conclusion
- L’inclusion des biens culturels dans l’action normative du Conseil de sécurité
comme symptôme d’une conversion du droit international de la culture ?
- L’émergence de l’intérêt général de l’humanité à la protection du patrimoine
culturel
Orientations bibliographiques :
ABI-SAAB Georges, Le développement du droit international, PUF, 2013 ; ALBERT Marie-Theres
(ed.), Perceptions of Sustainability in Heritage Studies, Berlin, De Gruyter, 2015 ; ALEDO Louis-
Antoine, Le droit international public, Paris, Dalloz, 2014 ; ANATOLE-GABRIEL Isabelle, La
fabrique du patrimoine de l’humanité, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016 ;
BHABHA Homi K., Les lieux de la culture, Paris, Payot, 2007 ; BLAKE Janet, Commentary on the
2003 UNESCO Convention on the safeguarding of the intangible cultural heritage, Leicester,
Institute of Art and Law, 2006 ; BLAKE Janet, International Cultural Heritage Law, Oxford
University Press, 2015 ; BORIES Clémentine, Le patrimoine culturel en droit international : les
compétences des États à l’égard des éléments du patrimoine culturel, Paris, Éditions Pedone, 2011 ;
BORTOLOTTO Chiara (dir.), Le patrimoine culturel immatériel : enjeux d’une nouvelle catégorie,

55
Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2011 ; BRUMANN Christoph & BERLINER
David (eds), World Heritage on the Ground, Ethnographic Perspectives, Oxford, Berghahn Books,
2016 ; CORNU Marie, FROMAGEAU Jérôme et WALLAERT Catherine (dir.), Dictionnaire
comparé du droit du patrimoine culturel, CNRS éditions, 2012 ; CORNU Marie, FROMAGEAU
Jérôme & HOTTIN Christian (dir.), Droit et patrimoine culturel immatériel, Paris, L’Harmattan,
2013 ; DUPUY Pierre-Marie et KERBRAT Yann, Droit international public, Paris, Dalloz, 2016 ;
FORREST Craig, International Law and the Protection of Cultural Heritage, Routledge, 2010 ;
FRANCIONI Francesco (ed.), The 1972 World Heritage Convention : a commentary, Oxford
University Press, 2008 ; FRIGO Manlio, Circulation des biens culturels détermination de la loi
applicable et méthodes de règlement des litiges, Recueil des cours de l’Académie de droit
international de la Haye, t. 375, 2015 ; JOHANNOT-GRADIS Christiane, Le patrimoine culturel
matériel et immatériel : quelle protection en cas de conflit armé, LGDJ/Schulthess, 2013 ; KOUBI
Geneviève & JOUANJAN Olivier (dir.), Sujets et objets universels en droit, Presses universitaires
de Strasbourg, 2007 ; LANKARANI Leila & FINES Francette, Le patrimoine culturel immatériel et
les collectivités infraétatiques, Paris, Éditions Pedone, 2013 ; LE BRIS Catherine, L’humanité saisie
par le droit international public, LGDJ, 2012 ; LIXINSKI Lucas, Intangible cultural heritage in
international law, Oxford University Press, 2013; LOCHAK Danièle, Le droit et les paradoxes de
l’universalité, Coll. Les voies du droit, PUF, 2010 ; MARTINET Lily, Les expressions culturelles
traditionnelles en droit international, Thèse Paris 1, Ecole doctorale de droit de la Sorbonne, juin
2017 ; MURPHY Bernice L. (ed.), Museums, Ethics and Cultural Heritage, London, Routledge,
2016 ; NAFZIGER James & SCOVAZZI Tullio (eds), Le patrimoine culturel de l’humanité,
Leiden, M. Nijhoff, 2008 ; NEGRI Vincent (dir.), Le patrimoine culturel, cible des conflits armés.
De la guerre civile espagnole aux guerres du 21ème siècle, Bruylant, 2014 ; NEGRI Vincent,
« Destructions intentionnelles du patrimoine culturel et responsabilités collectives en droit
international », in Daech et le droit (A. Casado & F. Safi, dir.), éd. Panthéon-Assas, 2016, pp. 145-
156 ; NEGRI Vincent & SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.), MIMESIS. La formation du droit
international entre mimétisme et dissémination, éd. Pedone, 2016 ; NEGRI Vincent (dir.) La
diversité dans la gouvernance internationale. Perspectives culturelles, écologiques et juridiques,
Bruylant, 2016 ; PAPAUX Alain & WYLER Eric, L’éthique du droit international, Coll. Que sais-
je ?, PUF, 1997 ; PERROT Xavier, « Jalons pour une histoire de la protection du patrimoine culturel
en cas de guerre », in Les droits de l’homme face à la guerre. D’Oradour à Srebrenitsa (H. Pauliat
& J.-P. Marguénaud, dir.), Dalloz, 2009, pp. 141-173 ; SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.),
Altérite et droit. Contributions à l’étude du rapport en droit et culture, Bruylant, 2002 ;
SIMMONDS Julia, « UNESCO World Heritage Convention », Art, Antiquity and Law, 1997, vol. 2,
nº 3, pp. 251-281 ; STIG SØRENSEN Marie-Louise & VIEJO-ROSE Dacia (eds), War and
Cultural Heritage, Cambridge University Press, 2015 ; SUPIOT Alain, Homo juridicus, Essai sur la
fonction anthropologique du droit, éd. du Seuil, 2005 ; SUPIOT Alain (dir.), La Solidarité, Enquête
sur un principe juridique, éd. Odile Jacob, 2015 ; TANCHOUX Philippe, « Aux origines
européennes de la Convention de 1972 », in Patrimonium espaces patrimoniaux : enjeux juridiques,
politiques et environnementaux : actes de colloque de Clermont-Ferrand, 26 au 28 septembre 2012
(A. Antoine A. & F. Garnier, dir.) Clermont-Ferrand, Centre Michel de L’Hospital, 2013, pp. 143-
144 ; TOMAN Jiři, La protection des biens culturels en cas de conflit armé, Commentaire de la
Convention de La Haye du 14 mai 1954, Éditions UNESCO, 1994 ; TOMAN Jiři, Cultural Property
in War: Improvement in Protection, Commentary on the 1999 Second Protocol to the Hague
Convention of 1954, UNESCO Publishing, 2009.

56
Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

• M7/ M8M404 - MUSÉOLOGIE

Enseignants : François Mairesse et Fabien Van Geert


Le cours pourra être pris soit durant un semestre (le premier semestre est assuré par
F. Mairesse, le second par F. Van Geert), soit durant les deux semestres. La muséologie
s'intéresse à cette relation spécifique que l’homme entretient avec la réalité, qui a permis, au
cours des siècles, la création de cabinets de curiosité ou (bien plus tard) de musées d'art
contemporain. Quel est le propre du travail muséal ? Attirer les foules ? Faire de la recherche,
éduquer les moins instruits ? Conserver des collections ? L'étude, à partir d'articles et
différentes sources de documentation, des concepts fondamentaux de la muséologie et des
principaux chercheurs et acteurs de cette discipline permettra d'évoquer certains des enjeux les
plus contemporains du monde muséal, à travers un corpus de textes sur lesquels travailleront
les étudiants. Seront également abordés les principaux modes de recherche qui sont associés à
la muséologie dont l’histoire sera brièvement évoquée. Ce parcours muséologique,
s’interrogera par ailleurs sur certaines des tendances et enjeux du monde muséal :
muséalisation du monde, aliénation, gratuité et commercialisation, développement touristique,
muséologie de passage, etc.

Bibliographie :
Desvallées A. et Mairesse F., (dir), Dictionnaire encyclopédique de muséologie, 2011.

Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

• M7/ M8M712 - PROJETS EN MUSÉES ET EXPOSITIONS

Enseignante : Claire Boucharlat (Le Bal)


L’objectif de ce cours est de concevoir (1er semestre) et de mettre en œuvre (2ème semestre)
un projet artistique et culturel en lien avec le champ muséal et avec les dispositifs d’exposition
(arts visuels, arts plastiques). Il s’agira dans cette perspective d’analyser les politiques
ministérielles actuelles, de comprendre et questionner le fonctionnement des institutions, de
penser la relation aux différents publics, d’interroger et définir la posture du médiateur afin de
proposer des projets novateurs et expérimentaux. L’enjeu est d’apporter aux étudiants des
outils d’analyse et des méthodes de travail pour développer une pensée personnelle de la
médiation et de les accompagner dans l’élaboration de leur projet. Des rencontres avec des
professionnels et des analyses de cas ponctueront l’année.

Bibliographie :
URFALINO P., L’invention de la politique culturelle, Paris, Hachette Littératures, 2004
RANCIERE Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La fabrique, 2008 et Le partage du
sensible. Esthétique et politique, Paris, La fabrique, 2000
MONDZAIN Marie-José, La figure du spectateur, Armand Colin, 2012

57
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours MEDIATEUR ET GUIDE-CONFERENCIER :


MEDIATION DU PATRIMOINE ET DE L’EXPOSITION
(Responsables : Sophie Ratto et Béatrice Laroche)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


er
(au 1 semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire.

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
M7M108 Muséologie, histoire de l’art et étude de 2 3
dispositifs :
3 enseignants distincts
M7M113 Esthétique et analyse de l'image : 2 3
2 enseignants distincts
M7M118 Patrimoine et tourisme culturels : 2 3
2 enseignants distincts

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents ; un


semestre obligatoire d’Art contemporain en vue du M2 ; suivre obligatoirement un
semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire)

M7/ M8M204 Questions approfondies d’esthétique 2 3


M7/ M8M206 Histoire et théorie de l’art contemporain : 2 3
au moins 1 semestre obligatoire
M7/ M8M205 Anthropologie culturelle 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents, au choix)

M7/ M8M301 Propriété littéraire et artistique : droits 2 3


d'auteurs et droits voisins
M7/ M8M303 Économie du tourisme culturel 2 3
M7/ M8M308 Communication et publics de la culture 2 3
M7/ M8M317 Droit international de la culture 2 3

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents ; un semestre de Muséologie obligatoire en vue du M2)

M7/ M8M411 Management du tourisme culturel 2 3


M7/ M8M404 Muséologie : au moins 1 semestre obligatoire 2 3

58
e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

M7/ M8M712 Projets en musées et expositions 2 3


M7/ M8M716 Valorisation touristique de projets 2 3
culturels

f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS / DIRECTRICES DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE


VOTRE MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux ou de Formation à la spécialité assuré par votre
directeur/directrice de mémoire

• Bruno-Nassim ABOUDRAR - Histoire de l’art ; Art et questions géopolitiques,


esthétique et théorie de l’art ; Art et sciences humaines
• Cécile CAMART - Muséologie ; Histoire, critique et théorie de l’art contemporain
(XXe-XXIe s.)
• Béatrice LAROCHE - Littérature et civilisation ; Histoire de l’art (Moyen-âge,
Renaissance)
• François MAIRESSE - Muséologie et économie de la culture
• Joseph NGIJOL - Économie et gestion du tourisme et de la culture
• Sophie RATTO - Langues et littératures de l’antiquité ; Archéologie (études étrusco-
italiques)
• Fabien VAN GEERT - Muséologie ; anthropologie culturelle ; études postcoloniales.

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

59
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M108 – MUSÉOLOGIE, HISTOIRE DE L’ART ET ÉTUDE DE


DISPOSITIFS

Enseignants : Cécile Camart, François Mairesse ou Fabien Van Geert


Les séances seront organisées suivant 3 modules de 3 heures : les étudiants suivront
obligatoirement les séances organisées par leur directeur ou directrice de mémoire.
Les séances animées par Cécile Camart porteront sur les outils et méthodes de recherche
propres à l’histoire de l’art (notamment des XXe-XXIe s.) et à l’histoire des expositions
permettant de penser les processus de création, de fabrication, d’exposition, d’interprétation,
de diffusion et de réception, en tenant compte des approches discursives de l’art : connaissance
des ressources en art spécialisées, identification des registres théoriques, des sources
historiques et iconographiques, maniement des catalogues et bases de données liés aux
collections publiques et privées, construction d’un corpus d’œuvres / d’expositions / de
dispositifs liés au musée, veille scientifique propre à la discipline. Ces méthodes seront
articulées aux étapes de l’élaboration du mémoire (problématiques, objets et sujet de la
recherche, construction d’une bibliographie, structure et plan, analyse d’œuvres, d’expositions,
etc.)
Les séances animées par François Mairesse et Fabien Van Geert porteront sur les méthodes de
recherche générales utilisées en muséologie: bibliographie de base et outils documentaires,
méthodes de recherche documentaire, méthodes d'enquêtes et d'analyse des publics ou
d'entretiens dans les musées, analyse des dispositifs, analyse quantitative, etc.
Les séances porteront également sur les questions de revue de littérature, mais aussi sur la
définition d'une problématique, la mise en place d'une hypothèse, la réflexion autour de la
méthodologie adéquate, la définition d'un corpus, la planification et étapes de la rédaction, etc.

Bibliographie :
ARBORIO, A.-M. & FOURNIER, P. (2010). L'observation directe. L'enquête et ses
méthodes. Paris: Armand Colin (4e édition).
MARTIN, O. (2012). L'analyse quantitative des données. Paris: Armand Colin (3e édition).
CHASSEY E. DE, Pour l’histoire de l’art, Arles, Actes Sud, 2011.

• M7M113 - ESTHÉTIQUE ET ANALYSE DE L'IMAGE

Enseignants : Bruno Nassim Aboudrar et Béatrice Laroche


En se fondant sur des cas pratiques, présentés de préférence par les étudiants eux-mêmes, le
séminaire de méthodologie abordera les problèmes liés à la constitution d’un corpus
iconographique, à la description des œuvres ainsi qu’à leur interprétation. Parallèlement, le
séminaire se veut un moment où les difficultés rencontrées, le cas échéant, par les étudiants
dans l’élaboration de leur mémoire peuvent faire l’objet d’un suivi collectif.

• M7M118 – PATRIMOINE ET TOURISME CULTURELS

Enseignants : Sophie Ratto (patrimoine culturel) et Joseph Ngijol (tourisme culturel)

Enseignement de Sophie Ratto : Cet enseignement de méthodologie aura pour but de guider

60
les étudiants dans la conception, l’élaboration et la rédaction de leur premier travail de
recherche. Il s’agira, en s’appuyant sur les idées et les projets des étudiants, de préciser les
modalités d’élaboration d’une problématique, puis d’un plan efficace et pertinent, en suivant
une démarche scientifique rigoureuse.
Ce cours est conçu comme un travail de groupe à partir des travaux de chacun, qui auront tous
comme point commun de traiter de la communication ou de la mise en valeur, dans le cadre de
dispositifs de médiation, d’objets culturels ou patrimoniaux. On analysera entre autres des
parcours muséologiques ou des exemples de médiation ou de guidage. L’aspect collectif du
travail permettra de suivre l’avancement de l’ensemble des mémoires et d’échanger autour des
difficultés rencontrées.
Une part de l’horaire sera consacrée à l’identification des ressources iconographiques et
bibliographiques, et à la constitution d’un corpus approprié de documents.
On abordera également les questions plus techniques de la construction et de la présentation
d’une bibliographie, de même que les normes de mises en page du mémoire

Enseignement de Joseph Ngijol : Les séances animées par Joseph Ngijol porteront sur le
dispositif d’observation de la réalité dans une recherche à finalité compréhensive. Il s’agira de
s’interroger sur les dispositifs d’observation et de collecte des données en donnant une large
place à l’entretien.
Les séances porteront également sur les questions de revue de littérature, mais aussi sur la
définition d'une problématique, la mise en place d'une hypothèse, la réflexion autour de la
méthodologie adéquate, la planification et étapes de la rédaction, etc. Les étudiants seront
amenés à réaliser, à partir d’un entretien, une mini-étude exploratoire directement en relation
avec leur mémoire de recherche.
Bibliographie :
KAUFMAN J.-C. (2016). L'entretien compréhensif. L'enquête et ses méthodes. Paris: Armand
Colin.
CAMPENHOUDT L. V., MARQUET J. et QUIVY R. O. (2017). Manuel de recherche en
sciences sociales. Paris: Dunod

Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M204 - QUESTIONS APPROFONDIES D’ESTHÉTIQUE

Enseignant : Bruno Nassim Aboudrar


Les œuvres d’art sont sollicitées par divers discours constitués qui prétendent chacun à une
forme de vérité. Ainsi en va-t-il de l’histoire de l’art, de la philosophie et de l’esthétique, ou
encore de la critique. Le séminaire tente de faire ressortir les traits constitutifs de ces discours,
par ailleurs variés dans le temps et les motifs, et prête une attention particulière au rapport
qu’ils entretiennent à leur objet, paraissant tantôt le refléter, tantôt le définir ou le normer. En
marge de ces discours, les arts produisent d’eux-mêmes des représentations réflexives qu’il est
intéressant de leur comparer. Les textes sont distribués au cours du séminaire. Ce séminaire
s’intéressera à diverses pensées de l’art qui ont traversé la fin du XIX e siècle et le XXe siècle.
Comment penser l’art quand on peut le (re)produire en série ? Comment interpréter la relation
entre l’œuvre et son spectateur ? Suffit-il de dire « c’est de l’art » pour que ce le soit ?
Comment apparaît un nouveau champ artistique quand la technologie évolue ? Voici quelques-
unes des questions que nous nous proposons d’aborder à travers la lecture de textes de
philosophie, de critique, d’histoire ou de littérature, éventuellement en regard d’œuvres d’art
permettant une meilleure contextualisation de ces textes. Les textes seront distribués au cours
du séminaire.

61
• M7/ M8M206 – HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ART CONTEMPORAIN

Enseignante : Cécile Camart (M7 et M8M206)

L’art exposé de sa critique à sa réexposition


Séances de 3 heures en quinzaine.
À l’intersection entre le champ de l’histoire et de la théorie de l’art contemporain, et celui de la
muséologie, il s’agira d’explorer la scène des arts plastiques telle qu’elle se structure du début
des années 1960 jusqu’à nos jours, dans le contexte de la mondialisation, et de l’essor des
biennales internationales (Venise, Documenta…). Il s’agira de se demander, en d’autres
termes, « ce que l’art contemporain fait au musée ». En effet, le cadre muséal, marchand et
médiatique d’un certain nombre de pratiques artistiques s’est trouvé modifié par ces dernières,
tout comme leurs conditions de visibilité et de monstration. Comment se constituent les
premières collections d’art moderne puis contemporain, aux États-Unis et en Europe ? Quels
modèles se confrontent au cours du XXe s. ? Quelles sont les visées et les choix
muséographiques assumés par les conservateurs et les historiens d’art ? À partir des années
1970, l’idée de « musée d’art contemporain » soulève de nombreux paradoxes dont ne
manquent pas de s’emparer les historiens et théoriciens de l’art, mais aussi les artistes, à leur
tour théoriciens et producteurs de « récits autorisés ». D’autres phénomènes qui s’inscrivent
dans cette continuité, interrogent « ce que le musée fait à l’art contemporain ». À ce titre, le
courant de la critique institutionnelle engage de nouvelles perspectives depuis discutées et
réinterprétées. Ce terme, qui trouve son ancrage dans de nombreuses propositions
conceptuelles d’artistes américains actifs au milieu des années 1960, désigne ainsi une
première génération, suivie de deux autres jusqu’à nos jours, actrices d’une véritable «
pratique critique » qui place au centre de sa réflexion les modalités de la production artistique,
et en dénonce les dispositifs institutionnels, politiques, économiques. Cet angle d’approche
permettra, par rebond, d’interroger les postures de l’artiste médiateur, commissaire,
collectionneur, historien et chercheur. Les propositions de ré-exposition de l’art, entre
réécriture d’un récit historique et fictionnalisation de l’espace d’exposition, ouvriront enfin de
nouvelles pistes pour débattre.

Bibliographie :
ALTSHULER B. (ed.), Collecting the New. Museums and Contemporary Art, Princeton,
Princeton University Press, 2005 ;
BAWIN J., L’artiste commissaire. Entre posture critique, jeu créatif et valeur ajoutée, Paris,
Ed. des archives contemporaines, 2014 ;
BISHOP C., Installation Art. A Critical History, Londres, Tate Publishing, 2005 ;
BISHOP C. (ed.), Participation. Documents of Contemporary Art, Londres, Whitechapel
Gallery/The MIT Press, 2006 ;
BUREN D., Les Écrits, 1965-1995 (vol. 1), Paris, Flammarion, 2012 ;
CAILLET E. et PERRET C. (dir.), L’art contemporain et son exposition, t.1 et 2, Paris,
L’Harmattan, 2010 ;
DERIEUX F. (dir.), Harald Szeemann, méthodologie individuelle, Zürich, jrp/ringier, 2007 ;
GLICENSTEIN J., L’invention du curateur. Mutations dans l’art contemporain, Paris, PUF,
2015 ;
GREENBERG R., FERGUSON W. B., NAIRNE S. (eds.), Thinking about Exhibitions, New
York, Routledge, 1996 ;
LORENTE J. P., Les musées d’art moderne et contemporain : une exploration conceptuelle et
historique, Paris, L’Harmattan, 2009 ;
O’DOHERTY Brian, White Cube, l’espace de la galerie et son idéologie, Zürich, jrp/ringier,
2008 ;

62
POINSOT J.-M., Quand l’œuvre a lieu. L’art exposé et ses récits autorisés, Genève, Mamco,
2008 (1999) ;
PUTMAN J., Le musée à l’œuvre : le musée comme médium dans l’art contemporain, Paris,
Thames & Hudson, 2002 ;
WEIBEL P. & BUDDENSIEG A. (eds.), Contemporary Art and the Museum. A Global
Perspective, Ostfildern, Hatje Cantz, 2007.

• M7/ M8M205 - ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

Enseignant : Fabien Van Geert


Le projet de l’anthropologie est de comprendre la diversité des cultures humaines et, en même
temps, au-delà de cette diversité, l’unité du phénomène humain. Au cours de ce séminaire,
nous aborderons, dans un premier temps, les grands questionnements et notions qui sont au
fondement de cette discipline (rapports nature/culture, altérité et ethnocentrisme, identité…). Il
s’agira ensuite d’explorer certains grands champs de l’anthropologie actuelle qui sont autant
d’outils pour comprendre le monde contemporain en général (à l’heure de la « mondialisation
de la culture »), ainsi que le domaine des arts en particulier. Enfin, nous nous intéresserons à la
méthodologie de l’observation participante, propre de l'Anthropologie, ce qui donnera lieu à
une mise en application pratique de la part des étudiants.
Bibliographie :
Augé, M. et Colleyn, M. (2009). L'Anthropologie. Paris: PUF.
Copans, J. (1996). Introduction à l’ethnologie et à l’anthropologie. Paris: Nathan.
Cuche, Denys (2016) [1996]. La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La
Découverte.
Laburthe-Torla, Ph. et Warnier, J.-P. 1997 [1993]. Ethnologie anthropologie. Paris: PUF.

Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents)

• M7/ M8M301 - PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE : DROITS


D’AUTEURS ET DROITS VOISINS

Enseignante : Raphaëlla Levesque


L'objectif du cours de Droit de la propriété littéraire et artistique est de fournir aux étudiants
une base de connaissances juridiques qui pourra être appliquée aux différents domaines
culturels vers lesquels ils s'orientent. L'enseignement portera sur les différents mécanismes
juridiques de protection et de valorisation des créations (exemple : œuvres littéraires,
musicales, audiovisuelles). Les étudiants seront également sensibilisés aux mécanismes de
défense existants en cas d'atteintes à ces droits.

• M7/ M8M303 - ÉCONOMIE DU TOURISME CULTUREL

Enseignant : Joseph Ngijol


À partir d’une perspective à la fois macro, méso et micro-économique, l’enseignement
dispensé au premier semestre vise à :
- Montrer en quoi les concepts issus de l’analyse économique fournissent des grilles de
lecture ou des cadres d’analyse qui permettent d’aider à comprendre le fonctionnement de
l’industrie du tourisme en général et du tourisme culturel en particulier ;
- Aider les étudiants à élargir leur culture générale ayant trait au monde des affaires en
général notamment en leur donnant les moyens d’appréhender la manière dont la révolution

63
numérique transforme les pratiques des acteurs du tourisme culturel.
Au second semestre, nous dirigerons notre attention plus spécifiquement sur l’analyse
stratégique des acteurs du tourisme culturel, en mettant un accent particulier sur les tour-
opérateurs spécialisés dans la conception de voyages culturels. Cette focalisation sur l’acteur
pivot de la filière touristique, qu’est le voyagiste, permettra de présenter les outils analytiques
permettant de penser notamment la démarche stratégique des entreprises ainsi que les grandes
catégories de stratégies qu’elles mettent en place face à la concurrence.
Bibliographie : Origet du Cluzeau C. et Michaud J.-L., Le tourisme culturel, De Boeck, 2013
(1998) ; Clergeau C., Management des entreprises du tourisme, Dunod, 2014 ; Maresca B., Le
voyage en France – Esquisse d’un modèle prédictif des flux touristiques étrangers dans les
lieux culturels, Cahier de recherche du CREDOC, 2010.

• M7/ M8M308 – COMMUNICATION ET PUBLICS DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin (1er semestre, M7M308)


et Béatrice Laroche (2d semestre, M8M308)

La révolution numérique bouleverse les processus de production, de distribution et de


consommation de l’information et de la culture et transforme irréversiblement le
positionnement des principaux acteurs de l’économie des industries culturelles et du
numérique. Toutes ces mutations qui placent le spectateur-internaute au cœur de ce nouvel
écosystème obligent à reconsidérer l’observation de la participation culturelle et les usages du
numérique. Pour saisir ce que les problématisations du public de la culture recèlent de
singularité par rapport à leurs représentations, ce cours développe successivement, en trois
temps, cette relation entre communication et pratiques culturelles. Il aborde, tout d’abord,
l’adossement théorique de ces approches en dressant un tour d’horizon théorique afin de
définir les notions de « public » et « d’usages » comme objet d’étude et comme terrain de
recherche, puis passe en revue les principales formes de sociographie réalisées à partir de
mesures d’audience et de la participation culturelle. Enfin, il pose la question spécifique des
pratiques de sociabilités des publics de la culture et des logiques sociales à l’œuvre dans les
pratiques de communication à distance pour rendre compte des perspectives de recherche
contemporaine en sociologie de la culture et de la communication.
Bibliographie : CARDON Dominique, SMOREDA Zbigniew, « Réseaux et les mutations de
la sociabilité », Réseaux, n°184-185, juin 2014, p. 161-185 ; CEFAÏ Daniel et PASQUIER
Dominique (dir.), Les Sens du public. Publics politiques, publics médiatiques, Paris, Presses
Universitaires de France, 2003 ; CERTEAU Michel de, L’Invention du quotidien, tome 1, Arts
de faire. Paris, Gallimard, 1990 ; DAYAN Daniel, « Le Double Corps du Spectateur », in
Serge Proulx Accusé de réception, Le téléspectateur construit par les sciences sociales,
L’Harmattan, 1998 ; ESQUENAZI Jean-Pierre, Sociologie des publics, La Découverte, 2003 ;
FLEURY Laurent, Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ;
MAIGRET Eric, Sociologie de la communication et des médias. Paris, Armand Colin, 2006 ;
RIEFFEL Rémy, Révolution numérique, révolution culturelle ?, 2014. WINKIN Yves,
Anthropologie de la communication, Le Seuil, 2001.

• M7/ M8M317 - DROIT INTERNATIONAL DE LA CULTURE

Enseignants : Lily Martinet (1er semestre, M7M317)


et Vincent Négri (2d semestre, M8M317)

1er semestre, 12 séances de 1h30 (Lily Martinet) ;

64
2nd semestre, 6 séances de 3h00 (Vincent Négri).
Modalités d’évaluation : prise en compte positive de la participation orale et rédaction d’un
dossier à partir d’une étude de cas.

Plan du cours :
I. Le droit international de la culture dans le droit international général
A. Le droit international & le droit de la culture
B. Les sujets du droit international
C. Les sources du droit international
D. L’application du droit international
II. La construction idéalisée d’un patrimoine commun
A. Le patrimoine mondial
B. Le patrimoine culturel immatériel
C. Différences et convergences entre la Convention de 1972 et celle de 2003
III. Les patrimoines partagés et la protection de la diversité des cultures
A. La dispersion et la restitution des biens culturels
B. La protection de la diversité des cultures
IV. Les cultures en conflits
A. La mise en jeu d’un principe d’immunité des biens culturels dans les conflits
armés
B. La destruction intentionnelle du patrimoine culturel
V. Conclusion
- L’inclusion des biens culturels dans l’action normative du Conseil de sécurité
comme symptôme d’une conversion du droit international de la culture ?
- L’émergence de l’intérêt général de l’humanité à la protection du patrimoine
culturel
Orientations bibliographiques :
ABI-SAAB Georges, Le développement du droit international, PUF, 2013 ; ALBERT Marie-Theres
(ed.), Perceptions of Sustainability in Heritage Studies, Berlin, De Gruyter, 2015 ; ALEDO Louis-
Antoine, Le droit international public, Paris, Dalloz, 2014 ; ANATOLE-GABRIEL Isabelle, La
fabrique du patrimoine de l’humanité, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016 ;
BHABHA Homi K., Les lieux de la culture, Paris, Payot, 2007 ; BLAKE Janet, Commentary on the
2003 UNESCO Convention on the safeguarding of the intangible cultural heritage, Leicester,
Institute of Art and Law, 2006 ; BLAKE Janet, International Cultural Heritage Law, Oxford
University Press, 2015 ; BORIES Clémentine, Le patrimoine culturel en droit international : les
compétences des États à l’égard des éléments du patrimoine culturel, Paris, Éditions Pedone, 2011 ;
BORTOLOTTO Chiara (dir.), Le patrimoine culturel immatériel : enjeux d’une nouvelle catégorie,
Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2011 ; BRUMANN Christoph & BERLINER
David (eds), World Heritage on the Ground, Ethnographic Perspectives, Oxford, Berghahn Books,
2016 ; CORNU Marie, FROMAGEAU Jérôme et WALLAERT Catherine (dir.), Dictionnaire
comparé du droit du patrimoine culturel, CNRS éditions, 2012 ; CORNU Marie, FROMAGEAU
Jérôme & HOTTIN Christian (dir.), Droit et patrimoine culturel immatériel, Paris, L’Harmattan,
2013 ; DUPUY Pierre-Marie et KERBRAT Yann, Droit international public, Paris, Dalloz, 2016 ;
FORREST Craig, International Law and the Protection of Cultural Heritage, Routledge, 2010 ;
FRANCIONI Francesco (ed.), The 1972 World Heritage Convention : a commentary, Oxford
University Press, 2008 ; FRIGO Manlio, Circulation des biens culturels détermination de la loi
applicable et méthodes de règlement des litiges, Recueil des cours de l’Académie de droit
international de la Haye, t. 375, 2015 ; JOHANNOT-GRADIS Christiane, Le patrimoine culturel
matériel et immatériel : quelle protection en cas de conflit armé, LGDJ/Schulthess, 2013 ; KOUBI
Geneviève & JOUANJAN Olivier (dir.), Sujets et objets universels en droit, Presses universitaires
de Strasbourg, 2007 ; LANKARANI Leila & FINES Francette, Le patrimoine culturel immatériel et
les collectivités infraétatiques, Paris, Éditions Pedone, 2013 ; LE BRIS Catherine, L’humanité saisie
par le droit international public, LGDJ, 2012 ; LIXINSKI Lucas, Intangible cultural heritage in
international law, Oxford University Press, 2013; LOCHAK Danièle, Le droit et les paradoxes de

65
l’universalité, Coll. Les voies du droit, PUF, 2010 ; MARTINET Lily, Les expressions culturelles
traditionnelles en droit international, Thèse Paris 1, Ecole doctorale de droit de la Sorbonne, juin
2017 ; MURPHY Bernice L. (ed.), Museums, Ethics and Cultural Heritage, London, Routledge,
2016 ; NAFZIGER James & SCOVAZZI Tullio (eds), Le patrimoine culturel de l’humanité,
Leiden, M. Nijhoff, 2008 ; NEGRI Vincent (dir.), Le patrimoine culturel, cible des conflits armés.
De la guerre civile espagnole aux guerres du 21ème siècle, Bruylant, 2014 ; NEGRI Vincent,
« Destructions intentionnelles du patrimoine culturel et responsabilités collectives en droit
international », in Daech et le droit (A. Casado & F. Safi, dir.), éd. Panthéon-Assas, 2016, pp. 145-
156 ; NEGRI Vincent & SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.), MIMESIS. La formation du droit
international entre mimétisme et dissémination, éd. Pedone, 2016 ; NEGRI Vincent (dir.) La
diversité dans la gouvernance internationale. Perspectives culturelles, écologiques et juridiques,
Bruylant, 2016 ; PAPAUX Alain & WYLER Eric, L’éthique du droit international, Coll. Que sais-
je ?, PUF, 1997 ; PERROT Xavier, « Jalons pour une histoire de la protection du patrimoine culturel
en cas de guerre », in Les droits de l’homme face à la guerre. D’Oradour à Srebrenitsa (H. Pauliat
& J.-P. Marguénaud, dir.), Dalloz, 2009, pp. 141-173 ; SCHULTE-TENCKHOFF Isabelle (dir.),
Altérite et droit. Contributions à l’étude du rapport en droit et culture, Bruylant, 2002 ;
SIMMONDS Julia, « UNESCO World Heritage Convention », Art, Antiquity and Law, 1997, vol. 2,
nº 3, pp. 251-281 ; STIG SØRENSEN Marie-Louise & VIEJO-ROSE Dacia (eds), War and
Cultural Heritage, Cambridge University Press, 2015 ; SUPIOT Alain, Homo juridicus, Essai sur la
fonction anthropologique du droit, éd. du Seuil, 2005 ; SUPIOT Alain (dir.), La Solidarité, Enquête
sur un principe juridique, éd. Odile Jacob, 2015 ; TANCHOUX Philippe, « Aux origines
européennes de la Convention de 1972 », in Patrimonium espaces patrimoniaux : enjeux juridiques,
politiques et environnementaux : actes de colloque de Clermont-Ferrand, 26 au 28 septembre 2012
(A. Antoine A. & F. Garnier, dir.) Clermont-Ferrand, Centre Michel de L’Hospital, 2013, pp. 143-
144 ; TOMAN Jiři, La protection des biens culturels en cas de conflit armé, Commentaire de la
Convention de La Haye du 14 mai 1954, Éditions UNESCO, 1994 ; TOMAN Jiři, Cultural Property
in War: Improvement in Protection, Commentary on the 1999 Second Protocol to the Hague
Convention of 1954, UNESCO Publishing, 2009.

Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel ou 2


semestres différents)

• M7/M8M411 – MANAGEMENT DU TOURISME CULTUREL

Enseignants : Sabrinelle Bedrane et Joseph Ngijol


Le tourisme culturel est un déplacement motivé par le souci d’élargir ses horizons, de
rechercher des connaissances et des émotions à travers la découverte d’un patrimoine et de son
territoire. Au premier semestre, le parti-pris de ce cours est de recourir à une approche
constructiviste du tourisme, considérant que le tourisme est un phénomène qui n’est pas défini
a priori et une fois pour toute, qu’il ne signifie pas la même chose pour tous. Il faut dès lors
partir des catégories (culturelles, sociales, symboliques, logiques) sur lesquelles s’appuient les
acteurs pour comprendre le sens qu’ils lui confèrent et l’usage qu’ils en font. Ce
questionnement conduira les étudiant-e-s à acquérir les bases conceptuelles et
méthodologiques permettant de construire une problématique de recherche appliquée dans le
champ du tourisme culturel.
La perspective managériale sera davantage affirmée au second semestre. Il s’agira alors de
s’interroger sur la manière dont les acteurs du champ du tourisme culturel conduisent, pilotent
leur organisation, ou encore comment ces derniers conçoivent et planifient le développement
de leur territoire. A cet effet, ce cours questionnera les concepts de destination, d’attraction ou
encore de touristicité, autant de notions qui s’avèrent êtres centrales pour les managers du
tourisme culturel.
Bibliographie : Cousin S., Réau S., Sociologie du tourisme, La Découverte, 2009 ; MacCannel
Dean ; Urbain J.-D., L’Idiot du voyage. Histoires de touristes, Paris, Payot, 1993 (1991) ; Botti

66
L., Peypoch N., Solonandrasana B., Ingénierie du tourisme, De Boeck, 2008. Dumez H.,
Méthodologie de la recherche qualitative, Vuibert, 2013.

• M7/ M8M404 - MUSÉOLOGIE

Enseignants : François Mairesse et Fabien Van Geert


Le cours pourra être pris soit durant un semestre (le premier semestre est assuré par
F. Mairesse, le second par F. Van Geert), soit durant les deux semestres. La muséologie
s'intéresse à cette relation spécifique que l’homme entretient avec la réalité, qui a permis, au
cours des siècles, la création de cabinets de curiosité ou (bien plus tard) de musées d'art
contemporain. Quel est le propre du travail muséal ? Attirer les foules ? Faire de la recherche,
éduquer les moins instruits ? Conserver des collections ? L'étude, à partir d'articles et
différentes sources de documentation, des concepts fondamentaux de la muséologie et des
principaux chercheurs et acteurs de cette discipline permettra d'évoquer certains des enjeux les
plus contemporains du monde muséal, à travers un corpus de textes sur lesquels travailleront
les étudiants. Seront également abordés les principaux modes de recherche qui sont associés à
la muséologie dont l’histoire sera brièvement évoquée. Ce parcours muséologique,
s’interrogera par ailleurs sur certaines des tendances et enjeux du monde muséal :
muséalisation du monde, aliénation, gratuité et commercialisation, développement touristique,
muséologie de passage, etc.
Bibliographie :
Desvallées A. et Mairesse F., (dir), Dictionnaire encyclopédique de muséologie, 2011.

67
Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

• M7/ M8M712 - PROJETS EN MUSÉES ET EXPOSITIONS

Enseignante : Claire Boucharlat (Le Bal)


L’objectif de ce cours est de concevoir (1er semestre) et de mettre en œuvre (2ème semestre)
un projet artistique et culturel en lien avec le champ muséal et avec les dispositifs d’exposition
(arts visuels, arts plastiques). Il s’agira dans cette perspective d’analyser les politiques
ministérielles actuelles, de comprendre et questionner le fonctionnement des institutions, de
penser la relation aux différents publics, d’interroger et définir la posture du médiateur afin de
proposer des projets novateurs et expérimentaux. L’enjeu est d’apporter aux étudiants des
outils d’analyse et des méthodes de travail pour développer une pensée personnelle de la
médiation et de les accompagner dans l’élaboration de leur projet. Des rencontres avec des
professionnels et des analyses de cas ponctueront l’année.

Bibliographie :
URFALINO P., L’invention de la politique culturelle, Paris, Hachette Littératures, 2004
RANCIERE Jacques, Le spectateur émancipé, Paris, La fabrique, 2008 et Le partage du
sensible. Esthétique et politique, Paris, La fabrique, 2000
MONDZAIN Marie-José, La figure du spectateur, Armand Colin, 2012

• M7/ M8M716 – VALORISATION TOURISTIQUE DE PROJETS CULTURELS

Enseignants : Louis-Pierre Samain (AncRHrage) – au 1er semestre


et Irène du Mas (CCI Paris Ile-de-France) – au 2d semestre
L’objectif de ce cours est de concevoir et de mettre en œuvre un projet de valorisation
touristique d’un territoire ou de création de voyages en lien avec une proposition artistique ou
culturelle. Des projets innovants seront présentés par l’équipe pédagogique, néanmoins les
étudiants auront la possibilité de proposer leur propre projet. Le cours se conçoit comme un
atelier d’accompagnement de porteurs de projet avec des apports méthodologiques qui
aborderont notamment les thèmes suivants : la définition des objectifs d’un projet, la notion de
cahier des charges, la constitution d’une équipe projet, le pilotage budgétaire d’un projet, la
gestion du temps etc.
Chaque projet sera conçu par un groupe d’étudiants qui aura choisi de se réunir afin d’articuler
ou de développer certaines de leurs compétences. Le suivi des projets impliquera des
présentations orales régulières par les différents groupes d’étudiants. La rédaction d’un
“dossier projet” par groupe fera l’objet d’une évaluation.

68
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours TOURISME CULTUREL ET TERRITOIRES :


INGENIERIE DE PROJETS
(Responsable : Joseph Ngijol)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les 3 séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
M7M118 Patrimoine et tourisme culturels 2 3
M7M114 Sociologie et économie de la culture 2 3

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents ; suivre


obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire)

M7/ M8M201 Sociologie des arts et de la culture 2 3


M7/ M8M205 Anthropologie culturelle 2 3
M7/ M8M213 Histoire culturelle 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel)

M7/ M8M303 Économie du tourisme culturel 2 3

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

M7/ M8M411 Management du tourisme culturel 2 3

e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

M7/ M8M716 Valorisation touristique de projets 2 3


culturels

69
f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS / DIRECTRICES DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE


VOTRE MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux assuré par votre directeur/directrice de mémoire

• Joseph NGIJOL - Disciplines : Économie et gestion du tourisme et de la culture

• Sophie RATTO - Disciplines : Langues et littératures de l’antiquité ; archéologie


(études étrusco-italiques)

• Olivier THÉVENIN - Disciplines : Sociologie des arts et des publics de la culture,


sociologie du cinéma et de l’audiovisuel, sociologie de la culture et des médias

• Fabrice ROCHELANDET - Discipline : Économie de la culture et du numérique

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

À titre exceptionnel, il est possible de conduire sa recherche sous la direction d’un.e autre
directeur.trice de mémoire ne figurant pas dans cette liste, après avoir consulté
préalablement les enseignants responsables de ce parcours par courriel.

70
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M118 – PATRIMOINE ET TOURISME CULTURELS

Enseignants : Sophie Ratto (patrimoine culturel) et Joseph Ngijol (tourisme culturel)

Enseignement de Sophie Ratto :


Cet enseignement de méthodologie aura pour but de guider les étudiants dans la conception,
l’élaboration et la rédaction de leur premier travail de recherche. Il s’agira, en s’appuyant sur
les idées et les projets des étudiants, de préciser les modalités d’élaboration d’une
problématique, puis d’un plan efficace et pertinent, en suivant une démarche scientifique
rigoureuse.
Ce cours est conçu comme un travail de groupe à partir des travaux de chacun, qui auront tous
comme point commun de traiter de la communication ou de la mise en valeur, dans le cadre de
dispositifs de médiation, d’objets culturels ou patrimoniaux. On analysera entre autres des
parcours muséologiques ou des exemples de médiation ou de guidage. L’aspect collectif du
travail permettra de suivre l’avancement de l’ensemble des mémoires et d’échanger autour des
difficultés rencontrées.
Une part de l’horaire sera consacrée à l’identification des ressources iconographiques et
bibliographiques, et à la constitution d’un corpus approprié de documents.
On abordera également les questions plus techniques de la construction et de la présentation
d’une bibliographie, de même que les normes de mises en page du mémoire

Enseignement de Joseph Ngijol :


Les séances animées par Joseph Ngijol porteront sur le dispositif d’observation de la réalité
dans une recherche à finalité compréhensive. Il s’agira de s’interroger sur les dispositifs
d’observation et de collecte des données en donnant une large place à l’entretien.
Les séances porteront également sur les questions de revue de littérature, mais aussi sur la
définition d'une problématique, la mise en place d'une hypothèse, la réflexion autour de la
méthodologie adéquate, la planification et étapes de la rédaction, etc. Les étudiants seront
amenés à réaliser, à partir d’un entretien, une mini-étude exploratoire directement en relation
avec leur mémoire de recherche.
Bibliographie :
KAUFMAN J.-C. (2016). L'entretien compréhensif. L'enquête et ses méthodes. Paris: Armand
Colin.
CAMPENHOUDT L. V., MARQUET J. et QUIVY R. O. (2017). Manuel de recherche en
sciences sociales. Paris: Dunod

• M7M114 – SOCIOLOGIE ET ECONOMIE DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin et Fabrice Rochelandet


L’économie et la sociologie de la culture reposent sur des méthodes à la fois qualitatives et
quantitatives, utilisées parfois de manière complémentaire. Ce séminaire a pour principal
objectif d’introduire et de comparer les principaux outils méthodologiques mobilisés par les
économistes et les sociologues de la culture.
 Il vise également à former les étudiants en les

71
insérant dans des projets de recherche et les initiant concrètement à des méthodes de collecte
et de traitement de données d'enquête.
Une brève présentation des méthodologies qualitatives et quantitatives et un exposé des
diverses facettes du travail de terrain ou sur le web introduira à l'étude des trois grandes
modalités de connaissance du social que sont la recherche et la reconstitution des documents
issus des activités étudiées, l'usage de techniques d'entretien et de techniques d'observation.
Les étudiants devront ensuite s'initier aux premières étapes d'une recherche qualitative
(problématisation, construction de l'échantillon, élaboration d'une grille d'observation,
d'entrevue ou d'analyse de contenu de documents divers (journaux, biographies etc.) et en
comprendre les articulations. Nous aborderons par ailleurs plus particulièrement les enjeux de
la méthodologie de la théorisation enracinée (ou grounded theory) ainsi que des projets de
recherche utilisant cette méthode féconde.
 Nous présenterons enfin les méthodes
quantitatives appliquées aux statistiques culturelles :
(1) la production et l'analyse de données
d’enquête par questionnaire ou par observation directe (et les pièges à éviter)
 ; (2)
l'identification des principales sources de données (DEPS/ministère de la Culture, organismes
européens et internationaux, instituts de sondage, syndicats professionnels…)
 ; (3) l’analyse
de données (et ses pièges) : moyenne et écart-type, corrélations et causalité, clustering... ;
 (4)
la lecture des tableaux statistiques.
Le terrain d'étude pour cette année universitaire 2017-2018 consistera à mener des entretiens
des lieux culturels alternatifs (underground) à Paris et dans la proche banlieue auprès des
usagers de ces lieux : artistes et publics culturels (concert, spectacles, exposition...). Les
résultats de ces enquêtes permettront de croiser leur perception de ces lieux avec leurs
trajectoires socioprofessionnelles et/ou leurs consommations culturelles. Ce travail d'enquête
s'insère dans un projet de recherche financée par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR
CLUSTER93).

Bibliographie : BARATS Christine, Manuel d’analyse du web, Armand Colin, 2013 ;


BEAUD Stéphane et Weber Florence, Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte,
2003 ; BEHAGHEL Luc, Lire l’économétrie, La Découverte/Repères, 2012 ;BOUROCHE
Jean-Michel et SAPORTA Gilbert, L’analyse de données, PUF/Que sais-je ?,
2010 ;BERTAUX, Daniel, Le récit de vie, Paris, Armand Colin/128, 2005 ; DUCHESNE
Sophie HAEGEL Florence, L’entretien collectif, Armand Colin/128, 2012 ;GLASER Barney
et STRAUSS Anselm, La découverte de la théorie ancrée : stratégie pour la recherche
qualitative, Armand Colin, 2010 ;HUGHES Everett -C., « La sociologie et l’entretien », Le
regard sociologique, Paris, EHESS, 1996, p. 281-290 ; KAUFMANN Jean-Claude,
L’entretien compréhensif, Armand Colin/128, 1996 ; LUCKERHOFF Jason et
GUILLEMETTE François, Méthodologie de la théorie ancrée, Presse de l’Université du
Québec, 2012 ; QUANTI, carnet de recherche consacré aux méthodes quantitatives en
sciences sociales http://quanti.hypotheses.org; QUIVY Raymond, VAN CAMPENHOUDT
Luc, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 1988 ; MARTIN Olivier,
L’analyse des données quantitatives, Armand Colin/128, 2005 ; MERCKLÉ Pierre,
Sociologie des réseaux sociaux, La Découverte/Repères, 2011 ; SAUVAYRE Romy, Les
méthodes de l’entretien en sciences sociales, Dunod, 2013 ; SONAL, logiciel gratuit de
retranscription d'entretiens à partir de vos fichiers audio : http://www.sonal-info.com/fr

72
Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M201 - SOCIOLOGIE DES ARTS ET DE LA CULTURE

Enseignant : Olivier Thévenin


Au premier semestre, ce cours consiste à présenter les travaux théoriques et empiriques de ce
champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles hétérogènes connexes –
philosophie et histoire sociale de l’art, économie de la culture – en croisant les générations
temporelles, les traditions disciplinaires, les positions conceptuelles et les méthodes. Le but de
cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie des arts et de la culture
qui consiste à la fois en un état de la question et un programme : le premier doit permettre de
situer et comparer les travaux, le second doit offrir un cadre de travail où les futures
recherches pourront trouver leur espace propre et où les futurs professionnels du secteur
culturel pourront développer leur réflexion et se positionner vis-à-vis des enjeux
contemporains. A partir des notions de « champs », de « monde » et de « marché », nous
étudierons différentes approches réflexives des fonctions sociales des arts et divers auteurs et
modèles interprétatifs pour appréhender les recherches sur les arts et la culture.
Bibliographie : BERA Mathieu, LAMY Yvon, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2011 ;
FABIANI Jean-Louis, Après la culture légitime, L'Harmattan, 2007 ; MOULIN Raymonde,
L'artiste, l'institution et le marché, Flammarion, 1992 ; PEQUIGNOT Bruno, Sociologie des
Arts, Armand Colin, 2009, VANDER GUCHT Daniel, L’art contemporain au miroir du
musée, La lettre Volée, 1998.

Au second semestre, ce cours consiste à perfectionner la connaissance des travaux théoriques


et empiriques de ce champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles en
sociologie des arts, en croisant les générations temporelles, les positions conceptuelles et les
méthodes. Le but de cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie de
la culture dans la continuité des enseignements du semestre 1. Nous aborderons plus
précisément les questions de « notoriété » et de « reconnaissance » en replaçant à partir
d’enquêtes empiriques l’activité artistique dans son contexte de production, de diffusion et de
réception.
Bibliographie : DUCRET André, L’art pour objet, La lettre Volée, 2006, FLEURY Laurent,
Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ; DETREZ
Christine, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2014 ; HEINICH Nathalie, La sociologie
de l’art, La Découverte, 2001 ; LEVERATTO Jean-Marc, La mesure de l’art, La Dispute,
2000.
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant sur icampus qui devra lire les articles
correspondant à chaque séance.
Prérequis : Il est conseillé d’avoir suivi le cours du semestre 1 (M7M201) pour suivre celui du
second.

• M7/ M8M205 - ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

Enseignant : Fabien Van Geert


Le projet de l’anthropologie est de comprendre la diversité des cultures humaines et, en même
temps, au-delà de cette diversité, l’unité du phénomène humain. Au cours de ce séminaire,
nous aborderons, dans un premier temps, les grands questionnements et notions qui sont au
fondement de cette discipline (rapports nature/culture, altérité et ethnocentrisme, identité…). Il
s’agira ensuite d’explorer certains grands champs de l’anthropologie actuelle qui sont autant
d’outils pour comprendre le monde contemporain en général (à l’heure de la « mondialisation
de la culture »), ainsi que le domaine des arts en particulier. Enfin, nous nous intéresserons à la

73
méthodologie de l’observation participante, propre de l'Anthropologie, ce qui donnera lieu à
une mise en application pratique de la part des étudiants.
Bibliographie :
Augé, M. et Colleyn, M. (2009). L'Anthropologie. Paris: PUF.
Copans, J. (1996). Introduction à l’ethnologie et à l’anthropologie. Paris: Nathan.
Cuche, Denys (2016) [1996]. La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La
Découverte.
Laburthe-Torla, Ph. et Warnier, J.-P. 1997 [1993]. Ethnologie anthropologie. Paris: PUF.

• M7/ M8M213 – HISTOIRE CULTURELLE

Enseignants : Albert Lavigne (M7M213) et Laurent Martin (M8M213)

Premier semestre (Albert Lavigne – M7M213) :


Depuis la fin des années 1990, une partie des peuples européens semble tentée par un retour à
des traditions plus ou moins fantasmées. L'aspect religieux occupe une place prépondérante
dans cette nostalgie des « racines ». Ce courant donne naissance à des discours, des projets de
réformes sociales, des rituels, souvent nés seulement au XIXème siècle, de plus en plus
conservateurs (cf. décisions du gouvernement polonais, Manif pour tous...). Ce phénomène,
qui concerne de façon inégale les trois monothéismes, trouve ses origines dans les
bouleversements idéologiques du XIXème siècle liés aux conséquences de la Révolution
française et de la Révolution industrielle.
En effet, après l'effondrement des monarchies absolues (1789 , 1848) et l'avancée des idées
démocratiques fondées sur la notion de droit naturel, les religions paraissaient promises à une
rapide disparition. Le Scientisme triomphant du XIXème siècle semblait confirmer encore
l'apparente inadéquation de ces dernières à la modernité. Mais, en réalité, la France et l'Europe
connurent à partir des années 1820 plus d'un siècle d'une extraordinaire vitalité religieuse tant
dans le domaine des pratiques, encadrant de plus en plus étroitement les fidèles, que des
combats sociaux et politiques. L'Eglise catholique tout particulièrement s'est alors voulue la
forteresse de la Contre-Révolution, luttant contre les courants d'idées issus de la Révolution
industrielle ( Saint-Simonisme, Marxisme..). Sa position violemment antidreyfusarde fut
l'illustration la plus célèbre de cette référence au passé et notamment à une Chrétienté
médiévale idéalisée.
Le Judaïsme, victime de la « culture du mépris » catholique qui explique grandement
l'antisémitisme du régime de Vichy, et le Protestantisme, dès l'origine impliqué dans la vie de
la cité, adhérèrent au contraire, dans leur majorité, aux avancées scientifiques et
démocratiques. Ce clivage dans l'attitude des différentes religions a marqué jusqu'à nos jours
les pays occidentaux et explique en grande partie, non seulement les différences de
développement économique, souvent soulignées, mais aussi de conception des rapports
sociaux, en fait d'univers mental dans les régions du nord et du sud de l'Europe. Il convient
aussi de souligner l'importance de la participation du monde religieux au mouvement colonial,
notamment au travers du développement spectaculaire des missions, tant catholiques que
protestantes, et de leur rhétorique de « croisade » dont les conséquences transparaissent dans
les rapports actuels de l'Occident avec l'Islam salafiste.
Ce séminaire se propose donc de mettre en lumière ce volet religieux de la culture occidentale
au XIXème siècle jusqu'à la Première Guerre Mondiale, essentiel pour comprendre les débats
contemporains. Cette étude se fera notamment au travers de l'analyse des nouvelles pratiques
de l'époque : culte de la personnalité (début de la « papolâtrie »), diffusion de la presse
d'opinion à grand tirage, phénomènes de masses (pèlerinages, manifestations de rues...).
Bibliographie : KERTZER David, Pie IX et l'enfant juif, Perrin, 2001. LAGREE Michel, La
bénédiction de Prométhée : religion et technologie : XIXème-XXème siècles, Fayard, 1999.

74
Second semestre (Laurent Martin – M8M213) :
Histoire culturelle de l’Europe aux XXe-XXIe siècles
Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2

Présentation :
L’objectif de ce cours est de brosser le portrait culturel de l’Europe du début du XXe siècle à
nos jours. À la croisée de l’histoire des arts, de l’histoire des idées et de l’histoire politique,
nous reviendrons sur quelques grands thèmes sans ambition d’exhaustivité mais avec le souci
de remettre en perspective un savoir souvent disparate sur la culture européenne et les cultures
en Europe. Cet enseignement trouvera son aboutissement dans le cours de deuxième année
« Europe, institutions, culture » qui s’attachera plus particulièrement aux aspects actuels et
institutionnels de la politique culturelle de l’Europe et en Europe.

Plan de cours :
1. Arts et culture en Europe avant 1914
2. Des cultures coloniale et impériale au tournant postcolonial et multiculturel
3. Cultures de guerre : la guerre civile européenne 1914-1945 et la culture de guerre
froide 1945-1990
4. L’idéal européen des intellectuels et la construction européenne
5. La civilisation des loisirs
6. Tous post-modernes ? Arts et culture en Europe à l’ère du relativisme
7. Examen.
L’évaluation prendra la forme d’un devoir sur table.

Bibliographie :
AUTISSIER Anne-Marie, Europe et culture : un couple à réinventer ? Toulouse, éd. de
l’Attribut, 2016.
BITSCH Marie-Thérèse, Histoire de la construction européenne, Paris, Complexe, 2006.
LOYER Emmanuelle, Une brève histoire culturelle de l’Europe, Paris, Flammarion, 2017.
SASSOON Donald, The Culture of the Europeans from 1800 to the Present, London,
HarperPress, 2006.

75
Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel)

• M7/ M8M303 - ÉCONOMIE DU TOURISME CULTUREL

Enseignant : Joseph Ngijol


À partir d’une perspective à la fois macro, méso et micro-économique, l’enseignement
dispensé au premier semestre vise à :
- Montrer en quoi les concepts issus de l’analyse économique fournissent des grilles de
lecture ou des cadres d’analyse qui permettent d’aider à comprendre le fonctionnement de
l’industrie du tourisme en général et du tourisme culturel en particulier ;
- Aider les étudiants à élargir leur culture générale ayant trait au monde des affaires en
général notamment en leur donnant les moyens d’appréhender la manière dont la révolution
numérique transforme les pratiques des acteurs du tourisme culturel.
Au second semestre, nous dirigerons notre attention plus spécifiquement sur l’analyse
stratégique des acteurs du tourisme culturel, en mettant un accent particulier sur les tour-
opérateurs spécialisés dans la conception de voyages culturels. Cette focalisation sur l’acteur
pivot de la filière touristique, qu’est le voyagiste, permettra de présenter les outils analytiques
permettant de penser notamment la démarche stratégique des entreprises ainsi que les grandes
catégories de stratégies qu’elles mettent en place face à la concurrence.
Bibliographie : Origet du Cluzeau C. et Michaud J.-L., Le tourisme culturel, De Boeck, 2013
(1998) ; Clergeau C., Management des entreprises du tourisme, Dunod, 2014 ; Maresca B., Le
voyage en France – Esquisse d’un modèle prédictif des flux touristiques étrangers dans les
lieux culturels, Cahier de recherche du CREDOC, 2010.

Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

• M7/M8M411 – MANAGEMENT DU TOURISME CULTUREL

Enseignants : Sabrinelle Bedrane et Joseph Ngijol


Le tourisme culturel est un déplacement motivé par le souci d’élargir ses horizons, de
rechercher des connaissances et des émotions à travers la découverte d’un patrimoine et de son
territoire. Au premier semestre, le parti-pris de ce cours est de recourir à une approche
constructiviste du tourisme, considérant que le tourisme est un phénomène qui n’est pas défini
a priori et une fois pour toute, qu’il ne signifie pas la même chose pour tous. Il faut dès lors
partir des catégories (culturelles, sociales, symboliques, logiques) sur lesquelles s’appuient les
acteurs pour comprendre le sens qu’ils lui confèrent et l’usage qu’ils en font. Ce
questionnement conduira les étudiant-e-s à acquérir les bases conceptuelles et
méthodologiques permettant de construire une problématique de recherche appliquée dans le
champ du tourisme culturel.
La perspective managériale sera davantage affirmée au second semestre. Il s’agira alors de
s’interroger sur la manière dont les acteurs du champ du tourisme culturel conduisent, pilotent
leur organisation, ou encore comment ces derniers conçoivent et planifient le développement
de leur territoire. A cet effet, ce cours questionnera les concepts de destination, d’attraction ou
encore de touristicité, autant de notions qui s’avèrent êtres centrales pour les managers du
tourisme culturel.
Bibliographie : Cousin S., Réau S., Sociologie du tourisme, La Découverte, 2009 ; MacCannel
Dean ; Urbain J.-D., L’Idiot du voyage. Histoires de touristes, Paris, Payot, 1993 (1991) ; Botti
L., Peypoch N., Solonandrasana B., Ingénierie du tourisme, De Boeck, 2008. Dumez H.,
Méthodologie de la recherche qualitative, Vuibert, 2013.

76
Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

• M7/ M8M716 – VALORISATION TOURISTIQUE DE PROJETS CULTURELS

Enseignants : Louis-Pierre Samain (AncRHrage) – au 1er semestre


et Irène du Mas (CCI Paris Ile-de-France) – au 2d semestre
L’objectif de ce cours est de concevoir et de mettre en œuvre un projet de valorisation
touristique d’un territoire ou de création de voyages en lien avec une proposition artistique ou
culturelle. Des projets innovants seront présentés par l’équipe pédagogique, néanmoins les
étudiants auront la possibilité de proposer leur propre projet. Le cours se conçoit comme un
atelier d’accompagnement de porteurs de projet avec des apports méthodologiques qui
aborderont notamment les thèmes suivants : la définition des objectifs d’un projet, la notion de
cahier des charges, la constitution d’une équipe projet, le pilotage budgétaire d’un projet, la
gestion du temps etc.
Chaque projet sera conçu par un groupe d’étudiants qui aura choisi de se réunir afin d’articuler
ou de développer certaines de leurs compétences. Le suivi des projets impliquera des
présentations orales régulières par les différents groupes d’étudiants. La rédaction d’un
“dossier projet” par groupe fera l’objet d’une évaluation.

77
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours MEDIATION DE LA MUSIQUE


(Responsables : Cécile Prévost-Thomas et Catherine Rudent)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de
recherche

Code ou semestre Intitulé Coefficient ECTS par


par semestre semestre
M7M119 Sociologie et médiation de la musique 2 3
M7M120 Musicologie 2 3

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents)

M7/ M8M212 Politique de la culture au XXe siècle 2 3


M7/ M8M205 Anthropologie culturelle 2 3
M7/ M8M217 Géopolitique de la musique 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2


semestres différents)

M7/ M8M302 Économie de la culture 2 3


M7/ M8M308 Communication et publics de la culture 2 3
M7/ M8M305 Comptabilité, finances, contrôle de 2 3
gestion appliqués

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

M7/ M8M415 Musicologie/Médiation de la musique 2 3

e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

M7/ M8M703 Projets en musique 2 3

78
f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
(1er semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

Directrices de recherche pour l’encadrement de votre mémoire :

• Cécile PRÉVOST-THOMAS - Disciplines : Sociologie des musiques (pratiques,


discours, représentations), médiation de la musique, histoire et sociologie de la
chanson francophone.

• Stéphanie MOLINERO - Disciplines : Sociologie de l’art et de la culture, sociologie


de la musique

• Catherine RUDENT - Disciplines : Musicologie, popular music studies.

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

79
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données

• M7M119 – SOCIOLOGIE ET MEDIATION DE LA MUSIQUE

Enseignantes : Cécile Prévost-Thomas et Stéphanie Molinero


Ce séminaire propose d’accompagner les étudiants dans la construction du mémoire de
recherche en suivant chaque étape de la démarche scientifique appliquée aux sciences
humaines et sociales (question de départ, problématique, hypothèses, terrain) à partir des sujets
de chacun.e qui auront tous comme point commun de traiter d’un objet relié aux discours,
pratiques et/ou représentations de la vie musicale contemporaine en lien avec les questions que
pose la médiation de la musique.
Les techniques d’enquête sociologique (entretien, observation, questionnaire), la constitution
d’un corpus de documents, les normes de mises en page et de bibliographie du mémoire de
recherche seront également transmises au cours de ce séminaire.
Bibliographie : Quivy R., Van Campenhoudt L., Manuel de recherche en sciences sociales,
(1988), Paris, Dunod, 2017, 3e édition ; Arborio A.-M., Fournier P., L’observation directe,
(1999), Paris, Armand Colin, coll. « Sociologie 128 », n°216, 2015 ; Blanchet A., Gotman A.,
L’enquête et ses méthodes : l’entretien, (1992), Paris, Armand Colin, coll. « Sociologie 128 »,
n°19, 2015 ; De Singly F., L’enquête et ses méthodes : le questionnaire, (1992), Paris, Éd.
Nathan, coll. « Sociologie 128 », n°18, 2016.

• M7M120 – MUSICOLOGIE

Enseignante : Catherine Rudent (Musicologie)


6 séances d’1h30, voir calendrier de l’enseignante :
Le cours répondra aux questions sur les techniques d’investigation en musicologie : la
recherche des sources et références, les principaux outils existant dans ce domaine ; leur
utilisation appropriée et réflexive. Les questions de construction du mémoire seront abordées :
en s’appuyant sur la question de départ de la recherche, comment délimiter un corpus,
construire une problématique, choisir et utiliser les bonnes méthodes d’investigation ? Enfin il
fournira un guide pour la présentation du mémoire, depuis l’organisation générale (corps du
mémoire, bibliographie, index, annexes…) jusqu’à la présentation universitaire (notes de bas
de page, règles typographiques, mise en forme des citations…), en passant par la forme
d’écriture (organisation des chapitres, équilibre des sections, présentation des exemples…)

80
Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/M8M212 - POLITIQUES DE LA CULTURE AU XXE SIÈCLE

Enseignant : Laurent Martin


M7M212 (1er semestre) : Histoire des politiques culturelles en France, de la Révolution
française aux années 1990

Six séances de trois heures au semestre 1

Plan de cours :

7. De la révolution française à la IIIe République (1789-1870)


8. IIIe République et Etat français (1870-1944)
9. De la Libération aux années Malraux (1944-1969)
10. Les années 1970 (1968-1981)
11. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (1)
12. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (2)

Présentation :

L’intervention des pouvoirs publics dans le domaine culturel est ancienne en France. Sous
l’ « Ancien régime », avant la période révolutionnaire ouverte en 1789, la monarchie organise
le champ des arts et lettres par la censure, le mécénat, le système des académies, la politique
de la langue. Ces dispositifs sont en partie repris et réorientés par les révolutionnaires et par
les régimes, monarchistes, républicains, impériaux, qui se succèdent tout au long du XIXe et
du XXe siècles. Réguler et contraindre, reconnaître et labelliser, soutenir et financer,
enseigner et diffuser, les dimensions de l’intervention publique sont multiples et les objectifs
variés : protéger le patrimoine, encourager la création vivante, renforcer la cohésion sociale et
nationale, démocratiser la culture. Le lien ancien entre culture et nation, le rôle de la culture
dans la construction nationale, les rapports étroits et souvent conflictuels entre culture et
politique, autant de raisons qui justifient de revenir sur cette histoire ancienne dont nous
sommes les héritiers.

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :

DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand


ministère, Paris, Gallimard, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La Documentation
française, 2013.

81
M8M212 (2e semestre) : Les politiques de la culture en France aujourd’hui : nouveaux
enjeux de l’action culturelle

Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2

Présentation :
L'expression « action culturelle » signifie, au sens étroit et daté du terme, une politique de
mise en présence d'un public et d'une œuvre sans préparation ni pédagogie préalables (c'est la
doctrine de Malraux du « choc esthétique », par opposition à des formes d'animation socio-
culturelle, d'éducation populaire ou à l'approche en termes de « développement culturel ») ; au
sens large et constant depuis la création du ministère des Affaires culturelles en 1959,
l'intervention des pouvoirs publics dans le champ de la culture afin d'en soutenir les acteurs,
d'en diffuser les créations, d'en protéger les acquis, d'en renouveler le contenu. Dans les deux
cas, il s'agit d'envisager une collaboration qui peut tourner à la confrontation entre les sphères
du culturel et du socio-politique, un rapport qui pose également un certain nombre de
questions d'ordre éthique : pourquoi, comment, jusqu'où organiser l'accès aux professions
artistiques et culturelles ? Dans quelle mesure les industries culturelles et la culture de grande
diffusion reposent-elles la question de la hiérarchie des valeurs et de la légitimité culturelle ?
Comment a évolué la tension, constitutive de l'action culturelle en France, entre démocratie et
démocratisation culturelles ? Quels problèmes pose la mise sous tension politique et
mémorielle du patrimoine, quels nouveaux rapports se tissent entre histoire savante et
mémoires particulières ?

Plan de cours :
8. Les professions artistiques et culturelles
9. Exception, identité et diversité culturelles
10. Institutions culturelles, collectivités territoriales et identités culturelles locales
11. Du Patrimoine aux patrimoines
12. Démocratisation et démocratie culturelles, la question des droits culturels
13. L’éducation artistique et culturelle
14. examen sur table
Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
DONNAT Olivier (dir.), Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique, Paris, La
Découverte, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
MOULINIER Pierre, Les politiques publiques de la culture en France Paris, Presses
universitaires de France, 2010.
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La Documentation
française, 2013.

82
• M7/ M8M205 - ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

Enseignant : Fabien Van Geert


Le projet de l’anthropologie est de comprendre la diversité des cultures humaines et, en même
temps, au-delà de cette diversité, l’unité du phénomène humain. Au cours de ce séminaire,
nous aborderons, dans un premier temps, les grands questionnements et notions qui sont au
fondement de cette discipline (rapports nature/culture, altérité et ethnocentrisme, identité…).
Il s’agira ensuite d’explorer certains grands champs de l’anthropologie actuelle qui sont autant
d’outils pour comprendre le monde contemporain en général (à l’heure de la « mondialisation
de la culture »), ainsi que le domaine des arts en particulier. Enfin, nous nous intéresserons à
la méthodologie de l’observation participante, propre de l'Anthropologie, ce qui donnera lieu
à une mise en application pratique de la part des étudiants.
Bibliographie :
Augé, M. et Colleyn, M. (2009). L'Anthropologie. Paris: PUF.
Copans, J. (1996). Introduction à l’ethnologie et à l’anthropologie. Paris: Nathan.
Cuche, Denys (2016) [1996]. La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La
Découverte.
Laburthe-Torla, Ph. et Warnier, J.-P. 1997 [1993]. Ethnologie anthropologie. Paris: PUF.

• M7/ M8M217 - GÉOPOLITIQUE DE LA MUSIQUE

Enseignantes : Cécile Prévost-Thomas (M7M217) et Catherine Rudent (M8M217)

Cécile Prévost-Thomas (1er semestre – M7M217)


Au premier semestre, ce séminaire propose à la fois de découvrir ce champ de recherche
récent, son ancrage disciplinaire pluriel (géographie, politique, relations internationales,
sociologie de la musique, musicologie), son écho institutionnel (État, Institut français,
Francophonie, ONU, ONG, etc.) les enjeux qu’il soulève (politique étrangère, diplomatie
culturelle, gestion des conflits, processus de paix) et les acteurs qu’ils mobilisent (musiciens,
diplomates, chefs d’états, populations, publics) à partir de différents terrains d’observation
contemporains mais aussi de comprendre quelle sont les spécificités de la musique pour penser
la géopolitique.

Bibliographie : Ahrendt R., Ferraguto M. et Mahiet D. (dir.), Music and Diplomacy. From the
Early Modern Era to the Present, New York, Palgrave MacMillan, 2014 ; Fléchet A. et Marès
A. (dir.) : « Musique et relations internationales I », Relations internationales, 2013, n° 155 et
« Musique et relations internationales II », Relations internationales, 2014, n° 156 ; Gienow-
Hecht J. (dir.), Music and International History in the Twentieth Century, New York/Oxford,
Berghan Books, 2015 ; Grassy E. et Sklower J. (dir.), Politiques des musiques populaires au
XXIe siècle, Nantes, Éd. Mélanie Seteun, 2015 ; Ramel F., Prévost-Thomas C. (dir.), Music
and Diplomacy – Sounds and Voices on the International Stage, New-York, Palgrave
Macmillan, 2017 (en cours de publication).

Catherine Rudent (2d semestre - M8M217)


Ce séminaire approfondira la géopolitique de la musique, dans le prolongement du cours de
premier semestre. Il montrera comment les pratiques musicales sont toujours inscrites dans un
espace géographique, qui est aussi un espace politique. De ce fait, la musique rencontre ou
affronte les mécanismes de pouvoir et de contre-pouvoir. Ainsi, les questions de
standardisation et de globalisation de la musique, d’expressions musicales locales, d’identités
culturelles et nationales, de genres musicaux seront évoquées. On prendra des exemples de

83
musiques savantes (opéra, musiques de cour, musiques de rituels religieux), de musiques de
tradition orale et de musiques populaires (blues, punk, reggae, hip hop, controverse sur les
« musiques noires », cas de la « global pop », etc.)
Bibliographie : Luc Charles-Dominique, Musiques savantes, musiques populaires. Les
symboliques du sonore en France 1200-1750, CNRS Editions, 2006 ; Tia DeNora, Beethoven
et la construction du génie, Fayard, 1998 ; Marybeth Hamilton, In Search of the Blues. Black
Voices, Whites Visions [A la recherche du blues. Voix noires, visions blanches], Jonathan
Cape, 2007 ; Dick Hebdige, Sous-culture. Le sens du style, Zone, 2008 ; Dick Hebdige, Cut
'n'Mix. Culture, Identity and Caribbean Music, Routledge, 2000 ; Richard A. Peterson,
Creating Country Music. Fabricating Authenticity [La création de la country. Fabriquer
l'authenticité], The University of Chicago Press, 1997 ; John Seabrook, Hits ! Enquête sur la
fabrique des tubes planétaires, La Découverte, 2016 ; « Peut-on parler de musiques noires ? »,
Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 8-1, 2011 ; « Sonorités du hip-hop. Logiques
globales et hexagonales », Volume ! 2004-2.

Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres


différents)

• M7/ M8M302 - ÉCONOMIE DE LA CULTURE

Enseignant : Fabrice Rochelandet


Les activités artistiques sont portées par les interactions entre le travail créatif présent ou passé
des auteurs et les pratiques culturelles des consommateurs. Ces interactions sont rendues
possibles à travers l'activité économique de nombreux agents et lieux : producteurs et éditeurs,
intermédiaires marchands, salles de spectacle, musées, financeurs publics et privés de la
création et du patrimoine, prescripteurs, sites internet… Les technologies et les usages
numériques transforment les conditions dans lesquelles s’opèrent ces interactions et les
politiques culturelles qui les régulent. Ce cours aborde précisément la manière dont la théorie
économique analyse le fonctionnement des activités culturelles.
Premier semestre :
- Valeur marchande des œuvres, créativité et conventions artistiques
- Pratiques de consommation culturelle et usages numériques.
Second semestre :
- Industries culturelles et stratégies des acteurs de l’internet.
- Star system et diversité culturelle.
Bibliographie : F. Mairesse, F. Rochelandet, Économie de la culture et des arts, Armand
Colin, 2015 ; F. Benhamou, L’économie de la culture, La Découverte, 6ème éd., 2008 ;
V.Ginsburgh, D. Throsby, Handbook of the Economics of Art and Culture, Elsevier, vol. 1,
2006; R.Towse, A textbook of Cultural Economics, Cambridge university Press, 2010.

• M7/ M8M308 – COMMUNICATION ET PUBLICS DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin (1er semestre, M7M308)


et Béatrice Laroche (2d semestre, M8M308)

La révolution numérique bouleverse les processus de production, de distribution et de


consommation de l’information et de la culture et transforme irréversiblement le
positionnement des principaux acteurs de l’économie des industries culturelles et du
84
numérique. Toutes ces mutations qui placent le spectateur-internaute au cœur de ce nouvel
écosystème obligent à reconsidérer l’observation de la participation culturelle et les usages du
numérique. Pour saisir ce que les problématisations du public de la culture recèlent de
singularité par rapport à leurs représentations, ce cours développe successivement, en trois
temps, cette relation entre communication et pratiques culturelles. Il aborde, tout d’abord,
l’adossement théorique de ces approches en dressant un tour d’horizon théorique afin de
définir les notions de « public » et « d’usages » comme objet d’étude et comme terrain de
recherche, puis passe en revue les principales formes de sociographie réalisées à partir de
mesures d’audience et de la participation culturelle. Enfin, il pose la question spécifique des
pratiques de sociabilités des publics de la culture et des logiques sociales à l’œuvre dans les
pratiques de communication à distance pour rendre compte des perspectives de recherche
contemporaine en sociologie de la culture et de la communication.
Bibliographie : CARDON Dominique, SMOREDA Zbigniew, « Réseaux et les mutations de
la sociabilité », Réseaux, n°184-185, juin 2014, p. 161-185 ; CEFAÏ Daniel et PASQUIER
Dominique (dir.), Les Sens du public. Publics politiques, publics médiatiques, Paris, Presses
Universitaires de France, 2003 ; CERTEAU Michel de, L’Invention du quotidien, tome 1, Arts
de faire. Paris, Gallimard, 1990 ; DAYAN Daniel, « Le Double Corps du Spectateur », in
Serge Proulx Accusé de réception, Le téléspectateur construit par les sciences sociales,
L’Harmattan, 1998 ; ESQUENAZI Jean-Pierre, Sociologie des publics, La Découverte, 2003 ;
FLEURY Laurent, Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ;
MAIGRET Eric, Sociologie de la communication et des médias. Paris, Armand Colin, 2006 ;
RIEFFEL Rémy, Révolution numérique, révolution culturelle ?, 2014. WINKIN Yves,
Anthropologie de la communication, Le Seuil, 2001.
Modalités de validation semestre : exercice en ligne sur icampus et devoir sur table 1h.

• M7/ M8M305 - COMPTABILITÉ, FINANCES, CONTRÔLE DE GESTION


APPLIQUÉS

Enseignants : Vincent Lamy et Aurélien Guinard


Deux intervenants experts-comptables spécialisés dans la gestion des entreprises culturelles,
animeront ce cours. Fort de leurs expériences auprès de structures culturelles de toutes tailles
(Association / Société, Compagnie / Lieu), les intervenants auront à coeur de partager une
vision terrain du métier. Ce cours propose une mise en pratique de la gestion financière d'un
projet culturel en lien avec la gestion comptable des projets.
A l'issue de la formation l'étudiant devra être en mesure de pouvoir construire le budget d'un
projet culturel, suivre un prévisionnel de trésorerie, mettre en place une gestion comptable
analytique, lire et analyser les comptes d'une structure culturelle quel que soit sa taille.
Les outils pédagogiques utilisés seront basés sur les expériences des deux intervenants illustrés
par les cas traités chez leurs clients.

Plan du cours :
1. Rappel de connaissances / Introduction à la fiscalité (3H)
2. Gestion budgétaire (13H30)
3. Gestion de trésorerie (4H30)
4. Comptabilité Analytique (4H30)
5. L'analyse des états financiers (9H)

Bibliographie :
Edition Brochet: Fiscalité des associations
Francis Lefebvre: Memento Fiscal

85
Edition IRMA: Profession entrepreneur de Spectacles
Fiches WEKA: Direction et gestion d’une entreprise Culturelle
Fiches WEKA: Manager vos projets culturels

Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

• M7/M8M415 – MUSICOLOGIE / MEDIATION DE LA MUSIQUE

Enseignantes : Catherine Rudent (M7M415) et Cécile Prévost-Thomas (M8M415)

Catherine Rudent - Musicologie (1er semestre – M7M415)


Qu’est-ce qu’un-e musicologue ? Comment s’occupe-t-il (elle) de musique ? Est-il (elle)
musicien-ne ? Si oui, de quelle manière ? Sa pratique musicale alimente-t-elle la musicologie
et/ou l’inverse ? Quel est son positionnement par rapport aux musicien-ne-s en général ? Le
cours prendra pour exemple des figures de musicologues et des pratiques musicologiques
remarquables et reconnus (analyse, histoire, esthétique, performance studies,
ethnomusicologie, popular music studies). Ce faisant, il abordera la question des diversités
culturelles, des supports et des médiations de la musique, de la catégorisation des genres
musicaux.

Cécile Prévost-Thomas - Médiation de la musique (2e semestre - M8M415)


Dans l’optique de la spécialisation complète en Master 2, ce séminaire propose de découvrir
l’étendue du domaine de réflexion et d’application de la médiation de la musique, à partir de
l’étude compréhensive de ses enjeux (esthétiques, culturels, sociologiques, politiques,
institutionnels, économiques, territoriaux, temporels et professionnels) et de la rencontre de ses
acteurs et de leur engagement sur le terrain de la transmission musicale (médiateurs,
musiciens, chefs d’orchestre, responsable de service d’action culturelle dédié à la musique,
etc.)
Bibliographie : Hennion A., [1993], La passion musicale. Une sociologie de la médiation,
Paris, Métailié, coll. « Sciences humaines », 2007 ; Prévost-Thomas C., « Médiations
musicales : enjeux esthétiques, politiques et professionnels », Table ronde avec Pierre Barrois,
Marie-Hélène Serra, Marianne Suner et Thierry Weber, dans Les mondes de la médiation
culturelle, (dir.) Camart Cécile, Mairesse François, Prévost-Thomas Cécile, Vessely Pauline,
Vol. 2, Paris, L’Harmattan, coll. « Les cahiers de la médiation culturelle », 2016, p.163-181 ;
Prévost-Thomas C., Vessely P., « Du musicien médiateur au médiateur musicologue. Entre
intégration sociale et socialisations musicales », dans Les médiations culturelles et
artistiques. Quels processus d’intégration et de socialisation ? (dir.), Frédérique Montandon et
Thérèse Pérez-Roux, Paris, L’Harmattan, coll. « Logiques sociales », Série « Etudes
culturelles », 2014, p.57-76.

Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel)

• M7/ M8M703 – PROJETS EN MUSIQUE

Enseignante : Stéphanie Molinero

Ce cours a pour objectif de concevoir (semestre 1) et réaliser (semestre 2) un projet de


médiation en musique. Le projet sera réalisé par groupes d'étudiants.

86
Le premier semestre sera consacré à la conceptualisation du projet comprenant, après la
constitution de l'équipe, un avant-projet, une étude de pertinence face aux propositions déjà
existantes, une réflexion sur les enjeux du projet, sa problématique, les objectifs fixés pour ce
projet ainsi qu'une réflexion sur son évaluation. La rencontre avec des partenaires potentiels
est souhaitée dès le premier semestre.
Le second semestre sera consacré à la réalisation du projet : partenariats, outils de
communication, aspects logistiques et organisationnels jusqu'à la réalisation du projet et son
évaluation.
Un dossier sera demandé en fin de chaque semestre pour évaluer les groupes.

87
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours MEDIATION ET CREATION ARTISTIQUE


(Responsables : Olivier Thévenin et Marc Boissonnade)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les 3 séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire.

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par semestre

M7M121 Médiation et théâtre 2 3


M7M114 Sociologie et économie de la culture 2 3
M7M108 Muséologie, histoire de l’art et étude de 2 3
dispositifs
M7M120 Sociologie et médiation de la danse 2 3

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents) :


suivre obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire

M7/ M8M206 Histoire et théorie de l’art contemporain 2 3


M7/ M8M201 Sociologie des arts et de la culture 2 3
M7/ M8M212 Politique de la culture au XXe siècle 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents) :


suivre obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire

M7/ M8M302 Économie de la culture 2 3


M7/ M8M305 Comptabilité, finances, contrôle de 2 3
gestion appliqués
M7/ M8M308 Communication et publics de la culture 2 3

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

M7/ M8M412 Spectacle vivant 2 3

e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

M7/ M8M704 Projets en cinéma et vidéo 2 3


M7/ M8M705 Projets en arts de la scène 2 3
M7/ M8M717 Projets de festivals à l’international 2 3

88
f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS par


semestre par semestre sem.
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS / DIRECTRICES DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE


VOTRE MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux, d’Environnement économique ou de Formation à la
spécialité assuré par votre directeur/directrice de
mémoire.

• Séverine BARTHES – Disciplines : sciences de l’information et de la communication


; analyse des médias ; culture visuelle ; sémiologie ; rhétorique et stylistique.
• Marc BOISSONNADE - Disciplines : Médiation culturelle, culture scientifique et
technique, politiques culturelles
• Cécile CAMART - Disciplines : Muséologie ; histoire, critique et théorie de l’art
contemporain (XXe – XXIe s.)
• Pierre FATTACCINI – Disciplines : les études styles de vie et socio culturelles :
approche historique et critique méthodologique, la sociologie.
• Laurent MARTIN – Disciplines : histoire culturelle contemporaine ; politiques
culturelles, censure ; relations culturelles internationales ; histoire des intellectuels ;
histoire de l'Europe ; arts et littératures de l’imaginaire (fantastique, science-fiction,
fantasy).
• Sylvie MARTIN-LAHMANI – Disciplines : les formes scéniques contemporaines et
les formes d’arts dits mineurs (marionnette, cirque, rue).
• Olivier THÉVENIN - Disciplines : Sociologie des arts et des publics de la culture,
sociologie du cinéma et de l’audiovisuel, sociologie de la culture et des médias
• Fabrice ROCHELANDET - Discipline : Économie de la culture et du numérique
• Serge SAADA - Disciplines : Théâtre et spectacle vivant ; médiation culturelle,
champ social.
• Pauline VESSELY – Disciplines : Sociologie des arts et de la culture, sociologie de la
danse, sociologie des inégalités, études de genre.

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

89
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M121 – MÉDIATION ET THÉÂTRE

Enseignant : Serge Saada


L’objet de ce séminaire, relevant du théâtre et de la médiation culturelle consiste, à partir des
projets de recherche des étudiants, à préciser les potentialités de chaque sujet, à identifier les
obstacles et les moyens mis en œuvres pour les surmonter. Après avoir rappelé les contraintes
d’un premier travail de recherche universitaire, et plus particulièrement d’un mémoire de
Master, nous reviendrons sur chaque sujet et nous effectuerons des croisements à même de
faire émerger des références, des méthodes et des pistes de développement. Des rencontres
auront lieu régulièrement afin de nous permettre de suivre l’avancement du travail et de
discuter des difficultés rencontrées.

• M7M114 – SOCIOLOGIE ET ECONOMIE DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin et Fabrice Rochelandet


L’économie et la sociologie de la culture reposent sur des méthodes à la fois qualitatives et
quantitatives, utilisées parfois de manière complémentaire. Ce séminaire a pour principal
objectif d’introduire et de comparer les principaux outils méthodologiques mobilisés par les
économistes et les sociologues de la culture.
 Il vise également à former les étudiants en les
insérant dans des projets de recherche et les initiant concrètement à des méthodes de collecte
et de traitement de données d'enquête.
Une brève présentation des méthodologies qualitatives et quantitatives et un exposé des
diverses facettes du travail de terrain ou sur le web introduira à l'étude des trois grandes
modalités de connaissance du social que sont la recherche et la reconstitution des documents
issus des activités étudiées, l'usage de techniques d'entretien et de techniques d'observation.
Les étudiants devront ensuite s'initier aux premières étapes d'une recherche qualitative
(problématisation, construction de l'échantillon, élaboration d'une grille d'observation,
d'entrevue ou d'analyse de contenu de documents divers (journaux, biographies etc.) et en
comprendre les articulations. Nous aborderons par ailleurs plus particulièrement les enjeux de
la méthodologie de la théorisation enracinée (ou grounded theory) ainsi que des projets de
recherche utilisant cette méthode féconde.
 Nous présenterons enfin les méthodes
quantitatives appliquées aux statistiques culturelles :
(1) la production et l'analyse de données
d’enquête par questionnaire ou par observation directe (et les pièges à éviter)
 ; (2)
l'identification des principales sources de données (DEPS/ministère de la Culture, organismes
européens et internationaux, instituts de sondage, syndicats professionnels…)
 ; (3) l’analyse
de données (et ses pièges) : moyenne et écart-type, corrélations et causalité, clustering... ;
 (4)
la lecture des tableaux statistiques.
Le terrain d'étude pour cette année universitaire 2017-2018 consistera à mener des entretiens
des lieux culturels alternatifs (underground) à Paris et dans la proche banlieue auprès des
usagers de ces lieux : artistes et publics culturels (concert, spectacles, exposition...). Les
résultats de ces enquêtes permettront de croiser leur perception de ces lieux avec leurs
trajectoires socioprofessionnelles et/ou leurs consommations culturelles. Ce travail d'enquête
s'insère dans un projet de recherche financée par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR
CLUSTER93).

90
Bibliographie : BARATS Christine, Manuel d’analyse du web, Armand Colin, 2013 ;
BEAUD Stéphane et Weber Florence, Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte,
2003 ; BEHAGHEL Luc, Lire l’économétrie, La Découverte/Repères, 2012 ;BOUROCHE
Jean-Michel et SAPORTA Gilbert, L’analyse de données, PUF/Que sais-je ?,
2010 ;BERTAUX, Daniel, Le récit de vie, Paris, Armand Colin/128, 2005 ; DUCHESNE
Sophie HAEGEL Florence, L’entretien collectif, Armand Colin/128, 2012 ;GLASER Barney
et STRAUSS Anselm, La découverte de la théorie ancrée : stratégie pour la recherche
qualitative, Armand Colin, 2010 ;HUGHES Everett -C., « La sociologie et l’entretien », Le
regard sociologique, Paris, EHESS, 1996, p. 281-290 ; KAUFMANN Jean-Claude,
L’entretien compréhensif, Armand Colin/128, 1996 ; LUCKERHOFF Jason et
GUILLEMETTE François, Méthodologie de la théorie ancrée, Presse de l’Université du
Québec, 2012 ; QUANTI, carnet de recherche consacré aux méthodes quantitatives en
sciences sociales http://quanti.hypotheses.org; QUIVY Raymond, VAN CAMPENHOUDT
Luc, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 1988 ; MARTIN Olivier,
L’analyse des données quantitatives, Armand Colin/128, 2005 ; MERCKLÉ Pierre, Sociologie
des réseaux sociaux, La Découverte/Repères, 2011 ; SAUVAYRE Romy, Les méthodes de
l’entretien en sciences sociales, Dunod, 2013 ; SONAL, logiciel gratuit de retranscription
d'entretiens à partir de vos fichiers audio : http://www.sonal-info.com/fr

• M7M108 – MUSÉOLOGIE, HISTOIRE DE L’ART ET ÉTUDE DE


DISPOSITIFS

Enseignante : Cécile Camart


Les séances animées par Cécile Camart porteront sur les outils et méthodes de recherche
propres à l’histoire de l’art (notamment des XXe-XXIe s.) et à l’histoire des expositions
permettant de penser les processus de création, de fabrication, d’exposition, d’interprétation,
de diffusion et de réception, en tenant compte des approches discursives de l’art : connaissance
des ressources en art spécialisées, identification des registres théoriques, des sources
historiques et iconographiques, maniement des catalogues et bases de données liés aux
collections publiques et privées, construction d’un corpus d’œuvres / d’expositions / de
dispositifs liés au musée, veille scientifique propre à la discipline. Ces méthodes seront
articulées aux étapes de l’élaboration du mémoire (problématiques, objets et sujet de la
recherche, construction d’une bibliographie, structure et plan, analyse d’œuvres, d’expositions,
etc.)

• M7M120 – SOCIOLOGIE ET MEDIATION DE LA DANSE

Enseignante : Pauline Vessely


Ce séminaire s’inscrit dans l’encadrement et l’accompagnement des étudiant-e-s dans la
réalisation de leur mémoire de recherche autour d’objets inscrits dans le champ de la danse et
de la médiation (de la danse ou de la musique). Il permettra aux étudiant-e-s de se familiariser
avec les outils et méthodes des sciences humaines, et plus particulièrement de la sociologie,
pour construire une réflexion autour des projets de recherche de chacun-e.. Les techniques
d’enquête sociologique (entretien, observation, questionnaire), la constitution d’un corpus de
documents, les normes de mises en page et de bibliographie du mémoire de recherche seront
également transmises au cours de ce séminaire.

91
Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M206 – HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ART CONTEMPORAIN

Enseignante : Cécile Camart (M7 et M8M206)

L’art exposé de sa critique à sa réexposition


Séances de 3 heures en quinzaine.
À l’intersection entre le champ de l’histoire et de la théorie de l’art contemporain, et celui de la
muséologie, il s’agira d’explorer la scène des arts plastiques telle qu’elle se structure du début
des années 1960 jusqu’à nos jours, dans le contexte de la mondialisation, et de l’essor des
biennales internationales (Venise, Documenta…). Il s’agira de se demander, en d’autres
termes, « ce que l’art contemporain fait au musée ». En effet, le cadre muséal, marchand et
médiatique d’un certain nombre de pratiques artistiques s’est trouvé modifié par ces dernières,
tout comme leurs conditions de visibilité et de monstration. Comment se constituent les
premières collections d’art moderne puis contemporain, aux États-Unis et en Europe ? Quels
modèles se confrontent au cours du XXe s. ? Quelles sont les visées et les choix
muséographiques assumés par les conservateurs et les historiens d’art ? À partir des années
1970, l’idée de « musée d’art contemporain » soulève de nombreux paradoxes dont ne
manquent pas de s’emparer les historiens et théoriciens de l’art, mais aussi les artistes, à leur
tour théoriciens et producteurs de « récits autorisés ». D’autres phénomènes qui s’inscrivent
dans cette continuité, interrogent « ce que le musée fait à l’art contemporain ». À ce titre, le
courant de la critique institutionnelle engage de nouvelles perspectives depuis discutées et
réinterprétées. Ce terme, qui trouve son ancrage dans de nombreuses propositions
conceptuelles d’artistes américains actifs au milieu des années 1960, désigne ainsi une
première génération, suivie de deux autres jusqu’à nos jours, actrices d’une véritable «
pratique critique » qui place au centre de sa réflexion les modalités de la production artistique,
et en dénonce les dispositifs institutionnels, politiques, économiques. Cet angle d’approche
permettra, par rebond, d’interroger les postures de l’artiste médiateur, commissaire,
collectionneur, historien et chercheur. Les propositions de ré-exposition de l’art, entre
réécriture d’un récit historique et fictionnalisation de l’espace d’exposition, ouvriront enfin de
nouvelles pistes pour débattre.

Bibliographie :
ALTSHULER B. (ed.), Collecting the New. Museums and Contemporary Art, Princeton,
Princeton University Press, 2005 ;
BAWIN J., L’artiste commissaire. Entre posture critique, jeu créatif et valeur ajoutée, Paris,
Ed. des archives contemporaines, 2014 ;
BISHOP C., Installation Art. A Critical History, Londres, Tate Publishing, 2005 ;
BISHOP C. (ed.), Participation. Documents of Contemporary Art, Londres, Whitechapel
Gallery/The MIT Press, 2006 ;
BUREN D., Les Écrits, 1965-1995 (vol. 1), Paris, Flammarion, 2012 ;
CAILLET E. et PERRET C. (dir.), L’art contemporain et son exposition, t.1 et 2, Paris,
L’Harmattan, 2010 ;
DERIEUX F. (dir.), Harald Szeemann, méthodologie individuelle, Zürich, jrp/ringier, 2007 ;
GLICENSTEIN J., L’invention du curateur. Mutations dans l’art contemporain, Paris, PUF,
2015 ;
GREENBERG R., FERGUSON W. B., NAIRNE S. (eds.), Thinking about Exhibitions, New
York, Routledge, 1996 ;
LORENTE J. P., Les musées d’art moderne et contemporain : une exploration conceptuelle et
historique, Paris, L’Harmattan, 2009 ;

92
O’DOHERTY Brian, White Cube, l’espace de la galerie et son idéologie, Zürich, jrp/ringier,
2008 ;
POINSOT J.-M., Quand l’œuvre a lieu. L’art exposé et ses récits autorisés, Genève, Mamco,
2008 (1999) ;
PUTMAN J., Le musée à l’œuvre : le musée comme médium dans l’art contemporain, Paris,
Thames & Hudson, 2002 ;
WEIBEL P. & BUDDENSIEG A. (eds.), Contemporary Art and the Museum. A Global
Perspective, Ostfildern, Hatje Cantz, 2007.

• M7/ M8M201 - SOCIOLOGIE DES ARTS ET DE LA CULTURE

Enseignant : Olivier Thévenin


Au premier semestre, ce cours consiste à présenter les travaux théoriques et empiriques de ce
champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles hétérogènes connexes –
philosophie et histoire sociale de l’art, économie de la culture – en croisant les générations
temporelles, les traditions disciplinaires, les positions conceptuelles et les méthodes. Le but de
cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie des arts et de la culture
qui consiste à la fois en un état de la question et un programme : le premier doit permettre de
situer et comparer les travaux, le second doit offrir un cadre de travail où les futures
recherches pourront trouver leur espace propre et où les futurs professionnels du secteur
culturel pourront développer leur réflexion et se positionner vis-à-vis des enjeux
contemporains. A partir des notions de « champs », de « monde » et de « marché », nous
étudierons différentes approches réflexives des fonctions sociales des arts et divers auteurs et
modèles interprétatifs pour appréhender les recherches sur les arts et la culture.
Bibliographie : BERA Mathieu, LAMY Yvon, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2011 ;
FABIANI Jean-Louis, Après la culture légitime, L'Harmattan, 2007 ; MOULIN Raymonde,
L'artiste, l'institution et le marché, Flammarion, 1992 ; PEQUIGNOT Bruno, Sociologie des
Arts, Armand Colin, 2009, VANDER GUCHT Daniel, L’art contemporain au miroir du
musée, La lettre Volée, 1998.
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant sur icampus qui devra lire les articles
correspondant à chaque séance.
Modalités de validation semestre 1 : exercice en ligne et devoir sur table 1h.

Au second semestre, ce cours consiste à perfectionner la connaissance des travaux théoriques


et empiriques de ce champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles en
sociologie des arts, en croisant les générations temporelles, les positions conceptuelles et les
méthodes. Le but de cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie de
la culture dans la continuité des enseignements du semestre 1. Nous aborderons plus
précisément les questions de « notoriété » et de « reconnaissance » en replaçant à partir
d’enquêtes empiriques l’activité artistique dans son contexte de production, de diffusion et de
réception.
Bibliographie : DUCRET André, L’art pour objet, La lettre Volée, 2006, FLEURY Laurent,
Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ; DETREZ
Christine, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2014 ; HEINICH Nathalie, La sociologie
de l’art, La Découverte, 2001 ; LEVERATTO Jean-Marc, La mesure de l’art, La Dispute,
2000.
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant sur icampus qui devra lire les articles
correspondant à chaque séance.
Modalités de validation semestre 2 : exercice en ligne sur icampus et dossier.
Prérequis : Il est conseillé d’avoir suivi le cours du semestre 1 (M7M201) pour suivre celui du
second.

93
• M7/M8M212 - POLITIQUES DE LA CULTURE AU XXE SIÈCLE

Enseignant : Laurent Martin

M7M212 (1er semestre) : Histoire des politiques culturelles en France, de la Révolution


française aux années 1990
Six séances de trois heures au semestre 1

Plan de cours :

1. De la révolution française à la IIIe République (1789-1870)


2. IIIe République et Etat français (1870-1944)
3. De la Libération aux années Malraux (1944-1969)
4. Les années 1970 (1968-1981)
5. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (1)
6. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (2)

Présentation :
L’intervention des pouvoirs publics dans le domaine culturel est ancienne en France. Sous
l’ « Ancien régime », avant la période révolutionnaire ouverte en 1789, la monarchie organise
le champ des arts et lettres par la censure, le mécénat, le système des académies, la politique
de la langue. Ces dispositifs sont en partie repris et réorientés par les révolutionnaires et par les
régimes, monarchistes, républicains, impériaux, qui se succèdent tout au long du XIXe et du
XXe siècles. Réguler et contraindre, reconnaître et labelliser, soutenir et financer, enseigner et
diffuser, les dimensions de l’intervention publique sont multiples et les objectifs variés :
protéger le patrimoine, encourager la création vivante, renforcer la cohésion sociale et
nationale, démocratiser la culture. Le lien ancien entre culture et nation, le rôle de la culture
dans la construction nationale, les rapports étroits et souvent conflictuels entre culture et
politique, autant de raisons qui justifient de revenir sur cette histoire ancienne dont nous
sommes les héritiers.

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
- Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La
Documentation française, 2013.

M8M212 (2e semestre) : Les politiques de la culture en France aujourd’hui : nouveaux


enjeux de l’action culturelle
Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2
Présentation :
L'expression « action culturelle » signifie, au sens étroit et daté du terme, une politique de
mise en présence d'un public et d'une œuvre sans préparation ni pédagogie préalables (c'est la

94
doctrine de Malraux du « choc esthétique », par opposition à des formes d'animation socio-
culturelle, d'éducation populaire ou à l'approche en termes de « développement culturel ») ; au
sens large et constant depuis la création du ministère des Affaires culturelles en 1959,
l'intervention des pouvoirs publics dans le champ de la culture afin d'en soutenir les acteurs,
d'en diffuser les créations, d'en protéger les acquis, d'en renouveler le contenu. Dans les deux
cas, il s'agit d'envisager une collaboration qui peut tourner à la confrontation entre les sphères
du culturel et du socio-politique, un rapport qui pose également un certain nombre de
questions d'ordre éthique : pourquoi, comment, jusqu'où organiser l'accès aux professions
artistiques et culturelles ? Dans quelle mesure les industries culturelles et la culture de grande
diffusion reposent-elles la question de la hiérarchie des valeurs et de la légitimité culturelle ?
Comment a évolué la tension, constitutive de l'action culturelle en France, entre démocratie et
démocratisation culturelles ? Quels problèmes pose la mise sous tension politique et
mémorielle du patrimoine, quels nouveaux rapports se tissent entre histoire savante et
mémoires particulières ?

Plan de cours :
1. Les professions artistiques et culturelles
2. Exception, identité et diversité culturelles
3. Institutions culturelles, collectivités territoriales et identités culturelles locales
4. Du Patrimoine aux patrimoines
5. Démocratisation et démocratie culturelles, la question des droits culturels
6. L’éducation artistique et culturelle
7. examen sur table

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
DONNAT Olivier (dir.), Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique, Paris, La
Découverte, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
MOULINIER Pierre, Les politiques publiques de la culture en France Paris, Presses
universitaires de France, 2010.
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
- Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La
Documentation française, 2013.
- .

95
Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres
différents)

• M7/ M8M302 - ÉCONOMIE DE LA CULTURE

Enseignant : Fabrice Rochelandet


Les activités artistiques sont portées par les interactions entre le travail créatif présent ou passé
des auteurs et les pratiques culturelles des consommateurs. Ces interactions sont rendues
possibles à travers l'activité économique de nombreux agents et lieux : producteurs et éditeurs,
intermédiaires marchands, salles de spectacle, musées, financeurs publics et privés de la
création et du patrimoine, prescripteurs, sites internet… Les technologies et les usages
numériques transforment les conditions dans lesquelles s’opèrent ces interactions et les
politiques culturelles qui les régulent. Ce cours aborde précisément la manière dont la théorie
économique analyse le fonctionnement des activités culturelles.
Premier semestre :
- Valeur marchande des œuvres, créativité et conventions artistiques
- Pratiques de consommation culturelle et usages numériques.
Second semestre :
- Industries culturelles et stratégies des acteurs de l’internet.
- Star system et diversité culturelle.
Bibliographie : F. Mairesse, F. Rochelandet, Économie de la culture et des arts, Armand
Colin, 2015 ; F. Benhamou, L’économie de la culture, La Découverte, 6ème éd., 2008 ;
V.Ginsburgh, D. Throsby, Handbook of the Economics of Art and Culture, Elsevier, vol. 1,
2006; R.Towse, A textbook of Cultural Economics, Cambridge university Press, 2010.

• M7/ M8M305 - COMPTABILITÉ, FINANCES, CONTRÔLE DE GESTION


APPLIQUÉS

Enseignants : Vincent Lamy et Aurélien Guinard


Deux intervenants experts-comptables spécialisés dans la gestion des entreprises culturelles,
animeront ce cours. Fort de leurs expériences auprès de structures culturelles de toutes tailles
(Association / Société, Compagnie / Lieu), les intervenants auront à coeur de partager une
vision terrain du métier. Ce cours propose une mise en pratique de la gestion financière d'un
projet culturel en lien avec la gestion comptable des projets.
A l'issue de la formation l'étudiant devra être en mesure de pouvoir construire le budget d'un
projet culturel, suivre un prévisionnel de trésorerie, mettre en place une gestion comptable
analytique, lire et analyser les comptes d'une structure culturelle quel que soit sa taille.
Les outils pédagogiques utilisés seront basés sur les expériences des deux intervenants illustrés
par les cas traités chez leurs clients.

Plan du cours :
1. Rappel de connaissances / Introduction à la fiscalité (3H)
2. Gestion budgétaire (13H30)
3. Gestion de trésorerie (4H30)
4. Comptabilité Analytique (4H30)
5. L'analyse des états financiers (9H)

Bibliographie :
Edition Brochet: Fiscalité des associations
Francis Lefebvre: Memento Fiscal

96
Edition IRMA: Profession entrepreneur de Spectacles
Fiches WEKA: Direction et gestion d’une entreprise Culturelle
Fiches WEKA: Manager vos projets culturels

• M7/ M8M308 – COMMUNICATION ET PUBLICS DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin (1er semestre, M7M308)


et Béatrice Laroche (2d semestre, M8M308)

La révolution numérique bouleverse les processus de production, de distribution et de


consommation de l’information et de la culture et transforme irréversiblement le
positionnement des principaux acteurs de l’économie des industries culturelles et du
numérique. Toutes ces mutations qui placent le spectateur-internaute au cœur de ce nouvel
écosystème obligent à reconsidérer l’observation de la participation culturelle et les usages du
numérique. Pour saisir ce que les problématisations du public de la culture recèlent de
singularité par rapport à leurs représentations, ce cours développe successivement, en trois
temps, cette relation entre communication et pratiques culturelles. Il aborde, tout d’abord,
l’adossement théorique de ces approches en dressant un tour d’horizon théorique afin de
définir les notions de « public » et « d’usages » comme objet d’étude et comme terrain de
recherche, puis passe en revue les principales formes de sociographie réalisées à partir de
mesures d’audience et de la participation culturelle. Enfin, il pose la question spécifique des
pratiques de sociabilités des publics de la culture et des logiques sociales à l’œuvre dans les
pratiques de communication à distance pour rendre compte des perspectives de recherche
contemporaine en sociologie de la culture et de la communication.
Bibliographie : CARDON Dominique, SMOREDA Zbigniew, « Réseaux et les mutations de
la sociabilité », Réseaux, n°184-185, juin 2014, p. 161-185 ; CEFAÏ Daniel et PASQUIER
Dominique (dir.), Les Sens du public. Publics politiques, publics médiatiques, Paris, Presses
Universitaires de France, 2003 ; CERTEAU Michel de, L’Invention du quotidien, tome 1, Arts
de faire. Paris, Gallimard, 1990 ; DAYAN Daniel, « Le Double Corps du Spectateur », in
Serge Proulx Accusé de réception, Le téléspectateur construit par les sciences sociales,
L’Harmattan, 1998 ; ESQUENAZI Jean-Pierre, Sociologie des publics, La Découverte, 2003 ;
FLEURY Laurent, Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ;
MAIGRET Eric, Sociologie de la communication et des médias. Paris, Armand Colin, 2006 ;
RIEFFEL Rémy, Révolution numérique, révolution culturelle ?, 2014. WINKIN Yves,
Anthropologie de la communication, Le Seuil, 2001.
Modalités de validation semestre : exercice en ligne sur icampus et devoir sur table 1h.

97
Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

• M7/M8M412 – SPECTACLE VIVANT

Enseignant : Serge Saada


Étendu sur l’année, ce cours propose d’aborder l’activité du spectateur de théâtre comme une
pratique en soi. Nous interrogerons les multiples modes d’implication du public de théâtre, la
capacité des spectateurs à jouer le jeu des propositions artistiques, à les interpréter. Ces
réflexions nous conduiront à traiter aussi bien des questions d’esthétique (rapport scène-salle,
la participation, l’identification, la mise à distance des propos…) que des questions relatives à
la médiation culturelle et à l’accompagnement des publics dans les théâtres.
Le deuxième semestre propose de poursuivre cette réflexion sur le spectateur à travers les
grandes théories du théâtre et du jeu de l’acteur (Diderot, Stanislavski, Meyerhold, Brecht,
Artaud…). Nous verrons comment ce jeu s’articule avec la présence du public pour élargir
cette réflexion à la représentation du réel et les moyens dont dispose le théâtre pour le
convoquer.
Bibliographie : B. Dort, Le spectateur en dialogue, POL, 1995. H-T Lehmann, Le théâtre
postdramatique, L’arche, 2002. J. Rancière, Le spectateur émancipé, La fabrique éditions,
2009. M-M Mervant Roux, L’assise du théâtre, pour une étude du spectateur, CNRS Edition,
1998. O.Neveux, Politiques du spectateur, La découverte, 2013.

Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

• M7/ M8M704 - PROJETS EN CINEMA ET VIDEO

Enseignante : Suzanne Duchiron


(Cinéma Le Trianon)
Par groupes de 4-5 étudiants, encadrés par l'enseignante, il s’agit de réaliser de A à Z un projet
de médiation culturelle dans la spécialité « cinéma et vidéo » : d'abord identifier un enjeu,
définir un objectif, cibler un public ; ensuite mettre en place des partenariats avec un ou
plusieurs lieux, des relais sociaux, des acteurs de la culture ; enfin concevoir les leviers de
médiation et de communication et réaliser le projet concrètement sur le terrain.
Le premier semestre sera dédié à l'élaboration du projet et la préparation d’un dossier et le
second à la réalisation du projet et à son bilan.

• M7/ M8M705 - PROJETS EN ARTS DE LA SCENE

Enseignante : Véronique Bellin


(Nouveau Théâtre de Montreuil – Centre Dramatique National)
L’encadrement est assuré par Véronique Bellin, Directrice Administrative et Financière du
CDN de Montreuil.
Ce séminaire a pour objectif de permettre aux étudiants de se confronter à la vie
professionnelle. Par petits groupes d’étudiants, il s’agit de réaliser un projet : le premier
semestre sera dédié à la conception du projet de médiation culturelle : à partir de bases
méthodologiques données en cours collectif, les étudiants conçoivent un projet : phase de
réflexion, d'orientation, problématisation du projet, recherche de partenaires, rencontre des
protagonistes, établissement d'une grille d'objectifs...Cette première phase donne lieu à un
dossier de conception. Le second semestre est dédié à la réalisation du projet avec ses aspects
juridiques (établissement de conventions), budgétaires (établissement d'un budget),
communication (plan de communication), organisation (rétroplanning, répartition des missions

98
dans l'équipe, communication avec les partenaires et protagonistes...). La finalisation de toutes
ces phases sera l'événement lui-même, entre mars et juin. L'évaluation du second semestre
portera sur la réalisation du projet et sur l'analyse et l'évaluation du projet, au travers d'un
dossier.
L'année est ponctuée de rencontres avec des professionnels, de visites, d'observation de projets
de médiation en cours, en lien avec le CDN de Montreuil.

• M7/ M8M717 - PROJETS DE FESTIVALS À L’INTERNATIONAL

Enseignante : Laure Tarnaud


(Festival Côté Court)
Dans ce séminaire, nous créerons un concours international de films ouverts à tous les
étudiants en cinéma francophones. Une fois posé le cadre du concours (durée, date, et thème
des films acceptés), nous définirons ensemble les grands éléments constitutifs du concours : le
mode de sélection, la composition du jury, la nature du prix remis et la date et le lieu de la
cérémonie. Nous mettrons ensuite en œuvre ce concours, en répartissant les rôles de chacun
puis en cherchant des partenaires nécessaires à la réalisation de notre projet, tels que les
instituts français à l’étranger, une salle de cinéma partenaire, des partenaires de
communication, etc.

99
Master 1
Conception et direction de projets culturels

Parcours INDUSTRIES CRÉATIVES ET MÉDIATION NUMÉRIQUE


(Responsables : Fabrice Rochelandet et Nick Rees-Roberts)

Programme des séminaires


M7 : 1er semestre / M8 : 2d semestre

a. Méthodologie : approche critique des données


(au 1er semestre seulement) : un séminaire au choix, en fonction du directeur de recherche.
Chaque étudiant suit les séances programmées par son directeur/sa directrice de mémoire.

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
M7M114 Sociologie et économie de la culture : 2 3
2 enseignants distincts
M7M112 Histoire culturelle et cultural studies : 2 3
2 enseignants distincts

b. Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents ; suivre


obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire)

M7/ M8M201 Sociologie des arts et de la culture 2 3


M7/ M8M212 Politique de la culture au XXe siècle 2 3
M7/ M8M217 Géopolitique de la musique 2 3

c. Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents ;


suivre obligatoirement un semestre au moins assuré par votre directeur/trice de mémoire)

M7/ M8M302 Économie de la culture 2 3


M7/ M8M304 Économie des médias numériques 2 3
M7/ M8M301 Propriété littéraire et artistique : droits 2 3
d'auteurs et droits voisins

d. Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

M7/ M8M403 Cinéma et médiacultures 2 3

e. Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

M7/ M8M704 Projets en cinéma et vidéo 2 3


M7/ M8M705 Projets en arts de la scène 2 3
M7/ M8M717 Projets de festivals à l’international 2 3

100
f. Séminaires fonctionnels obligatoires

Code ou Intitulé Coefficient ECTS


semestre par semestre par
semestre
S1 et S2 Anglais (2 semestres, assuré par le BET) 2 3
S1 Informatique et Multimédias 2 3
er
(1 semestre, assuré par le BET)
S1 Formation à la recherche documentaire - 1
(1er semestre, assuré par la DBU)
S2 STAGE (150h min) Valid. 10
S2 MÉMOIRE (note supérieure ou égale à 08/20) 3 15

DIRECTEURS DE RECHERCHE POUR L’ENCADREMENT DE VOTRE


MÉMOIRE :
Attention ! Il est obligatoire de suivre 1) le séminaire de Méthodologie 2) le séminaire
d’Enseignements fondamentaux, ou d’Environnement économique assuré par votre
directeur/directrice de mémoire

• Laurent MARTIN - Disciplines : Histoire culturelle ; Relations culturelles


internationales ; Politique et diplomatie culturelles

• Nick REES-ROBERTS - Disciplines : Cinéma, Culture, Communication, Médias

• Fabrice ROCHELANDET - Discipline : Économie de la culture et du numérique

• Olivier THÉVENIN - Disciplines : Sociologie des arts et des publics de la culture,


sociologie du cinéma et de l’audiovisuel, sociologie de la culture et des médias

Date limite de validation de votre sujet par votre directeur/trice de mémoire, qui vous
indiquera les modalités de dépôt de votre sujet : 28 septembre 2018

À titre exceptionnel, il est possible de conduire sa recherche sous la direction d’un.e autre
directeur.trice de mémoire ne figurant pas dans cette liste, après avoir consulté
préalablement les enseignants responsables de ce parcours par courriel.

101
Descriptifs des séminaires offerts au choix

Méthodologie : approche critique des données (un séminaire au choix)

• M7M114 – SOCIOLOGIE ET ECONOMIE DE LA CULTURE

Enseignants : Olivier Thévenin et Fabrice Rochelandet


L’économie et la sociologie de la culture reposent sur des méthodes à la fois qualitatives et
quantitatives, utilisées parfois de manière complémentaire. Ce séminaire a pour principal
objectif d’introduire et de comparer les principaux outils méthodologiques mobilisés par les
économistes et les sociologues de la culture.
 Il vise également à former les étudiants en les
insérant dans des projets de recherche et les initiant concrètement à des méthodes de collecte
et de traitement de données d'enquête.
Une brève présentation des méthodologies qualitatives et quantitatives et un exposé des
diverses facettes du travail de terrain ou sur le web introduira à l'étude des trois grandes
modalités de connaissance du social que sont la recherche et la reconstitution des documents
issus des activités étudiées, l'usage de techniques d'entretien et de techniques d'observation.
Les étudiants devront ensuite s'initier aux premières étapes d'une recherche qualitative
(problématisation, construction de l'échantillon, élaboration d'une grille d'observation,
d'entrevue ou d'analyse de contenu de documents divers (journaux, biographies etc.) et en
comprendre les articulations. Nous aborderons par ailleurs plus particulièrement les enjeux de
la méthodologie de la théorisation enracinée (ou grounded theory) ainsi que des projets de
recherche utilisant cette méthode féconde.

Nous présenterons enfin les méthodes quantitatives appliquées aux statistiques culturelles
:
(1) la production et l'analyse de données d’enquête par questionnaire ou par observation
directe (et les pièges à éviter)
 ; (2) l'identification des principales sources de données
(DEPS/ministère de la Culture, organismes européens et internationaux, instituts de sondage,
syndicats professionnels…)
 ; (3) l’analyse de données (et ses pièges) : moyenne et écart-type,
corrélations et causalité, clustering... ;
 (4) la lecture des tableaux statistiques.
Le terrain d'étude pour cette année universitaire 2018-2019 consistera à mener des entretiens
des lieux culturels alternatifs (underground) à Paris et dans la proche banlieue auprès des
usagers de ces lieux : artistes et publics culturels (concert, spectacles, exposition...). Les
résultats de ces enquêtes permettront de croiser leur perception de ces lieux avec leurs
trajectoires socioprofessionnelles et/ou leurs consommations culturelles. Ce travail d'enquête
s'insère dans un projet de recherche financée par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR
CLUSTER93).

Bibliographie : BARATS Christine, Manuel d’analyse du web, Armand Colin, 2013 ;


BEAUD Stéphane et Weber Florence, Guide de l’enquête de terrain, Paris, La Découverte,
2003 ; BEHAGHEL Luc, Lire l’économétrie, La Découverte/Repères, 2012 ;BOUROCHE
Jean-Michel et SAPORTA Gilbert, L’analyse de données, PUF/Que sais-je ?,
2010 ;BERTAUX, Daniel, Le récit de vie, Paris, Armand Colin/128, 2005 ; DUCHESNE
Sophie HAEGEL Florence, L’entretien collectif, Armand Colin/128, 2012 ;GLASER Barney
et STRAUSS Anselm, La découverte de la théorie ancrée : stratégie pour la recherche
qualitative, Armand Colin, 2010 ;HUGHES Everett -C., « La sociologie et l’entretien », Le
regard sociologique, Paris, EHESS, 1996, p. 281-290 ; KAUFMANN Jean-Claude,
L’entretien compréhensif, Armand Colin/128, 1996 ; LUCKERHOFF Jason et
GUILLEMETTE François, Méthodologie de la théorie ancrée, Presse de l’Université du
Québec, 2012 ; QUANTI, carnet de recherche consacré aux méthodes quantitatives en
102
sciences sociales http://quanti.hypotheses.org; QUIVY Raymond, VAN CAMPENHOUDT
Luc, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 1988 ; MARTIN Olivier,
L’analyse des données quantitatives, Armand Colin/128, 2005 ; MERCKLÉ Pierre, Sociologie
des réseaux sociaux, La Découverte/Repères, 2011 ; SAUVAYRE Romy, Les méthodes de
l’entretien en sciences sociales, Dunod, 2013 ; SONAL, logiciel gratuit de retranscription
d'entretiens à partir de vos fichiers audio : http://www.sonal-info.com/fr

Enseignements fondamentaux (1 séminaire annuel ou 2 semestres différents)

• M7/ M8M201 - SOCIOLOGIE DES ARTS ET DE LA CULTURE

Enseignant : Olivier Thévenin (1er et 2d semestre)


Au premier semestre, ce cours consiste à présenter les travaux théoriques et empiriques de ce
champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles hétérogènes connexes –
philosophie et histoire sociale de l’art, économie de la culture – en croisant les générations
temporelles, les traditions disciplinaires, les positions conceptuelles et les méthodes. Le but de
cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie des arts et de la culture
qui consiste à la fois en un état de la question et un programme : le premier doit permettre de
situer et comparer les travaux, le second doit offrir un cadre de travail où les futures
recherches pourront trouver leur espace propre et où les futurs professionnels du secteur
culturel pourront développer leur réflexion et se positionner vis-à-vis des enjeux
contemporains. A partir des notions de « champs », de « monde » et de « marché », nous
étudierons différentes approches réflexives des fonctions sociales des arts et divers auteurs et
modèles interprétatifs pour appréhender les recherches sur les arts et la culture.
Bibliographie : BERA Mathieu, LAMY Yvon, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2011 ;
FABIANI Jean-Louis, Après la culture légitime, L'Harmattan, 2007 ; MOULIN Raymonde,
L'artiste, l'institution et le marché, Flammarion, 1992 ; PEQUIGNOT Bruno, Sociologie des
Arts, Armand Colin, 2009, VANDER GUCHT Daniel, L’art contemporain au miroir du
musée, La lettre Volée, 1998.
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant sur icampus qui devra lire les articles
correspondant à chaque séance.
Modalités de validation semestre 1 : exercice en ligne et devoir sur table 1h.

Au second semestre, ce cours consiste à perfectionner la connaissance des travaux théoriques


et empiriques de ce champ de recherche et à restituer différentes traditions intellectuelles en
sociologie des arts, en croisant les générations temporelles, les positions conceptuelles et les
méthodes. Le but de cet enseignement est également de proposer un regard sur la sociologie de
la culture dans la continuité des enseignements du semestre 1. Nous aborderons plus
précisément les questions de « notoriété » et de « reconnaissance » en replaçant à partir
d’enquêtes empiriques l’activité artistique dans son contexte de production, de diffusion et de
réception.
Bibliographie : DUCRET André, L’art pour objet, La lettre Volée, 2006, FLEURY Laurent,
Sociologie de la culture et des pratiques culturelles, Armand Colin, 2006 ; DETREZ
Christine, Sociologie de la culture, Armand Colin, 2014 ; HEINICH Nathalie, La sociologie
de l’art, La Découverte, 2001 ; LEVERATTO Jean-Marc, La mesure de l’art, La Dispute,
2000.
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant sur icampus qui devra lire les articles
correspondant à chaque séance.
Modalités de validation semestre 2 : exercice en ligne sur icampus et dossier.
Prérequis : Il est conseillé d’avoir suivi le cours du semestre 1 (M7M201) pour suivre celui du
second.

103
• M7/M8M212 - POLITIQUES DE LA CULTURE AU XXE SIÈCLE

Enseignant : Laurent Martin (1er et 2d semestre)

M7M212 (1er semestre) :


Histoire des politiques culturelles en France, de la Révolution française aux années 1990
Six séances de trois heures.

Plan du cours :
1. De la révolution française à la IIIe République (1789-1870)
2. IIIe République et Etat français (1870-1944)
3. De la Libération aux années Malraux (1944-1969)
4. Les années 1970 (1968-1981)
5. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (1)
6. Les années Mitterrand-Lang (1981-1993) (2)

Présentation :
L’intervention des pouvoirs publics dans le domaine culturel est ancienne en France. Sous
l’ « Ancien régime », avant la période révolutionnaire ouverte en 1789, la monarchie organise
le champ des arts et lettres par la censure, le mécénat, le système des académies, la politique
de la langue. Ces dispositifs sont en partie repris et réorientés par les révolutionnaires et par les
régimes, monarchistes, républicains, impériaux, qui se succèdent tout au long du XIXe et du
XXe siècles. Réguler et contraindre, reconnaître et labelliser, soutenir et financer, enseigner et
diffuser, les dimensions de l’intervention publique sont multiples et les objectifs variés :
protéger le patrimoine, encourager la création vivante, renforcer la cohésion sociale et
nationale, démocratiser la culture. Le lien ancien entre culture et nation, le rôle de la culture
dans la construction nationale, les rapports étroits et souvent conflictuels entre culture et
politique, autant de raisons qui justifient de revenir sur cette histoire ancienne dont nous
sommes les héritiers.

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
- Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La
Documentation française, 2013.

M8M212 (2e semestre) :


Les politiques de la culture en France aujourd’hui : nouveaux enjeux de l’action
culturelle
Six séances de trois heures + une séance d’une heure trente au semestre 2

104
Plan du cours :

1. Les professions artistiques et culturelles


2. Exception, identité et diversité culturelles
3. Institutions culturelles, collectivités territoriales et identités culturelles locales
4. Du Patrimoine aux patrimoines
5. Démocratisation et démocratie culturelles, la question des droits culturels
6. L’éducation artistique et culturelle
7. examen sur table

Présentation :
L'expression « action culturelle » signifie, au sens étroit et daté du terme, une politique de
mise en présence d'un public et d'une œuvre sans préparation ni pédagogie préalables (c'est la
doctrine de Malraux du « choc esthétique », par opposition à des formes d'animation socio-
culturelle, d'éducation populaire ou à l'approche en termes de « développement culturel ») ; au
sens large et constant depuis la création du ministère des Affaires culturelles en 1959,
l'intervention des pouvoirs publics dans le champ de la culture afin d'en soutenir les acteurs,
d'en diffuser les créations, d'en protéger les acquis, d'en renouveler le contenu. Dans les deux
cas, il s'agit d'envisager une collaboration qui peut tourner à la confrontation entre les sphères
du culturel et du socio-politique, un rapport qui pose également un certain nombre de
questions d'ordre éthique : pourquoi, comment, jusqu'où organiser l'accès aux professions
artistiques et culturelles ? Dans quelle mesure les industries culturelles et la culture de grande
diffusion reposent-elles la question de la hiérarchie des valeurs et de la légitimité culturelle ?
Comment a évolué la tension, constitutive de l'action culturelle en France, entre démocratie et
démocratisation culturelles ? Quels problèmes pose la mise sous tension politique et
mémorielle du patrimoine, quels nouveaux rapports se tissent entre histoire savante et
mémoires particulières ?

Un recueil de textes et documents sera distribué aux étudiants qui devront en prendre
connaissance avant chaque séance. L’évaluation comportera un oral et un écrit.

Bibliographie :
DE SAINT PULGENT Maryvonne, Culture et communication. Les missions d’un grand
ministère, Paris, Gallimard, 2009.
DONNAT Olivier (dir.), Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique, Paris, La
Découverte, 2009.
GREFFE Xavier et PFLIEGER Sylvie, La politique culturelle en France Paris, La
Documentation française, 2015 (2e édition).
MOULINIER Pierre, Les politiques publiques de la culture en France Paris, Presses
universitaires de France, 2010.
POIRRIER Philippe,
- L’Etat et la culture en France au XXe siècle, Paris, Livre de poche, 2000.
- Les politiques de la culture en France (anthologie) Paris, La Documentation française,
2016.
- Quelle politique pour la culture ? Florilège des débats (1955-2014) Paris, La
Documentation française, 2013.

105
• M7/ M8M217 - GÉOPOLITIQUE DE LA MUSIQUE

Enseignantes : Cécile Prévost-Thomas (M7M217) et Catherine Rudent (M8M217)

Cécile Prévost-Thomas (1er semestre – M7M217)


Au premier semestre, ce séminaire propose à la fois de découvrir ce champ de recherche
récent, son ancrage disciplinaire pluriel (géographie, politique, relations internationales,
sociologie de la musique, musicologie), son écho institutionnel (État, Institut français,
Francophonie, ONU, ONG, etc.) les enjeux qu’il soulève (politique étrangère, diplomatie
culturelle, gestion des conflits, processus de paix) et les acteurs qu’ils mobilisent (musiciens,
diplomates, chefs d’états, populations, publics) à partir de différents terrains d’observation
contemporains mais aussi de comprendre quelle sont les spécificités de la musique pour
penser la géopolitique.

Bibliographie :
Ahrendt R., Ferraguto M. et Mahiet D. (dir.), Music and Diplomacy. From the Early Modern
Era to the Present, New York, Palgrave MacMillan, 2014 ;
Fléchet A. et Marès A. (dir.) : « Musique et relations internationales I », Relations
internationales, 2013, n° 155 et « Musique et relations internationales II », Relations
internationales, 2014, n° 156 ;
Gienow-Hecht J. (dir.), Music and International History in the Twentieth Century, New
York/Oxford, Berghan Books, 2015 ;
Grassy E. et Sklower J. (dir.), Politiques des musiques populaires au XXIe siècle, Nantes, Éd.
Mélanie Seteun, 2015 ;
Ramel F., Prévost-Thomas C. (dir.), Music and Diplomacy – Sounds and Voices on the
International Stage, New-York, Palgrave Macmillan, 2017 (en cours de publication).

Catherine Rudent (2d semestre - M8M217)


Ce séminaire approfondira la géopolitique de la musique, dans le prolongement du cours de
premier semestre. Il montrera comment les pratiques musicales sont toujours inscrites dans un
espace géographique, qui est aussi un espace politique. De ce fait, la musique rencontre ou
affronte les mécanismes de pouvoir et de contre-pouvoir. Ainsi, les questions de
standardisation et de globalisation de la musique, d’expressions musicales locales, d’identités
culturelles et nationales, de genres musicaux seront évoquées. On prendra des exemples de
musiques savantes (opéra, musiques de cour, musiques de rituels religieux), de musiques de
tradition orale et de musiques populaires (blues, punk, reggae, hip hop, controverse sur les
« musiques noires », cas de la « global pop », etc.)
Bibliographie : Luc Charles-Dominique, Musiques savantes, musiques populaires. Les
symboliques du sonore en France 1200-1750, CNRS Editions, 2006 ; Tia DeNora, Beethoven
et la construction du génie, Fayard, 1998 ; Marybeth Hamilton, In Search of the Blues. Black
Voices, Whites Visions [A la recherche du blues. Voix noires, visions blanches], Jonathan
Cape, 2007 ; Dick Hebdige, Sous-culture. Le sens du style, Zone, 2008 ; Dick Hebdige, Cut
'n'Mix. Culture, Identity and Caribbean Music, Routledge, 2000 ; Richard A. Peterson,
Creating Country Music. Fabricating Authenticity [La création de la country. Fabriquer
l'authenticité], The University of Chicago Press, 1997 ; John Seabrook, Hits ! Enquête sur la
fabrique des tubes planétaires, La Découverte, 2016 ; « Peut-on parler de musiques
noires ? », Volume ! La revue des musiques populaires, vol. 8-1, 2011 ; « Sonorités du hip-
hop. Logiques globales et hexagonales », Volume ! 2004-2.

106
Environnement économique et juridique (1 séminaire annuel ou 2 semestres
différents)

• M7/ M8M302 - ÉCONOMIE DE LA CULTURE

Enseignant : Fabrice Rochelandet


Les activités artistiques sont portées par les interactions entre le travail créatif présent ou
passé des auteurs et les pratiques culturelles des consommateurs. Ces interactions sont
rendues possibles à travers l'activité économique de nombreux agents et lieux : producteurs et
éditeurs, intermédiaires marchands, salles de spectacle, musées, financeurs publics et privés
de la création et du patrimoine, prescripteurs, sites internet… Les technologies et les usages
numériques transforment les conditions dans lesquelles s’opèrent ces interactions et les
politiques culturelles qui les régulent. Ce cours aborde précisément la manière dont la théorie
économique analyse le fonctionnement des activités culturelles.
Premier semestre :
- Valeur marchande des œuvres, créativité et conventions artistiques
- Pratiques de consommation culturelle et usages numériques.
Second semestre :
- Industries culturelles et stratégies des acteurs de l’internet.
- Star system et diversité culturelle.
Bibliographie : F. Mairesse, F. Rochelandet, Économie de la culture et des arts, Armand
Colin, 2015 ; F. Benhamou, L’économie de la culture, La Découverte, 6ème éd., 2008 ;
V.Ginsburgh, D. Throsby, Handbook of the Economics of Art and Culture, Elsevier, vol. 1,
2006; R.Towse, A textbook of Cultural Economics, Cambridge university Press, 2010.

• M7/ M8M304 - ÉCONOMIE DES MÉDIAS NUMÉRIQUES

Enseignant : Fabrice Rochelandet


M1, Cours commun cinéma/communication/médiation culturelle, 2h/s
Usages et business models (premier semestre) : Les usages des technologies de l'information
et de la communication (TIC) influencent les pratiques de consommation de la culture et des
médias et la manière dont les firmes opérant dans ces secteurs peuvent innover et générer des
revenus. En particulier, les médias sociaux, les pratiques de partage, les réseaux contributifs et
les usages liés à la mobilité jouent un rôle de plus en plus prépondérant dans la conception des
services, la distribution des contenus et leur valorisation. Nous procédons d'abord à une
analyse socioéconomique de l'entrelacement des usages des TIC et des pratiques culturelles
pour ensuite comparer les modèles d'affaires des acteurs traditionnels des industries
culturelles et de la communication (livre, cinéma, musique, audiovisuel, presse) à ceux des
acteurs issus de l'internet (en particulier, Apple, Google, Amazon, Spotify…).
Stratégies des firmes et régulations (second semestre) : Les stratégies des groupes de
communication, mais également celles des acteurs du numérique (les "pure players" : Google,
Facebook, Amazon,Spotify, etc.) provoquent une restructuration des industries culturelles et
de la communication. Ces changements ont des effets majeurs sur la manière dont ces
activités sont régulées, en particulier s'agissant de la diversité culturelle et du pluralisme des
médias, du droit d'auteur, du soutien à la créativité et l'innovation numérique, de la
chronologie des médias, du respect de la vie privée… Dans le contexte de la révolution
numérique, les effets de ces différentes régulations peuvent être contradictoires (par exemple,
le droit d'auteur peut contraindre l'innovation numérique) et leur efficacité remise en cause par
les stratégies des acteurs du numérique. Ce peut être par exemple le cas de l'exploitation
intrusive par Facebook des données personnelles de ses utilisateurs ou encore celui des
menaces qu'Amazon représente pour le tissu économique des libraires et des éditeurs dans

107
l'industrie du livre. Ce cours permet à l'étudiant de mieux cerner les enjeux et les mécanismes
économiques caractérisant les changements provoqués par cette révolution numérique.

• M7/ M8M301 - PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE : DROITS


D’AUTEURS ET DROITS VOISINS

Enseignante : Raphaëlla Levesque


L'objectif du cours de Droit de la propriété littéraire et artistique est de fournir aux étudiants
une base de connaissances juridiques qui pourra être appliquée aux différents domaines
culturels vers lesquels ils s'orientent. L'enseignement portera sur les différents mécanismes
juridiques de protection et de valorisation des créations (exemple : œuvres littéraires,
musicales, audiovisuelles). Les étudiants seront également sensibilisés aux mécanismes de
défense existants en cas d'atteintes à ces droits.

Formation à la recherche dans une spécialité (1 séminaire annuel)

• M7/M8M403 – CINÉMA ET MÉDIACULTURES


Enseignant : Nick Rees-Roberts
Ce cours abordera,, l’histoire et la théorie du cinéma et de l’audio-visuel et les courants
théoriques anglo-saxons des Screen Studies en lien avec les problématiques suivantes:
· Cinéma transnational: l’analyse critique du film comme objet culturel et commercial
privilégiant l’inscription dans son contexte socio-historique et géopolitique
· Publics et réception: l’analyse de la relation entre les spectateurs, les consommateurs et le
cinéma ; la réception des images animées/documents audiovisuels, et la place des différents
publics dans la conception, la production et la distribution des films (fictions et
documentaires)
· Stars et performance: le rôle des acteurs, vedettes et célébrités dans la promotion du
cinéma ; les ‘fan cultures’ numériques et pré-numériques
· Identités et représentations : les questions identitaires et culturelles (race, genres,
sexualités) et les publics minoritaires
· Formes et genres : la relation entre esthétique et culture, entre cinéma d’auteur et cinémas
populaires
· Espaces et temporalités : « les cinémas du monde » et des catégories géographiques,
historiques et culturelles (cinéma global et international)
· Affects et sensations: les questions théoriques des émotions et de la perception au
cinéma.

Ce cours exigera des compétences en langue anglaise (niveau avancé en anglais).


Mode d’évaluation:
1. analyse de séquence d’un film à rendre (50%)
2. devoir sur table (50%)
Un recueil de textes sera fourni à l'étudiant (en ligne sur icampus) qui devra lire les articles et
textes correspondant à chaque séance.

Bibliographie générale: Laurent Jullier, Analyser un film : de l’émotion à l’interprétation


(2012) ; Thomas Elsaesser and Malte Hagener, Film Theory : An Introduction Through The
Senses (2010, traduit en français, Le Cinéma et Les Sens, 2011) ; Glyn Davis, Kay
Dickinson,Lisa Patti and Amy Villarejo, Film Studies : A Global Introduction (2015).

108
Conception et médiation de projets culturels (1 séminaire annuel au choix)

• M7/ M8M704 - PROJETS EN CINEMA ET VIDEO

Enseignante : Suzanne Duchiron (Cinéma Le Trianon)


Par groupes de 4-5 étudiants, encadrés par l'enseignante, il s’agit de réaliser de A à Z un projet
de médiation culturelle dans la spécialité « cinéma et vidéo » : d'abord identifier un enjeu,
définir un objectif, cibler un public ; ensuite mettre en place des partenariats avec un ou
plusieurs lieux, des relais sociaux, des acteurs de la culture ; enfin concevoir les leviers de
médiation et de communication et réaliser le projet concrètement sur le terrain.
Le premier semestre sera dédié à l'élaboration du projet et la préparation d’un dossier et le
second à la réalisation du projet et à son bilan.

• M7/ M8M705 - PROJETS EN ARTS DE LA SCENE

Enseignante : Véronique Bellin (Nouveau Théâtre de Montreuil – Centre Dramatique


National)
Ce séminaire a pour objectif de permettre aux étudiants de se confronter à la vie
professionnelle. Par petits groupes d’étudiants, il s’agit de réaliser un projet : le premier
semestre sera dédié à la conception du projet de médiation culturelle : à partir de bases
méthodologiques données en cours collectif, les étudiants conçoivent un projet : phase de
réflexion, d'orientation, problématisation du projet, recherche de partenaires, rencontre des
protagonistes, établissement d'une grille d'objectifs...Cette première phase donne lieu à un
dossier de conception. Le second semestre est dédié à la réalisation du projet avec ses aspects
juridiques (établissement de conventions), budgétaires (établissement d'un budget),
communication (plan de communication), organisation (rétroplanning, répartition des missions
dans l'équipe, communication avec les partenaires et protagonistes...). La finalisation de toutes
ces phases sera l'événement lui-même, entre mars et juin. L'évaluation du second semestre
portera sur la réalisation du projet et sur l'analyse et l'évaluation du projet, au travers d'un
dossier.
L'année est ponctuée de rencontres avec des professionnels, de visites, d'observation de projets
de médiation en cours, en lien avec le CDN de Montreuil.
L’encadrement est assuré par Véronique Bellin, Directrice Administrative et Financière du
CDN de Montreuil.

• M7/ M8M717 - PROJETS DE FESTIVALS À L’INTERNATIONAL

Enseignante : Laure Tarnaud (Festival Côté Court)


Dans ce séminaire, nous créerons un concours international de films ouverts à tous les
étudiants en cinéma francophones. Une fois posé le cadre du concours (durée, date, et thème
des films acceptés), nous définirons ensemble les grands éléments constitutifs du concours : le
mode de sélection, la composition du jury, la nature du prix remis et la date et le lieu de la
cérémonie. Nous mettrons ensuite en œuvre ce concours, en répartissant les rôles de chacun
puis en cherchant des partenaires nécessaires à la réalisation de notre projet, tels que les
instituts français à l’étranger, une salle de cinéma partenaire, des partenaires de
communication, etc.

109
110