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1ére Année - LMD Biologie - Cours de Chimie I (2020/2021) - Mme D .

BENADJAOUD - Chapitre III

CHAPITRE III

CONFIGURATION ELECTRONIQUE ET
CLASSIFICATION PERIODIQUE

I. LA CONFIGURATION ELECTRONIQUE
I.1. Introduction
La mécanique quantique (ondulatoire) est une approche développée par de nombreux physiciens
(Wener Heisnberg, Louis De Broglie, Erwin Schrödinger,…) qui nous apprend que les électrons
gravitent autour du noyau sous forme de nuage électronique. De Broglie proposa l’idée que l’électron
était doté non seulement de propriétés corpusculaire (m), mais également de propriétés ondulatoires
(λ). Heisnberg, quant à lui indique qu’il n’est pas possible de donner la position exacte de l’électron.
Face au caractère ondulatoire de l'électron, on a été amené à définir une fonction permettant de décrire
cette caractéristique. Cette fonction s'appelle la fonction d'onde ψ(x,y,z,t) qui s'obtient par la résolution
de l'équation de Schrödinger, équation de la mécanique quantique que nous n'étudierons pas ici.
Signalons toutefois que la norme de cette fonction, élevée au carré ψ , donne la densité de probabilité
2

de présence de l’électron en un endroit de l’espace à l’instant t. Ces fonctions sont caractérisées par les
valeurs de trois nombre appelés nombres quantiques désignés par : n, l, m. Ainsi on nomme ψn,l,m
une orbitale atomique (OA). Ces nombres n,l et m définissent la nature géométrique de l’orbitale et
correspondent aussi à une case quantique dans laquelle se trouve l’électron qui lui est définit par le
quatrième nombre quantique : nombre quantique magnétique de spin noté s).

I.2. Les nombres quantiques


a) Le nombre quantique principal « n »
C’est un nombre entier positif (n Є N*) qui définit l’énergie de l’électron situé dans une couche
électronique, désignée par une lettre majuscule : K, L, M,….

Chaque niveau n (ou couche) lui correspond un maximum de 2n2 électrons

Exemples :

n 1 2 3 4 5
Couche K L M N O
nbre d’e- max 2 8 18 32 50

NB : L’énergie d’un niveau n est donnée par la relation (établie par Bohr lors de l’étude de l’atome
Z2
d‘hydrogène) : E n = −13,6. 2
n

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b) Le nombre quantique secondaire (azimutal) « l »


C’est un nombre entier (l ≥ 0) qui définit une sous couche (SC) électronique. Ce nombre
caractérise la forme des orbitales atomiques. 0 ≤ l ≤ n-1

Les différents types de sous couches sont :


l = 0 sous couche s (forme sphérique)
l = 1 sous couche p (forme haltère)
l = 2 sous couche d (forme haltères croisés)
l = 3 sous couche f (forme multilobes complexe)

Exemples :

l = 0 SC : s m=0 1 OA (1 case quantique : s)


l = 1 SC : p m = -1,0,1 3 OA (3 cases quantiques : px, py, pz)
l = 2 SC : d m = -2, -1, 0,1, 2 5 OA (5 cases quantiques : d xy , d xz , d yz , d x 2 − y 2 , d z 2 )

c) Le nombre quantique magnétique « m »


Il caractérise les différentes possibilités d’orientation spatiale des orbitales et prend toutes les valeurs
comprise entre –l et +l.

-l ≤ m ≤ +l et pour toute valeur de l ; m prend 2l+1 valeur

d) Le nombre quantique de spin « s »


Le terme de spin (verbe en anglais to spin qui signifie tourner) caractérise les 2 états de rotation
possible de l’électron sur lui-même. Ainsi l’e- produit un champ magnétique qui aura deux orientations
possibles : s = +½ symbolisé par ↑ ou s= -½ symbolisé par↓. Il faut noter que le nombre quantique de
spin s ne provient pas de l’équation d’onde.

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Exemple récapitulatif

couche Nombres quantiques orbitales


n l m s (Cases quantiques)

1s 2e-
K 1 0 0 1/2 et -1/2

0 0 2s
1/2 et -1/2

8e- max
L 2
-1
1 0 2p
1

0 0 1/2 et -1/2 3s

-1
1/2 et -1/2 3p
18e- max
1 0
M 3 1

-2
-1
1/2 et -1/2 3d
2 0
1
2

I.3. Principes (ou règles) régissant la structure électronique des atomes

Lorsqu'on désire obtenir la configuration électronique de l'état fondamental des atomes, il faut savoir
combien d'électrons doivent être distribués (nous connaissons ce nombre grâce au numéro atomique
Z) mais aussi comment et où il faut les placer. Cette construction obéit aux règles suivantes :

a- Règle d’exclusion de Pauli


Dans un atome, 2 e- ne peuvent avoir leurs quadruplets de nombres quantiques identiques. Ils
peuvent avoir n, l, m identiques mais leur spin est différent.

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Chaque état quantique est occupé par 0, 1 ou 2 électrons. Ainsi, chaque orbitale contient :

0 électron : Case vide


1 électron : Electron non apparié (ou électron célibataire)
2 électrons : 2 électrons appariés

Quand une OA contient 2 électrons, ces derniers doivent être antiparallèles (de spins opposés).

b- Principe de stabilité ou règle de Klechkowsky

Il s'agit d'un procédé mnémotechnique pour établir facilement la configuration électronique des
éléments dans leur état fondamental. Le remplissage doit être effectué dans l’ordre croissant des
énergies orbitalaires. L’ordre énergétique des orbitales atomiques suit approximativement la
progression qui peut être retenue par la méthode de Klechkowski présentée à la figure ci-dessous. La
plus basse énergie correspond à l’orbitale 1s, puis 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d, 4p, ...

4p
Niveau N
3d
4s
Niveau M
3p
3s
2p
Niveau L
2s
1s Niveau K

Représentation mnémotechnique Ordre énergétique

Exemple : Soit à établir la configuration électronique de l'élément 53I : Ordre de remplissage


selon Klechkowski : 53I : 1 s2, 2 s2, 2 p6, 3s2, 3 p6, 4 s2, 3 d10, 4p6, 5 s2, 4 d10, 5 p5.
Ecriture simplifiée : K2 , L8 , M18 , N18 , O7.

c- Règle de Hund
Les électrons occupent un maximum d’orbitales ayant le même nombre quantique l avant de les
compléter par un deuxième électron de spin opposé.

Exemple: pour l’oxygène, Z=8, sa structure électronique à l’état fondamental est:


2 2 4
: 1s 2s 2p

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NB : Lorsqu‘il existe des électrons célibataires (non appariés), l‘atome est dit paramagnétique. Si au contraire
tous les électrons sont appariés, il est dit diamagnétique.

Important :
L’ordre de remplissage des orbitales s’effectue suivant la règle de Klechkowski en respectant le
principe de Pauli et en appliquant la règle de Hund. Dans le cas contraire (une des règles non
respectée) l’atome n’est plus dans son état fondamental mais dans un état excité.

Exemples de configurations électroniques


1H : 1s1 ; 6C: 1s2 2s2 2p2 ; 17Cl: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5 ; 35Br: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d10 4p5

I.4- Simplification d’écriture de la structure électronique


Dans la notation abrégée les seuls électrons à être inscrits sont ceux du dernier niveau énergétique (le n le
plus élevé). Ces électrons sont les électrons de valence appelés aussi électrons périphériques ou
externes. Ils sont plus aptes à participer aux réactions, étant plus éloignés du noyau et donc moins bien
retenus par celui-ci. Quant aux électrons logés sur les couches inférieures, ce sont les électrons de cœur
ou internes qui ne participent pas dans les réactions chimiques. Ils sont représentés par le gaz rare qui
précède l’élément.

Exemples: 7N : 1s22s22p3 = [He] 2s22p3 ; 17Cl: 1s22s22p63s23p5 = [Ne] 3s23p5


2 2 6 2 6 2 2
20Ca: 1s 2s 2p 3s 3p 4s = [Ar] 4s

Il existe quelques exceptions à la règle de Klechkowski : Cette règle que nous admettrons est la
suivante : Une sous-couche « d » totalement remplie ou à moitié remplie confère une plus grande
stabilité aux atomes. Cette règle s'applique particulièrement aux configurations de type d9 s2 et d4 s2 qui
se transformeront respectivement en d10 s1 et d5 s1 et aux configurations de type d8 s2 et d3 s2 qui se
transformeront respectivement en d10 s0 et d5 s0).
Exemples :

23V : [Ar] 3d5 4s0 au lieu de [Ar] 3d3 4s2


5 1
24Cr : [Ar] 3d 4s au lieu de [Ar] 3d4 4s2
10 0
28Ni : [Ar] 3d 4s au lieu de [Ar] 3d8 4s2
10 1
47Ag : [Kr] 4d 5s au lieu de [Kr] 4d9 5s2

I.5. Configuration électronique des ions


La configuration électronique des ions s'obtient de la même manière que celle de l'atome neutre. Il suffit
d'augmenter la configuration électronique de l'atome neutre du nombre d'électrons correspondant à la
charge pour les anions, ou de retirer le nombre d'électrons correspondant à la charge pour les cations.
Dans ce cas, chaque élément va essayer d’acquérir la configuration électronique du gaz rare qui lui est
le plus roche.

Exemples
1 + 0
11Na: (Ne) 3s 11Na : (Ne) 3s
2 5 - 2 6
17Cl: (Ne) 3s 3p 17Cl : (Ne) 3s 3p = [Ar]

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II. LA CLASSIFICATION PERIODIQUE


II.1. Description du tableau périodique de Mendeleïev

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification


périodique des éléments (CPE) ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments
chimiques, ordonnés par numéro atomique croissant et organisés en fonction de leur configuration
électronique, laquelle sous-tend leurs propriétés chimiques. En février 2010, sa forme standard
comportait 118 éléments, allant de 1H à 118Uuo (voir tableau I).

Le tableau périodique est constitué de :

7 Lignes horizontales. Chaque ligne du tableau (appelée période) correspond à une couche
électronique de valence, identifiée par son nombre quantique principal « n ».

Important : Le nombre d’éléments « x » que peut contenir une période peut être calculé à partir de la
relation suivante :
x = (n + 1) si n est impaire et x = (n + 2) si n est paire
1 2 1 2

2 2

Exemple :

Période (n) 1 2 3 4 5 6
Nombre d’éléments 2 8 8 18 18 32

18 colonnes verticales. Chaque colonne (appelée groupe) est numérotée par un chiffre romain
allant de I à VIII correspondant au nombre d’électrons de valence. Dans chaque groupe, on distingue
les sous-groupes et les familles selon l’état des électrons externes.

Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est ns np.


Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état d.

4 blocs correspondant aux orbitales atomiques, identifiées par leur nombre quantique secondaire
« »
l : il y a quatre types d'orbitales atomiques connues à l'état fondamental, notées s, p, d et f , c'est la
raison pour laquelle on parle de bloc s, bloc p, bloc d et bloc f (tableau II).

Bloc « s » : Rassemble tous les éléments dont la configuration électronique externe est du type
ns1 (Famille des métaux alcalins sauf l’hydrogène) du groupe IA et ns2 (famille des alcalino-terreux
sauf l’He) du groupe IIA.

Bloc « p » : Rassemble tous les éléments dont la configuration électronique externe est du type ns2 npx
(1≤x≤6) où on trouve les familles suivantes :
Les métaux pauvres, les métalloïdes et les non métaux : groupes IIIA à VIA
Les halogènes : groupe VIIA
Les gaz rares : groupe VIIIA

Bloc « d » : Rassemble tous les éléments dont la configuration électronique externe est du type ns2 (n-
1)dy (1≤y≤10) (famille des métaux de transition). Les éléments appartenant au groupe VIIIA

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refermant trois colonnes sont dits éléments de la triade du fait de la similitude de leurs propriétés
chimiques.

Bloc « f » : Rassemble tous les éléments dont la configuration électronique externe est du type ns2 (n-
1)dy (n-2) fk (y=0 ou 1 ; 1≤k≤14). On trouve la famille des terres rares :
Les lanthanides : correspondant au remplissage de l’OA 4f
Les actinides : correspondant au remplissage de l’OA 5f

Important : Métaux et non métaux (tableau III)


Les métaux donnent des cations, leurs oxydes sont basiques et les non-métaux donnent des anions,
leurs oxydes sont acides.

Exemples : Mg → Mg2+ et MgO + H2O → Mg(OH)2


S → S2- et SO2 + H2O → H2SO3.
La « frontière » n’est pas nettement tranchée : les semi-métaux (semi-conducteurs) utilisés en
électronique (Si, Ge, As, Sb) sont intermédiaires entre métaux et métalloïdes et donc peuvent donner
des anions et des cations.

Règle de Sanderson : Un élément est métallique si le nombre d’électrons de sa couche de n le plus


élevé (couche de valence) est inférieur ou égal au numéro de sa période (Név ≤ n). (Sauf H et Ge).

Exemple récapitulatif :

Elément Configuration période Groupe/ bloc Famille


électronique sous-groupe
2He 1s2 1 VIIIA p gaz noble
8O [He] 2s2 2p4 2 VIA p non métal
11Na [Ne] 3s1 3 IA s métal alcalin
17Cl [Ne] 3s2 3p5 3 VIIA p halogène
20Ca [Ar] 4s2 4 IIA s alcalino-terreux
24Cr [Ar] 4s1 3d5 4 VIB d métal de transition

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Tableau I : Tableau périodique des éléments

bloc s bloc p
bloc d

bloc f

Tableau II : Les différents blocs du Tableau périodique

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IA IIA IIIB IVB VB VIB VIIB VIIIB IB IIB IIIA IVA VA VIA VIIA
1 2
1 H He

3 3 5 6 7 8 9 10
2 Li Be B C N O F Ne

11 12 13 14 15 16 17 18
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar

19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
4 K Ca SC Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr

37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54
5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd Inb Sn Sb Te I Xe

55 56 * 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86
6 Cs Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg
Ba Ti Pb Bi Po At Rn
Cs
87 88 ** 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118
7 Fr Ra Rf Db Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Uut Fi Uup Lv Uus Uuo

57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69T 70 71
* Lanthanides La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er m Yb Lu

89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103


** Actinides Fr Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr

Métalloïdes Non-métaux Halogènes Gaz nobles

Métaux alcalins Méttaux alcalino-terreux Métaux de transition Métaux pauvres

Lanthanides Actinides

Tableau III : Les différentes familles du tableau périodique

Dans des conditions normales de température et de pression (0 °C, 1 atm) :


Les éléments dont le numéro atomique est rouge sont gazeux ;
Les éléments dont le numéro atomique est bleu sont liquides . Il n'y en a que deux
à 0 °C : le brome (35Br) et le mercure (80Hg) ;
Les éléments dont le numéro atomique est noir sont solides.

II.2. Variations des propriétés physiques dans le tableau périodique

II.2.1. Le rayon atomique « ra » ra


On peut définir le rayon atomique comme
étant la moitié de la distance entre les centres
des deux atomes liés par une liaison simple.

D'une manière générale, le rayon atomique tend à décroître lorsqu'on parcourt une période de gauche à
droite. Ceci résulte du fait que la charge électrique du noyau atomique augmente tout au long de
chaque période, ce qui augmente l'attraction du noyau sur les électrons et diminue par conséquent le
volume des orbitales atomiques.

Dans un groupe, au fur et à mesure que le nombre d'électrons Z croît, les couches K, L, M,… sont
peuplées. L'enveloppe de la distribution électronique devient de plus en plus volumineuse et par

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conséquent ra augmente.

ra

ra

NB : La formation des ions à partir des atomes neutres s'accompagne d'une variation significative du
volume atomique. Ainsi, le cation est moins volumineux que l'atome, la perte d'un électron provoquant
une contraction de volume par effet coulombien. A l'inverse, l'anion négatif est beaucoup plus
volumineux que l'atome neutre. r a+ < r a+ < r a−

II.2.2. L'énergie d'ionisation « Ei »


Si un atome perd un électron, il devient un ion positif (cation) de charge +1 suivant la réaction:
A + Ei A++ e-

Exemple : Na Na++ e- Ei= +495,3 kJ mol-1


L'énergie nécessaire pour arracher cet électron est appelée l'énergie de première
-1
ionisation"(symbolisé par Ei. (kJ mol ou en eV)) ou "potentiel d'ionisation" (Pi). On peut envisager
d'enlever successivement plusieurs électrons à un atome, il se forme alors des ions de charges positives
de plus en plus grandes, et les énergies mises en oeuvre sont les énergies de seconde, de troisième, …
ionisation tel que Ei1 ≤ Ei2 ≤ Ei3 ≤……. Ces énergies sont toujours positives car il faut fournir de
l’énergie pour arracher l’électron à l’attraction, du noyau.
Exemple: Be Be++ e- Ei1 = +899 kJ mol-1
Be+ Be2++ e- Ei2 = +1756 kJ mol-1
L'énergie d'ionisation augmente dans une période de gauche à droite. Ceci se justifie par le fait que
l'électron est d'autant plus lié au noyau que la force d’attraction exercée par ce dernier est grande.
Dans un groupe, Ei diminue de haut en bas avec l'augmentation de Z et du nombre quantique
principal n. L'électron périphérique s'éloigne du noyau, donc il est moins lié.

Ei

Ei

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II.2.3. L'affinité électronique (l’électroaffinité) « Ae »


Si un atome gagne un électron, alors il devient un ion négatif (anion) de charge -1 suivant la réaction:
A + e- A- + Ae

L’énergie dégagée lors de la formation de cet ion est appelée « affinité électronique » ou
« Électroaffinité » exprimée en kJ mol-1 ou en eV.
Par comparaison avec l’énergie d’ionisation, l’affinité électronique lui serait équivalente en valeur
absolue. Ceci indique que Ae varie dans le même sens que Ei dans le tableau périodique.

Ae

Ae

II.2.4. L’électronégativité (χ)

L'électronégativité est un concept introduit pour mesurer la tendance qu'a un atome à garder ses
électrons voire à capter les électrons d'autres éléments. La mesure de cette tendance se fait à partir
d'expériences diverses et la définition de l'électronégativité n'est donc pas unique.

Selon Mulliken, l'électronégativité est une moyenne pondérée du potentiel d'ionisation et de


l'électroaffinité de l'atome :
1
χ = ( Ei 1 + Ae)
2

De ce fait χ évolue dans le même sens que Ei et Ae dans le tableau périodique.

Ae

Ae

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